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30/11/2018

Concert Paul McCartney : ma set list idéale

macca défense.jpg(Billet programmé le jour du concert mais qui n'a pas fonctionné, je m'en rends compte à l'instant...)
A la question : « vous donnez l’impression de vous être lancé dans une tournée sans fin. Est-ce le cas ? » McCartney répond : « Probablement, oui (…) je n’ai pas l’intention de m’arrêter. »
Mais on ne te retient pas !
« - Comment choisissez-vous les chansons que vous interprétez ?
La première chose à laquelle je pense, c’est : “Si moi j’étais dans le public de Paul McCartney, qu’est-ce que j’aimerais l’entendre chanter ?”»
Alors justement, je suis là pour répondre !

Cher Paulo
Mon Macca chéri d’amour que j’aime tant
Sir Paul McCartney,

Par la présente, je nous, les 40 000 spectateurs de l’aréna de Paris la défense, te demandons gentiment supplions sommons, d'interpréter ce soir cette liste de chansons :

Début du concert (obligatoire) :
- Venus and Mars/ Rock show/Jet
Fin du concert (obligatoire)
Medley final d’Abbey road :
- You never give me your money (parce que je l’adore)
- Golden slumbers/Carry that weight/The end

Au milieu, dans l’ordre que tu veux (on est cool hein):
Je classe par album. J’ai sélectionné une quarantaine de chansons, car au concert à Bercy en 2011, je relis mon billet, tu en as jouées… 42 !!!! (j’avais donné la liste ici) Quelle pêche pour un type qui a 76 ans !!!
Le concert durera 3 heures comme d’habitude j’espère. 
McCartney a participé à 13 albums des Beatles, 24 seul ensuite. Il ne proposera normalement que les chansons qu’il a composées. Pas de Lennon, sauf en hommage : il a interprété A day in the life à Bercy en 2009 ou Give peace a chance en 2011 par exemple. Je mets en lien les chansons en live :

Avec les Beatles :
- And I love her3ème album : A hard day’s night, 1963
- I’ve just seen a face, Yesterday5ème album : Help, 1965
- Drive my car6ème album : Rubber soul, 1965
Singles :
I’m down, 1965
- We can work it out, 1965
- Paperback writer, 1966

- 7ème album : Revolver, 1966 :
- Eleanor Rigby
- For no one
- Got to get you into my life

8ème album : Sergent Pepper’s lonely heart club band, 1967 (rien à jeter, sauf Being for the benefit of Mr Kite que j’aime pas trop) surtout :
- Sergent Pepper’s
- With a little help from my friend
- She’s leaving home
- Lovely Rita

- 9ème album, Magical mystery tour : The fool and the hill
- 10ème album : l’album blanc, 1968 :
- Back in the USSR
- Lady Madonna
- Hey Jude
- Helter skelter
- Martha my dear

11ème album : yellow submarine. 
12ème album, Abbey Road, 1969 :
- You never give me your money
- Golden slumbers, medley final

13ème  et dernier album, Let it be, 1970 :
- Let it be
- Two of us
- I’ve got a feeling (en lien live à l'olympia)
- Get back

McCartney sans les Beatles :
- Live and let die, B.O de James Bond, 1973
- Maybe I’m amazed1er album : McCartney, 1970
- Ram on et Smile away2ème album : Ram, 1971
- Tomorrow, 3ème album : Wild life, 1971
- My love et Single Pigeon4ème album : Red rose speedway, 1973
- Band on the run, Jet, 19855ème album : Band on the run, 1973
- Venus and Mars/rock show : 6ème album : Venus and Mars, 1975
- Beware my love, 7ème album : Wings at the speed of sound, 1976
- Mull of Kintyre, 8ème album : London town, 1978
- Coming up, 10ème album : McCartney II, 1980
- Here today, (à l'olympia, il était très ému) 11ème album : Tug of war, 1982 
- Put it there15ème album : Flowers in the dirt, 1989
- golden earth girl16ème album : Off the ground, 1993
- Too much rain20ème album : Chaos and creation in the backyard, 2005
- Only mama knows (live à l'olympia), 21ème album : Memory almost full, 2007
- My valentine22ème album : Kisses on the bottom, 2012
- Hosanna23ème album : New, 2013
Come on to me et I don't know 24ème album : Egypt station 2018

J'évite les chansons tristes comme la pourtant magnifique Junk, ce serait ballot de plomber l'ambiance de fête. Déjà que tu vas encore nous faire chialer en jouant Here today en hommage à Lennon, comme sur la vidéo en lien "c'est comme la conversation que nous n'avons jamais eue. Si vous aimez quelqu'un, dites-lui avant qu'il ne soit trop tard et de penser "j'aurais dû lui dire ça".

Interdictions formelles de jouer ces niaiseries :
- Hello goodbye
- Ob la di ob la da
- Yellow submarine
- Temporary secretary
- Ebony and ivory
Sinon, nous les 40 000 spectateurs, nous te plantons là tout seul sur scène comme un con. (bon d’accord, il n’y a que moi qui n’apprécie pas ces chansons…)

Voilà, Macca, t’as vu comme je suis sympa, je t’ai mâché tout le travail. Je te laisse répéter maintenant, il ne te reste plus que quelques heures avant le concert. On prévoit des orages pour la soirée, évite de t'électrocuter tout de même. A tout à l’heure mon p’tit chou. Prends bien du miel pour ta gorge et sois en pleine forme pour ce soir.
Gros poutous-poutous
Cordialement
Signé : Papillote et Les 40 000 spectateurs de l’aréna Nanterre (je suis sûre qu’ils seront d’accord).

Dans le prochain article, je vous dirai si Paul m'a écoutée ou pas !

28/11/2018

C'est le grand soir !

Paul-McCartney-de-retour-a-Paris.jpg

27/11/2018

McCartney en concert, c'est demain !

Paul-McCartney-en-concert-en-France-le-28-novembre.jpgAu printemps, le Maccaclub, plus grand site de fans français de Paul, laisse fuiter l'info : McCartney devrait faire un concert à Paris d'ici la fin de l'année. Génial ! J'attends avec impatience la mise en vente des billets. Comme j'ai déjà raconté mes périples ici pour obtenir des places, je me prépare à tenir un siège devant la Fnac ou devant l'Olympia et à poser une matinée ce jour-là.
Enfin, des mois après, la date est annoncée : le concert aura lieu le 28 novembre (donc demain) et les places seront en vente le 13 septembre. Pile pendant mes vacances dans un trou perdu.
NOOOOOON ! La malédiction continue !!!

- T'as regardé ce qu'il y avait à voir dans la région ? Les balades à faire, les musées à visiter...
- Non, mais j'ai vérifié le plus important : l'emplacement de la billetterie la plus proche. Elle est à 45 minutes en voiture. En passant par le col qui était fermé l'année dernière à cause du mistral. Et j'ai pas de voiture. Et pas le permis. Il ne reste plus qu'à compter sur la billetterie en ligne, si elle ne bugue pas comme à chaque fois...

Arrivée dans la résidence de vacances, l'hôtesse d'accueil :
- Bonjour, voici les clés de votre chambre, un restaurant bar est à votre disposition, ainsi qu'une piscine, une salle de jeux... Je vous donne la liste des plus belles randonnées et l'adresse de l'office du tourisme...
- Vous avez le code de la WIFI ?
La femme me regarde comme une geek incapable de décrocher des écrans (ha ha, moi mémé nulle en nouvelles technologies) qui va rester la semaine enfermée dans la chambre d’hôtel à regarder son ordi. Elle répond :
- Avec les grosses intempéries, la foudre est tombée et on n'a plus de connexion.
Je laisse échapper un cri incrédule : - HEIN ?! (Mais Macca m'attend !) Pour me défendre je crois bon de préciser  :
- J'ai un truc important à acheter en ligne jeudi.
C'est encore pire, au lieu de passer pour une nerd, elle me prend pour une accro au shopping.

Tous les jours, je vais la voir pour ma sempiternelle question :
- Vous avez la wifi ?
- Toujours pas.
- Mais vous vous avez bien une connexion sur votre ordinateur !
- Oui mais ce n'est pas la même que dans les chambres
- Si je mets mon ordi à côté (un vieux machin soit disant portable de 2 tonnes qui me prend la moitié de ma valise) vous me donnez votre code wifi ?
- Je ne l'ai même pas !
Papillote la grosse relou.

Je n'ai plus qu'à trouver quelqu'un en vacances aussi, mais à Paris, à proximité d'une billetterie et avec connexion Internet, et qui souhaite venir au concert. 
- C'est bon jeudi dès 9h30 t'es devant la Fnac hein ?
- ok.
Jeudi 9h30, je programme mon réveil exprès (je suis en vacances hein, je glande) et je saute sur mon tel :
- T'es devant la fnac ?
Pas de réponse.
10h, heure fatidique, rien. RRRAAAAAHHH. Il rentre d'un séjour aux Etats-Unis, en plein décalage horaire, c'est le milieu de la nuit pour lui : il n'est pas réveillé.

Je tente de me connecter depuis mon téléphone : ça plante, évidemment. 20 minutes plus tard, j'ai juste le temps de voir qu'il n'y a plus de places en fosse. Puis plus de catégories 5, 4...
11h, toujours pas de réponses. Plus de billets en catégorie 3,2..
4,3,2,1...0 : C'est foutu, c'est midi 30, j'aurai pas de places !
Midi 35, je reçois enfin l'appel : "c'est bon je les aies, en 2 minutes c'était fait, aucun problème."

Je ne sais par quel miracle. Ou alors c'est mémé technologie qui a vraiment la poisse :
Récemment, l'ordinateur commun du boulot est encore tombé en panne, comme quotidiennement dès que je le touche, et le client devant moi m'a sorti :
"c'est votre fluide. Votre énergie n'est pas compatible avec.
- ?
- Je vous assure, il y a des gens comme ça. Je le ressens, je suis magnétiseur : vous faites planter les machines."

Voilà : Sarah Connor c'est moi, pas de Terminator avec Papillote, l'avenir de l'humanité est assuré: je touche Schwarzy et il s'écroule.
Espérons que demain, mon énergie buggueuse ne se transmette pas dans le micro de Macca !
(sinon il paraît qu'on a un client médium, j’essaierai de voir ce qu'il me prédit, je vous tiens au courant)

 

25/11/2018

10 ans du blog : je n'ai pas changé

prof rollin.jpgSi vous avez lu le tout premier billet du blog que j'ai republié à l'occasion des 10 ans, vous avez pu constater comme Jacques Villeret dans Papy fait de la résistance que je n'ai pas changé. J'écris car tel le professeur Rollin, j'ai toujours quelque chose à dire, et écrire est une façon de parler sans être interrompu, maxime de Jules Renard, classique des papillotes de noël.

Je raconte toujours mes incroyables aventures inexistantes, mais plus à travers la culture. Un film comme Toy story ou la mort d'un artiste comme Aznavour sont des prétextes pour raconter des anecdotes personnelles. Plutôt que de simplement résumer le pitch d'un film et donner un avis qu'on pourrait lire ailleurs, j'essaie d'apporter une touche décalée et humoristique, comme pour Star wars.
Atteinte de ma maladie incurable la chansonnite aiguë, je propose toujours autant de quiz on connaît la chanson. J'ai néanmoins un peu changé :

- La chronique télé du dimanche soir a presque disparu, tout simplement parce que je n'ai plus de télé.
- Je me rendais trois à cinq fois par semaine au cinéma, je préfère désormais regarder des séries et documentaires bien au chaud chez moi. Je compte vous publier un best of des documentaires criminels sur Netflix, des meilleurs Faites entrer l'accusé et Hondelatte raconte.
- Mes billets sur le chômage et la recherche d'emploi rencontraient beaucoup de succès, mais j'ai enfin trouvé un CDI.
- Je gardais des enfants et j'écrivais sur eux, ce qui plaisait aux mamans, mais désormais mes seuls contacts avec les mioches sont quand ceux du voisin viennent toquer à ma porte pour Halloween (je déteste les bonbons, je n'avais rien à leur donner : "Un bol de soupe ? c'est moi qui l'ai faite ! Mais revenez, c'est bon pour la santé !")
- Je reste un estomac sur pattes, mais la rubrique est peu alimentée (cas de le dire). Je pourrais vous proposer des plats, mais je ne suis jamais les recettes (ni les règles en général, surtout au travail). Je n'ai ni sel, ni sucre, ni beurre, ni levure chez moi, alors ma cuisine est expérimentale, mais unique : "Je comprends pas, ça ressemble pas du tout à la photo ! Bon d'accord j'ai remplacé le beurre par de la banane..." Je fais mes courses une fois par semaine, alors pour mes menus du weekend, je mélange ce qu'il reste dans les placards, ce qui s'apparente aux recettes de Gaston : "surprise ! je vous ai préparé ma fameuse morue aux fraises !"
- Ça fait longtemps que je n'ai plus évoqué les gentils zanimaux et particulièrement mes chats cons, mais je compte me remettre au cat-sitting en gardant un chaton qui se nomme karadoc comme le personnage de Kaamelott, donc à priori niveau gaffes, y aura de quoi raconter.
- La rubrique "si si je suis une fille" reste vide depuis 2015 et mon mariage ma rencontre avec Ryan Gosling, mais inutile de faire semblant : je déteste le shopping, je ne comprends pas l'engouement pour les livres et comédies romantiques comme Love actually et Dirty dancing (je préfère la sf). Je suis un homme, quoi de plus naturel en somme.
- Étrangement je n'ai pas actualisé ma colonne de livres et ouvert de catégorie spéciale, alors que j'en lis presque un par semaine, j'essaierai d'y remédier. Si vous m'encouragez.

Je n'ai pas changé
Je suis toujours ce jeune homme étranger
Qui te chantait des romances
Qui t'inventait des dimanches
Qui te faisait voyager

 

 

22/11/2018

Le blog fête ses dix ans aujourd'hui !

10 ans du blog.jpgJ'étais en train d'écrire, comme quasiment tous les jours de mon temps libre. Je me décidais enfin à créer une nouvelle rubrique spéciale séries, car mémé nulle en nouvelles technologies a légèrement tendance à s'énerver dès qu'elle touche un ordi: "crottes de biques en salade verte mais comment ça marche, ça fait flique, je vais passer des heures à tout reclasser pis de toute façon c'est comme pisser dans un violon" (Les jurons sont copyright AOC ma mère).
Et c'est en reclassant que je me suis aperçue que la première note du blog a été publiée le 22 novembre 2008. 10 ans. J'aurais dit 7 ou 8. Mais une décennie, carrément. Ça nous rajeunit pas. Mémé train de retard n'avait pas prévu l’événement, donc le temps que je vous concocte une méga fiesta, je vous remets mot pour mot ce que j'ai publié à l'époque.
Verdict, comme chanterait Julio, je n'ai pas changé :

"Un jour il y a très longtemps, une amie m’a dit solennellement : « Une de tes principales qualités est aussi un de tes principaux défauts. Tu as une imagination débordante. C’est très bien. A l’école, tu avais toujours les meilleures notes en rédaction. Tu fais rire tout le monde avec tes histoires. Mais parfois, à trop imaginer des trucs, tu te prends trop la tête… » A mon avis, elle pensait aussi : « et celle des autres ».

Mes proches rigolent de ma capacité à transformer un événement anodin en aventure palpitante. Au « quoi de neuf ? » mes amis répondent le traditionnel « rien de spécial », alors que moi c’est : « tu sais pas ce qui m’est arrivé !!! » En fait, rien de particulier comme tout le monde. Une personne normale ne l’aurait même pas remarqué, ou alors aurait relaté l'anecdote en 30 secondes 12 centièmes. Moi je la décris en 28 minutes, et je ne m’en tiens pas aux faits. J’exagère, j’enjolive, je mime, je raconte sous une forme comique. J’imagine ce qui aurait pu se passer si un détail changeait, j’imagine ce que la personne concernée pensait, ou si il n’y a personne, comment elle aurait pu réagir. Bref, je me fais des films.

Au début, les gens trouvent ça cool. Avec moi on ne s’ennuie pas. Mais j’ai la légère impression que les gens se lassent parfois. Au lieu de me dire « tu me saoules, va raconter ailleurs », on m'a dit délicatement : « tu es tellement drôle, tu devrais faire partager tes histoires, tu devrais créer un blog ! » Alors voilà.

En fait, j’ai déjà commencé à raconter mes histoires bien avant que les blogs n’existent, à 15 ans, sous le même titre. Sauf que les aventures étaient sous forme de B.D et que je donnais mon vrai nom.
Pourquoi « Papillote » pour remplacer ?

La papillote est un chocolat dégusté à noël, inventé vers 1790 à Lyon. Pour charmer sa bien-aimée, le jeune employé du confiseur Papillot lui donnait des chocolats, qu'il entourait de mots doux. Son patron le congédia mais garda l'idée, en remplaçant les déclarations par des citations ou blagues.
Je suis née à noël, un peu après 1790, à Lyon, capitale de la gastronomie et berceau du cinéma. J'aime manger, j'aime les papillotes, j'aime les chats, j'aime manger les chats qui s'appellent Papillote. J'aime le cinéma et je me fais beaucoup de films.

Je suis connue pour avoir toujours des papillotes dans mes poches. Bon, on peut commencer maintenant."

Et ça continue encore et encore
C'est que le début d'accord d'accord !

A suivre, cadeaux à gagner pour les dix ans du blog : des papillotes bien sûr !

 

19/11/2018

Toi aussi viens au concert de Mccartney !

paul-mc-cartney.jpgToujours le parcours du combattant pour trouver le saint Graal, les places pour les concerts…
Comme je l’ai déjà raconté ici, pour obtenir des billets à l’Olympia en 2007, je me tenais dès 6 heures du matin devant la salle. 10h30 d’attente peuvent vous sembler effroyables, mais j’ai en réalité passé un moment magique : on était tous fébriles, voir Macca dans une salle minuscule au lieu des géantes dont il a l’habitude nous garantissait  le voir de près : j’étais à 10 mètres. Comme seuls les ultra fans pouvaient être capables d’attendre aussi longtemps, nous savions que nous pourrions enfin écouter des chansons moins connues que Paulo n’a pas l’habitude de jouer.
Avec la surexcitation qui s’emparait des groupies, nous étions tous joyeux et très bavards (vous imaginez, je le suis déjà beaucoup dans mon état normal…) Tout le monde se parlait, comme si nous nous connaissions depuis des années. Des sujets de conversation intarissables (McCartney, Macca, Paul, Paulo, la crise économique, les Beatles…cherchez l’intrus). Beaucoup jouaient de la guitare et nous chantions ensemble. 
Pour le concert de Bercy le 10 décembre 2009, rapporté ici et ,  j’étais la première en caisse, et j'ai acheté les dernières places disponibles en fosse seulement 2 minutes 40 après leur mise en vente.

En octobre 2011, rebelote, McCartney annonce qu’il fera un concert à Bercy. « Prochainement… » Oui mais quand ?
On attend ! En plus j’espère également une réponse pour un travail, il ne faudrait surtout pas qu’il commence en même temps… Je ne peux pas me permettre de m’absenter de mon nouvel emploi pour camper devant la billetterie. Un an d’attente pour un travail, deux ans d’attente pour le concert. D’accord pour les deux, mais par pitié, pas en même temps ! 
Puis la nouvelle pour le concert tombe: les places sont en vente le vendredi 14 octobre. La nouvelle pour le travail tombe deux heures après : je le débute mercredi 12.
RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHH !!!!!!!!

Comment faire pour obtenir mes places ? Hors de question de m’absenter de mon tout nouvel emploi pour me rendre en billetterie. Et je ne travaille pas sur ordinateur pour pouvoir acheter sur Internet. C'est à mon frère qu'incombe la lourde tache de trouver les sésames. Les billets sont en vente à 10h.

fans concert macca.jpgDès 9h30, je suis collée à mon portable. A 10 heures, je tends l’oreille. 10h10, 10h20 rien. 
10h40, la tension est à son comble. Ma jambe tremble nerveusement, je vérifie toutes les minutes mon téléphone, croyant l’entendre vibrer.
11h. Il y a un problème. Il n’a pas les places et n’ose pas me le dire ? Non, c’est impossible, je refuse. Il n'a plus de batterie ? Oui, ça doit être ça, c’est FORCEMENT ça !
11h10. Dents serrées, muscles tendus, j’ai dû mal à me concentrer. Ma nervosité doit se ressentir à l’autre bout de la pièce, car ma collègue s’étonne : « ça va pas ? »
11h40. j’agonise lentement sur mes dossiers.
12h. le téléphone sonne. Je ne peux m’empêcher de me lever en criant : « C’EST LUI!!!!! » J’attrape mon portable et me précipite dans le couloir. Moi qui voulais être discrète...

Je décroche, sourire aux lèvres, la tension retombe enfin. Mon frère m’explique :
« Alors j’étais le premier à la billetterie dès 9h30, mais le caissier m’a dit d’attendre 10 heures. A l’heure pile, il s’est connecté au site. Ça ne marchait pas. On a réessayé pendant 20 minutes. Il n’arrêtait pas de répéter : « je comprends pas… je comprends pas… » Alors j’ai repris la voiture et je suis parti à une autre billetterie encore plus loin… puis une troisième… Même problème, le vendeur disait « je comprends pas, c’est la première fois que ça arrive… » De retour à la maison j’ai tenté de trouver des places sur tous les sites Internet de vente, tout buguait. Bref, j’ai pas les places.

-QUOOOOOOOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ??????????????!!!!!! 
Mon cri de désespoir retentit dans tout l’étage. Certains passent la tête hors de leur bureau pour savoir ce qui se passe. Ils doivent penser que j’apprends le décès de quelqu’un. (Oui, le mien, par arrêt cardiaque...) Définitivement râpé pour la discrétion. 
Tant pis, Macca reste ma priorité, je décide de m’éclipser pendant la pause déjeuner pour me rendre à une quatrième billetterie. Je calcule : normalement j’ai pile le temps de faire l’aller-retour avant la reprise de travail. Mais si je rencontre un énième obstacle…

Moi qui ne voulais pas raconter ma vie au boulot (la discrétion est toujours de mise dans le monde fourbe de l’entreprise : chaque information peut être retenue contre soi). Je vais à contrecœur prévenir mon chef : 
- Euh… je ne mangerai pas avec vous, je dois m’absenter, normalement j’ai le temps de revenir avant 14 heures mais on ne sait jamais, je peux avoir des soucis de transport… Evidemment je rattraperai le temps perdu en travaillant plus ce soir…
-Oui ça ne pose pas de problème ! Mais qu’avez-vous donc, un souci ?
Il voit que mes jambes semblent sur des ressorts et que mon débit de paroles est en passe de franchir le mur du son.
- Non non rien de grave ! (PUREE JE VAIS PEUT ETRE RATER MACCA ! C’EST UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT !!!)
- En une heure, vous aurez le temps, vous allez où ? (Tentative pour savoir ce que je fais)
(Je tombe dans le panneau et réponds)
- Han ! Mais qu’est ce que vous allez faire là-bas ?!!!
(J’ai depuis rebaptisé mon chef « 1984 big Brother ») - Je vais juste à la billetterie
regard interrogateur qui signifie «  - Et ??? …
Au point où j’en suis, autant tout raconter : - je vais acheter des billets pour McCartney !
- Génial Vous voudriez pas m’en prendre un aussi ?
Il remarque ma mine déconfite. Il n’y en a déjà pas assez pour tout le monde, les places se méritent ! Es-tu capable de répondre à mes quiz  Beatles d’abord ? Connais-tu toutes les paroles des chansons par cœur, hein ? Non mais ! 
Je donne le prix, qui le rafraîchit : - Oh là ça me fait trop cher, laissez tomber. (Je rappelle qu’il est mon chef et gagne au moins le double de mon salaire).

Je me rends compte que je n’ai ni chéquier, ni carte bleue, juste ma carte de retrait. Pour trois personnes, s’il ne reste plus que des places chères, il faut que je retire 400 euros.
bernadette chirac sac guignols.jpgJe n'ai jamais eu autant de liquide sur moi, j'ai l'impression d'être Crésus ou un vendeur de coke. En plus, la billetterie la plus proche ne se situe pas franchement dans le quartier le plus sûr de la ville : Barbès… Les rues sont bondées, tous les deux mètres, des types m’accostent pour me vendre des trucs suspects. On se croirait dans Marche à l’ombre, quand Michel Blanc tente d’écouler des montres cachées dans son manteau. Je sais que dans ces cas-là, il faut paraître détachée pour ne pas éveiller les soupçons d’éventuels voleurs, mais je ne peux m’empêcher de serrer mon sac très fort contre moi. En même temps, avec mon pauvre baluchon en toile, je n’ai vraiment pas l’air de transporter une telle somme.

J’arrive toute essoufflée à la billetterie. Le vendeur me regarde, amusé, pendant que je sue sang et eau.
Le type devant moi finalise son achat. Je n’ai même pas besoin de vérifier pour crier : « Je veux la même chose !!! » (j’ai jeté un bref coup d’œil, ça aurait été bête de me retrouver avec une place pour Justin Bieber)
Moi : je suppose que vous en avez vendu toute la matinée ?
- Non, vous êtes la troisième ! On a rien pu faire jusqu’à maintenant, je ne sais pas pourquoi…
- En fait je suis au courant… »

Plus aucune place en fosse, seulement en balcon. Je téléphone au monde entier pour annoncer la grande nouvelle. Puis je m'aperçois que je suis en pleine banlieue : dans l’euphorie je me suis trompée de direction de métro. 30 minutes de retard pour la reprise du travail... Mais en tout cas, 
J'AI MES PLACES !!!!!!!!!!

macca place bercy.jpg



16/11/2018

Paul McCartney en concert

maccartney concert.jpgSuite de la rétrospective des concerts de McCartney :
Octobre 2009, je suis dans le métro, je vais au boulot, je fais à moitié dodo. Je suis réveillée d’un coup en tombant sur un article du journal : McCartney en concert !
UN SEUL spectacle pour toute la France ! A Bercy, 17000 places. Je me souviens que les places d’un concert identique de Madonna se sont vendues en 30 minutes !
Vous me direz que maintenant le vieux Paulo est peut-être moins populaire et moderne que Madonna, mais quand même, on parle d’un Beatle, là ! J’ai peur !
Toute tremblotante et transpirante, j’envoie un message à mon frère: « Hiiiiii !!!!! Faut que tu prennes des places tout de suite !!!!! » (photo ci-dessous: émeute lors d'un concert de Macca au Québec...)

fans concert macca.jpgArrivée au bureau, je me rue sur Internet plutôt que sur mes dossiers.
Les billets sont en vente à partir de lundi en fait. Comment vais-je tenir jusque là ?
Le lendemain, je publie le reste de mon article sur McCartney (c’était un signe…) Pour agrémenter le post, je mets des liens sur le concert à l’Olympia et visionne donc des extraits. Revoir et revivre ces moments, imaginer que je ne vais peut-être pas renouveler l’expérience…angoisse…
J'appelle toutes les billetteries pour avoir confirmation. (Vous savez, les numéros « 0800 » à 2000 euros la minute environ…) Finalement les places sont en vente le 6 novembre. 15 jours d’attente ! On veut m’achever !

Surtout que j’ai la pression de toute la famille :
« Pourquoi tu ne m’a pas téléphoné au boulot pour me le dire tout de suite ? Je vais quand même pas appeler mon chef chez lui, à 20 heures un vendredi soir pour lui demander deux jours de congé ! Quoique… »
« Je veux y aller !
TOI AUSSI ? Mais tu quittes jamais ta cambrousse ! Et puis ça va coûter cher ! »

Le jour J de la mise en vente des places, on est au taquet. Mon frère est derrière l’ordi, pour acheter sur le net. « Mémé réac aux nouvelles technologies » craignant un bug, j’attends de mon côté devant l’une des plus petites billetteries de la ville.
Une heure avant l’ouverture, il y a déjà 10 filles qui gloussent. Je me persuade que non, non, je n’ai pas du tout l’air niais comme elles. Je lis mon journal pour prendre un air décontracté : « je maîtrise très bien mes nerfs moi, j’en ai vu d’autres. »
Mon stratagème est mis à nu par ma voisine : «  euh… vous avez plein d’encre sur le visage… »
En fait je stresse tellement que le journal a déteint sur mes mains, que je me suis empressée de passer sur mon visage dans un tic nerveux.
« Euh…votre sac est trempé… »
Mon tupperware contenant mon repas de midi s’est ouvert et vidé sur toutes mes affaires. Mission camouflage de stress réussie.

place macca bercy.jpgLes autres fans n’en mènent pas large non plus. Un a failli se faire lyncher par un nerveux parce qu’il s’est incrusté en début de file.
A l’ouverture de la grille, tout le monde se précipite et est retenu par le service d’ordre.
Sauf moi. J'ai une chance phénoménale. Je suis servie la première. Un chef signale: « Non, on ouvre qu’une caisse, on ferme celle-là après ! »
La vendeuse me tend les billets. Heure d’achat : 10h 02 minutes, 40 secondes.
Elle m’annonce : « c’étaient les dernières places en fosse. »
2 MINUTES 40 après la mise en vente des billets !
Finalement, le vieux Paulo a fait aussi fort que Madonna.


12/11/2018

The haunting of hill house

the haunting.jpgCe serait bien de traduire les titres, quand je prononce celui-ci on a l'impression d'entendre un chien qui aboie la gueule pleine.
Eté 1992, les Crain et leurs 5 enfants s'installent dans un vieux manoir à retaper. Ils ne tiendront pas la saison : des phénomènes étranges les contraignent à quitter précipitamment la maison en pleine nuit. 25 ans après, ils doivent faire face à ce qu'il s'est passé durant à cette époque...

Alors c'est simple, avec moi ils n'auraient même pas tenu les deux mois et 10 épisodes, la série se terminait dès les premières minutes :
Parents : "Les enfants ! on a trouvé une nouvelle maison !
Enfants : - Chouette ! Elle est super grande !
Moi : Hé oh ça va pas ? Nan mais vous avez vu la gueule de la baraque ? J'ai regardé La maison du diable quand j'étais petite hein ! Puis j'ai visité le manoir hanté de Disneyland, c'est les mêmes ! Cassons-nous au plus vite, pas moyen que je rentre là-dedans !" 

Emballé c'est plié, générique de fin, durée du film : 40 secondes. (photo ci-dessous du manoir qui s'allume tout seul la nuit quand la famille approche, mais ils rentrent quand même. Peut-être qu'ils entendent Florent Pagny "tu seras bienvenue chez moi")

haunting la maison.jpgJe n'ai lu aucun article sur le sujet mais pour moi The hauting of ouaf ouaf fait évidemment référence au film culte de Robert Wise, La maison du diable, qui m'avait terrifiée quand j'étais petite. Dans ce film de 1963, une équipe de scientifiques se réunit dans un vieux manoir réputé hanté pour l'étudier. Portes qui claquent, bruits inquiétants, tout est suggéré, et pour quelqu'un à l'imagination débordante et un tantinet flippette comme moi, cette technique fonctionne du feu de Dieu. L'histoire avait subi un remake en 2000 avec Liam Neeson, aussi bourrin que dans les Taken. Le réalisateur n'avait absolument pas compris l'essence de l'angoisse du film en explicitant tout, avec des fantômes en images de synthèse ridicules. 
Le même manoir gothique, le même escalier de bibliothèque en colimaçon, la même poignée de porte à tête de lion, les mêmes ombres que l'on voit bouger la nuit sous les portes... The hauting of ouaf crée la même terreur que La maison du diable.
The ouaf me rappelle aussi de nombreux films et livres de maison hantée, comme le magnifique Les innocents, inspiré du Tour d'écrou de Henry James, ou Amityville et l'univers de Stephen King.

haunting famille.jpgCependant, la série ne relate pas seulement une histoire de fantômes qui errent dans les recoins sombres, elle traite surtout des fantômes du passé qui hantent les esprits de cette famille. The ouaf parle avant tout de deuil et de relation familiale. Avec ses querelles mesquines entre la fratrie et la mort omniprésente qu'ils doivent affronter, la série me rappelle une autre aussi subtile et dramatique, l'excellente Six feet under (que j'ai regardé dès sa sortie en 2000, qui m'a accompagnée pendant cinq longues années au rythme des lentes diffusions télé à 1h du matin sur France 2, et dont l'épisode final m'a fait porter le deuil pendant deux ans).

La question du paranormal dans The ouaf est traitée de manière très délicate, sous l'angle de la psychologie et de l'inconscient familial. L'une des filles est d'ailleurs devenue psy spécialisée dans les troubles de l'enfance, pour aider les jeunes en souffrance comme elle l'a été, l'autre défie la mort en travaillant comme thanatopracteur, un fils a expurgé ses angoisses en les racontant dans un livre devenu best seller, l'autre les oublie dans la drogue : autant de moyens de faire face à la mort.

henry thomas.jpgLes personnages sont très bien interprétés, et le père jeune me disait quelque chose, ce sourire, ses yeux... C'est tout simplement... Eliott ! Le jeune héros de E.T, qui a désormais 47 ans !

J'ai adoré cette série si subtile aux multiples couches d'interprétation. J'ai pu ressentir avec les personnages toute la gamme des émotions qui les traversent : peur, colère, déni, tristesse, rejet, abandon... Je regrette de ne pas les retrouver lors d'une deuxième saison, mais j'imagine mal comment créer une suite :
Les enfants ! J'ai trouvé une nouvelle maison !
- C'est bon tu nous as déjà fait le coup !"

Après écriture de mon billet, je vérifie sur internet :  la série s'inspire effectivement du même livre qui a été adapté à travers La maison du diable... Ce roman de Shirley Jackson est considéré par le maître Stephen King comme l'un des meilleurs romans horrifiques du 20ème siècle.

 

10/11/2018

Concert mythique de McCartney à l'Olympia, 11 ans déjà !

McCartney revient donc en concert... Et à chaque fois, c'est un parcours du combattant pour obtenir des places. Rétrospective :

macca.jpg
Tu te trompes coco, pas 8 heures, mais 10h30. Et encore, je suis rentrée chez moi l’après-midi sinon j'aurais attendu 15 heures (j’ai fait ami-ami avec d’autres fans qui m’ont gentiment réservé ma place dans la file d’attente pour le soir). C'était en 2007, déjà 11 ans. Je m'en souviens comme si c'était hier.

Mon frère me téléphone 15 jours plus tôt :
« J’ai lu sur yellow-sub.net une rumeur comme quoi McCartney reviendrait à l’Olympia ! 40 ans après y avoir joué pour la première fois avec les Beatles ! C’est une salle mythique ! Elle est petite, 1200 places, ça veut dire qu’il n’y aura que des méga fans et que Macca jouera des chansons inhabituelles ! En plus, si tu y vas, tu le verras de près ! »
On ne peut pas acheter en avance sur Internet, ni en magasins. Les places sont en vente uniquement le jour-même, et seulement à l'Olympia. 
Comme la réservation est impossible, les premiers arrivés sont les premiers servis.
La veille du concert, à 22 heures, je passe devant la salle, pour repérer les lieux et voir à quoi m'attendre. Déjà une quarantaine de personnes se gèlent devant, couchées par terre dans leurs sacs de couchage.
C’est hard quand même. Je suis fan depuis toujours, mais pas au point de dormir sur le trottoir par - 2 degrés comme une clodo. 

N’empêche, Paulo me fait lever à 5h du matin. Ce qui n'est jamais arrivé à Gaston la marmotte, ni avant, ni depuis. Je vais retirer du fric au distributeur, car comme je suis prévoyante, j’imagine qu’il y aura peut-être un problème avec les chèques et cartes bleues (effectivement, comme souvent, le lecteur CB ne fonctionnait pas, ce qui nous a juste prolongé l’attente de deux heures.)
Comme c'est le milieu de ma nuit et qu'à cette heure-là je suis normalement emmitouflée dans ma couette en rêvant de petits chatons ou de pâtisseries à volonté (oui je fais régulièrement ces rêves), j’ai la tête dans le seau. Je ne me souviens plus du code de ma carte de retrait. Je me rappelle des chiffres, mais pas de l'ordre. J'avais bien trouvé un moyen mnémotechnique, mais visiblement il n'est pas efficace "c'était des départements... mais lesquels ?" Pendant 30 minutes, je panique : voilà, si près du but, je ne pourrai pas payer mes places. Je ne vais quand même pas réveiller des potes à 5 heures du matin pour qu'ils me prêtent 100 euros (60 en fait en fosse, mais je compte large). Sur le trajet vers le distributeur, je me répète un code en me persuadant qu'il est correct, mais quand j’arrive devant la Poste, sans réfléchir, j’en tape un autre. C’était le bon. Ouf.

Il fait nuit noire et 2 degrés. Je pense qu'à cette heure-là, je n'aurais pas trop de concurrence, surtout avec les fans de la veille qui auront sûrement congelés sur place et seront donc à la morgue l'hôpital le plus proche. Pourtant, en marchant vers l'Olympia, il me semble voir des gens debout devant la salle. Tiens, finalement les 40 paulo-maniaques ne sont pas morts d'hypothermie. Mais en me rapprochant, je constate, estomaquée, qu'ils sont beaucoup plus nombreux. Beaucoup... Je remonte la file d'attente pour me mettre à la fin (j'aurais bien grillé tout le monde mais je suis civilisée et je ne voulais pas me faire dépecer par ceux qui s'impatientaient : "Comment ose t-elle ! Nous qui crevons de faim et de froid depuis 12 heures ! Ouvrons lui le bide pour nous réchauffer à l'intérieur comme Di Caprio dans Le revenant et repaissons-nous de ses tripes !")

Je remonte la file d’attente, 10, 20, 50, 100 mètres... C'est impossible, elle va bien se terminer à un moment ? Ah, à l'angle de la rue. Non, elle se poursuit de l'autre côté. La file fait au moins... 300 mètres de long. 300 mètres. A 6 heures du matin. 15 heures avant le début du concert.

Je longe les centaines de fans en essayant de faire des calculs d'astro physicien: « sachant que les gens ne se tiennent pas gentiment par la main deux par deux comme à l'école mais plutôt en troupeau en se serrant à cause du froid, la place qu'ils occupent est réduite, je dirais 50 cm de large...en multipliant par 300 mètres... oui mais ceux qui sont venus avec leurs tabourets prennent plus de place, ils faussent le calcul, donc si X est égal à...  mais combien sommes nous ?! Déjà 1200 ? est-ce que je vais obtenir un billet d'entrée, est-ce que ça vaut le coup d'attendre ? »

Le groupe qui arrive en même temps que moi ne se pose pas de questions et rigole en voyant l'énorme foule. Je prends position à la fin de la file, à deux pâtés de maison, loin de mon but, loin de Macca... Voilà, je n'obtiendrai peut-être même pas de place, je vais mourir de froid, de faim et d'ennui face à l'attente. Je suis extrêmement frileuse, je ne mets pas en T shirt en dessous de 30 degrés et je porte des chaussettes au lit même en été car mes extrémités sont en permanence gelées. Alors rester dehors dans le froid sans bouger... On va m'amputer des pieds du bout du nez et des oreilles, pour survivre je vais manger mes congénères comme les rescapés de la cordillère des Andes...

Mais en fait, pas du tout. J’ai prévu deux pulls, deux paires de chaussettes, un manteau, un bonnet et une écharpe qui ne laisse dépasser que les yeux, je pourrais braquer une banque. Je me retrouve à côté d’une famille de musiciens encore plus prévenante que moi : ils ont apporté des chaises et un thermos. Au bout de 30 minutes, j’ai déjà piqué le siège du père et je bois son café… (Comment je suis trop une profiteuse).

Contrairement à ce que je pensais, l’attente est tout à fait supportable. Les fans sont exaltés et discutent dans la bonne humeur. On parle de nos chansons préférées, de celles qu'on attend au concert. Certains sont venus avec leurs guitares et on chante et danse tous ensemble, ce qui nous réchauffe. Je rigole toute la journée et me fais plein de potes (d’un jour malheureusement). L'attente devait être intenable, mais j'en garde un excellent souvenir. Entre fans, on s'entraide et se soutient. On se refile à boire, à manger, on garde sa place quand quelqu'un veut s'absenter... Et au final, 10h30 après, j'ai enfin ma place ! En fosse, je verrai Paul à 10 mètres de moi, et on m'entendra crier dans la vidéo du concert retransmis sur canal + et disponible sur internet désormais : c'est moi la responsable du cri suraigu à 24 secondes sur cette vidéo et un peu plus tard lorsque Paul entame les premières notes de Band on the run...

Vous pouvez lire le récit du concert ici.

Suite demain

06/11/2018

L'appel du 18 juin a été entendu !!!

mccartney, beatles, musiqueSouvenez-vous... Je publiais cet article cet été pour l'anniversaire de Paul McCartney :
"Je compte bien sur lui pour nous faire son appel du 18 juin :

« Moi le chef qui, depuis de nombreuses années, est à la tête de la pop music mondiale, j'ai formé un groupe. Ce groupe, alléguant la défaite de notre puissance vocale, s'est mis en rapport avec l'ennemi la vieillesse pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la faiblesse mécanique de l'ennemi. Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour les concerts en France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car les fans ne sont pas seuls ! Ils ne sont pas seuls ! 
Foudroyés aujourd'hui par la faiblesse mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Sir Paul McCartney, actuellement à Londres, j'invite Papillote et les fans français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs banderoles « I♥ Paul » ou sans, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai en concert à Bercy. »

Eh bien devinez quoi ? Oui, l'appel a été entendu !!! 

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