19/05/2014

Toute ascension vers un endroit merveilleux se fait par un escalier en spirale

coup_de_tete_dewaere.jpgJ'étais dans mon trou perdu sans Internet, mais les gagnants ont pu être prévenus dès le lendemain de la fin du jeu « libre et assoupi ». En effet, miracle ! Mémé nulle en nouvelles technologies possède un téléphone portable avec Internet ! Pas un aïe phone ni un strawberry bien sûr, faut pas trop m'en demander. Juste un appareil compris dans le forfait et avec encore un clavier à touches. 
On capte mal dans le trou perdu, j'ai mis 13 minutes à me connecter à ma messagerie, et deux heures pour envoyer les mails aux gagnants... Qui sont donc Laura, Betty, Grégory, Moussa et Sandrine.
Merci aux nombreux participants. Une grande majorité a trouvé les bonnes réponses au quiz, même la deuxième question très difficile, vous êtes vraiment forts. Je rappelle le Quiz On connaît le film :
- Dans quel film Félix Moati a-t-il joué et a-t-il été nommé comme césar du meilleur espoir masculin ?
Il s'agit de Télé gaucho ; la réponse était dans le texte.

- La nouvelle bannière de mon blog est tirée d’une de mes comédies préférées, avec Patrick Dewaere évidemment, j’en ai souvent parlé ici. Quel est ce film ?

Coup de tête ! Certains ont proposé Série Noire. C'est en effet un des films avec Dewaere que je préfère, mais pas franchement une comédie... A l'époque de sa sortie, les critiques de cinéma conseillaient : « si vous êtes sous Prozac, mieux vaut s'abstenir » Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir. Si j'adore ce film, il laissait un message négatif sur une bannière de blog : « vous qui entrez ici, perdez tout espoir ».

D'accord, j'aime bien écrire des rubriques nécrologiques. Je conseille parfois des documentaires « qui donnent envie de se réfugier dans une grotte » (on est empoisonnés par les pesticides dans nos aliments, le lobby des médicaments, les documentaires sur la crise, le chômage, les guerres, le nucléaire, on va tous crever !) J'aime parfois des films tristes avec des musiques mélancoliques. J'ai longuement parlé de faits énervants, le chômage, les lettres de motivation laissées sans réponse, les offres de travail révoltantes, pôle emploi qui laisse les chômeurs sans ressources (six mois sans indemnités pour moi) mon conseiller que je n'ai vu qu'une seule fois en... 7 ans. Il suit 256 chômeurs, qu'il est censé rencontrer tous les mois... Comment peut-il le faire ? On m'a attribué un nouveau conseiller l'année dernière pour ma dernière période de chômage. Je ne l'ai jamais vu, il n'a jamais pris contact avec moi. J'ai juste constaté que le nom avait changé en consultant mon dossier, pas un courrier pour le signaler, rien.

coup de tete voiture.jpgOui, j'aurais pu proposer Série noire en nouvelle bannière de blog. Mais dans la vie faut pas s'en faire, ces petites misères seront passagères, tout cela s'arrangera. J'ai préféré mettre Coup de tête, mon film culte de Jean-Jacques Annaud. Une autre série noire, mais prise sur le ton de la comédie. Patrick Dewaere y incarne un sympathique perdant (François Perrin, comme souvent avec le scénariste Fancis Veber). Il décide de quitter son village pour tenter sa chance dans une grande ville « Je me suis dit : j’ai réussi à être le dernier à Trincamp, avec un peu d'ambition, je réussirai bien à être le dernier à Paris ». Mais il est accusé à tort d'agression... 

Le héros rejoint la femme riche qu'il est censée avoir agressée. Elle ne le reconnaît pas. Pourtant il a travaillé pour elle, lors de l'un de ses énièmes petits boulots : il était serveur pour sa fête d'anniversaire. Dans l'extrait que j'ai choisi comme photo pour ma nouvelle bannière, il explique (regardez, à 38 min 50 du film !) : «  J'étais beau pourtant, dans mon costume blanc. Un peu le style agent secret, James Bond (…) Si j'avais été une femme, je serais immédiatement tombée amoureuse de moi ». Il fanfaronne devant la glace. Il emprunte ensuite le grand escalier de la demeure, tel un lord. "on s’est croisés comme dans les films. Je descendais l’escalier, et vous montiez à ma rencontre." Il regarde la jeune femme, fier comme un paon, mais elle le redescend brutalement sur terre en lui lançant un condescendant : « vous pouvez commencer à dresser le buffet... »
Il en conclut : « J’étais certainement plus beau que James bond, mais personne ne m'a remarqué, et je sais pourquoi : parce que j'étais du mauvais côté du buffet. » 

magnifique ecrivain.jpgVous conviendrez que l'image de ma nouvelle bannière me correspond bien...  La personne et son reflet (personnage ?) dans le miroir (le blog ?). J'aurais aussi pu choisir comme bannière François Merlin devant sa machine à écrire, qui réinvente sa vie. Une image issue d'une autre de mes comédies préférées : Le magnifique. François Merlin s'imagine sous les traits du magnifique Bob Saint Clar dans les romans d'espionnage qu'il écrit. Son éditeur qui l'exploite est transposé en espion « l'immonde Karpov ». Sa charmante voisine dont il est secrètement amoureux mais qui ne le remarque pas est folle de lui dans ses romans...
magnifique bob saint clar.jpgÇa ne signifie pourtant pas que je réinvente ma vie sur le blog ! Tout ce que je raconte est vrai...

La nouvelle bannière montre bien sûr toujours des papillotes, (mon nom de chat) des chocolats (l'alimentation de base de l'estomac sur pattes) de Lyon (ma ville d'origine) de noël (ma date de naissance) qui comportent des citations. J'en ai toujours dans ma poche et cette année j'ai réussi l'exploit de les faire tenir jusqu'à Pâques, jusqu’à ma poule en chocolat cachée dans le jardin. Voici les deux phrases extraites de ma dernière papillote de l'année :
"Apprends à vivre comme si tu devais vivre pour toujours et vis comme si tu devais mourir ce soir" (proverbe tibétain)
"Toute ascension vers un endroit merveilleux se fait par un escalier en spirale" (Francis Bacon)
Parlant, non ?

Un grand Merci à Mélanie pour la réalisation de la bannière (vous vous doutez bien que mémé Papillote nulle en nouvelles technologies n'a pas su faire : quand j'ai allumé Photoshop pour effacer un mot, j'ai carrément gommé toute l'image)

Petit quiz On connaît la chanson : quelles sont les deux chansons citées dans le texte ?

 

 

17/02/2014

Papillote agent secret (suite)

cornerback.jpgDimanche, nouveau message de Cornerback :
« Agents, nous ne pouvons prendre aucun risque pour votre mission ! Indiquez-nous par sms la station de métro la + proche de votre point de départ de mardi. Une voiture passera vous y chercher ! Soyez ponctuels, votre mission en dépendra. »
On veut m’enlever ! J’imagine d’ici la voiture noire blindée, aux vitres fumées, chauffeur en costard et lunettes noires qui ne pipera mot. Mémé connaît Faites entrer l’accusé, je ne monte pas dans la voiture d’un inconnu ! On va me découper en morceaux et mettre mes reins en vente sur E-bay !

Je reçois le lendemain un mail (une lettre, des sms, un mail, bientôt le pigeon voyageur : il est partout) :
« Tout d’abord, Cornerback a le plaisir de vous féliciter pour votre discrétion et votre ténacité dans l’accomplissement de cette mission secrète qui vous a été confiée. »
Discrétion : Tous mes amis sont au courant. Ténacité : J’ai deviné la solution de l’énigme (un numéro = une lettre sur la touche du téléphone) mais je n’ai pas pris le temps de remettre en ordre les lettres pour retrouver le lieu de rendez-vous :
2582 62727283
2 = ABC, 5 = JKL 8= TUV 2= ABC
2582 = CLUB

Mission 1: « Téléchargez aujourd’hui l’application « votre chauffeur privé » sur votre smartphone. »
Mon quoi ? Mémé, un smartphone, ouahaha. Je prendrai le métro, comme tous les gens du peuple.
« Mission 4 : habillez-vous élégamment. Qui sait sur qui vous pourriez tomber ? »
Mémé qui déteste le shopping, faire des efforts vestimentaires ? Plaît-il ? Et qui pourrait-on voir ? Ryan Gosling ?

Le jour J, encore un sms de Cornerback :
« Ceci ne sera pas une thérapie de couple mais les 10 premiers agents qui répondront « je viens avec mon mentor » pourront venir accompagnés ! Soyez rapides… »

Papillote est un esprit indépendant et libre qui n’a pas besoin de courir le monde après son destin comme un cheval sauvage. C’est donc pour ça que je fonce tête baissée vers un rendez-vous énigmatique, et que je partage avec mes amis mes bons plans galères.
Mémé répond en moins d’une minute (je sais, même moi ça m’a étonnée).
1 heure après, pas de réponse. Bon, faut pas tout ce temps pour compter les dix premiers agents. Seule avec mes doutes, je t'attends. Je t'attends, je t'attends.
2 heures après, toujours rien. La reine Papillote déteste qu’on la fasse attendre. Je n’attendrai pas le jour et la nuit, je n’attendrai pas toujours ton retour. J’ai dû mal à me concentrer sur le film que je regarde (d’ailleurs je l’ai oublié depuis). Surtout, je fais aussi attendre mon mentor, qui doit s’organiser pour la soirée. Je dégaine donc le téléphone 3 heures après : « Je voulais te dire, que je t’attennnnds ! Je mettrai mon cœur dans du papier d'argent, mon numéro d'appel aux abonnés absents ! Je voulais te dire que je t'attends et tant pis si je perds mon temps ! »
J’envoie en fait un message qui ne peut enchaîner qu’une réponse positive : « Je suppose que je suis dans les 10 premières puisque j’ai répondu en moins d’une minute ? » et enfin, je reçois un retour immédiat : « invitation mentor confirmée »
Je ne saurai jamais si j’étais réellement sélectionnée… Quand je vois le fameux Cornerback, il semble agacé : « ah, c’est vous qui ne pouviez pas attendre ma réponse… »
Mais si ! Je t’attendais comme un enfant à ton noël. Je t'attendais comme sous la pluie, un arc en ciel.
J'attendais ! J'attendais ! J'attendais ton regard pour expliquer enfin le pourquoi de ces au revoir, tout ce long chemin !

 Le soir, nous nous rendons enfin au mystérieux rendez-vous …

Quiz On connaît la chanson pourrie (5) et On connaît le film de merde (1).

15/02/2014

Papillote agent secret

cornerback.jpg« Trouvez le point de rdv du 21 janvier 20h : 2582 62727283 »
Alors, avez-vous déchiffré le code ?

Je pense d’abord aux lettres de l’alphabet : 2= la 2ème lettre : B ; 5 = la 5ème lettre : E. BE, ça commence bien, 4 lettres : « beau …? »
8=H…
BEHB FBGBGBHC
Non, ça ne doit pas être ça…
Les lettres de l’alphabet en le prenant à l’envers ?
YVSY UYTYTYSX
Bon, laissons tomber l’alphabet.

Reprenons le premier message : « la somme de toutes vos peurs » Il faut additionner les chiffres ? 2+5+8+2 =17 ? La 17ème lettre de l’alphabet, Q ? puis 37. euh, la 37ème lettre de l’alphabet ? De la langue de Krypton ?
Les touches du téléphone peut-être ?
Oh là là, on compte trois lettres par numéro !
2 = ABC, 5 = JKL 8= TUV 2= ABC
AKUC, BLUB, CKTA… pfouhh, ça correspond à rien… Je regarderai demain, car je ressors pour un autre rendez-vous. Je suis peut-être agent secret, mais j’ai surtout une vie sociale et culturelle chargée.

Le lendemain, samedi midi, nouveau message. Décidément, les agents secrets n’ont pas de week-end !
« bravo à ceux qui ont « craqué » le code. Vous pourriez être de brillants analystes financiers. Pour les autres, voici un nouvel indice : George et Franklin vous indiqueront la voie. Rendez-vous mardi à 20h agent ! »

Ah ben voilà, c’est bien des Américains. George Washington et Franklin Roosevelt. J’ai rendez-vous aux Etats-Unis, mémé va devoir prendre l’avion. Bah bravo. Je suis phobique de  ce truc qui vole sans battre les ailes, et en plus, mardi Arte passe un super film à la télé, ce serait dommage de rater ça.
George et Franklin, ce ne serait pas plutôt les stations du métro parisien… Tout de suite, mémé est plus rassurée. Le métro, je connais. Mais c’est qu’il s’en passe des choses entre ces deux stations des Champs Élysées… Je ne suis pas plus avancée.

Le soir, nouveau message. M’enfin, il me lâche pas ce Cornerback !
« Bravo aux agents qui ont découvert le point de rdv cet après-midi. Pour les agents encore en réflexion sur le lieu de rdv, voici le dernier indice : lat. 48.869857 long 2.305938 »
Des coordonnées GPS ? Mais Mémé n’a pas de voiture ! On peut les taper sur Internet ? Je ne suis pas chez moi (au cinéma pour Blue Jasmine) et bien sûr, j’ai difficilement accès à Internet depuis mon téléphone portable.
Comme toujours, I get by with a little help from my friends, I’m gonna try with a little help from my friends. Une amie tape les coordonnées sur Mappy et trouve le lieu : Le club Marbeuf, un cinéma privé sur les champs élysées.
Pour écrire cet article, je tape moi-même les coordonnées sur Mappy : je tombe sur « Caravaning du pré des Moines » à Saint Leu en Picardie. Pas le même niveau. Papillote, définitivement agent secret efficace. Comptez sur moi pour sauver le monde.


Suite demain

Petit quiz  On connaît la chanson en anglais

13/02/2014

Papillote sauve le monde (suite)

cornerback.jpgUn téléphone portable, attendre les instructions, j’ai été activé… Pas de doute, je suis agent secret.
Évidemment, ça coule de source. Mémé est nulle en nouvelles technologies (je rappelle que je ne parvenais même pas à allumer le téléphone). Mémé est connue pour son calme et son sang froid indéniables. Je n’ai peur de rien. Je ne me pose jamais de questions, je préfère l’action. Rapidité, efficacité, perspicacité me caractérisent. La discrétion aussi. Je ne compte que sur moi-même, je n’ai pas du tout téléphoné immédiatement à tous mes amis pour leur demander leur aide ou leur annoncer la nouvelle « tu sais quoi ? Je suis agent secret ! Tu le dis pas hein ! »
Bref, Papillote, le parfait espion.

Mémé se cale devant le film d’après-midi d’Arte, s’endort devant comme souvent, puis est soudain réveillée par une sonnerie stridente. Je fais un bond de 3 mètres (faut ménager le cœur des vieux, voyons !) reprends mes esprits (où suis-je ? dans quel état j’erre ? qu’est ce que c’est que ce bin’s ?) et je comprends que le son désagréable provient du mystérieux téléphone…
« Vous avez un message ». Expéditeur : Cornerback. Je l’ouvre :
« Danger immédiat. Octobre rouge vous paraît bien loin, mais il va falloir tout de même affronter la somme de toutes vos peurs. Attention aux jeux de guerre entre agents ! »
Octobre rouge, la révolution bolchevique de 1917 ? C’est loin en effet. Le krach boursier en octobre 1929 ? Ou 87 ? Mais c’était pas plutôt octobre noir ?
« Danger immédiat. » « Toutes vos peurs.. » Mais c’est qu’il me ferait peur ce Cornerback !

« Jeux de guerre entre agents ». Quels agents ? Parce qu’on est plusieurs ? Je ne suis pas l’unique élue de Cornerback ? (étonnant !) Je regarde le répertoire du téléphone. Je trouve, en plus de Cornerback, 50 personnes : agent numéro 1, agent numéro 2… Mais qui sont ces gens ?! Je ne vais quand même pas leur téléphoner :
(voix guillerette) : - Bonjour ! Un anonyme m'a envoyé un portable par la poste et il avait votre numéro dedans ! Vous êtes qui ? Moi, qui je suis ? Pap… ah non j’ai pas le droit de le dire… un agent… euh lequel… »
Je vérifie les numéros. Je n’en connais aucun et ne retrouve pas le mien.

Je pars au cinéma voir Django unchained, et à mon retour, je regarde le portable. J’ai un nouveau message :
« Déchiffrez le code :
Trouvez le point de rdv du 21 janvier 20h : 2582 62727283 »

Suite demain

P.S : je fais la neuneu, mais en fait j’avais deviné de quoi il s’agissait dès l’ouverture de l’enveloppe…

11/02/2014

Papillote sauve le monde

cornerback.jpgJ’ouvre la boîte aux lettres : « Courrier non distribué, personne absente »
J’étais chez moi mais le facteur ne prend pas la peine de sonner, ce serait trop simple. « Lettre trop volumineuse. » M’enfin, qu’est ce que c’est ?
Je ne peux pas retirer mon colis énigmatique le jour même, j’ai donc tout le loisir de me poser des questions et de me faire des films (ma spécialité).

Le lendemain matin, je me rends enfin à la poste. On me tend une grande enveloppe… noire. Couleur étrange  pour du courrier ! Mauvais présage ? On m’annonce un décès ? La lettre ne comporte pas d’expéditeur... L’esprit toujours romanesque, je fais durer le mystère en n’ouvrant pas l’enveloppe immédiatement, attendant d’être rentrée chez moi. Je tâte le paquet pendant le trajet. Je sens deux objets rectangulaires, un plus léger que l’autre… Qu’est ce que ça peut bien être… J’insiste… et là, rentrée dans l’immeuble, en palpant l’un des rectangles, un léger « bip ! » retentit. Sous la surprise, je manque une marche de l’escalier. Paquet noir, le bip : on m’envoie une bombe ! En fait, je pense plutôt à un jouet pour enfant. Ca tombe bien, j’en cache 10 dans mon frigo.

Je rentre chez moi, m’installe confortablement, et ouvre enfin l’enveloppe… J’en sors un téléphone portable, son chargeur, et une carte :
« Call Cornerback, you’ve got 85 seconds »
On veut ma peau ! Ça va exploser !
Pourquoi un message en anglais ? Cornerback, ça ne désigne pas un joueur de football américain ? Que me veulent les amerloques ? Je connais rien à ce sport moi !
Je regarde le téléphone : « code pin. Reste deux essais. »
Faut que je trouve le code en plus ? Qu’est ce que ça peut être, 007 ? Ah non, faut 4 chiffres.
Déjà 30 secondes de passer là, je vais mourir !
Je tente l’appel à un ami. Enfin, le sms.
« Ben, fais 0000 »
Ah oui… Je rappelle que mémé est nulle en nouvelles technologies. J’ai un portable seulement depuis 2007, que je n’ai changé qu’une seule fois quand il a rendu l’âme, et j’attends que le second fasse de même (je suis écolo moi, je ne remplace les appareils que lorsqu’ils ne fonctionnent plus) (c’est aussi parce que je mets des mois à comprendre leur mode d’emploi et découvre des années après des options sur mon téléphone) (sinon, j’ai 36 000 points valables chez mon opérateur, de quoi reprendre 2 ou 3 portables gratuits) (d’accord, j’arrête les parenthèses et retourne à mon sujet).

Je tape le 0000. Bingo, ça fonctionne !
Je manipule péniblement l’objet (mémé, toujours) trouve enfin le Corneback dans le répertoire, et l’appelle.
Les 85 secondes sont passées depuis 3000 ans, mais rien n’a explosé.
Ca sonne dans le vide. Je vais raccrocher, lorsqu’à la 5ème sonnerie, le message vocal d’une femme se fait entendre :
« Vous avez été activé. Tenez vous prêt. Attendez les instructions. »
Oh purée, ça y est, mémé est agent secret !

Suite demain

13/05/2012

Le retour de Gaston Lagaffe

gaston-bureau-gaffes-gros.jpgCoucou ya quelqu’un ?
J’étais à la cambrousse dans mon trou perdu sans Internet. D’ailleurs je reviens ici et la connexion foire par intermittence, ou ne fonctionne pas des jours entiers. Sans doute parce que j’ai frit, j’ai rien compris.

Mon boulot pourri était enfin achevé (je faisais des petites croix sur le calendrier, comme un prisonnier sur les murs de sa geôle). Mes quatre collègues embauchés en même temps que moi se réjouissaient :
« J’ai JAMAIS fait un travail aussi nul et mal rémunéré !
-    Oui mais c’est pas sûr que l’intérim nous trouve autre chose !
-    Ca ne peut pas être pire ! On ne peut pas être moins payés ailleurs, vu qu’on est au smic, sans aucun avantage à côté, même pas d’indemnités repas… »

Pourtant, une semaine avant la fin de mon contrat, le DRH me dit :
« Comme on a encore du travail, on va garder une seule personne. On a sélectionné celle qui avait le plus fourni d’effort, et c’est vous. Vous êtes contente hein ?
Moi qui bosse le plus ? ! Mes collègues ne foutaient vraiment rien ! (Bientôt sur vos écrans : la saga « la folie des glandeurs », j’ai déjà écrit 5 chapitres).
J’ai envie de lui répondre: « Attendez, je téléphone à l’agence d’intérim girlpower pour savoir s’ils n’ont rien de mieux à me proposer », mais je n’ose pas.
- Bon le travail n’est pas terrible (c’est le chef lui-même qui le dit hein !) mais c’est toujours ça…
- Et ce serait pour combien de temps ?
- Pour deux mois, mais vous pouvez prendre une pause, le travail n’est pas urgent,  je sais qu’il est difficile, faut souffler un peu... (Pourquoi tant de sympathie ? J’étais à deux doigts de lui demander des congés payés et de me payer le train. Il ne trouve personne d’autre à embaucher ou quoi ?)
-Je peux prendre combien de temps ?
-Autant que vous voulez ! Une semaine, 15 jours… Vous revenez quand ça vous chante ! »

gaston mange.gifEn mai, fait ce qu’il te plaît. Je suis donc partie longtemps… Puis j’ai calculé que dans ma cambrousse, ma mère me nourrissait très bien et gratos (j’ai enfin pu remanger de la viande régulièrement) (et des gâteaux maison) (j’ai pris deux kilos) (un estomac sur pattes ne peut résister aux tiramisu, tarte au citron meringuée, brioche à la praline.) Je ne dépensais quasiment rien (pour vous dire, j’ai oublié le code de ma carte de retrait !)
Bien évidemment, il a plu tous les jours, mais je me suis obstinée à me balader quand même dans la cambrousse (« mais si regarde, un rayon de soleil ! ») Je finissais 500 mètres plus loin par m’abriter sous les cabanes pendant les averses de grêle (« nan mais ça va pas durer… »). Effectivement l’anticyclone est enfin arrivé, 15 jours après, deux heures avant mon départ, avec 30 degrés et grand ciel bleu.
J’ai décidé d’aller me promener, même si je risquais de rater mon train, le dernier de la journée (j’avais tellement hâte de retourner bosser le lendemain). Je n’étais pas la seule visiblement à vouloir profiter de la chaleur.

gaston_lagaffe_campagne.jpgAprès 10 mètres dans l’herbe haute, une couleuvre est sortie pour me siffler dessus. Je suis repartie en hurlant dans le sens inverse « haaaaa un serpeeeent !!!! » prête a courir jusqu'à mon train 15 km plus loin (idée pour vous remettre au sport : mettez un monstre derrière vous). Mais mon frère a rigolé : « c’est rien, il suffit de taper des pieds pour les faire fuir ! » Indiana Jones s’est taillé un chemin dans la jungle hostile à l’aide de son fouet bâton. Je n’ai pas voulu faire la chochotte et je l’ai suivi. On a encore croisé une couleuvre et j’ai entendu plusieurs fois des glissements derrière mes pieds. Brr.
J’ai pensé trouver refuge dans les bois, sans compter sur nos autres amis les tiques, qui se laissent tomber des branches pour s’accrocher au cou des passants, leur sucer le sang et éventuellement leur refiler la terrifiante maladie de Lyme.
Après avoir scruté et tapé le sol pendant deux kilomètres à l’aller, j’ai donc guetté le ciel, les bras repliés sur la tête pendant les deux kilomètres du retour. Pour faciliter la tâche, beaucoup de branches étaient arrachées et nous frôlaient les cheveux, à cause de la grande tempête que la région a subie (le vent a détaché la gouttière du toit et ma chambre est située juste en dessous. J’ai déménagé à deux heures du matin en réveillant toute la famille : « le ciel me tombe sur la tête ! »)

gaston tortue.jpgHostile la nature. Enfin, je préfère toujours affronter les serpents et les tiques que la vie parisienne. Je n’avais même pas posé les pieds à Paris, que la voyageuse devant moi, s’apprêtant à passer la porte du train, me regarde d’un air méchant et me crie : « roh ça va hein !
-Meuh ?
-Oui ben vous voyez bien que je descends !
- M'enfin, je n’ai rien dit !
Elle s’énerve :-mais c’est pas possible ces gens, j’en ai marre !
Je jette un coup d’œil interrogateur pour voir si quelqu’un a compris la scène, mais les autres me répondent d’un regard blasé. Ils voient ça tous les jours. Un homme peste « bon on peut descendre ?! » et la femme se met à hurler de plus belle en gesticulant, bouchant la seule issue. Un type la pousse violemment et se faufile par la sortie, renversant les bagages de la femme, qui reste interdite. Les autres voyageurs le suivent. Comme je ne veux pas sortir lâchement, je relève brièvement une des valises de la femme, mais au lieu de me remercier elle m’arrache l'objet des mains. Elle a dû penser que j’allais le voler.

Le lendemain matin, je retrouve la joie du métro bondé aux heures de pointe, où chacun se rue sur les places libres comme si des billets de 200 euros étaient posés dessus. Une station avant mon arrêt, j’entends la voix automatique : « en raison d’un incident technique… » J’arrive donc avec 20 bonnes minutes de retard pour mon premier jour de boulot.

En poussant la porte de l’open space, les collègues me lancent :
-T’es enfin de retour, c’est pas trop tôt !
- Je vous ai manqué ? C’est vrai sans moi ya plus d’ambiance !
Le chef me lance un sale œil. Il n’apprécie pas vraiment mon humour ni mes chansons. (Ce qui fait que j’en rajoute toujours trois couches.)
 - Tu nous as pas ramenés le soleil !
- T’as apporté quelque chose à manger?
-Non pourquoi ?
- Ah ben sympa ! Moi j’étais en Bretagne la semaine dernière et j’ai ramené des galettes !
- Et moi j’ai aussi fait le pont et j’ai ramené du far breton !
- Je repars si vous voulez ! Pour ramener un saucisson de Lyon?
- c’est nul… »

gaston gaffophone.jpgJe m’installe devant mon écran. Quand j’écris mes deux mots de passe, l’ordinateur énonce un gros BIP de mécontentement.
Au bout du sixième bip, le chef soupire. Je peux lire très clairement ses pensées : « on a eu 15 jours de tranquillité, mais ça y est Gaston Lagaffe est revenu et me soule dès la première minute… »
Je tente un timide : -Euh… je crois que j’ai oublié mes codes d’accès…
Prunelle se lève comme s’il portait toute la misère du monde (il m’a déjà sur le dos) et s’approche de mon écran. Il a vite compris que j’étais une mémé face aux nouvelles technologies : le premier jour de boulot, je n’ai pas su allumer l’ordinateur. Je ne connaissais pas ces unités centrales qui se collent sous l’écran ! Mémé possède un ordi vieux de 8 ans qui fait le bruit d’une locomotive du Far west et met deux plombes à démarrer.

- Vous avez peut-être appuyé sur la touche des majuscules?
Très fière de ma gaffe : - Ah non non, j’ai tout simplement oublié mon mot de passe, hihi !
Quelle idée aussi de nous imposer des codes secrets impossibles à retenir, à base de suite de lettres et chiffres incompréhensibles comme XbKj-3_487gv.
-Vous ne l’avez pas noté sur le carnet qu’on vous a donné ?
-euh… je l’ai oublié aussi.. (bonjour ! je viens au boulot les mains dans les poches ! mais je n’ai pas oublié le plus important : mon casse-croûte.)
J’entends nettement Fantasio grincer des dents : -bon, je vais téléphoner à l’informaticien …
gaston prunelle.jpgComme d’habitude, toujours les pieds dans le plat, je fais de l’humour: - haha, je crois que j’ai encore besoin de vacances ! » (En fait je suis aussi rouge de honte et des gouttes perlent sur mon front)
Pendant la récupération du mot de passe, comme je n’ai rien d’autre à faire que d’attendre, j’ose poser la question qui me taraude :
-et sinon, rassurez-moi, ici, le lundi de Pentecôte est bien férié? »
J'imagine Prunelle grommeler "rogntjdjû". Un jour je le dériderai, si si.

Le soir, comme j’ai perdu une heure de travail entre le métro bloqué et le mot de passe d’ordinateur oublié, je dois logiquement bosser plus longtemps. Il ne reste plus que moi et le chef. Ce dernier met sa veste: « Vous fermerez la porte à clé quand vous partirez !
-    Ah… c’est que… j’ai aussi oublié les clés du bureau… »


Je pense que le chef va m’offrir un billet pour Lyon sans le retour.

 

Et vous, vous avez fait le pont ? Bientôt les vacances ?


16/10/2011

La rubrique nécrologique et les films de la semaine : Steve Jobs, Woody Allen, Thelma et Louise, Boisset

pomme magritte.jpgDans la rubrique nécrologique de la semaine… dernière, la mort de Steve jobs, le fondateur d’Apple (inc) a suscité l’émoi.
Pour mémé nulle en nouvelle technologie, Apple (corp) désigne plutôt l’entreprise crée par les Beatles, dont le logo s’inspire de la toile Le fils de l’homme (voir image). Cette œuvre surréaliste est signée Magritte, le peintre préféré de McCartney.

beatles pomme.jpgPour Steve Jobs, les nombreux reportages télés montraient  la foule pleurant devant les Apple store, déposant des cierges et des affiches « God is dead ». Comme l’a dit un journaliste, « voir qu’il y a une telle dévotion, à la limite du culte, pour un téléphone et son fondateur, je n’ai pas l’impression que ce soit le signe d’une société qui va très bien ».

Vous savez ce que je pense de l’ultra consommation et de la mode. J’ai dû me résoudre à acheter un téléphone portable en 2007 pour le travail (les agences d’intérim prenaient quelqu’un d’autre si je ne décrochais pas dans la minute). Beaucoup se moquent de mon « vieil » appareil démodé (il n’a que 4 ans !!! dans quel monde vit-on ?)
apple-think-different.jpgIl fonctionne toujours, je ne vois pas pourquoi je m’en séparerais. Un téléphone, comme son nom l’indique, sert à téléphoner, je n’ai donc pas besoin des 100 000 applications payantes d’un i-phone. Je passe déjà des heures chez moi sur Internet, si je dois également être connectée partout, ma vie serait impossible, je vivrais dans le virtuel. De plus, avec les 22 000 points cumulés avec mon opérateur, le jour où mon portable ne fonctionnera plus, je n’aurai logiquement rien à débourser pour le remplacer. La panne ne saurait tarder puisque aujourd’hui, avec l’obsolescence programmée, les appareils ont une durée de vie limitée ou ne sont pas réparables, pour forcer à la consommation (mais les gens en sont ravis et se ruent dans les apple store pour acquérir la toute dernière nouveauté, qui sera pourtant remplacée deux mois plus tard).
Comme disent les Guignols : « Steve Jobs, il rend indispensable ce dont vous n’avez pas besoin ».

vicky-cristina-barcelona-ost.jpgCette semaine à la télé, pas grand-chose à se mettre sous la dent.
Ce soir sur France 2, je regarderai comme toujours le Woody Allen, Vicky Cristina Barcelona. Le cinéaste sort un film par an depuis 1970. Ses oeuvres sont parfois trop bavardes, redondantes, avec les mêmes histoires, les mêmes personnages : on a l’impression que les riches artistes représentent 90 % de la population. Je vous avoue que je n’ai pas encore vu celui-ci, je l’ai raté au ciné et espérais me rattraper sur canal, mais la chaîne ne l’a pas diffusé. Je ne peux donc pas dire ce que j’en pense, mais visiblement la presse a apprécié ce marivaudage très sensuel. On y voit les trois bombes Scarlett Johansson, Pénélope Cruz et Rebecca Hall, se disputant les faveurs de…Javier Bardem... (dans la vraie vie, Pénélope Cruz a remporté la bataille)

 bardem pas biutiful.jpg« Cherchez l’erreur ». Je sais que beaucoup trouve cet acteur sexy, très « mâle, animal », mais justement, selon moi il a le physique grossier d’un taureau et je ne suis pas zoophile (voir la photo pas biutiful du tout). J’aurais certainement du mal à être envoûtée par les scènes de passion avec la bête l’acteur. Dans la même famille des bovidés, encore pire, un autre acteur affreux porte bien son nom : Benicio del toro (il est vraiment pas beau). (Il a son équivalent français : Benjamin Biolay)

sawyer.jpgPour incarner un personnage qui déchaîne les passions, Allen aurait pu choisir Sawyer♥♥♥ de Lost, Michael Fassbender,♥♥♥ James Franco♥♥♥!
Jeudi, France 3 propose à 23 heures Thelma et Louise de Ridley Scott (Alien, Gladiator, Blade runner…). Deux copines s’ennuyant dans leur couple décident de partir ensemble en weekend. Leur soif de liberté sera vite contrariée par l’agression d’un homme… Ce film « féministe » offre la reconnaissance à Brad Pitt, dans un rôle d’auto-stoppeur sexy (tiens, je l’ai oublié dans ma liste ci-dessus).

juge fayard.jpgCôté documentaire, je ne raterai pas lundi sur France 3 « 12 balles dans la peau pour Pierre Laval » car il est réalisé par Yves Boisset. Le réalisateur acerbe des excellents films Dupont Lajoie, et Le juge fayard dit le shériff (avec Patriiick Dewaere♥♥♥) a livré également de remarquables documentaires : je me souviens encore très bien du Pantalon (en 1997) sur les fusillés pour l’exemple pendant la guerre de 14, des Mystères sanglants de l’OTS, de la bataille d’Alger, des affaires Seznec, Dreyfus et Salengro …

Si vous captez canal, je vous conseille lundi la série sulfureuse Borgia.

Et vous, appréciez-vous ces films ? Que pensez-vous de l’émotion autour de la mort de Steve Jobs ? Trouvez -vous Javier Bardem séduisant ?


12/04/2011

Quel est votre âge intérieur ?

Etre_vieux le chat.jpgJ’ai fait un test psychologique. Je n’en n’avais pas lu depuis la bonne vieille époque du magazine 20 ans (avant 2003, quand les articles étaient intéressants).
Quel sujet m’a motivé pour me replonger dans le bain ? : « Quel est votre âge intérieur ». J’allais enfin savoir si je mérite le surnom de mémé.
Vu mes réponses, je pensais sincèrement que le test allait me révéler cette tranche d’âge : « entre 6 et 10 ans, l’âge de la spontanéité. » Arrêtez de grogner "j’ai faim! " et de couiner quand vous voyez des gentils n’animaux ».

Résultat : j’ai obtenu le plus vieil âge proposé : entre 50 et 60 ans. Je ne comprends pas. (Au moment où je commence à écrire, je bois une tisane : il est minuit, je fais tous les soirs mon petit rituel « nuit tranquille » en espérant couillonnement qu’une fois ça va fonctionner, mais mes nuits ne sont jamais sereines. Je vais me plaindre au gros éléphant.)
Mis à part ce détail de tisane, de petites habitudes, d’incompréhension et décalage face aux nouveautés et surtout aux technologies, (je le maintiens, ce sont des DETAILS) je ne comprends vraiment pas pourquoi je suis une mémé. Je ne me retrouve pas particulièrement dans la description : « âge de la sagesse » (ouarf ouarf)

 « Votre dose de stress, d'incertitude et de crainte s'en trouve donc fortement diminuée » (OUARF OUARF OUARF).
Ma « dose de stress est diminuée »,  mais pourquoi ? Parce que : « Vous n'essayez pas d'atteindre un objectif à tout prix. » « Vous ne gaspillez pas votre énergie à lutter pas contre les évènements. » « Vous attendez que les choses viennent, à leur rythme, sans chercher à intervenir... » « Vous pensez que l'on finit par trouver en ne cherchant plus. ».

Ah ben oui, c’est ça en fait, j’attends. J’attends que le Pôle Emploi me verse mes allocations. J’attends qu’on me donne un boulot. (N’empêche, pour le dernier, je n’avais pas postulé, c’est l’employeur qui m’a téléphoné. On ne sait jamais, le miracle peut se reproduire).
Je risque d’attendre longtemps… Pas sûre que ce soit ça, la sagesse ?

Bon, j’exagère, je n’attends pas sans rien faire. Aujourd’hui, j’ai encore envoyé beaucoup de lettres de motivation. A force de copier coller ma formule de politesse en bas de page, je me suis trompée. C’est bête, j’avais pourtant bien peaufiné mon texte, mais monsieur Paul n'appréciera peut-être pas la toute dernière phrase, où je l'appelle "madame".
J’ai failli commettre une autre bourde : j’ai ouvert sur deux onglets ma messagerie perso (qui me sert à demander un travail) et ma messagerie Papillote (où mes millions de fans me réclament des autographes). En cliquant sur la boîte perso, hotmail s’est déconnecté pour se mettre sur celle du blog. Heureusement cette fois je m’en suis rendue compte, et pour cet emploi qui exige le plus grand sérieux, « rigueur et sens des responsabilités », monsieur Paul n’a pas reçu une réponse  des «incroyables aventures de Papillote, le blog qui a mal partout ».

Ces petites erreurs m’ont donné une bonne excuse : mémé a besoin de repos et peut arrêter de chercher pour aujourd’hui. En plus maintenant c’est l’heure de la sieste. Mémé s’est couchée tard cette nuit, elle a déblatéré pendant des heures sur le bon vieux temps avec sa meilleure amie :
« Tu te rappelles après le cours de théâtre, quand tu te baladais dans la rue avec ta fausse moustache en chantant « je suis un homme ? »  Les vieux qui jouaient à la pétanque étaient morts de rire ! » (j’ai pas évolué, 15 ans après je chante régulièrement cette chanson)
- Et je t’ai dit que mon neveu a 19 ans ? Ça nous rajeunit pas ! »

Non, décidément, je ne comprends pas pourquoi le test me révèle que mon âge intérieur est 50/60 ans.

Et vous, avec ce test, quel est votre âge intérieur ?

10/03/2011

Spéléologie à la bibliothèque

gaston labyrinthe livres.jpg"Faut pas pleurer, t’es le plus fort, il faut serrer les poings très fort, il est parti, le 8 mars, depuis tu dis, il revient quand..Canal+ !
Pour préparer ma contre-attaque, je téléphone à mon frère qui a rencontré des problèmes aussi avec le passage au numérique. Il m’informe qu’il a lu un cas similaire au mien dans le courrier des lecteurs du magazine UFC que choisir: « un homme a dû capter Canal par le câble et la chaîne a enlevé son offre promotionnelle (que j’ai) pour lui faire payer le prix fort. (ce qu’ils veulent me faire). Il a porté plainte et gagné des dommages et intérêts ! Par contre le magazine date de janvier je crois, il ne doit plus être en kiosque… »

Youpi ! Je ne veux pas en arriver jusqu’au procès, mais retrouver cet article et citer les arguments m’aiderait beaucoup pour me défendre ! Je pourrai rappeler Canal en disant « selon le jugement trucmuche et la loi bidule, vous n’avez pas le droit de… »
Je cours à la bibliothèque pour trouver le magazine. Je fouille, mars, février, décembre... Tous les numéros depuis 2008 sont disponibles, SAUF celui de janvier 2011. Evidemment.

Je vais voir une documentaliste :
« Est-il possible de voir si ce numéro a été emprunté ?
-Oui bien sûr, je fais une recherche sur mon ordi, j’en ai pour une minute.
5 minutes plus tard : en fait on vient juste de changer les méthodes de classification, je ne les maîtrise pas encore, et en plus les deux personnes qui s’occupent des magazines sont exceptionnellement toutes les deux absentes aujourd’hui, vous n’avez pas de chance…
-oui, on me le dit souvent…
- Attendez je vais me renseigner …
5 minutes plus tard : voilà, je vais plutôt faire comme si…
5 minutes plus tard : Euh… Je ne comprends pas, ça ne fonctionne pas…
Moi : - c’est pas grave, je vais aller dans les autres bibliothèques…
Documentaliste : -oh ben non quand même, vous n’allez pas vous déplacez partout pour rien ! Je vais bien finir par trouver !
5 minutes plus tard : ah voilà, j’ai trouvé… oh ! Désolée il y a un bug ! Décidément !
La dame est très gentille et passe 20 minutes sur mon cas. Pour rien.
- Allez à la bibliothèque à 2 km d’ici, ils auront votre magazine, c’est sûr, il n’y a jamais personne… »

gaston livre biblio.jpgJe vais donc dans la deuxième bibliothèque. Il a tellement de monde que je ne parviens pas à atteindre les rayonnages… Coincée entre deux types qui lisent debout contre le présentoir, puisqu’il ne reste plus de places assises, je constate encore qu’il manque le numéro de janvier.
Je vais me renseigner auprès d’un bibliothécaire :

Documentaliste : « ouh là, ça va être long et compliqué parce qu’on vient de passer à une nouvelle méthode...
Moi : - Je sais…
5 minutes plus tard : oh ! l’ordi a bugué…
Je ne m’étonne plus de rien…
5 minutes plus tard : ah voilà, j’ai trouvé ! Je ne comprends pas, le magazine devrait être là ? Il doit être mal rangé ? "

gaston spéléologue.jpgJe m’apprête à affronter la trentaine de casiers, le millier de magazine. Et surtout les dix personnes qui en bloquent l’accès, appuyées sur les présentoirs. Il me faudrait une torche de spéléologue, une bouteille d’oxygène et une ration alimentaire pour trois jours. Ah là, sous le bras du type, je vois un espace dans lequel me faufiler… Et  cette femme, quand elle bouge sa jambe je peux accéder à un casier… Décidément les gens ne paraissent pas disposés à me laisser une place.
Je bégaie : « excusez-moi, je voudrais regarder ces journaux…» Le Cerbère ne bouge pas d’un pouce. Je heurte son magazine et le ferme malencontreusement  :"oups pardon !" Cerbère me regarde d’un œil méchant (je peux vous retrouver la page si vous voulez ? c’était celle sur  : « la gentillesse. 10 points forts à développer ») J’accède enfin à la pile convoitée (celle de 60 millions de consommateurs, située contre celle de que choisir, avec un peu de chance (chance, moi ? ouah ah ah) quelqu’un a confondu les deux journaux).

gaston biblio foutoir.jpgJe vais vite car je ne veux pas déranger les personnes debout, et bien entendu, je fais tomber toute la pile. Tous les magazines se retrouvent par terre, pliés, retournés, déchirés… Tous les regards se tournent vers moi. Je profite de ma position (pliée en deux à ramasser les miettes) pour observer par en-dessous les titres des magazines que les personnes lisent. Les cerbères se sentent observés, lèvent les yeux et me fixent d’un regard peu aimable qui signifie « qu’est ce que tu veux encore ? »

J’abandonne et vais vérifier les casiers éloignés, où personne ne s’adosse. Quand j’ouvre les casiers, les portes retombent brusquement dans un grand bruit métallique qui fait sursauter tout le monde. Au bout du troisième shpong, un Cerbère soupire d’exaspération. Tous les lecteurs lèvent encore les yeux de leur magazine et me fixent. Rouge de honte, je bats en retraite. Je traverse la salle pour sortir, je passe devant tout le monde et j’en profite quand même pour regarder une dernière fois le titre des magazines que les gens lisent, pliée en deux pour pouvoir lire par-dessous. Je sors (sous les huées et les tomates pourries)

J’ose y retourner demain pour faire une dernière recherche ? Ou alors j’affronte Canal + sans arguments solides ? En attendant, je paie mon abonnement pour rien et je rate mes programmes favoris (ce soir le dernier épisode de Damages et les premiers de Dexter, raaah !)

Et pour répondre à Antiblues, si je regarde Canal+ le matin et le soir, je passe mes après-midis à chercher du travail. Dernière annonce poilante : 20 ANS d'expérience exigés. Oui, 20 ANS. Au moins ça fait du boulot pour les seniors.

Quiz on connaît la chanson : quel est le titre cité dans la première phrase ? Qui est le chanteur ?

09/03/2011

Reviens ! On va vivre la main dans la main...

shadock tête.jpg...Ou plutôt la télécommande dans la main. Suite du billet d'hier : comme je ne capte plus canal + à cause du passage au numérique, je téléphone encore au service technique (28 minutes en tout, à 34 centimes la minute). La conseillère me propose une solution miracle : au lieu de passer par l’antenne râteau de l’immeuble, je passe par l’ADSL, ma box internet.
Ô joie ! Je suis sauvée !

Conseillère canal + : « Par contre c’est plus cher, parce que vous avez deux chaînes supplémentaires.
Une augmentation de 10, 20, 30, ou pire, 50 % ? Non, carrément l’inimaginable : 75 % ! Quasiment le double !
Assommée par le coup de massue, je m’assois : - nan… mais c’est pas possible…  je n'en veux pas de vos deux chaînes en plus ! »

Je suis déjà accro, je passe déjà mon temps devant canal, je voudrais tout regarder et je n’y arrive pas, si j’ai deux chaînes en plus, j’y passe mes nuits ! On ne propose pas un gâteau à une boulimique, pas de  vin à un alcoolique !
Conseillère : - C’est impossible, soit vous avez tout, soit rien.
Moi : - Mais je suis au chômage.. J’ai déjà des difficultés financières… je ne peux pas me permettre de dépenser le double ! C’est un budget considérable !
Conseillère : - désolée on ne peut rien faire (décidément, après le Pôle emploi et l'assistante sociale, ils me disent tous ça)
Elle ne cesse de me répéter : L’abonnement passe à 35 euros. Vous avez bien compris ?
Son insistance sur cette dernière phrase signifie peut-être pour elle « vous avez bien compris ? Vous acceptez nos conditions ? » Alors que, lorsque je réponds à chaque fois « oui », je ne veux pas dire que je suis d’accord, mais que j’ai bien compris.. qu’ils voulaient m’entuber.
Conseillère : -vous souhaitez réfléchir peut-être ?
- oui… »

passage au numérique,musique,beatles,mccartney,shadoksBon, c’est tout réfléchi. Je suis une droguée, je ne peux pas me passer de ma drogue. Il va falloir que je raque. Je pourrais dire que je vais essayer de diminuer mon budget bouffe pour compenser la perte d’argent et pour enfin perdre les 5 kilos pris à force de me goinfrer de chocolat, mais c’est un doux rêve.

Je pourrais aussi télécharger les films illégalement, mais ce n’est pas bien. Je ne suis pas consumériste, j’achète rarement des fringues, jamais de gadgets, mais je culpabilise de ne pas dépenser pour la culture : je loue mes livres gratuitement à la bibliothèque et j’écoute de la musique sur you tube. Alors, j'apportais un peu ma contribution avec mon abonnement à canal. Je veux bien donner des sous à l’industrie du cinéma pour pouvoir visionner de bons films.

Je pourrais aussi me désabonner et prendre une carte de cinéma illimitée. Le nouvel abonnement que me propose canal coûte exactement le prix d’un abonnement au cinéma pour deux personnes… Mais je suis trop accro à mon film du matin dans mon lit et au film du soir chez moi sur le canapé. De toute façon, je suis abonnée jusqu’en août, je ne vais pas continuer à payer sans recevoir la chaîne. Il va bien falloir que je raque.

N’empêche, mon cher Canal+ me déçoit beaucoup… Une si belle histoire d’amour de 14 ans… Bien sûr, je l’ai un peu trompé avec Arte et d’autres chaînes… Comment ose t-il me faire ça à moi, qui l’ai toujours soutenu et fais sa promotion ici ?
Désolée, mais vous admettrez que je suis encore obligée de sortir mon  hymne :
 « nous, c’est une illusion qui meurt »…
Ou alors je peux aussi chanter McCartney♥ : Why, tell me why, did you not treat me right ?"
I'm looking through you, where did you go
I thought I knew you, what did I know
You don't look different, but you have changed
I'm looking through you, you're not the same !!!"

Puis je réfléchis : hé ! Mais mon abonnement est pour une somme précise, pour un nombre de chaînes précis, canal + s’est engagé là-dessus pour un an ! Ils n’ont pas le droit de changer mon abonnement comme ça ! D’accord, le décodeur fonctionne, le problème ne vient pas d’eux mais de l’antenne, mais ce n’est pas de ma faute si on est passé au numérique et si le syndic de l’immeuble ne veut pas payer pour faire les modifications ! Je ne vais pas me laisser faire, nan mais ho !
Je prépare ma tenue de combat. Enfin j’essaie…

Si vous avez des conseils, je veux bien les recevoir !