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07/08/2015

La peur : places de cinéma et livre à gagner

peur affiche.jpgGabriel, jeune conscrit, rejoint le front en 1914. Il va vivre l’enfer des tranchées, et connaitre la peur qui ravage tous les soldats. Sorti vivant de cette terrible expérience, pleine de fureur et de sang, il va découvrir sa propre humanité. Voir bande annonce en lien.

LA PEUR est tiré du récit autobiographique de Gabriel Chevallier. Sorti en 1930, le livre est interdit 9 ans plus tard en raison de la prochaine guerre qui se prépare, comme l’explique l’auteur : « Quand la guerre est là, ce n'est plus le moment d'avertir les gens qu'il s'agit d'une sinistre aventure aux conséquences imprévisibles. »
« On enseignait dans ma jeunesse que la guerre était moralisatrice, purificatrice et rédemptrice. On a vu quels prolongements ont eu ces turlutaines : marché noir, délations, tortures, tuberculose, typhus, terreur, sadisme et famine. De l'héroïsme, d'accord. Mais l'exceptionnelle proportion d'héroïsme ne rachète pas l'immensité du mal. 
(…) La grande nouveauté de ce livre, dont le titre était un défi, c'est qu'on y disait : j'ai peur. Dans les “livres de guerre” que j'avais pu lire, on faisait bien parfois mention de la peur, mais il s'agissait de celle des autres. L'auteur était un personnage flegmatique, si occupé à prendre des notes, qu'il faisait tranquillement risette aux obus. »

cinéma, littérature, guerre de 14, Gabriel Chevallier, fusillés pour l'exempleLe film de Damien Odoul inspiré du livre a reçu le prix Jean Vigo. Les personnages sont interprétés par des acteurs inconnus au bataillon, cas de le dire : « Pierre-Martial Gaillard est un cuistot grenoblois, il n'avait jamais vu une caméra de sa vie ! »

Les récits et documentaires liés à la première guerre sont primordiaux : ici, l’étonnant documentaire « mourir pour la patrie, de l’école aux tranchées » l’exposition sur les fusillés pour l’exemple, les livres de témoignages, Paroles de poilus etc… Tous nos ancêtres ont été marqués par la guerre et nous ont transmis inconsciemment leur peur paraît-il. Je n’ai pas eu le temps ou le courage d’interroger mes grands-parents quand je le pouvais encore, mais je sais par exemple que mes deux grands-mères ont perdu leur père très jeunes pendant la guerre de 14, que l’on a jamais retrouvé le corps pulvérisé par un obus de l’un, et que l’autre est mort dans une contrée lointaine et inconnue à ces gens qui n’avaient jamais quitté leur village. Sur le monument aux morts, on compte des fratries entières décimées, d’innombrables noms qui m’impressionnaient lorsque j’étais enfant.

cinéma, littérature, guerre de 14, Gabriel Chevallier, fusillés pour l'exempleC’est pour ce devoir de mémoire essentiel que je vous invite grandement à voir le film de Damien Odoul et lire le livre de Gabriel Chevallier, LA PEUR. Justement, LE PACTE vous propose 4X2 places et un livre à gagner. Pour cela, il suffit de répondre à cette question :
- Quel prix le film de Damien Odoul a-t-il reçu ?
Envoyez vos réponses, avec vos noms et coordonnées postales, par le lien « me contacter » sous la photo du chat. Vous avez jusqu’à mercredi 12 août, date de la sortie du film en salles. Jeu qui se limite à la France métropolitaine.
A vous de jouer !

Autre raison de s’intéresser à cette histoire : Gabriel Chevallier était né à Lyon comme moi. Il a également écrit Clochemerle, roman satirique qui dénonce l’hypocrisie des habitants d’un village. Ce village n’étant autre que Vaux-en-Beaujolais, pas loin de chez moi ! Ah, ça donne envie de venir dans ma cambrousse hein ? 

 

20/10/2014

L'humour, mon arme préférée

Gaston Lagaffe- au bureau je suis indispensable.jpgJe n'ai pas raconté mes incroyables aventures inexistantes depuis longtemps, surtout celles liées au travail. Forcément, j'étais au chômage. Il est possible que miss Gaston Lagaffe revienne bientôt vous narrer ses formidables histoires, car figurez-vous, j'ai retrouvé un emploi !
J'ai réussi à rester discrète quelques jours, puis ma nature a vite repris le dessus. Grâce à ma maladresse légendaire, quelqu'un s'est déjà fait voler ses affaires sous mon nez et j'ai déjà failli tuer un collègue. Les autres employés ont soudain appris mon existence, puisque depuis, des collègues jusqu'alors inconnus viennent me voir en me disant "C'est toi qui a failli tuer Truc ?" En attendant de trouver le temps de vous raconter cette incroyable aventure (je bosse maintenant !) voici un extrait de livre que je trouve pertinent :

"Toutes ces mésaventures firent que je m’enfermais de plus en plus dans ma chambre et que je me mis à écrire pour de bon. Attaqué par le réel sur tous les fronts, refoulé de toutes parts, me heurtant partout à mes limites, je pris l’habitude de me réfugier dans un monde imaginaire et à y vivre, à travers les personnages que j’inventais, une vie pleine de sens, de justice et de compassion.

Instinctivement, sans influence littéraire apparente, je découvris l’humour, cette façon habile et entièrement satisfaisante de désamorcer le réel au moment où il va vous tomber dessus. L’humour a été pour moi, tout le long du chemin, un fraternel compagnonnage; je lui dois mes seuls instants véritables de triomphe sur l’adversité. Personne n’est jamais parvenu à m’arracher cette arme, et je la retourne d’autant plus volontiers contre moi-même, qu’à travers le « je » et le « moi », c’est à notre condition profonde que j’en ai. L’humour est une déclaration de dignité, une affirmation de la supériorité de l’homme sur ce qui lui arrive.

Certains de mes « amis », qui en sont totalement dépourvus, s’attristent à me voir, dans mes écrits, dans mes propos, tourner contre moi-même cette arme essentielle ; ils parlent, ces renseignés, de masochisme, de haine de soi-même, ou même, lorsque je mêle à ces jeux libérateurs ceux qui me sont proches, d’exhibitionnisme et de muflerie. Je les plains. La réalité est que « je » n’existe pas, que le « moi » n’est jamais visé, mais seulement franchi, lorsque je tourne contre lui mon arme préférée ; c’est à la situation humaine que je m’en prends, à travers toutes ses incarnations éphémères, c’est à une condition qui nous fut imposée de l’extérieur, à une loi qui nous fut dictée par des forces obscures comme une quelconque loi de Nuremberg.

Dans les rapports humains, ce malentendu fut pour moi une source constante de solitude, car, rien ne vous isole plus que de tendre la main fraternelle de l’humour à ceux qui, à cet égard, sont plus manchots que les pingouins. »

Romain Gary, La promesse de l’aube

Tout cela me rappelle quelqu'un...

P.S : La personne que j'ai soi-disant failli tuer manque cruellement d'humour. (Je ne comprends pas, j'ai trouvé ça très drôle moi...)

16/06/2014

Quiz littérature, les résultats

quiz culture générale, littérature1 ) Associez les auteurs suivants à leur œuvre :
1) Louis-Ferdinand Céline                                   a) D’un château à l’autre
2) Jean-Paul Sartre                                            b) Les mémoires d’Hadrien
3) Albert Camus                                                c) Le mur
4) Marguerite Yourcenar                                     d) La chute
Réponse : 1 a – 2c – 3 d – 4b

2) « Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit. »
Qui est l’auteur de ces vers?
a) Guillaume Apollinaire
b) Arthur Rimbaud
c) Paul Verlaine
d) Stéphane Mallarmé
2 bis : Quel est le titre du poème ?
Réponse b : Arthur Rimbaud, Le dormeur du val

3) Quelle est la fable que La Fontaine n’a pas écrite ?
a) La génisse, la chèvre et la brebis
b) L’âne et le chien
c) Les deux lions
d) L'hirondelle et les petits oiseaux
Réponse c : Les deux lions. Le livre donne la réponse a, mais après vérification, ce serait la c !

4) Qui a dit « L’art est un mensonge qui nous permet d’approcher la vérité » ?

a)      Renoir

b)      Hegel

c)       Picasso

d)      Cocteau

bis : Citez l’une de ses œuvres

c) Picasso : Guernica, Les demoiselles d’Avignon, L’enfant à la colombe…

5) Écrivain né à Nîmes en 1840, il obtient la notoriété par la publication en 1858 de son premier ouvrage, le recueil de vers Les amoureuses. Lancé dans la carrière littéraire, il collabore à de nombreux journaux. Ses œuvres inspirées de la Provence sont encore aujourd’hui célèbres telles que Tartarin de Tarascon et Le petit chose. De qui s’agit-il ?

a)      Marcel Pagnol

b)      Jean Giono

c)       Frédéric Mistral

d)      Alphonse Daudet

Réponse d : Alphonse Daudet

6) A quel genre littéraire appartiennent les œuvres ci-après : La planète des singes de Pierre Boulle, La nuit des temps de René Barjavel et Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley ?
a) Le roman noir
b) Le roman d’anticipation
c) Le roman d’aventures
d) Le roman historique
6 bis : Citez une appellation différente pour ce genre
Réponse b : Le roman d’anticipation, aussi appelé science-fiction depuis 1925.

7) De qui est amoureux Cyrano de Bergerac ?
a) Sa servante Roxane
b) Sa maîtresse Roxane
c) Sa patronne Roxane
d) Sa cousine Roxane
Réponse d : Sa cousine Roxane

8) Qui était François-Marie Arouet ?
a) Beaumarchais
b) Stendhal
c) Voltaire
d) Rabelais
8 bis : citez l’une de ses œuvres
Réponse c : Voltaire, qui a écrit Candide, Zadig, L’ingénu…

9) Quelle fut la première femme écrivain élue à l’Académie française ?
a) Marguerite Duras
b) Marguerite Yourcenar
c) Françoise Mallet-Joris
d) Nathalie Sarraute
Réponse b : Marguerite Yourcenar

10) Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie ! Noblesse, fortune, un rang, des places ; tout cela rend si fier ! Qu’avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus : du reste homme assez ordinaire ! Tandis que moi, morbleu ! Perdu dans la foule obscure, il m’a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu’on n’en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes. » Dans cet extrait du Mariage de Figaro, que dénonce l’auteur ?
a) Le pouvoir de l’argent
b) Les difficultés de la vie quotidienne
c) La bêtise des nobles
d) Les privilèges héréditaires
10 bis : Qui est l’auteur ?
Réponse d :  Beaumarchais

Questions extraites du livre de Jean-Michel Oullion, 2500 QCM de culture générale

Alors, vous aviez trouvé les bonnes réponses ?

03/05/2014

Libre, seul et assoupi, de Romain Monnery

libre seul et assoupi,romain monnery,pôle emploi,chômage,travailJe vous parlais hier du film Libre et assoupi, pour lequel vous pouvez toujours gagner des places de cinéma. Voici maintenant ma propre expérience et des extraits du livre dont le film est adapté :

Avant, j’étais comme le personnage de Bruno, à accepter n’importe quel boulot, et je postulais à tout (cliquez sur ces quelques liens, pour ceux qui n'ont pas suivi mes péripéties de chômeuse) J’ai enchaîné les emplois merdiques, mal payés, avec les collègues aigris, bêtes et méchants. J’ai vu des choses qui m’ont rendues malades (un porc qui tripote les gamines dans une école mais personne ne le signale à part moi « parce qu’on ne veut pas créer d’histoires », une femme qui maltraite ses enfants, etc…) Plutôt que de crever au boulot, j’ai décidé d’arrêter. Sois feignant, tu vivras longtemps. Aujourd’hui, je profite de mon chômage pour chercher enfin un travail qui me corresponde mieux, même si je ne rêve pas trop, je ne trouverai pas de boulot en rapport avec ma formation (cinéma). Même si dans 3 mois, je n’ai plus droit aux allocations, et que faute d’argent, je serai obligée de reprendre la longue suite des petits boulots en intérim. Et puis si les bac+5 prennent les emplois qui ne nécessitent aucun diplôme, comment font ceux qui n’ont même pas le bac ? Le boulot, y en a pas beaucoup, faut le laisser à ceux qui aiment ça. Sois feignant, tu vivras content

J’ai non seulement été affectée à des postes sans intérêt pour moi (aucune créativité), mais souvent aussi, parfaitement inutiles. La plupart du temps, je jouais le rôle d’intermédiaire entre deux personnes qui auraient pu communiquer directement. Ou je recopiais sur ordinateur des textes techniques incompréhensibles, des suites de chiffres écrits à la main par des types qui avaient la flemme d’allumer leur PC ou d’apprendre à s’en servir. Ou j’accueillais des gens dans un lieu où personne ne se présentait, etc. Franchement, je me sens plus utile à écrire un blog, faire connaître des films, des documentaires, des pièces de théâtre et des livres ! Si on pouvait m’embaucher pour ça !

Avant d’être un film, Libre et assoupi était d’abord un livre, devenu un peu ma nouvelle Bible. Ecrit par un Lyonnais de naissance (comme moi) de mon âge et dont le personnage me ressemble beaucoup, comme vous pouvez le constater : 

livre,littérature,libre seul et assoupi,romain monnery,pôle emploi,chômage,travailLibre, seul et assoupi de Romain Monnery, édition Le diable Vauvert : 

« J’étais un enfant de la génération précaire et très vite, je compris que viser un emploi dès la sortir de ma scolarité revenait à sauter d’un avion sans parachute. C’était brûler les étapes. Jeune diplômé comme on en trouvait des milliers sur le marché, j’étais de ceux à qui les entreprises disaient « sois stage et tais-toi ».  Les années 2000 étaient fièrement installées sur leur piédestal mais l’esclavage semblait toujours prospérer. (...)  Je pouvais toujours prendre un job alimentaire, plier des pulls chez gap ou vendre des big mac, mais bon sang, j’avais fait des études. Je choisis alors de faire un stage en le prenant pour ce qu’il n’était pas : un tremplin vers l’embauche.

« Trois mois s’étaient écoulés depuis mon 1er rendez-vous RMI (RSA désormais). Comme on me l’avait annoncé, je fus convoqué pour un nouvel entretien censé déterminer si, oui ou non, mon contrat méritait d’être renouvelé. C’était la règle du jeu. Retour à la case départ, comme au Monopoly. Alors, qu’avais-je fait durant ce laps de temps ? La question méritait d’être posée.

Selon les brefs calculs que j’avais effectués :

  • j’avais dormi + de 1000 heures (siestes comprises)
  • j’avais vu 72 films (pas que des bons)
  • j’avais passé 500 heures devant la télé (clips, pubs, séries)
  • j’avais lu 34 livres (que des poches)
  • je m’étais demandé 272 fois ce que j’allais faire de ma vie.

En somme, je n’avais pas perdu mon temps. Restait à voir si l’emploi de celui-ci serait du goût de la conseillère censée me recevoir, mais, très vite, je compris que non. En arrivant au rendez-vous, une petite femme à l’air sévère vint à ma rencontre. 

- Alors c’est vous le plaisantin ? (...) Je vais vous lire un extrait de la lettre de motivation que j’ai découverte en ouvrant votre dossier : « je n’ai rien contre l’idée de travailler du moment qu’on ne m’y oblige pas ». Vous pouvez me dire ce que ça signifie ? (...) Le problème, c’est que vous avez pris le rmi pour ce qu’il n’est pas : des vacances. » Je protestai comme je pus, arguant du fait que j’avais été à la bibliothèque quasiment tous les jours et que je m’étais cultivé dans l’optique de mon prochain travail (…) « C’est pour votre bien que je dis ça. Vous m’avez l’air de quelqu’un de sympathique, mais il serait temps de grandir. Dans la vie, on ne fait pas ce qu’on veut. Tenez moi par exemple, je voulais devenir danseuse étoile. Mais je ne viens pas au travail en tutu, vous comprenez ? Vous croyez sincèrement que ça m’amuse d’être là ? »

libre seul et assoupi,romain monnery,pôle emploi,chômage,travail« Je regardais dehors et me demandais alors à quoi ressemblerait le film tiré de ma vie. S’agirait-il d’un drame ? D’une comédie ? De science-fiction ? (…) Peut-être faisais-je fausse route. Peut-être qu’une vie n’avait rien à voir avec le cinéma. »

«  L’idée d’un livre me vint alors. (…) Je voulus me convaincre que j’avais trouvé ma raison d’être. Je m’imaginais sur les plateaux télé, parlant de moi, ma vie, mon œuvre et j’anticipais les critiques criant au génie (...) Je rêvais d’un grand livre au goût de madeleine qui se vendrait comme des petits pains mais, en attendant, je ne faisais rien. Comme d’habitude, je préférais penser aux conséquences plutôt que de me consacrer à l’action. Le poil que j’avais dans la main m’empêchait de m’y mettre. Je passais mon temps dans mon lit, l’ordinateur sur les genoux, le regard dans le vague, Internet en toile de fond. Malédiction de la technologie, ma connexion anéantissait tous mes efforts de concentration. Toutes les séries que je pouvais télécharger en un clic me donnaient mal à la tête. J’avais tellement de raisons de ne rien faire ! Je me familiarisais avec l’univers carcéral dans Oz, je m’initiais à la vie de famille aux cotés des Sopranos, je me prenais pour un cow-boy devant Deadwood et je sauvais le monde dans la peau de Jack Bauer. Toutes ces histoires m’empêchaient peut-être d’écrire la mienne mais elles me donnaient l’illusion d’en vivre par procuration. J’aurais pu continuer de la sorte pendant des jours mais j’avais atteint un seuil d’inaction qui remettait en cause mon statut de mammifère. Je ne me levais plus. La forme de mon corps s’était incrustée dans le matelas. J’étais devenu un invertébré, je ne faisais rien, je ne pensais plus. Internet s’en chargeait pour moi. »

Alors, certains jeunes se retrouvent dans ces extraits ? Si vous en voulez d’autres, j’en ai copié encore deux pages…

En faisant des recherches pour cet article, j’ai appris que Romain Monnery a sorti un nouveau livre : Le saut du requin. Je suis pourtant abonnée à sa page facebook depuis son premier roman, mais je ne l’avais pas vu ! Facebook n’affiche plus toutes les actualités. J’ai donc raté les organisations d’interview et rencontres avec l’auteur, quel dommage… mais je m’empresse de lire le nouveau livre et je vous en parlerai… surtout que le personnage principal ressemble à Ignatus, le héros de La conjuration des imbéciles, mon roman préféré. Et que Romain Monnery revendique Philippe Jaenada comme référence.

J’ai lu ici une de ses interview qui conforte nos points communs :

- Que réponds-tu quand on te demande ce que tu fais dans la vie ? (Note de Papillote : mon principal problème dans les soirées) 

« Quand je réponds « je ne fais rien », ça met les gens mal à l’aise. Quand je dis que je suis journaliste, les gens te demandent où et là, tu réponds « nulle part », ça rend aussi les gens mal à l’aise. »

« Je ne me sentirai jamais légitime. C’est une question d’éducation et d’origine sociale. »

« Je suis mal à l’aise avec le côté solennel et sérieux. Du coup, ça me joue des tours à tous les niveaux, car je ne sais jamais comment me positionner par rapport aux gens. Je fais du second degré en permanence et beaucoup de personnes le prennent au premier. »

ça me rappelle quelqu'un... Sur ce, je vous laisse car je n'ai regardé qu'un seul film aujourd'hui (Panic sur Florida beach de Joe Dante) un seul épisode de série (Weeds saison 8) et j'ai encore un bouquin à finir (Demande à la poussière de John Fante) avant d'aller au théâtre (Riviera sur Maurice Chevalier).

 

10/10/2013

Hollywood, l'envers du décor

rita_hayworth_glenn ford gilda.jpgSuite des résumés des livres lus en 2012 (première partie ici), que vous pouvez voir sur la colonne de droite. Sachant que j’ai publié sur les deux premiers livres  il y a trois semaines, et que j’en ai lu 68, je vous laisse faire le calcul pour connaître la fin des résumés. Dans la même veine, je n’ai toujours pas fini mon bilan ciné et livres de septembre. (C’est pas ma faute, je suis trop culturée, c’est tout).

3- Rita Hayworth, de Barbara Leaming

rita hayworth gilda.jpgL’envers du décor de la machine à rêves… Avant d’être la célèbre actrice hollywoodienne de Gilda (Put the blame on mame, boy : elle est doublée sur la chanson) Rita, née en 1918 de parents modestes, était une enfant maladivement timide. Son père, tyrannique et violent, la forçait à danser avec lui dans des music-hall glauques où ils mimaient un couple, qu’ils étaient réellement… Toute sa vie, Rita se laissera abuser par des hommes tyranniques et possessifs.

Son premier mari, Judson, la métamorphose physiquement et l’envoie littéralement s’offrir aux puissants du cinéma pour décrocher des contrats en retour. Le producteur Harry Cohn devient obsédé par la starlette, l’espionne et la met sur écoute. Rita épouse ensuite Orson Welles, qui la délaisse pour la politique ; puis le prince Ali Khan, qui lui préfère les fêtes. Rita sombre dans l’alcool, on la croit folle, alors qu’elle est en fait atteinte de la maladie d’Alzheimer, diagnostiquée près de 20 années en retard… La déchéance physique et morale de la star s’éteint en 1987, mais pas son aura.


4- Hollywood Babylone, de Kenneth Anger

Hollywood babylone.jpgUn livre culte, interdit depuis 1975, car il révèle la face cachée des célébrités de Hollywood, vraiment peu glorieuse : meurtres, orgies, drogue... Il a enfin été republié cette année, et je me suis jetée dessus, l’attendant avec impatience. J’ai un peu été déçue. Ce n’est pas de la grande littérature évidemment, plutôt un journal à scandale en version longue et plus subtile, qui relate des faits vraiment glauques.

Le plus sordide faits divers je trouve est celui concernant l’acteur Fatty Arbuckle, qui jouait le rôle de gros bêta à la tarte à la crème pour le plus grand plaisir des enfants. Je me souviens qu’au contraire, je le trouvais repoussant et trop bizarre. Je comprends mieux pourquoi : le livre décrit en détail la soirée d’orgie de 1921 qui aboutit à l’horrible agression et à la mort de l’actrice Virginia Rappe (l’humour noir de son nom…) Arbuckle est acquitté, mais sa carrière ne s’en relèvera pas.

J’ai été aussi particulièrement touchée par la destinée de l’actrice Francis Farmer, internée de force dans un hôpital psychiatrique où elle est maltraitée. Mylène Farmer a d’ailleurs tiré son pseudonyme de cette comédienne brillante.
Le recueil raconte aussi heureusement des épisodes moins graves, et fait preuve d’un opportun humour noir et cynique.

5- Jane Mansfield 1967, de Simon Liberati

jane mansfield.jpg(Notez que les deux dernières photos désignent la même personne...) Je m’attendais à une biographie classique, alors qu’il s’agit plus d’une réflexion sur la déchéance. Le début était très prometteur, mais j’ai eu du mal à finir le livre, je l’ai trouvé moins intéressant, répétitif, ou mal expliqué… J’ai décroché.
Jane Mansfield possédait un Q.I exceptionnel, mais elle préférait mettre en avant sa plastique et passer pour une écervelée. A la fin de sa vie elle ne jouait plus que dans des navets, proposait des spectacles de strip-tease sordides, était alcoolique et se faisait tabasser par son amant… Cette beauté a fini comme on le sait, décapitée dans un accident de voiture en 1967.

En résumé, être une star à Hollywood, c’est gai.

 La prochaine fois, suite des biographies, avec les chanteurs.

18/09/2013

La vie est un choix, Patrick Dewaere...

yves boisset vie est un choix.jpgJe ne sais pas si vous avez remarqué, mais mémé qui a toujours un train de retard et attend toujours que les choses soient terminées pour en parler, a ENFIN mis les colonnes du blog à jour. On pouvait lire la même bibliographie depuis… 2010. Oui, 3 ans. Ce qui ne signifie pas bien évidemment que je n’ai pas touché un livre depuis cette date…
Au lieu de noter les bouquins lus par leur ordre chronologique, cette fois-ci, j’ai tenté de faire un classement. Voici en premier celui concernant les stars du cinéma :

1- La vie est un choix, d’Yves Boisset

J’ai adoré cette autobiographie. A l’image de son œuvre, Yves Boisset est fougueux, passionné, révolté et épris de justice. Comme ses films, son écriture est brut de décoffrage et rentre-dedans. Il ne s’embarrasse pas de formules ampoulées ou de longues descriptions, il écrit dans un langage simple, parlé, mais incroyablement vivant. On rejoue avec lui sa vie passionnante, ses tournages au bout du monde, ses rencontres avec les plus grands metteurs en scène et stars, ses anecdotes les plus croustillantes…

Par exemple, quand il n’est encore que l’assistant de Jean-Pierre Melville, le réalisateur lui demande un figurant de profil Italien né dans le Bronx. Boisset trouve un jeune étudiant aux Beaux-Arts qui voudrait se lancer dans le cinéma. Il le présente à Melville, qui estime que le jeune homme n’est pas crédible et le renvoie… C’était … De Niro !
Plus tard, pour se documenter sur l’assassinat du juge Renaud, dont il tire le film « Le juge Fayard », Boisset prend rendez-vous avec l’un des deux présumés meurtriers, qui lui raconte le crime et évoque ses commanditaires. Le lendemain, l’homme est retrouvé mort…
L’Algérien accusé à tort du viol et lynché dans le film Dupont-Lajoie, sera assassiné après le tournage… (Ça donne envie de travailler avec Boisset)

juge fayard.jpgPas besoin de connaître sa filmographie ni même de l’apprécier pour lire ce livre. Un régal.
Ses films que je préfère :
- Le juge Fayard, dit le shériff (inspiré de l’assassinat du juge Renaud)
- Le pantalon, histoire d’un fusillé pour l’exemple qui m’avait bouleversée quand j’étais ado.
- L’affaire Seznec, avec Christophe Malavoy.
- Dupont-Lajoie, avec Jean Carmet, Jean Bouise et Jean-Pierre Marielle.

 


patrick dewaere, une vie.jpg2- Patrick Dewaere, une vie, de Christophe Carrière

Une biographie passionnante et documentée sur mon acteur préféré. J'en ai lu plusieurs, et je trouve qu'elle est la plus intéressante et la mieux écrite. Elle ne tombe pas dans le travers de l’hagiographie (par exemple comme le faisait, même si c’est compréhensible de la part d’une mère, le livre de Mado Maurin  Mon fils, ma vérité… qui ne la révélait pas justement).
Si on sent une admiration pour le talent si particulier de l’acteur, et pour sa grande sensibilité, Carrière ne cache pas non plus ses travers et épisodes peu glorieux (la drogue, les colères). Il fait aussi une révélation : Dewaere aurait été victime d’abus lorsqu’il était enfant.

L’acteur s’est suicidé à 35 ans, alors que le matin même, il répétait pour son prochain film Mado et Marcel. Au cours du déjeuner avec Lelouch, où il évoque avec sa passion habituelle ses futurs projets, Dewaere reçoit un appel téléphonique. Une heure plus tard, il se tire une balle dans la tête, avec le fusil offert par son meilleur ami Coluche… Le coup de fil aurait été de sa femme, partie en vacances avec l’humoriste, l’informant qu’elle quittait Dewaere pour lui et qu’il ne reverrait plus sa fille…
On éprouve de l’empathie pour l’acteur écorché vif, incompris, délaissé (Miou-Miou, la mère de sa première fille, l’a quitté pour Julien Clerc). Dewaere était peu reconnu par les critiques de l’époque (contrairement à son ami Depardieu avec lequel il était souvent nommé aux César, il n’a jamais obtenu de récompenses, alors qu’il désirait la reconnaissance de ses pairs). Le parcours de Patrick Dewaere est vraiment touchant.

La prochaine fois, plongée dans l’envers du décor de la machine à rêves, Hollywood…

04/11/2011

De l'importance de la lecture : "si tu as de bonnes notes à l'école, tu auras un bon métier plus tard" ?

jaime lire.gifLa réponse est non.

« Le jeudi, c’est citation » chez Chiffonnette, alors voici une pensée tirée du livre de Corinne Maier, No kid. J’avais déjà grandement apprécié son réjouissant essai, ou plutôt témoignage, Bonjour paresse, où elle décrit son emploi absurde (elle s’est fait virer suite au scandale provoqué). Je me reconnais encore dans ce nouvel extrait, sur l’importance de la lecture et le lien avec le travail :

« (…) Cette phrase qui nous a été tant rabâchée, et qui n’est plus vraie dans un monde où un plombier gagne davantage qu’un médecin généraliste moyen ou qu’un avocat : « Si tu as de bonnes notes à l’école, tu auras un bon métier plus tard ».
En fait, la lecture est la meilleure ennemie de la réussite. Le malentendu est total : les enfants qui aiment vraiment lire deviennent des barjots, j’en suis la parfaite illustration. Quand j’étais enfant, rien d’autre ne m’intéressait, ni l’école, ni la musique, ni les promenades, ni les vacances. Résultat : je suis asociale et incapable de « travailler en équipe ».

La vraie passion pour la lecture rend-elle inapte au service des biens ?  Allez, j’exagère un peu, souvent les enfants qui aiment vraiment lire deviennent juste des supplétifs de l’intelligence, des intermittents de la culture, des grouillots d’édition, des bibliothécaires ou des pigistes mal payés et mal considérés.

De toute manière, ce sont des gens surinstruits par rapport à tous les boulots disponibles sur le marché. Pour ces éternels aigris, toute réunion d’entreprise est une torture, « boucler un projet » une corvée assommante, un entretien d’évaluation avec un manager le choc des deux mondes.
Ces déclassés sont nombreux, mais voués à l’extinction, car les jeunes lisent de moins en moins, surtout ceux issus de formations « prestigieuses », grandes écoles ou autres. Allons, l’élite de la nation n’a que faire des livres et de la culture, vade, retro, satana. »

Corinne Maier, No kid, p.130-131, ed. Michalon, 2007.

Je ne me reconnais pas totalement non plus dans cette description. Enfant, je lisais partout et tout le temps, même à table, et je passais les récrés au CDI. Pourtant j’adorais la musique (Maccaaaaa ! J-27 avant le concert) les vacances (mais je lisais au bord de la mer) et aujourd’hui j’adore me promener. Je ne suis pas encore complètement barjot.
C’est pas tout à fait moi quoi…

Et vous, vous reconnaissez-vous dans cette description ? Pour vous, la lecture est-elle importante ? Vous sentez-vous adapté et épanoui au travail ? (Catherine, tu es hors-jeu car tu exerces le métier des rêves d’enfant).

01/09/2011

Vos devoirs de vacances : les résultats du dernier quiz littérature

littérature, livres, quiz, Q.C.MGlobalement vous avez bien répondu à vos devoirs de vacances, vous pouvez donc rentrer dans la classe du professeur Papillote pour cette nouvelle année scolaire.

1) Dans quel conte de Perrault trouve-t-on la célèbre phrase : « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? »
a)    Cendrillon
b)    Le chat botté
c)    Peau d’âne
d)    Barbe bleue
Bis : qu’attend t-elle et pourquoi ?
Réponse d : Barbe bleue. Elle attend ses frères, qui peuvent délivrer sa sœur de Barbe bleue, mais Anne ne voit « que le soleil qui poudroie, et l'herbe qui verdoie. »

2) Qui a écrit : « L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau suffit pour le tuer ? »
a)    Montaigne
b)    Voltaire
c)    Pascal
d)    Descartes
Réponse c : Pascal

3) Quel est le titre du roman publié en 1949 qui évoque la déshumanisation engendrée par les techniques d’un état policier totalitaire ?
a) Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley
b) Ravage de René Barjavel
c) 1984 de George Orwell
d) La guerre des mondes d’H.G. Wells
Bis : Quels sont les sujets des autres livres cités ?
Réponse c : 1984 de George Orwell. Le meilleur des mondes (publié en1931), comme l’écrit Cristophe, décrit «  une société où l'eugénisme a été poussé à l'extrême. » Elle est divisée en castes, les enfants naissent dans des éprouvettes et la famille est abolie. Dans Ravage (1943), une société ultra technologique voit l’électricité disparaître et sombre dans le chaos.  Dans La guerre des mondes (1898) la Terre est envahie par les Martiens.

4) L’académie française a pour but de veiller sur la langue et la culture française. Elle a été fondée par :
a)    le cardinal de Richelieu, en vue d’assumer la prééminence de l’état par le biais de la culture
b)    le roi Louis XIV pour assurer le rayonnement international de la France
c)    Le cardinal Mazarin pour lutter contre les différents patois des provinces de l’époque
d)    Le roi Henri IV à la demande de l’église pour contrer le protestantisme alors influent.
Réponse a : le cardinal de Richelieu.

5) Quel auteur n’appartient pas au groupe du Nouveau roman ?
a)    Nathalie Sarraute
b)    Michel Butor
c)    Françoise Sagan
d)    Alain Robbe-Grillet
 Bis : citez une œuvre de cet auteur.
Réponse c : Françoise Sagan. Elle a écrit Bonjour tristesse.

6) Dans cette pièce de 1659, Molière s’inspira de la commedia dell’arte pour caricaturer le langage affecté et le snobisme dérisoire de deux coquettes qui, faute d’avoir assimilé certaines valeurs intellectuelles, se cantonnent à une grossière contrefaçon. Ces deux inséparables sont les héroïnes de :
a)    L’école des femmes
b)    Les précieuses ridicules
c)    Les femmes savantes
d)    L’école des maris
Réponse b : Les précieuses ridicules. On lui doit les célèbres répliques : « hors de Paris il n’y a point de salut pour les honnêtes gens » et « Les gens de qualité savent tout sans avoir jamais rien appris. » 350 ans plus tard, on rencontre encore ce genre de personnes…

7) Lequel de ces écrivains n’a pas connu le XIXème siècle ?
a)    Jean-Jacques Rousseau
b)    Gustave Flaubert
c)    George Sand
d)    Alfred de Musset
Réponse a : Jean-Jacques Rousseau (1712/1778)

8) La Bruyère est mort à l’âge de 51 ans. Il est né et décédé après La Fontaine (1621-1695) et Molière (1622-1673). Bossuet (1627-1704) et Racine (1639-1699) sont nés avant la Bruyère et décédés après lui. Galland (1646-1715) est né et mort après la Bruyère. Quelles sont les années de naissance et de mort de La Bruyère ?
a)    1638-1689
b)    1641-1693
c)    1645-1696
d)    1647-1698
Réponse c : 1645-1696

9) Qui est l’auteur de la phrase : « un seul être vous manque et tout est dépeuplé » ?
a)    Victor Hugo
b)    Lamartine
c)    Chateaubriand
d)    Alfred de Vigny
Bis : de quel recueil, de quel poème est tiré ce vers ?
Réponse b : Lamartine, le poème L’isolement du recueil Méditations poétiques.
J’ai essayé de faire plus difficile, puisque ceux qui participent trouvent mes quiz trop simples. Petit piège, le poème n’est pas Le lac comme le suggère Cécile (le vers le plus célèbre du lac est « Ô temps ! Suspends ton vol, et vous, heures propices ! Suspendez votre cours ! »)

10 ) Lequel de ces écrivains reçut le prix Nobel de littérature ?
a) Georges Pérec
b) Jules Verne
c) Marguerite Duras
d)Albert Camus
Bis : quel écrivain et philosophe français le refusa en 1964 ?
Réponse d : Albert Camus. C’est Jean-Paul Sartre qui l’a refusé.

Alors, ce n’était pas trop difficile ? Prochain quiz pour les vacances de la Toussaint (sauf si vous en réclamez avant)

29/08/2011

Vos devoirs de vacances : dernier quiz littérature

littérature, livres, lecture, quiz littérature1) Dans quel conte de Perrault trouve-t-on la célèbre phrase : « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? »
a)    Cendrillon
b)    Le chat botté
c)    Peau d’âne
d)    Barbe bleue
Bis : qu’attend t-elle et pourquoi ?

2) Qui a écrit : « L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau suffit pour le tuer ? »
a)    Montaigne
b)    Voltaire
c)    Pascal
d)    Descartes

3) Quel est le titre du roman, publié en 1949, qui évoque la déshumanisation engendrée par les techniques d’un état policier totalitaire ?
a) le meilleur des mondes d’Aldous Huxley
b) ravage de René Barjavel
c) 1984 de George Orwell
d) la guerre des mondes d’H.G. Wells
bis : Quels sont les sujets des autres livres cités ?

4) L’académie française a pour but de veiller sur la langue et la culture française. Elle a été fondée par :
a)    le cardinal de Richelieu, en vue d’assumer la prééminence de l’état par le biais de la culture
b)    le roi Louis XIV pour assurer le rayonnement international de la France
c)    Le cardinal Mazarin pour lutter contre les différents patois des provinces de l’époque
d)    Le roi Henri IV à la demande de l’église pour contrer le protestantisme alors influent.

5) Quel auteur n’appartient pas au groupe du Nouveau roman ?
a)    Nathalie Sarraute
b)    Michel Butor
c)    Françoise Sagan
d)    Alain Robbe-Grillet
Bis : citez une œuvre de cet auteur.

6) Dans cette pièce de 1659, Molière s’inspira de la commedia dell’arte pour caricaturer le langage affecté et le snobisme dérisoire de deux coquettes qui, faute d’avoir assimilé certaines valeurs intellectuelles, se cantonnent à une grossière contrefaçon. Ces deux inséparables sont les héroïnes de :
a)    L’école des femmes
b)    Les précieuses ridicules
c)    Les femmes savantes
d)    L’école des maris

7) Lequel de ces écrivains n’a pas connu le XIXème siècle ?
a)    Jean-Jacques Rousseau
b)    Gustave Flaubert
c)    George Sand
d)    Alfred de Musset

8) La Bruyère est mort à l’âge de 51 ans, il est né et décédé après La Fontaine (1621-1695) et Molière (1622-1673). Bossuet (1627-1704) et Racine (1639-1699) sont nés avant la Bruyère et décédés après lui. Galland (1646-1715) est né et mort après la Bruyère. Quelles sont les années de naissance et de mort de La Bruyère ?
a)    1638-1689
b)    1641-1693
c)    1645-1696
d)    1647-1698

9) Qui est l’auteur de la phrase : "un seul être vous manque et tout est dépeuplé" ?
a)    Victor Hugo
b)    Lamartine
c)    Chateaubriand
d)    Alfred de Vigny
Bis : de quel recueil, de quel poème est tiré ce vers ?

10 ) Lequel de ces écrivains reçut le prix Nobel de littérature ?
a) Georges Pérec
b) Jules Verne
c) Marguerite Duras
d)Albert Camus
Bis : quel écrivain et philosophe français le refusa en 1964 ?

Comme pour les autres quiz, les questions, sauf les bis, sont extraites du livre de Jean-Michel Ouillion, 2500 QCM de culture générale.

A vous de jouer ! Réponses bientôt…

19/08/2011

Les résultats du deuxième quiz littérature

littérature, livres1) À quels auteurs se rattachent les héros suivants ?
1- Hercule Poirot  a) Gaston Leroux
2- Nestor Burma  b) Léo Malet
3- Rouletabille   c) Maurice Leblanc
4-Arsène Lupin   d) Agatha Christie
Réponse : Hercule Poirot et Agatha Christie, Nestor Burma et Léo Malet, Rouletabille et Gaston Leroux, Arsène Lupin et Maurice Leblanc.

2) Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone
a) Rimbaud
b) Baudelaire
c) Verlaine
d) Apollinaire
Quiz on connaît la chanson : citez un chanteur ayant repris ce poème (il y en a plusieurs !)
Réponse c : Verlaine. Trenet, Brassens, Ferré et Gainsbourg ont repris ce vers.

3) Ecrivain français né en 1895, il abandonna une carrière de professeur. Après trois pièces qui constituent l’évocation colorée, sur un mode débonnaire, du folklore marseillais, il connut la consécration populaire. L’adaptation cinématographique de ces pièces rendit célèbre la phrase : « si on ne peut plus tricher avec ses amis, ce n’est plus la peine de jouer aux cartes. » Il s’agit de :
a) Jean Giono
b) Frédéric Mistral
c) Marcel Pagnol
d) Henri Bosco
Quiz on connaît le film : quel est le titre de l’œuvre ?
Réponse c : Pagnol. Le film est Marius.

4) Paroles est un recueil de poésies écrit par :
a) Charles Baudelaire
b) Jacques Prévert
c) René Char
d) Alain Delon et Dalida
Réponse b : Prévert. Et non réponse d, la chanson Paroles, paroles

5) Qui était Aurore Dupin ?
a)    Madame de Staël
b)    La comtesse de Ségur
c)    George Sand
d)    La marquise de Sévigné
Bis : citez un roman de l’auteur
Réponse c : George Sand. Vous avez cité La mare au diable. Question proposée en clin d’œil au blog de Georges

6) De quelle fable de La Fontaine est tirée la morale suivante : « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage» ?

a) Le corbeau et le renard
b) La laitière et le pot au lait
c) le lion et le rat
d) le loup et l’agneau
Réponse c : le lion et le rat. On en tire aussi la leçon « on a toujours besoin d’un plus petit que soi »

7) Ce roman a provoqué à sa parution scandales, interdictions et procès un peu partout dans le monde. Aujourd’hui, il s’agit d’un classique du 20ème siècle qui relate l’histoire d’amour entre un quinquagénaire et une adolescente. Il s’agit de :
a) Le diable au corps de Raymond Radiguet
b) L’insoutenable légèreté de l’être de Milan Kundera
c) Lolita de Vladimir Nabokov
d) Belle du seigneur d’Albert Cohen
Quiz on connaît le film : qui a réalisé le film ?
Réponse c : Lolita. Le film est de Stanley Kubrick.

8) L’Iliade d’Homère raconte :
a) la destruction de Carthage
b) la naissance de Rome
c) la guerre de Troie
d) L’incendie d’Alexandrie
Réponse c : La guerre de Troie

9) Parmi ces écrivains, lesquels n’avaient aucune chance de se rencontrer ?
a) Jean Racine et Molière
b) Voltaire et Rousseau
c) Maupassant et Victor Hugo
d) Baudelaire et Proust
e) Papillote et Richard Matheson
Réponse d : Baudelaire et Proust. Pour répondre à Catherine, je suis une grande écri-vaine bien entendu, puisque je publie des aventures inexistantes et vaines. (Sinon j’ai commencé à écrire plusieurs romans policiers palpitants entre 8 et 13 ans, ça compte ?)

10) Cette œuvre de Victor Hugo qui pourrait s’intituler « les mémoires d’une âme » retrace l’itinéraire moral et spirituel du poète entre 1830 et 1855. La mort de sa fille Léopoldine domine le livre qui établit un dialogue pathétique entre le présent et le passé.
a) les chants du crépuscule
b) les châtiments
c) les contemplations
d) la légende des siècles
 bis : quel est le poème et les vers les plus connus de ce recueil ?
Réponse c : Les contemplations. Le poème le plus connu est Demain dès l’aube, qui débute par ces vers :
« Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. »
Il se rend sur la tombe de sa fille en fait. C’est gai.

Bravo aux participants, qui ont trouvé toutes les réponses ! Prochain quiz bientôt…