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01/04/2015

2ème album de McCartney : Ram, règlement de comptes avec Lennon

ram macca.jpgLe disque sort en 1971, un an après le précédent, McCartney (voir billet en lien). Le chanteur se remet toujours mal de la fin des Beatles et des soucis financiers qui s’en suivent. Mais cette fois-ci, plutôt que d’évoquer gentiment son amour pour Linda et sa famille, il parle de ses rancœurs, en lançant des piques contre John Lennon dans ses chansons :

Ainsi, dans l’excellente Too many people qui ouvre l’album :
Too many people going underground
Too many reaching for a piece of cake
Too many people pulled and pushed around
Too many waiting for that lucky break

That was your first mistake
You took your lucky break and broke it in two
Now what can be done for you?
You broke it in two

macca lennon.jpgToo many people sharing party lines
Too many people ever sleeping late
Too many people paying parking fines
Too many hungry people losing weight

That was your first mistake
You took your lucky break and broke it in two
Now what can be done for you?
You broke it in two

Too many people preaching practices
Don't let them tell you what you wanna be
Too many people holding back
This is crazy, and baby, it's not like me

That was your last mistake
I find my love awake and waiting to be
Now what can be done for you?
She's waiting for me

McCartney s’explique : « Je trouvais que John et Yoko disaient à tout le monde ce que l'on devait faire, d'où la phrase Too many people preaching practices. Ça m'enrageait de les voir agir ainsi. »

Dans la chanson Three legs, Paulo chante :
« I thought you was my friend, but you let me down, put my heart around the bend ».

La réponse de John ne se fait pas attendre. Il publie la même année son album Imagine, avec les paroles virulentes de How do you sleep ? :

macca lennon ram2.jpgSo Sgt. Pepper took you by surprise
You better see right through that mother's eyes
Those freaks was right when they said you was dead
The one mistake you made was in your head

How do you sleep ?
How do you sleep at night ?

You live with straights who tell you, you was king
Jump when your momma tell you anything
The only thing you done was yesterday
And since you've gone you're just another day

How do you sleep ?

A pretty face may last a year or two
But pretty soon they'll see what you can do
The sound you make is muzak to my ears
You must have learned something in all those years

John Lennon évoque entre autres la rumeur sur la mort de Mccartney : « ils ont raison, tu étais mort. »
Il ose dire que son ancien coéquipier n’a pas de talent ou du moins l’a perdu, en ayant composé une seule bonne chanson, Yesterday. Depuis qu’il a quitté le groupe, ses mélodies seraient médiocres (Another day, qui n’est effectivement pas sa meilleure) : « The only thing you done was yesterday, And since you've gone you're just another day » « le son que tu produis est de la musique d’ascenseur à mes oreilles » 

Lennon décrit McCartney comme un type sans caractère qui obéit aveuglément à sa mère. Or la mère de McCartney, Mary, est morte subitement lorsqu’il avait 14 ans, et il ne s’en est jamais remis. 
Presque 60 ans après, lorsqu’un fan lui pose la question via son site : « "Que feriez-vous si vous aviez une machine à remonter le temps ?" Paul répond : "Je passerais plus de temps avec ma mère" :
"Quand elle est morte, l'une des difficultés que j'ai rencontrée, c'est d'avoir de plus en plus de mal à me souvenir de son visage (…) Elle m'est apparue dans un rêve, je distinguais parfaitement son visage, particulièrement son regard. Et très doucement, très rassurante, elle m'a dit : 'Let it be.' C'était adorable. Je me suis levé avec ce sentiment de bien-être. C'était comme si elle avait choisi son moment, alors que je traversais une période difficile (1969, fin des Beatles) pour m'apparaître et me dire : 'Détends-toi, arrête de te battre contre tout, laisse-toi porter'. J'écris des chansons alors je suis allé à mon piano et ça m'est venu : 
"When I find myself in times of trouble
mother Mary comes to me
Speaking words of wisdom, let it be."

La même année, McCartney voit naître son premier enfant, une fille. Il la nommera Mary, comme sa mère…
Peut-être qu’en citant la mère de McCartney, Lennon vise en fait Linda, la femme qu’il vient d’épouser. Il peut parler, tout le monde reproche à Lennon de s’être laissé influencer par Yoko Ono !

Evidemment, je déteste How do you sleep, car je suis Peace and love moi, pourquoi les ex meilleurs amis du monde devraient-ils se détester ? 

macca lennon ram.jpgSur la couverture de Ram, Macca agrippe les cornes d’un bélier (ram). Je sais c’est un peu incongru, il avait dû abuser de la fumette. Lennon parodie la photo sur son album Imagine en empoignant un…cochon. Sur le recto de la pochette de Ram, on voit aussi des scarabées (Beatles) copuler…

Après l’amour, la haine. Mais pourquoi ces chamailleries mesquines ? Les gars vous êtes des génies, vous avez créé le groupe qui reste encore 50 ans après le plus grand du monde, vous avez inventé des chansons formidables. Pourquoi laver son linge sale en public ? Un peu de respect pour votre passé commun, vos 13 années d’amitié, toute votre jeunesse !

Ram est généralement considéré par les fans comme moi comme le meilleur album de McCartney. Je trouve la chanson titre magnifique et elle est l’une de mes préférées : 

Ram on, give your heart to somebody
Soon right away…

J’adore également Smile away, qui est un peu mon hymne de vie : être décontenancé par une remarque désobligeante, mais le prendre avec humour et sourire. Comme il m’est arrivé ici sur le billet à lire en lien.

I was walking down the street the other day
Who did I meet?
I met a friend of mine and he did say
"Man, I can smell your feet a mile away"

Smile away, smile away, smile away
Yeah, smile away !

Je chante aussi très souvent Heart of the country, ode à la campagne :

macca ram scarabées.jpgI look high, I look low
I'm lookin' everywhere I go
Lookin' for a home
In the heart of the country

I'm gonna move, I'm gonna go
I'm gonna tell everyone I know
Lookin' for a home
In the heart of the country

Heart of the country
Where the holy people grow
Heart of the country
Smell the grass in the meadow

Want horse, I want sheep
I want to get me a good night's sleep
Livin' in a home
In the heart of the country

J’aime beaucoup les étonnantes Uncle Albert et Monkberry Moon delight. Cette dernière reste impossible à chanter car McCartney hurle et écorche sa voix. On sent bien sa colère en l’écoutant…

J’apprécie les douces Long Haired lady et surtout The back seat of my car. Bref, j’aime tout l’album ! Malheureusement ce crétin Paul ne le joue quasiment jamais. Le maccaclub et moi avons pourtant hurlé "Ram on !" lors du dernier concert pour qu'il l'interprète (voir notre complot en lien). Niet. Mais le lendemain, il la jouait en Finlande... Aurons-nous enfin la chance de l'écouter ? C'est en France que McCartney remplit le plus les salles, fera t-il enfin plaisir à ses fans ? Réponse le 11 juin... En revanche, il joue toujours Another day, Yesterday et Let it be.

Chansons de l'album Ram :

Too many people
3 legs
Ram on
Dear boy
Uncle Albert/Admiral Halsey
Smile away
Heart of the country
Monkberry moon delight
Eat at home
Long haired lady
Ram on (reprise)
The back seat of my car

Bonus :
Another day
Oh woman oh why

Et vous, quelle chanson préférez-vous ? Electra, dis-moi que tu en aimes une hein ?

 

14/03/2015

Les résultats du quiz on connaît la chanson de Souchon

alain souchon.jpgVous n'avez pas été nombreux à jouer... Le quiz est sans doute trop long, comme celui sur les comédies françaises (je n'ai toujours pas donné les réponses d'ailleurs, mais d'ici 15 jours !) Ou bien mes papillotes ne vous intéressent pas ? J'en ai proposé une ce matin à une collègue que j'apprécie, elle m'a répondu "non merci". Comme si c'était de simples chocolats que je distribue à n'importe qui, m'enfin !
Je recopie le texte avec les liens vers les chansons et leur numéro, et je donne les titres à la fin.

Alain Souchon… Soussou comme je l’appelais quand j’étais petite. Mon chouchou avec McCartney et Polnareff. Je l’écoutais sur ma petite radio cassette. Et lui, contrairement aux Beatles que je chantais en yaourt, je comprenais ce qu’il disait. Trop petite, je ne saisissais pas toutes les références, mais je ressentais bien la nostalgie de l’auteur. J’aimais son côté fragile et enfantin, son langage familier, ses onomatopées, sa voix douce. 

J’appréciais ses propos mélancoliques sur des vies ratées, des amours contrariées, de gamin mal dans sa peau. Pas vraiment idéales pour une enfant. 1-« J’ai 10 ans, je vais à l’école et j’entends de belles paroles » : 
2- « Je suis mal en campagne, et mal en ville, peut-être un petit peu trop fragile… » 
3- « Elle me dit que je pleure tout le temps, que je suis comme un tout petit enfant, qu’aime plus ses jeux sa vie sa maman, que je suis carrément méchant, jamais content. » 
4- « Petit enfant, pas bonne mine, tout le monde après lui : qu’est-ce qu’il va nous faire, docteur, avocat d’affaires, quand il aura fini d’être un petit enfant tout petit ? »

Petite, en écoutant Souchon, je pensais : Ce sera ça la vie d’adulte? Subir un boulot qu’on n’aime pas ? Perdre ses rêves et espoirs de jeunesse ? 

5- « Tu la voyais pas comme ça frérot, doucement ta vie t’a mis K.O. T’avais 8 ans quand tu te voyais, et ce rêve-là, on l’a tous fait. »
6- « Le temps d’un gin et d’un film à la télé, on se retrouve à 28 balais avec dans le cœur plus rien pour s’émouvoir, alors pourquoi pas s’asseoir ?» 
7- « Je te suis pas dans cette galère, ta vie tu peux pas la refaire… »
8- « Tous ces petits moments magiques de notre existence, qu’on met dans des sacs plastiques et puis qu’on balance »
9- « Je voudrais que tout revienne alors que tout est passé, et je chante à perdre haleine que je n’ai que des regrets. »
10- « Est-ce que c’est long ou court la vie, est-ce que c’est con ou lourd? Écoutez d’où ma  peine vient. »

Je craignais : Ce sera ça la vie, souffrir des déceptions sentimentales ? 
Rester avec quelqu’un qu’on n’aime plus, par habitude et peur de la solitude? 

11- « Tiens même, v’la qu’on se dit qu’on s’aime, mais c’est que de la crème, de la pommade rose pour cacher les choses du petit plaisir, pour pas tout seul dormir. »
12- « Est-ce qu’on peut ravoir à l’eau de javel des sentiments, la blancheur qu’on croyait éternelle avant ? »
13- « Est-ce que tu m’aimeras encore dans cette petite mort ? »

Ce sera ça la vie, être quitté par l’être aimé ? Pour quelqu’un d’autre ?

14- « Quand elle enlevait sa main de ma main, ses yeux de mes yeux, ça me faisait souffrir »
15- « Sous mon pull-over pas tranquille, ça fait boum-boum, c’est pas docile. Elle est partie faire du voilier, avec ce grand crétin frisé »
16-  « Comme elle est partie, Jim a les nerfs. Jimmy t’es fort, mais tu pleures sur le cuir de ta Chrysler »
17- Si tout est moyen, si la vie est un film de rien, ce passage-là était vraiment bien. Elle est repartie, un air lassé de reine alanguie, dans l’Audi de son mari, oh, son mari… »
18- « Les filles dans nos cœurs font des travaux d’aménagement, souvent au marteau-piqueur, et sans ménagement. Si vous voyiez dans ma poitrine le chantier, il se peut que par déprime, comme moi vous chantiez »

Etre adulte, c’est subir sans broncher ?

19- « Mouton mouton, soumis docile et sans rébellion, bêê bêê, je suivrai, tout ce qui vous plaît me plaît. »
20- « On nous inflige des désirs qui nous affligent, on nous prend faut pas déconner dès qu’on est nés pour des cons alors qu’on est des foules sentimentales, avec soif d’idéal, attirées par les étoiles les voiles, que des choses pas commerciales. »
21- La boîte a coulé mais « pouce », on va se la couler douce, la pilule on va se la dorer, j’ai le parachute « chut ! » doré.

Alors, c’est ça la vie ?

J’ai vu Souchon en concert au Trianon l’année dernière. Très bien. Il a proposé une interprétation plus moderne de la ballade de Jim. Mais si il a joué Somerset Maugham et Quand je serai K.O, il n’a pas interprété Le bagad de Lann Bihoué et celle que je chantais tout le temps quand j’étais petite, Rame : 
« Rame, rame, rameurs, ramez
On n’avance à rien dans ce canoë
Là-haut, on te mène en bateau
Tu pourras jamais tout quitter, t’en aller, tais-toi et rame. »

Aujourd’hui, je la chante toujours, je la vis même souvent, au sens propre et au figuré. Je l’ai en tête trois fois par semaine à la salle de sport en faisant du…rameur. Avec les épaules que je me tape maintenant, vous pouvez me rebaptiser Raoul le déménageur, je vous porte une armoire à glace avec le petit doigt.

J’évoque principalement les premiers albums de Souchon, car je les écoutais enfant, le moment où on est le plus sensible et réceptif, marqué à vie. Mais j’aime aussi les chansons plus récentes. J’ai offert à noël à mon frère le dernier album avec Voulzy. En voici les paroles qui résument bien la discographie de Souchon : 
22« Là, derrière nos voix, est-ce que l’on voit nos cœurs et les tourments à l’intérieur, ou seulement « la la la ». Entendez-vous dans les mélodies, derrière les mots, derrière nos voix, les sentiments, les pleurs, les envies qu’on ne peut pas dire ? »

Les titres des chansons :

1- J'ai dix ans
2- Allô maman bobo
3- Jamais content
4- Le dégoût
5- Le bagad de Lann Bihoué
6- S'asseoir par terre
7- Ya d'la rumba dans l'air
8- On avance
9- Les regrets
10- Ecoutez d'où ma peine vient
11- On s'aime pas
12- L'amour à la machine
13- Quand je serai K.O
14- Somerset Maugham
15- J'ai perdu tout ce que j'aimais
16- La ballade de Jim
17- Le baiser
18- Caterpillar
19- C'est comme vous voulez
20- Foule sentimentale
21- Parachute doré
22- Derrière les mots

Vous en aviez retrouvé combien ? Quelles sont vos chansons de Souchon préférées ?

 

17/02/2015

Les concerts du mois : Marc Jolivet et Ez3kiel

marc jolivet.jpgDeux concerts qui ne resteront pas dans les annales. Ils n’étaient pourtant pas mauvais, mais je crois que j’ai enchaîné trop de sorties ces dernières années, et que désormais il m’en faut plus pour m’enthousiasmer. Je m’ennuie vite, il faut que ça bouge. Puis lorsque je vais au théâtre, ou comme ici à un concert classique, je descends la moyenne d’âge de la salle de 40 ans, je suis entourée de vieux. Je vais bientôt me transformer en vraie mémé…
J’ai donc fait une pause en janvier, boire tous les soirs ma soupe et ma tisane au fond de mon lit, avec ma bouillotte, devant ma petite série, pour voir si la vie de vieux me plaît vraiment. Ben non en fait. Donc en février, c’est décidé, je repars vers de nouvelles aventures, en trouvant des idées de sorties insolites, plus jeunes et plus marrantes (je n’ai pas encore testé la boîte gay avec mon collègue…) A suivre…

- Marc Jolivet, Comic Symphonic, Salle Gaveau, avec l’orchestre national de Lyon

concert sur paris,musique,marc jolivetDans une vie antérieure, quand je travaillais pour un journal, j’avais dû interviewer Marc Jolivet pour ce spectacle. Enfin, interviewer… Très pro, je laissais les autres journalistes parler à ma place. Mais Marc Jolivet m’a interpellée à la fin :
« Et vous mademoiselle, vous n’avez pas de questions ?                             
- Euh non non, les autres les ont déjà citées (j’avais surtout rien préparé)
- Mais si, allez-y, ne soyez pas timide, on vous écoute mademoiselle ! (à l’époque on empruntait encore cette expression. Je déteste quand on m’appelle madame, j’ai l’impression d’être vieille. Madame, c’est ma mère ! Mademoiselle, c’est plus flatteur, gentiment désuet, coquet, j’aime bien)

Marc Jolivet, très sympa, m’a offert le DVD et le CD du spectacle, mais je n’ai même pas pris le temps de les regarder… (quand on est journaliste, on reçoit des centaines de cadeaux. Pratique pour offrir à noël – ou pour revendre)
Des années plus tard, je fais mieux que de regarder le dvd, je vois le spectacle en live : un concert classique que le comédien s’amuse à perturber. Eh bien… c’est toujours mieux d’écouter en live des airs connus et magnifiques. En plus on se tenait juste au-dessus de la scène (voir photo). Mais ce n’était pas hyper drôle. Plaisant, sans plus.

- Ez3kiel, Le Bataclan

ezekiel.jpgSelon Télérama qui offrait les places, la musique ressemblait à Portishead… Parfait, j’adore leur album N.Y.C live, surtout la glaçante Half day closing qui me donne des frissons. Quand je l’écoute, j’ai l’impression que Nosferatu le vampire va entrer dans la pièce (voir en lien).
D’Ezekiel, j’avais juste entendu sur internet cette chanson, Léopoldine. Elle me fait plutôt penser à Yann Tiersen, non ? Pourtant pendant le concert, on se serait cru en boîte techno, avec la même note répétée deux cent fois, et de gros lasers hypnotiques qui faisaient mal aux yeux de mémé. J’avais fait passer en douce un litre de bière planqué sous mon manteau (j’allais quand même pas payer non, vu le prix des places... gratuites). L’alcool nous a fait passer le temps (et encore plus endormis…)

A suivre, demain : Gaston Lagaffe au musée

Jusqu'à mercredi 20 h, vous pouvez gagner des places pour Vincent n'a pas d'écailles.

 

18/08/2014

Quiz musique : les résultats

quiz culture générale, musique, paul mccartney, beatlesEncore un quiz très facile, toujours autour du même genre de musique : comme vous le savez mémé s'est arrêtée aux années 60 et à radio Nostalgie. Une question sur McCartney, et une sur la musique de films, évidemment...

1) De quelle nationalité est David Bowie ?
a) anglaise
b) canadienne
c) américaine
d) irlandaise
e) martienne
bis : citez l'une de ses chansons : Rock n' roll suicide, Five years, Ashes to ashes...

2) A quel groupe doit-on l’album intitulé L.A Woman ?
a) Pink Floyd
b) The Beatles
c) The Rolling stones
d) The Doors

3) Qui chante : « Mais qui t’a cassé ta boule de cristal ? Cassé tes envies, rendu banal ? »
a) Christophe
b) Michel Delpech
c) Michel Polnareff
d) Alain Souchon
Bis : Quel est le titre de la chanson ? 
Le bagad de Lann Bihoué.

4) Lequel de ces artistes est encore en vie ?
a) Gilbert Bécaud
b) George Moustaki
c) Salvatore Adamo
d) Henri Salvador
Adamo a 70 ans.

5) Qui est Robert Zimmerman ?
a) Eddy Mitchell
b) Bob Dylan
c) John Lennon
d) Robbie Williams
bis : Citez l’une de ses chansons
Knock’in on heaven’s door, Like a rolling stone, Hurricane…

6) Replacez la chanson avec le groupe qui l’interprétait :
a) Pinball wizard                      A) The Kinks
b) All day and All the night       B) Jefferson Airplane
c) Stairway to heaven             C) Led Zeppelin
d) Somebody to love               D) The Who
a)D - b)A – c)C – d)B

7) Quelle musique de film n’a pas été composée par Vladimir Cosma ?
a) Le château de ma mère, film d’Yves Robert
b) La septième cible, film  de Claude Pinoteau
c) Le grand blond avec une chaussure noire d'Yves Robert
d) Les choses de la vie de Claude Sautet
Question bis : Qui est l’auteur de la chanson restante ?
Les choses de la vie, la chanson d'Hélène de Philippe Sarde, j'en parle souvent...

8) Replacez la chanson avec le chanteur qui l’interprète :
a) Le paradis blanc              A) Christophe
b) Les paradis perdus          B) Michel Berger
c) On ira tous au paradis     C) Michel Polnareff
a) B – b)A– c)C

9) Quel est le vrai nom de Johnny Hallyday ?
Jean-Philippe Smet.

10) Laquelle de ces chansons n’a pas été écrite par Paul McCartney ?
a) Live and let die
b) I wanna be your man
c) Lady Jane 
d) Lady Madonna
Qui l’a écrite ?
Lady Jane, des Rollings Stones, Mick Jagger et Keith Richards. I wanna be your man est l’un des premiers tubes des Rollings Stones, mais il leur a été offert par Paul McCartney. Vous pouvez comparer les deux versions : déjà je n'aime pas trop la chanson, mais je préfère largement la version des Beatles, plus "musclée".

Alors, combien de bonnes réponses ?

 

14/08/2014

Vos devoirs de vacances : quiz musique

paul-mccartney.jpgEncore un quiz très facile, autour du même genre de musique : comme vous le savez mémé s'est arrêtée aux années 60 et à radio Nostalgie. Une question sur McCartney, et une sur la musique de films, évidemment...

1) De quelle nationalité est David Bowie ?
a) anglaise
b) canadienne
c) américaine
d) irlandaise
e) martienne
bis : citez l'une de ses chansons

2) A quel groupe doit-on l’album intitulé L.A Woman ?
a) Pink Floyd
b) The Beatles
c) The Rolling stones
d) The Doors

3) Qui chante : « Mais qui t’a cassé ta boule de cristal ? Cassé tes envies, rendu banal ? »
a) Christophe
b) Michel Delpech
c) Michel Polnareff
d) Alain Souchon
Bis : Quel est le titre de la chanson ?

4) Lequel de ces artistes est encore en vie ?
a) Gilbert Bécaud
b) George Moustaki
c) Salvatore Adamo
d) Henri Salvador

5) Qui est Robert Zimmerman ?
a) Eddy Mitchell
b) Bob Dylan
c) John Lennon
d) Robbie Williams
bis : Citez l’une de ses chansons

6) Replacez la chanson avec le groupe qui l’interprétait :
a) Pinball wizard                       A) The Kinks
b) All day and All the night        B) Jefferson Airplane
c) Stairway to heaven              C) Led Zeppelin
d)Somebody to love                 D) The Who

7) Quelle musique de film n’a pas été composée par Vladimir Cosma ?
a) Le château de ma mère, film d’Yves Robert
b) La septième cible, film de Claude Pinoteau
c) Le grand blond avec une chaussure noire, D'Yves Robert
d) Les choses de la vie, film de Claude Sautet
Question bis : Qui est l’auteur de la chanson restante ?

8) Replacez la chanson avec le chanteur qui l’interprète :
a) Le paradis blanc            A) Christophe
b) Les paradis perdus        B) Michel Berger
c) On ira tous au paradis   C) Michel Polnareff

9) Quel est le vrai nom de Johnny Hallyday ?

10) Laquelle de ces chansons n’a pas été écrite par Paul McCartney ?
a) Live and let die
b) I wanna be your man
c) Lady Jane 
d) Lady Madonna
Qui l’a écrite ?

A vous de jouer !
Vous pouvez donner vos réponses dans les commentaires, ou les envoyer par la rubrique "me contacter". Résultat lundi.

 

23/05/2014

Mémé a testé pour vous la grande culture : Le lac des cygnes

lac des cygnes.jpgLe lac des cygnes, avec le ballet et l'orchestre du Bolchoï de Minsk

En avril, je décide que la culture n'appartient pas qu'à l'élite bourgeoise, et que moi aussi, je peux voir des ballets et des opéras sans que ça me coûte un bras. Il faut juste avoir de bons yeux pour voir de loin, et ne pas être trop gros pour s'asseoir sur les minuscules places du poulailler. Au théâtre de la porte saint Martin où nous avons vus (enfin, le sommet du crâne) Muriel Robin, les sièges en bois du poulailler sont encadrés de barres de fer et si petits que les types de plus de 80 kilos ne passaient pas. Celui qui a conçu ces planches fauteuils a dû penser que les pauvres sont maigres car ils n'ont pas de quoi se payer à bouffer (ils préfèrent vivre de spectacles et d'eau fraîche). Je fais 50 kilos, mon frère 10 de plus, et on était serrés comme des sardines. On a fini assis sur l'escalier, accoudés au balcon : on voyait mieux !

Pour le lac des cygnes, par chance, l'immense salle du palais des Congrès n'est pas complète, une ouvreuse nous propose donc de passer du dernier rang des gueux pour nous installer directement à la moitié de la salle ! Les enfants du paradis, des jeunes probablement étudiants fauchés ou chômeurs comme moi, rejoignent donc les vieilles trop maquillées, aux colliers de perles, boucles d'oreilles en or et parfum qui pue (ce n'est pas un cliché, dès que je suis bien placée dans une salle, ce type de vieille est là. Elle me poursuit.) J'ai envie de faire un grand sourire à ma nouvelle vieille voisine botoxée : "Salut ! je suis assise à côté de toi et pourtant j'ai payé ma place deux fois moins chère ! Niark niark !"

wallace collection.jpgLa culture appartient à l'élite, mais le lac des cygnes, même si mémé écoute surtout radio nostalgie, je connais les chansons principales : Daydream de Wallace Collection ! (Ce groupe des années 70 s'est inspiré du thème principal du ballet) Et on entend les mélodies de Tchaïkovski dans des films et des pubs ! Puis l'histoire, je connais aussi, j'ai vu le film Black Swan !
Évidemment, le ballet n'est pas tout à fait identique... Mémé ne comprend pas trop pourquoi on se trouve dans un château au début (c'est qui tous ces gens ? Ils sont où les cygnes ?)

lac des cygnes couple.jpgJuste avant la représentation, on consulte un site qui indique une durée de spectacle de 4 heures. J'appréhende donc et essaie de m'installer confortablement sur mon siège (bien moelleux, pas comme au poulailler), dans l'intention de pioncer en douce pour que le temps passe plus vite (« tu me réveilleras quand les cygnes arriveront »).  Mémé pique du nez lors du premier acte (j'y peux rien, à un moment le personnage est seul sur scène, la musique devient douce, avec de simples violons... ça endort). Le premier acte dure une heure ("c'est bien ça alors, 4 heures de spectacle, qu'est ce qu'il m'a pris de venir, quand je pense qu'il y avait Weeds sur Canal+") le second acte dure 30 minutes, et le dernier 15. Sont pas matheux. Finalement le ballet n'est long « que » de 2h30 avec les entractes.

J'ai toujours pas capté qui était qui (ils étaient au moins 60 là-dedans, avec les costumes et décors qui changent tout le temps, plus l'orchestre, je comprends que ça coûte si cher). J'ai pas trop compris ce qu'ils exprimaient en gigotant tout le temps (c'est un peu répétitif non ? Pourquoi ils ne se parlent pas tout simplement ? On comprendrait mieux ce qu'ils veulent dire. Un type m'exprime son intéret en gesticulant comme ça, désolée, je comprends pas. Et quand je m’adresse à quelqu'un je ne lève pas la patte, qu'est-ce que c'est que cette manie de faire des pointes ?)

Pourtant au final, j'ai bien aimé. J'avais même des frissons en écoutant le thème principal. Mais je vibrais plus pour le concert du nouvel an de l'opéra de Lyon, car l'orchestre n'était pas dans son trou, on l'entendait mieux. Comme quoi, même mémé peut apprécier la grande culture.

La prochaine fois, mémé vous racontera comment elle a testé l'opéra (je fais des rimes, c'est la frime).

 

26/01/2014

La rubrique nécrologique et les films de la semaine

django unchained.jpgUne semaine consacrée à la musique : Dans la rubrique nécrologique, le décès le 23 janvier de Riziero Ortolani, à l’âge de 87 ans.
Son nom ne vous dit sans doute rien, mais vous avez sûrement entendu l’une de ses chansons. Il a composé plus de 200 musiques de films, dont certaines reprises par Quentin Tarantino : I giorni dell’ ira, initialement enregistrée pour le western spaghetti Le dernier jour de la colère, que l’on peut entendre à la fois dans Kill Bill et Django Unchained. Tarantino a utilisé la musique The Saloon dans Inglorious Basterds (tirée du film Pas de pitié pour les salopards).
On peut également entendre une chanson d’Ortolani, Oh my love, dans le film Drive de Nicolas Winding Refn.
fanfaron il sorpasso.jpgOrtolani a composé la musique du superbe film de Dino Risi, Le fanfaron, « Il sorpasso » l’un des films qui a le plus marqué mon adolescence. On y voit Vittorio Gassman♥ entraîner le sage Jean-Louis Trintignant dans une virée folle à travers l’Italie des années 60. Ce road movie amer inspira Dennis Hopper et Peter Fonda pour Easy rider.

Riz Ortolani est également l’auteur de la bande originale du célèbre film d’horreur Cannibal holocaust. Ce film a fait scandale lors de sa sortie en raison de son réalisme et de sa violence extrême : présenté  comme un vrai documentaire dont on aurait découvert la cassette sur le cadavre d’un caméraman, interdit en Italie car des animaux ont réellement été tués lors du tournage…

Autre décès de compositeur cette semaine, celui de François Deguelt, interprète de la chanson Le ciel, le soleil et la mer. Il avait 82 ans.

Si vous voulez voir un compositeur de musiques de films toujours vivant, courez le 4 février à Bercy pour le premier concert depuis 10 ans du grand Ennio Morricone. Pépé a déjà 85 ans, espérons qu’il tienne encore 15 jours. Je veux l’entendre diriger l’orchestre sur Le bon la brute et le truand, ou Il était une fois dans l’ouest...

never let me go.jpgCe dernier est justement diffusé à la télé ce soir sur france 4, suivi d’Il était une fois la révolution.
Autre musique qui me plaît, un slow langoureux pour un film étonnant et sensible, mêlant romantisme et science fiction : Never let me go de Mark Romanek. Le film réunit la crème des nouveaux acteurs : Keira Knightley (Pirates des caraïbes), Carey Mulligan (Drive) et Andrew Garfield, (The amazing spider man). Un triangle amoureux et un secret bouleversant que je ne vous révèlerai pas ici.

constant gardener.jpgEncore un film poignant sur NRJ 12, The constant gardener de Fernando Meirelles (auteur de l’excellent La cité de Dieu). Au Kenya, une avocate passionnée (la belle Rachel Weisz) est retrouvée assassinée. Son mari (Ralph Fiennes ♥) fou de chagrin, cherche la vérité… Un film nécessaire, mais qui m’a tellement traumatisée et énervée par les horreurs qu’il révèle que je ne n’ose pas le revoir !

500-jours-ensemble.jpegMardi sur Numéro 23, autre BO intéressante : 500 jours ensemble, un film bobo branchouille où les personnages parlent sans cesse de groupe de musique à la mode que mémé radio nostalgie ne connaît pas. (sauf le Quelqu’un qui m’a dit de Carla Bruni !! dans un film américain !) Avec Joseph Gordon-Levitt et la sublime Zooey Deschanel (cette semaine, j’ai décidé de louer la beauté des actrices, pour changer).

Autre film bobo à la BO parfaite, Virgin suicides de Sofia Coppola, mercredi sur Arte. D’ailleurs en parlant de ça, regardez cette liste « pour pécho une bobo », je suis assez d’accord (et je n’aime pas la majorité des films cités puisque je suis une mémé de la cambrousse moi).
Jeudi sur 6ter, 4 mariages et un enterrement, avec cette fameuse chanson en lien.

Deux de mes comédies cultes cette semaine : HD1 rediffuse mardi Le magnifique de Philippe de Broca.
Jeudi Sur NT1, ne ratez pas Shaun of the dead d’Edgar Wright, précédée de Hot Fuzz. J’en ai souvent parlé, avec cette musique entraînante que j'adore. (j'ai inventé une super chorégraphie pour danser dessus, mélange de charleston et de twist)

10/11/2013

A la télé cette semaine : Spartacus, Fargo, L'échange...

spartacus.jpgCe soir, Spartacus de Stanley Kubrick sur Arte. Dans la Rome antique, des gladiateurs et esclaves se rebellent, menés par Kirk Douglas (toujours fringant aujourd’hui à bientôt… 97 ans !) Tourné en 1960 en plein maccarthysme, le film est aussi une métaphore de la chasse aux sorcières. Une grande fresque, une ode à la liberté (de penser, non vous n’aurez pas la mienne). Il est libre Spartacus, y en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler, et il vous dit « I’m free, and I’m waiting for you to follow me » I'm free to do all what I want any old time. (airs que je chante chaque dimanche soir quand je vois les gens déprimer à la perspective de retourner bosser le lendemain).

avatar.jpgA la même heure sur Tf1, autre invitation à la rébellion, avec Avatar, où des êtres bleus veulent virer les soldats qui détruisent leur belle planète. On devine tout le déroulement du film. Le scénario est un peu niais et manichéen, avec des méchants très méchants. Pourtant, j’ai été happée par l’histoire et les décors magnifiques (la scène de la forêt la nuit). La 3 D est parfaitement exploitée.

fargo.jpgLundi sur Arte, suite du cycle frères Coen, avec le génial Fargo, suivi de Sang pour sang. Comme toujours, la poisse inéluctable, des choix idiots et malencontreux poursuivent les personnages, pathétiques losers. L’ironie est mordante et l’humour noir. Dans Fargo, un vendeur de voitures ruiné a l’idée saugrenue de faire enlever son épouse, pour que son riche beau-père paie la rançon. Dans Sang pour sang, une femme s’enfuit avec son amant, employé de son mari. Ce dernier engage un détective pour tuer les deux traîtres. Evidemment, rien ne se passe comme prévu…
Le cycle Coen se poursuit mercredi avec Le grand saut.

A la même heure sur France 4, The Green Hornet de Michel Gondry. Un super héros sans super pouvoir, mais très drôle, avec Seth Rogen. On remarque la patte du réalisateur (auteur par exemple de Soyez sympas rembobinez), qui apporte humour et loufoquerie au genre du blockbuster.

sur mes levres.jpgSur HD1, Sur mes lèvres de l’excellent Jacques Audiard (Regarde les hommes tomber, Un prophète). Comme souvent, le fils du célèbre dialoguiste met en scène des personnages blessés, des êtres à part, dans des histoires noires ou dramatiques. Ici, une femme timide, malentendante et au physique ingrat (Emmanuelle Devos, en plus sa voix est affreuse). Modeste secrétaire mal payée, elle voit enfin sa vie s’animer grâce à l’arrivée d’un ex taulard (Vincent Cassel, que je trouve moche, vulgaire et bête, en plus il n’articule pas.) Le nouveau venu lui témoignant un peu d’attention, la femme se laisse convaincre de commettre un vol… Un drame sombre et émouvant, avec la somptueuse musique d’Alexandre Desplat.

Mercredi sur France 4, suite des Ripoux, où l’honnête Thierry Lhermitte adopte le comportement de son acolyte Philippe Noiret.

l'échange film.jpgJeudi sur France 3, mon film préféré de l’année 2008 : L’échange de Clint Eastwood. Âmes sensibles s’abstenir : Faites entrer l’accusé, c’est du pipi de chat à côté. L’histoire est si incroyable qu’un panneau est obligé de préciser en début de film qu’il « s’inspire de faits réels ». Dans le Los Angeles corrompu de 1928, un enfant disparaît. Pour faire bonne figure, la police fait croire qu’elle l’a retrouvé, en présentant un autre garçon à la mère. Elle ne reconnaît pas son fils ? C’est elle qui est folle… Les rebondissements ahurissants ne s’arrêtent pas là. Sortez les mouchoirs (ou la camisole).

Petit quiz On connaît la chanson en début de texte...

Et vous, aimez-vous ces films ? Qu’avez-vous vu cette semaine ?
 

02/09/2013

Mémé a testé pour vous : Rock en Seine

rock en seine.jpgMémé fan de radio nostalgie se doutait bien qu’elle n’allait pas croiser Paul McCartney sirotant une bière sur l’herbe. Même si Macca a chanté récemment avec un groupe invité, The bloody beetroots (pour ceux qui comme moi parlent anglais comme une vache espagnole, « les betteraves sanglantes » !).

Mémé qui s’est arrêtée musicalement aux années 60 avait peur d’être larguée au milieu de jeunes supers calés : « Quoi ? Tu connais pas la femme ?
- Euh, laquelle ? »
Je constate rapidement que le festival est aussi, voire d’abord, un prétexte pour faire la fête, avant d’écouter de la musique (oui, mémé découvre vraiment cet univers).
De nombreux stands sponsorisés offrent des jeux, des échantillons de bouffe et même de l’alcool gratuit. Évidemment, l’estomac sur pattes fait plusieurs allers-retours pour piquer des cacahuètes et des boissons, mais certains comptoirs plus finauds nous marquent au tampon comme des vaches pour éviter plusieurs passages (c’est pourtant facile de présenter l’autre bras). J’adore les échantillons gratuits, ça doit forcément fonctionner sur de potentiels clients sinon ce marketing n’existerait pas, pourtant je suis toujours incapable de dire quelle marque m’a sollicitée, et encore moins de l’acheter ensuite, puisque je ne me fournis qu’en magasin discount ou bio (les deux extrêmes).
rock en seine grande roue.jpgLes sponsors proposent plein d’attractions, comme par exemple se taper la honte devant tout le monde en essayant de surfer, en pédalant le plus vite possible, ou en touchant des cibles pour gagner je ne sais quoi. On voit même une grande roue. Mémé est aussi une grande enfant (sur les berges de Seine, j’étais la seule personne de plus de 8 ans à tester le labyrinthe géant ou la marelle) mais cette fois je suis accompagnée de vrais adultes qui ne veulent pas faire du baby-sitting pendant que je saute sur un trampoline géant. Je délaisse les jeux, car je ne veux pas perdre mes parents amis dans la foule.
 
rock en seine scène.jpgEffectivement c’est un risque, car le festival rassemble près de 120 000 personnes. Je craignais la promiscuité, mais en fait, le parc de saint Cloud est immense, et Mémé garde son espace vital de 5 mètres carrés autour d’elle. Tout en sirotant tranquillement ma tisane bière, j’observe avec dédain les gens serrés comme des sardines. Ah, ces jeunes. Je trouve un emplacement idéal, pas très loin de la scène, que je vois parfaitement. Sauf quand le mystérieux drapeau breton décide de s’installer sous mon nez. De jeunes gens se portent sur les épaules pour déployer comme des ailes de Batman leur étendard, ce qui bouche complètement la vue de mémé. Un abus d’alcool a raison de leur équilibre et l’édifice s’écroule rapidement tordant, cassant et arrachant quelques bras et jambes au passage.

Rock-En-Seine- foule.pngUne fille très fan de Nine Inch Nails a poireauté 5 heures avant le début du show pour être collée à la scène. Recevoir la sueur du chanteur et voir ses rides de près doit être un grand honneur. Ce sacrifice lui permet de passer en gros plan sur le grand écran montrant la foule en délire. Mes potes préfèrent attendre une heure avant. Mais dès les premières minutes, ils me laissent pour se jeter dans la fosse aux lions, ou plutôt « se mettre dans l’ambiance ». Je prépare déjà l’annonce au mégaphone pour les retrouver à la fin : « les parents de la petite Papillote sont demandés au stand crêpes et galettes », mais je n’en ai pas besoin. On aurait très bien pu débarquer au dernier moment, puisqu’il y a de la place, ce qui nous aurait permis de voir les autres artistes.

Rock-en-Seine-2013.jpgRock en Seine concentre en effet 60 concerts sur 3 jours, sur 4 scènes différentes réparties dans le parc de St Cloud. Avec un show toutes les heures aux divers endroits, et souvent plusieurs en même temps, il faut sélectionner les groupes à voir. Pour mémé, pas de problème, je ne connais rien. Je suis le mouvement. Mémé met du temps à comprendre où elle se trouve: « C'est quoi ça, la scène de la Cascade ? Pourquoi cascade, y en a une, où ça ? C’est qui la fille qui chante ? Attends je sors le programme : « Patrice… » Ah ben non ça doit pas être ça, à moins qu’elle prenne des hormones… on n’est pas au bon endroit alors. Et pourquoi une scène « pression live » ? On nous fait peur avec des chanteurs déguisés en monstres ? ou sur les autres scènes on s’ennuie avec de la musique d’ascenseur ? » (Les enfants posent toujours plein de questions existentielles)
Le temps qu’on comprenne où on est et qui on écoute, les concerts sont finis… On s’installe donc tranquillement devant la « grande scène » (qui porte un nom classique, elle) pour attendre le seul concert qui nous intéresse vraiment, Nine Inch Nails...

Sur les autres dates du festival, je connais seulement Belle and Sebastian, (Fox in the snow) et uniquement quelques chansons des autres invités : Skip the use, avec Ghost,
System of a down (Lonely day),
Franz Ferdinand (Take me out), Alt-J (Breezeblocks)... (Cliquez sur les liens, même si les noms ne vous disent rien, vous connaissez sûrement).

Suite demain

06/01/2013

2013, année de la chansonnite

chat geluck agenda.pngJ’étais (« Encore ! » comme dit Electra) en vacances dans mon trou perdu sans Internet. Mais ce n’est pas de ma faute, mon entreprise fermait pour les fêtes. Sinon vous pensez bien que j’aurais préféré travailler.
Ouah ah ah.
Je suis tellement mieux dans mon open space avec mes grincheux qui n’aiment pas ma chansonnite, plutôt que me promener dans la campagne, me goinfrer de papillotes, et jouer en famille tout le répertoire des Beatles.
hello kitty.jpgAvec ma belle sœur, on maîtrise parfaitement le « wouhouhwhouh ! » sur Oh! darling. Je prends ma voix de crooner pour chanter Baby, it’s you sur le micro rose Hello K*tty de ma nièce, en pointant du doigt la petite qui fait les chœurs « sha lala lala lala ! ». J’attends 1 bonne minute pour me décaler avec le tambourin sur You’ve got to hide your love away, et je sais jouer au piano 3 notes et demi de Oh my love de Lennon. On est prêt pour une tournée.

Pour la nouvelle année, toujours les mêmes résolutions que je ne tiendrai pas…
- Je n’écrirai toujours pas plus régulièrement sur le blog.
- Je n’en lirai pas plus d’autres (ce qui fait que j’ai perdu la grande majorité des commentateurs, mais les meilleurs restent : les fidèles.)
- Je n’atteindrai pas l’objectif « un livre lu par semaine » (je n’ai pas mis à jour ma bibliographie depuis 2010, et j’ai déjà du mal à lire le programme télé en entier, c’est pour ça que je ne tiens plus ma chronique hebdomadaire).

- Je ne mangerai pas moins de chocolat. En plus, on m’en a offert une excellente boîte de Neuvillage (et je suis très difficile, mes collègues ont apporté pour noël des grandes marques de supermarché et se pâment devant, mais ça n’a pas de goût pour moi.) J’me suis tellement goinfrée de papillotes Révé*illon que je n’ai pas pu boire mon cacao Van Houte* au goûter. Mais comme je viens de le lire dans une des citations : « De toutes les passions, la seule vraiment respectable me parait être la gourmandise » (Guy De Maupassant.)

- Je ne pratiquerai pas plus de sport. J’en faisais souvent car je croyais préserver ma santé, mais j’ai arrêté en me rendant compte que les machines de la salle sonnaient parce que mon cœur dépassait les 210 pulsations… en marchant simplement sur le tapis de course.
Alors qu’au bureau je montais un dossier au 1er étage en passant par l’escalier (mon seul sport de la journée avec les couloirs du métro), un collègue m’a interpellée avant même de me voir. « Comment gazelle saut.jpgtu sais que c’était moi ? » «- J’ai reconnu ton pas lourd de mémé asthmatique ». Devant ma mine déconfite (m’enfin ! j’ai pourtant la grâce du gazelle gambadant dans la savane !) il a rajouté « surtout parce que tu fredonnes tout le temps en tapant le rythme sur le classeur ». Chansonnite aigue, mon bobo-là le plus grave. Si je monte lentement les escaliers, c’est tout simplement parce que je pense à des chansons trop lentes, voilà tout. Impossible de résister à l’envie de reproduire les percussions de And I love her.

- Je n’irai pas plus au cinéma. Je n’ose même pas vous révéler le nombre ridicule de films que j’ai vus en salles en 2012. En revanche j’en vois toujours autant à la télé. J’ai fait mon calcul annuel, si vous voulez deviner…

Par contre, en 2013, je verrai plus de spectacles, de pièces de théâtre et de concerts, résolution déjà bien amorcée l’année dernière. J'ai déjà pu noter 6 dates sur mon bel agenda. J’ai pris par exemple des places pour les concerts d’Alain Souchon et de William Sheller, mes deux chouchous de la chanson française. Quand j’étais petite j’écoutais en boucle les cassettes de Soussou comme je l’appelais, et je connaissais par cœur les paroles de Rame, Jamais content, Le bagad de Lann Bihoué … A 8 ans je la voyais pas comme ça la vie, pas d’attaché case quand j’étais petit. Et je n’en ai toujours pas aujourd’hui !

Voilà une résolution que je ne prendrai jamais : me guérir de ma chansonnite. Au fait, personne n'a cherché l'air que j'ai chanté le 21 décembre au boulot, avec une collègue transformée en choriste... C'était : "Pour la fin du monde, prends ta valise et va là-haut sur la montagne (de Bugarach) on t'attend !". (On a fait sensation). Autre air de circonstance que je chanterai demain, pour inciter les collègues à fêter la galette des rois (tous les prétextes sont bons pour manger et glander au boulot) : "Comme les rois mages, en Galilée, suivaient des yeux l'étoile du Berger..."

Et vous, quels sont vos bonnes résolutions pour cette année ? A votre avis, combien ai-je vu de films en 2012 ?