18/08/2014

Quiz musique : les résultats

quiz culture générale, musique, paul mccartney, beatlesEncore un quiz très facile, toujours autour du même genre de musique : comme vous le savez mémé s'est arrêtée aux années 60 et à radio Nostalgie. Une question sur McCartney, et une sur la musique de films, évidemment...

1) De quelle nationalité est David Bowie ?
a) anglaise
b) canadienne
c) américaine
d) irlandaise
e) martienne
bis : citez l'une de ses chansons : Rock n' roll suicide, Five years, Ashes to ashes...

2) A quel groupe doit-on l’album intitulé L.A Woman ?
a) Pink Floyd
b) The Beatles
c) The Rolling stones
d) The Doors

3) Qui chante : « Mais qui t’a cassé ta boule de cristal ? Cassé tes envies, rendu banal ? »
a) Christophe
b) Michel Delpech
c) Michel Polnareff
d) Alain Souchon
Bis : Quel est le titre de la chanson ? 
Le bagad de Lann Bihoué.

4) Lequel de ces artistes est encore en vie ?
a) Gilbert Bécaud
b) George Moustaki
c) Salvatore Adamo
d) Henri Salvador
Adamo a 70 ans.

5) Qui est Robert Zimmerman ?
a) Eddy Mitchell
b) Bob Dylan
c) John Lennon
d) Robbie Williams
bis : Citez l’une de ses chansons
Knock’in on heaven’s door, Like a rolling stone, Hurricane…

6) Replacez la chanson avec le groupe qui l’interprétait :
a) Pinball wizard                      A) The Kinks
b) All day and All the night       B) Jefferson Airplane
c) Stairway to heaven             C) Led Zeppelin
d) Somebody to love               D) The Who
a)D - b)A – c)C – d)B

7) Quelle musique de film n’a pas été composée par Vladimir Cosma ?
a) Le château de ma mère, film d’Yves Robert
b) La septième cible, film  de Claude Pinoteau
c) Le grand blond avec une chaussure noire d'Yves Robert
d) Les choses de la vie de Claude Sautet
Question bis : Qui est l’auteur de la chanson restante ?
Les choses de la vie, la chanson d'Hélène de Philippe Sarde, j'en parle souvent...

8) Replacez la chanson avec le chanteur qui l’interprète :
a) Le paradis blanc              A) Christophe
b) Les paradis perdus          B) Michel Berger
c) On ira tous au paradis     C) Michel Polnareff
a) B – b)A– c)C

9) Quel est le vrai nom de Johnny Hallyday ?
Jean-Philippe Smet.

10) Laquelle de ces chansons n’a pas été écrite par Paul McCartney ?
a) Live and let die
b) I wanna be your man
c) Lady Jane 
d) Lady Madonna
Qui l’a écrite ?
Lady Jane, des Rollings Stones, Mick Jagger et Keith Richards. I wanna be your man est l’un des premiers tubes des Rollings Stones, mais il leur a été offert par Paul McCartney. Vous pouvez comparer les deux versions : déjà je n'aime pas trop la chanson, mais je préfère largement la version des Beatles, plus "musclée".

Alors, combien de bonnes réponses ?

 

14/08/2014

Vos devoirs de vacances : quiz musique

paul-mccartney.jpgEncore un quiz très facile, autour du même genre de musique : comme vous le savez mémé s'est arrêtée aux années 60 et à radio Nostalgie. Une question sur McCartney, et une sur la musique de films, évidemment...

1) De quelle nationalité est David Bowie ?
a) anglaise
b) canadienne
c) américaine
d) irlandaise
e) martienne
bis : citez l'une de ses chansons

2) A quel groupe doit-on l’album intitulé L.A Woman ?
a) Pink Floyd
b) The Beatles
c) The Rolling stones
d) The Doors

3) Qui chante : « Mais qui t’a cassé ta boule de cristal ? Cassé tes envies, rendu banal ? »
a) Christophe
b) Michel Delpech
c) Michel Polnareff
d) Alain Souchon
Bis : Quel est le titre de la chanson ?

4) Lequel de ces artistes est encore en vie ?
a) Gilbert Bécaud
b) George Moustaki
c) Salvatore Adamo
d) Henri Salvador

5) Qui est Robert Zimmerman ?
a) Eddy Mitchell
b) Bob Dylan
c) John Lennon
d) Robbie Williams
bis : Citez l’une de ses chansons

6) Replacez la chanson avec le groupe qui l’interprétait :
a) Pinball wizard                       A) The Kinks
b) All day and All the night        B) Jefferson Airplane
c) Stairway to heaven              C) Led Zeppelin
d)Somebody to love                 D) The Who

7) Quelle musique de film n’a pas été composée par Vladimir Cosma ?
a) Le château de ma mère, film d’Yves Robert
b) La septième cible, film de Claude Pinoteau
c) Le grand blond avec une chaussure noire, D'Yves Robert
d) Les choses de la vie, film de Claude Sautet
Question bis : Qui est l’auteur de la chanson restante ?

8) Replacez la chanson avec le chanteur qui l’interprète :
a) Le paradis blanc            A) Christophe
b) Les paradis perdus        B) Michel Berger
c) On ira tous au paradis   C) Michel Polnareff

9) Quel est le vrai nom de Johnny Hallyday ?

10) Laquelle de ces chansons n’a pas été écrite par Paul McCartney ?
a) Live and let die
b) I wanna be your man
c) Lady Jane 
d) Lady Madonna
Qui l’a écrite ?

A vous de jouer !
Vous pouvez donner vos réponses dans les commentaires, ou les envoyer par la rubrique "me contacter". Résultat lundi.

 

23/05/2014

Mémé a testé pour vous la grande culture : Le lac des cygnes

lac des cygnes.jpgLe lac des cygnes, avec le ballet et l'orchestre du Bolchoï de Minsk

En avril, je décide que la culture n'appartient pas qu'à l'élite bourgeoise, et que moi aussi, je peux voir des ballets et des opéras sans que ça me coûte un bras. Il faut juste avoir de bons yeux pour voir de loin, et ne pas être trop gros pour s'asseoir sur les minuscules places du poulailler. Au théâtre de la porte saint Martin où nous avons vus (enfin, le sommet du crâne) Muriel Robin, les sièges en bois du poulailler sont encadrés de barres de fer et si petits que les types de plus de 80 kilos ne passaient pas. Celui qui a conçu ces planches fauteuils a dû penser que les pauvres sont maigres car ils n'ont pas de quoi se payer à bouffer (ils préfèrent vivre de spectacles et d'eau fraîche). Je fais 50 kilos, mon frère 10 de plus, et on était serrés comme des sardines. On a fini assis sur l'escalier, accoudés au balcon : on voyait mieux !

Pour le lac des cygnes, par chance, l'immense salle du palais des Congrès n'est pas complète, une ouvreuse nous propose donc de passer du dernier rang des gueux pour nous installer directement à la moitié de la salle ! Les enfants du paradis, des jeunes probablement étudiants fauchés ou chômeurs comme moi, rejoignent donc les vieilles trop maquillées, aux colliers de perles, boucles d'oreilles en or et parfum qui pue (ce n'est pas un cliché, dès que je suis bien placée dans une salle, ce type de vieille est là. Elle me poursuit.) J'ai envie de faire un grand sourire à ma nouvelle vieille voisine botoxée : "Salut ! je suis assise à côté de toi et pourtant j'ai payé ma place deux fois moins chère ! Niark niark !"

wallace collection.jpgLa culture appartient à l'élite, mais le lac des cygnes, même si mémé écoute surtout radio nostalgie, je connais les chansons principales : Daydream de Wallace Collection ! (Ce groupe des années 70 s'est inspiré du thème principal du ballet) Et on entend les mélodies de Tchaïkovski dans des films et des pubs ! Puis l'histoire, je connais aussi, j'ai vu le film Black Swan !
Évidemment, le ballet n'est pas tout à fait identique... Mémé ne comprend pas trop pourquoi on se trouve dans un château au début (c'est qui tous ces gens ? Ils sont où les cygnes ?)

lac des cygnes couple.jpgJuste avant la représentation, on consulte un site qui indique une durée de spectacle de 4 heures. J'appréhende donc et essaie de m'installer confortablement sur mon siège (bien moelleux, pas comme au poulailler), dans l'intention de pioncer en douce pour que le temps passe plus vite (« tu me réveilleras quand les cygnes arriveront »).  Mémé pique du nez lors du premier acte (j'y peux rien, à un moment le personnage est seul sur scène, la musique devient douce, avec de simples violons... ça endort). Le premier acte dure une heure ("c'est bien ça alors, 4 heures de spectacle, qu'est ce qu'il m'a pris de venir, quand je pense qu'il y avait Weeds sur Canal+") le second acte dure 30 minutes, et le dernier 15. Sont pas matheux. Finalement le ballet n'est long « que » de 2h30 avec les entractes.

J'ai toujours pas capté qui était qui (ils étaient au moins 60 là-dedans, avec les costumes et décors qui changent tout le temps, plus l'orchestre, je comprends que ça coûte si cher). J'ai pas trop compris ce qu'ils exprimaient en gigotant tout le temps (c'est un peu répétitif non ? Pourquoi ils ne se parlent pas tout simplement ? On comprendrait mieux ce qu'ils veulent dire. Un type m'exprime son intéret en gesticulant comme ça, désolée, je comprends pas. Et quand je m’adresse à quelqu'un je ne lève pas la patte, qu'est-ce que c'est que cette manie de faire des pointes ?)

Pourtant au final, j'ai bien aimé. J'avais même des frissons en écoutant le thème principal. Mais je vibrais plus pour le concert du nouvel an de l'opéra de Lyon, car l'orchestre n'était pas dans son trou, on l'entendait mieux. Comme quoi, même mémé peut apprécier la grande culture.

La prochaine fois, mémé vous racontera comment elle a testé l'opéra (je fais des rimes, c'est la frime).

 

26/01/2014

La rubrique nécrologique et les films de la semaine

django unchained.jpgUne semaine consacrée à la musique : Dans la rubrique nécrologique, le décès le 23 janvier de Riziero Ortolani, à l’âge de 87 ans.
Son nom ne vous dit sans doute rien, mais vous avez sûrement entendu l’une de ses chansons. Il a composé plus de 200 musiques de films, dont certaines reprises par Quentin Tarantino : I giorni dell’ ira, initialement enregistrée pour le western spaghetti Le dernier jour de la colère, que l’on peut entendre à la fois dans Kill Bill et Django Unchained. Tarantino a utilisé la musique The Saloon dans Inglorious Basterds (tirée du film Pas de pitié pour les salopards).
On peut également entendre une chanson d’Ortolani, Oh my love, dans le film Drive de Nicolas Winding Refn.
fanfaron il sorpasso.jpgOrtolani a composé la musique du superbe film de Dino Risi, Le fanfaron, « Il sorpasso » l’un des films qui a le plus marqué mon adolescence. On y voit Vittorio Gassman♥ entraîner le sage Jean-Louis Trintignant dans une virée folle à travers l’Italie des années 60. Ce road movie amer inspira Dennis Hopper et Peter Fonda pour Easy rider.

Riz Ortolani est également l’auteur de la bande originale du célèbre film d’horreur Cannibal holocaust. Ce film a fait scandale lors de sa sortie en raison de son réalisme et de sa violence extrême : présenté  comme un vrai documentaire dont on aurait découvert la cassette sur le cadavre d’un caméraman, interdit en Italie car des animaux ont réellement été tués lors du tournage…

Autre décès de compositeur cette semaine, celui de François Deguelt, interprète de la chanson Le ciel, le soleil et la mer. Il avait 82 ans.

Si vous voulez voir un compositeur de musiques de films toujours vivant, courez le 4 février à Bercy pour le premier concert depuis 10 ans du grand Ennio Morricone. Pépé a déjà 85 ans, espérons qu’il tienne encore 15 jours. Je veux l’entendre diriger l’orchestre sur Le bon la brute et le truand, ou Il était une fois dans l’ouest...

never let me go.jpgCe dernier est justement diffusé à la télé ce soir sur france 4, suivi d’Il était une fois la révolution.
Autre musique qui me plaît, un slow langoureux pour un film étonnant et sensible, mêlant romantisme et science fiction : Never let me go de Mark Romanek. Le film réunit la crème des nouveaux acteurs : Keira Knightley (Pirates des caraïbes), Carey Mulligan (Drive) et Andrew Garfield, (The amazing spider man). Un triangle amoureux et un secret bouleversant que je ne vous révèlerai pas ici.

constant gardener.jpgEncore un film poignant sur NRJ 12, The constant gardener de Fernando Meirelles (auteur de l’excellent La cité de Dieu). Au Kenya, une avocate passionnée (la belle Rachel Weisz) est retrouvée assassinée. Son mari (Ralph Fiennes ♥) fou de chagrin, cherche la vérité… Un film nécessaire, mais qui m’a tellement traumatisée et énervée par les horreurs qu’il révèle que je ne n’ose pas le revoir !

500-jours-ensemble.jpegMardi sur Numéro 23, autre BO intéressante : 500 jours ensemble, un film bobo branchouille où les personnages parlent sans cesse de groupe de musique à la mode que mémé radio nostalgie ne connaît pas. (sauf le Quelqu’un qui m’a dit de Carla Bruni !! dans un film américain !) Avec Joseph Gordon-Levitt et la sublime Zooey Deschanel (cette semaine, j’ai décidé de louer la beauté des actrices, pour changer).

Autre film bobo à la BO parfaite, Virgin suicides de Sofia Coppola, mercredi sur Arte. D’ailleurs en parlant de ça, regardez cette liste « pour pécho une bobo », je suis assez d’accord (et je n’aime pas la majorité des films cités puisque je suis une mémé de la cambrousse moi).
Jeudi sur 6ter, 4 mariages et un enterrement, avec cette fameuse chanson en lien.

Deux de mes comédies cultes cette semaine : HD1 rediffuse mardi Le magnifique de Philippe de Broca.
Jeudi Sur NT1, ne ratez pas Shaun of the dead d’Edgar Wright, précédée de Hot Fuzz. J’en ai souvent parlé, avec cette musique entraînante que j'adore. (j'ai inventé une super chorégraphie pour danser dessus, mélange de charleston et de twist)

10/11/2013

A la télé cette semaine : Spartacus, Fargo, L'échange...

spartacus.jpgCe soir, Spartacus de Stanley Kubrick sur Arte. Dans la Rome antique, des gladiateurs et esclaves se rebellent, menés par Kirk Douglas (toujours fringant aujourd’hui à bientôt… 97 ans !) Tourné en 1960 en plein maccarthysme, le film est aussi une métaphore de la chasse aux sorcières. Une grande fresque, une ode à la liberté (de penser, non vous n’aurez pas la mienne). Il est libre Spartacus, y en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler, et il vous dit « I’m free, and I’m waiting for you to follow me » I'm free to do all what I want any old time. (airs que je chante chaque dimanche soir quand je vois les gens déprimer à la perspective de retourner bosser le lendemain).

avatar.jpgA la même heure sur Tf1, autre invitation à la rébellion, avec Avatar, où des êtres bleus veulent virer les soldats qui détruisent leur belle planète. On devine tout le déroulement du film. Le scénario est un peu niais et manichéen, avec des méchants très méchants. Pourtant, j’ai été happée par l’histoire et les décors magnifiques (la scène de la forêt la nuit). La 3 D est parfaitement exploitée.

fargo.jpgLundi sur Arte, suite du cycle frères Coen, avec le génial Fargo, suivi de Sang pour sang. Comme toujours, la poisse inéluctable, des choix idiots et malencontreux poursuivent les personnages, pathétiques losers. L’ironie est mordante et l’humour noir. Dans Fargo, un vendeur de voitures ruiné a l’idée saugrenue de faire enlever son épouse, pour que son riche beau-père paie la rançon. Dans Sang pour sang, une femme s’enfuit avec son amant, employé de son mari. Ce dernier engage un détective pour tuer les deux traîtres. Evidemment, rien ne se passe comme prévu…
Le cycle Coen se poursuit mercredi avec Le grand saut.

A la même heure sur France 4, The Green Hornet de Michel Gondry. Un super héros sans super pouvoir, mais très drôle, avec Seth Rogen. On remarque la patte du réalisateur (auteur par exemple de Soyez sympas rembobinez), qui apporte humour et loufoquerie au genre du blockbuster.

sur mes levres.jpgSur HD1, Sur mes lèvres de l’excellent Jacques Audiard (Regarde les hommes tomber, Un prophète). Comme souvent, le fils du célèbre dialoguiste met en scène des personnages blessés, des êtres à part, dans des histoires noires ou dramatiques. Ici, une femme timide, malentendante et au physique ingrat (Emmanuelle Devos, en plus sa voix est affreuse). Modeste secrétaire mal payée, elle voit enfin sa vie s’animer grâce à l’arrivée d’un ex taulard (Vincent Cassel, que je trouve moche, vulgaire et bête, en plus il n’articule pas.) Le nouveau venu lui témoignant un peu d’attention, la femme se laisse convaincre de commettre un vol… Un drame sombre et émouvant, avec la somptueuse musique d’Alexandre Desplat.

Mercredi sur France 4, suite des Ripoux, où l’honnête Thierry Lhermitte adopte le comportement de son acolyte Philippe Noiret.

l'échange film.jpgJeudi sur France 3, mon film préféré de l’année 2008 : L’échange de Clint Eastwood. Âmes sensibles s’abstenir : Faites entrer l’accusé, c’est du pipi de chat à côté. L’histoire est si incroyable qu’un panneau est obligé de préciser en début de film qu’il « s’inspire de faits réels ». Dans le Los Angeles corrompu de 1928, un enfant disparaît. Pour faire bonne figure, la police fait croire qu’elle l’a retrouvé, en présentant un autre garçon à la mère. Elle ne reconnaît pas son fils ? C’est elle qui est folle… Les rebondissements ahurissants ne s’arrêtent pas là. Sortez les mouchoirs (ou la camisole).

Petit quiz On connaît la chanson en début de texte...

Et vous, aimez-vous ces films ? Qu’avez-vous vu cette semaine ?
 

02/09/2013

Mémé a testé pour vous : Rock en Seine

rock en seine.jpgMémé fan de radio nostalgie se doutait bien qu’elle n’allait pas croiser Paul McCartney sirotant une bière sur l’herbe. Même si Macca a chanté récemment avec un groupe invité, The bloody beetroots (pour ceux qui comme moi parlent anglais comme une vache espagnole, « les betteraves sanglantes » !).

Mémé qui s’est arrêtée musicalement aux années 60 avait peur d’être larguée au milieu de jeunes supers calés : « Quoi ? Tu connais pas la femme ?
- Euh, laquelle ? »
Je constate rapidement que le festival est aussi, voire d’abord, un prétexte pour faire la fête, avant d’écouter de la musique (oui, mémé découvre vraiment cet univers).
De nombreux stands sponsorisés offrent des jeux, des échantillons de bouffe et même de l’alcool gratuit. Évidemment, l’estomac sur pattes fait plusieurs allers-retours pour piquer des cacahuètes et des boissons, mais certains comptoirs plus finauds nous marquent au tampon comme des vaches pour éviter plusieurs passages (c’est pourtant facile de présenter l’autre bras). J’adore les échantillons gratuits, ça doit forcément fonctionner sur de potentiels clients sinon ce marketing n’existerait pas, pourtant je suis toujours incapable de dire quelle marque m’a sollicitée, et encore moins de l’acheter ensuite, puisque je ne me fournis qu’en magasin discount ou bio (les deux extrêmes).
rock en seine grande roue.jpgLes sponsors proposent plein d’attractions, comme par exemple se taper la honte devant tout le monde en essayant de surfer, en pédalant le plus vite possible, ou en touchant des cibles pour gagner je ne sais quoi. On voit même une grande roue. Mémé est aussi une grande enfant (sur les berges de Seine, j’étais la seule personne de plus de 8 ans à tester le labyrinthe géant ou la marelle) mais cette fois je suis accompagnée de vrais adultes qui ne veulent pas faire du baby-sitting pendant que je saute sur un trampoline géant. Je délaisse les jeux, car je ne veux pas perdre mes parents amis dans la foule.
 
rock en seine scène.jpgEffectivement c’est un risque, car le festival rassemble près de 120 000 personnes. Je craignais la promiscuité, mais en fait, le parc de saint Cloud est immense, et Mémé garde son espace vital de 5 mètres carrés autour d’elle. Tout en sirotant tranquillement ma tisane bière, j’observe avec dédain les gens serrés comme des sardines. Ah, ces jeunes. Je trouve un emplacement idéal, pas très loin de la scène, que je vois parfaitement. Sauf quand le mystérieux drapeau breton décide de s’installer sous mon nez. De jeunes gens se portent sur les épaules pour déployer comme des ailes de Batman leur étendard, ce qui bouche complètement la vue de mémé. Un abus d’alcool a raison de leur équilibre et l’édifice s’écroule rapidement tordant, cassant et arrachant quelques bras et jambes au passage.

Rock-En-Seine- foule.pngUne fille très fan de Nine Inch Nails a poireauté 5 heures avant le début du show pour être collée à la scène. Recevoir la sueur du chanteur et voir ses rides de près doit être un grand honneur. Ce sacrifice lui permet de passer en gros plan sur le grand écran montrant la foule en délire. Mes potes préfèrent attendre une heure avant. Mais dès les premières minutes, ils me laissent pour se jeter dans la fosse aux lions, ou plutôt « se mettre dans l’ambiance ». Je prépare déjà l’annonce au mégaphone pour les retrouver à la fin : « les parents de la petite Papillote sont demandés au stand crêpes et galettes », mais je n’en ai pas besoin. On aurait très bien pu débarquer au dernier moment, puisqu’il y a de la place, ce qui nous aurait permis de voir les autres artistes.

Rock-en-Seine-2013.jpgRock en Seine concentre en effet 60 concerts sur 3 jours, sur 4 scènes différentes réparties dans le parc de St Cloud. Avec un show toutes les heures aux divers endroits, et souvent plusieurs en même temps, il faut sélectionner les groupes à voir. Pour mémé, pas de problème, je ne connais rien. Je suis le mouvement. Mémé met du temps à comprendre où elle se trouve: « C'est quoi ça, la scène de la Cascade ? Pourquoi cascade, y en a une, où ça ? C’est qui la fille qui chante ? Attends je sors le programme : « Patrice… » Ah ben non ça doit pas être ça, à moins qu’elle prenne des hormones… on n’est pas au bon endroit alors. Et pourquoi une scène « pression live » ? On nous fait peur avec des chanteurs déguisés en monstres ? ou sur les autres scènes on s’ennuie avec de la musique d’ascenseur ? » (Les enfants posent toujours plein de questions existentielles)
Le temps qu’on comprenne où on est et qui on écoute, les concerts sont finis… On s’installe donc tranquillement devant la « grande scène » (qui porte un nom classique, elle) pour attendre le seul concert qui nous intéresse vraiment, Nine Inch Nails...

Sur les autres dates du festival, je connais seulement Belle and Sebastian, (Fox in the snow) et uniquement quelques chansons des autres invités : Skip the use, avec Ghost,
System of a down (Lonely day),
Franz Ferdinand (Take me out), Alt-J (Breezeblocks)... (Cliquez sur les liens, même si les noms ne vous disent rien, vous connaissez sûrement).

Suite demain

06/01/2013

2013, année de la chansonnite

chat geluck agenda.pngJ’étais (« Encore ! » comme dit Electra) en vacances dans mon trou perdu sans Internet. Mais ce n’est pas de ma faute, mon entreprise fermait pour les fêtes. Sinon vous pensez bien que j’aurais préféré travailler.
Ouah ah ah.
Je suis tellement mieux dans mon open space avec mes grincheux qui n’aiment pas ma chansonnite, plutôt que me promener dans la campagne, me goinfrer de papillotes, et jouer en famille tout le répertoire des Beatles.
hello kitty.jpgAvec ma belle sœur, on maîtrise parfaitement le « wouhouhwhouh ! » sur Oh! darling. Je prends ma voix de crooner pour chanter Baby, it’s you sur le micro rose Hello K*tty de ma nièce, en pointant du doigt la petite qui fait les chœurs « sha lala lala lala ! ». J’attends 1 bonne minute pour me décaler avec le tambourin sur You’ve got to hide your love away, et je sais jouer au piano 3 notes et demi de Oh my love de Lennon. On est prêt pour une tournée.

Pour la nouvelle année, toujours les mêmes résolutions que je ne tiendrai pas…
- Je n’écrirai toujours pas plus régulièrement sur le blog.
- Je n’en lirai pas plus d’autres (ce qui fait que j’ai perdu la grande majorité des commentateurs, mais les meilleurs restent : les fidèles.)
- Je n’atteindrai pas l’objectif « un livre lu par semaine » (je n’ai pas mis à jour ma bibliographie depuis 2010, et j’ai déjà du mal à lire le programme télé en entier, c’est pour ça que je ne tiens plus ma chronique hebdomadaire).

- Je ne mangerai pas moins de chocolat. En plus, on m’en a offert une excellente boîte de Neuvillage (et je suis très difficile, mes collègues ont apporté pour noël des grandes marques de supermarché et se pâment devant, mais ça n’a pas de goût pour moi.) J’me suis tellement goinfrée de papillotes Révé*illon que je n’ai pas pu boire mon cacao Van Houte* au goûter. Mais comme je viens de le lire dans une des citations : « De toutes les passions, la seule vraiment respectable me parait être la gourmandise » Guy De Maupassant.

- Je ne pratiquerai pas plus de sport. J’en faisais souvent car je croyais préserver ma santé, mais j’ai arrêté en me rendant compte que les machines de la salle sonnaient parce que mon cœur dépassait les 210 pulsations… en marchant simplement sur le tapis de course.
Alors qu’au bureau je montais un dossier au 1er étage en passant par l’escalier (mon seul sport de la journée avec les couloirs du  métro), un collègue m’a interpellée avant même de me voir. « Comment gazelle saut.jpgtu sais que c’était moi ? » «- J’ai reconnu ton pas lourd de mémé asthmatique ». Devant ma mine déconfite (m’enfin ! j’ai pourtant la grâce du gazelle gambadant dans la savane !) il a rajouté « surtout parce que tu fredonnes tout le temps en tapant le rythme sur le classeur ». Chansonnite aigue, mon bobo-là le plus grave. Si je monte lentement les escaliers, c’est tout simplement parce que je pense à des chansons trop lentes, voilà tout. Impossible de résister à l’envie de reproduire les percussions de And I love her.

- Je n’irai pas plus au cinéma. Je n’ose même pas vous révéler le nombre ridicule de films que j’ai vus en salles en 2012. En revanche j’en vois toujours autant à la télé. J’ai fait mon calcul annuel, si vous voulez deviner…

Par contre, en 2013, je verrai plus de spectacles, de pièces de théâtre et de concerts, résolution déjà bien amorcée l’année dernière. J'ai déjà pu noter 6 dates sur mon bel agenda. J’ai pris par exemple des places pour les concerts d’Alain Souchon et de William Sheller, mes deux chouchous de la chanson française. Quand j’étais petite j’écoutais en boucle les cassettes de Soussou comme je l’appelais, et je connaissais par cœur les paroles de Rame, Jamais content, Le bagad de Lann Bihoué … A 8 ans je la voyais pas comme ça la vie, pas d’attaché case quand j’étais petit. Et je n’en ai toujours pas aujourd’hui !

Voilà une résolution que je ne prendrai jamais : me guérir de ma chansonnite. Au fait, personne n'a cherché l'air que j'ai chanté le 21 décembre au boulot, avec une collègue transformée en choriste... C'était : "Pour la fin du monde, prends ta valise et va là-haut sur la montagne (de Bugarach) on t'attend !". (On a fait sensation). Autre air de circonstance que je chanterai demain, pour inciter les collègues à fêter la galette des rois (tous les prétextes sont bons pour manger et glander au boulot) : "Comme les rois mages, en Galilée, suivaient des yeux l'étoile du Berger..."

Et vous, quels sont vos bonnes résolutions pour cette année ? A votre avis, combien ai-je vu de films en 2012 ?

29/08/2012

Ce soir, je pars

vrp.jpgOh ya pam ma yam
Ouuuuh ouh ouh ouh ouh !
Oh whooooooooh !!
Ah in ah in…

Ce soir, je pars.
Ce soir, c’est le grand départ.
J’aurais pu te dire au revoir
Mais rien, j’ai tout gardé en moi.
Et ce soir dans la gare, je pars.

Prendre l’avion, prendre le train,
Prendre ta main ou bien un bain,
Mais partir !
Ce soir j’ai décidé de partir,
De quitter ma maison, mes souvenirs,
Pour ailleurs !

Hasta luego,
A bientôt si Dieu le veut,
Hasta luego
On se reverra sous peu.

Mais était-ce utile de rester davantage
Fallait-il se dire à tantôt
Je vais reprendre un très long voyage
Dont je ne pense pas revenir bientôt.
Si d’aventure j’ai laissé quelques traces
Elles s’en iront comme tout là-haut
Les longs traits blancs derrière les avions qui passent
Oh, je ne pense pas revenir bientôt.

Non je plaisante, en fait, je reviens. C’était plusieurs billets que j’avais programmés il y a un mois, quand je suis partie justement. Mémé nulle en nouvelle technologie a encore dû faire une erreur.
20 000 lectrices (quatre) m’ayant fait comprendre « promettez-moi d’être bien sage, de penser à moi tous les jours, et revenez dans notre cage, je guette votre retour » « Reviens, on va vivre la main dans la main, l’aventure avec toi c’est si bien » « Il faut revenir, il faut recommencer, reviens je t’en supplie, loin de toi je m’ennuie », me voici.

Pour info, la dernière chanson citée est tellement vieille (et kitsch) que je ne la trouve même pas sur le net pour vous la faire partager. Quel cruel manque à votre culture. La dernière fois que je l’ai écoutée, c’était sur 45 tours (forcément). Le tourne-disque, certainement désespéré de passer la musique pour la trentième fois et surtout de m’entendre chanter dessus, a rendu l’âme.  Le disque s’est rayé pile sur « il faut reven’… il faut reven’… il faut reven’… »

Bientôt, le récit palpitant de mes incroyables aventures loin de chez moi. J’ai déjà écrit 8 pages manuscrites et je n’en suis qu’à l’introduction. (En fait j’ai rédigé trois lignes sur mes vacances, qui m’ont rappelé un autre souvenir, puis un autre, et encore un autre, totalement hors sujet).

Partir, partir,
On a toujours un bateau dans le cœur
Un avion qui s’envole pour ailleurs
Mais on n’est pas à l’heure
Et en s’envolant
Les gens, l’argent
Seraient du vent.

Quand je dis loin de chez moi… je plaisante hein. Je vous rappelle que mémé n’a jamais pris l’avion et en a peur. Parce que « n’oublie pas toi si belle, les avions se cassent, et la terre est basse. »

Dans mon deux pièces à Paris, elle répétait toutes les nuits
« on reste pas dans l’hexagone »
je lui disais « laisse-moi faire, je règle quelques affaires, après c’est sûr on taille la zone »
moi, le bureau, l’ordinateur et mon aspirateur, les catalogues de mobile home
je savais que c’était minable, je me suis abonné au câble (canaaaal + !) on taillait pas vraiment la zone
elle me disait « déconne pas, on va pas rester comme ça, je veux les prairies les fleurs jaunes
on va pas faire comme les gens, vivre à cause de l’argent, on laisse tout on taille la zone
Emmenez-moi au bout de la terre, emmenez-moi au pays des merveilles !»

Oui, elle a dû en faire du chemin, cette limace de mon enfance, elle a dû partir bien plus loin que moi sûrement je pense.


Quiz on connaît la chanson : quels sont les dix titres cités et leurs interprètes ?


18/06/2012

Happy birthday McCartney !

macca anniv.jpegFêter les anniversaires est la spécialité du Chat masqué (je préfère les décès) (on rigole trop avec moi) mais impossible de passer à côté de cette nouvelle : Paul McCartney fête ses 30 ans aujourd’hui !
Oui, j’arrondis, il faut rajouter quelques années, 40 plus précisément (pour ceux qui ont arrêté l’école en CE1, 30+40= 70.) Macca se fait vieux. Heureusement qu’il est immortel et ne viendra jamais remplir ma rubrique nécrologique.
Avant qu’il ne puisse chanter que son rhumatisme devient gênant, « ma pauvre Cécile j’ai 73 ans, je traînais moins la jambe quand j’étais chanteur. J’ai appris que Mick Jagger est mort dernièrement, j’ai fêté les adieux de Sylvie Vartan, mais pour moi ya longtemps que c’est fini », je propose à Macca de faire une série de concerts, gratuits tant qu’à faire, pour son anniversaire. (Je fais des rimes) (Je vais écrire des chansons moi aussi).

Paulo est tout le temps en tournée, il ne se ménage pas. Il participait d’ailleurs au jubilé pour les 60 ans de règne d’Elizabeth II, comme d’autres stars (Elton John, Kylie Minogue, Robbie Williams etc…)Comme je l’ai écrit ici (puis , et encore ici, et ) pour son dernier concert à Bercy en novembre dernier, on voyait Macca rajeunir au fil des chansons (presque trois heures de spectacle!) Ses traits se détendaient, sa voix semblait plus forte et assurée, il parcourait la scène comme un cabri. Bref il était plus vert que moi. Je vous rappelle que la cardiologue a dû me faire arrêter le test du vélo au bout de 8 minutes en raison de « fatigue du patient » (à jamais gravé dans mon dossier).

Pour fêter l’évènement,  je vous ferais bien un traditionnel quiz On connaît la chanson avec en lot une carte postale signée McCartney, mais vous vous doutez que si j’en possédais une, je la garderais pour moi. Alors on va se contenter de quelques chansons méconnues.
On commence par son meilleur album solo, RAM, actuellement en réédition.

ram macca.jpgEnregistré en 71 peu de temps après la fin des Beatles, Macca y lance quelques piques à Lennon : l'excellente Too many people qui ouvre l’album, où le chanteur s’irrite de voir son ancien acolyte en donneur de leçons (comme le Bed-in for peace sans doute): « Je trouvais que John et Yoko disaient à tout le monde ce que l'on devait faire, d'où la phrase « Too many people preaching practices. » Dans Three legs, Macca déplore : «  I tought that I could call you my friend, but you let me down ». Lennon répliquera violemment dans son album Imagine avec la chanson How do you sleep ? et en parodiant la pochette de Ram, le bélier, en le remplaçant par un cochon…

McCartney commente la guéguerre avec la triste et désabusée « Dear friend », dans son album suivant, Wild Life, sorti la même année : « Is this really the borderline ? Does it really mean so much to you ? Are you afraid, or is it true ? »
Après la mort de John, McCartney écrira comme je vous l’ai déjà répété Here today, qu’il joue à chaque concert, des sanglots dans la voix : « and if I say, I really loved you and I was glad you came along, ’cause you were here today, for you were in my song »

Tiens, je ne devais pas fêter un anniversaire en fait, mettre plutôt des chansons joyeuses ? Je me crois encore dans ma rubrique nécrologique.
Donc dans l’album Ram, la chanson la plus appropriée serait le rock endiablé Smile away. Mais j'évoquerais une autre dont je n’ai jamais parlé, que je fredonne très souvent car elle est facile à chanter comme dirait Pascal Brunner. Il s’agit de Heart of the country. D’ailleurs la semaine dernière, me croyant seule dans l’open space (le chef était encore absent, donc les rats avaient quitté le navire) j’étais en pleine roucoulade sur « I’m gonna move, I’m gonna go, I’m gonna tell everyone I know ouhouhouh… » lorsqu’un collègue est rentré : « Han mais c’est toi qui chante comme ça ?! J’ai cru que c’était un mec ! »

Je vais proposer des chansons jamais citées ici, des ballades, la spécialité de McCartney, des mélodies simples comme Electra les préfère (je privilégie les changements de rythme comme dans You never give me your money ou Band on the run) :
Par exemple sur l’album McCartney (il est allé chercher loin le titre) la belle Every night. Mon frère la joue à la guitare et je l’accompagne avec ma voix de crooner, believe me mama.

Dans Red Rose Speedway (1973), la sublime Single pigeon, qui paraît simple mais est difficile à jouer au piano (puis comme j’ai perdu beaucoup de mobilité depuis mon doigt coupé, je ne pourrais jamais la maîtriser. A l’hôpital, en regardant mon doigt ouvert le chirurgien m’a demandé : « vous n’êtes pas pianiste j’espère ? » Déjà que j’avais les deux mains gauches de Gaston Lagaffe.)

tug of war.jpgSur l'album Tug of war, sorti en 1982 juste après la mort de Lennon (Here Today en est extraite) j’oublierais Ebony and Ivory enregistrée avec Steevie Wonder, partageant plutôt Somebody who cares :

When your body is coming apart at the seams
And the whole thing's feeling low
you're convincing yourself
That there's nobody there,
I know, I know how you feel

There's always someone, somewhere,
you should know by now
Always somebody who cares !
it's happening day in, day out
Well you know by now
Always somebody who cares
But if you don't know it, how will it find you?
How will we know your whereabouts?
But I know how you feel !

Dans l’album Flowers in the dirt (1989), je citerais Put it there, une des préférées de Macca également. Le titre est une expression que son père utilisait quand Paul angoissait :
 
Put it there if it weighs a ton,
That's what a father said to his younger son,
I don't care if it weighs a ton,
As long as you and I are here, put it there

macca valentine.jpgLe dernier disque sorti en février, Kisses on the bottom, offre des morceaux jazzy, dont le plus célèbre reste My valentine. Dans le clip, solennel, en noir et blanc, on voit Johnny Depp et Natalie Portman, l’air grave, s’exprimer en langage des signes. Sauf qu’au lieu de faire le geste « Valentine », l’amoureuse, Depp fait celui de l’ « ennemi », ce qui ne manque pas de piquant. L’actrice se plante lamentablement en remplaçant « apparaître » par le signe du … tampon hygiénique. Le clip paraît tout de suite moins classe.

Pour un anniversaire, j’aurais dû choisir des chansons entraînantes, mais au moins vous avez échappé à la traditionnelle rubrique nécrologique : Ray Bradbury, dont on ne brûlera jamais les livres! Kathryn Joosten, l’interprète de Kareen dans Desperate housewives, morte d’un cancer comme son personnage ! Thierry Rolland et la fin de ses phrases lourdes ! Il n’a même pas vu le résultat de l’Euro, il a pu « mourir tranquille » comme il le disait après la victoire de 98, sans voir la France se planter.

Et vous, quelle chanson préférez-vous dans la liste, laquelle auriez-vous citée ?
Petit quiz on connaît la chanson à trouver en début de texte.

27/05/2012

La rubrique nécrologique de la semaine : Lagaffe danse Stayin' alive

bee_gees_stayin_alive.jpgLundi matin, 8 heures, le réveil se met en route comme chaque jour sur Radio Nostalgie :
« On apprend le décès de Robin Gibb, l’inoubliable Bee Gees, des suites d’un cancer du côlon, à l’âge de 62 ans… »
Je vous laisse deviner quelle chanson m’a occupé l’esprit toute la journée. Quand on invente « staying alive », on n’a pas le droit de mourir.
Déjà, en m’habillant, j’abandonne enfin mon manteau d’hiver pour mettre mon blouson en skaï . Je choisis inconsciemment un jean au fond évasé, un peu patte d’eph, et des bottines en cuir. Bref, le sosie de John Travolta marchant dans Saturday night fever.

Je sors pour rejoindre le métro, toujours la chanson en tête. Je me rends compte que j’avance en rythme, comme l’acteur. (Malgré moi, dès que j’entends de la musique dans la rue, je ralentis et me cale sur le tempo, même si je n’aime pas l’air que j’entends.) Je fredonne. Sur le quai, une femme me fait un large sourire et hoche la tête d’un air entendu. Elle m‘aperçoit chuchoter le « ha, ha, ha, ha, stayin’ alive, stayin’ alive » tout en dodelinant la tête. Voyant qu’elle a compris la référence (elle a dû apprendre la nouvelle) je balance furtivement un bras en bas et l’autre en haut avec le doigt levé, comme Travolta. La femme éclate de rire. Un type l’entend et se retourne vers moi, mais replonge immédiatement dans ses pensées. Dans le métro, les gens ne sont guère attentifs et restent dans leur bulle déprimée.

stayin alive.jpgJ’arrive au bureau. Le lundi matin, le chef est en réunion jusqu’à 9h30. Alors quand le chat n’est pas là, les collègues partent en longue pause café et la Papillote danse. Seules deux (sur dix) collègues sympas sont présentes. Je rentre par la porte du fond et traverse l’allée centrale de l’open space en chantant :
« Well you can tell
by the way I use my walk
I'm a woman's man
no time to talk
Music loud and women warm
I've been kicked around
since I was born ! »

J’atteins le bout de l’allée et me retourne en faisant le classique déhanché de Travolta. Mes collègues sifflent et tapent des mains :
« Whouhouh ! C’est tout à fait ça !
- Tu danses trop bien ! »
A cet instant, la porte du bureau s’ouvre brusquement :
- C’est quoi ce bordel ?! »
Ouf, ce n’est pas le chef, simplement le collègue qui m’avait demandé de faire son boulot à sa place. Pour une fois, je ne suis pas prise en flagrant délire.

gaston lagaffe est mon idole, bee gees, donna summer, musique, saturday night fever20 minutes plus tard, Prunelle revient de sa réunion. Comme toujours, les conversations cessent en plein milieu d’une phrase. Je trouve cette réaction stupide et hypocrite. Prunelle doit forcément nous entendre jacasser et rire depuis le fond du couloir, et quand il ouvre la porte, plus un bruit ! C’est un chef mais pas un kapo tout de même, même si la traduction signifie la même chose. Il déteste quand on parle, pourtant je rappelle que l’on fait un travail répétitif qui ne nécessite aucune concentration. Alors je papote tout de même de temps en temps pour briser le silence pesant, pour que le temps passe plus vite, et Prunelle pousse de lourds soupirs pour signifier son mécontentement. Parfois quand mes collègues rigolent de mes réflexions, il les gronde comme des enfants : « oh, un peu de sérieux ! » et les employés baissent la tête sans dire un mot jusqu’au restant de la journée, interminable.

Rompant le silence de mort, le collègue qui m’avait surprise dit au chef :
« Vous avez raté quelque chose tout à l’heure !
-Ah ? Quoi ?
-Papillote qui chantait et dansait ! Fallait voir ça !
Le chef me lance un regard furibond. Je suis cramoisie. Mais comme d’habitude, j’en rajoute une couche :
-Nan mais le chanteur des Bee Gees est mort ce matin, fallait bien lui rendre hommage ! »

full monty.jpgEt pis d’abord, je n’ai pas chanté Stayin’g alive en entier, seulement le premier refrain, et je n’ai pas fait ma chorégraphie complète, savamment élaborée au fil des soirées arrosées.
Je pense que mon collègue a tenu là sa vengeance, puisque je n’ai pas fait son travail à sa place et qu’il s’est donc fait engueuler par Prunelle.
Je vous rassure,  le jour du décès de Donna Summer, je n’ai pas fait la chorégraphie des Full Monty sur Hot Stuff.