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07/12/2014

A la télé cette semaine : Drive, Intouchables, Les temps modernes...

drive ryan.jpgN’oubliez pas de jouer pour remporter la bande originale du film La French.

A la télé ce soir, un film avec une formidable musique aussi : Drive à 22h30 sur France 4, et le tube Nightcall de Kavinsky. Ryan Gosling♥ interprète un homme énigmatique, cascadeur le jour et chauffeur pour braqueurs la nuit. Il tombe amoureux de sa voisine (Carey Mulligan, qu’est-ce qu’elle a de plus que moi). Avec elle, il est doux et galant. Mais il ne peut révéler sa vraie identité et la belle est mariée à un taulard… Un film envoûtant, où romantisme et violence extrême se confondent (la scène de l’ascenseur).

intouchables.jpegA 20h50 sur TF1, l’inévitable Intouchables d’Olivier Nakache et Eric Tolédano, dont le film Samba est actuellement en salles. Tout le monde connaît l’histoire et les blagues « pas de bras, pas de chocolat ». Un paraplégique aisé et cultivé (François Cluzet) prend comme assistant un jeune de banlieue (Omar Sy). Les deux hommes que tout oppose vont devenir amis. Une comédie touchante.

temps modernes.jpgA la même heure sur LCP, autre comédie sociale, mais plus marquée : Les temps modernes de Chaplin. Charlot est le mouton noir de son entreprise, il fait dérailler les machines de l’usine… Presque 80 ans après, le film porte toujours bien son nom. On s’échine autant dans un travail déshumanisé où seule la performance compte.

aventures robin des bois.jpgLundi sur Arte, Les aventures de Robin des bois : la version de 1938 de Michael Curtiz avec Errol Flynn et sa petite moustache. Délicieusement désuet, un régal pour les enfants et un classique pour les grands.

A la même heure sur France 3, un documentaire sur La French Connection, dont traite justement le film avec Jean Dujardin au cinéma.

elephant man.jpgA minuit 30 ( !!!) France 2 diffuse le chef d’œuvre de David Lynch, Elephant man. Ce film émouvant retrace l’histoire vraie et incroyable de Joseph Merrick, qui vécut en Angleterre dans la seconde partie du 19ème siècle. Il était atteint d’une maladie rare qui déformait atrocement son corps. Ses parents l’abandonnèrent et il se retrouva exposé cruellement dans une fête foraine, où un médecin humaniste le vit et le recueillit. Le pauvre être rejeté, abandonné, fut alors accepté dans les grands salons londoniens par la reine elle-même. « Je ne suis pas un animal »

Mardi sur Canal+, un an après son décès, Mandela, un long chemin vers la liberté, vous pouvez lire mon article ici.

heureux evenement.jpgMercredi, france 4 diffuse Un heureux événement de Rémi Bezançon (Le premier jour du reste de ta vie). Adapté de l’histoire (assez intéressante) d’Eliette Abécassis, le film explique comment une vie de couple idyllique (entre Louise Bourgoin et Pio Marmaï♥) retombe dans la cruelle réalité « lorsque l’enfant paraît ».

Sur Arte, The tree of life de Terrence Malick, questionnement métaphysique et nébuleux sur la création du monde. Palme d’or 2011, pourtant selon moi le film le moins intéressant et le plus confus du réalisateur du Nouveau monde, de La balade sauvage ou des Moissons du ciel

Jeudi, comédie très originale sur TMC, Jean-Philippe. Fabrice (Luchini, excellent) se réveille dans un monde parallèle où son idole Johnny Halliday est inconnue. Impossible à accepter ! Le fan retrouve Johnny, resté modeste  Jean-Philippe Smet, pour le convaincre de devenir la star qu’il doit être. Allumez le feu !

03/12/2014

Le grand soir, une comédie punk

grand soir.jpgA 20h50, Arte programme Le grand soir. Benoît Poelvoorde ♥♥ y incarne « un punk à chien », «Not», du nom gravé sur son front. Il vient traîner dans la zone commerciale où ses parents (la mère Brigitte Fontaine, toujours aussi chtarbée) tiennent une « pataterie » et son frère (Albert Dupontel ♥♥) est vendeur dans un magasin de literie. Ce dernier, qui veut mener une existence classique (il est marié et a un bébé) ne jure que par le confort matériel. Il ne voit pas d’un bon œil la venue du marginal. Pourtant, suite à son licenciement, Dupontel quitte le rang pour suivre la punk-attitude de son frère : rejeter la société de consommation et vivre sa vie comme il l’entend… (voir bande annonce en lien ci-dessous)

Le grand soir est signé par le duo de Groland, Gustave Kerven et Benoît Délépine. Ils ont réalisé ensemble cinq films, dont Near Death Experience, je vous en parlais en lien. Je trouve que Le grand soir est le meilleur. Pour Aaltra et Avida, je n’étais pas habituée à cet univers particulier, cet humour noir et absurde, ces personnages pitoyables. J’ai plus apprécié Louise Michel, avec Yolande Moreau (ex Deschiens) : son patron délocalisant l’usine, elle paie un tueur à gages ridicule (Bouli lanners) pour le faire assassiner. J’ai aussi aimé Mammuth, où Depardieu part à la recherche de ses points de retraite manquants.

grand soir feu.jpgDans Le grand soir, on retrouve l'humour décalé et noir emblématiques des réalisateurs. Dupontel,licencié, le compte en banque vidé par sa femme qui l’a foutu dehors, tente de s’immoler en plein supermarché, devant tous les clients poussant leur chariot, sans que personne ne réagisse. Le film illustre l’individualisme de la société et le repli sur soi en temps de crise. S’il crée un goût de révolte à travers les actes des personnages pour s’en sortir et réveiller les consciences, il ne donne pas vraiment d’espoir.


grand soir not dead.jpgLes réalisateurs utilisent souvent des plans larges afin de montrer l’absence de communication entre les personnages. J’ai éclaté de rire lorsque Poelvoorde tente lamentablement de vanter les mérites de son frère en tendant un C.V trempé à une hôtesse, tandis qu’à l’arrière plan on voit Dupontel crever des ballons un par un (voir l'extrait en lien). 

J’ai vraiment estimé que le film démarrait et devenait drôle lorsque Dupontel se met à péter les plombs. Certaines idées scénaristiques sont même poétiques : les personnages décident d’aller littéralement « droit devant eux » sans dévier de leur chemin pour prendre la route balisée. Ainsi ils traversent un lotissement en escaladant les barrières, rentrant chez les habitants, ressortant par la porte du jardin, tout simplement parce qu’ils vont « tout droit ». 

Comme pour Aaltra, la B.O est signée par Les wampas. On voit un concert du groupe lors du film. Poelvoorde slame au-dessus du public, pensant communier avec lui, mais les spectateurs le portent jusqu’à une poubelle… Comme beaucoup je pense, j’ai découvert les Wampas avec leur fameuse chanson polémique, qui comme toute œuvre censurée provoque inéluctablement l’effet inverse escompté : le public curieux se presse de découvrir l’objet de la discorde. Je parle de la chanson Chirac en prison (« j’attends 2007, c’est mon seul espoir de sortir du brouillard, c’est ma dernière chance, faut que j’aie confiance en la justice française ».) Les Wampas ont ensuite connu le succès avec leur hit Manu Chao. Dans Le grand soir, on entend leur chanson Comme un punk en hiver.
On peut écouter aussi des refrains de Noir Désir ou Brigitte Fontaine : je suis in- inadaptée.

grand soir chien.jpgLa chanteuse a d’abord refusé d'apparaître dans le film, expliquant qu’elle ne voulait jouer qu’une « sorcière dans la forêt ». Les réalisateurs ont alors réécrit le scénario en remplaçant le terme « la mère » par « la sorcière dans la forêt » et Brigitte Fontaine a accepté le rôle !
Autre star du film, le chien bien évidemment ! La même race que celui de The artist, mais pas du tout le même caractère : il a mordu toute l’équipe durant le tournage, envoyant même le premier assistant à l’hôpital. Un vrai punk quoi.

02/12/2014

A la télé ce soir : Lovelace

lovelace.jpgCe soir sur Canal+ cinéma, je vous invite à regarder Lovelace. Comme les fidèles le savent, j’adore les biographies. J’adore les films qui soulèvent des questions sur la nature et la psychologie humaine. Et à ce titre, la vie de Linda Lovelace est fascinante : comment peut-on se laisser manipuler comme ça ? Comment une jeune fille élevée au sein d’une famille stricte et puritaine, se retrouve l’héroïne du film porno le plus connu de tous les temps, Gorge profonde ? Ce dernier rapporta 600 millions, mais l’actrice sur laquelle reposait tout le film ne reçut que 1250 dollars, confisqués par son mari tyrannique et pseudo maquereau…
 
J’avais vu le documentaire Inside deep throat et la vie, la psychologie de Linda Lovelace m’avait très intriguée. J’ai donc beaucoup apprécié ce film de Rob Epstein et Jeffrey Friedman. L’histoire se déroule à la fin des années 60. L’époque baba cool, de libération des mœurs qui commence, est parfaitement retranscrite, dans les fêtes, les décors, les vêtements et jusqu’au grain grossier et la couleur de la pellicule, comme on les utilisait à cette période.
Le film est de façon originale découpé en deux parties : la première, qui montre la version officielle, et la deuxième, l’envers du décor… Je lis peu de critiques, et en tout cas jamais avant d’avoir vu les films ou de publier mon propre avis. Mais en tapant le titre pour trouver une photo, j’ai lu quelques avis en diagonale, qui expliquent que le film ne rend pas justice à la pauvre Linda Lovelace. Alors soit je suis restée focalisée sur l’histoire de manipulation (c’est possible, et je n’ai pas fait un mémoire de recherche sur Linda Lovelace, je n’ai vu qu’un seul documentaire à son sujet) soit ces journalistes ont quitté la salle avant la seconde moitié du film qui révèle le calvaire de l’héroïne ? (j’en ai vu un partir par exemple). 

lovelace acteurs.jpgBien sûr, le film ne peut pas tout raconter et être totalement objectif. Seul le mari est mis en cause, les participants au film porno aident même Linda à se défendre. L’actrice est présentée comme une victime qui n’a vraiment rien vu venir, et on a quand même dû mal à le croire qu'on peut être aussi cruche. C’est seulement 9 ans après la sortie du film qu’elle a annoncé qu’elle avait été forcée, et qu’elle s’est mise à militer contre la pornographie.
On comprend qu’elle a grandi dans une famille très puritaine, qui la rejette quand elle se retrouve enceinte, et la refile au premier gars qui veut bien d’elle. Qu’elle tombe sur un manipulateur pervers charmeur et redoutable qui lui promet protection et monts et merveilles…  Le lent et implacable piège se referme sur elle. Quand elle constate son erreur, la culpabilité et la honte l’empêchent de révéler ses tourments à ses proches et elle préfère s’en éloigner : elle se retrouve donc seule face à son bourreau et s’enfonce dans son martyr.

Je salue d’ailleurs l’impressionnante performance de l’acteur Peter Sarsgaard, charismatique et glacial. Linda Lovelace est interprétée par Amanda Seyfried, qui abuse un peu de ses grands yeux globuleux moches pour faire la niaise, et de sa grande bouche (forcément) pour minauder et se mordre les lèvres (cette suggestion est assez lourde). La mère prude et démissionnaire est jouée par Sharon Stone, que je n’avais pas reconnue tellement elle est vieillie et enlaidie… rien que pour ça, le film vaut le coup ! En résumé, je vous invite à voir ce film pour mieux comprendre la lente descente aux enfers de Linda Susan Boreman, alias Lovelace…

01/12/2014

Bilan "je suis culturée" de novembre

interstellar.jpgEnfin, je fais mon bilan à temps ! En revanche, à cause de mon hibernation peut-être, je m’aperçois que j’ai baissé le rendement niveau sorties ce mois-ci. J’ai aussi vu beaucoup moins de films et de documentaires, car je capte enfin Canalsat à la demande. J’ai accès à des centaines de programmes, l’embarras du choix, et le temps que j’en sélectionne un, la soirée est déjà bien avancée.

 9 Films au cinéma :

 Coup de cœur :
- Interstellar de Christopher Nolan

 - Respire de Mélanie Laurent
- La french de Cédric Jimenez, sortie le 3 décembre
- L’incomprise de Asia Argento
- Canada Morrison de Mathias Lucchesi
- L’homme du peuple de Andrezj Wajda
- Eden de Mia Hansen-Love
- Men women and children de Jason Reitman, sortie le 10 décembre
- Nature de Patrick Morris et Neil Nightingale, sortie le 24 décembre
Prochain film prévu : Hunger Games

 28 Films à la télé :

 sorties à paris, cinéma, télé, expositions parisCoup de cœur Canal+ :
- Rebelle de Mark Andrews
Prochain film prévu : Suzanne

 4 Documentaires :

 Coup de cœur :
- Twenty feet from stardom de Morgan Neville

 - Philippe Sarde, un voyage musical dans l’histoire du cinéma
Renaud, les raisons de la colère
- Churchill
Prochain documentaire prévu : Les artistes sous l’occupation

 2 Séries :

sorties à paris, cinéma, télé, expositions paris Coup de cœur :
- The Americans saison 2, canal +

 - The affair, canal +
Prochaine série prévue : Gomorra, Canal+

2 Concerts :

 Coup de cœur :
- Archimède, Le divan du monde

- soirée Eden, le Queen, Dj, Sven Love
Prochain concert prévu : Ez3echiel, Le Bataclan

3 Spectacles :

 Coup de cœur :
- Fuis moi je te suis, Comédie des boulevards

 - Born to be in live, Théâtre du petit gymnase
- Des gens intelligents, Théâtre de Paris
Prochain spectacle prévu : King Kong théorie

 sorties à paris, cinéma, télé, expositions paris1 exposition :

- Paul McCarthy, Chocolate factory, La monnaie de Paris, jusqu'au 4 janvier

Et vous, qu’avez-vous vu en novembre ?

 

 

30/11/2014

A la télé ce soir : Le prénom, Le patient anglais, Sixième sens...

prénom.jpgLe choix entre de très bons films, en commençant sur TF1 par Le prénom. Au cours d’un dîner en famille, un futur père (Patriiiick Bruel) dévoile le nom de son enfant à naître. Ceci va déclencher les passions et révéler les caractères et préjugés de chacun. Il ne faut jamais dire à l’avance le prénom de son futur bébé ! J’en ai fait l’expérience, comme je le raconte en lien…

Dans le film, on devine assez vite quel est le nom qui pose problème, mais l’intérêt n’est pas là.  Le prénom est une excellente comédie intelligente, pleine de retournement de situations et de joutes verbales. Un régal pour une littéraire comme moi.  Je danse souvent sur la bande originale et cette musique entraînante (voir en lien). Et dire que ce film intelligent est diffusé sur TF1... A croire que la chaîne devient vraiment celle « de la culture ».

patient anglais.jpgCôté drame romantique, l’inévitable Patient anglais sur Arte, 9 oscars dont celui du meilleur film. Passion impossible entre avec Ralph Fiennes et Kristin Scott-Thomas, dans les magnifiques paysages du Sahara…

sixieme-sens.jpgCôté film fantastique, France 4 diffuse Sixième sens de M.Night Shyamalan. Ce réalisateur décline inéluctablement : ses premiers films étaient très bons (Incassables, Signes) mais deviennent de plus en plus mauvais (Phénomènes et Le dernier maître de l'air). A l’époque, comme tout le monde, j’étais sortie de la salle de cinéma sous le choc de la révélation finale. Ceux qui ont dévoilé la fin de Sixième sens à leurs amis qui n’avaient pas encore vu le film devraient être bannis à jamais des réseaux sociaux et abandonnés dans une grotte en plein désert. Au moins.

Autre film fantastique, ou plutôt de science-fiction, Inception de Christopher Nolan sur HD1. Il m’avait déçu à sa sortie, ou plutôt mémé n’avait rien compris. Je tenterai donc de le revoir. En tout cas, du même réalisateur,  Interstellar en ce moment au cinéma m’a beaucoup plu.

Côté classique, Il était une fois en Amérique de Sergio Leone sur Numéro 23, avec la musique d’Ennio Morricone.

gazon maudit film.jpgSur NRJ 12, Gazon maudit  de et avec Josiane Balasko. Cette dernière incarne une routarde homosexuelle venant semer la zizanie dans un couple (Alain Chabat et Victoria Abril). Une comédie légère et originale. Je vous rappelle que dernièrement mémé s’est retrouvée sans le savoir au préalable dans un bar lesbien, entourée de clones de Balasko… Je n’en menais pas large comme vous pouvez le lire en lien…

Demain, suite des films de la semaine

 

21/11/2014

Bilan "je suis culturée" d'octobre

télé,cinéma,que faire à parisPeu de sorties ce mois-ci, car je bosse ! J’ai dû en annuler ou décliner une dizaine, qui ne cadraient plus avec mes horaires. J'ai vu les films en avant première, mais mémé écrit toujours avec un train de retard...

 4 films au cinéma :

 - Mommy de Xavier Dolan
- Samba de Oliver Nakache et Eric Tolédano
- 71 de Yann Demange
- Tiens-toi droite de Katia Lewkowicz, sortie le 26 novembre
Prochain film prévu : Interstellar

 33 films à la télé :

 Coup de cœur Canal + :
- Alabama Monroe
Prochain film prévu : Rebelle

 12 documentaires :

 télé, cinéma, que faire à Paris5 Coups de cœur :
- Faites le mur ! de Banksy
- Les garçons de Rollin, un lycée sous l’occupation de Claude Ventura
- Chante ton bac d’abord ! de David André
- L’urgence de ralentir de Philippe Borel
- Calamity Jane, légende de l’Ouest de Grégory Monro

 - Belfast mon amour de Frédéric Tonolli
- Rocky IV, le coup de poing américain de Dimitri Kourtchine
- Crossfire hurricane, les Rolling Stones
- I wish you were here, Pink Floyd
- Alexandre le Grand
- Etrangement vôtre de Frédéric Temps
- Renaud Van Ruymbeke, au nom de la loi
- Orphelins de la patrie de Sophie Bredier
Prochain documentaire prévu : Philippe Sarde, un voyage musical dans l’histoire du cinéma

4 séries :

télé, cinéma, que faire à Paris- Ainsi soient-ils saison 2, Arte
- Rectify, Arte
- Ray Donovan, Canal+
- Southcliffe, Canal+
Prochaine série prévue : The Americans saison 2

2 one man show :

Coup de cœur :
- Jarry atypique, théâtre Trévise
- Nicolas Meyrieux : dans quel monde vit-on ?Comédie des boulevards

 1 concert :

 - Génésis, The musical box, l'Olympia

2 expositions :    

télé,cinéma,que faire à parisCoup de cœur :
- De Louis XIV à Louis XVI, un art de vivre à la Française, Le Louvre

 - Le petit palais

Et vous, qu'avez vous vu en octobre ?

 

17/11/2014

A la télé cette semaine : Bridget Jones, Hot Fuzz, Le magnifique...

gladiator.jpgCe soir sur TMC, Gladiator de Ridley Scott (Alien, Blade Runner). Dans l’empire Romain, l’empereur Marc Aurèle souhaite céder sa place au Sénat au vaillant général Maximus (Russell Crowe), pour que Rome devienne à nouveau une République. Le fils de l’empereur, (Joaquin Phoenix) est jaloux et désire le pouvoir. Il tue son père et ordonne l’assassinat de son rival et de sa famille. Mais Maximus survit. Vendu comme esclave, il devient gladiateur et cherche la revanche…

Sur HD1, Volver de Pedro Almodovar, plus tendre et moins outrancier qu’à l’habitude, même si je déplore cette scène ridicule : Raimunda (Penelope Cruz) sent (au sens propre) que sa mère morte (la mère, pas la mer) est revenue, car elle reconnaît l’odeur de ses pets ! Non mais franchement !!

bridget jones.jpgMardi sur M6, une comédie sentimentale pour filles, que je n’ai pas revue depuis sa sortie en 2001 et que j’ai hâte de redécouvrir, pour savoir si mémé est toujours une midinette : Le journal de Bridget Jones.  Renée Zellwegger, vraie Gastonne Lagaffe, hésite entre Hugh Grant♥, son patron (pff) arrogant (beurk) et Colin Firth♥. Ce dernier se nomme comme le héros d’Orgueil et préjugés : Mark Darcy♥… (Je vous laisse deviner lequel je préfère).

hot fuzz supermarché.jpgMercredi sur France4, Hot Fuzz, avec ce formidable trio : Edgar Wright le réalisateur, Nick Frost et Simon Pegg les acteurs et scénaristes. Après « une comédie romantique avec des zombies » le génial Shaun of the dead, référence à Dawn of the dead de George Romero, dans Hot Fuzz, le trio rend hommage aux films d’actions. Un policier modèle Londonien fait passer ses collègues moins zélés pour des bras cassés. Pour le calmer, on l’envoie dans un petit village de campagne, où son nouveau coéquipier rêve d’imiter Mel Gibson. Dans la commune paisible, entre deux contraventions et recherche d’animaux disparus, le policier scrupuleux découvre une série de meurtres étranges… Hilarant (voir bande annonce en lien).

magnifique bob saint clar.jpgJeudi, autre comédie culte papillotienne,  Le magnifique  de Philippe de Broca sur 6ter. Belmondo joue un homme falot et discret, qui mène une vie solitaire et grise. Il est un petit écrivain de romans d’espionnage, tyrannisé par son éditeur et secrètement amoureux de sa voisine. Il se venge dans ses romans en transposant sa vie idéale : il s’y voit sous les traits d’un grand agent secret charismatique. Son éditeur est l’gnoble Karpov et sa belle voisine est folle de lui… La fiction peut-elle devenir réalité ? Gage de qualité, le scénario est  signé par de Broca (L’homme de Rio) Francis Veber (Le dîner de cons) et Jean-Paul Rappeneau (Le hussard sur le toit, Bon voyage). "Et Bob Saint Clar, pagayant comme un fauve, échappe aux griffes de Karpov." Cucurucucu, Palomaaaa...

Sur France 3, Million dollar Baby de Clint Eastwood. La rencontre entre deux mal aimés solitaires : un entraîneur à la retraite (Clintounet) et une jeune femme (Hilary Swank, oscar de la meilleure actrice) qui veut absolument faire de la boxe. Bien, mais trop tire-larmes à mon goût.

 

 

16/11/2014

A la télé ce soir : Melancholia, Les autres, Moonrise Kingdom...

melancholia.jpgA la télé ce soir, Melancholia de Lars Von trier. Film très étrange, comme souvent avec ce réalisateur. Les cinq premières minutes nous jettent dans le bain, avec des images et une musique sublimes (Tristan et Isolde de Wagner, voir en lien). On ne comprend pas ce qui se passe, mais si on se laisse porter avec 2 grammes 8 dans le sang on est envoûté par ces images hypnotiques. La fin du film également est très marquante, j’en ai fait des cauchemars. Une planète, Melancholia, se rapproche dangereusement de la Terre. Une jeune mariée dépressive (Kirsten Dunst) et sa sœur (Charlotte Gainsbourg) s’en inquiètent… « La fin du monde ! » comme dirait Vérino.

moonrise kingdom.jpgA la même heure sur France4, autre film onirique aux décors magnifiques, Moonrise Kingdom de Wes Anderson. J’ai parfois du mal avec ce réalisateur branchouille, dont je trouve l’humour parfois un peu faciles (voir ici ma critique de Grand Budapest hotel) mais j’ai apprécié la nostalgie et l’innocence qui se dégagent du film. Dans les années 60, deux enfants amoureux et incompris fuguent. Ils se cachent dans une île paradisiaque de la nouvelle Angleterre. Moi aussi je veux faire pareil ! Je veux partir, redevenir un homme préhisto. Il vit sa vie comme un Vendredi, Robinson est parti.

autres.jpgEncore des enfants isolés sur une île, mais ambiance beaucoup moins festive, avec Les autres d’Alejandro Amenabar (Ouvre les yeux, Agora) sur Numéro 23. En 1945, à Jersey, deux jeunes et leur mère (Nicole Kidman) vivent reclus et terrorisés dans un manoir hanté. Le film est devenu un classique du film d’épouvante, avec un retournement final célèbre.

Encore des enfants, ou plutôt des adolescents sur NT1, avec La boum, qu’on ne présente plus. Dreams are my reality…

Côté documentaire, les enfants toujours, avec le harcèlement à l’école sur LCP. Un million 400 000 élèves en seraient victimes… (j’en faisais partie).

Demain, suite des films de la semaine.

 

Quiz On connaît la chanson : deux titres sont à retrouver dans le texte.

 

12/11/2014

A la télé ce soir : Les garçons et Guillaume, à table !

garcons et guillaume affiche.jpgTout est dans le titre. Guillaume Gallienne raconte sa jeunesse, où il se sentait, plutôt on le percevait, différent. Sa mère l’estime plus fragile que ses frères. Pendant que ces derniers partent en voyage sportif et viril, Guillaume est envoyé en Espagne pour apprendre la danse parmi les femmes... Adolescent, sa tante fantasque l’encourage même à sortir avec des hommes pour « tester ». Mais en fait, le veut-il, qui est-il vraiment ? (voir bande annonce en lien)
Comme l’explique le réalisateur, ce film délirant est en fait « un véritable coming out inversé ». Il raconte sa quête d’identité, et comment elle lui a permis de devenir acteur. « Quand j’étais enfant, ma mère disait : « Les garçons et Guillaume ». Ce « et » m’a fait croire que pour rester unique aux yeux de cette maman sans tendresse mais extraordinaire, pour me distinguer de cette masse anonyme qu’étaient les garçons, il ne fallait surtout pas que j’en sois un. J’ai tout fait pour être une fille, donc, et quel meilleur modèle que ma mère ? C’est ainsi que j’ai commencé à jouer, dès que je me suis mis à l’imiter. Comment je suis devenu un acteur en devenant ma mère pour réussir à devenir moi. » Le jeune homme imite parfaitement sa mère, et dans le film, il interprète les deux rôles !

Cette comédie est un Ovni, objet visuel non identifié, grâce à la personnalité hors norme de Guillaume Gallienne. Le film oscille en permanence entre fou rire, absurdité, poésie et drame. Un univers décalé (quand il s’imagine tomber dans la piscine au son de Don’t leave me now de Supertramp), hilarant (quand il refait une scène de Sissi l’impératrice) tragi-comique (quand sa grand-mère confond des mots) et même angoissant (le pensionnat de garçons).
Avec un sujet aussi délicat (la quête d’identité sexuelle), on pourrait basculer dans le vulgaire, mais le film évite cet écueil (à part la scène lourdingue avec Diane Kruger). Malgré le sujet très personnel, Gallienne parvient à rester pudique. Le mélange des genres (au sens propre comme au figuré) est un exercice difficile, mais on passe avec facilité du rire aux larmes, de l’émotion à la réflexion, dans un parfait dosage. 
L’acteur devenu adulte a atteint le recul nécessaire pour faire rire de ses tracas, percevoir avec lucidité son histoire, ou au contraire la réinventer. 

garcons et guillaume, danse.jpgGallienne parvient à nous émouvoir, avec grâce. Même si évidemment on n’a pas vécu la même expérience improbable, Gallienne nous permet de nous identifier à ses doutes existentiels : on a tous eu un jour, à moins d’être sociopathe, l’impression d’être parfois différent, décalé, incompris, mais aussi timide, maladroit et naïf. De rester passif et d’angoisser, mais de s’en sortir grâce à l’humour. Le film est en somme une formidable histoire de résilience.

Pour un premier film, la mise en scène est maîtrisée. Pas de baisse de rythme, les réparties fusent. Gallienne joue un grand dadais qui se pose des questions existentielles, à la Woody Allen, avec un humour qui rappelle Certains l’aiment chaud… On trouve même des références à l’univers d’Almodovar, avec des personnages féminins hauts en couleur. 

Le film est aussi une belle rencontre : à l’issue de la séance, Guillaume Gallienne est venu nous parler. Tandis que les autres interlocuteurs restent en moyenne une demi-heure, l’acteur a bavardé trois fois plus longtemps, et si on ne l'avait pas arrêté, je suis sûre qu’il nous aurait raconté ses anecdotes passionnantes pendant encore des heures… 
En arrivant, certainement pour marquer la différence avec son « personnage » et montrer que le film est aussi une fiction, Gallienne parle d’une voix grave et mesurée, avec des gestes retenus. Il nous informe tout de suite, d’un air sérieux et blasé : « Je passe mes journées en promo à parler de ma mère, j’en ai un peu marre de la psychanalyse à la Mireille Dumas… »  mais immédiatement, l’acteur se met à imiter la présentatrice « parlez-moi de votre mère », les rires jaillissent et Gallienne joue son éternel rôle de comique. Très volubile, il répond de bonne grâce aux questions, et finit par se rendre compte « en fait, je fais ma Mireille Dumas ! » On voit bien que même s’il tente de s’en défendre au début, il adore parler de lui et de sa mère.
Au fil de l’entretien, il reprend d’ailleurs les mêmes mimiques, la voix plus aiguë et les gestes plus doux de sa génitrice… troublant. Mais rassurez-vous, Guillaume Gallienne ne sort pas son couteau comme Norman Bates se prenant pour sa mère dans Psychose… Non, l’arme de Gallienne, c’est le rire.

garcons et guillaume, mère.jpgJe ne suis pas la seule à être surprise par ce mimétisme : sa propre famille le confondait avec sa mère. Dans le film, Gallienne interprète les deux personnes. Comme des heures de maquillage étaient nécessaires, il jouait son personnage féminin le matin (avec 4 heures de préparation) et l’après midi le personnage masculin (3h de maquillage) et il restait dans ses rôles : « le matin, l’équipe avait l’impression d’être dirigée par une femme autoritaire de 45 ans, et le soir par un ado de 15 ans abruti et niais ». 

Je ne peux m’empêcher de me dire que, sans doute déçue d’avoir déjà deux garçons, sa mère espérait une fille, et qu’elle traite Guillaume (comme) Tell. Est-elle vraiment comme ça ? Tout est vrai ? Comment a-t-elle réagi ? L’acteur répond, d’un air détaché : 
« oh très simplement, elle a eu envie de se défenestrer… » La dame a de l’humour et a accueilli le film comme l’hommage qu’il est à sa personne. Le réalisateur précise : « Ce film ne dit évidemment pas « La » vérité mais la mienne. L’histoire subjective d’un acteur. A la recherche des émotions qui l’ont façonné. Peut-on être plus sincère qu’un acteur qui raconte intimement comment il l’est devenu ? »

Comme Guillaume Gallienne, j’étais entourée de frères, mais j’ai vite vu que pour être mieux considérée dans la société, il fallait leur ressembler (mais ça ne me disait rien, c’est tellement mieux d’être une fille). Pour me convoquer aux repas, ma mère ne criait pas mon prénom, mais m’appelait par celui de mes frères, neveux, et même des chats… Elle citait quatre ou cinq noms avant de trouver le bon (j’ai pris l’habitude du nom à rallonge, et quand on donne mon prénom du premier coup, je suis toujours étonnée « moi ? T’es sûre ? Mais tu veux pas parler au chat plutôt ? »)

Je connaissais Guillaume Gallienne grâce à ses  hilarants « bonus de Guillaume » où il imagine des scènes coupées et les castings de films célèbres. Il est aussi pour moi le personnage le plus intéressant du film Astérix au service de sa majesté.


Vous l'aurez compris, ne ratez pas le film ce soir sur Canal+...

11/11/2014

A la télé cette semaine : Le goût des autres, Les garçons et Guillaume...

télé, cinéma, agnès jaouiCe soir, après Les compères hier, autre comédie associant des personnalités contraires, Mon pire cauchemar sur W9. Une arrogante et froide bourgeoise (Isabelle Huppert), directrice d’une galerie d’art contemporain,  fait appel à un beauf inculte (Benoît Poelvoorde) pour retaper son salon. La rencontre fait des étincelles. Caricatural, mais plaisant.

Mercredi, encore une comédie sur Canal +, Les garçons et Guillaume, à table !  Grand succès de l’année 2013 et carton aux César, j’ai parlé de ma rencontre avec Guillaume Gallienne en lien.

silence lorna.jpgAutre ambiance à 22h30 sur France 4, avec Le Silence de Lorna des Frères Dardenne. Lorna est une immigrée Albanaise, marié à un drogué (Jérémie Renier). Pour qu’elle obtienne enfin la nationalité belge, on lui propose un mariage blanc avec un mafieux. Comment se débarrasser du premier mari, et le veut-elle vraiment ? Un thriller social implacable.

gout des autres.jpgJeudi, retour à la comédie, avec l’excellent Le goût des autres d’Agnès Jaoui sur Chéri 25. Toujours des acteurs formidables, des destinées qui se rejoignent, des portraits saisissants et des réparties cinglantes. Bacri est émouvant en riche patron d’entreprise un peu beauf. Il tombe amoureux de sa prof d’anglais. Pour attirer son regard, il essaie de s’éveiller à la culture en la fréquentant, elle et son milieu d’intellos prétentieux et « in ». Invitée à des cocktails et expos, je me sens souvent comme Bacri dans cette scène, pas à ma place…

jesus reviens.jpgAutre choc des cultures, après les intellos contre les incultes, les bourgeois cathos coincés contre les prolos beauf, avec La vie est un long fleuve tranquille sur D8. Et cette chanson culte : Jésus reviens.

Petite comédie pleine de tendresse de Patrice Leconte (Les bronzés) sur France3, Mon meilleur ami. Daniel Auteuilprend un pari : ce solitaire doit prouver qu’il a un meilleur ami, il a dix jours pour en trouver un. (Malheureusement, il choisit Danny Boon...)