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30/09/2019

Le quiz de l'automne

quiz culture générale,cinéma,peinture,littératureC’est une chanson pour l’automne
Pour les jours où y’a personne
Quand la ville est sous la pluie

Ce n'est pas parce qu'on rentre dans la saison la plus pourrie de l'année, que les beaux jours sont finis, que la pluie tombe en permanence, qu'on doit aussi perdre nos neurones comme les arbres perdent leurs feuilles :
 
1) Lequel de ces films n'a pas été réalisé par Steven Spielberg ?
a) A.I, Intelligence artificielle
b) Minority report
c) Terminator
d) La guerre des mondes 

2) Pour chaque titre, choisir entre Beatles ou Rolling Stones :
a) Lady Jane
b) Paint it black
c) Lady Madonna
d) Baby's in black
 
3) De quels tableaux s'agit-il ?
a) La veille de Noël, l'auteur reçoit la lettre de son frère, son soutien le plus proche, qui lui annonce qu'il se fiance. Puis c'est son ami Gauguin, avec lequel il partage un atelier, qui ne supporte plus son caractère et le laisse seul. L'artiste tente de le blesser, avant de retourner l'arme contre lui.
b) Le tableau aurait été peint pendant l'éruption du volcan Krakatoa. L'auteur explique : "Je me promenais sur un sentier avec deux amis. Le soleil se couchait. Tout d'un coup le ciel devint rouge sang. Je m'arrêtai, fatigué, et m'appuyai sur une clôture. Il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir de la ville. Mes amis continuèrent, et j'y restai, tremblant d'anxiété."
c) Le tableau est une commande du gouvernement républicain, pour dénoncer le bombardement de la ville par les franquistes et les nazis.
 
A) Guernica de Picasso
B) Le cri d'Edvard Munch
C) Autoportait à l'oreille coupée de Van Gogh
 
4) On a qualifié l'architecture de gothique pour signifier :
a) Géographiquement, qu'elle était d'origine germanique
b) Péjorativement, qu'elle était barbare
c) Décorativement, qu'elle comportait des formes angulaires
 
5) Associez ces BD à leurs auteurs :
a) Blueberry
b) L'arabe du futur
c) Quartier lointain
d) Les mondes d'Aldebaran
 
A) Riad Sattouf
B) Léo
C) Charlier et Giraud
D) Jiro Taniguchi
 
Résultats bientôt ! 

Si tu n’aimes pas trop la foule
Si parfois comme moi la vie te saoule un peu
Si tu te sens roulé en boule
Ou si le mauvais sort te blackboule hors du jeu
N’oublie pas qu’on est deux
 

22/09/2019

Bilan je suis culturée : 44 films

parasite.jpgLes critiques sont à lire dans les liens :
6 Films au cinéma :
Coup de cœur :
- Parasite de Bong Joon-Ho
A voir :
- Captive state de Rupert Wyatt 
Pas mal :
- Us de Jordan Peele
- Greta de Neil Jordan
- Dirty god de Sacha Polak 
Bof
- Donnybrook de Tim Sutton

38 films Canal +, TCM, OCS, Netflix, Arte :

5 Comédies françaises :
cinéma, comédies, cinéma asiatiqueeCoup de cœur :
- I feel good de Benoît Delépine et Gustave Kervern

- La cité de la peur des Nuls
- Le pari des Inconnus
- Elle l'adore de Jeanne Herry
- Au poste ! de Quentin Dupieux

4 Comédies dramatiques :
Coup de cœur :
cinéma, comédies, cinéma asiatiquee- Captain fantastic de Matt Ross avec Viggo Mortensen♥

- Tully de Jason Reitman
- La mort de Staline de Armando Iannucci 
- Jeff who lives at home de Jay et Mark Duplass

5 Thriller / suspense / vengeance :
Coups de cœur :
cinéma, comédies, cinéma asiatiquee- The guilty de Gustav Mölle
- 3 billboards de Martin McDonagh

- Paranoïa de Steven Soderbergh
- La colère d'un homme patient de Raúl Arévalo
- Pale rider de Clint Eastwood

4 Cinéma asiatique :
Coups de cœur :
- Mother de Bong Joon-Ho
Le film le plus dramatique de Bong, où une mère tente tout pour prouver l'innocence de son fils, un simplet accusé de meurtre. Poignant, puissant. Voir la bande annonce.
- The host de Bong Joon-Ho
Déception :
- The third murder de Hirokazu Kore-eda 
J'avais beaucoup aimé Tel père tel fils, un La vie est un long fleuve tranquille version dramatique. Le sens de la famille et de l'honneur est aussi discuté dans ce film. Un homme risque la peine de mort pour le meurtre de son patron, mais ne s'accuse-t'il pas à la place de la fille de son employeur pour la sauver ? Bonne idée, mais on comprend très vite de quoi il retourne, un court métrage aurait suffi...
- Une pluie sans fin de Dong Yue
Le film aussi. Et que je te fais un gros plan sur le visage impassible pendant 3 minutes, et que je te bois un thé pendant 8... Inter-minable. L'histoire ? Il n'y en a pas vraiment. Un type est obsédé par les meurtres de jeunes femmes et mène sa propre enquête. Mais il passe plus son temps assis à dévisager sa copine sans lui parler ni la toucher qu'à enquêter. Un grand film d'action donc. Je m'attendais à un Memories of murder, la bande annonce lui ressemble et suscite l'intérêt, mais il ne lui arrive pas à la cheville. Il ne suffit pas de copier l'ambiance et mettre de la pluie tout le long pour faire un grand film noir.

7 Films d'animation :
Coup de cœur :
cinéma, comédies, cinéma asiatiquee- Dans un recoin de ce monde de Sunao Katabuchi

- Your name de Makoto Shinkai
- Okko et les fantômes de Kitarô Kôsaka
- Shrek 2
- La belle et le clochard
- Le roi lion
- La belle au bois dormant

6 films d'horreur  : 
Coup de cœur :
cinéma, comédies, cinéma asiatiquee- Les bonnes manières de Juliana Rojas et Marco Dutra

- Mr Babadook de Jennifer Kent
- Conjuring de James Wan
- Insidious 1 et 2 de James Wan
- Ça de Andy Muschietti
- La maison du diable de Robert Wise 

4 SF / Science-fiction / fantasy :
Coup de cœur :
cinéma, comédies, cinéma asiatiquee- Aniara de Pella Kågerman 

- Cloud Atlas de Lana Wachowski 
- Dans la brume de Daniel Roby
- Princess bride de Rob Reiner

3 Biopics :
- A very english man de Michael Winterbottom
- The invisible woman de Ralph Fiennes (biographie Dickens)
- La douleur de Emmanuel Finkiel (biographie Duras)

 

 

 

 

14/09/2019

Bilan culture : les films d'horreur

cinéma, cinéma fantastique, films d'horreurCoup de cœur :
- Les bonnes manières Juliana Rojas et Marco Dutra
Une infirmière solitaire est embauchée par une jeune femme riche et exubérante, pour l'aider avant son accouchement. Alors que les deux femmes apprennent à se connaître et s'apprécier, la future maman est prise de crises de somnambulisme...
Un film étrange et fantastique dans les deux sens du terme. Prix du jury et prix de la critique amplement mérités au festival de Gérardmer. Voir ici la bande annonce.

- Mr Babadook de Jennifer Kent
Le mari d’Amélia est mort alors qu'elle était enceinte de leur enfant. Depuis, elle ne parvient pas à aimer ce fils qui lui rappelle le défunt. Le petit, sentant le rejet et l'angoisse de sa mère, est très perturbé. Alors qu'il a 6 ans, il se persuade que le monstre de son livre de contes, monsieur Babadook, hante leur maison. Sa mère rentre dans son délire.
Un film d'horreur psychologique original et émouvant, à l'esthétique soignée. Par certaines de ces attitudes, le gamin m'en a rappelé d'autres que j'ai connus, dans la lune, agressifs, "TDAH hyperactifs" (le terme à la mode)... Et chaque fois, comme dans le film, c'était les parents (surtout la mère !) qui étaient plus névrosés que le gosse. Ces enfants éponges hypersensibles aspirent le mal-être de leurs parents, et c'est d'abord eux qu'il faudrait traiter. Au lieu de développer l'originalité de ce sujet, le film se perd dans une classique histoire de possession et de maison hantée, qui ne fait pas vraiment peur. Dommage.

- Dans la brume de Daniel Roby 
cinéma, cinéma fantastique, films d'horreurAprès un séisme, un gaz toxique mortel est libéré des entrailles de la terre et envahi la capitale. Un couple a juste le temps de se réfugier en hauteur dans l'appartement des voisins. Leur fille, une enfant-bulle, est restée prisonnière deux étages plus bas. Comment survivre sans contact avec l’extérieur, sans électricité ?
Un scénario original, et surtout, des dialogues bien écrits, presque littéraires, qui font plaisir à entendre. Dommage que les enjeux de l'histoire ne soient pas plus poussés, mais une bonne surprise, qui montre qu'en France aussi, on peut faire de la SF. Après ça reste un film français, donc assez mal joué, avec le sourire de demeuré de Romain Duris, mais le personnage du vieillard philosophe est joué par Michel Robin, éternel second rôle qui aurait mérité un jour une tête d'affiche...

- Conjuring de James Wan
- Insidious 1 et 2 de James Wan
Le réalisateur de Saw livre encore des films d'horreurs classiques mais diablement efficaces. Grace à la mise en scène parfaitement maîtrisée, on se laisse avoir par les pourtant attendues portes qui claquent, bruits hors champs, apparitions soudaines... La fin de Conjuring vire à une surenchère un peu grand guignol, avec de l'humour (les inévitables seconds rôles poltrons et maladroits) mais l'angoisse ne faiblit pas. La fin de Insidious, très inventive, presque psychédélique, vire au cauchemar éveillé. Avec James Wan, l'angoisse est au rendez-vous.

- Ça de Andy Muschietti 
Déception ! Alors que le téléfilm a traumatisé mon adolescence, le film décide de couper tout l’intérêt de l'histoire : alterner l'enfance des personnages puis l'âge adulte, pour voir leur évolution. Dans le premier volet, on ne les voit qu'enfants, et on a le fin mot de l'histoire (qui est "ça") très vite. Puis le film ne fait même pas peur, le clown est moins effrayant que celui du téléfilm de 1990, qui était pourtant kitsch !Je n'irai pas au ciné voir le chapitre 2, quand les personnages sont adultes, j'attendrai que le film passe sur Canal.

- La maison du diable de Robert Wise 
Un film culte qui m'avait terrorisée ado lorsque je l'avais vu au cinéma de minuit, mais il a bien vieilli depuis... Je préfère son adaptation dans la série the haunting of hill house (à lire en lien). La saison 2 va exploiter un autre film et roman que j'avais adorés, Le tour d'écrou d'Henry James, adapté au cinéma par Jack Clayton et son superbe film Les innocents.

01/09/2019

Bilan culture : les comédies dramatiques

comédie dramatique,monty python,cinéma- La mort de Staline de Armando Iannucci 
Comment les camarades du tyran se sont écharpés, le cadavre à peine refroidi, pour obtenir le pouvoir. C'est drôle, mais triste et affligeant, puisque tout est vrai. Un humour très noir donc, un film à voir si on garde foi en l'humanité (ou si l'on est sous Prozac). Evidemment, le film est interdit en Russie. Steve Buscemi, habitué du genre avec ses rôles chez les frères Coen, est parfait en Khrouchtchev. On retrouve aussi avec plaisir Michael Palin des Monty Python. Le réalisateur a aussi proposé d'autres comédies politiques corrosives que j'avais appréciées, In the loop et la série Veep. Voir la bande annonce en lien.
Armando Iannucci précise : "Ils ont dû refaire le concert qu’on voit au début du film car il n’y avait pas d’enregistrement et Staline en voulait un – c’est véridique. Staline a mariné dans une flaque d’urine car ses propres gardiens étaient trop terrifiés pour entrer dans la pièce – véridique. Ils ont hésité sur quel médecin prendre car il craignait qu’on l’empoisonne – véridique. Staline ne se couchait pas avant 4h du matin et convoquait le Politburo dans sa datcha à 22h pour un énorme repas et les regardait devenir de plus en plus soûls alors que lui-même buvait des boissons diluées à l’eau – véridique. C’est comme s’il voulait voir comment ils se conduiraient devant lui." L’histoire de cet homme qui, avec le Politburo, a fait régner la terreur sur l’Union soviétique pendant plus d’une génération, a été victime d’une attaque cérébrale et dont tout le monde s’est mis à vouloir le poste pendant son invalidité, a l’air d’une fiction intégrale, mais est absolument véridique. Les brutalités, typiques du système soviétique de l’époque sont, elles encore, véridiques."

- Jeff who lives at home de Jay et Mark Duplass
Jeff-Who-Lives-At-Home-03.jpgJeff est un Tanguy qui vit toujours chez sa mère. Un jour, il reçoit un appel téléphonique étrange. Il le prend pour un signe du destin l'invitant à enfin sortir de chez lui et reprendre contact avec le monde extérieur, en commençant par son frère.
Une comédie très touchante, décalée et mélancolique, que j'avais déjà vue et qui m'avait marquée, ce qui est rare. Elle traite des gens trop sensibles et inadaptés au monde réel, des illusions et de l'amour perdu. Elle tient beaucoup à la sympathie qu'inspire les personnages : Jason Segel retrouve son rôle de nounours  de How I met your mother, Ed Helms de type coincé rigide et trop conformiste de The office ou Very bad trip, largué par sa femme car il manque justement d'humour. Les réalisateurs ont depuis signé la série Togetherness, dans la même veine (à lire en lien).

30/08/2019

Bilan culture : les comédies françaises

elle ladore.jpgLire I feel good en lien.

- La cité de la peur des Nuls
On peut regarder mille fois mille films... Non, on peut regarder mille films une fois, mais on ne peut pas retenir mille répliques... Et si.

- Le pari des Inconnus
Ce n'est que la 213ème fois environ que je le vois, mais c'est comme une drogue : Le tabac, c'est tabou, on en viendra tous à bout. 

- Elle l'adore de Jeanne Herry
Muriel (Sandrine Kiberlain) est fan inconditionnelle d'un chanteur de variété (Laurent Lafitte). Quand celui-ci tue accidentellement sa femme, il demande à Muriel de l'aider...
Mais Dieu que cette fille prend des risques, amoureuse d'un égoïste, la groupie du pianiste. Elle l'aime, elle l'adore... Un scénario très original, qui mêle subtilement thriller et comédie, avec des dialogues bien écrits. Les deux acteurs principaux sont parfaits d’ambiguïté, Kiberlain en midinette pas si nunuche qu'on pourrait le croire, mythomane qui peut mentir avec aplomb, Lafitte en bellâtre qui ne contrôle pas si bien qu'il le souhaiterait son petit monde. Une bonne découverte.
Bémols cependant, j'aurais préféré que la relation manipulateur/manipulé soit plus travaillée et machiavélique, que l'humour noir soit plus poussé, et la fin me paraît un peu facile et bâclée. Comme si la réalisatrice (la fille de Miou-Miou et de Julien Clerc -son visage montre un parfait mélange des deux-) avait édulcoré son propos pour passer plus facilement à la télé ensuite. Dommage. Il paraît que Jeanne Herry s'est ensuite rattrapée avec son deuxième film, Pupille. J'étais invitée à l'avant-première mais le sujet ne me rappelle pas de bons souvenirs. J'ai travaillé dans un service adoption, et c'était affligeant de voir le nombre d'enfants maltraités et placés, mais paradoxalement, les nombreux couples d'adoptants refusés.

 - Au poste ! de Quentin Dupieux
comédies françaises, cinéma, cinéma françaisToute une nuit, un commissaire interroge le principal suspect d'un meurtre.
Un huis-clos en face à face, un Garde à vue version comique, où Ventura est remplacé par Poelvoorde, toujours excellent, et Serrault par Grégoire Ludig, du Palmashow. Avec son humour noir et absurde, Au poste ! fait surtout penser à Buffet froid de Bertrand Blier. Voir bande annonce en lien.
Au début, le film est presque effrayant car il est crédible : un brave gars qui vient gentiment faire son devoir de citoyen en rapportant un crime, se retrouve accusé à tort par un policier crétin : des flics incompétents, on en voit dans tous les Faites entrer l'accusé ! Le scénario vire vite au non sens cher au réalisateur, avec des situations et des dialogues très décalés. Il faut adhérer au genre, et le film a la grande intelligence de ne durer qu'1h15 : l'absurde est parfait pour des sketches, mais sur la durée d'un long métrage, c'est vite lourd. Au poste me paraît toutefois le film le plus accessible de Dupieux (mémé train de retard n'a pas vu le daim avec Jean Dujardin : j'attends la diffusion télé).

 

26/08/2019

I feel good

i feel good abbe pierre.jpgJacques (Jean Dujardin) voudrait devenir riche en créant sa start-up. Mais pour l'instant, ses idées foireuses et ses petites magouilles le mènent à la rue. Il retrouve alors un vrai chef d'entreprise : sa sœur Monique (Yolande Moreau) qui dirige un village Emmaüs. Monique accepte d’accueillir son frère, à condition qu'il participe à la communauté en faisant un vrai travail utile. Mais Jacques qui n'a jamais bossé de sa vie se révèle calamiteux et poursuit ses rêves de grandeur : en voyant tous ses pauvres gens abîmés par la vie, il a l'idée de leur proposer de la chirurgie esthétique low cost : "t'as un gros potentiel de séduction... ça te dirait de sortir de ta chrysalide ?" Voir la bande annonce en lien. 

i feel good persos.jpg"il n'y a pas de grands pays sans grands patrons" "Moi, comme je dis toujours, si t'as pas un peignoir et des mules à 50 ans, t'as pas réussi ta vie." Le duo de Groland dynamite les travers de la start-up nation à coups de dialogues jubilatoires. Jean Dujardin trouve un rôle à sa démesure. (voir extraits en lien)
Le film a été tourné dans un véritable village Emmaüs, avec les vrais habitants, qui ont donné l'idée du film : montrer comment l'on peut vivre ensemble en auto suffisance. Les centres de l'abbé Pierre recueillent les personnes en difficulté, leur apprennent différents métiers, comme jardiner, coudre, réparer des meubles et de l'electro ménager, afin de revendre les produits recyclés pour faire fonctionner la communauté. Un film drôle et plein d'espoir, avec cette sage conclusion : "l'important, ce n'est pas de réussir, c'est de ne pas louper l'apéro."

Avec son humour positif et son esprit bon enfant, I feel good est plus grand public que les autres films du duo Kervern Delépine. Aaltra, Avida, Mammuth et surtout Near death experience (voir ma critique en lien) me paraissent parfois trop obscurs ou glauques (la scène où Depardieu est au lit avec son oncle dans Mammuth : c'est non). J'ai beaucoup aimé Le grand soir, mais son propos reste pessimiste (lire en lien). Louise-Michel, où des ouvrières emploient un tueurs à gages calamiteux (Bouli Lanners) pour buter leur patron qui veut délocaliser leur usine, était pour moi le film le plus accessible des réalisateurs. Il est désormais supplanté par I feel good.
Petit bémol : j'ai du mal à croire à "la douceur et l'empathie" pour les personnages soulignées par les critiques. Pour moi, ils sont tous plus cons les uns que les autres, même Monique puisqu'elle se laisse prendre au jeu de son frère. La première scène avec les zooms sur les gueules cassées des véritables compagnons d'Emmaüs m'a mise très mal à l'aise : quel besoin de dévoiler en très gros plans insistants leurs dents pourries et leurs yeux de travers ? 

25/08/2019

A la télé ce soir

cinéma, à la télé ce soir, programme télé, clint eastwood, film de science-fiction, comédies françaisesL’embarras du choix en ce dimanche à la télé, assez rare pour mériter la reprise de la chronique !
Tout d'abord, pour les fans de SF, TF1 diffuse deux très bons films avec Tom Cruise.
The edge of tomorrow est une sorte de Un jour sans fin version SF. La ville ennuyeuse qui fête la marmotte est remplacée par un paysage en ruine, une guerre dans le futur contre des extra-terrestres paraissant invincibles. Soldat pleutre et pataud, notre Bill Murray du futur est envoyé à la bataille, il y meurt immédiatement. Il se réveille chaque lendemain et revit la même journée, quotidiennement, dans un comique de répétition absurde et réjouissant. Comme il sait d'avance ce qu'il va se passer, le Pierre Richard maladroit se transforme en Terminator invincible et sûr de lui. il peut s’adapter aux situations et surtout, les modifier. Avec l’aide d’une femme soldat (Emily Blunt) ayant vécu le même phénomène, il cherche la faille des ennemis…
Très bonne surprise. Un bon scénario, très original, avec beaucoup d'humour et de rebondissements. Par son côté apocalyptique, le film rappelle aussi le terrifiant La guerre des mondes, dans lequel Cruise a aussi joué. 

cinéma, à la télé ce soir, programme télé, clint eastwood, film de science-fiction, comédies françaisesEncore une Terre dévastée par les extra terrestres dans le film suivant, Oblivion. Tom Cruise est cette fois-ci chargé de récolter les dernières ressources de notre monde avant de rejoindre le reste des survivants dans une colonie spatiale. Mais peu avant son départ, il découvre un vaisseau accidenté et une femme à l'intérieur... Moins bien construit et original que The edge of tomorrow, mais les décors sont époustouflants (tournés en Islande♥).

cinéma, à la télé ce soir, programme télé, clint eastwood, film de science-fiction, comédies françaisesTout autre registre sur C8, avec Un secret de Claude Miller, tiré d'une histoire vraie bouleversante, celle de Philippe Grimbert. Ce dernier est devenu psychanalyste, on comprend pourquoi il a eu besoin d’explorer l’âme humaine, après le terrible secret de famille qu’il a découvert. Si vous ne connaissez pas l’histoire, je ne veux rien vous en révéler pour ne pas gâcher l’émotion qui ne manquera pas de vous submerger. A ne pas rater. Cécile de France et Patrick Bruel sont formidables.

Après le drame, place au rire avec l'incontournable La cité de la peur sur France 4, même si on l'a vu mille fois. On peut regarder mille fois mille films... Non, on peut regarder mille films une fois, mais on ne peut pas retenir mille répliques... Et si.

cinéma, à la télé ce soir, programme télé, clint eastwood, film de science-fiction, comédies françaisesAutre comédie, La totale de Claude Zidi, sur TF1 séries films (je découvre cette chaîne !) Thierry Lhermitte y joue un agent secret caché sous la couverture d'un paisible fonctionnaire à la vie ronronnante. Sa femme (Miou-Miou) rêve d'aventures et se laisser berner par un minable (Michel Boujenah) qui se fait passer pour espion. Le mari et véritable agent met tous ses moyens à disposition pour démasquer son rival. Une comédie que j'appréciais beaucoup quand j'étais petite et pas revue depuis, je suis curieuse de voir si j'ai toujours les mêmes goûts qu'à 10 ans... Le film a fait l'objet d'un remake américain bien plus musclé, True lies, avec dans la peau de Lhermitte, Schwarzenegger...

cinéma, à la télé ce soir, programme télé, clint eastwood, film de science-fiction, comédies françaisesArte programme Invictus de Clint Eastwood. Le cinéaste sait distiller l’émotion comme personne à travers le récit d'histoires vraies. ici, après son élection, Mandela décide d'unir son pays divisé en le rassemblant autour d'une cause commune : se présenter au championnat du monde de rugby. Sauf que moi justement, le rubgy, ça me fait fuir. Plutôt que de parler de sport et de s'engluer dans les bons sentiments, j'’aurai préféré qu'Easwood insiste sur la stratégie politique.

Le reste de la semaine, à part Blade runner 2049 sur Canal+ mardi, rien d'intéressant n'est proposé. Vous pouvez éteindre la télévision et reprendre une activité normale (regarder des séries sur Netflix, comme black mirror).

 

24/08/2019

Bilan je suis culturée : les films d'animation

recoin monde.jpg

Suite du bilan je suis culturée.
7 Films d'animation :
Coup de cœur :
- Dans un recoin de ce monde de Sunao Katabuchi
Sublime. Tout simplement Un nouveau Tombeau des lucioles. Une jeune fille mène une vie paisible dans le Japon des années 40. Elle adore dessiner, est tête en l'air et a pour compagnon de jeu un garçon bourru. A peine sortie de l'adolescence, un inconnu la demande en mariage, et elle part s'installer dans sa nouvelle famille, laissant l'ancienne dans son village natal de... Hiroshima. On attend avec angoisse l'inéluctable... Un film d'une grande beauté, sur la vie qui continue, malgré les horreurs de la guerre, les amours et les espoirs déçus. A voir absolument.

- Okko et les fantômes de Kitarô Kôsaka
okko fantomes.jpgAprès la perte de ses parents, Okko, 10 ans, est recueillie par sa grand-mère aubergiste et l'aide dans son travail. Dans sa nouvelle demeure, elle voit des fantômes... mais gentils ! Un film qui avait tout pour me plaire, mais qui se révèle décevant, à trop marier les genres et à hésiter entre le mélo, la sf et surtout, l'horripilant comique balourd niais. Je n'en peux plus de ses personnages japonais qui s'écrasent et s'excusent d'exister : j'ai 10 ans, soudainement orpheline, mais je vais travailler dur comme une Cosette sans me plaindre ! Courber l'échine dans les deux sens du terme, à baisser la tête en m'excusant toutes les 2 minutes !  Ô oui laver le sol à 4 pattes par terre avec une éponge comme dans les années 30 alors qu'il existe des robots pour le faire, mais oui pourquoi pas faire ce travail de forçat inutile ! Merci de ne pas m'abandonner dans une ruelle, tu n'es que ma grand-mère après tout ! Et les fantômes censés être drôles sont tout simplement insupportables, j'appellerai les Warren pour exorciser la maison moi !

- Your name de Makoto Shinkai
your name.jpgUne fille de la campagne rêve qu'elle est un garçon travaillant en ville, et inversement, le garçon se retrouve dans la peau de la jeune fille chaque nuit dans ses songes. Comment est-ce possible ?
Très grand succès en salles. La première fois au ciné, au vu des critiques dithyrambiques, je m'attendais à mieux, et j'étais entourée de gens qui n'ont pas aimé, je sentais leur ennui, alors je n'ai pas trop accroché. Le film est d'abord destiné aux ados et pas aux vieux ronchons comme moi, je l'ai trouvé un peu cucul la praline. La seconde fois, comme je m'attendais à être déçue, j'ai enfin pu l'apprécier. Par contre, la b.o est catastrophique, sirupeuse à s'en étouffer, appelez Joe Hisaishi les gars, je suis sûre que Miyazaki voudra bien vous le prêter, ou mettez radio nostalgie, mais faites quelque chose.

- Shrek 2
Le meilleur de la série, grâce au chat Potté.
- La belle et le clochard
Il paraît que c'est le premier film qu'on m'a emmené voir au cinéma, vu que j'oublie déjà ce que j'ai regardé la veille, je ne m'en souvenais absolument pas.
- Le roi lion
La dernière fois que ma mère a bien voulu me traîner au ciné. Toute la salle chouinait à la mort du roi, elle s'est ennuyée.
- La belle au bois dormant
Je ne me rappelais pas l'avoir vue enfant, vu qu'on m'emmenait très rarement au ciné et que les Disney ne passaient pas à la télé.
Canal + rediffusait aussi Bambi pour l'été, mais je n'ai pas pu le regarder. La scène qui m'a traumatisée n'est pas le décès de la mère, mais la forêt qui brûle, et voir ce film en ce moment où l'Amazonie, la Sibérie, l’Afrique sont en feu... Non merci. 

 

 

22/08/2019

Tully de Jason Reitman

tully mac.jpgCe réalisateur est décidément obsédé par la parentalité : Juno (je n'avais pas adhéré à l'époque, la grossesse d'une adolescente me met mal à l'aise, faudrait que je le revoie) Men women & children (lire ma critique en lien) et surtout le très juste Young adult (où une ado attardée et décalée retourne dans son village natal et tente de reconquérir son ancien amour casé et père de famille).
Reitman retrouve l'actrice de ce dernier film, Charlize Theron, et lui redonne un rôle de paumée. Une femme de 40 ans vient d'accoucher de son troisième enfant. Elle gère tous les besoins du ménage et est vite dépassée. Lorsqu'elle engage la jeune Tully (super sexy Mackenzie Davis) pour l'aider, elle revit et retrouve l'adolescente pleine d'espoir et effrontée qu'elle était avant de devenir une mère au foyer docile et résignée...

tully.jpgUn film dans l'air du temps, qui traite de la charge mentale des femmes, de la pression qu'elles se mettent souvent toutes seules à vouloir conjuguer travail (mais elle est complètement timbrée d'avoir bossé jusqu'à son terme ? Elle voulait accoucher sous son bureau ou quoi ? Elle croyait que son patron allait lui délivrer une médaille ?) gestion du quotidien (enfant sanctionné à l'école : c'est la mère qui se rend chez la directrice, le père ne se sent pas concerné) du foyer (qu'est-ce qu'elle a besoin de faire des cakes pour les gamins de la classe ! Mais bouffe-les toi-même !) de l'usure du couple, qui ne communique plus. Trop fatigué après le travail, le mari se réfugie dans les jeux vidéos pour se détendre. Trop absorbée par ses gosses et ses corvées, la femme se laisse aller. Charlize Theron adore s'enlaidir pour ses rôles, après Monster, elle grossit de 15 kilos pour Tully. Je crise déjà dès que je prends 500 grammes, j'aurais jamais accepté à sa place ! Tully est une bonne découverte.

15/08/2019

Paranoïa

paranoia.jpgSuite du bilan culture, les thrillers.

- Paranoïa de Steven Soderbergh
Dès le premier plan, j'ai été surprise : "qu'est-ce que c'est que cette image dégueulasse ? Il a filmé avec son portable ou quoi ?" Eh bien oui justement. Pourquoi, il n'avait pas les moyens ? La marque à la pomme l'a payé, elle n'arrivait plus à écouler ses stocks parce que les gens se sont enfin rendus compte que c'était inutile de claquer un smic dans un téléphone dont la technologie sera dépassée 6 mois après ? Mystère. En tout cas Soderbergh s'en sort bien, on oublie vite les contraintes techniques (il a triché un peu aussi). On pardonne moins les faiblesses scénaristiques.
Une jeune femme convaincue d'être harcelée (Claire Foy, épatante) est enfermée contre son gré dans un hôpital psychiatrique. Est-elle paranoïaque ou vraiment victime d'un harceleur ? Tel est le sujet, et c'est un peu court jeune homme. On pouvait dire bien des choses en somme.
Paranoïa surfe sur l'actualité Me too et l'affaire Epstein, en effleurant vaguement le sujet. Après Effets secondaires sur les méfaits des psychotropes, qui traitait déjà d'emprisonnement forcé, Erin Brockovitch sur la contamination de l'eau par une usine, et Contagion sur la propagation d'un virus mortel, je soupçonne le petit Steven d'être hypocondriaque. On va tous creveeeeeer !

- La colère d'un homme patient de Raúl Arévalo
colere homme patient.jpgUn homme se rend chaque jour dans un bar. La serveuse semble enfin avoir trouvé un compagnon doux et honnête, pour remplacer son mari violent qui sort de prison. En réalité, l'homme veut se venger de l'époux pour un crime commis 8 ans plus tôt...
Dans une ambiance de western qui rappelle les Peckinpah des années 70, un film complexe et ambigu, car malgré leur noirceur, on éprouve de l'empathie pour chacun des personnages. Un premier film prometteur.

- Pale rider de Clint Eastwood
Encore un justicier et un vrai western cette fois-ci, avec Clint dans son éternel rôle de ronchon. Il n'atteint pas les sommets de Gran torino, mais un film de Clint est toujours à voir.

A suivre : Captain fantastic, avec Viggo Mortensen♥