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06/12/2019

Merci patron, quel plaisir de travailler pour vous

merci patron film.jpgOn est heureux comme des fous !
Une chanson d'actualité en ces temps de révolution grève générale.
Vous savez que je suis atteinte d'une maladie incurable, la chansonnite aiguë. Elle fait des ravages sur mon lieu de travail.
Chaque jour sans exception, les locaux gris de l'entreprise, cette immense étendue de cases de béton, ces bureaux gris qui se succèdent, me rappellent les images du ministère de l'information du film Brazil. Le héros travaille dans un environnement semblable au mien : froid, immense, gris, bétonné et sans lumière. Alors chaque jour au travail, comme lui, je m'échappe de mon quotidien terne en fredonnant Brazil; comme lui, je m'imagine réparer les injustices en luttant contre le système bureaucratique.
Comme les gueux de Métropolis ou du Roi et l'oiseau, je suis reléguée dans les bas-fonds, les sous-sols sans fenêtres. Parfois je parviens à m'échapper dans les étages. Officiellement pour pouvoir bénéficier du soleil et ne pas me transformer en Nosferatu le vampire. Officieusement, pour pouvoir être tranquille. Et ne plus être obligée de fredonner ou siffloter entre mes dents pour ne pas déranger les autres, et pouvoir enfin danser chanter en liberté, aller jusqu'au bout du rêve.

brazil bureau.jpgMalheureusement, souvent, je suis contrainte de devoir côtoyer des gens, les collègues et les clients. (et je fais des rimes en "an"). Mais moi je vis d'amour et de danse, je vis comme si j'étais en vacances. Alors je continue de siffloter Brazil, car moi, je vis d'amour et de risque, quand ça ne va pas, je tourne le disque.
Jusqu'au jour où un collègue m'a demandé :
"Mais c'est quoi ce truc que tu siffles ?" (Depuis 5 ans tout de même, il était temps de s'en rendre compte. Ou alors il restait très patient.)
- Ben la musique de Brazil, tu ne trouves pas qu'on se croirait dans le film là ?
- Connais pas.
- Dans ce film de Terry Gilliam, le héros travaille dans des locaux aussi moches que les nôtres et...
Collègue, impatient, m’interrompt en ronchonnant : - Ouais en tout cas c'est chiant que tu chantes tout le temps."

brazil collegues.jpgMoi, je vis d'amour et de rire, je vis comme si y avait rien à dire. Un jour j'aurai la chance d'être entourée de collègues un minimum sympas et culturés, avec lesquels je pourrais échanger plus de 2 phrases, je ne désespère pas. 
Et encore, il ne m'a pas reproché de faire de la batterie. Car lorsque je m'efforce de ne pas chanter, la mélodie reste en tête, et je la tape avec les index sur le bureau.
Il tape sur les bambous et c'est numéro un
Dans son île on est fou quand on est musicien
Tu le verras toujours bien dans sa peau quand il prend ce tempo.

Les collègues ne sont pas les seuls rabat-joie, les clients aussi :
"- Ça fait plus d'une heure que j'attends ! Appelez-moi le directeur !
Celui-ci est justement là. Je lui présente le problème (le client).
Dirlo, sérieux, note scrupuleusement, longuement, avec calme, les réclamations du client qui le houspille :
- Très bien je vais faire remonter l'information. Votre nom, c'est Jérôme, c'est ça ?
- OUI, JÉRÔME C'EST MOI, non je n'ai pas changé... "

Evidemment, ce n'est pas le client mécontent qui a répondu, c'est moi. Admettez que j'étais obligée, ça sortait tout seul, même sans être atteint de chansonnite aiguë incurable.
Vu l'air consterné du dirlo et du client, j'en conclus qu'eux non plus n'apprécient pas mes talents de chanteuse.

C'était un message de Papillote, actuellement en pleine reconversion, à la recherche d'un emploi (à radio nostalgie, ce serait bien). 
A suivre : quiz On connaît la chanson

Brazil, tomorrow was another day
The morning found us miles away
With still a million things to say

 

04/12/2019

Bilan je suis culturée de novembre

joker.jpg2 films au cinéma :
- Joker de Todd Phillips 
- Tout peut changer : et si les femmes comptaient à Hollywood ? Documentaire, sortie le 8 janvier

10 films Canal+/OCS/ Netflix :

4 Comédies :
Coup de cœur : En liberté ! de Pierre Salvadori, avec Pio Marmaï

- L'emmerdeur d'Édouard Molinaro, 1973
- 4 mariages et un enterrement de Mike Newell, 1994
- Tout ce qui me reste de la révolution de Judith Davis, 2019

2 S.F / drame :
Coup de cœur :  Her de Spike Jonze (voir mon article en lien)
- Pandora d'Albert Lewin, avec Ava Gardner, 1951

2 Aventures :
Coup de cœur : The lost city of Z de James Gray, 2016
- Jungle de Greg McLean avec Daniel Radcliffe, 2017

2 Horreur :
- Evil Dead de Sam Raimi, 1981
- Lake placid  de Steve Miner, 1999

7 Documentaires :
Coups de cœur : 
- Mary Shelley, le funeste destin du docteur Frankenstein disponible sur Arte jusqu'au 18/02 (en lien)
- Lino Ventura, la part intime
- Les enfants maudits, dispo sur France 2 replay jusqu'au 20/12 (en lien)
Au début du 20è siècle en France, l'assistance publique n'existe pas. Les enfants orphelins, ou tout simplement qui déçoivent leur famille (le père voulait que le fils reprenne son étude de comptable, l'enfant voulait être écrivain) sont envoyés en... prison, dès l'âge de 7 ans ! Avec interdiction de faire de parler et même de croiser le regard d'un autre enfant lors des rares sorties de cellule (pour la messe hebdomadaire, les gosses portent des sacs sur la tête car "la violence se transmet par le regard pernicieux"). Seule activité autorisée : l'écriture, seul dans sa cellule. Des lettres de ces prisonniers malgré eux ont été retrouvées. Elles sont magnifiques et bouleversantes. Documentaire à voir absolument. 

- Elles ont brisé les codes, femmes en quête de liberté (3e volet : les femmes bien nées et le déterminisme social) dispo sur France tv replay jusqu'au 5/12 (en lien)
- L'affaire Néron, autopsie d'un mythe
- Saint Louis, le roi dispersé
- Raspoutine, meurtre à Saint-Pétersbourg, dispo sur arte replay jusqu'au 15/12

4 Séries :
tantPisPourLamour.jpg- La guerre des mondes
- Maniac
- Plan cœur
- Projet Blue book

2 expos :
Coup de cœur : De l'amour, Palais de la découverte, jusqu'au 30 août 2020
- Toulouse-Lautrec, Grand palais, jusqu'au 27/01

1 concert :
J'ai raté celui de Beirut (annulé) et Calexico (complet)
Musique classique au piano, Rachmaninov et Tchaïkovski.

7 livres :
Coup de cœur :
- Tant pis pour l'amour ou comment j'ai survécu à un manipulateur de Sophie Lambda
Psy :
- Le drame de l'enfant doué, Alice Miller
- La santé psychique de ceux qui ont fait le monde de Patrick Lemoine

Société
- Juste après dresseuse d'ours
, Jaddo (le quotidien d'un médecin)
- L'amour sous algorithme de Judith Duportail (sur Tinder)
1 Biographie :
- Darwin, 2 tomes : A bord du Beagle et L'origine des espèces
1 roman :
- Soumission de Michel Houellebecq


 

29/11/2019

On connaît la culture de Miss France 2020

comédies françaises, cinéma, quizLes questions volent très haut, avec des références à la chanteuse lyrique Aïe ya la casserole et à la dernière émission de TF1 "temps de cerveau disponible" (lire en lien mon article sur l'audition de Bouygues en 1987 pour remporter la chaîne : « elle réservera une place importante aux événements culturels de haut niveau » ). Sur 30 candidates Miss France, la meilleure a obtenue 17,5; soit 35/40 bonnes réponses, et la moyenne est de 12,8. Comme aucune question ne concerne Hervé Vilard ou Demis Roussos, je suis au regret de vous annoncer que je ne pourrais pas encore être Miss France cette année.

1) Trouvez les fautes d’orthographe dans la phrase suivante : «Il c’est écoulé quatres semaines depuis le début de l’aventure Miss France»
Més oeils ceignes
2) Sur quelle île Napoléon Bonaparte a-t-il fini sa vie ?
Sur l'île aux enfants, le pays joyeux des enfants heureux, des monstres gentils, oui c'est un paradis.
3) Quel est le plus long fleuve de France métropolitaine ?
4) Qui a prononcé l’appel du 18 juin 1940 à la radio de Londres, sur les ondes de la BBC ?
"J'appelle ça la France ! Et pas n'importe laquelle !"
Sinon McCartney en a lancé un, mais c'était en 2018 ! (lire en lien).
A voir aussi ici, la boute-en train de service et la blague risquée (mais payante !) sur le 18 juin face à un client mécontent.
5) Complétez le titre de cette peinture à l’huile sur toile réalisée par Théodore Géricault : «Le radeau de...»
"Il n'a jamais viré de bord, non viré de bord" 
6) Retrouvez l’ordre des quatre premières du concours Miss France, sachant qu’Estelle est mieux classée que Mélissa mais moins bien que Marion, alors que Marie finit 3e dauphine.
7) Au sujet de quelle affaire célèbre Emile Zola a-t-il publié son article «J’accuse» en 1898 ?
L'affaire Polanski ?
8) Depuis le 1er janvier 2016, combien de régions la France compte-t-elle (outre-mer compris) ?
En 6ème, j'ai décrété qu'apprendre par cœur sans se poser de questions, c'était pour les cons. Je m'en souviens très bien, ça a débuté avec un schéma de squelette du chat en svt. Je trouvais plus poétique de rester sur l'idée que Papillote était simplement une boule de poils qui ronronne par magie. J'ai donc réussi l'exploit d'obtenir un 20/20 en dissertation en histoire, suivi d'un 0 la semaine suivante en géographie, avec convocation des parents. J'avais refusé d'apprendre la carte des régions de France, alors répondre à cette question...
9) J’étais prête à acheter ce manteau d’exception à 700 euros mais je découvre qu’il est soldé 15% moins cher. Combien va-t-il me coûter ?
O euro, parce que tu crois vraiment que je vais payer ce prix-là ?
10) Traduisez : « Si je suis élue Miss Univers, ma mission consistera à faire briller la France au-delà de nos frontières et être l’ambassadrice de nos talents, de nos savoirs-faire et de notre diversité ».
Traduisez en quelle langue ? Je transcris en papillotien : "si je suis élue miss univers, ma mission consistera à faire briller radio nostalgie au-delà de nos frontières, être l’ambassadrice de nos talents d'estomacs sur pattes mangeurs de papillotes et de notre diversité culturelle allant de Michel Polnareff à Michel Blanc et Bébel."

Suite demain

03/11/2019

Bilan "je suis culturée" de septembre et octobre : 35 films

cinéma4 films au cinéma :
Oui avant j'allais au ciné 2 fois par semaine. Mais maintenant je peux voir Canal+, Ocs et Netflix tranquillement depuis mon canapé. J'évite les files d'attente, les voisins qui parlent et bouffent du pop corn, et les punaises de lit.
- Once upon a time... in Hollywood de Quentin Tarantino
- Les faussaires de Manhattan de Marielle Heller
- First love de Takashi Miike, sortie le 1er janvier 2020
- Adoration de Fabrice Du Welz, sortie le 22 janvier 

31 films Canal+/OCS/Netflix

8 Comédies françaises :
Toutes déjà vues maintes fois (comme s'il n'y avait pas assez de nouveautés):
- Libre et assoupi de Benjamin Guedj, 2013
- Quai d'Orsay de Bertrand Tavernier, 2013
- Dieu seul me voit de Bruno Podalydès, 1998 
- Papy fait de la résistance de Jean-Marie Poiré, 1983
- Ma femme s'appelle reviens de Patrice Leconte, 1982
- Circulez, y'a rien à voir de Patrice Leconte, 1983
- La valise de Georges Lautner, 1973
- La totale de Claude Zidi, 1991

3 Comédies sentimentales (rah oui ça m'arrive):
- Quand Harry rencontre Sally de Rob Reiner, 1989
- Man up de Ben Palmer (vu car avec Simon Pegg de Shaun of the dead♥) 2015
- Peggy Sue s'est mariée de Francis Ford Coppola, 1986

1 Biopic :
- Bohemian Rhapsody de Bryan Singer, 2018

2 Drame /thriller :
- Cotton club de Francis Ford Coppola, 1985
- Le poids de l'eau de Kathryn Bigelow, 2002

6 Science-fiction :
Avant la sortie du 6ème Terminator au ciné, j'ai décidé de regarder enfin le 5 et de me refaire toute la série. Parvenue au dernier: "tiens, ça ressemble quand même vachement au 1er... attends mais c'est plus un hommage là, c'est carrément la même scène ! Mais ?!" Le titre aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Je n'ai pas tenu jusqu'à la fin, quel intérêt de refaire des films cultes déjà très bons ? Donc je n'irai pas voir le 6 et j'ai revu toute la série pour rien.
- Terminator 1 de James Cameron, 1984
- Terminator 2, le jugement dernier de James Cameron, 1991
- Terminator 3, le soulèvement des machines de Jonathan Mostow, 2003
- Terminator 4, Renaissance, de McG, 2009
- Terminator 5, Genisys de Alan Taylor, 2015
- Prospect de Zeek Earl, 2018

7 Fantastique / Horreur :
Coups de cœur : 
- Office uprising de Lin Oeding, 2018
- The beko experiment  de Greg McLean, 2016

- Thelma de Joachim Trier, 2017
- La 4ème dimension de Steven Spielberg, Joe Dante, John Landis et George Miller, 1983
- Les fantômes du passé de Óskar Thór Axelsson, 2017
- You might be the killer de Brett Simmons, 2018
- La 9ème vie de Louis Drax d'Alexandre Aja, 2015

4 films d'Animation :
Coup de cœur : 
- Le chant de la mer de Tomm Moore, 2014

- Parvana, une enfance en Afghanistan de Nora Twomey, 2017
- Anina d'Alfredo Soderguit, 2015
- Kubo et l'armure magique de Travis Knight, 2016

A suivre : les séries, documentaires et livres

21/10/2019

Once upon a time... in Hollywood

cinéma, Tarantino, hollywood, McCartney, BeatlesDes nouvelles de mémé train de retard toujours à la pointe de l'actu ! Mais je m'améliore : le film est encore en salles !
Tarantino situe l'action juste avant le massacre de Sharon Tate perpétré par la famille Manson, qui a sonné le glas de l'insouciance de la période hippie. Le cinéaste montre avec nostalgie une époque révolue, où les cheveux longs idées courtes s'incrustaient partout et étaient accueillis avec bienveillance. Je ne peux donc m'empêcher de citer comme un crin d'hippie sur la soupe Macca, ça faisait longtemps : dans son autobiographie, Les Beatles, les sixties et moi, (voir mon article en lien) McCartney raconte comment, avant 1969, il ouvrait facilement la porte de chez lui, buvait le thé avec ses fans, leur proposait même des boulots, comme promener sa chienne adorée Martha my dear ! (j'adore cette chanson à écouter en lien). Donc, message personnel : Coucou Paulo, je suis là ! J'ai l'habitude de faire du cat sitting si tu veux ! Appelle-moi ! Dans "she came in through de bathroom window" il décrit une groupie qui s'est introduit chez lui par exemple.

cinéma, Tarantino, hollywood, McCartney, BeatlesRevenons à nos pattes d'eph. On a tellement vanté les mérites du dernier Tarantino que je m'attendais à un chef-d'oeuvre d'humour décalé. J'ai été un peu déçue. Ok les parodies de films sont sympas, c'est drôle de voir Bruce Lee épinglé dans une scène comique un peu facile (c'est toujours marrant de voir un gars hautain qui se croit fort se faire mettre en pièces en deux secondes). J'espérais également plus de potins sur Hollywood comme a pu le faire Kenneth Anger dans son livre longtemps interdit, Hollywood Babylone, (voir mon billet en lien) mais à part Steve McQueen qui se désole de ne pouvoir serrer Sharon Tate qui préfère les Naboléon hommes petits et ambitieux, pas grand chose à se mettre sous la dent. J'attendais le massacre final avec impatience, me demandant si Tarantino allait réitérer le coup de Inglorious Basterds... et c'est vrai qu'il est jubilatoire. Surtout le lance flammes (rien à voir avec Romy dans Le vieux fusil !) Mais que de longs atermoiements pour en arriver là... C'est bien, mais interminable ! 2h40 ! Les films de Tarantino sont toujours longs et bavards, mais là, certaines scènes et dialogues n'ont pas d'intérêt, au point que je ne peux même pas les citer, je les ai oubliés.

Les deux acteurs principaux sont excellents. Di caprio représente à merveille l’ego fragile du comédien à la merci de l'opinion des autres (qui s'effondre à la moindre critique, et redécolle dès qu'on le félicite, même si les compliments viennent d'une enfant (la jeune actrice est impeccable, elle ira loin). Brad Pitt a toujours la classe et est toujours aussi sexy. 28 ans après Thelma et Louise, il réitère la scène du torse poil, et à 55 ans, il est toujours bien conservé ! 

Pour l'histoire du massacre de Sharon Tate, je vous conseille vivement le documentaire "Manson, les archives secrètes" qui dévoile les interviews des filles radicalisées par le gourou. Elles sont absolument fascinantes, des propos atroces prononcés par des enfants à l'allure innocente, d'une beauté d'ange, des yeux bleus magnifiques et perçants (comme l'actrice qui en incarne une dans le film, Margaret Qualley, qu'on a aussi pu voir récemment dans Donnybrook).
Quant au nouvel Hollywood débuté après le massacre de sharon Tate, vous pouvez lire Peter Biskind (le nouvel Hollywood, et Sexe, mensonges et Hollywood).

30/09/2019

Le quiz de l'automne

quiz culture générale,cinéma,peinture,littératureC’est une chanson pour l’automne
Pour les jours où y’a personne
Quand la ville est sous la pluie

Ce n'est pas parce qu'on rentre dans la saison la plus pourrie de l'année, que les beaux jours sont finis, que la pluie tombe en permanence, qu'on doit aussi perdre nos neurones comme les arbres perdent leurs feuilles :
 
1) Lequel de ces films n'a pas été réalisé par Steven Spielberg ?
a) A.I, Intelligence artificielle
b) Minority report
c) Terminator
d) La guerre des mondes 

2) Pour chaque titre, choisir entre Beatles ou Rolling Stones :
a) Lady Jane
b) Paint it black
c) Lady Madonna
d) Baby's in black
 
3) De quels tableaux s'agit-il ?
a) La veille de Noël, l'auteur reçoit la lettre de son frère, son soutien le plus proche, qui lui annonce qu'il se fiance. Puis c'est son ami Gauguin, avec lequel il partage un atelier, qui ne supporte plus son caractère et le laisse seul. L'artiste tente de le blesser, avant de retourner l'arme contre lui.
b) Le tableau aurait été peint pendant l'éruption du volcan Krakatoa. L'auteur explique : "Je me promenais sur un sentier avec deux amis. Le soleil se couchait. Tout d'un coup le ciel devint rouge sang. Je m'arrêtai, fatigué, et m'appuyai sur une clôture. Il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir de la ville. Mes amis continuèrent, et j'y restai, tremblant d'anxiété."
c) Le tableau est une commande du gouvernement républicain, pour dénoncer le bombardement de la ville par les franquistes et les nazis.
 
A) Guernica de Picasso
B) Le cri d'Edvard Munch
C) Autoportait à l'oreille coupée de Van Gogh
 
4) On a qualifié l'architecture de gothique pour signifier :
a) Géographiquement, qu'elle était d'origine germanique
b) Péjorativement, qu'elle était barbare
c) Décorativement, qu'elle comportait des formes angulaires
 
5) Associez ces BD à leurs auteurs :
a) Blueberry
b) L'arabe du futur
c) Quartier lointain
d) Les mondes d'Aldebaran
 
A) Riad Sattouf
B) Léo
C) Charlier et Giraud
D) Jiro Taniguchi
 
Résultats bientôt ! 

Si tu n’aimes pas trop la foule
Si parfois comme moi la vie te saoule un peu
Si tu te sens roulé en boule
Ou si le mauvais sort te blackboule hors du jeu
N’oublie pas qu’on est deux
 

22/09/2019

Bilan je suis culturée : 44 films

parasite.jpgLes critiques sont à lire dans les liens :
6 Films au cinéma :
Coup de cœur :
- Parasite de Bong Joon-Ho
A voir :
- Captive state de Rupert Wyatt 
Pas mal :
- Us de Jordan Peele
- Greta de Neil Jordan
- Dirty god de Sacha Polak 
Bof
- Donnybrook de Tim Sutton

38 films Canal +, TCM, OCS, Netflix, Arte :

5 Comédies françaises :
cinéma, comédies, cinéma asiatiqueeCoup de cœur :
- I feel good de Benoît Delépine et Gustave Kervern

- La cité de la peur des Nuls
- Le pari des Inconnus
- Elle l'adore de Jeanne Herry
- Au poste ! de Quentin Dupieux

4 Comédies dramatiques :
Coup de cœur :
cinéma, comédies, cinéma asiatiquee- Captain fantastic de Matt Ross avec Viggo Mortensen♥

- Tully de Jason Reitman
- La mort de Staline de Armando Iannucci 
- Jeff who lives at home de Jay et Mark Duplass

5 Thriller / suspense / vengeance :
Coups de cœur :
cinéma, comédies, cinéma asiatiquee- The guilty de Gustav Mölle
- 3 billboards de Martin McDonagh

- Paranoïa de Steven Soderbergh
- La colère d'un homme patient de Raúl Arévalo
- Pale rider de Clint Eastwood

4 Cinéma asiatique :
Coups de cœur :
- Mother de Bong Joon-Ho
Le film le plus dramatique de Bong, où une mère tente tout pour prouver l'innocence de son fils, un simplet accusé de meurtre. Poignant, puissant. Voir la bande annonce.
- The host de Bong Joon-Ho
Déception :
- The third murder de Hirokazu Kore-eda 
J'avais beaucoup aimé Tel père tel fils, un La vie est un long fleuve tranquille version dramatique. Le sens de la famille et de l'honneur est aussi discuté dans ce film. Un homme risque la peine de mort pour le meurtre de son patron, mais ne s'accuse-t'il pas à la place de la fille de son employeur pour la sauver ? Bonne idée, mais on comprend très vite de quoi il retourne, un court métrage aurait suffi...
- Une pluie sans fin de Dong Yue
Le film aussi. Et que je te fais un gros plan sur le visage impassible pendant 3 minutes, et que je te bois un thé pendant 8... Inter-minable. L'histoire ? Il n'y en a pas vraiment. Un type est obsédé par les meurtres de jeunes femmes et mène sa propre enquête. Mais il passe plus son temps assis à dévisager sa copine sans lui parler ni la toucher qu'à enquêter. Un grand film d'action donc. Je m'attendais à un Memories of murder, la bande annonce lui ressemble et suscite l'intérêt, mais il ne lui arrive pas à la cheville. Il ne suffit pas de copier l'ambiance et mettre de la pluie tout le long pour faire un grand film noir.

7 Films d'animation :
Coup de cœur :
cinéma, comédies, cinéma asiatiquee- Dans un recoin de ce monde de Sunao Katabuchi

- Your name de Makoto Shinkai
- Okko et les fantômes de Kitarô Kôsaka
- Shrek 2
- La belle et le clochard
- Le roi lion
- La belle au bois dormant

6 films d'horreur  : 
Coup de cœur :
cinéma, comédies, cinéma asiatiquee- Les bonnes manières de Juliana Rojas et Marco Dutra

- Mr Babadook de Jennifer Kent
- Conjuring de James Wan
- Insidious 1 et 2 de James Wan
- Ça de Andy Muschietti
- La maison du diable de Robert Wise 

4 SF / Science-fiction / fantasy :
Coup de cœur :
cinéma, comédies, cinéma asiatiquee- Aniara de Pella Kågerman 

- Cloud Atlas de Lana Wachowski 
- Dans la brume de Daniel Roby
- Princess bride de Rob Reiner

3 Biopics :
- A very english man de Michael Winterbottom
- The invisible woman de Ralph Fiennes (biographie Dickens)
- La douleur de Emmanuel Finkiel (biographie Duras)

 

 

 

 

14/09/2019

Bilan culture : les films d'horreur

cinéma, cinéma fantastique, films d'horreurCoup de cœur :
- Les bonnes manières Juliana Rojas et Marco Dutra
Une infirmière solitaire est embauchée par une jeune femme riche et exubérante, pour l'aider avant son accouchement. Alors que les deux femmes apprennent à se connaître et s'apprécier, la future maman est prise de crises de somnambulisme...
Un film étrange et fantastique dans les deux sens du terme. Prix du jury et prix de la critique amplement mérités au festival de Gérardmer. Voir ici la bande annonce.

- Mr Babadook de Jennifer Kent
Le mari d’Amélia est mort alors qu'elle était enceinte de leur enfant. Depuis, elle ne parvient pas à aimer ce fils qui lui rappelle le défunt. Le petit, sentant le rejet et l'angoisse de sa mère, est très perturbé. Alors qu'il a 6 ans, il se persuade que le monstre de son livre de contes, monsieur Babadook, hante leur maison. Sa mère rentre dans son délire.
Un film d'horreur psychologique original et émouvant, à l'esthétique soignée. Par certaines de ces attitudes, le gamin m'en a rappelé d'autres que j'ai connus, dans la lune, agressifs, "TDAH hyperactifs" (le terme à la mode)... Et chaque fois, comme dans le film, c'était les parents (surtout la mère !) qui étaient plus névrosés que le gosse. Ces enfants éponges hypersensibles aspirent le mal-être de leurs parents, et c'est d'abord eux qu'il faudrait traiter. Au lieu de développer l'originalité de ce sujet, le film se perd dans une classique histoire de possession et de maison hantée, qui ne fait pas vraiment peur. Dommage.

- Dans la brume de Daniel Roby 
cinéma, cinéma fantastique, films d'horreurAprès un séisme, un gaz toxique mortel est libéré des entrailles de la terre et envahi la capitale. Un couple a juste le temps de se réfugier en hauteur dans l'appartement des voisins. Leur fille, une enfant-bulle, est restée prisonnière deux étages plus bas. Comment survivre sans contact avec l’extérieur, sans électricité ?
Un scénario original, et surtout, des dialogues bien écrits, presque littéraires, qui font plaisir à entendre. Dommage que les enjeux de l'histoire ne soient pas plus poussés, mais une bonne surprise, qui montre qu'en France aussi, on peut faire de la SF. Après ça reste un film français, donc assez mal joué, avec le sourire de demeuré de Romain Duris, mais le personnage du vieillard philosophe est joué par Michel Robin, éternel second rôle qui aurait mérité un jour une tête d'affiche...

- Conjuring de James Wan
- Insidious 1 et 2 de James Wan
Le réalisateur de Saw livre encore des films d'horreurs classiques mais diablement efficaces. Grace à la mise en scène parfaitement maîtrisée, on se laisse avoir par les pourtant attendues portes qui claquent, bruits hors champs, apparitions soudaines... La fin de Conjuring vire à une surenchère un peu grand guignol, avec de l'humour (les inévitables seconds rôles poltrons et maladroits) mais l'angoisse ne faiblit pas. La fin de Insidious, très inventive, presque psychédélique, vire au cauchemar éveillé. Avec James Wan, l'angoisse est au rendez-vous.

- Ça de Andy Muschietti 
Déception ! Alors que le téléfilm a traumatisé mon adolescence, le film décide de couper tout l’intérêt de l'histoire : alterner l'enfance des personnages puis l'âge adulte, pour voir leur évolution. Dans le premier volet, on ne les voit qu'enfants, et on a le fin mot de l'histoire (qui est "ça") très vite. Puis le film ne fait même pas peur, le clown est moins effrayant que celui du téléfilm de 1990, qui était pourtant kitsch !Je n'irai pas au ciné voir le chapitre 2, quand les personnages sont adultes, j'attendrai que le film passe sur Canal.

- La maison du diable de Robert Wise 
Un film culte qui m'avait terrorisée ado lorsque je l'avais vu au cinéma de minuit, mais il a bien vieilli depuis... Je préfère son adaptation dans la série the haunting of hill house (à lire en lien). La saison 2 va exploiter un autre film et roman que j'avais adorés, Le tour d'écrou d'Henry James, adapté au cinéma par Jack Clayton et son superbe film Les innocents.

01/09/2019

Bilan culture : les comédies dramatiques

comédie dramatique,monty python,cinéma- La mort de Staline de Armando Iannucci 
Comment les camarades du tyran se sont écharpés, le cadavre à peine refroidi, pour obtenir le pouvoir. C'est drôle, mais triste et affligeant, puisque tout est vrai. Un humour très noir donc, un film à voir si on garde foi en l'humanité (ou si l'on est sous Prozac). Evidemment, le film est interdit en Russie. Steve Buscemi, habitué du genre avec ses rôles chez les frères Coen, est parfait en Khrouchtchev. On retrouve aussi avec plaisir Michael Palin des Monty Python. Le réalisateur a aussi proposé d'autres comédies politiques corrosives que j'avais appréciées, In the loop et la série Veep. Voir la bande annonce en lien.
Armando Iannucci précise : "Ils ont dû refaire le concert qu’on voit au début du film car il n’y avait pas d’enregistrement et Staline en voulait un – c’est véridique. Staline a mariné dans une flaque d’urine car ses propres gardiens étaient trop terrifiés pour entrer dans la pièce – véridique. Ils ont hésité sur quel médecin prendre car il craignait qu’on l’empoisonne – véridique. Staline ne se couchait pas avant 4h du matin et convoquait le Politburo dans sa datcha à 22h pour un énorme repas et les regardait devenir de plus en plus soûls alors que lui-même buvait des boissons diluées à l’eau – véridique. C’est comme s’il voulait voir comment ils se conduiraient devant lui." L’histoire de cet homme qui, avec le Politburo, a fait régner la terreur sur l’Union soviétique pendant plus d’une génération, a été victime d’une attaque cérébrale et dont tout le monde s’est mis à vouloir le poste pendant son invalidité, a l’air d’une fiction intégrale, mais est absolument véridique. Les brutalités, typiques du système soviétique de l’époque sont, elles encore, véridiques."

- Jeff who lives at home de Jay et Mark Duplass
Jeff-Who-Lives-At-Home-03.jpgJeff est un Tanguy qui vit toujours chez sa mère. Un jour, il reçoit un appel téléphonique étrange. Il le prend pour un signe du destin l'invitant à enfin sortir de chez lui et reprendre contact avec le monde extérieur, en commençant par son frère.
Une comédie très touchante, décalée et mélancolique, que j'avais déjà vue et qui m'avait marquée, ce qui est rare. Elle traite des gens trop sensibles et inadaptés au monde réel, des illusions et de l'amour perdu. Elle tient beaucoup à la sympathie qu'inspire les personnages : Jason Segel retrouve son rôle de nounours  de How I met your mother, Ed Helms de type coincé rigide et trop conformiste de The office ou Very bad trip, largué par sa femme car il manque justement d'humour. Les réalisateurs ont depuis signé la série Togetherness, dans la même veine (à lire en lien).

30/08/2019

Bilan culture : les comédies françaises

elle ladore.jpgLire I feel good en lien.

- La cité de la peur des Nuls
On peut regarder mille fois mille films... Non, on peut regarder mille films une fois, mais on ne peut pas retenir mille répliques... Et si.

- Le pari des Inconnus
Ce n'est que la 213ème fois environ que je le vois, mais c'est comme une drogue : Le tabac, c'est tabou, on en viendra tous à bout. 

- Elle l'adore de Jeanne Herry
Muriel (Sandrine Kiberlain) est fan inconditionnelle d'un chanteur de variété (Laurent Lafitte). Quand celui-ci tue accidentellement sa femme, il demande à Muriel de l'aider...
Mais Dieu que cette fille prend des risques, amoureuse d'un égoïste, la groupie du pianiste. Elle l'aime, elle l'adore... Un scénario très original, qui mêle subtilement thriller et comédie, avec des dialogues bien écrits. Les deux acteurs principaux sont parfaits d’ambiguïté, Kiberlain en midinette pas si nunuche qu'on pourrait le croire, mythomane qui peut mentir avec aplomb, Lafitte en bellâtre qui ne contrôle pas si bien qu'il le souhaiterait son petit monde. Une bonne découverte.
Bémols cependant, j'aurais préféré que la relation manipulateur/manipulé soit plus travaillée et machiavélique, que l'humour noir soit plus poussé, et la fin me paraît un peu facile et bâclée. Comme si la réalisatrice (la fille de Miou-Miou et de Julien Clerc -son visage montre un parfait mélange des deux-) avait édulcoré son propos pour passer plus facilement à la télé ensuite. Dommage. Il paraît que Jeanne Herry s'est ensuite rattrapée avec son deuxième film, Pupille. J'étais invitée à l'avant-première mais le sujet ne me rappelle pas de bons souvenirs. J'ai travaillé dans un service adoption, et c'était affligeant de voir le nombre d'enfants maltraités et placés, mais paradoxalement, les nombreux couples d'adoptants refusés.

 - Au poste ! de Quentin Dupieux
comédies françaises, cinéma, cinéma françaisToute une nuit, un commissaire interroge le principal suspect d'un meurtre.
Un huis-clos en face à face, un Garde à vue version comique, où Ventura est remplacé par Poelvoorde, toujours excellent, et Serrault par Grégoire Ludig, du Palmashow. Avec son humour noir et absurde, Au poste ! fait surtout penser à Buffet froid de Bertrand Blier. Voir bande annonce en lien.
Au début, le film est presque effrayant car il est crédible : un brave gars qui vient gentiment faire son devoir de citoyen en rapportant un crime, se retrouve accusé à tort par un policier crétin : des flics incompétents, on en voit dans tous les Faites entrer l'accusé ! Le scénario vire vite au non sens cher au réalisateur, avec des situations et des dialogues très décalés. Il faut adhérer au genre, et le film a la grande intelligence de ne durer qu'1h15 : l'absurde est parfait pour des sketches, mais sur la durée d'un long métrage, c'est vite lourd. Au poste me paraît toutefois le film le plus accessible de Dupieux (mémé train de retard n'a pas vu le daim avec Jean Dujardin : j'attends la diffusion télé).