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05/03/2015

Les documentaires du mois : Marlon Brando, un acteur nommé désir

marlon brando chat.jpeg- Marlon Brando, un acteur nommé désir

J’ai vu Un tramway nommé désir au cinéma de minuit, à 15 ans, et je me souviens toujours de Marlon Brando dans ses T-shirts moulants…
C’est surtout l’enfance des personnes qui m’intéresse, bien plus que leur carrière. Ou plutôt, le phénomène de résilience : comment, parties très bas, elles arrivent au sommet, en sublimant leurs problèmes dans l’art. Pourtant elles finissent souvent par être rattrapées par leurs démons, comme Marlon Brando.

L’acteur est né en 1924 dans une famille modeste, d’un père violent et coureur de jupons. Il adore sa mère, ancienne gloire du cinéma qui oublie son déclin dans l’alcool : son fils la récupère ivre morte dans des bars sordides. Brando retiendra la leçon : il ne fera pas d’excès, mais il épousera en première noces une fille qui ressemble à sa mère, une toxicomane…

brando et marilyn.jpgDélaissé par ses parents, Marlon est solitaire et méfiant, préfère la compagnie des animaux à celles des hommes. Mauvais élève, dyslexique, insubordonné, il est viré de l’armée. A 20 ans, il  accompagne une amie à son cours d’actrice, et c’est une révélation. Marlon Brando révolutionne le jeu d'acteur, jusqu’ici guindé et peu réaliste. Il apporte sa sensualité et étudie la psychologie de son rôle pour l’incarner, comme si comédien et personnage ne faisaient qu’un. C’est la méthode actors studio. Il influence de nombreux autres acteurs de sa génération et des suivantes : James Dean, Paul Newman, Al Pacino, De Niro, Dustin Hoffman…
Mais à partir des années 60, Marlon Brando néglige sa carrière, accepte n’importe quel rôle, ou devient une caricature de lui-même, se grime dans Le parrain ou Apocalypse now par exemple. Il préfère se consacrer à la défense des droits civiques et des Indiens.

Comme son propre père, il s'occupe peu de ses enfants et ne s'attache pas aux femmes. Il a 14 enfants de 3 femmes différentes, certains avec sa gouvernante alors qu’il a déjà 70 ans, trois de mères « non identifiées », trois enfants adoptés… Son fils tue l’ex petit ami violent de sa sœur, et la fille se suicide à 25 ans, en laissant un enfant de 5 ans… Depuis cette tragédie, Marlon Brando vit reclus.
A la fin de sa vie, le sex symbol qui a conquis Marilyn Monroe, Ursula Andress, Jacky Kennedy et de nombreux autres femmes, finit obèse, avec près de 140 kg qui le maintiennent couché dans son lit, où il passe son temps à regarder des vidéos de Laurel et Hardy. Il meurt seul, à 80 ans, d’insuffisance respiratoire.

- Elvis et Priscilla

Est-ce qu’ils ont couché ensemble alors qu’ils n’étaient pas mariés et qu’elle n’avait que 14 ans ? Telle est la principale question que pose ce documentaire racoleur pour midinettes. Réponse : on s’en fout ?

- Philippe Noiret, la pudeur des sentiments

alex le bienheureux noiret.jpgTout est résumé dans le titre. Ses films que je préfère : Le choc du vieux fusil quand j’étais petite,  Alexandre le bienheureux qui arrête de travailler pour profiter de la vie,  Cinéma paradiso et sa passion pour les films. Mais aussi Les ripoux, les chouans, La fille de d’Artagnan, gros succès populaires de mon enfance. La vie et rien d’autre, Uranus, Coup de torchon que j’ai choisi d’étudier à la fac. J’ai son autobiographie mais je ne l’ai toujours pas lue…

- La lutte des cadres de Pauline Frachon et Jean-Yves Cauchard

Un documentaire qui montre comment les employés sont devenus des produits. Pour trouver un emploi, les compétences et diplômes ne sont plus prioritaires. Il faut savoir se vendre, flatter son futur patron et ne pas hésiter à écraser les autres. Tout à fait moi. Ce qui explique pourquoi j’ai mis beaucoup de temps à trouver…

- Les clowns contre-attaquent de Martin Boudot

Dénoncer les injustices en faisant rire, quelques exemples. Problème : je déteste les clowns que je trouve ridicules. Dans le même genre, je vous conseille plutôt les très culottés Yes men. Avec ce documentaire fort réjouissant ici en lien : Les yes men refont le monde.

- Meurtre en Finlande

Une affaire qui passionne la Finlande depuis des années. En pleine nuit alors qu’il dort dans son lit, un homme est tué de 70 coups de couteau.  Sa femme et sa fille affolées appellent les secours (on entend l’enregistrement). Quelqu’un se serait introduit chez eux par la fenêtre. L’homme était détesté par ses employés. Mais on ne trouve pas de mobile, l’enquête est bâclée. La police envoie même l'un de ses agents devenir l'amant de la femme pour obtenir des confidences sur l'oreiller... Alors quand on a aucune donnée, on fait comme habitude : et si on condamnait la mère à perpétuité ? Comme ça c’est plus sympa, un seul parent décédé ce n’était pas assez marrant, autant que les gosses perdent les deux. Puis on accuse la mère de satanisme, torture d’animaux et carrément pédophilie, tant qu’à faire.

Et vous, avez-vous vu ces documentaires ?

Vous pouvez toujours gagner des places pour le film The Voices.

 

01/03/2015

Bilan "je suis culturée" de janvier

asterix.jpgJe sais encore, on est le 1er mars…Mais pour une fois j’ai signé mon chèque de loyer dès aujourd’hui, je n’ai pas attendu le 8 (Un jour la proprio va me virer)
Je ne peux pas résister, j’écris en regardant OSS 117 diffusé en ce moment sur 6ter. (Si je fais des fautes, c’est pas ma faute à moi comme dirait Lolita.) « S’agirait de grandir, s’agirait de grandir… »

3 films au cinéma :

- Astérix, le domaine des dieux, d’Alexandre Astier et Louis Clichy

Alexandre Astier + Alain Chabat + Laurent Lafitte = . Oui je ne m’embête plus à faire des phrases.
Les trois acteurs doublent les personnages du dessin animé. Je suis très sensible à la voix, reflet des émotions et de la personnalité. Je retiens beaucoup plus les voix que les visages, et quelque chose m’a frappée en écoutant le film. Mémé a peut-être besoin d’un sonotone mais… vous n’avez pas trouvé que les trois gars possèdent quasiment le même timbre ? Preuve que leurs caractères se ressemblent sûrement aussi.
Astier parvient à égaler l’humour d’Astérix mission Cléopâtre de Chabat. J’aime beaucoup ce mec, auteur de Kaamelott et scénariste de Pop redemption, où il fait plein de clins d’œil aux Beatles (voir mon billet en lien). En plus, il est Lyonnais comme moi. J’adore Chabat évidemment : Les nuls, La cité de la peur, Didier, Ophélie Winter… J’aime bien Laurent Lafitte depuis Tristesse Club et surtout Papa ou maman et son « tranquilou bidou »

- Papa ou maman de Martin Bourboulon, voir mon article en lien
- 108 rois démons de Pascal Morelli

22 films à la télé :

Coup de cœur Canal + :
- Non-stop de Jaume Collet-Serra
Je n’étais pas tentée, encore un film d’action avec Liam Neeson… Mais mon frère, très difficile, m’a envoyé un sms : « pour la première fois depuis longtemps, j’ai aimé un film sur Canal+ ». Liam Neeson incarne un policier chargé de la surveillance des avions. Lors d’un vol, il reçoit de mystérieux sms : si une forte somme d’argent n’est pas versée sur un compte secret, un passager mourra toutes les 20 minutes… Les détails des messages prouvent que le terroriste est à bord. Qui est-il ? Un suspense très efficace.

Coup de cœur Arte :
enfants loups.jpg- Les enfants loups, Ame et Yuki de Mamoru Hosada
Une étudiante tombe amoureuse d’un garçon mystérieux. Et pour cause : il peut se changer en loup. Malgré tout, ils s’aiment et de leur union naît deux enfants, qui se transforment sous le coup des émotions. Le père meurt et la jeune femme courageuse part seule élever ses petits à la campagne, loin des curieux. Un dessin animé magnifique, ode à l’enfance, à la nature, dans la lignée de Miyazaki et Mon voisin Totoro.

1 one man show :

- Titoff, théâtre de la Michodière
Pathétique. Il répétait laborieusement la même blague jusqu’à ce qu’une âme charitable concède à rire. Il évoquait des émissions beaufs de M6 ou TF1 que je ne connais pas. Et son sketch sur les femmes qui refusent de s’asseoir sur des toilettes publiques, avec force mimes… pitié… On est parti avant la fin, et tellement rebutés par l’expérience qu’on n’a pas revu de one man show depuis deux mois (au lieu d’un par semaine auparavant).

2 expos :

Coup de cœur :
truffaut.jpeg- François Truffaut, cinémathèque
J’avais transcrit sur mon portable, pour faire moderne, une longue réflexion très pertinente sur l’adolescence. Mon téléphone a décidé de me supprimer l’onglet notes avec toutes mes citations de papillotes et autres données indispensables à la survie. Mémé nulle en nouvelles technologies retourne au bon vieux papier et  au stylo.
Je retiens cependant cette phrase : « l’adolescence ne laisse un bon souvenir qu’aux adultes ayant mauvaise mémoire ». J’ai beaucoup aimé la lettre d’amour à Isabelle Adjani, et pouvoir observer l’écriture un peu féminine du cinéaste (j’aime me targuer d’être graphologue car j’ai lu 5 pauvres bouquins sur le sujet.)

- Éloge de la rareté, Bibliothèque Nationale de France
Je retiens encore les livres annotés à la main par leurs célèbres auteurs, Proust, Apollinaire… J’ai bien rigolé devant la gêne du guide un peu précieux qui nous présentait un manuscrit licencieux du 18ème siècle, avec un texte à double sens (que même moi j’ai compris) « ce sont des mots que ma bouche se refuse à prononcer »

6 séries :

masters of sex.jpgCoups de cœur :
- Game of Thrones saison 3
- Masters of sex saison 1

 - A young doctor notebook avec Jon Hamm et Daniel Radcliffe
- In the flesh saison 2
- The newsroom saison 2
- Hannibal avec Hugh Dancy et Mads Mikkelsen

6 documentaires :

Coup de cœur :
marlon-brando-un-tramway-nomme-desir.jpg- Marlon Brando, un acteur nommé désir

- Philippe Noiret, la pudeur des sentiments
- La lutte des cadres de Pauline Frachon et Jean-Yves Cauchard
- Les clowns contre-attaquent de Martin Boudot
- Meurtre en Finlande
- Elvis et Priscilla

 

Je vous laisse, parce que OSS 117 va entonner Bambino, faut que je me concentre sur ma chorégraphie. "Alors infidèle, on s'en va sans dire au revoir ?"
Ensuite, je vous conseille le très bon documentaire de Patrick Jeudy à 23h10 sur Arte, Eliot Ness contre Al Capone.

Je vous rappelle que vous pouvez gagner ici des places pour le film The Voices.

 

27/02/2015

The Voices, places de cinéma à gagner

voices.jpgJerry (Ryan Reynolds) habite une petite ville américaine bien tranquille. Son boulot est paisible lui aussi : il emballe des cartons et il aime ça. Il aimerait bien emballer autre chose : une jolie Anglaise pétillante (Gemma Arterton) qui travaille dans son entreprise. Dans sa quête d’amour, il est conseillé par ses seuls proches : sa psy, mais plus étonnant, son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco… (voir bande annonce en lien.)

Comment ne pas aimer d’office un film avec un chat qui parle à son maître ? Moi aussi j’entame de longues discussions philosophiques avec mes félins. Quand j’essaie de les déloger du tas de linge propre ou de mon livre où ils sont étalés comme des crêpes, ils me répondent « oh ça va, je me casse ! M’en fous je vais sur ton lit et y mettre plein de poils ! » Enfin, c’est ce que je crois traduire. Dans le film, M. Moustache parle directement le langage des humains, c’est quand même plus pratique pour se comprendre. Quand les chats me font les yeux doux et ronronnent en se frottant à moi, je crois entendre « ô oui, c’est toi la plus belle la plus douce la plus gentille » alors qu’il faut ajouter : « si tu pouvais me remettre des croquettes… »

Dans THE VOICES, le chat est aussi le roi de la maison, c’est lui qui décide de tout. Il n’est pas très câlin, il ne conseille pas la tendresse à son maître… Celui-ci paraît sympathique : brave gars qui cherche l’amour. Il parle à ses animaux, c’est mignon. Il s’imagine qu’ils lui répondent, c’est tout de suite plus bizarre… Surtout que le chat, qui incarne sa mauvaise conscience, lui donne des conseils très inquiétants, alors que le chien représente plus la sagesse. Ange ou démon ? Es-tu mon ange, ou mon démon ? Un film certainement financé par le C.C.C, Comité Contre les Chats.

Vous l’aurez compris, THE VOICES traite sous l’angle de l’humour de la schizophrénie. Il emprunte à la comédie romantique, la comédie musicale et… le film de tueur en série. "Je suis quasiment sûr que nous avons affaire à un serial killer". Le mélange des genres est-il réussi ?

Grâce à LE PACTE, vous pourrez le constater en gagnant 10 places pour voir ce film pour le moins étrange et original. Il sort en salle le mercredi 11 mars. Il est réalisé par Marjane Satrapi, l’auteure de l’excellent Persépolis. Ryan Reynolds, que je trouve un peu fade, ne dégageant pas une grande personnalité, est parfait dans le rôle de cet homme en apparence gentil et banal, mais fragile et influençable. Gemma Arterton que l’on a pu voir dans Tamara Drewe ou Gemma Bovery avec Fabrice Luchini (voir mon billet en lien) remplit toujours son rôle de fille plantureuse et généreuse qui affole les hommes.

Pour gagner les places de cinéma, il vous suffit de répondre à ces questions (réponses dans le texte) :
- Comment se nomme le chat dans THE VOICES ?
- Qui est la réalisatrice du film ?
- Dans quel film avec Fabrice Luchini Gemma Arterton a-t-elle joué ?

Envoyez vos réponses par la rubrique « me contacter » sous la photo de chat en haut à gauche. Précisez bien vos noms et coordonnées postales. Vous avez jusqu’au mercredi 11 mars 20 heures. Jeu qui se limite à la France métropolitaine.

 A vous de jouer !

Petit bonus, deux citations de comédies se sont glissées dans le texte...

 

15/02/2015

Bilan "je suis culturée" de décembre

hello ladies.jpgOui, on est en février, et alors ? J’ai jamais dit que ma bonne résolution de l’année était d’arrêter la procrastination hein (ah, si…)
En décembre, il faisait trop froid, le chat a entamé une hibernation. Puis j’ai vu beaucoup de spectacles pas terribles qui m’ont coupé l’envie de ressortir :

3 pièces de théâtre :

 - Le roi se meurt  d’Eugène Ionesco, avec Michel Bouquet
Mais achevez-le qu'on en finisse! Voir mon billet en lien.
- Lisa, La comédie Saint Michel
Mona Lisa est volée par un blaireau inculte. Mais le tableau parle. Choc des cultures, humour un peu lourd, facile. Très bof et beauf. La comédienne est super, on ne peut pas en dire autant de l’acteur…
- Ni Dieu ni diable avec Lou de Laâge, Théâtre Le lucernaire
Réflexion d’1h30 sur la religion… Qu’est-ce qu’on est venu faire ici ? On ne pouvait même pas partir, la salle était minuscule, la représentation filmée et le metteur en scène assis à côté de nous…

 2 séries :

Coup de cœur :
télé,cinéma,théâtre,sorties à parisHello ladies de Stephen Merchant
De gros losers cherchent l’amour à Los Angeles. Ils draguent des mannequins inaccessibles et décérébrées, alors que des filles « normales » sont devant eux… Le héros et scénariste est Stephen Merchant, le créateur avec Ricky Gervais de l'excellente série The office. Cette dernière évoque sous forme de faux documentaire le quotidien burlesque de bras cassés dans leur entreprise. La version anglaise reste la meilleure, mais l’américaine est très bien aussi, et même la française, avec François Berléand, se défend. 

Working girls, la grande évasion
Autre série sur le monde du travail, mais beaucoup moins fine. Dans  ce téléfilm de noël, les ex employées se retrouvent en prison après avoir séquestré leur patron qui tentait de délocaliser l’entreprise. Plusieurs références, Papillon, Les évadés d’Alcatraz, La grande évasion… Les pintades s’enfuient et c’est très drôle. Chicken run.

3 films au cinéma :

Coup de cœur :
télé,cinéma,théâtre,sorties à parisCold in july de Jim Mickle 
J’ai honte, je n’ai pas pris le temps d’écrire un billet dessus. Pourtant il fait partie de mes films préférés de 2014, avec une musique électro 80 qui rappelle Kavinsky (Drive), et un acteur au top, Michael C. hall (Dexter, Six feet under♥♥♥)

La French de Cédric Jimenez (voir mon billet en lien)
Eden de Mia Hansen-Love 
Ennui devant ce film que j’ai trouvé pompeux.

26 films à la télé :

Coup de cœur Canal + :
A touch of sin de Jia Zhang Ke  

concerts :

- Ezechiel, Le Bataclan
- Marc Jolivet, Comic Symphonic

3 one man show :

Coup de cœur :
- Jarry, atypique Théâtre L’européen jusqu’au 25 avril

- Léa Lando, elle tue
- Complètement à l’ouest, Frédérique Quelvenn, auteur Pierre-Emmanuel Barré

 4 expos-musée :

- Mayas, musée du quai Branly
- Baccarat, la légende du cristal
- Musée Delacroix
- Musée du compagnonnage

 Et vous, qu'avez-vous vu dernièrement?

 Je rappelle que jusqu'à mercredi 20 h, vous pouvez gagner des places pour Vincent n'a pas d'écailles.

 

10/02/2015

Vincent n'a pas d'écailles : places de cinéma à gagner

vincent ecailles.jpgVincent a un pouvoir extraordinaire : sa force et ses réflexes décuplent au contact de l’eau. Pour vivre pleinement ce don, il s’installe dans une région riche en lacs et rivières, et suffisamment isolée pour préserver sa tranquillité. Lors d’une escapade aquatique, il est surpris par Lucie dont il tombe amoureux. (voir bande annonce en lien)

Pour la première fois, je récite le synopsis du dossier de presse et je vous parle d’un film que je n’ai pas encore vu. Mais la bande annonce est intrigante non ? Et cette musique décalée à la fin, Fantastic Man ? Et ces slogans : « Le premier film de super-héros 100 % français » « le premier film de super-héros 100 % bio » « Une pure Marvel ». Il m’a l’air bien rigolo.

La preuve, VINCENT N'A PAS D'ECAILLES a obtenu le prix du grand jury au festival International du film de Bordeaux. Son réalisateur et aussi acteur principal, Thomas Salvador, explique que le film a une dimension burlesque. Il s’est inspiré de Buster Keaton, Chaplin, Jacques Tati mais aussi Nanni Moretti.
Il fait aussi référence à Spiderman et Hulk… Pourtant le film est garanti « 100% sans effets numériques ». Thomas Salvador admet que son super-héros n’en est pas vraiment un : « Vous imaginez un super-héros uniquement opérationnel les jours de pluie ou contraint de « patrouiller » un pack d’eau minérale à la main ? » Selon le cinéaste, le titre évoque la normalité dont Vincent se revendique : il n’est pas un monstre puisqu’il n’a pas d’écailles…

VINCENT N'A PAS D'ECAILLES sort en salles le 18 février. En partenariat avec LE PACTE, je peux vous faire gagner 5X2 places pour ce film qui s’annonce aussi hors du commun que son héros. Pour cela, répondez à ces deux questions (réponses dans le texte) :
- Qui est le réalisateur du film?                                                                  
- Quel est le titre de la chanson que l’on entend dans la bande annonce ?

Envoyez vos réponses en cliquant sur la rubrique « me contacter » en haut à gauche sous la photo. Précisez bien vos nom et adresse postale afin de recevoir les places. Vous avez jusqu’au mercredi 18 février 20h.  Jeu qui se limite à la France métropolitaine.

 A vous de jouer !

 

08/02/2015

Papa ou Maman (je choisis le hamster)

papa ou maman.jpgIls divorcent, ils font tout pour ne pas avoir la garde des enfants.
Pratique, un film qui se résume en une ligne. S’il se décrit si rapidement, c’est parce que le scénario ne tient pas la route ? Il met du temps à démarrer, mais une fois que Marina Foïs prononce « tu veux la guerre ? Ok, tu vas l’avoir » le film roule, très vite et très loin. (voir bande annonce)

Il part à fond dans l’humour noir et méchant. J’ai éclaté de rire plusieurs fois, et c’est rare. Parce que je ne ris jamais moi, je suis très sérieuse comme fille. Réellement, en général je souris ou je pouffe à la limite, mais éclater de rire, ça ne m’arrive pas souvent (je suis un cauchemar pour les humoristes quand je vais voir des one man show)
Devant Papa ou maman, je riais vraiment face aux stratagèmes sadiques des parents pour manipuler leurs gosses : pourrir la première histoire d’amour et la première boum (on dit comment maintenant ? surprise party ? mémé n’est plus dans le coup). La mère s’incruste à la fête, se bourre la gueule et parle au prétendant : « elle te plaît ma fille, elle est bien hein ?! » Le père fait du chantage affectif : « Si tu préfères rester avec moi, maman va se suicider » et plein d’autres idées tordues et tordantes. Même le pauvre hamster se fait torturer.

papa ou maman gosses.jpgJe trouve le scénario très original et irrévérencieux. Il est peu conventionnel, à l’image des deux excellents acteurs : Marina Foïs, ex Robin des bois (voir la parodie du conservatoire)
Le père est joué par Laurent Lafitte, de la comédie française, mais aussi humoriste qui a joué dans… Classe Mannequin. Je l’ai beaucoup aimé dans Tristesse Club (voir mon billet en lien). Dans Papa ou maman, son « tranquillou bidou » est devenu automatiquement mon expression débile favorite.

Papa ou maman commence par un long plan séquence que j’ai trouvé un peu gnangnan et surfait : la rencontre des parents le soir du réveillon de l’an 2000, à la fac de médecine. Mouaif, on ne démarre pas sur les chapeaux de roues. 15 ans plus tard, les anciens étudiants sont devenus de petits bourgeois rangés. Ils veulent divorcer. Pas parce qu’ils ne s’aiment plus, que l’un a trahi l’autre, qu’ils se disputent, n’ont plus rien en commun…  Non, ils finissent les phrases du compagnon, avec humour et tendresse. Ils sont toujours très complices. Ils ne veulent simplement pas finir meilleurs amis. Ils se quittent avant de devenir un vieux couple sans flamme ni passion.
papa-ou-maman2.jpgJ’ai jamais rien entendu d’aussi con. Ils ont la chance de très bien s’entendre, pourquoi ils ne ravivent pas la flamme ? Un feu ça s’entretient ! Puis c’est pas comme si ils avaient trois gosses hein !
Mémé commençait à s’emporter : « C’est notre époque ! On ne fait plus d’efforts, on zappe au moindre problème ! De mon temps… »

Puis le mari se tape en douce une jeune infirmière. Ah ben voilà la vraie raison du divorce ! Et pendant ce temps-là, bobonne attend sagement à la maison ! Ils ont tous les deux une opportunité de boulot à l’étranger pour 6 mois, mais qui va sacrifier sa carrière pour rester garder les petits?
Sauf que l’épouse ne l’entend pas de cette oreille. Quand elle déclare la guerre, la vraie comédie commence… Les sketches s’enchaînent et les répliques fusent comme des voitures de formule 1 (on la repère ma métaphore filée là ?) Il ne faut pas rater ça. Alors foncez voir Papa ou maman au cinéma.

Le film est réalisé par Martin Bourboulon (inconnu au bataillon) mais le scénario et les dialogues sont de Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière, qui ont aussi signé ceux de l’excellent Le prénom. De même pour la musique, composée par Jérôme Rebotier. Après l'entraînant « hello my darling » dans Le Prénom, il a choisi dans Papa ou maman des chansons d’Electric Guest, comme This head I hold.

 

04/01/2015

Quiz On connaît le film : papillotes à gagner

michel blanc téléphone maison.jpgJe parle des papillotes en chocolat hein, pas de moi. Ni de mon chat (quoique, me débarrasser du panda obèse…) Les fêtes se sont bien passées ? Pour les prolonger un peu, je vous propose de remporter un cadeau inestimable, hautement symbolique : des papillotes.
Comme vous le savez, j’ai toujours des papillotes dans ma poche, mais je ne les donne pas à n’importe qui. Il faut les mériter. Il faut bien connaître la Papillote pour recevoir les papillotes. Je vous ai donc concocté un quiz 100 % radotage papillotien, avec mes films et auteurs comiques français préférés. Pour les fidèles lecteurs des débuts, ça devrait être facile. Vos chances sont même deux fois plus grandes car j’ai carrément deux paquets de papillotes à vous faire gagner. 
Un jeu entièrement sponsorisé par moi-même. 

1 ) De quel film ces répliques sont-elles extraites :

« Est-ce que je pourrai dormir chez toi ce soir… j’ai perdu ma mère ce matin.
- Elle est morte ?
- Non non, je l’ai perdue, c’est-à-dire que je l’ai perdue quoi, elle était là et pouf pouf, je l’ai perdue… Mais mon chien est mort par contre. Alors, si je pouvais dormir chez toi, tu vois, juste pour avoir une présence, un compagnon, pour pas être seul…
- Ça fait trois fois qu’il est mort ton chien.
- Oui mais il a beaucoup souffert ! »

-« Parlez-moi de vous plutôt. »
- « Il ne peut plus rien nous arriver d’affreux maintenant ! »

2 ) Dans quel film avec Louis De Funès entend-on cette réplique : « En tout cas on ne va pas moisir ici. J’ai un petit plan pour tous nous évader… Nous rentrons à Madrid, nous conspirons, le roi répudie la reine, la vieille épouse le perroquet, César devient roi, je l’épouse et me voilà reine ! »

a) La grande vadrouille
b) Les grandes vacances
c) La folie des grandeurs
d) Les grandes espérances

3 ) Associez la bonne réplique au film correspondant, joué par Michel Blanc :

A) « Toi et moi, on a un peu le même problème, c’est à dire qu’on ne peut pas vraiment miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c’est : « oublie que t’as aucune chance, vas-y, fonce. On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher »
B) « J’ai eu une rupture. J’ai vécu avec une femme et puis au bout de 48 heures elle a décidé qu’on se séparerait d’un commun accord, alors j’ai pas bien supporté. J’ai même essayé de me suicider. On n’est jamais très original dans ces moments-là. J’ai mis l’adagio d’Albinoni, j’ai avalé deux tubes de laxatif et puis hop. J’ai perdu 16 kilos et ma moquette. Depuis je m’en suis jamais remis tout à fait. Surtout du point de vue digestif, c’est plus comme avant. »
C) « T’as fermé la porte ? Parce que j’ai été attaqué par des renards tout à l’heure (…) J’ai dû mal à parler parce que j’ai les dents qui poussent. »
D) « Sur les bords, au milieu, c’est vrai qu’il craint un peu » 

a) Les bronzés
b) Les bronzés font du ski
c) Viens chez moi, j’habite chez une copine
d) Marche à l’ombre

4 ) Tous ces films ont le même scénariste. Qui est-il ?

- Les compères
- L’emmerdeur
- La cage aux folles
- La chèvre

5) De quels films d’Yves Robert sont extraites ces citations ? 

- «Vous qui pénétrez dans mon cœur, ne faites pas attention au désordre»
- « Vois-tu Marthe, quand le bateau de la vie est déjà loin sur la mer, le capitaine doit savoir faire le point dans la tempête. Et pour cela, il a parfois besoin de s'isoler, de prendre du recul avec l’équipage. Et quand les étoiles… »
- « Je vais vous dire quelque chose que je n’ai jamais dit à personne… - Votre nom peut-être ? »

a) Le grand blond avec une chaussure noire / Le retour du grand blond
b) Un éléphant ça trompe énormément / Nous irons tous au paradis
c) La gloire de mon père / Le château de ma mère

6) Quelle réplique n’est pas signée Audiard ?

a) « Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. »
b) « Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent »
c) « Si quelque chose devait me manquer, ce ne serait plus le vin, ce serait l'ivresse ! »
d) « C’est cruellement fatiguant d’être intelligent. - Je sais pas. Faudra que j’essaie. »

7) De quel film ces répliques sont-elles extraites ?  

- « Je suis ravi d’avoir une secrétaire aussi ravissante que vous !
- Je ne suis pas votre secrétaire.
- Mais vous êtes la secrétaire de qui alors ?
- Je suis colonel de l’armée israélienne, et l’idée est que nous travaillions ensemble. D’égal à égal.
- On en reparlera quand il faudra porter quelque chose de lourd. »

- « Finalement, cette bande de hippies est plutôt sympathique, une fois passée la barrière de l'hygiène s'entend. Enfin, que voulez-vous, c'est la jeunesse. Tôt ou tard, la vie se chargera de leur couper les cheveux. »

8 ) Associez la réplique au film correspondant, joué par Jean-Paul Belmondo :

A ) - « Il se passe que je vous emmerde monsieur. Vous, votre affreux boudin de femme, et votre sale chat. »
B) - « Et Bob Saint Clar, pagayant comme un fauve… »
C ) - « Bebel : Moi aussi, j'ai longtemps été seul. J'ai eu une jeunesse atroce dont j'aime mieux pas parler. Un père alcoolique, maman usée par les lessives... Je la revois dans la forêt couverte de givre, ramassant du bois mort, moi accroché à ses haillons...
-  Vous étiez combien, chez vous ?
- Boh... Au moins quinze. Et puis des hommes ont commencé à défiler à la maison. Des militaires, surtout. Faut dire que maman était très belle. Vous l'auriez vue sur le grand escalier du vestibule, avec son boa autour du cou, en plumes de paon...
- Un boa pour ramasser du bois, c'est pratique ça...
- Non mais alors si vous m'interrompez tout le temps, moi je perds le fil !»

a) Le magnifique 
b) Le cerveau 
c) L’incorrigible 

9) Quel nom n’est pas utilisé dans les films de Francis Veber ?

a) François Pignon
b) François Perrin
c) François Pinchon
d) François Merlin

Et le plus emblématique pour finir, ma bannière de blog :
10 ) De quel film avec Patrick Dewaere est extrait ce dialogue : 
«  J'étais beau pourtant, dans mon costume blanc. Un peu le style agent secret, James Bond… Si j'avais été une femme, je serais immédiatement tombée amoureuse de moi ». 

a) Série Noire d’Alain Corneau
b) Préparez vos mouchoirs de Bertrand Blier
c) Coup de tête de Jean-Jacques Annaud

A vous de jouer ! Vous avez jusqu’à dimanche 18 minuit. Envoyez vos réponses par le lien « me contacter » en haut de la colonne de gauche sous la photo. Vous pouvez par avance me donner votre adresse postale (le jeu se limite à la France). Pour l’instant, vous avez le choix de papillotes entre
« chocolat noir majeur » et « chocolat noir majeur »...

 

 

28/12/2014

Nature, rencontre avec Lambert Wilson

nature lambert wilson.jpgA l’occasion de la sortie du film Nature dont il est le narrateur, j’ai eu la chance de rencontrer Lambert Wilson. L’acteur est un chouchou depuis Chouans (ça fait beaucoup de « chou ») et les films de Resnais comme On connaît la chanson.

J’ai été épaté par sa douce voix mélodieuse, ses modulations. Pourtant vous ne pourrez pas l’entendre, car mémé nulle en nouvelles technologies n’a jamais trouvé où était la touche « enregistrement » sur son portable. Les pros ont tous dégainé leurs appareils, et moi j’ai passé 20 minutes avec mon téléphone planqué sous la table, dans un grand bruit de papier froissé (j’ai laissé le plastique dessus car mémé n’arrive toujours pas à écrire avec un seul doigt en plus avec un tactile, ça glisse trop). Je tenais d’une main le téléphone « mais elle est où cette putain de touche ? » et notais de l’autre les propos du comédien, avec un papier et un stylo comme dans l’ancien temps. Donc non, vous ne pourrez pas entendre l’interview de Lambert Wilson, mais une personne a pu l’écouter, sans le savoir, mon frère : « tu m’as appelé l’autre jour, mais quand j’ai décroché, j’entendais un type qui parlait »… Je ne vous retranscris pas tout l'entretien car Lambert Wilson est bavard (pas du tout comme moi donc).

 - Pourquoi avoir accepté ce projet ?     

cinéma, nature, lambert wilsonCar la BBC est la Rolls Royce des documentaires animaliers, un gage de qualité.
Puis j’avais la possibilité de faire exactement ce que je fais en ce moment : prendre la parole sur le sujet de la nature, et particulièrement sur la protection de l’environnement, sa fragilité.
J’ai été surpris en tant que militant que le commentaire ne mentionne aucun fait précis sur la menace qui pèse sur les animaux extrêmement fragilisés, comme les gorilles, les éléphants, les poissons, les coraux…
Je pense que simplement le but de la BBC a été de provoquer une sensation organique d’appartenance au monde de la nature chez le spectateur. On est plongé dans une expérience physique et organique qui crée un émerveillement.
Et puis il y a déjà énormément de documentaires qui ressassent les faits alarmants qui arrivent au monde animal. On vient d’apprendre que plus de 50 % des espèces animales ont disparu dans les 40 dernières années et ça ne fait même pas la couverture des magazines… En tout cas moi ce sont mes préoccupations, j’ai rejoint les rangs de certaines organisations, au début WWF, et aujourd’hui Greenpeace, j’ai participé à des actions. Je n’en tire aucune gloire. Les gens qui changent le monde gardent quand même une part de folie optimiste qui les fait agir et qui finit par faire changer les choses.
On continue à squeezer la planète pour en tirer le maximum de profit. Si c’était pour partager les richesses de façon équilibrée et juste, mais non, on pille la planète pour affamer une grande partie de l’humanité et enrichir un très petit pourcentage. Donc en plus c’est pour créer une injustice sociale encore plus grande.
C’est difficile de rester dans la lutte. Je suis toujours à la frontière entre le « à quoi bon c’est foutu, ils ne comprennent rien, ils ne voient pas plus loin que leur intérêt et confort immédiat, ils continuent à fantasmer sur des 4X4… » Puis de temps en temps arrive une sensation d’optimiste et de courage, fournie notamment par les jeunes générations, qui prennent position sur internet, sur les blogs… ce n’est pas le pouvoir en place, dans aucun gouvernement, qui va changer les choses.

- Y a-t-il un passage qui vous a touché plus que les autres ?

cinéma, nature, lambert wilsonSurtout la séquence sur les gorilles, car c’est un animal symbolique du danger que fait courir l’homme à la nature. C’est une race cousine de la nôtre, donc on a l’impression de regarder une famille humaine, démunie et fragilisée, qui nous dit « voilà ce que vous nous avez fait ».
J’aime beaucoup la botanique donc c’est la scène sur les plantes du mont Kénya qui me plaît le plus, comme si on était sur une autre planète. J’étais bluffé par ces plantes qui passent à 50 degrés en dessous de zéro. Je trouve ça sublime, c’est visuellement incroyable.

 - Le film est proposé en 3D, qu’en pensez-vous ?

J’approuve complètement l’utilisation de la 3D pour les documentaires animaliers, mais pas pour des films comme Gatsby le magnifique par exemple : quel est l’intérêt ? Qu’en penserait Francis Scott Fitzgerald ? C’est un gadget.
Ce que propose le film est une immersion dans la beauté de la nature avec les techniques modernes de la 3D et des façons de filmer spectaculaires, pour provoquer un choc, une étincelle chez les jeunes générations face à la beauté miraculeuse de la nature. J’espère que ça suscitera  des réflexions dans la famille, voire des vocations."

Merci à Z et Metropolitan Films pour cette rencontre

 

23/12/2014

Nature, un spectacle féerique

nature.jpgCe documentaire nous plonge au cœur de l’Afrique et de ses paysages grandioses, étonnants et si différents : la forêt tropicale, son taux d’humidité de 100 %, où vivent les gorilles, le désert du Namib où il ne tombe que 20 mm de pluie par an et où il fait 40 degrés, le mont Kenya enneigé et ses 5000 mètres d’altitude, la mer Rouge et ses récifs coralliens, les volcans de la vallée du grand Rift, où se retrouvent les flamants roses pour leur parade nuptiale… (voir bande annonce ci-dessous)

 Nature est le documentaire 3D le plus ambitieux jamais réalisé. Il a nécessité presque deux ans de tournage, sur 30 lieux et 13 pays différents, dans des régions africaines isolées et hostiles
Le film est impérativement à voir en 3D, pour les prouesses techniques et la sensation d’immersion que cette technologie procure : on a vraiment l’impression de pouvoir toucher les animaux, d’être au milieu du troupeau d’éléphants, de voler parmi les flamants, de nager avec les tortues… Les effets sont spectaculaires. Vous pouvez-le voir dans la bande annonce : elle me donne des frissons !

cinéma,documentaire animalier,nature,lambert wilsonOn découvre une nature inconnue et étonnante, comme les poissons-lions des profondeurs abyssales, ou les plantes géantes qui survivent sous la glace. La faune et la flore s’adaptent à des milieux difficiles : les éléphants parcourent des centaines de kilomètres pour trouver de l’eau, le lézard du désert de Namibie ne se tient que sur une patte à la fois pour éviter de les brûler par un contact prolongé avec le sable brûlant. Il entame ainsi une danse cocasse.
Le documentaire n’est pas dénué d’humour, et la musique et la mise en scène renforcent cet effet. Un air de western, des plans serrés et des champs contre champs sur le caméléon et sa proie parodient Rango de Verbinski. Autrement, la bande originale composée par Patrick Doyle (Harry Potter et la coupe de feu, Indochine ou Rebelle) est plutôt lyrique et grandiose pour souligner la majesté des images. C’est le groupe Coldplay qui signe la chanson du générique final.
Nature s’inscrit dans la lignée des documentaires La planète bleue et Un jour sur Terre, produits également par la BBC. Le co réalisateur Neil Nightingale est un habitué du genre, comme le fameux Sur la terre des dinosaures.

cinéma,documentaire animalier,nature,lambert wilsonJ’ai beaucoup apprécié la splendeur des prises de vues, découvrir des nouveaux lieux et animaux étonnants. Mais j’ai trouvé que certains choix n’étaient pas judicieux : la colonie de fourmis et tous les animaux peu ragoûtants, les gorilles, les éléphants, les flamants roses que l’on connaît déjà… Les enfants, auxquels le film s’adresse principalement, apprécieront mieux.
Dans la scène initiale, on voit une fillette courir au ralenti sous la pluie, dans une ville. Des plans qui ressemblent à ceux d’une publicité kitsch et niaise. Cette introduction montre que la nature est partout, même en ville si on sait la regarder, et que l’eau est primordiale. La recherche de l’eau est d’ailleurs le fil conducteur du film. Le film montre que les animaux s’adaptent à leur environnement, contrairement à l’homme qui modifie considérablement la nature pour la plier à ses besoins.

A l’inverse de la plupart des documentaires animaliers, ce film n’est pas didactique et n’offre pas un discours pessimiste. Il essaie simplement de nous faire découvrir la nature, de nous émerveiller avec des images et des sensations à couper le souffle.
En version originale, le texte est lu par la voix chaude et grave du charismatique Idris Elba (Luther, Mandela). En version française, c’est Lambert Wilson qui s’emploie à la narration.
J’ai d’ailleurs eu la chance de le rencontrer, je vous en parle demain…

 

19/12/2014

Night Call

night call.jpgA Los Angeles, Lou (Jake Gyllenhaal) cherche du boulot et est prêt à tout pour en trouver. Il voit des journalistes filmer un sordide accident. C’est décidé, il fera pareil : errer dans la nuit au volant de sa voiture, branché sur les fréquences radios de la police, afin d’arriver le premier sur les lieux d’un crime pour revendre les images à la télé locale… (voir bande annonce en lien)

 I’m giving you a night call to tell you how I feel
I’m gonna drive you through the night down the hills

Le titre original est Nightcrawler, « le rodeur nocturne », mais la promo française l’a changé, certainement pour rappeler le tube de Kavinsky (et sa reprise par London Grammar) utilisé dans le film Drive (mais pas ici). Ce sont d’ailleurs les mêmes producteurs qui financent Nightcall/Nightcrawler, espérant sans doute le même succès que le film avec Ryan Gosling. Même ville, même héros taciturne et solitaire, qui parcourt Los Angeles la nuit dans son bolide, même violence. L’affiche française reprend aussi l’esthétique très années 80 et la police d’écriture de Drive.

night call taré.jpgComme Ryan Gosling dans Drive, Jake Gyllenhaal porte le film sur ses épaules. Pour le rôle, il a perdu 9 kilos (il est donc beaucoup moins chou que Ryan), et son visage émacié fait ressortir ses yeux, lui donnant un air de dangereux halluciné. Son personnage l’est justement : prêt à tout pour obtenir des images encore plus sanglantes, qui lui feront gagner encore plus d’argent. Il n’a aucun scrupule, aucun sentiment, aucune empathie : c’est un sociopathe. Il manipule son assistant et la rédactrice en chef qui achète ses images (René Russo, la femme du réalisateur).

 There’s something inside you, it’s hard to explain
They’re talking about you boy, but you still the same

night call caméra.jpgHabituellement j’ai besoin de pouvoir m’identifier au personnage ou au moins le trouver sympathique, mais le cynisme, l’arrogance et la volonté sans faille de Lou m’ont fascinée. Tout comme l’humour très noir, l’amoralité et la réflexion grinçante sur les médias qui ressortent du film. « s’il y a des morts, ça vaut de l’or » « Imaginez notre J.T comme une femme hurlant dans une rue, la gorge tranchée ». Le film dénonce les journaux faisant du sensationnalisme, ne parlant que de faits-divers, ne montrant que des images chocs. Ces médias exploitent la peur des habitants et provoquent ainsi le repli sur soi, la violence ou l’indifférence à force de voir des images choquantes.
Nightcall évoque aussi l’appât du gain, une société fondée sur l’argent : Lou n’hésite pas à se mettre en danger et à braver la police si ça peut lui permettre de gagner plus. Il exploite honteusement son assistant. La rédactrice cherche des images plus violentes, qui feront plus d’audimat, donc plus d’espaces publicitaires à vendre, du « temps de cerveau humain disponible. »

I’m gonna tell you something you don’t want to hear
I’m gonna show you where is dark, but have no fear

Jake Gyllenhall confirme son talent et ses choix de films judicieux, après les excellents Zodiac, Donnie Darko, Prisoners, Brothers, mais aussi Brokeback mountain, Prince of persia ou dernièrement Enemy. Il est nommé comme meilleur acteur au Golden Globes, qui préfigurent souvent les Oscars, et il a de bonnes chances de remporter le prix.
Night call s’appuie sur un solide scénario, imaginé par Dan Gilroy, qui devient réalisateur pour la première fois à 55 ans. Il était jusqu’ici l’auteur des scénarii de Jason Bourne l’héritage, Real steel avec Hugh Jackman, Two for the money avec Al Pacino et Matthew McConaughey…

D’ailleurs, vous ne trouvez pas que sur l’affiche, Jake Gyllenhaal ressemble à Matthew McConaughey ? Mais si, la même bouche ? non ? ou mémé a besoin de lunettes ?
Et quelle version de la chanson Night call préférez vous ?