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31/03/2015

Les deux pires films de l’année 2014

cinéma- L’amour est un crime parfait des frères Larrieu
Un prof se tape ses étudiantes. La dernière conquête en date disparaît. Sa belle-mère (l’hystérique décapsuleur Maïwenn) se demande ce qui a bien pu se passer… Nous, on sait, et on s’en fout. Scénario très mince, sans intérêt, personnages pathétiques, ambiance glauque (inceste…) Mathieu Amalric joue le rôle principal :  je ne supporte pas ce mec, ses petits yeux noirs enfoncés et cruels, sa voix pincée, beurk. La scène de Karin Viard sur les toilettes… mais pitié, pourquoi ?

Avec la palme, un cauchemar à voir, la moitié des journalistes se sont barrés en plein milieu mais j’ai tenu péniblement jusqu’au bout :

- Un voyage de Samuel Benchetrit
cinémaUn couple part pour le weekend en Suisse. Gentil voyage en amoureux ? Non ! La femme (Anna Mouglalis, compagne du réalisateur) est atteinte d’une maladie incurable et choisit le suicide assisté. Filmé le plus souvent caméra à l’épaule pour que le cadre bouge tout le temps et donne envie de gerber, et en gros plan pour être au plus près de l’intimité obscène des personnages.
Gros plan sur le visage baigné de larmes de l'héroïne qui emmène son fils à l’école, sans lui dire qu’il ne la reverra jamais (sympa pour le gamin !) Gros plan sur le corps dénudé décharné et malade, pendant les scènes de sexe etc. L'hystérique court dans la rue en hurlant, pieds nus, débraillée, larmes et morves qui se mêlent. Et le summum : elle imite un singe pendant une scène interminable.
Le but avoué du film d’après son dossier de presse : susciter un sentiment de malaise et une réaction chez le spectateur. Résultat obtenu : le faire fuir. Par contre c’est sûr, avec ce truc, on approuve tout de suite l’euthanasie : achevez-la pour que le film se termine ! La grande question : comment a-t-il pu trouver un financement ? Benchetrit était pourtant assez marrant avec Janis et John et J’ai toujours rêvé d’être un gangster… La meilleure blague du film : c'est en fait le premier d'une trilogie sur les femmes. J'ai tellement hâte de voir la suite !

4 (bons) films de 2013 vus en 2014 (mémé et son train de retard…) :

- Le loup de Wall Street de Martin Scorsese
- Blue Jasmine de Woody Allen
- Django Unchained de Quentin Tarantino
- The immigrant de James Gray

 

 

30/03/2015

Bilan ciné 2014 : les comédies dramatiques

Hippocrate 2.jpg

Coup de cœur :

- Hippocrate de Thomas Lilti

Le quotidien d’un hôpital, à travers le regard d’un jeune interne encore naïf et idéaliste (Vincent Lacoste, Les beaux gosses). Le réalisateur de 38 ans, qui est aussi médecin généraliste, s’inspire de sa propre expérience. De l’humour, de l’émotion, de la réflexion sur notre société actuelle : faut-il aider à mourir un vieillard qui souffre d’une maladie incurable? Comment soigner avec le manque de moyens et d’effectifs ? Comment affronter les maladies, les peurs des patients, l’erreur médicale ? Comment gérer sa fatigue, les horaires, ses problèmes personnels et supporter la mort et la souffrance de ses patients, comment ne pas se laisser submerger ?

Je n’aurais jamais pu faire médecin ! Je suis beaucoup trop émotive, je fonctionne à l’affectif et je culpabilise vite. Rien que la gamine que je garde qui s’est égratignée le doigt avec un tube de dentifrice, je sortais le fouet pour me flageller : « C’est de ma faute ! Voilà, elle va perdre sa main maintenant, elle va mourir vidée de son sang ! » (j’exagère hein)
J’ai peur des hôpitaux, souvenir d’enfance où je devais rendre visite à mes grands-parents. Pour moi, ce lieu est synonyme de mort, tristesse, solitude : voir tous ces vieux dans ces mouroirs, attendant qu’on leur rende visite… Et cette odeur d’éther atroce !
Pourtant, même si Hippocrate se déroule dans un hôpital, j’ai adoré ce film. Les acteurs sont formidables, avec en tête Réda Kateb. Et la musique est super : Tell me something I don’t know de Herman Dune, je l’écoute souvent depuis.

Pourquoi pas :

cinéma, hippocrate- Jersey boys de Clint Eastwood
- Samba de Oliver Nakache et Eric Tolédano
- Nebraska d’Alexander Payne
Un vieillard mutique et borné, un peu gâteux (Bruce Dern) reçoit une de ses pubs qui inonde les boîtes aux lettres des vieux plus faciles à arnaquer « vous avez gagné le gros lot ! » Sauf que le type y croit vraiment et décide de rejoindre le Nebraska pour retirer son gain. Son fils l’accompagne malgré lui dans cette épopée. Il découvre enfin qui est réellement ce père avec lequel il a du mal à communiquer, quels étaient ses espoirs déçus, comment il a rencontré sa mère, fille pétillante transformée en rombière acariâtre au fil des années de rancœur… L’auteur de The descendants (avec Clooney) continue à explorer les liens affectifs distendus : pourquoi connaît-on si peu les gens qui nous sont pourtant les plus proches, les parents, la famille et notre « moitié » ? Un road movie plus touchant et émouvant que drôle, sauf la scène chez les cousins ultra beaufs. Le choix du noir et blanc pour faire plus art et intello est franchement superflu.

- New-York melody de John Carney
- Monuments Men de George Clooney
- Tiens-toi droite de Katia Lewkowicz
- Xenia de Panos H. Koutras

Bof bof :

- Near Death Experience de Benoît Delepine et Gustave Kervern
- L’homme du peuple de Andrezj Wajda
J’adore les biopics, celui-ci promettait d’être passionnant : sur Lech Walesa, le leader rebelle de Solidarnosc, prix nobel de la paix, futur président de la Pologne… Mais non.
- Palma real motel de Aarón Fernandez
Au Mexique, un adolescent travaille pendant l’été dans un hôtel qui abrite des couples adultères. Il tombe sous le charme d’une des femmes, plus âges que lui. Le film retranscrit à merveille l’atmosphère poisseuse des gens qui transpirent et s’endorment sous le soleil, du jeune homme qui s’ennuie car il a peu de travail. Justement, l’ambiance est tellement bien rendue qu’on s’ennuie aussi. Pas de grand intérêt à cette banale éducation sentimentale, au scénario faiblard et aux personnages peu consistants. 

Demain, suite et fin (enfin !) avec les deux films les plus insupportables de l'année

 

29/03/2015

Bilan ciné 2014 : les drames bof bof

trois coeurs.jpgOn est enfin passé à l'heure d'été, le chat peut cesser d'hiberner. Il fait nuit à 20 heures, ô joie !
NDLR : "Bof bof" traduit en langage adulte : " Des films souvent adorés par la critique mais qui m’ont encore ennuyée."

Bof bof :

- Eden de Mia Hansen-Love
- Saint Laurent de Bertrand Bonello
- Only lovers left alive de Jim Jarmusch
Comme Saint Laurent, encore un film pour dandys. Des personnages qui se pensent artistes maudits, prennent la pose, cultivent leur spleen et leur misanthropie inutiles : ce sont des vampires, ils valent tellement mieux que les humains. On apprend qu’ils sont à l’origine des plus belles créations artistiques : Shakespeare, c’est John Hurt en fait ! Ok, le film est beau, original, poétique, sur l’amour éternel… mais il ne se passe pas grand-chose.

- 3 cœurs de Benoît Jacquot
only lovers 2.jpgUn banal mélo : resté pour une nuit dans une petite ville de province, Marc (Benoît Poelvoorde♥) a un coup de foudre pour Sylvie (Charlotte Gainsbourg). Alors qu’il doit la rejoindre une semaine après, son cœur s’emballe justement, il fait une attaque. Rendez-vous manqué, il ne la reverra plus. Mais pourquoi ils n’ont pas échangé leurs numéros ? Les gars on est en 2015 hein ! ou leur facebook quoi ! Ah oui c’est sûr, c’est plus romantique de se revoir sur les chaises du jardin du Luxembourg, mais ils font moins les malins après ce malentendu. Charlotte pense que Benoît lui a posé un lapin, et tente d'oublier son chagrin en se barrant aux Etats-Unis avec son mec qu’elle n’aimait plus vraiment. Retourné trop tard dans la ville de leur rencontre pour retrouver sa belle, Benoît épouse la première venue qu’il y trouve, une brave fille sympathique (Chiara Mastroianni). Manque de bol, cette nana est justement la sœur de Charlotte. La mère (Catherine Deneuve, super casting) a tout compris, elle.
Un film auquel tout le monde peut s’identifier : une histoire de coeur ratée, l’hésitation entre deux amours, entre la passion et la raison, comment passer à côté de sa vie en ne la vivant qu’à moitié, etc. Mais j’ai trouvé que ce mélo était traité sans émotion, sans passion. Un comble. Je n’ai ressenti qu’un long ennui devant ce film cousu de fil blanc. Dommage. Sur le même thème (passer à côté de l’amour de sa vie en se conformant à ce que la société attend de nous) regardez plutôt le magnifique Conte de la princesse Kaguya !

- Mademoiselle Julie de Liv Ullmann
- La voie de l’ennemi de Rachid Bouchareb
Remake américain de Deux hommes dans la ville (j’en ai parlé ici). J’ai pu rencontrer le réalisateur, il est sympa comme une porte de prison. Forest Whitaker par contre est super cool : il m’a tenu la porte de l’ascenseur avec un large sourire, pour que je monte avec lui et les autres membres de l’équipe. Mais je n’ai pas osé planter les autres journalistes (certains m’ont jeté un sale regard), et je me voyais mal coincée au milieu d’eux dans un minuscule ascenseur « salut ! il fait beau hein ? euh vous parlez pas français c’est vrai, et moi anglais comme une vache espagnole ! Ça va être long, il reste combien d’étages ? »

Palme du drame le plus ridicule :

- Un été à Osage County de John Wells
Règlement de comptes familial. Suite à la disparition de leur père, trois filles reviennent dans leur maison d’enfance, soutenir leur mère hystérique (Meryl Streep, mais qu’est-ce qui t’a pris ?!) Cris, pleurs, vaisselle cassée… c’est tellement gros que ça en devient risible. Laver son linge sale en famille, à 90 degrés surtout, pour que tout rétrécisse bien… Pour faire plus mélo et réaliste sûrement, les actrices ne sont visiblement pas maquillées. Résultat, vlan, 15 ans de plus dans la gueule de Juliette Lewis, méconnaissable, idem pour Julia Roberts, pas vraiment à son avantage. Seul Ewan McGregor s’en sort bien, on lui donne 10 ans de moins que sa femme et surtout, il fait beaucoup plus cool et détaché! Relax les gars, c'est pas la mort du p'tit cheval ! (juste du père quoi) 

Demain, la suite avec les comédies dramatiques (en fait, les films que je ne sais pas classer)

 

28/03/2015

Bilan ciné 2014 : les drames

ida.jpgA voir :

 

Ida de Pawel Pawlikowski

Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée

- Twelve years a slave de Steve McQueen

- Mommy de Xavier Dolan

 

 Pourquoi pas :

 

- Men women and children de Jason Reitman

- Diplomatie de Volker Schlöndorff  

- White bird de Gregg Araki

La mère de Kat disparaît soudainement. Pourquoi, qui était-elle vraiment ? Le réalisateur nous a suppliés à la fin de la séance de ne rien révéler, alors je ne dirai rien de plus. Gregg Araki, auteur du troublant Mysterious skin et de Kaboom, est le spécialiste de l’adolescence. La mère est interprétée par Eva Green, surprenante en femme au foyer acariâtre. L’adolescente est incarnée par Shailene Woodley, l’équivalent de notre Gilles Lellouche national : elle joue dans tous les films américains, Divergente, Nos étoiles contraires, The spectacular now… je ne suis pas objective car la tête de l’actrice ne me revient pas du tout, je n’aime pas ses petits yeux en amande, son sourire un peu en coin, je trouve qu’elle n’a pas l’air sympa. En voilà de la critique cinématographique constructive.

 

- Respire de Mélanie Laurent

Pareil, j’ai du mal avec Mélanie Laurent, elle est très belle mais elle fait froide et pimbêche. Je l’apprécie mieux depuis que beaucoup la détestent à cause de de sa prétendue arrogance et son omniprésence (actrice, réalisatrice, chanteuse…) : j’aime bien défendre les mal-aimés. Surtout, elle est écolo. Elle milite contre la surpêche, réalise un film, Demain, qui propose des solutions pour remédier à la crise environnementale et économique.

Ado, Mélanie Laurent était déjà moquée. Dans Respire, elle s’inspire de son vécu : une adolescente vampirisée par une camarade de classe. La description du manipulateur pervers est assez fine : choisir une victime gentille et honnête mais qui n’a pas trop confiance en elle, donc qui culpabilisera facilement, qui pensera d’abord que le problème vient d’elle et se laissera faire. Exploiter toutes ses ressources jusqu’à la moelle : le manipulateur choisit une victime qui possède les qualités qu’il n’a pas : il veut se les approprier, ou à défaut, les détruire chez l’autre. Lui faire croire qu’elle est la meilleure amie indispensable, puis la rejeter brutalement sans raison, la dénigrer. Créer un sentiment de confusion chez sa victime et l’isoler peu à peu… Bien vu. Le début est un peu longuet, avec les plans de coucher de soleil pour montrer que Mélanie sait aussi manier une caméra et construire un cadre ("t’as vu comment je fais bien la mise au point ?") mais la fin vaut le coup. Lou de Laâge est parfaite en tête à claques pétasse manipulatrice( je l’ai vue au théâtre dans le mortel ni dieu ni diable).

 

incomprise.png- L’incomprise de Asia Argento

Encore une histoire vraie d'enfant mal aimée, cette fois-ci inspirée de l’enfance de l’actrice Asia Argento. Elle n’hésite pas à reprendre le titre du chef d’œuvre bouleversant de Comencini, L’incompris. Pourtant, Asia Argento ne tient pas la comparaison. La pauvre petite fille riche peine à émouvoir, enfant d’une star de cinéma qui lui passe tous ses caprices. J’ai eu du mal à m’identifier. Ok, ses parents sont tarés, se droguent devant elle et remplacent une vraie présence et une véritable affection par des cadeaux, ils lui préfèrent ses demi-sœurs. La fillette fugue en emportant sous son bras son meilleur ami, son chat noir : là, j’ai pu la comprendre ! Un film touchant, mais pas bouleversant comme celui auquel il fait référence.

 

- Canada Morrison de Mathias Lucchesi

Toujours une histoire de fillette incomprise. Ici, Lila (la gamine est trognon) vit en Argentine dans une région désertique. Elle a grandi sans connaître son père, sa mère refusant de lui en parler. Avec les maigres indices qu’elle a pu récolter, elle s’enfuit de sa pension et part en ville à la recherche de son géniteur, accompagnée d’une institutrice compréhensive. Cette fois, j’ai mieux pu m'identifier à la petite, un peu sauvage et rebelle (seul bémol : elle n’a pas de chat !) Ce n’est pas un grand film d’action, mais il est sincère, les personnages attachants et les paysages magnifiques.

 

Suite demain, avec les drames encensés par la critique et qui m’ont encore ennuyée.

 

26/03/2015

Bilan ciné 2014 : les thrillers

cinéma français,cinéma

A voir :

- Cold in july de Jim Mickle
Très bonne surprise. Bon scénario avec plein de rebondissements, qui rappelle un peu A history of violence de Cronenberg, avec la même tension, le même suspense et des acteurs excellents. Le rôle principal est interprété par Michael C.Hall, le héros de Dexter et de Six feet under. Il joue ici un père de famille un peu veule, banal, qui se transforme en espèce de Texas ranger lorsqu’il tue un homme entré par effraction chez lui. Le mort était-il vraiment le voleur décrit par la police ? Une sombre réflexion sur la filiation, la culpabilité, la revanche. En prime, de l’humour noir et une musique électro 80 dans la lignée de Kavinsky (Drive).

cinéma français, cinéma- Gone girl de David Fincher
- Night call de Dan Gilroy

Pourquoi pas :

- La french de Cédric Jimenez
- Tom à la ferme de Xavier Dolan
- Enemy de Denis Villeneuve
J’ai vu ce film étrange sur la schizophrénie avec des voisins de salle qui ont passé leur temps à soupirer ou envoyer des sms, ça n’aidait pas à la concentration. Je n’ai donc pas trop su quoi en penser : est-il envoûtant, ou fait-il de l’esbroufe ? Du même réalisateur, je préfère largement la tension de Prisoners et d’Incendies, deux films qui m’ont scotchée.

Bof bof :

- Black coal de Yi’nan Diao
- The Ryan Initiative de Kenneth Branagh
- 71 de Yann Demange
A Belfast, en 1971, l’armée intervient dans un quartier difficile. Prise dans une embuscade, elle bat en retraite, en laissant sur place un jeune soldat. Il a toute la nuit pour s’en sortir… Voir le conflit irlandais du point de vue de l’armée anglaise, parti pris original. Mais le propos m’a semblé assez confus. On ne sait plus qui est qui, membre de l’ira, de l’armée, protestants, catholiques, espions… J’ai pu rencontrer le réalisateur et il a évoqué des souvenirs atroces et émouvants.  Il s’est inspiré d’une histoire vraie. Le jeune soldat laissé par son unité avait 17 ans, pleurait, appelait sa mère. Son unité s’était repliée 4 rues plus loin et entendait ses cris. Les femmes se tenaient autour de lui pour le protéger, mais un homme de l’Ira lui a tiré une balle dans la tête devant elles… Le réalisateur racontait également l’expérience du compositeur de la B.O du film. Il était le seul catholique habitant un quartier protestant. Lorsqu’il avait 7 ans, on a posé une bombe chez lui. Il s’en est sorti car il prenait son bain, protégé par l’eau…

- Charlie Countryman de Fredrik Bond 
Après la mort de sa mère, Charlie (Shia LaBeaouf) part à Bucarest pour se remettre. Il tombe fou amoureux (de Evan Rachel Wood : normal) mais la femme est sous l’emprise d’un dangereux caïd local (Mads Mikkelsen). Une mise en scène survoltée, une musique branchée, des acteurs connus… Le film voulait certainement devenir le nouveau Trainspotting, mais il n’est pas à la hauteur de ses références. Il est surtout destiné aux adolescents.

Navets de l’année :

- Mea culpa de Fred Cavayé
Simon (Vincent Lindon) a conduit en état d’ébriété et tué une femme et son enfant. Rongé par la culpabilité, il s’est réfugié dans l’alcool et a tout perdu : son épouse, son job de flic, Franck son meilleur ami et coéquipier (Gilles Lellouche, dans tous les films français)… Le fils de Simon est témoin d’un meurtre mafieux. Le héros reprend alors du service pour sauver le petit. Un pur film d’action que j’ai trouvé grotesque, reprenant tous les clichés du genre, comme un pastiche. Des personnages de gros durs caricaturaux, des dialogues insipides… Comment le sensible Vincent Lindon s’est-il laissé embarquer dans cette galère ?

- The baby de Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett (film d’horreur)
Un couple se filme pendant son voyage de noces, où ils assistent à une fête étrange, puis pendant la grossesse inexpliquée de la femme… Le film se voulait un nouveau Rosemary’s baby, le chef d’œuvre de Polanski. Il souhaitait connaître le succès de Paranormal activity, en reprenant le même dispositif du faux documentaire, basé sur la terreur et le réalisme. Mais il n’a récolté que 300 000 entrées contre plus d’un million pour son modèle, sans compter ses six (!) suites... On était filmé pendant la projection presse, pour que la promo exploite nos visages terrifiés. Sauf que les spectateurs ne réagissaient pas vraiment, ou pire, rigolaient. Mais je garde un bon souvenir de cette soirée (et un t-shirt sanglant).

 

25/03/2015

Bilan ciné 2014 : les comédies

cinéma,comédies françaises15 Comédies :

A voir :

- Libre et assoupi de Benjamin Guedj, avec Baptiste Lecaplain♥
- Des lendemains qui chantent de Nicolas Castro, avec Pio Marmai♥
- Les combattants de Thomas Cailley
- Dans la cour de Pierre Salvadori
- We are the Best ! de Lukas Moodysson
- Les gazelles de Mona Achache

- La vie rêvée de Walter Mitty de et avec Ben Stiller
Comme dans Le magnifique, une de mes comédies cultes, un homme un peu loser s’imagine une vie meilleure. Sauf qu’ici, il ose enfin vivre ses rêves. Ça ne pouvait que me plaire. On a reproché au film des scènes parfois grotesques et irréalistes, mais justement je pense qu'elles sont volontaires (le personnage doit encore enjoliver la réalité).

Pourquoi pas :

- Le rôle de ma vie de Zach Braff
Après le délicat Garden state (avec Natalie Portman) encore un film semi autobiographique pour Zach Braff♥. On le connaît pour son personnage de docteur drôle, décalé et enfantin dans Scrubs♥ (je veux le même si jamais je dois retourner à l’hôpital me faire recoudre un doigt). On retrouve la justesse de ton, l’humour à la fois pudique et mélancolique de l’auteur. Dans Garden state, acteur qui peine à trouver des contrats, il retournait dans sa ville natale après le décès de sa mère. Ici, il galère toujours autant et est confronté au cancer de son père. Ça n’a pas l’air gai, mais l’humour permet de tout affronter!cinéma,comédies françaises 

- Gemma Bovery d’Anne Fontaine
- Tristesse Club de Vincent Mariette
- Albert à l’ouest de Seth MacFarlane

Films que j’aurais dû aimer, mais bof :

- American Bluff de David O. Russell
Inspiré d’une histoire vraie incroyable, qui se déroule dans les extravagantes années 70. Pourtant, j’estime que le vrai bluff est dans le titre : les acteurs cabotinent, l’histoire est absconse et le film est beaucoup trop long…

- The grand Budapest hotel de Wes Anderson
Beau et drôle, mais superficiel et vain, avec un casting 5 étoiles juste là pour parader.

 Bof bof :

- Boys like us de Patrick Chiha
- Les vacances du petit Nicolas de Laurent Tirard

Demain, la suite avec les thrillers
Et vous, appréciez-vous ces films ?

 

24/03/2015

Bilan ciné 2014 : les films de S.F

cinéma10 films de science-fiction :

A voir :

- Interstellar de Christopher Nolan
Presque 3 heures, mais je n’ai pas vu le temps passer. Ok, le film a des défauts, ce sont toujours les Américains qui sauvent le monde, la fin est un peu facile et prévisible (la bibliothèque). Mais la question de l’espace-temps est traitée de façon passionnante, avec le dilemme fascinant : quelle planète visiter ? « pour vous, vous êtes partis depuis 20 minutes mais pour moi, ça fait 20 ans que je vous attends, youpi ! »

- The edge of tomorrow avec Tom Cruise, de Doug Liman
- Her de Spike Jonze

Pourquoi pas :

- Les gardiens de la galaxie de James Gunn
cinémaIl exploite le comique décalé à la mode. Plaisant. La B.O, la fameuse cassette "awesome mix" qu'écoute le héros, rassemble des chansons aussi cool que lui. Je l’écoute très souvent : Come and get your love, Hooked on a feeling, Spirit in the sky, Moonage daydream de Bowie, Cherry bomb, I’m not in love de 10cc… excellente.

- Le labyrinthe de Wes Ball
Robocop de José Padilha
Under the skin de Jonathan Glazer, avec Scarlett Johansson

 Bof : 

- La planète des singes : l’affrontement de Matt Reeves
- Hunger games 2, l’embrasement de Francis Lawrence
J’avais bien aimé le premier, qui ressemble à l’excellent Battle royale (en moins incisif). J’ai moins adhéré à celui-ci. Il faut dire qu’une enceinte du cinéma avait dû griller, on entendait peu les sons lointains, ça m’a gâché le spectacle.

Navet de l’année :

- Hercule de Brett Ratner
Je pensais réviser la mythologie grecque, comme Le Choc des titans, film adoré de mon enfance (le premier de 1981 ! Pas la bouse de Leterrier!) Aucune référence aux 12 travaux, mais de l’action décérébrée et des mecs bodybuildés (Dwayne Johnson).

Demain suite des films de 2014, avec les comédies.
Et vous, appréciez-vous ces films ?

 

23/03/2015

Bilan 2014 : 79 films au cinéma

conte kaguya affiche.jpg...Si j’en ai pas oublié en route (ça m’arrive souvent). Il m’est difficile de les classer et de proposer un top ten. Je pense pouvoir élire mon film préféré, qui est malheureusement passé relativement inaperçu : Le conte de la princesse Kaguya de Takahata (Le tombeau des lucioles, le film d'animation le plus triste au monde). J’ai adoré Le loup de Wall street de Scorsese aussi, mais il est sorti fin décembre 2013.
Les liens en rose renvoient à mes billets sur les films, cliquez dessus.

Si je compte bien, en 2014 j’ai vu 79 films:
- 6 films d'animation
- 2 documentaires
- 10 films de science-fiction
- 15 comédies
- 12 thrillers
- 17 drames
-11 films que je ne sais pas où classer (biopic, comédies dramatiques…)
- 2 films insupportables
- 4 films de 2013 (mémé et son train de retard)

6 films d'animation :

cinémaA voir :

- Le conte de la princesse Kaguya d’Isao Takahata
- Astérix, le domaine des dieux d’Alexandre Astier
- Mr Peabody et Sherman, les voyages dans le temps de Rob Minkoff
- Dragons 2 de Dean DeBlois

Déception de l’année :

- Le vent se lève de Hayao Miyazaki
Mimi, je t’adore, je t’ai consacré mon mémoire de fin d’études. Mais là, il était temps que tu t’arrêtes, et malheureusement, pas en beauté. Une scène entière sur la construction d’un avion, les boulons et matériaux à utiliser, sérieusement ? 

Navet de l’année :

- Tortues ninja de Jonathan Liebesman
Le film ne reprend même pas la chanson du dessin animé originel…

2 documentaires :

- Nature de Patrick Morris et Neil Nightingale

Coup de cœur :
- Tout est permis de Coline Serreau

Demain, suite des films de 2014 avec la S.F.
Et vous, appréciez-vous ces films ?

   

22/03/2015

Les films de 2014 encensés par la critique qui m’ont ennuyée

saint laurent.jpg-  Saint Laurent de Bertrand Bonello

Ultra stylisé, très beau, chic, mais vide. Une biographie, mais pour faire original, le réalisateur n’a pas suivi la trame classique, comme le fait un peu plus le Yves saint Laurent de Jalil Lespert. Il se borne à raconter seulement une dizaine d’années de la vie du créateur, où franchement, il ne se passe pas grand-chose. Je ne comprends vraiment pas comment on a pu consacrer deux films, la même année en plus, à ce type. Le film ne m'a fait éprouver ni sympathie ni admiration pour lui. Et bravo aux César qui ont nommé les deux acteurs dans le rôle titre (très bons) et n'en ont élu qu'un seul, Pierre Niney... Ils n'auraient pas pu les faire gagner tous les deux ex aequo ou en choisir un autre... En plus mémé déteste la mode et le shopping comme vous le savez. Seul intérêt du film selon moi : les stratégies marketing retorses de Pierre Bergé.
J’en ai un peu marre de ces films sex drugs and rock n’roll, pour faire cool et branché, gentiment provoc. Au fond, ils se ressemblent tous et en deviennent ridicules. Avec leurs sempiternelles scènes en boîte de nuit, les scènes de sexe, les scènes où les personnages se droguent et s’imbibent… Désolée, mais ça ne fait pas rêver mémé. Plutôt que de subir ce film, j’aurai préféré rester chez moi boire une tisane. 

Eden de Mia Hansen-Love

eden.jpgMême problème. Sex, drugs and rockn’ roll avec des gens qui se la jouent. La réalisatrice raconte la vie de son frère. Dans une interview, que je ne citerai pas pour ne pas ridiculiser encore plus la pauvre fille, elle déclare carrément aduler son frangin, comme une gamine de 5 ans. Sauf qu’elle en a 33 et que son frère est un pauvre gars. Gros glandeur, il passe ses nuits dans des boîtes de nuit plutôt que de bosser, à écouter de la musique que je juge merdique. Deux types se lancent dans ces nouvelles sonorités, et il se dit « tiens, je vais faire pareil ». Sauf qu’eux, ils ont du talent : les Daft Punk. Donc eux, ils ont du succès. Le « héros », comme il n’en a pas, mais se refuse à aller bosser comme tout le monde (trop mégalo pour ça) passe sa vie à taxer sa mère et ses amis. Mais pas pour payer sa bouffe ni ses factures, non non ! Pour acheter des fringues de luxe et de la coke. Sinon il a de semblants histoires d’amour, mais elles sont tellement inintéressantes et sans passion que je ne m’en souviens plus. Un long ennui de 2h15.

J’étais invitée à la soirée de lancement du film (que je n’avais pas encore vu) dans une boîte de nuit sur les Champs-Elysées, le Queen. Mémé évidemment ne connaissait pas, puisque la dernière fois que j’ai traîné mes pantoufles dans un de ces lieux de perdition, c’était en 2001. Véridique. Le fameux DJ héros du film mixait pour la soirée. Pourtant j’adore danser, j’invente des chorégraphies originales. Mais sur de vraies chansons. Pas sur des morceaux sans mélodie qui se bornent à répéter la même phrase en boucle sur trois pauvres notes… Comment danser là-dessus ? On s’est barré au bout d’une heure.

Le seul intérêt de la soirée était de retrouver les noms des acteurs invités. J’en ai reconnu 8, dont Vincent Lacoste (le héros de l’excellent Hippocrate) et Félix Moati (le héros de l’excellent Libre et assoupi). Heureusement, grâce à ce quiz en live, on a bien rigolé. Mais franchement, heureusement qu’on n’a pas payé l’entrée (ça coûte combien ?) : 20 euros le verre ?!! 3 euros l’article à déposer au vestiaire, donc un manteau, un sac, et mémé frileuse avec ses gants, son bonnet et son écharpe, elle paie 18 euros ? Nan, mémé rebelle, elle a tout gardé sur elle ! J’ai dansé avec mon manteau, na ! Ah j’avais du succès sur la piste de danse. Je ne comprends pas pourquoi les mecs ont préféré se coller à la pouffe en mini-jupe et bustier. Mon écharpe tricotée par ma mère est pourtant très jolie. De toute façon, les seuls beaux mecs étaient homos, car comme son nom l’indique, le queen est une boîte gay.

Demain, suite demain des films de 2014 : j’en ai vu 79 au cinéma.

 

20/03/2015

Bilan ciné 2014 : les films encensés par la critique

mommy.jpg20 mars 2015, il était temps ! Beaucoup de films vus en 2014 m’ont laissé indifférente, m’ont ennuyée, et pour certains, je me suis même endormie devant…
Comme j’ai des goûts popu, je n’ai même pas pris la peine de voir les films encensés par la critique, comme la palme d’or, Winter sleep. 3h15, c’est bon, j’ai rien fait de mal moi ! Mon frère m’a forcée à regarder Il était une fois en Anatolie du même réalisateur : « mais si ! Toi qui as étudié le cinéma, tu dois le voir ! Le plan où la pomme tombe dans le ruisseau, avec ces reflets, c’est magnifique non ? » - « euh, ouais ? » (en fait j’ai loupé cette scène car je m’étais assoupie.)

cinéma,cinéma françaisJ’ai attendu la diffusion sur Canal+ pour voir les films adulés par les journalistes en 2013. Je suis bien contente de ne pas avoir payé une place de ciné pour La vie d’Adèle, palme d’or 2013, 3 heures encore. Plus le film est long et chiant, plus les critiques aiment. Adèle est une tête à claques a l'air stupide, constamment avec ses grosses baboles ouvertes sur ses dents de lapin, elle renifle comme un gamine. on a envie de lui fermer son clapet et de lui refiler un mouchoir pour qu'elle mouche enfin sa morve (parce qu'elle passe son temps à chialer). Commentaire de mon autre frère, qui a voulu profiter de mon abonnement à Canal pour le voir avec moi : « Je pourrais dire que j’ai vu avec ma sœur un film porno».

Il m’a aussi prévenue : « il passe un film en ce moment sur canal… Alors je l’ai vu au cinéma, parce que j’aime bien la petite Charlotte, je m’attendais pas à ça du tout… c’est très très spécial… » Charlotte Gainsbourg a bien changé depuis l’excellent L’effrontée, son premier film à 14 ans. Elle est justement très effrontée dans Nymphomaniac 1 et 2, au discours lourdaud, à la fois hard et prude, et une mise en scène pathétique. Je ne me souviens plus exactement, mais du genre "l'homme est tel un jaguar/ un aigle" et pour illustrer cette sentence pompeuse, Lars Von Trier insère au milieu du dialogue des images de ces animaux… Je me suis encore endormie devant tant de ridicule. Inutile de dire que les films durent 3 heures encore, je n’ai regardé que le premier.

J’ai été déçue par la presque palme d’or de Xavier Dolan, Mommy, pourtant j’aime beaucoup ce réalisateur. Mais le film est trop long, surtout la première heure. J’ai trouvé que Dolan se répétait, il exploite toujours les mêmes thèmes : l’ado en conflit avec sa mère, les violentes disputes impudiques : le spectateur se sent voyeur et gêné. Jouer sur les émotions, c’est un peu facile… La mise en scène est toujours très élégante et originale, mais la B.O est d’habitude soignée… Ici, une scène entière sur Céline Dion, pitié !

En 2014, la critique a encensé des films qui m’ont profondément ennuyée...

Suite demain