14.11.2009

Les chats hibernent aussi

papille chaise.jpgJe ne suis pas la seule frileuse à porter ma doudoune et à ne plus sortir. Mes chats (très intelligents pour cette fois) font de même….
Ils prennent leur poil d’hiver. La première fois, ça fait un choc : ils doublent de volume et sont aussi larges que hauts.

On a constaté que les chats pesaient 7 kilos (au lieu des 4 recommandés par le véto) mais ma mère a soutenu que « si si, c’est à cause de l’hiver et de la fourrure. »
Ben voyons, les chats ont pris trois kilos de poils. Ce n’est pas du tout parce que, pas plus tard que la semaine dernière, ma mère leur a acheté des côtes de porc :
« Bin quoi, 1euro 50 les deux, c’est moins cher qu’une boîte, et puis c’était leur anniversaire, ils ont quatre ans maintenant. »
Comme ma nièce, née le même jour. (Etrangement, elle n’a pas reçu de viande mais un « petit poney »)
Dès que je revois gros tas et grosse tasse, je fais une photo et je vous la montre. En plus en ce moment il fait 3 degrés à la cambrousse, leur fourrure doit être bien épaisse. On va bientôt pouvoir faire un manteau, hi hi.

chats dehors.jpgComme moi, en hiver, les chats ne sortent plus de la maison. Ils squattent toute la journée les lits et fauteuils les plus chauds. L’envie de sortir ne les quitte pas pour autant.  (photo : "T'as vu c'temps de chien ? - ouais, on se rentre !")

Ils miaulent devant la porte, on leur ouvre, ils traversent gaiement le couloir, puis en regardant dehors, ils s’arrêtent net. Ils observent le sol gelé, mouillé ou couvert de neige. Ils se tournent vers nous avec leur air mécontent qui signifie :
« Non mais c’est quoi ce bordel ? T’as vu le froid qui fait ? Tu ne crois quand même pas que je vais me geler les coussinets ! T’as intérêt à me réparer ça vite fait ! »
Les chats pensent que, puisque c’est nous qui leur donnons à manger, on fait aussi la pluie et le beau temps.

Ils se résignent à rentrer, la queue basse. Pourtant, 30 secondes plus tard, ils se remettent à hurler devant la porte  pour qu’on les laisse sortir. C’est bien connu, la température passe souvent de 2 à 25 degrés en trente secondes.
Le numéro se répète toute la journée, agrémenté des commentaires de la famille :
- C’est quoi ce courant d’air ?
- FERMEZ CETTE PORTE !
- Le but n’est pas de chauffer le jardin !
Comme on dit chez moi, je voudrais bien vous y voir, vous. (photo : rencontre avec un chat se posant l'éternelle question féline : "je sors ou pas ?")


chat porte.jpgSi on ne lui ouvre pas la porte, (gros tas) Litchi hurle à la mort comme si on lui avait piqué sa côte de porc.
(la vache normande) Papillote est plus sournoise. Elle ne dit rien, reste statique, puis quand on passe à côté d’elle sans l’apercevoir, elle nous gniaque le mollet, la chienne (insulte suprême pour un chat). Beaucoup plus surpris par le geste que par la douleur (le but n’étant pas de faire mal mais d’attirer l’attention) on saute sur la poignée pour laisser sortir la bête.
Qui re-rentre deux secondes plus tard.
Pour éviter de se déplacer à chaque fois, on pourrait percer une chatière, mais elle laisserait passer le froid. Comme dans le gag de Gaston Lagaffe, qui a aussi fait des «mouettières » pour sa mouette rieuse dans toutes les portes.

La prochaine fois, je vous raconterai comment les oiseaux narguent la pauvre Papillote en se mettant sur la fenêtre, alors que le panda les regarde en bavant de l’autre côté, enfermé à l’intérieur pour cause de mauvais temps.
C’est dur, la vie de chat.

30.09.2009

Des chats très cons

chats cons.jpgÇa fait longtemps que je n’ai pas parlé des chatons très cons. Ils sont toujours aussi cons, mais plus vraiment chatons.
Le véto a dit : « Ouh là, 4 kg, faudrait pas qu’ils grossissent plus ! »

8 mois et des tonnes de mou plus tard, les chats pèsent 7 kilos. Presque le double. En fait, l’expression « ventre à terre » ne signifie pas « courir vite » mais que le chat avance à deux à l’heure parce qu’il est ralenti par son ventre traînant sur le sol.

Le plus gros des chats est Papillote (hé ! c’est pas moi ! je suis pas grosse! je suis un estomac sur pattes mais pas un ventre à terre !) Papillote a donc été judicieusement rebaptisée par des mauvais esprits « le panda »

panda.jpg

ou « la vache normande ».

vache normande.jpg

Je surnomme son frère Litchi « gros tas ». Pour elle, logiquement, j’utilise le féminin « grosse tasse ».

Les chats sont toujours aussi cons. Quand je les compare à mon ancien chat adoré de la photo de profil, je comprends mieux pourquoi certaines personnes ne vouent pas comme moi un culte aux félins.
Mon chat idolâtré possédait la grâce féline énigmatique qui fascine tant les écrivains. (« L’homme doit travailler dur pour qu’on se souvienne de lui. Un chat le fait facilement, il n’a qu’à apparaître et sa présence demeure les jours de pluie » disait Einstein).
Les deux gros tas, eux, ont moins de classe. Ils se tournent avec difficulté et peinent à atteindre les différentes parties du corps pour se laver. Ils ont la grâce des hippopotames en tutu dans Fantasia.

hippo-et-le-croco-de-fantasia.jpg


Quand mon chat adoré souffrait de la chaleur, elle se plaçait intelligemment au bord de la rivière pour se rafraîchir. L’aristochatte se posait délicatement sur la mousse du cours d’eau presque asséché.
papillote vautrée.jpgLes deux péquenots, eux, s’étalent comme des paillassons sur le gravier, en plein cagnard, la langue pendante, se demandant pourquoi ils ont aussi chauds. J’ai suggéré à ma mère de les arroser au jet d’eau pour les soulager, mais curieusement elle a crié que j’étais sadique. J’ai aussi proposé de tondre leur épaisse fourrure, mais elle a failli faire une syncope. Les gens ne savent pas apprécier l’aide d’une âme charitable.

La nuit, mon chat adulé se couchait au fond de mon lit. Il réchauffait mes pieds constamment froids. Il ronronnait, ce qui m’aidait à m’endormir (c’est prouvé scientifiquement !). Quand la machine à ronron se taisait, il suffisait que je la touche du pied pour la remettre en marche. Si je voulais qu’elle parte, je la poussais un peu plus fort et (l’esclave) s’en allait.

litchi sur le lit.jpgLes deux gros chats dorment avec moi. Mais ces rebelles ne ronronnent que le minimum syndical. Ils s’étalent le plus possible et se couchent où ils veulent : sur l’oreiller, ou chacun d’un côté du lit, avec moi au milieu. 3 dans un lit de 80 cm de large, c’est beaucoup. J’essaie de déloger ces malotrus, mais ils s’accrochent de toutes leurs griffes en tirant les fils et faisant des trous dans les draps. Je capitule, et m’endors tant bien que mal recroquevillée dans un coin du lit, pendant que les deux gros monopolisent la place, allongés en diagonale.
Dès qu’une nouvelle personne dort à la maison, ils lui font subir ce supplice du « c’est chez moi ici, pousse toi de là que je m’y mette ». On voit qui sont les maîtres du château.
Sont peut-être pas si cons, finalement.

J’ai encore beaucoup d’anecdotes sur l’aristochatte, gros tas et le panda, je vous les réserve pour le jour où ils atteindront les 12 kilos.
Je plaisante hein, j'en donne pas l'impression, mais j’aime bien mes chats.
Donne chats obèses, pas trop fut fut, squattant tous les lits, semant des poils et des cadavres de rats un peu partout, et braillant comme des veaux pour réclamer leur pitance. Si réponse sous une semaine, sacs de croquettes allégées en prime

NDLR : L’aristochatte et la grosse tasse sont des femelles, mais dès que je dis « chatte » y a toujours un lourdaud pour déconner. Je n’imagine même pas les requêtes des mecs qui se pointeront ici en ayant tapé ce mot sur le net…
Certains ont atterri sur ce blog en tapant « grosse mamelle » «comment emballer une fille », ou des trucs plus sympas comme « pourquoi les vieux font du bruit en mangeant » « motards nigauds » « comment chasser les chats » (OH !) ou « comment pas s’ennuyer ». (Pour cette dernière requête, mon blog est une bonne solution, je trouve. Hi hi.)

22.08.2009

L'herbe est toujours plus verte ailleurs

Regardez ce que j’ai trouvé :

chèvre.jpg


La chèvre de monsieur Seguin a voulu voir si l’herbe était plus verte à côté. Elle n’est pas allée bien loin, elle a juste passée sa tête hors de l’enclos, et est restée coincée. La pauvre bête m’implore du regard comme si j’étais le Messie, elle bêle, s’agite (le peu qu’elle parvient à bouger)
Elle a vraiment pas de bol : la seule personne qu’elle trouve pour l’aider, c’est moi, miss bobo-là Gastonne Lagaffe.

Je tire de toutes mes forces sur le haut du carré de grillage où la chèvre a coincé sa tête. J’entends l’animal déglutir… euh…je l’étrangle en fait… Tirer sur le haut du grillage soulève le bas : il faut écarter les deux côtés…
Bon, si la chèvre a réussi à passer la tête dans le grillage, elle pourra bien la sortir !
Moi : « Allez biquette ! Tourne ta tête !
Biquette : - Beeeh !
Mets tes cornes en diagonale !
- Beeh !
Mais tu comprends rien ! Fais comme ça, là ! »
J’empoigne les cornes de Biquette et lui tourne la tête dans tous les sens, tout en la poussant pour la faire ressortir. La chèvre pige que dalle et bêle de plus belle.

Elle pensait trouver son sauveur, et je l’étrangle, lui tords la tête, lui donne de faux espoirs et l’abandonne. Observez le regard désespéré qu’elle me lance quand je repars…et encore, vous n’avez pas le son, les bêlements déchirants… chèvre 2.jpg
Meuh non, je déconne, vous savez bien que j’aime les gentils n’animaux et que je tente toujours (vainement) de les sauver (comme Gloups le poisson). Je vais avertir le propriétaire de la chèvre.

Le paysan, assis sur son tracteur, me regarde comme si je débarquais de Mars, ou de son synonyme : la ville. Les gens du coin surnomment les  citadins « les doryphores », les nuisibles qui envahissent leur campagne. Je propose d’aider un animal : quelle idée !
Le fermier me répond : « ouais je l’ai vu…elle me fait toujours le coup la vieille bique… »
Effectivement, si vous observez bien la première photo, un carré de grillage a déjà été agrandi…ça n’a pas servi de leçon à la bestiole !
Quand je repasse devant la ferme 20 minutes plus tard, la chèvre n’est plus accrochée. Qui l’a libérée ? Monsieur Seguin, ou le loup peut-être.

08.08.2009

Mes nouvelles copines indécollables

puces.jpgJ’ai des nouvelles copines. On est tout le temps ensemble. Indécollables. On dort même dans le même lit. Enfin, on n’arrive pas à dormir. J’aimerais bien qu’elles dorment, ou au mieux qu’elles s’en aillent, parce qu’on est un peu trop nombreuses pour un seul lit. Vous vous demandez ce qu’on fait, hein… En fait, j’aimerais bien qu’elles partent toutes. En fait, j’aimerais bien qu’elles crèvent dans d’atroces souffrances. Elles et leurs descendances. Exterminées à jamais, mes nouvelles copines indécollables.

Parce que ce sont des puces. Il paraît qu’il y en a beaucoup, à la campagne, dans les planchers, sur les chats, bref, sur tout ce qui m’entoure. J’essaie de les attraper, elles sautent, je hurle, les cherche, me gratte partout pendant des heures. J’imagine qu’elles sont des dizaines, là, à sucer mon sang… Le véto a envoyé un prospectus : « En un mois, 15 puces donnent naissance à 700 nouvelles bêtes ». Donc je dois comptabiliser 400 copines. Mieux que Facebook.

J’ai mis un traitement sur les chats. Etonnamment, ils n’ont pas apprécié d’être couvert de poudre. Ils se sont débattus, ont ronflé, m’ont griffé, et se sont entièrement léchés le corps dix secondes après, en me regardant l’air de dire : « Vous êtes vraiment sales, vous les humains. Nous on se lave 15 fois par jour pour être impeccables et voilà que tu viens de ruiner mon beau pelage noir lustré ». Dans la maison, j’ai fait brûler un fumigène hyper puissant et très toxique. J’ai dû déménager les chats, les cochons d’inde, les plantes (une trentaine) et attendre huit heures dehors. Vu comme les passants nous regardaient, ils devaient penser que le zoo s’était installé en ville. Le produit n’a rien fait. Par contre, niveau toxicité, très efficace : 15 jours après ça pue encore, j’ai le nez, la gorge et la peau tout irrités.

Je ne peux pas aller chez une copine (une vraie cette fois):
« Salut ! Ma maison est envahie par les puces ! Je peux venir chez toi ? »
- Ben non, garde tes puces avec toi ! ».
Donc j’ai le choix entre me gratter toute la journée ou m’intoxiquer. J’ai même failli appeler un dératiseur pour lui demander s’il dépucelait aussi, mais je me suis dit qu’il comprendrait sûrement de travers…
Enfin, c’est bientôt la fin des vacances. Je vais rentrer chez moi. Je ramènerai mes nouvelles copines dans le train et dans mon appartement.

Au secours. J’ai des nouvelles copines, indécollables.

15.07.2009

Le gosse qui sait tout

gosse sait tout.jpgMon frère est fana de faune et flore. Il a tenté de me transmettre son savoir quand j’étais petite, mais je n’ai retenu que le B.ABA (le troglodyte est l’oiseau qui gueule le plus fort, le merle celui qui mange mes fraises…)
Mon frère a donc passé le relais à son fils, qui, lui, a TOUT retenu. Je me fais donc donner des leçons par un gamin de cinq ans qui ne sait même pas lire.

Mon neveu me décrit des animaux et je dois deviner leur nom.martin_pecheur.jpg
Neveu : « J’ai des écailles très bleues, le mâle a une tâche rouge, je vis en eau douce…qui suis-je ?
Moi : - euh…un poisson ?
Neveu : - Oui mais lequel ?
Moi : - J’ai une meilleure idée : c’est plus rigolo si je te fais deviner ! »
Je ne peux quand même pas avouer mon incompétence. Vous comprenez, ça perturberait l’enfant de constater qu’un adulte référent ne sait pas tout. C’est uniquement pour son bien-être que je change le jeu, bien sûr.
On inverse donc les rôles.
Moi : « Je suis un oiseau bleu et orange. J’habite près des rivières…
Neveu : - Le martin pêcheur ! Mais tu sais, tu peux choisir plus difficile… »

D’habitude avec les enfants, quand je vois une jolie chose, je m’émerveille devant. Pour me mettre à leur niveau. Mais avec mon neveu, ce n’est pas la peine.
Moi (voix suraiguë de petite fille) : « regarde la fleur comme elle est bizarre !
Neveu : - Oui, c’est parce qu’elle a la forme d’un bec. C’est une tulipe perroquet.bee movie.jpg
Moi : « Regarde le joli papillon !
Neveu : -Oui, c’est une Belle dame. Et là, c’est un Sylvain.
Moi : « Regarde le drôle d’insecte !
Neveu : - Oui, c’est un capricorne.
Les oiseaux et les fleurs, ça passe encore. Mais connaître les papillons et les insectes !

Heureusement ma nièce vient à mon secours :
Nièce : « l’abeille, elle va dans la fleur et butine le pollen. Après, elle en met un peu partout pour qu’il pousse d’autres fleurs, et elle garde un peu de pollen pour faire le miel. Après le miel, on le mange sur les tartines le matin. J’aime bien le miel, moi.
Moi : - Moi aussi ! Ca, je connais !
Voilà, j’ai le niveau d’une gamine de trois ans.

Enfin sûre de mon coup, je montre fièrement à mon neveu :
Moi : « Regarde la mésange nonette !
Neveu : - Non, tu te trompes Tatie. C’est la fauvette à tête noire. Elles se ressemblent, mais la mésange à une tâche noire plus grande. »

Je l’aurai un jour, je l’aurai.

20.06.2009

Tout le monde s'en fish

NDLR : Le splendide jeu de mots du titre est copyright Choupinounet
nemo_couv.jpgSi vous suivez mes incroyables aventures, vous savez que j’ai sauvé de la noyade le poisson rouge GLobule-Bidule-Gudule-Bubulle-Gloups-Némo.

Aujourd’hui, toujours chez les gosses du baby-sitting, je vide le lave vaisselle. Et que vois-je dedans? Un bocal ! Je vérifie sur le bar, où Némo est censé trôner dans le même récipient : pas d’aquarium. C’est donc bien celui qui gît dans la machine. Forcément, un poisson qui traîne sur un bar, l’alcool l’a achevé. A moins que ce ne soit la mère…

Je décide de demander aux enfants. Plutôt que de m’adresser à la petite fille sensible, je m’adresse aux plus grands, les garçons, puisque les garçons n’ont pas de cœur, c’est bien connu.
Moi : « Il est mort le poisson rouge ?
Garçon, 6 ans, mâchant nonchalamment son bonbon : - Ah ? ché pas…
Moi : - Je crois que si, j’ai trouvé le bocal dans le lave vaisselle…maman ne vous a rien dit ?
Garçon, 8 ans, jouant à la D.S : - Ben non…
Moi (toujours les pieds dans le plat) -  Euh… vous êtes tristes ?
Garçons, en chœur : - Ben…non
Moi : - Ah…il s’appelait comment au fait ?
Garçon, 8 ans : - Moi j’avais pas donné de nom au mien, j’m’en fiche
Garçon, 6 ans : - Si, moi je l’avais appelé Mario ! »le_monde_de_nemo requin.jpg

Mario, Némo…j’étais pas loin, hein ! De toute façon, comme les enfants étaient incapables de différencier les quatre poissons rouges d’origine, ce n’est peut-être pas Mario qui est mort en dernier, mais Bubulle. Oui, je persiste à baptiser les poissons. Même post-mortem.

Quand la mère rentre, je lui parle de Gudule. Elle ne m’avoue pas les circonstances du crime décès, ni ce qu’elle a fait du corps.
Mère : « C’est mieux comme ça, de toute façon il allait crever comme les autres quand on allait partir en vacances !
Moi : - Mais, il existe des granulés spéciaux qui délivrent à manger progressivement ! Ca peut tenir dix jours !
Mère (absolument pas intéressée) : - Ah ? Je savais pas…

Finalement, comparé à ses copains morts de faim, Gloups a eu une belle mort, englué dans la vase…
Une minute de silence pour le pauvre Globule.

C’était un post même pas sponsorisé par La S.P.A

27.05.2009

Hostile, la nature

La semaine dernière, j’étais dans ma cambrousse. En pleine nature hostile. J’ai mené un combat sans merci contre…le troglodyte.

TroglodytesTroglodytes.jpg

L’oiseau le plus minuscule d’Europe après le roitelet. Taille inversement proportionnelle à son chant, aussi puissant qu’une bande de soiffards au PMU du coin. (C’est poétique comme image, hein ?)
Je bouquine tranquillement  Au-delà du mal , « l’un des plus grands romans jamais écrits sur le mal absolu » selon Stephen King. Je suis sur ma chaise longue, sous le prunus, il fait beau, les oiseaux chantent. Enfin, gueulent : « qu’est ce que c’est que ce truc qui me vrille les tympans ? Je peux pas me concentrer sur le meurtre de la page 191…Ah, c’est toi Trotro ? Quoi, j’suis à côté de ton nid ? Tu sais bien qu’on est copains, est ce que j’ai une tête de corneille ? »
Parfaitement, je parle aux animaux. Je leur donne aussi des petits noms (les hérissons du jardin s’appellent Kissifrott et Sipique).
Trotro veut pas en démordre. Je dois céder et déménager.

Une heure plus tard, rebelote. Trotro couine. Cette fois, c’est Papillote le chat qui lui pose problème. La brave bête est affalée de tout son long sous le nid de l’oiseau. Faut dire que le chat trouve toujours les meilleurs coins pour se coucher : le linge propre, les salades fraîchement plantées…Papillote veut juste se reposer d’une journée exténuante (dormir, manger, dormir…) mais l’oiseau ne l’entend pas de cette oreille :
Trotro, révolté : « CUI CUI CUI ! CUI CUI ! (Va t’en de là ! C’est chez moi !)
Papillote, sèchement : « Minh, minh minh …(roh…ça va hein !)
Vous voyez, non seulement je parle aux animaux, mais en plus je les comprends. Non, je suis pas gaga du tout.
C’est pas que le chat est pacifiste, mais pour qu’il arrive à bouger ses sept kilos, sauter pour attraper l’oiseau…Les poules auront des dents…En plus, ces cons d’oiseaux ne comprennent pas qu’en criant pour faire fuir le chat, ils se font au contraire repérer.
Le pauvre chat Papillote est contraint lui aussi de partir, non sans remuer la queue d’énervement.

Une heure plus tard, re-rebelote. Trotro hurle. Il vole autour du filet qui protège les fraises des attaques du merle. (Ce dernier mange les fruits les plus mûrs. J’adore les animaux, mais me piquer ma bouffe, c’est pas possible !)
A bien regarder le filet, j’aperçois un truc coincé dedans.
Moi : « Trottinette est coincée dans le filet ! Au secours ! »
Trottinette, c’est le petit de Trotro. Apparemment, si l’oiseau insistait tant pour nous déloger, c’est parce que ses petits préparaient leur envol. Envol terminé par un crash.

Pin-pon, Pin-pon, opération de sauvetage lancée :
" Passe moi les ciseaux, vite ! Non, ils sont trop gros, je vais lui découper les ailes !"
Sauvetage compliqué par les gants que l’on porte pour que le bébé ne garde pas notre odeur (ses parents le rejetteraient)
Finalement on libère l’oiseau grâce à des ciseaux à ongles. Il a l’air sonné. On lui donne une coupelle d’eau, il boit. On le pose sur une branche et on attend, cachés. Rien.
On s’impatiente. On s’absente 2 minutes. A notre retour, plus personne. Les parents ont récupéré leurs petits ? Sûrement.

Du coup, comme j’ai sauvé son fiston, j’espère que dorénavant le troglodyte va me laisser lire sous le prunus. Faut monnayer avec la nature hostile.

Avec tout ça, maintenant j'ai le générique du dessin animé qui me trotte (hihi) dans la tête : "L'âne Trotro, l'âne Trotro ! Trop trop rigolo !". C'est encore pire que "j'ai attrapé un coup de soleil"  de richard Cocciante (je donne la réponse, aucun gagnant. pff)

26.04.2009

Youpi ! Je sais publier des photos !

Ca y est ! J’ai appris à mettre des photos sur mon blog ! Révolution !

jardin fleurs.jpg



Il faut dire que je suis totalement réfractaire aux nouvelles technologies. J’ai eu mon premier lecteur de CD en 2000. Avant, j’utilisais toujours mon vieux 33 tours. Ne rigolez pas, c’est hyper branché d’en avoir un maintenant…selon les bobos parisiens. Pour écrire mon mémoire, j’ai été contrainte d’acheter mon ordinateur en 2005. Après je ne l’ai plus allumé, jusqu’à ce que Choupinounet me force à prendre un abonnement Internet en août 2008. J’ai aussi découvert le téléphone portable en juillet 2007. Je viens de comprendre ce qu’est un MP3… (ah non, Choupinounet me signale qu’il existe des fichiers MP3 différents des baladeurs…). La liste est longue… Si vous êtes sages, un jour je vous expliquerai pourquoi j’ai le niveau technologique de ma grand-mère de 93 ans enfer-mémée dans sa maison de retraite.

Je me suis mise à « Face de bouc » aussi, pour que Papillote ait plein d’amis. Sept pour l’instant… Je suis membre de clubs indispensables comme « Chuck Norris ne porte pas de montre, il décide de l’heure qu’il est », « pour que Coyote arrive enfin à choper bip-bip et lui défonce sa gueule »…J’ai comme qui dirait l’impression que les inscrits sur « le livre de ta face » s’ennuient…

J’ai donc appris à publier des photos. J’ai d’abord mis ma photo de profil, euh de face, euh de profil (elle est lourde celle-là. Je préfère « enfer-mémée »). Je suis un chat, et même pas Papillote. C’est la chatte adorée qui m’a accompagnée de mes 7 à 20 ans. Elle est belle hein, mystérieuse, magnétique…Les gens en avaient peur car « un chat noir porte malheur » Elle ne se laissait caresser que par moi, et éventuellement ma mère qui la nourrissait. Quand j’étais enfant, j’imaginais que ses yeux jaunes me transperçaient et pouvaient lire dans mes pensées. Elle comprenait tous mes états d’âmes…J’en reparlerai un jour.

Comme j’ai les centres d’intérêts d’un enfant de 4 ans, je vous inonde de photos de gentils nanimaux. Mes chats, Papillote et Litchi. Je voulais les appeler Tartiflette et Ratatouille, mais ma famille trouvait ces noms trop ridicules. Puis le film est sorti, et mon pauvre chat n’aurait pas apprécié de porter le nom d’un rat. Déjà qu’il n’est pas bien fut’-fut’, il aurait eu un dédoublement de personnalité. Comme le cochon d’inde Chatbus, nommé ainsi en référence au chat en forme de bus dans Mon voisin Totoro. Le pauvre cobaye ne sait plus s’il doit couiner, miauler ou souffler comme dans le film. Dur. Son pote Totoro s’est aussi identifié au personnage : il est obèse. Enfin « était », il a éclaté depuis (rooh c’est méchant, mais on va dire que c’est pour masquer mon petit cœur sensible. Il faut rire de tout… Totoro est au paradis des cochons d’inde maintenant. Une minute de silence.)

Mon deuxième centre d’intérêt est : manger. Au point de photographier ce que je mange. Quand La Souris Verte me rendra mon appareil photo ( j'en avais pas besoin vu que je viens de découvrir son utilité), je vous montrerai mes oeufs de pâques.

Vous allez être servi.

14.03.2009

Des chatons très cons (suite)


Vous pensiez que j’en avais fini avec mes chats ? Comme les chatons me ramènent mes lecteurs, je continue.

litchi pap v1.jpg



Un autre jour, on mange tranquillement un gâteau de foie de volailles. La mère chat rentre dans la cuisine, l’air solennel. Elle tient un truc dans la gueule. Les chatons accourent. La mère des chats pose le truc à leurs pattes. Ma mère à moi hurle : « aaaaaaaaah ! Un raaaaat !! »
Il est mort. En fait la chatte montre à ses petits ce qu’est une souris : ça se mange et c’est bon. Elle croque le rat avec un grand bruit d’os broyés. Bizarrement la vue des entrailles sanguinolentes me coupe toute envie de manger mes quenelles. Pas les chats, qui suivant l’exemple de leur mère, engloutissent les restes du rat.


Quelques jours plus tard, même scénario. On mange, la mère chat débarque avec un truc dans la gueule.
Moi, blasée : « Ah, elle revient avec un rat. »
La chatte pose la souris devant ses petits. Mais cette fois-ci, le rat BOUGE et s’enfuit. Immédiatement j’échappe mon assiette de saucisson briochée et je saute les deux pieds sur ma chaise. Ma mère part en hurlant dans sa chambre, mon frère prend un balai et tente d’écraser le rat. Les chats, eux, rien. Ils nous regardent stoïquement, l’air de dire : « pff, vraiment ces humains, savent pas se tenir ».

Les chatons ne comprennent pas encore que la nourriture ne se trouve pas uniquement sous forme de croquettes ou de rats morts qui tombent miraculeusement dans leur gamelle. Il faut parfois chasser. Ou alors acheter les croquettes au supermarché, mais je concède que c’est un peu difficile pour les chats de pousser un caddie. Finalement, après nos vains efforts, la mère chat nous débarrasse du rat en deux coups de pattes.

Bien entendu, le scénario se répète encore. Cette fois, les chatons comprennent. Enfin, je ne peux pas vous raconter en détail. Parce que moi aussi je pige le truc : quand je vois la mère chat, je me réfugie dans la pièce à côté.

Depuis, les chatons ont grandi.
litchi étiré.jpgpapille grande.jpgIls ont décidé de nous transmettre leur savoir. Régulièrement, ils déposent sur nos pieds un rat ou un lézard, mort ou vivant. Ils pensent sûrement qu’on va s’accroupir pour arracher la tête de ces pauvres bestioles, mais étrangement, non. J’apprécie surtout quand, le matin au réveil, j’ouvre la porte d’entrée et, les pieds nus, je marche sur quatre cadavres de musaraignes gentiment alignés sur le paillasson. C’est un bon moyen de se réveiller le cerveau, je vous le conseille.


Les chats doivent penser qu’on est vraiment nuls de ne pas savoir chasser. On est aussi peu reconnaissants, alors qu’ils prennent la peine de nous apprendre. Les chats sont vraiment supérieurs à nous, pauvres humains.

08.03.2009

Des chatons très cons

Je reviendu. Pas très motivée parce que je n’ai eu qu’UNE SEULE REPONSE pour mon best of livres. (Merci Lily). J’en conclus que soit vous n’avez pas lu un livre de l’année, soit vous vous en foutez. Je penche plutôt pour la deuxième option.
Au bout d’un mois, DEUX personnes se sont demandées pourquoi je n’écrivais plus. (Merci Marie) Une, puis deux : youpi, j’ai doublé mon nombre de lecteurs. Du coup j’ai un semblant de motivation.

Pour appâter le chaland (allez, soyons fous, on passe à trois lecteurs !) je vais traiter d’un sujet qui plaît. J’ai déjà testé le shopping, ça a plutôt bien marché. Alors je passe aux chatons trop mignons. Pour vraiment multiplier les connexions, je devrais parler de cul, mais je ne m’abaisserai pas à ce niveau quand même. Déjà, j’ai écrit « cul » ; on sait jamais : « sur un malentendu ça peut marcher ».

On va s’en tenir aux chatons.

chatte et petits.jpg

Un jour, j’ai observé le chat : « Dis donc, il est pas un peu gros ton chat ?
Ma mère : - Oh mais oui, il mange à tous les râteliers, il essaie toujours de piquer dans mon assiette quand j’ai le dos tourné.
J’insiste. Je touche le ventre du chat : - Oui mais là c’est vraiment gros. Elle serait pas grosse, mais dans le sens GROSSE ? »
Parce que j’ai oublié un détail : le chat en fait, c’est une chatte.
Ma mère : - NE ME DIT PAS QU’ELLE A DES PETITS !!!
Ben si.

Un mois plus tard, on rentre de l’hôpital où ma belle sœur vient d’accoucher. (Notez que je préfère raconter l’histoire des chats plutôt que la sienne). La chatte me tourne autour, l’air affolé.
« Ca y est ! Elle aussi ! Elle les a fait ! Mais OU ? »
Dans le panier aménagé spécialement ? Non, trop facile. Dans le lit de ma mère bien sûr !
Je sors du lit une minuscule boule de poils de la taille d’une souris. Le comble pour un chat. Elle est noire et blanche, avec un triangle blanc sur le museau. Logique, la mère est noire.
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Je découvre une deuxième souris, blanche avec des rayures jaunes. Pas un poil noir. Pas logique. Je lis qu’il peut y avoir deux pères différents sur la même portée. Rien compris. (Je préférais dessiner pendant les cours de bio au collège.)
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La boule de couleur inexpliquée me crache dessus. C’est sûr, j’ai peur face à ce colosse de 150 grammes. Décidément les deux bestioles n’ont vraiment rien en commun. La femelle noire est douce, sociable et aventurière. Le mâle jaune est très craintif et suiveur. Les différences classiques entre hommes et femmes donc. Quand ils tètent, la femelle piétine le mâle pour s’approprier la plus grosse mamelle. A 15 jours, elle s’aventure hors du panier, avec ses pattes frêles et ses yeux fermés. Le mâle reste collé à sa mère et hurle dès qu’elle s’éloigne. (différences classi… roh, ça va, je déconne)

Quand les chatons ont un mois, leur mère se remet à sortir la nuit (pour chasser les rats, pas les mâles en boîte de nuit). C’est fin novembre, les petits délaissés ont froids. On les couvre de vieilles nippes. La femelle a une meilleure idée : elle se glisse dans le lit de ma mère (entre temps, les chats avaient accepté le panier quand même). Dès lors, les deux chatons ne la quitteront plus une seule nuit.

A deux mois, les boules de poils découvrent un truc bizarre qui remue, tiens je vais essayer de l’attraper, mais pourquoi j’ai la tête qui tourne, ah en fait c’est ma queue.

On ne peut plus regarder un film ou lire tranquillement. Les chatons prennent leur élan, grimpent sur nos têtes et repartent aussi silencieusement qu’un troupeau d’éléphant. On croit être tranquille deux secondes quand la chatte tombe de l’escalier et marche en zigzag, complètement sonnée. Elle repart de plus belle en mordant mes pieds. Pendant ce temps le mâle me lèche consciencieusement chaque mèche de cheveux.

Les chatons essaient des techniques de combat peu convaincantes : marche en crabe, dos courbé, poil hérissé. Et un jour leur mère leur apprend à chasser…