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11/07/2019

Parasite, qui est l'intrus ?

parasite pere.jpgENFIN !!! Enfin Bong Joon-Ho est récompensé, et par la palme d'or ! Enfin il est reconnu du grand public : un million d'entrées ! + de 15 ans, depuis l'énorme claque de son chef-d'oeuvre Memories of murder, 15 ans que je dis qu'il est un génie ! Mais la plupart du temps, on me répond : "qui c'est ?"

Quand je bossais au service culture d'un journal, à la réunion de travail, la rédactrice en chef m'avait sommé :
- Toi aujourd'hui, tu vas interviewer Machin (réalisateur français tombé dans l'oubli)
- Ah non, ya le festival du cinéma asiatique, j'y vais chaque année, avec Bong Joon-Ho qui vient présenter son dernier film, je ne rate pas ça !
- Le cinéma asiatique ? Quel intérêt ? (sic !)
- C'est juste le meilleur cinéma actuel, c'est tout.
- Jamais entendu parler. (sic bis) Tu iras interviewer le réalisateur français insignifiant."
(Pourquoi mettre à la tête d'un service culture, quelqu’un qui en manque cruellement...)

Evidemment j'ai désobéi. Je me souviens encore de la tête éberluée de la rédac chef quand elle s'en est aperçue.

parasite mere.jpgParasite m'a rappelé l'époque où je donnais moi aussi des cours particuliers à "mlle de", une aristocrate. Une vraie peste qui croyait que tout lui était dû et ne voyait donc pas l’intérêt d'étudier, puisque de toute façon, elle réussirait grâce à son nom connu et son réseau (aujourd'hui, elle bosse pour une start-up). Sa sœur en revanche estimait que les gens médiocres à l'école finiraient "poubelleurs".

Comme la demeure de Parasite, celle de Mlle de était immense. Le salon recouvert de marbre et de mobilier Louis Philippe acheté aux enchères était plus grand que l'appartement HLM où on avait vécu à 6, et j'en veux pour preuve que les petites y jouaient au badminton et à la trottinette... Le père fumait des gros cigares en lisant "yacht magazine" et la mère menaçait de s'installer en Suisse "car en France on paie trop d’impôts".
La leçon sur la révolution française et les classes sociales m'a marquée par cet échange :
"C'est quoi être riche pour toi ?
- Ben vivre dans un château.
- Mais alors tu es de quel niveau toi ?
- Bah normale" (dire que moi aussi la gueuse, je me considérais de la classe moyenne...)

La mère m'avait ensuite confié ses problèmes financiers, relativisant selon elle le fait qu'elle me payait au lance pierres : la famille venait d'acheter, en plus de leur logement principal dans le quartier le plus huppé de la ville, un chalet à Courchevel : "on a hésité, mais on a pensé que les enfants seraient plus à l'aise avec chacun leur espace, donc on a choisi finalement un chalet plus grand avec une 4ème chambre, et du coup on a dû l'acheter à crédit. Sinon avec juste 3 chambres, on le payait comptant évidemment."
Evidemment.

parasite fils.pngComme la mère de Parasite qui estime que les gribouillis de son morveux sont dignes d'un génie (il est juste incompris) la mère de Mlle de expliquait le désintérêt de sa progéniture pour les études par le fait que la gamine était "surdouée" donc qu'elle "s'ennuyait" avec des gosses qui n'étaient pas de son niveau intellectuel. La petite peinait pourtant à soutenir un raisonnement cohérent, ses rédactions et son orthographe restaient déplorables. Mais la mère a quand même réussi à faire admettre sa fille dans "le meilleur collège privé de la ville" ("je connais bien le directeur, c'est un ami de la famille, il me doit bien ça".) 

Avec ses propos de connivence comme si je les approuvais automatiquement, comme si on faisait partie du même milieu, je ne sais pas si la mère était si repliée sur son monde qu'elle ne se rendait pas compte que je n'en faisais pas partie, ou si elle estimait que mon avis de gueuse ne primait pas et tentait de me rabaisser, en me jetant à la face ses privilèges. En tout cas, l'histoire ne s'est pas terminée comme dans le film, mais comme pour Parasite, je me demande encore : "qui est l'intrus ?"

 

08/03/2019

Mes chers voisins : la vengeance

tatie danielle.jpgSouvenez-vous. Mémé était toute chamboulée dans son train-train quotidien : l'appartement du voisin, veuf SILENCIEUX, s'est libéré, des jeunes se sont installés. Les nouveaux ont organisé une soirée, donc DU BRUIT, en pleine semaine. Je cherchais une vengeance.
Ah ils ont mis de la musique de djeun's, à base de popopopo, jusqu'à 3 heures du mat'?
J'ai répliqué 4 heures plus tard en leur bombardant radio nostalgie.
Faut pas pousser mémé dans les orties.

Normalement je suis tirée du sommeil en douceur avec le radio réveil à faible volume, et Joe Dassin qui me susurre dans l'oreille : "tu sais, je n'ai jamais été aussi heureux que ce matin-là..."
Je me prépare rapidement, la musique si basse que je ne l'entends pas toujours très bien. Je ne veux pas déranger les voisins, et je connais les paroles par cœur de toute façon : "j'ai jamais eu les pieds sur Terre, j'aimerais mieux être un oiseau oh oh oh".

Mais cette fois-ci, j'ai augmenté le volume. Et je n'ai pas éteint le transistor en partant travailler.
Surtout, j'ai fait pareil le lendemain, un samedi. Parce que je bosse le samedi.
Bon, je n'ai pas réitéré le dimanche, je ne vais pas me lever exprès aux aurores juste pour emmerder les voisins non plus.

Les d'jeun's m'ont mis du rap, du hip-hop, de la soul funky trucmuche insupportable avec des pouffes qui hululent "ouououhh babyy" et le lascar qui répond "han yeah move your body"
Mémé leur a foutu Mike Brant à fond qui gueule : "laisse-moi t'aimer, toute une nuiiiiit LAISSE MOIAAAAA LAISSE-MOI T'AIIIIIMEEEEER !!!!

Je n'ai pas pu choisir le reste des chansons, mais je faisais confiance à radio nostalgie pour diffuser des mélodies modernes qui ne manqueraient pas de plaire aux voisins.
Et justement, le drame... ma fidèle station n'est plus ce qu'elle était.

Suite demain

28/02/2019

Marie Kondo, l'art du dérangement, suite

marie-kondo-netflix.jpgSi les objets plaisent, pourquoi les jeter comme le préconise Marie Kondo ? Je possède un mug que j'adore crée par le dessinateur Boulet. Je ne le range jamais, car pour moi c'est une œuvre d'art : je le laisse sur mon bureau comme un élément de déco et source d'inspiration pour écrire des choses humoristiques, comme l'est ce mug. Je ne range jamais non plus ma tasse McCartney, car elle me rappelle des souvenirs de concerts. J'aime les regarder, alors pourquoi les ranger ?
Plusieurs études montrent que les personnes créatives seraient bordéliques. Einstein estimait : "Si un bureau encombré est le signe d'un esprit encombré, alors que devons-nous penser d'un bureau vide ?"

Une connaissance a tenté maintes fois de me convaincre de lire le pensum de Kondo. J'étais curieuse de pouvoir mieux organiser mon bordel, mais vu l'appartement de la personne, ça ne donnait clairement pas envie. A chaque fois que j'allais chez elle, j'avais les images de American beauty en tête : la mère dépressive qui s'excuse pour le bazar, alors que rien ne traîne. Pas un élément de déco, des surfaces lisses et vides. Des murs blancs comme dans un hôpital. Une tristesse infinie, une absence de vie, d'âme, de personnalité, à l'image de cette personne. On croit à tort que les murs blancs sont plus propres, plus gais. Au contraire, le blanc, couleur neutre, invite à la déprime. Pour égayer un appartement, il vaut mieux une couleur chaude qui attire les rayons du soleil, comme le jaune (testé et approuvé dans mon ancien appart) (la personne dépressive détestait le jaune, étonnant). Je connaissais un autre couple de dépressifs (10 ans de psychanalyse, pour ne rien apporter, à part la ruine financière car une analyse coûte entre 200 et 400 euros par mois.) Le couple était fier d'avoir enfin osé un changement dans leur déco : le renouvellement de leurs assiettes blanches, banales comme celles de la cantine. Enfin, ils allaient mettre un peu de couleur et de fantaisie dans leur vie ! Eh bien non : ils ont remplacé le blanc par... du blanc. J'étais sidérée. Pour moi, épuration est synonyme de dépression. 

Ma vaisselle est variée. Chaque repas est une fête pour l'estomac sur pattes, et est donc accompagné des couverts qui le mettront en valeur : la patate douce orange (ma couleur préférée) avec une assiette et des couverts noirs pour provoquer un contraste, ou bien tout un ensemble orange, potimarron et lentilles corail dans des contenants oranges.
Idem pour les vêtements, j'en possède de tout style, de toutes les couleurs. La dépressive m'indiquait qu'elle ne possédait que 7 culottes, une par jour de semaine, toutes blanches, uniformes, achetées en lots. Mais pourquoi un tel manque de fantaisie ? J'en ai une bonne trentaine, pareil pour les chaussettes : ma paire avec un clown orange, que j'ai achetée à 14 ans et que je porte toujours, mes chaussettes I♥Brad, I♥George, mes chaussettes à fleurs, à cœurs... Comme j'ai beaucoup de vêtements, je ne les porte pas régulièrement donc ils ne s’abîment pas.
Inutile d'avoir un master en psychologie pour s'apercevoir que Marie Kondo est simplement atteinte de névrose obsessionnelle, d'un besoin de tout contrôler, d'une grande rigidité. Sa méthode me semble mortifère, et je préfère vivre dans un joyeux foutoir que dans un appartement aseptisé comme un mouroir d’hôpital ! Il faut un juste milieu : j’emprunterai le bouquin à la biblio et je suivrai peut-être certains conseils, en rejetant les autres en les remerciant avant : voilà j'ai retenu la méthode Kondo : je fais le tri !

 

26/02/2019

Marie Kondo, l'art du dérangement

marie kondo la foldingo.jpgAprès avoir entendu parler de Marie Kondo pendant des années, j'ai fini par jeter un coup d’œil au documentaire Netflix sur ce phénomène.
Marie Kondo débarque chez les gens, ouvre leur placard, et leur fait jeter les affaires qu'ils estiment en trop.  Avant la mise au rebut des objets, ils doivent les remercier pour ce qu'ils ont apporté : "merci chaise de bureau d'avoir maintenu mon séant au chaud".
Moi, une illuminée vient sonner à ma porte pour fouiller et jeter mes livres, j'appelle les flics direct et au trou la foldingo hein. Déjà, elle ne rentre pas à moins d'avoir envoyé une demande trois mois à l'avance et obtenu un laisser-passer après enquête des douanes. Mon appart, c'est mon intimité, je ne laisse pas rentrer n'importe qui. Dans le documentaire, les gens masos laissent dévoiler au monde entier leurs secrets (en bref : "ah ça c’était les photos de notre mariage, c'était mieux avant les gamins, maintenant c'est une souillon désorganisée dépassée par les corvées, on n'a plus de temps pour nous.") Des gros plans désapprobateurs sur la vaisselle et les fringues qui traînent humilient la pauvre femme devant tout Netflix : "han ! c'est pas bien, elle est sale !"
Mais son mari ? Il ne peut pas faire sa part de corvées ménagères ? Il se croit à l'hôtel ? 
Le mec chougne à moitié en regardant son pull qui lui rappelle de bons souvenirs (il le portait quand il a roulé sa première pelle ?) mais non, la Kondo veille : tu aimes ce vêtement ? Tu le jettes quand même !

A notre époque de catastrophe écologique et économique, j'ai pensé qu'au lieu de "jeter", elle voulait dire "recycler" : donner ses affaires à des amis, à des nécessiteux ou les revendre. Non, des sacs entiers, des kilos d'affaires utilisables sont jetés dans la benne à ordure.

Marie Kondo, j'avais forcément déjà vu sa tête : impossible d'y échapper, elle est partout. Son sourire crispé totalement artificiel m'horripilait, puisque je déteste les hypocrites et les niais illuminés, mais je pensais : "bah, elle sourit sur la couverture de son livre, c'est normal, c'est pour faire vendre". "Bah, c'est culturel, on apprend aux Japonais à sourire pour éviter le conflit." Mais là, voir Marie Kondo sur un écran... C'est un robot, je n'ai pas d'autre explication. Son visage est figé dans un sourire perpétuel, qu'elle soit contente : "c'est bien, tu as jeté 40 vêtements pour bébés qui auraient pu habiller une fratrie de septuplés !" qu'elle soit horrifiée : "tu laisses moisir la vaisselle sale, tu es un gros porc cafardophile". (elle ne dit pas ça malheureusement). Et l’autre qui lui tombe dans les bras en poussant des gros "hiiiiii !" hystériques et en pleurant "tu as changé ma viiiie !" (non, juste ton appart).

Certaines bonnes choses peuvent être retenues dans la méthode Kondo. La technique de plier les vêtements et les mettre debout pour en avoir une meilleure lisibilité me paraît efficace. Mais faut avoir le temps de tout plier.  J'ai une autre méthode plus radicale : quand je cherche un t shirt, je les étale par terre, je choisis le bon, et je remets le reste en vrac dans le placard jusqu'au lendemain. On va pas se compliquer la vie avec le pliage et encore pire le repassage, j'ai d'autres choses plus intéressantes à faire !

Le rangement est une question de bon sens : un rayon par catégorie, un pour les pulls, un pour les pantalons, et on ne va pas garder des vêtements pour bébés de trois mois alors que le gosse en a déjà 12. On range aussi par tenue : j'ai l'habitude d'associer certains vêtements ensemble, je les range ensemble, c'est logique. Je ne vais pas mettre un Tshirt à petite encolure sous un pull échancré, je range les pulls plus décolletés avec les t shirt qui vont avec, gain de temps.
Mais si les vêtements plaisent, pourquoi les jeter ? Selon la tortionnaire, on doit se débarrasser de ceux qu'on n'a pas portés depuis un an. C'est n'importe quoi. Je n'ai pas mis certains vêtements depuis plus longtemps car ils ne correspondaient plus à mes goûts ou à la mode, mais je peux les ressortir 5 ou 15 ans après. 

Plusieurs études montrent que les personnes créatives seraient bordéliques. Einstein estimait : "Si un bureau encombré est le signe d'un esprit encombré, alors que devons-nous penser d'un bureau vide ?"

suite demain

 

21/02/2019

Mes chers voisins, suite : les envahisseurs

envahisseurs.jpgÇa y est. Ils sont là.
20h, je sors péniblement du boulot et n'ai qu'une hâte : rentrer chez moi pour me reposer.
Dès mon arrivée dans le hall d’immeuble, j’entends de la musique de djeun’s. A base de Popopopo (même en voulant faire croire que je suis trop "hype" ("dans le mouv'" ? "chébran"? comment parlent les jeunes d'aujourd'hui ?) mémé se trahit : après vérification, je constate que ma référence, NTM, date de 1995.)

Ce que je redoutais est arrivé. Les nouveaux voisins font une soirée. En pleine semaine. (Il paraît que le jeudi est le nouveau samedi) (Depuis longtemps sûrement, mais vous connaissez mémé).
Sur le palier, je sens également une odeur suspecte bien caractéristique. Vous savez, cette substance illégale qui est tolérée en Californie pour vertus médicinales...
Fatalement, j’entends ensuite des gloussements. Puis le chting des bouteilles de bière qui s’entrechoquent.

Depuis une demi-heure, les invités défilent. Ils sonnent et braillent dans l’interphone, grimpent comme des hippopotames dans l’escalier et crient « « OUAIIIS !!! C’EST NOUS !!!! SALUT CA VA ??? » quand le voisin leur ouvre la porte.

Vite, vous avez deux heures pour me trouver un plan pour saboter leur soirée. C'est qu'ils me couvrent ma télé, je ne peux plus regarder mon film tranquillement déjà que mémé est dure de la feuille.
Peut-être que la commère du dessous va téléphoner aux flics ? : « Au secours, de jeunes drogués font du bruit ! Venez-vite arrêter ces délinquants ! »
J’attends.

18/02/2019

Mes chers voisins

voisins.jpgMémé Papillote est toute chamboulée dans son quotidien. Comme tous les vieux croûtons, j’apprécie la tranquillité et le silence. Je déteste le bruit des autres, il est normal que je n’en fasse pas non plus : pas de musique forte, pas de grosses soirées organisées dans l’appart. J’étais très contente d’avoir un vieux veuf comme voisin : silence complet chez lui. L’inconvénient, c’est qu’on ne réalise pas le bruit qu’on produit... Quand le pépé a reçu une visite, on s’est rendu compte qu’on entendait toute la conversation, donc qu’en échange les voisins devaient aussi nous écouter… (j’ai  arrêté de parler pendant trois heures suite à cette révélation ! Mon frère était content.)

L’autre inconvénient des vieux, c’est qu’ils meurent… L’appartement d’à côté s'est libéré, le défilé des prétendants à la location a commencé. Mémé Papillote a entrepris le sabotage.
Une jeune divorcée avec son bébé me demande son avis sur le studio libre (le mien est identique).
Quoi ! Un merdeux qui va hurler tout le temps ! J’ai déjà les nerfs en pelote car je dors très mal, ça va pas non !
Je réponds à la jeune mère : "L’appart est trop petit pour un enfant… il a besoin d’espace... pour s’épanouir…"( Je ne mens pas, 23 mètres carrés)

Un autre jeune me questionne.
Celui-ci a l’air dragueur… je ne veux pas qu’il ramène des conquêtes tous les soirs et qu’il me réveille avec des bruits pas catholiques comme disait ma grand-mère.
Le jeune : « Le quartier est bien ? Il a de bons endroits pour sortir ? »
S’il fait la fête dehors, ça ne me dérange pas, mais il va sûrement faire des soirées chez lui aussi, donc du bruit !
Moi : « - Le coin est tranquille, la population plutôt âgée. Pas de bars dans les environs…Faut plutôt habiter du côté des facs pour en trouver ! »

Je croise ensuite la propriétaire :
Moi : - L’idéal, c’est une personne seule. Un petit vieux qui ne fait pas de bruit me convient très bien ! »
J’ai parlé sur le ton de la plaisanterie, la femme a rigolé, mais entre nous, vous saviez que j’étais sérieuse…
J’aurai dû caresser la proprio dans le sens du poil :
« Puis les vieux ne font pas de dégâts, ils n’ont pas la force de faire des trous dans le mur pour poser une étagère… Alors que les jeunes, ils osent tout ! Ils mettent des posters, ne font pas le ménage… Ils dégradent l’appartement ! Les personnes âgées ont plus le sens de la propreté et des convenances ! De mon temps… » 

La propriétaire n’a pas tenu compte de mes suggestions. Hier soir, j’ai croisé mes nouveaux voisins. Un couple, de 25 ans environ. Horreur, infamie.
Avec un peu de chance, ils n’ont pas d’amis et leur relation ne va pas durer. Un seul restera dans l’appartement, tellement déprimé qu’il restera au lit toute la journée, sans faire de bruit.
Pourvu qu’ils ne pendent pas la crémaillère.

Je vous mets le lien sur la chanson rigolote de Polnareff, Pipelette :
"Si un soir, vous écoutez cette chanson
Un peu trop fort et qu'au plafond
On tape, tape, tape, tape !
Ne demandez pas qui fait tout ce bruit là ... Oh non…

C’est la pipelette, c'est la pipelette
C'est la pipelette qui vous dit d'arrêter
C'est la pipelette, c’'est la pipelette
C'est la pipelette qui vous dit de baisser"

Une prochaine fois, je vous raconterai mon sabotage pour empêcher de nouveaux venus de fréquenter ma salle de sport (j'aime garder les appareils pour moi toute seule).

 

04/12/2018

10 ans du blog, suite

écologie,comment faire des économies sans se priver,comment maigrir sans régimeJe n'ai pas changé
Je suis toujours ce jeune homme étranger
Qui te chantait des romances
Qui t'inventait des dimanches
Qui te faisait voyager

Et toi non plus, tu n'as pas changé
Toujours le même parfum léger
Toujours le même petit sourire
Qui en dit long sans vraiment le dire
Non toi non plus, tu n'as pas changé
J'avais envie de te protéger
De te garder, de t'appartenir
J'avais envie de te revenir

Eh bien si justement, toi tu as changé !
Les blogueuses de mes débuts, avec lesquelles j'échangeais, qui venaient commenter, ont disparu. Que sont devenues professeur Debbie, madame kevin, Toutouille ? Ou bien en dix ans, les blogueuses se sont mariées, ont eu des enfants, et leur blog d’humeur ou culture sont devenus des blogs de maman. 
Les lecteurs aussi se sont fait la malle : vous me laissiez jusqu'à 40 commentaires par article, autant par an désormais...
Les blogs ne sont plus à la mode, contrairement aux vidéos et photos. Mémé nulle en nouvelle technologies a fait l'effort de se lancer dans Instagram (sous le même nom papilloteleblog). Je ne mets pas de filtres sur mes photos et mémé train de retard ne les publie jamais sur l'instant : déjà je m'arrête en pleine rue pour immortaliser un graffiti alors que je suis toujours à la bourre, je ne vais pas perdre plus de temps à mettre les clichés immédiatement sur le site, j'attends d'être chez moi pour le faire (puis j'oublie). Je propose qu'on rebaptise le site instagram en "3jours+tardgram".

Je pourrais aussi surfer sur une autre tendance, le coaching, qui existe pour tout et n'importe quoi. Si vous voulez mes astuces d'estomac sur pattes pour vous goinfrer peinard sans prendre un gramme, pour faire des économies tout en étant écolo, ou pour glander au boulot, demandez coach Papillote à votre service !
Les lecteurs et le blog évoluent, on verra ce que donneront les dix prochaines années...

 

 

25/11/2018

10 ans du blog : je n'ai pas changé

prof rollin.jpgSi vous avez lu le tout premier billet du blog que j'ai republié à l'occasion des 10 ans, vous avez pu constater comme Jacques Villeret dans Papy fait de la résistance que je n'ai pas changé. J'écris car tel le professeur Rollin, j'ai toujours quelque chose à dire, et écrire est une façon de parler sans être interrompu, maxime de Jules Renard, classique des papillotes de noël.

Je raconte toujours mes incroyables aventures inexistantes, mais plus à travers la culture. Un film comme Toy story ou la mort d'un artiste comme Aznavour sont des prétextes pour raconter des anecdotes personnelles. Plutôt que de simplement résumer le pitch d'un film et donner un avis qu'on pourrait lire ailleurs, j'essaie d'apporter une touche décalée et humoristique, comme pour Star wars.
Atteinte de ma maladie incurable la chansonnite aiguë, je propose toujours autant de quiz on connaît la chanson. J'ai néanmoins un peu changé :

- La chronique télé du dimanche soir a presque disparu, tout simplement parce que je n'ai plus de télé.
- Je me rendais trois à cinq fois par semaine au cinéma, je préfère désormais regarder des séries et documentaires bien au chaud chez moi. Je compte vous publier un best of des documentaires criminels sur Netflix, des meilleurs Faites entrer l'accusé et Hondelatte raconte.
- Mes billets sur le chômage et la recherche d'emploi rencontraient beaucoup de succès, mais j'ai enfin trouvé un CDI.
- Je gardais des enfants et j'écrivais sur eux, ce qui plaisait aux mamans, mais désormais mes seuls contacts avec les mioches sont quand ceux du voisin viennent toquer à ma porte pour Halloween (je déteste les bonbons, je n'avais rien à leur donner : "Un bol de soupe ? c'est moi qui l'ai faite ! Mais revenez, c'est bon pour la santé !")
- Je reste un estomac sur pattes, mais la rubrique est peu alimentée (cas de le dire). Je pourrais vous proposer des plats, mais je ne suis jamais les recettes (ni les règles en général, surtout au travail). Je n'ai ni sel, ni sucre, ni beurre, ni levure chez moi, alors ma cuisine est expérimentale, mais unique : "Je comprends pas, ça ressemble pas du tout à la photo ! Bon d'accord j'ai remplacé le beurre par de la banane..." Je fais mes courses une fois par semaine, alors pour mes menus du weekend, je mélange ce qu'il reste dans les placards, ce qui s'apparente aux recettes de Gaston : "surprise ! je vous ai préparé ma fameuse morue aux fraises !"
- Ça fait longtemps que je n'ai plus évoqué les gentils zanimaux et particulièrement mes chats cons, mais je compte me remettre au cat-sitting en gardant un chaton qui se nomme karadoc comme le personnage de Kaamelott, donc à priori niveau gaffes, y aura de quoi raconter.
- La rubrique "si si je suis une fille" reste vide depuis 2015 et mon mariage ma rencontre avec Ryan Gosling, mais inutile de faire semblant : je déteste le shopping, je ne comprends pas l'engouement pour les livres et comédies romantiques comme Love actually et Dirty dancing (je préfère la sf). Je suis un homme, quoi de plus naturel en somme.
- Étrangement je n'ai pas actualisé ma colonne de livres et ouvert de catégorie spéciale, alors que j'en lis presque un par semaine, j'essaierai d'y remédier. Si vous m'encouragez.

Je n'ai pas changé
Je suis toujours ce jeune homme étranger
Qui te chantait des romances
Qui t'inventait des dimanches
Qui te faisait voyager

 

 

22/11/2018

Le blog fête ses dix ans aujourd'hui !

10 ans du blog.jpgJ'étais en train d'écrire, comme quasiment tous les jours de mon temps libre. Je me décidais enfin à créer une nouvelle rubrique spéciale séries, car mémé nulle en nouvelles technologies a légèrement tendance à s'énerver dès qu'elle touche un ordi: "crottes de biques en salade verte mais comment ça marche, ça fait flique, je vais passer des heures à tout reclasser pis de toute façon c'est comme pisser dans un violon" (Les jurons sont copyright AOC ma mère).
Et c'est en reclassant que je me suis aperçue que la première note du blog a été publiée le 22 novembre 2008. 10 ans. J'aurais dit 7 ou 8. Mais une décennie, carrément. Ça nous rajeunit pas. Mémé train de retard n'avait pas prévu l’événement, donc le temps que je vous concocte une méga fiesta, je vous remets mot pour mot ce que j'ai publié à l'époque.
Verdict, comme chanterait Julio, je n'ai pas changé :

"Un jour il y a très longtemps, une amie m’a dit solennellement : « Une de tes principales qualités est aussi un de tes principaux défauts. Tu as une imagination débordante. C’est très bien. A l’école, tu avais toujours les meilleures notes en rédaction. Tu fais rire tout le monde avec tes histoires. Mais parfois, à trop imaginer des trucs, tu te prends trop la tête… » A mon avis, elle pensait aussi : « et celle des autres ».

Mes proches rigolent de ma capacité à transformer un événement anodin en aventure palpitante. Au « quoi de neuf ? » mes amis répondent le traditionnel « rien de spécial », alors que moi c’est : « tu sais pas ce qui m’est arrivé !!! » En fait, rien de particulier comme tout le monde. Une personne normale ne l’aurait même pas remarqué, ou alors aurait relaté l'anecdote en 30 secondes 12 centièmes. Moi je la décris en 28 minutes, et je ne m’en tiens pas aux faits. J’exagère, j’enjolive, je mime, je raconte sous une forme comique. J’imagine ce qui aurait pu se passer si un détail changeait, j’imagine ce que la personne concernée pensait, ou si il n’y a personne, comment elle aurait pu réagir. Bref, je me fais des films.

Au début, les gens trouvent ça cool. Avec moi on ne s’ennuie pas. Mais j’ai la légère impression que les gens se lassent parfois. Au lieu de me dire « tu me saoules, va raconter ailleurs », on m'a dit délicatement : « tu es tellement drôle, tu devrais faire partager tes histoires, tu devrais créer un blog ! » Alors voilà.

En fait, j’ai déjà commencé à raconter mes histoires bien avant que les blogs n’existent, à 15 ans, sous le même titre. Sauf que les aventures étaient sous forme de B.D et que je donnais mon vrai nom.
Pourquoi « Papillote » pour remplacer ?

La papillote est un chocolat dégusté à noël, inventé vers 1790 à Lyon. Pour charmer sa bien-aimée, le jeune employé du confiseur Papillot lui donnait des chocolats, qu'il entourait de mots doux. Son patron le congédia mais garda l'idée, en remplaçant les déclarations par des citations ou blagues.
Je suis née à noël, un peu après 1790, à Lyon, capitale de la gastronomie et berceau du cinéma. J'aime manger, j'aime les papillotes, j'aime les chats, j'aime manger les chats qui s'appellent Papillote. J'aime le cinéma et je me fais beaucoup de films.

Je suis connue pour avoir toujours des papillotes dans mes poches. Bon, on peut commencer maintenant."

Et ça continue encore et encore
C'est que le début d'accord d'accord !

A suivre, cadeaux à gagner pour les dix ans du blog : des papillotes bien sûr !

 

14/08/2017

Vous avez un message

vous avez un message.jpg- "Bah alors, tu ne réponds pas à tes mails ! Je t'en ai envoyé plein !
- J'ai rien reçu ? "
Je regarde les courriers indésirables depuis mon téléphone. Non, rien. Tss, ces gens qui ne savent pas orthographier mon nom... Je vérifie ensuite depuis mon ordi : ah si en fait. Un mail du travail sur ma boîte personnelle, évidemment, il part directement en courrier indésirable.

Il n'est pas le seul. Emma, Samantha, Mona, Laetizia et des dizaines d'autres filles aux prénoms en "a" m'ont proposé des sorties. Quel dommage d'avoir raté ça ! Je ne savais pas que j'avais autant d'amies ! Mémé Alzheimer ne se souvient plus d'elles, j'étais saoule quand j'ai filé mes coordonnées ? Je me rappellerais pourtant de prénoms aussi improbables que Stéphanie-Vanille. J'imagine bien les parents à la naissance :
"Comment on va appeler notre fille ?
- Stéphanie.
- Oh non, trop classique. Elle aura une vie plan-plan et banale.
- On rajoute Vanille alors ?
- Oh oui, ça fait exotique !"

Héléna m'écrit : « Salut j'adore ton profil, tu ressembles beaucoup au genre de gars que je cherche ! »
Je suis un homme, je suis un homme, quoi de plus naturel en somme. C'est les poils noirs de ma photo de profil, ils portent à confusion.
Samantha est enthousiaste : « J'ai envie de te voir ! On va passer un bon moment ensemble ! »
Justement, en ce moment a lieu l'exposition sur les chevaliers paysans de l'an mil au lac de Paladru, on pourrait y aller, ça a l'air super fun !
Tabatha me demande : « Envie d'un coup de chaud ? »
En pleine canicule ? Tu ne préfères pas plutôt un seau d'eau glacé sur la tête pour te refroidir ?
Emma rajoute : « Tu as reçu ma photo ? »
Non ? Tu as un bébé chaton ? Ou tout autre photo de bébés animaux mignons ?

Ces jeunes femmes ne sont pas les seules à me contacter...

A suivre

En attendant, vous pouvez relire cet article de 2009, dans le même genre, sur les requêtes les plus folles qui mènent au blog. Je ne peux malheureusement plus consulter les recherches, mon hébergeur ne les propose plus et mémé nulle en nouvelles technologies n'a pas bien compris le fonctionnement de google analytics.
Mais révolution ! Mémé train de retard est enfin à l'heure sur les séries à la mode ! Je vous laisse, Game Of thrones puis Twin Peaks vont commencer.