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14/08/2017

Vous avez un message

vous avez un message.jpg- "Bah alors, tu ne réponds pas à tes mails ! Je t'en ai envoyé plein !
- J'ai rien reçu ? "
Je regarde les courriers indésirables depuis mon téléphone. Non, rien. Tss, ces gens qui ne savent pas orthographier mon nom... Je vérifie ensuite depuis mon ordi : ah si en fait. Un mail du travail sur ma boîte personnelle, évidemment, il part directement en courrier indésirable.

Il n'est pas le seul. Emma, Samantha, Mona, Laetizia et des dizaines d'autres filles aux prénoms en "a" m'ont proposé des sorties. Quel dommage d'avoir raté ça ! Je ne savais pas que j'avais autant d'amies ! Mémé Alzheimer ne se souvient plus d'elles, j'étais saoule quand j'ai filé mes coordonnées ? Je me rappellerais pourtant de prénoms aussi improbables que Stéphanie-Vanille. J'imagine bien les parents à la naissance :
"Comment on va appeler notre fille ?
- Stéphanie.
- Oh non, trop classique. Elle aura une vie plan-plan et banale.
- On rajoute Vanille alors ?
- Oh oui, ça fait exotique !"

Héléna m'écrit : « Salut j'adore ton profil, tu ressembles beaucoup au genre de gars que je cherche ! »
Je suis un homme, je suis un homme, quoi de plus naturel en somme. C'est les poils noirs de ma photo de profil, ils portent à confusion.
Samantha est enthousiaste : « J'ai envie de te voir ! On va passer un bon moment ensemble ! »
Justement, en ce moment a lieu l'exposition sur les chevaliers paysans de l'an mil au lac de Paladru, on pourrait y aller, ça a l'air super fun !
Tabatha me demande : « Envie d'un coup de chaud ? »
En pleine canicule ? Tu ne préfères pas plutôt un seau d'eau glacé sur la tête pour te refroidir ?
Emma rajoute : « Tu as reçu ma photo ? »
Non ? Tu as un bébé chaton ? Ou tout autre photo de bébés animaux mignons ?

Ces jeunes femmes ne sont pas les seules à me contacter...

A suivre

En attendant, vous pouvez relire cet article de 2009, dans le même genre, sur les requêtes les plus folles qui mènent au blog. Je ne peux malheureusement plus consulter les recherches, mon hébergeur ne les propose plus et mémé nulle en nouvelles technologies n'a pas bien compris le fonctionnement de google analytics.
Mais révolution ! Mémé train de retard est enfin à l'heure sur les séries à la mode ! Je vous laisse, Game Of thrones puis Twin Peaks vont commencer.

 

 

02/10/2015

Tatie Danielle, fin

tatie danielle neveu.jpgJe somnole sur la chaise longue quand ma nièce vient me voir et demande avec sa petite voix :
« Tu veux jouer avec moi ?
Enthousiasme débordant : - Super… je suppose que tu ne sais pas encore jouer à Mario kart à 3 ans ?
- On fait la clé de saint Georges ! »
Gros retour en arrière car on m’invitait parfois à y jouer dans la cour de récré, quand il manquait quelqu’un. Mais on me donnait rarement la clé (mal aimé, je suis le mal aimé). Exclusion réparée aujourd’hui :

La petite aligne consciencieusement ses peluches en cercle.
« Ok… si je comprends bien ni Lapinou ni le bisounours (hé ! mais c’est mon gros taquin !) ne vont se lever pour ramasser la clé, donc c’est moi qui vais me la coltiner.
Ma nièce chante en tournant autour des peluches et moi :
« Je porte, je porte, la clé de saint Georges
- Déjà, c’est quoi cette histoire de clé ? Saint Georges a terrassé le dragon, mais la bestiole était enfermée dans sa chambre ou quoi ? Ou bien Saint Georges est une cité ? Répondez, les Français veulent savoir !
- Quand je l’aurais assez portée, je la laisserai tomber
- Ah ben bravo, on te confie une chose importante puis tu t’en débarrasses.
- Au pied d’un rocher
- Bah merci, je ne suis pas une pierre !
- Ne regardez pas le renard qui passe, mais regardez-le quand il est passé !
- C’est quand même n’importe quoi cette histoire, elle ne veut rien dire.
- Ohé matelots, regardez derrière votre dos !
- Qu’est-ce que des matelots viennent faire dans la combine ? Ils n’y étaient pas dans ma version ! Je proteste !

Ma nièce court comme une dératée.
- Ah oui, faut que je regarde. Qui va avoir la clé derrière son dos ? Quel suspense… oh c’est moi ! Je ne m’y attendais pas dis-donc ! Faut que je coure aussi ?!
Courir en rond a fait tourner la tête à mémé. Après trois tournées de bière :
- Je suis épuisée. C’est plus de mon âge tes trucs. Si on proposait à mamie ? Je suis sûre qu’elle va adorer !
- Oh oui, mamie ! »
C’est comme ça que je réussis à me faire remplacer par une vieille dame de 75 ans et que je peux retourner pioncer sur ma chaise longue.

Mais le répit est de courte durée. Je commence à m’endormir, bercée par le doux bruit de la rivière qui coule… Mais ma nièce se met à chanter en boucle le fameux air horripilant, tous les jeunes parents sont passés par là :
- Libérée ! Délivrée !
- Je vais te bâillonner, tu vas voir si t’es libérée…
- C’est décidé je m’en vais
- Oh oui ! merci !!
- Libérée, délivrée !
- Tu ne connais pas les paroles en plus… tu ne veux pas chanter autre chose plutôt ?
- Je voudrais un bonhomme de neige...
- Tu ne vas pas me faire tout le film ? T’as rien d’autre à ton répertoire, d’un peu mieux ? Je sais pas, les Beatles par exemple ? Puis tes parents seront contents, ils sont fans et tu parleras anglais. Il doit bien y avoir des chansons faciles à apprendre pour une enfant de trois ans…
- Libérée, délivrée
- Répète après moi : Helter skelter ! (je mime la guitare électrique)

La petite me regarde étonnée puis s’en va, attirée par un papillon.
- Comment ça, t’aimes pas les Beatles ? T’es sûre que tu fais partie de la famille ? Tant pis, pour une fois que j’étais motivée pour jouer avec toi ! »

J’exagère bien sûr, j’écris ce que j’ai pensé, pas ce que j’ai vraiment dit, je ne suis pas tatie Danielle… Puis ma nièce aime les Beatles et chante Got to get you into my life en yaourt, comme je faisais à son âge ! La relève est assurée : dans 5 ans je l’accompagne à son premier concert de McCartney !

 

 

30/09/2015

Tatie Danielle, suite

tatie danielle grimace.jpgComme tous les enfants, ma nièce pose beaucoup de questions auxquelles je n’ai pas les réponses, mais mon neveu qui sait tout peut les lui donner. (voir en lien le billet sur lui)
Nièce : «  C’est quoi ça ?
Moi : - Ben, une bestiole.
Neveu : - Non, c’est un gastéruption à javelot. Je l’ai lu dans mon livre sur les insectes.
Nièce : - C’est quoi ça ?
Moi : - Demande à ton frère… »

Celui-ci s’est empressé de lui raconter les « choses de la vie ».
J’emmène ma nièce avec moi au marché. Chaque semaine, on achète des légumes bio chez la marchande, qui se penche toujours vers ma nièce pour lui faire des « gouzi-gouzi » :
« Alors ma petite, qu’est-ce que tu racontes de beau aujourd’hui ?
Nièce, d’un ton assuré :
- Eh ben moi, j’ai une zézette !! Et elle soulève fièrement sa robe pour le prouver.
Regard consterné de la vendeuse. Et des 12 000 passants qui s’arrêtent pour observer le spectacle.
- C’est mon frère qui me l’a dit ! »

Une semaine plus tard, rebelote.
« Alors ma petite, qu’est-ce que tu racontes de beau aujourd’hui ?
- Eh ben moi, je dis des gros mots !
Fermière, rigolant : - Oh oh, et tu dis quoi alors ? (elle doit s’attendre à des expressions gentillettes, ou à un classique « merde » qui aurait été prononcé malencontreusement devant l’enfant.)
Ma nièce, toujours très fière, et très fort, avec sa voix enfantine, regardant droit dans les yeux la vendeuse :
- Sale pétasse !!!

Le monde s’arrête de tourner un instant, le temps qu’un ange passe et que la marchande, moi, et les 12 000 clients restent pétrifiés sur place. J'imite Jacques Martin pour dégeler l’atmosphère :
« Les enfants sont formidables ! Ah là là! Je me demande où elle a appris ça…
- C’est mon frère qui me l’a dit ! »

La fermière et les 12 000 autres ne sourient pas du tout, eux, et me regardent d’un air désapprobateur (quelle mal élevée ! c’est un scandale ! ah les jeunes, aucun respect !) J’ai songé à abandonner ma nièce sur place :
« Cet enfant ? Non, connais pas, jamais vu. Je l’ai trouvé qui errait toute seule, alors je l’ai gardée avec moi pour qu’il ne lui arrive rien, je me suis dévouée… mais attendez je vous la laisse, je vais chercher plus loin les parents… non je vous assure, c’est pas la mienne ! On n’a pas le même sang ! La preuve, elle est blonde aux yeux bleus, vous voyez bien, rien à voir ! (et là je plante l’enfant et elle hurle comme dans le film « j’ai perdu ma tatie !!! » voir extrait en lien)

Intérieurement, j’avais envie de rire et même de féliciter ma nièce :
«  T’as bien raison, 2,5 euros le kilo de carottes, nan mais pour qui elle se prend ! »

Suite et fin demain

 

 

28/09/2015

Tatie Danielle

tatie danielle.jpgQuand elle était bébé, je ne vous cache pas que garder ma nièce relevait plutôt de la corvée :
« Quel est ce délicat parfum qui envahit mes narines ? oh justement j’adore changer les couches, surtout après le repas, quel plaisir ! »

L’interaction et les échanges avec un bébé ne sont pas très stimulants intellectuellement :
Tu me tends ta peluche. Je te la rends. Tu me la redonnes. Je te la rends. 25 fois. Tu t'acharnes à vouloir mettre en tapant dessus le cube dans le trou pour le triangle. Tu appuies comme une malade sur ton téléphone Minnie, le ventre de ton poupon qui pleure, le jeu d’éveil avec environ 12 millions de sonneries et bruits insupportables (mais quel sadique a inventé ça ?!!!) Tu me montres ton livre d’animaux : « là, c’est le chat. Le chat fait maow. Oui je sais, je « fais super bien le chat ».
Un enfant ne comprend même pas les références cinéphiliques.

Les conversations avec un bébé sont toujours pleines d’échanges fructueux :
« Pourquoi tu pleures ? t’as faim ? t’as sommeil ? tu t’ennuies ? M’enfin pourquoi tu t’échines à me vriller les tympans ? réponds quoi ! » « Le dosage pour ton biberon, c’est combien déjà ? tu sais pas ? si je fais au pif, ça donne quoi, je t’empoisonne ? Pire, tu me vomis dessus ? »

Je m’échine à lui apprendre à parler :
«  Je suis qui moi ?
Silence.
- Rien c’est ça ?! Je ne suis rien pour toi ! Vas-y, dis-le !

Répète après moi : pa-pi-llo-te.
- Papa.
- ok laisse tomber. »

Avant mon nom, ma nièce a d’abord prononcé un mot bien plus important et pourtant difficile à dire : « chat ». Elle le hurlait en courant avec enthousiasme après les pauvres bestioles pour leur tirer la queue. Elle a retenu sans problème le nom des 3 matous. Mais pour le mien, je pouvais me gratter.

Maintenant qu’elle a deux ans et demi, elle épelle enfin mon prénom sans trop de problème et parle enfin. Ce qui est beaucoup plus intéressant. Et elle parle beaucoup. Parfois même un peu trop... ( je me demande de qui elle tient…)

Suite demain

 

16/06/2015

Si j’avais un marteau

band on the run.jpgJe bâtirais une ferme
Et j’y mettrai mes frères
Mes frères et mes frères

Oh oh, ce serait le bonheur

Le matin du concert de McCartney, mes frangins débarquent dans mon studio de 23 mètres carrés :
« - Pfiouh, ce voyage (de deux heures en TGV première classe) nous a claqués ! On va se poser un peu sur le canapé. Femme, fais-nous à manger ! »
Ils se sont ENDORMIS pendant que je cuisinais mon poulet au curry.
30 minutes de sieste plus tard : « C’est prêt, on peut venir mettre les pieds sous la table ?
- Tu nous as concocté quoi comme programme pour les 4 jours ?
- J’ai fait des recherches pendant deux heures, je t’ai envoyé les liens par mail, t’as pas lu ?
- J’ai pas pris le temps, mais ça va, on te fait confiance. On fait quoi cet aprem ?
- On pourrait aller à l’expo Harry Potter car elle est juste à côté du stade de France, c’est pratique.
- Le petit binoclard avec son balai ? Ah non on s’en fout.
- Ya l’expo chiens et chats à la cité des sciences, même si on connaît déjà la réponse : les chats sont les meilleurs !
- C’est une expo pour les 6-12 ans, on n’est pas des gamins.
- Jean-Paul Gaultier au grand palais…
- Des fringues ? On n’est pas des gonzesses. Et si on faisait la basilique saint Denis ? C’est juste à côté aussi.
- Des tombes, ce sera gai en ce jour de fête…»
Je l’ai déjà visitée, pas passionnée (si encore c’était des momies). Mais bon : mieux vaut céder une fois : les jours suivants, on respectera mon planning, et surtout, je ne toucherai pas une casserole, je n’irai pas faire les courses, je ne mettrai même pas la table ni ne ferai la vaisselle. Ils ont aussi réparé mon verrou cassé, ma porte d’évier tombée, bricolé et installé des étagères, et même planté des fleurs.
Non mais oh, c’est qui le patron.

L’un gonfle un matelas pneumatique de 2 mètres de large.
« - T’es fou ! Comment on se déplace maintenant, tu prends toute la place ?
- Bah tu m’enjamberas…»
Je le prends au mot : le lendemain matin alors que je me lève et qu’il dort encore, je l’assomme en ouvrant la porte de l’armoire « faut bien que je prenne des vêtements !
- T’as qu’à partir bosser à poil, les clients seront contents ! »

L’autre est allongé sur un fauteuil qui se déplie entre le frigo, le placard à provisions et la porte d’entrée.
Je soulève son lit d’une main alors qu’il dort dedans, appelez-moi Hulk. Cette soudaine lévitation le réveille (étrange).
- Je prends juste le beurre dans le frigo ! il va faire frisquet sur ta tête !
- C'est ma sœur, elle bat le beurre…
Deux minutes après, je pousse son lit vers la gauche.
- Je prends juste le cacao dans le placard !
30 minutes plus tard, alors qu’il s’est rendormi :
- Euh ben en fait faudrait que tu te lèves, je peux pas ouvrir la porte d’entrée pour partir bosser ! »

C’est accueillant chez moi hein…
Habituellement le lit tient sans problème et je prépare mes affaires à l’avance pour ne déranger personne. Mais on s’est couché après le concert à 3 heures du matin passablement éméchés (j’avais perdu mes paris sur les chansons et dû leur payer des bières) et ils se sont étalés sur place « tiens je vais me poser là en diagonale, la tête dans le frigo et les pieds dans les biscottes, ça ira très bien, when you were young and your heart was an open book, you used to say, live and let rompshi (il a ronflé toute la nuit !)

Ça m’a rappelé mon enfance où on dormait à trois dans la même chambre. Ils me menaçaient « attention ! Largage de bombe atomique dans 10 secondes ! 10,9,8… » et ils m’envoyaient leurs chaussettes sales dans la gueule. Cette fois-ci, ils se baladaient en slip ou boxer devant les fenêtres grandes ouvertes de mon studio.
- Tain mais les gars, on n’est plus à la cambrousse, j’ai des voisins ! Et puis fermez la fenêtre quand je sors de la douche ! (ma douche-wc-évier fait 1 mètre de large sur 2 de long : on n’a pas la place de s’habiller à l’intérieur, ou le temps de le faire porte fermée, on transpire déjà.)

Le jour J, avant de partir pour la basilique, je vérifie d’abord sur Internet :
- Faudrait pas qu’elle soit fermée ! On ferait quoi à Saint Denis pendant 4 heures…
Après un interminable trajet d’une heure, on arrive devant ce panneau :
« La basilique est exceptionnellement fermée ce jeudi 11 juin »

Je fonce à l’office du tourisme en suivant les conseils virils de Renato dans La cage aux folles (voir quiz On connaît le film): « essaie de marcher comme John Wayne, tu descends de cheval, tu t’avances vers le saloon, tu envoies valser la porte et crac ! » :
- Votre basilique là, elle est fermée ! Pourtant j’ai regardé le site internet exprès avant pour vérifier !!
- Oui, car il ya un grand événement au stade de France et les gens venaient ici avant en restant sur place et bloquant les allées. On n’a pas eu le temps d’actualiser le site internet. »
Il était 16 heures hein. Puis Saint Denis dans la banlieue de Paris, c’est bien connu pour être un lieu hautement touristique. On était les seuls clients.
« - Ya quoi à faire dans votre bled ?
- On a un musée de l’histoire de Saint Denis…
Face à ma moue dubitative :
- Non mais vous verrez, vous serez surpris, c’est très intéressant. »       
En effet. Pour illustrer la commune de Paris et la famine qui s’ensuivit, ils exposent… un morceau de pain. Véridique. Mais aussi des « crânes de rat et de chat mangés le 18 avril 1871 » « un boulon du toit de la mairie déformé par une balle perdue ».
Ça valait le coup d’œil.

Mon frère a adoré et est resté trois heures. Il a parlé joyeusement à tous ceux qu’il croisait : les filles de l’office du tourisme « c’est pas grave, on va visiter votre belle ville ! » la femme de l’accueil du musée « le boulon déformé, c’est fascinant ! » le boulanger qui lui préparait son sandwich « on va voir McCartney ! C’est sympa saint Denis, j’étais jamais venu ! »
Pendant ces 4 jours, à part faire les repas et la vaisselle, il s’est précipité dans les bus et métros pour aider au moins six petits vieux et mères de famille à monter les marches, à traverser la rue, porter des poussettes tout en faisant risette aux gamins. Il a rigolé avec tous ses voisins dans les transports en commun. On sent que le bon samaritain n’est pas Parigot : faire la gueule dans le métro, faire semblant de pas voir les personnes âgées et les femmes enceintes pour ne pas leur céder les places assises, faire semblant de ne pas voir la misère et l’agressivité dans la rue… Au test de l'ennéagramme, il a obtenu le maximum de point pour le profil "aidant"...
J’ai fait ma parisienne de base, blasée : j’ai dédaigné le musée de banlieue ("Paris, c’est tellement mieux") et j’ai passé le plus clair de mon temps dans le jardin : déjà, j’avais remarqué une gamelle de croquettes (et qui dit croquettes, dit chat, donc autrement plus intéressant que des babioles de musées qui n’ont que 10 000 ans). Surtout, dehors, j’entendais McCartney répéter…
Demain, enfin, récit du concert !

« I hope you’re having fun ! 
Band on the run ! »

 

07/02/2012

Questions pour un champion, suite

yes men.jpgSuite du tag de Filou-Baz'art :

Si vous deveniez millionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Enfin de la bonne bouffe et pas les pauvres produits discounts d’Edmond, qui n’ont que la qualité médiocre du discount sans le prix, presque aussi élevé que les produits classiques. Depuis que la marque n’est plus affiliée au carrefour après le rond point, le magasin ressemble à un supermarché de l’ex-RDA ou d’un pays en pleine guerre : des rayons entiers sont vides. Quand le gérant trouve enfin un fournisseur, il commande un stock immense de produits, qui ne se vendent jamais complètement et sont donc bradés à l’approche de la date de péremption. Je me nourris donc beaucoup de jambon et de saucisses périmés « ne passons pas à côté des choses simples et sans goût ».
Pour les produits indispensables (comme le chocolat noir à 70%, le cacao j’enveuxhouten et l’ami du petit déjeuner) que je ne trouve pas chez Edmond, je suis obligée d’aller au magasin Fortprix, ce qui me coûte un bras. Mais j’achète tous mes fruits et légumes chez le primeur, car comme dirait Aimé, « ça ne coûte pas plus cher de bien manger » : Un chou à 1 euro 40 me nourrit une dizaine de repas, en potée, diverses soupes, salades… J’attends de retourner chez ma mère pour enfin manger de la vraie viande et du vrai poisson. J’avais commandé pour les vacances de noël une choucroute, un rôti, un coq au vin, du canard à l'orange… et des papillotes bien sûr. Je n’ai pas remangé de viande depuis noël. (à part les fameuses saucisses périmées « ne passons pas à côté des choses simples et sans goût ».)

Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
J’en vois au moins un par jour, voire deux ou trois quand je ne travaille pas. En 2011 j’en ai comptabilisé 367, et je ne compte pas les séries… (Avec des épisodes allant de 8 -Braquo- à  24 (How I met Your mother…) Depuis que je travaille, j’ai moins de temps mais toujours l’envie de regarder tous les films et documentaires, donc mon disque dur DVD est plein.
J’ai vu en dernier un film enregistré sur canal et que j’avais déjà vu au ciné, Mother de Bong Joon Ho, un de mes réalisateurs favoris (Memories of murder, The Host) et j’ai montré à mon frère une séquence du documentaire « Les yes men refont le monde »

Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
Oui, souvent, beaucoup de choses m'interpellent. Dans les Yes Men..., deux types archi culottés se font passer pour des représentants de grandes sociétés et parlent en leur nom devant les médias. L’un d’eux présente le principe du « squelette doré » : des pertes humaines qui peuvent être bénéfiques financièrement pour les sociétés bancaires. Ce faux discours était censé choquer, mais l’un des participants (qui ne savait donc pas qu’il assistait à un canular) a trouvé le principe, je cite, « rafraîchissant ».

Au travail, j'ai vu un type tenter de se faire rembourser un lit et une machine à laver  "pour améliorer les conditions de travail". On bosse dans un bureau hein. Je n'ose pas les raconter, mais dans chaque boulot j'observe toujours des anecdotes ahurissantes. C'est dommage car j'ai de quoi écrire un bouquin, je pourrai l'intituler "les tribulations d'une chômeuse intérimaire" et obtenir le même succès qu'Anna Sam, pourquoi pas ?
Sinon, à la bibliothèque, j’ai trouvé étrange que deux personnes me passent devant dans la file d’attente, comme si j’étais transparente.

Dites-nous quelque chose que nous ne savons pas ?
J’ai déjà fait deux tags sur les 7 secrets, Electra m’en demande un troisième… Je peux trouver facilement 22 secrets (j’en cache des choses !) mais des détails que je veux partager, beaucoup moins facile…

Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ?
Par exemple ça, c’est une question trop personnelle. Je pense qu’il ne faut jamais au grand jamais donner à l’avance le nom choisi pour son mioche comme je l'ai écrit en lien: on trouvera toujours quelqu’un pour critiquer, et ça gâchera le plaisir. J’ai une amie qui n’avait rien dit quand je lui avais révélé le prénom de mon neveu (très beau je trouve). Le lendemain, elle m’invite à une soirée avec ses copains, et là, alors que je ne lui en avais pas parlé, une fille soule se moque du nom. Mon "amie" avait donc colporté la nouvelle à tout le monde et s'en était moquée. Je l’ai très mal pris (intérieurement, car j’ai fait mine de ne pas entendre). Depuis, cette amie n’en est plus une (ce qui n’a pas de lien avec cette histoire, même si elle a perdu 20 points dans l’échelle de mon estime avec ses propos malheureux).

Et si c’était un garçon ?
Pareil. Enfin, il ne s’appellerait pas « pareil » hein, je répondrais juste comme la question au-dessus. Monsieur Pignon, votre prénom à vous, c’est François, c’est juste ? Eh ben lui c’est pareil, c’est Juste.

Avez-vous pensé à vivre à l’étranger ?
Mémé à l’étranger ? Mémé qui refuse de parler anglais à Londres, seule fois où je me suis risquée hors des frontières ? Alors que je me suis tâtée 20 bonnes minutes à l’idée d’aller jusqu’à la bibliothèque, à 5 minutes à pied, parce que c’était trop loin, qu’en heure de pointe il y a du monde, je n’aime pas la foule, puis il fait froid j’hiberne ? ouarf ouarf ouarf. L’idée ne m’a jamais traversée.

Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
Le Petit journal de Yann Barthès. Si je sais bien compter c'est la centième demain, j'espère un numéro spécial (pas comme le 69 annoncé des semaines à l'avance, mais où il ne se passait rien d'extravagant).  La télé est encore allumée et en ce moment passe le SAV d’Omar et Fred, émission qui s’arrête en juin.

Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Ca m’a bien amusé de le faire, et il se fait vite, ce qui me change des billets sur McCartney ou les films.

Je refile le tag à qui n’en veut.

03/02/2012

Questions pour un champion

marilyn fragments.jpg(un titre à la con)  Baz'art m'a tagguée !

Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18, écrivez la quatrième phrase:
« Le cauchemar est à présent réalité, ou vice-versa. »
Euh… Ce n’est pas un signe, hein ? Ou alors je compte la première phrase, qui commençait à la page précédente ? Ce serait alors : « Le papillon se retrouve dans la même situation que Warburg : enfermé dans une cage ».
Le livre : Fragments, les carnets de Marilyn Monroe.

Sans vérifier, devinez l’heure:
20h48
Vérifiez :    
20h53

Que portez vous ?
Comme Filou, mémé est frileuse et écolo. J’ai déjà décrit mes tenues de combats pour affronter l’hiver. Là, dans mon studio pas isolé chauffé à l’électricité, je porte deux t-shirts à manches longues, un pull à col roulé, une veste, un peignoir et un châle par-dessus. Parfois je rajoute un plaid, mais le poids des couches de vêtements me fait mal aux épaules… Véridique… j’ai aussi une couverture autour des jambes. Et je bois ma soupe maison (poireaux, carottes, navets, patates). Quand je vous dis que je suis une mémé.

Avant de répondre à ce questionnaire que regardiez-vous ?
Télérama sortir, car mon frère a trouvé que -25 degrés prévus avec les rafales de vent pour le weekend, c’était le bon moment pour venir sur Paris. Je pense lui proposer le salon « rétromobile » comme ça je pourrai m’en dispenser (j’aime pas les voitures) et continuer à hiberner.

Quel bruit entendez-vous à part celui de votre ordinateur ?
Les jeunes un peu saouls qui rigolent ou s’engueulent dans la rue comme tous les vendredis soirs (heureusement que je m’endors rarement avant 2h du mat, je déteste être réveillée). Les gens stationnent toujours sous ma fenêtre pour discuter et téléphoner, car il s’y trouve un grand bac à fleurs sur le bord duquel ils peuvent s’asseoir (et enterrer leurs clopes dans les géraniums). Je connais toute la vie sentimentale de Mohamed et sa copine, elle est palpitante.

Quand êtes-vous sorti pour la dernière fois, qu’avez vous fait ?
Mémé, sortir ? Je vous rappelle que j’hiberne jusqu’en mars. Cet aprem, mémé à son grand regret a dû aller à la pharmacie renouveler ses médicaments (ça faisait déjà un jour que je ne les prenais plus par flemme de sortir), mais c’est la peur de manquer de chocolat qui m’a décidé à affronter le froid (je me suis trompée, j’ai acheté du chocolat au lait. Comme je trouve qu’il faut en manger beaucoup pour sentir le goût, contrairement au noir 70 % de cacao dont j’ai l’habitude, ben… j’en ai déjà mangé les ¾... J’ai une réputation d’estomac sur pattes à tenir.)
Non en réalité, bonne résolution de l’année, je suis souvent sortie en janvier : 4 visites guidées dans Paris, offertes par une amie pour mon anniversaire (Paris hanté, Paris au Moyen age, le père Lachaise et les plus beaux ponts de la capitale), trois expos (Sempé, Munch et la danse à Beaubourg), un concert, le défilé du nouvel an chinois, un Grand journal. C’est fou, hein, pour une mémé ourse ? C’est pour ça qu’il neige, désolée.

Avez-vous rêvé cette nuit ?
Oui, que j’étais invitée par une famille (je ne sais pas laquelle) dans leur maison de campagne au bord de la mer. On y allait en voiture, en arrivant, je voyais l’immense ciel bleu, les falaises et les plages de galets, et je m’exclamais : « oh, déjà ! On ne met que deux heures ! Et il fait super beau ici, c’est fou ! On pourra revenir tous les week-ends c’est génial ! » Et là je me réveille. Et je me retrouve dans la grisaille parisienne où il fait -12 degrés.

Quand avez-vous ri pour la dernière fois ?
Je ne ris jamais, je suis très sérieuse comme fille, enfin voyons. En plus c’est vrai, je ne ris pas aux éclats tous les jours, je souris ou pouffe à une blague plutôt, souvent, mais un vrai rire… Dans les années 40 les gens estimaient rire une quinzaine de minutes par jour, et aujourd’hui plus qu’une seule... (Ces chiffres m’ont marquée mais ne me demandez pas d’où je les sors, ils sont déjà vieux.)

Qu’y a t il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Au dessus de ma tête, la photo d’un soleil couchant agrandie en toile, cadeau gagné chez LMO avec les billets sur mes souvenirs de vacances, écrits ici et ..
Juste à côté de l’écran d’ordi, l’autocollant du Petit Journal et l’autographe de Yann Barthès. Je n’en aurai pas demandé, peur de paraître une ridicule groupie, mais quand j’ai vu ma voisine sortir un beau carton bien préparé et quémander un petit mot, j’ai fait le mouton, j’ai sauté sur l’occasion. J’ai donc tendu le premier bout de papier tout chiffonné trouvé au fond de ma poche. Quand Yann m’a demandé « c’est pour qui ? », j’ai répondu « pour moi » au lieu de donner mon nom. (Il s’est un tantinet foutu de ma gueule, j’aime faire bonne impression).
Sur le mur opposé, on voit les reproductions de la dame à la licorne : six toiles du Moyen Age symbolisant les 5 sens, plus un sixième (mais mémé n’arrive pas à retrouver les symboles). Sur le mur de côté, une tenture d’Amano. Sur ma porte, un calendrier de Klimt. Mes murs ne sont pas trop chargés pour ne pas étouffer le studio qui est déjà bien petit.

Et vous, qu'auriez-vous répondu ? Suite bientôt

12/01/2012

Portrait chinois (suite)

suisse-lac-montagne.jpg8. Si j'étais un pays :
Mémé ne quitte pas son patelin enfin voyons, jamais pris l’avion, cet engin de malheur qui vole sans battre les ailes. Mais j’ai souvent été en Suisse car mon frère habitait près de la frontière. J’ai de très bons souvenirs de l’immense rayon chocolat des supermarchés Migros. Les Suisses ne sont pas les derniers en fromage non plus (la tomme vaudoise, le vacherin, la raclette…) (j’arrête là avant d’être frustrée de ne pas en avoir sous la main).
Les paysages suisses sont splendides, j’adore la montagne, et là-bas elle se conjugue avec le lac Léman…

9. Si j'étais une ville :
Lyon, enfin. Pour les mêmes raisons que la Suisse, je trouve sinon qu’Annecy est une ville magnifique (elle possède également un super glacier artisanal qui propose d’immenses boules de sorbets et… non j’arrête là, c’est trop dur).

10. Si j’étais une friandise :
J’en ai déjà parlé, je déteste les bonbons. Sinon, du chocolat, une papillote de Lyon bien sûr. Mon frère m’en avait ramené pour le concert de Macca en 2009 : il avait débarqué à mon travail pour prendre les clés de chez moi, et accessoirement m’apporter 6 paquets de papillotes (4 kg). Que je n’ai pas partagés avec mes collègues bien entendu, les papillotes, ça se mérite, seuls les privilégiés y ont droit.
Pour le concert de cette année, rebelote, mais mon frère ne m’a apporté qu’un seul paquet. C’est la crise. En fait j’en avais commandé un autre, le spécial saveur noël, au chocolat à la cannelle et aux épices, mais ma mère s’est trompée et m’a acheté saveur Provence, au nougat (j’aime pas) pâte d’amande (beurk) chocolat blanc (sacrilège). Je ne vous raconte pas le drame. Survivre un mois avec un seul paquet de papillotes. Je n’ai partagé mon précieux trésor qu’avec une seule amie triée sur le volet. En 2011 j’ai réussi à faire durer mes 4 kg de papillotes jusqu’en mars, j’espère réitérer cet exploit.

11. Si j’étais un péché capital :
Euh… ce n’est pas évident ? L’estomac sur pattes choisit la gourmandise bien sûr.

12. Si j’étais une matière à l’école :
Le français, seule matière qui m’intéressait avec l’histoire. Le sport à l’école m’a traumatisée (J’ai raconté ici).

13. Si j'étais un sport :
Je détestais le sport à l’école, mais j’aime en faire seule ou avec un ami, en papotant. J’adore le badminton, taper comme une folle dans le volant et le voir monter très haut dans le ciel. Je suis aussi très forte en ping-pong et je déteste perdre (la seule fois où un type m’a battue, je n’ai plus retouché une raquette pendant trois ans).

14. Si j'étais une marque de vêtements :
Je fais attention depuis toujours à ne pas porter de marques. Ce n’est même pas ma famille qui m’a influencée, j’ai trouvé ça toute seule. J’estimais mes camarades complètement crétins de seriner leurs parents pour avoir les dernières baskets nique ta reum à la mode. A l’adolescence, tous les ados se damnaient pour avoir une paire de docteur Martin. Au final, ils étaient tous sapés à l’identique, c’était risible. Ils chouinaient quand les godasses se trouaient irrémédiablement au bout d’un certain temps. J’ai acheté une imitation à 123 francs en 1998, elle est toujours impeccable, « inusable » comme dit ma mère. Je la mets encore à la cambrousse. La lecture de No logo de Naomi klein a renforcé mon idée de ne pas acheter de marques.

15. Si j'étais un parfum :
Comme je l’ai déjà écrit, je n’ai jamais porté de parfum, l’odeur me donne systématiquement mal à la tête. A la limite, je tolère les parfums pour hommes, mais ceux pour femmes sont souvent trop sucrés. Et les plus connus, les n° trucs par ex…une horreur.

amour-cage-fleur.jpg16. Si j'étais une couleur :
L’orange, même si je ne porte jamais cette couleur. (J’aurais l’impression d’être un plot de sécurité ambulant). Ma mère m’a composé à noël dernier un vase avec des fleurs de lanterne, (ou amour en cage) mes fleurs préférées pour leur couleur. J’aime les contempler, comme les feux de cheminée, fascinants. L’orange offre un parfait mélange entre le jaune, le soleil rayonnant, et le rouge de la passion. On dit que c’est la couleur des épicuriens, de l’énergie et de la créativité. En majorité les gens préfèrent le bleu, couleur apaisante, à l’inverse l’orange pour moi est stimulant. Dans mon studio, le mobilier, la vaisselle et la déco sont rouges, orange ou en bois clair.

17. Si j'étais un moyen de communication :
Le pigeon voyageur. Non, le SMS. Comme j’ai toujours peur de déranger en téléphonant (tomber au mauvais moment ou passer trop de temps à parler car je suis un tantinet bavarde) je préfère envoyer des textos. Les gens ne sont pas obligés d’y répondre. Ce qui me coupe paradoxalement du monde : certaines personnes, je ne les ai jamais appelées…

18. Si j'étais un personnage de Harry Potter :
Sûrement pas Hermione, trop sûre d’elle et donneuse de leçons. Ron peut-être, réservé et pudique, (par ex il ne veut pas avouer ses sentiments pour Hermione et la rabroue). il se montre parfois colérique et impulsif, il reste dans l’ombre du héros et de ses frères, plus talentueux que lui…

Si elles ne l’ont pas déjà fait, je refile le tag à Le chat masqué, Electra, Gribouillette, Lalydo,  et M*… S’il vous intéresse, n’hésitez pas à me prévenir.

10/01/2012

Portrait chinois

capitaine haddock.gifThé citron m’a taguée ! 
1. Si j'étais un personnage de dessin animé :
En BD, j’aurais dit Gaston Lagaffe (mon surnom est Gastonne). Je dis toujours M'enfin, j'ai deux mains gauches, je suis toujours dans la lune, je m'endors n'importe où, je suis l'amie des bêtes, etc. J’ai joué récemment avec des gosses au « je te mets un nom sur le front et tu dois deviner qui tu es ». Ils étaient très fiers de leur trouvaille : « c’est tout à fait toi ! » J’étais le capitaine Haddock. Certainement parce que je peste facilement (je m’étais déjà comparée à Donald).

2. Si j'étais un film :
Beaucoup trop difficile comme question, il y en a tellement. Coup de tête peut-être ? Je rêve de faire un jour comme l’anti-héros : réunir à un banquet solennel tous les gens qui l’ont emmerdé dans sa vie et leur dire : « Je lève mon verre à la plus formidable bande de salopards que j’ai jamais rencontrée. Je lève mon verre au tas d’ordures qui m’entoure… et ya de quoi remplir une sacrée poubelle ! »

3. Si j'étais une époque :
Mémé radio Nostalgie fana de Beatles choisirait les années 60 bien sûr. J’aurais tenté de rencontrer McCartney quand il était encore le Beatle mignon (aaah, cette vidéo où il joue Hey Jude, les premières images en gros plan, qu'est ce qu'il est chou, hiii avec ses grands yeux verts innocents... non ?) Mon oncle est allé au premier concert des Beatles en France à l’Olympia en 1964. A cette époque j’aurais aussi sûrement trouvé du travail plus facilement dans la branche qui m’intéressait, au lieu d’obtenir de temps en temps des boulots merdiques.

4. Si j'étais un vêtement :
Mémé déteste le shopping. Le dernier vêtement acheté remonte à plus d’un an. Des chaussures, des années… Je dirai le maillot de corps blanc, sur lequel était inscrit mon nom avec une étiquette derrière le col (pour que l'habit ne se perde pas dans les voyages scolaires, parmi les pires souvenirs de ma vie).
Puis la présentatrice de Sam dynamite en portait souvent, alors je pouvais faire comme elle devant ma télé (et ma poignée de corde à sauter en guise de micro). Sam dynamite ! Qui s’en souvient ? Denver, le dernier dinosaure ! C’est mon ami et bien plus encore ! Bon, la fille n’a pas de tricot de corps blanc dans le générique, mais je vous assure qu’elle en mettait. J’en possède encore une douzaine, pratiques et chauds à mettre sous les pulls. (Mais mon nom n’est plus inscrit dessus quand même)

5. Si j'étais une chanson :
Sans trop réfléchir, je dirais I’m only sleeping, qui est pourtant une chanson de Lennon. Eh oui. (Macca n’a jamais été très doué pour les paroles mais plutôt pour les mélodies).
Keeping an eye on the world going by my window
Taking my time
Lying there and staring at the ceiling
Waiting for a sleepy feeling...
Please, don't spoil my day, I'm miles away
And after all, I'm only sleeping…

Sinon, peut-être Sous quelle étoile suis-je né de Michel Polnareff ? (D’autres chansons correspondent certainement mieux)
Sous quelle étoile suis-je né,
J’en suis encore à me le demander
Je chercherai, peut-être encore
Lorsque sonnera l’heure de ma mort

Ai-je choisi le bon sentier ?
J’en suis encore à me le demander
Je voudrais ne pas regretter
Lorsque sonnera l’heure de ma mort

Sur l’amour, sur l’amitié
Mon avis n’aura t’il pas changé ?
Seront-ils à mon chevet
Lorsque sonnera l’heure de ma mort

6. Si j'étais un moyen de transport :
Enfant j’étais fascinée par un dessin animé, diffusé peu de temps et dont je ne parviens pas à retrouver le nom. L’héroïne pouvait se rendre instantanément où elle voulait en criant « Télétransportation ! » Si quelqu’un se souvient de ce manga qu’il me fasse signe.
Sinon, comme Filou, je dirais le train, surtout le TGV. J’adore me poser pour lire, alors qu’en voiture le mal de tête survient en 1 km. Puis je suis écolo, je déteste les bagnoles, j’ai peur depuis l’enfance d’avoir un accident, surtout que des personnes sont mortes ainsi autour de moi (enfin, pas très proches non plus). Je refuse catégoriquement de passer mon permis. Puis comme chante Joe, à Paris en vélo, on dépasse les autos.
 
7.  Si j'étais une émission télé :
Le Petit Journal de Papillote, euh, Yann Barthès ? J’ai déjà réussi à lui piquer son fauteuil, je lui prendrais bien sa place comme dirait Nagui. (Nan, Yannounet est irremplaçable, mais pour faire quelques sketches avec Eric et Quentin… je les trouve de plus en plus en dessous de la ceinture, je tenterai de relever le niveau.)

Suite demain

Et vous, qu'auriez-vous répondu ?

 

05/01/2012

Bref, je suis hypocondriaque

bref hypocondriaque.pngUn sketch de Bref explique :
Pour reconnaître un hypocondriaque, il suffit de lui dire :
« -T’es vraiment hypocondriaque
- Non, je fais juste attention. »

Je persiste à dire qu’il est normal de se laver les mains avant manger et après les toilettes (je ne sais plus quel lecteur avait rigolé un jour ici : « se laver les mains comme les enfants ! »).

Comme Kyan Khojandi, je connais mon numéro de sécu par cœur, depuis mes 15 ans environ... Je pensais que c’était normal, comme celui d’une carte bancaire ou d’un compte postal ? De même, « quand un type éternue, je le hais ». J’aurais volontiers poussé hors de la rame hier pour qu’il s’écrase sous le métro le porc mec qui m’a éternué dessus 3 fois de suite sans même mettre la main devant sa bouche ni s’excuser. Même si en hiver, pour éviter de recevoir et respirer tous ces microbes qui circulent, je me couvre le visage de mon écharpe (on a l’impression que je vais braquer une banque car seuls les yeux dépassent) (en même temps braquer une banque avec une écharpe à majorité rose et multicolore, ce n’est pas crédible) (modèle unique au monde, c’est ma môman, qui l’a faite) (je porte aussi un magnifique béret avec un chat dessus) (je me demande encore pourquoi on pense que j’ai 15 ans en me voyant).

C’est sans doute grâce à ces principes que malgré mes multiples bobos là (des maladies qui ne s’attrapent pas par contagion) je connais rarement les joies de la grippe, gastro et toutes leur petites copines.
Je ne suis donc pas hypocondriaque, juste prévoyante. Comme Bref, « quand j’ai un doute, je vérifie sur un forum. Généralement, après les avoir consultés, je suis sûr d’avoir une maladie orpheline. J’ai d’ailleurs toujours deux symptômes sur trois. » Et justement, sur Msn, un article m’a fait frémir !
 « Ce que révèle votre visage de votre santé ». « En effet, ces petits désagréments que l'on considère souvent comme bénins peuvent parfois être révélateurs de troubles beaucoup plus graves. (à prononcer avec la voix de Dark Vador). Voici un guide qui vous aidera à déceler quelques indices la prochaine fois que vous vous regarderez dans le miroir ! »
Mais ça va pas d'écrire sur des sujets pareils ! Ils veulent m'achever ou quoi ? Comme je ne veux pas le subir seule, je vous fait partager l'article sadique...
J’ai déjà deux maladies avérées sur les 10 répertoriées (et effectivement, comme les symptômes paraissent anodins, j’ai mis plusieurs mois à m’en apercevoir) il ne m’en fallait pas plus pour imaginer subir les autres…
Suite demain

et vous, êtes-vous hypocondriaque ?