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09/06/2015

Valley of love avec Depardieu et Huppert : places de cinéma à gagner

valley of love.jpgIsabelle et Gérard se rendent à un étrange rendez-vous dans la Vallée de la mort, en Californie. Ils ne se sont pas revus depuis des années et répondent à une invitation de leur fils Michael, photographe, qu'ils ont reçue après son suicide, 6 mois auparavant. Malgré l'absurdité de la situation, ils décident de suivre le programme initiatique imaginé par Michael...
« Je te demande d’être présente dans La Vallée de la Mort le 12 novembre 2014. Tous les deux, oui tu as bien lu, toi et papa. Tu pourrais croire à une mauvaise blague mais je te jure que c’est la vérité. Et c’est ma seule chance de revenir, c’est le CONTRAT. Il y a un planning des endroits où vous devez aller, le jour précis et les horaires où vous devez m’attendre car je vais revenir, pour peu de temps mais je serai là. Et je vous verrai. » Voir la bande annonce de VALLEY OF LOVE ici en lien.

Deux personnages qui portent les mêmes prénoms que les acteurs, deux monstres sacrés du cinéma français : Isabelle Huppert et Gérard Depardieu. Ce dernier qui a perdu son fils, qui se prénomme Guillaume, comme le réalisateur du film. Guillaume Nicloux a sensiblement le même âge qu’aurait eu le fils de Depardieu. Des personnages qui se retrouvent 30 ans après leur divorce, comme les deux acteurs rejouant ensemble pour la première fois depuis Loulou, qui date de 1980, où ils étaient amants et se séparaient. Loulou, un film réalisé par Maurice Pialat, dont la veuve produit le film de Guillaume Nicloux. Autant de coïncidences troublantes qui donnent envie de voir le film.

Le dossier de presse ose poser directement la question à Isabelle Huppert :
« Ce deuil, Gérard Depardieu l’a vécu dans sa vie réelle. Comment ce drame résonnait-il sur le tournage ?
- On n’en a pas vraiment parlé. Cette tragédie était (…) présente, bien sûr, chez Gérard, mais à un endroit si secret en lui que je n’y avais pas accès. Ou il ne faisait rien pour. »

Il demande moins frontalement à Gérard Depardieu :
« Beaucoup de gens vont penser en voyant ce film… Toi, un cinéaste qui se prénomme Guillaume, le scénario…
- C’est fortuit et en même temps Guillaume le dit très bien. C’est fortuit et ce n’est pas fortuit puisque c’est arrivé.
- C’est quand même un fils qui appelle son père par-delà la mort. Il y a quelque chose de l’ordre de la spiritualité.
- Mais moi je ne fais que des choses spirituelles. La seule chose qui n’est pas spirituelle c’est ce que je vois de mon quotidien, et ce qu’il m’arrive parfois de commenter, pas maladroitement, mais volontairement, parce que j’ai envie d’être volontairement grossier. L’humanité de maintenant est grossière. Donc il n’y a rien à dire, et il n’y a que ça qui m’intéresse. »

valley of love paysage.jpgSacré Gégé, toujours aussi compliqué, peu loquace. Vous avez vu d’ailleurs à son sujet l’excellent documentaire du psychanalyste Gérard Miller ? « Gérard Depardieu, l’homme dont le père ne parlait pas ». On voit qu’il reproduit le schéma… On sent qu’il ne faut pas trop le chercher :

« Dans la lettre du fils (…) de toi, il dit « alcoolique et coléreux »
- Alcoolique et coléreux comme le sont tous les alcooliques. Et en fait, tous les coléreux ne sont pas des alcooliques. Un alcoolique, c’est quelqu’un qui, à cinq heures commence son petit gin, et qui attend huit heures pour essayer de se persuader qu’il est à l’aise. Et puis après, il continue. Mais un alcoolique c’est le contraire de moi. Moi je suis colérique, tonitruant, vivant, chiant, mais innocent. Complètement innocent et intéressé par la vie. »

« Certains vont dire : c’est Loulou 35 ans après. Peut-être aussi Nous ne vieillirons pas ensemble, mais sur le mode « Nous vieillirons ensemble ». Ce que l’on voit dans le film c’est un couple.
- C’est toi qui le dis. Moi je ne vois pas ça, je ne vois pas Loulou, je ne vois pas de références.
- Quand tu lui dis dans le film « Tu te souviens la première fois, quand on est montés à l’hôtel », c’est exactement ce que l’on voit dans Loulou.
- Non. »

Quel rigolo ce Gégé, allez reprends un petit coup de pinard, ça ira mieux. Quant à Nous ne vieillirons pas ensemble, avec Jean Yanne, autre bourru du cinéma français, il reste sans doute mon Pialat préféré.
De Guillaume Nicloux, le film qui retient mes faveurs est La religieuse, adaptation de Diderot, avec déjà Isabelle Huppert. Il est aussi l’auteur d’un film au genre très différent, polar comique : Le poulpe.
Isabelle Huppert, malgré son air pimbêche et sa froideur, je l’apprécie car elle a joué de grands rôles : Madame Bovary, Violette Nozière, puis dans Coup de torchon, La porte du paradis
Notre Gégé(inter)national, on peut en parler des heures : les films de Blier, Tenue de soirée, Préparez vos mouchoirs, les comédies de Veber, La chèvre ; Cyrano de Bergerac ou Le retour de Martin Guerre

J’ai donc hâte de voir ces deux monuments du cinéma français se retrouver dans la vallée de la mort, un lieu magnifique et très cinématographique.

J’ai la chance grâce à LE PACTE de vous faire gagner 5X2 places pour le film VALLEY OF LOVE. Pour cela, répondez à ces deux questions :
- A part Valley of love, citez un autre film dans lequel Gérard Depardieu et Isabelle Huppert ont déjà joué ensemble (il en existe deux autres)
- Citez un autre film réalisé par Guillaume Nicloux.

Envoyez vos réponses avec vos noms et coordonnées postales par le lien « me contacter » sous la photo du chat noir. Vous avez jusqu’au mercredi 17 juin 20 heures, jour de la sortie du film. Jeu qui se limite à la France métropolitaine.

A vous de jouer !

 

07/06/2015

Quiz on connaît le film, papillotes à gagner : les résultats

michel blanc téléphone maison.jpgJe parle toujours de mes papillotes en chocolat hein, pas de moi. Ni de mon chat (quoique, me débarrasser du panda obèse…)
Un jeu qui date du… 4 janvier. Pour gagner des chocolats de noël. Ça valait le coup d’attendre. Plus c’est long, plus c’est bon, non ?
Comme vous le savez, j’ai toujours des papillotes dans ma poche, mais je ne les donne pas à n’importe qui. Il faut les mériter. Il faut bien connaître la Papillote pour recevoir les papillotes. Je vous avais donc concocté un quiz 100 % (radotage) papillotien, avec mes films et auteurs comiques français préférés. Pourtant vous n’avez pas été aussi nombreux que prévu (comment ?! elles ne vous plaisent pas mes papillotes ? Ce cadeau pourtant inestimable, hautement symbolique ?!) Le jeu était sans doute trop long (10 questions mais 3 pages à lire, faut être motivé). Puis tout le monde n’est pas comme mémé intello à connaître par cœur les films de Belmondo. Le magnifique n’a pourtant que… 42 ans, et il est toujours d’actualité puisque OSS 117 s’en inspire, peuh.

Un jeu entièrement inventé et sponsorisé par moi-même. Je ne peux résister à l’envie de rajouter des répliques (le quiz n’est pas assez long) donc je publierai les résultats en deux fois (vous n’êtes plus à une semaine près). Comme je suis vraiment trop cool, j’ai mis en lien les extraits cultes (il m’a fallu beaucoup de temps pour les trouver, alors regardez-les !)

1 ) De quel film ces répliques sont-elles extraites :

« Est-ce que je pourrai dormir chez toi ce soir… j’ai perdu ma mère ce matin.
- Elle est morte ?
- Non non, je l’ai perdue, c’est-à-dire que je l’ai perdue quoi, elle était là et pouf pouf, je l’ai perdue… Mais mon chien est mort par contre. Alors, si je pouvais dormir chez toi, tu vois, juste pour avoir une présence, un compagnon, pour pas être seul…
- Ça fait trois fois qu’il est mort ton chien.
- Oui mais il a beaucoup souffert ! »

- « Parlez-moi de vous plutôt. »

- « Il ne peut plus rien nous arriver d’affreux maintenant ! »

Réponse : - « Je crois que nous avons affaire à un serial killer. » 
Il s’agit évidemment du film Red is dead, euh pardon, de La cité de la peur, une comédie familiale de Les nuls, sortie en 1994 (déjà !)

2 ) Dans quel film avec Louis De Funès entend-on cette réplique : « En tout cas on ne va pas moisir ici. J’ai un petit plan pour tous nous évader… Nous rentrons à Madrid, nous conspirons, le roi répudie la reine, la vieille épouse le perroquet, César devient roi, je l’épouse et me voilà reine ! »

a) La grande vadrouille
b) Les grandes vacances
c) La folie des grandeurs
d) Les grandes espérances

Réponse : La folie des grandeurs, un film d’actualité en ce mois de déclaration des impôts… « Cette année la récolte a été très mauvaise, alors il va falloir payer le double !  C'est normal, les pauvres c'est fait pour être très pauvres, et les riches, très riches ! »

Je vous rajoute la scène qui me pliait de rire quand j’avais 10 ans (et comme j’ai toujours 10 ans…) : la déclaration d’amour cachée derrière le buisson. Evidemment il faut la regarder pour comprendre les malentendus et gags visuels, avec la sublime (hum) Alice Sapritch. Cette actrice m’épatait : elle devait avoir beaucoup d’humour pour accepter de se moquer de son physique quelque peu ingrat :
« - ah madame il faut que je vous le dise, je vous aime. Vous êtes si belle, si rayonnante, si lumineuse… Je vous désire depuis des mois. C’est pas que vous le fassiez exprès, mais vous êtes si aguichante avec vos yeux mutins et vos petits pieds. Oh, mais vous pleurez madame !
- César, je serai à vous corps et âme, voici ma main. (le chien la mord) Petit sauvage ! »

Le film est librement inspiré de Ruy Blas de Victor Hugo. A l’origine, le réalisateur Gérard Oury voulait renouveler le succès du Corniaud et de La grande vadrouille en reprenant le même duo d’acteurs, mais Bourvil est décédé juste avant le tournage (1970). La musique est excellente, signée par mon chouchou Michel Polnareff. J’adore le « thème d’amour » en lien, mais tout l’album est super, comme le western, musique principale. 

- J’adore également le film Les grandes vacances avec De Funès, et sa bande originale qui met de bonne humeur.
- Les grandes espérances est un roman de Charles Dickens et un film de David Lean, donc le contraire d’une comédie !

3 ) Associez la bonne réplique au film correspondant, joué par Michel Blanc :

A) « Toi et moi, on a un peu le même problème, c’est à dire qu’on ne peut pas vraiment miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c’est : « oublie que t’as aucune chance, vas-y, fonce. On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher »
B) « J’ai eu une rupture. J’ai vécu avec une femme et puis au bout de 48 heures elle a décidé qu’on se séparerait d’un commun accord, alors j’ai pas bien supporté. J’ai même essayé de me suicider. On n’est jamais très original dans ces moments-là. J’ai mis l’adagio d’Albinoni, j’ai avalé deux tubes de laxatif et puis hop. J’ai perdu 16 kilos et ma moquette. Depuis je m’en suis jamais remis tout à fait. Surtout du point de vue digestif, c’est plus comme avant. »
C) « T’as fermé la porte ? Parce que j’ai été attaqué par des renards tout à l’heure (…) J’ai dû mal à parler parce que j’ai les dents qui poussent. »
D) « Sur les bords, au milieu, c’est vrai que je crains un peu » 

a) Les bronzés
b) Les bronzés font du ski
c) Viens chez moi, j’habite chez une copine
d) Marche à l’ombre

Réponses : A)b 
B)a. Jean-Claude Dusse, avec un d comme Dusse.
C)d, Marche à l’ombre, un film réalisé par Michel Blanc lui-même en 1984, reprenant en titre la fameuse chanson de Renaud :
Avant qu'il ait pu dire un mot,
j'ai chopé l'mec par l'paletot 
et j’lui ai dit : « Toi tu m'fous les glandes, 
pi t'as rien à foutre dans mon monde,
arrache-toi d'là, t'es pas d'ma bande
casse toi, tu pues, et marche à l'ombre ! »

D)c, un film de Patrice Leconte de 1981, qui reprend aussi pour titre une chanson de Renaud. La citation en est extraite : 
J'ai le cœur comme une éponge 
Spéciale pour filles en pleurs 
Heureusement parce que ma tronche
C'est pas vraiment une fleur…

4 ) Tous ces films ont le même scénariste. Qui est-il ?

- Les compères
- L’emmerdeur
- La cage aux folles
- La chèvre

Réponse : Francis Veber, ce génie de la comédie. Il joue souvent sur l’association de deux personnages contraires, un gaffeur frêle rêveur et sympathique (Pierre Richard, Jacques Brel, Papillote…) et un costaud cartésien antipathique (Depardieu, Lino Ventura).
- Dans Les compères, un adolescent fait une fugue. Pour le retrouver, la mère déclare à ses deux anciens amants que l’un d’eux est le père du gosse. Les compères Depardieu et Pierre Richard partent à sa recherche…
Par exemple la scène en lien du « il m’a foutu un coup de boule ? » et l’explication qui n’en est pas une : 
« Tu l’as plaqué il a pas compris, alors tu vas mettre les choses au point une bonne fois pour toutes.
- Je veux plus te voir, m’en veux pas c’est comme ça, c’est fini nous deux
En effet, quelle bonne explication ! Là il a bien compris qu’elle le larguait comme une vieille chaussette, sauf qu’il ne sait pas pourquoi !

- Dans La chèvre, on retrouve le même duo d’acteurs. Cette fois-ci le gaffeur Pierre Richard sert de « chèvre » pour retrouver la fille de son PDG aussi malchanceuse que lui, en espérant qu’il tombe dans les mêmes pièges.
« Vous m’avez traité d’abruti ? Je pratique les arts martiaux. La première chose qu’on nous apprend, c’est le contrôle. Un type me traite d’abruti, je ne cogne pas, je le regarde et je m’en vais.
- Eh ben tire-toi alors
- Vous avez de la chance
- Gros connard
- Vous avez de la chance… (il s’en va) pfouhh… Je suis arrivé à un contrôle total. Pardonnez-moi cette démonstration de force, mais j’ai horreur qu’on me marche sur les pieds »

- Dans L’emmerdeur, Jacques Brel tente de se suicider dans un hôtel, car sa femme l’a quitté pour son médecin. Son voisin de chambre, Lino Ventura, tueur à gages, le sauve malgré lui. Dès lors, le dépressif suit le tueur comme un boulet et l’empêche de mener à « bien » sa mission en enchaînant les catastrophes…
« Elle allait le voir tous les jours. Elle s'allongeait sur le divan. Normalement il aurait dû rester dans son fauteuil, lui. C'est toujours comme ça : le malade est sur le divan, et le psychiatre est à côté dans son fauteuil. Il pose des questions, il prend des notes. Et bien là pas du tout ! Hop, tout le monde sur le divan ! Et moi, je payais 60 francs de l'heure. »

« Ce qu'il lui faut, c'est un peu de chaleur humaine. Je m'en occupe. »

- Dans La cage aux folles, Renato et Albin (Michel Serrault) forment un couple d’homosexuels tenant une boîte de travestis. Le fils de Renato doit se marier avec la fille d’un député membre d’un parti très conservateur « union pour l’ordre moral ». Pour ne pas choquer ses futurs beaux-parents, le fils demande à son père de faire semblant d’être marié à une femme… "essayons de le viriliser un peu" :
« J’ai cassé ma biscotte ! »
« Essaie de marcher comme John Wayne, tu descends de cheval, tu t’avances vers le saloon, tu envoies valser la porte et crac ! »

Alors, vous aviez trouvé ? Suite des résultats la semaine prochaine, vous pouvez toujours vous amuser à répondre ici en attendant. 

 

10/05/2015

Connasse, princesse des cœurs

cinéma, cinéma françaisC’est pas moi hein. Mais je veux bien être princesse de vos cœurs par contre.
Petite pensée pour les caissières des cinémas qui doivent alors l’impression de se faire insulter à longueur de journée depuis la sortie du film... Voir bande annonce en lien.

Je connais Camille Cottin depuis ses rôles dans Les comédies Les gazelles et Toute première fois. Cette dernière est aussi réalisée par Noémie Saglio, auteure de Connasse princesse des cœurs. Dans ce film, l’actrice reprend le même principe que ses sketchs diffusés sur Canal+ : des séquences en caméra cachée où elle se montre odieuse et sans gêne avec des inconnus. Par exemple ici dans le métro: lire par-dessus l’épaule d’une femme et tourner les pages de son livre, demander à quelqu’un qui est assis de prendre sa place « sinon je suis debout » ou mettre du déo sous l’aisselle d’un gars !

Je reste hilare devant son audace, mais aussi très gênée : « c’est pas vrai, elle n’a pas osé ! Elle est folle ! » La moitié du temps je détourne la tête de l’écran, ou mets la main sur la bouche, pour cacher à la fois mon sourire et mon désarroi.
Camille Cottin nous bouscule pour notre plus grand bien. À travers la comédie et la provocation qui semble gratuite, mine de rien, elle dénonce et appuie là où ça fait mal. On pense : « est-ce que moi aussi j’ai été comme ça une fois ? Quelle horreur ! » Elle nous faire rire de nos pires travers.

Dans Connasse princesse des cœurs, Camille Cottin incarne comme à son habitude une Parisienne exécrable, qui pense que tout lui est dû et que le monde entier est à son service. Elle veut connaître la gloire et surtout être riche. Un notaire lui explique dans une séquence délirante qu’elle ne peut pas de son vivant hériter entièrement de sa mère. Elle passe alors en revue qui elle doit épouser pour parvenir à ses fins. Un banquier ? Oui mais il finira en prison. Un footballeur ? Oui mais il sentira la transpiration. Elle trouve la solution : une tête couronnée ! C’est parti pour l’Angleterre afin de rencontrer le prince Harry…
Le début est absolument hilarant : la séquence chez le notaire, dans les pharmacies et sur le pont de L’alma pour parler à Lady Di…

Mais en adaptant au cinéma un format court, le film aligne les sketchs, plus ou moins pertinents (le meilleur : le vol du chien !) On s’habitue vite aux outrances de la comédienne et le film commence à tourner en rond au bout d’une heure. J’ai trouvé la fin un peu bâclée et décevante : comment ça, elle ne se marie pas avec le prince Harry finalement ? J’apprends en plus qu'il cherche à se caser pour avoir des enfants. Je suis sûre que Connasse, avec sa grande douceur, sera une mère parfaite ! 

Conscient des défauts du format long, le film a l’intelligence de durer seulement une heure 20 et se suit vraiment avec un grand plaisir. J’ai beaucoup ri. J’ai apprécié la séquence finale où elle se pose dans un parc anglais afin d’exhorter la foule à la rébellion et à être elle-même. Cela montre que le film n’est pas seulement une suite de sketchs un peu vaine, mais est aussi porteur d’un message sous-jacent : il faut oser ! Oui mais pas n’importe quoi, comme Connasse !

Et vous, avez-vous apprécié ce film ?

 

08/04/2015

Les films coups de cœur et les navets du mois

lunchbox.jpgCoups de cœur Canal + :

- The lunchbox de Ritesh Batra

A Bombay, un employé de bureau taciturne depuis la mort de sa femme, reçoit par erreur le repas d’un autre, confectionné par une épouse délaissée. Les deux âmes solitaires et résignées correspondent par petits papiers placés dans la gamelle. Ils vont peu à peu reprendre espoir et s’ouvrir. Un joli film.

- Tel père, tel fils de Hirokazu Koreeda

Deux enfants ont été échangés à la naissance. L’un vit dans une famille aisée dont le père est absent et trop exigeant, l’autre avec des personnes modestes mais chaleureuses. Le même scénario que La vie est un long fleuve tranquille, mais pas du tout le même traitement ! Dans ce drame, il paraît évident aux protagonistes japonais que les enfants doivent retourner dans leur famille originelle. Car ce qui compte, c’est le lien du sang. On arrache donc à leur foyer sans aucune explication (!) des mômes de 6 ans déjà (!), pour les emmener dans une nouvelle famille inconnue. Les parents, enfin ceux qui ont élevé pendant six ans des mioches qui ne sont pas les leurs, n’ont pas l’air chagriné plus que ça… C’est moi où ils sont tarés ? T’as élevé un gosse en pensant que c’était le tien, ben tu l’aimes et tu le gardes ! mais en lui laissant fréquenter ses vrais parents évidemment, le gamin aura deux familles comme ça, tout bénef.

Navet Canal + :

- Le cœur des hommes 3 de Marc Esposito

Le cœur sec des beaufs misogynes. Consternant, je n’ai pas tenu jusqu’à la fin.

Et vous, appréciez-vous ces films ?

 

 

07/04/2015

Les films du mois : Les nouveaux sauvages, Toute première fois...

toute première fois.jpg(mémé et son éternel train de retard n'ose pas préciser de quel mois il s'agit)

Coup de cœur :

- Les nouveaux sauvages de Damian Szifron 

Le meilleur film depuis le début de l’année. Des sketchs qui rappellent les grandes heures de la comédie italienne, comme Les monstres de Dino Risi : mordant, noir, mais tellement jouissif et tellement vrai ! Qui n’a jamais eu envie de se venger des humiliations et injustices subies : d'un fonctionnement administratif retors, d'un chauffard, d'un mari volage… Ici, les personnages pètent les plombs et osent tout ! Une vraie catharsis. A travers la comédie parfois grossière, Les nouveaux sauvages présente un état des lieux précis et alarmant de la société actuelle : le stress permanent, le mépris, l’individualisme, les inégalités. Surtout à travers l’histoire du riche patron qui veut préserver son image en faisant endosser son crime à son pauvre employé, en échange d’une forte somme d’argent… Les meilleurs sketchs selon moi sont celui des hommes sur la route « Je pense que nous avons affaire à un crime passionnel » et le premier dans l'avion. A mon avis, le pilote de l’A320 a dû voir cette séquence… Un film à ne pas rater. Voir la super bande annonce en lien.

- Toute première fois de Noémie Saglio 

Jérémie (Pio Marmaï ) est en couple depuis 10 ans avec un homme qu’il va épouser. Mais il tombe amoureux d’une magnifique Suédoise. C’est sa toute première fois avec une femme… Le scénario peut paraître léger et surtout impossible (selon mon collègue gay, on ne change pas d’orientation sexuelle si facilement !) mais les situations et dialogues sont vraiment drôles. Les acteurs sont parfaits, avec en tête Camille Cottin, la « connasse » de Canal+, bientôt en salles pour se marier avec le prince Harry, dans un film de la même réalisatrice. Chansonnite aiguë oblige : Toute première fois, toute toute première fois ♪♫

- Papa ou maman de Martin Bourboulon
Voir mon billet en lien.

- The voices de Marjane Satrapi

J’ai adoré Persépolis du même auteur, qui racontait sa jeunesse. Ici, rien à voir, Satrapi a accepté une commande. Un homme en apparence gentil et simple est en fait schizophrène. Il croit que son chat lui parle et lui dicte le meurtre des filles qui l’attire. Le scénario, original, promettait (un chat qui parle !) mais le film oscille entre comédie et gore, et je trouve le mélange hasardeux.  Il est difficile de rire avec un serial killer qui découpe les femmes…

- It follows de David Robert Mitchell

La critique le vendait comme un film absolument terrifiant, un chef-d’œuvre. J’ai donc payé ma place (pour une fois !) et payé une autre (en plus !) pour ne pas y aller seule, histoire d’avoir une épaule réconfortante en cas de scène trop difficile à supporter. Mais tout est suggéré, on ne voit rien. J’ai pourtant beaucoup d’imagination, mais je n’ai pas tremblé devant cette histoire d’adolescente poursuivie par une sorte de fantôme zombie qu’elle est la seule à voir. Le mal se répand en fait par relation sexuelle, chaque nouveau partenaire reçoit cette tare et ne peut s’en débarrasser qu’en couchant avec une autre personne. C’est moi où cette idée est dégueulasse ? Qu’est-ce que le réalisateur veut suggérer, que les adolescents feraient mieux de s’abstenir, que d’avoir des rapports, c’est sale et c’est mal ? Comme d’habitude dans les films américains, les personnages ne connaissent pas l’usage du préservatif. Est-ce qu’il aurait enrayé la maladie ? (un film qui aurait pu être sponsorisé par le sidaction ou le Tea party).

- Vincent n’a pas d’écailles de Thomas Salvador

« Un film de super héros 100 % français… »  donc un film où il ne se passe rien. Gentiment décalé, mais un court métrage aurait suffi… Je retiens essentiellement la découverte de cette chanson joyeuse qui donne envie de danser : Fantastic man.

Et vous, appréciez-vous ces films ?

Quiz On connaît la chanson : qui chante toute première fois ?
Au lieu de : "des gouttes salées ont déchiré l'étrange pâleur d'un secret",  j'entendais : "des côtes salées". Du coup, je ne comprenais rien. Déjà que le texte originel est assez abscons...

 

26/03/2015

Bilan ciné 2014 : les thrillers

cinéma français,cinéma

A voir :

- Cold in july de Jim Mickle
Très bonne surprise. Bon scénario avec plein de rebondissements, qui rappelle un peu A history of violence de Cronenberg, avec la même tension, le même suspense et des acteurs excellents. Le rôle principal est interprété par Michael C.Hall, le héros de Dexter et de Six feet under. Il joue ici un père de famille un peu veule, banal, qui se transforme en espèce de Texas ranger lorsqu’il tue un homme entré par effraction chez lui. Le mort était-il vraiment le voleur décrit par la police ? Une sombre réflexion sur la filiation, la culpabilité, la revanche. En prime, de l’humour noir et une musique électro 80 dans la lignée de Kavinsky (Drive).

cinéma français, cinéma- Gone girl de David Fincher
- Night call de Dan Gilroy

Pourquoi pas :

- La french de Cédric Jimenez
- Tom à la ferme de Xavier Dolan
- Enemy de Denis Villeneuve
J’ai vu ce film étrange sur la schizophrénie avec des voisins de salle qui ont passé leur temps à soupirer ou envoyer des sms, ça n’aidait pas à la concentration. Je n’ai donc pas trop su quoi en penser : est-il envoûtant, ou fait-il de l’esbroufe ? Du même réalisateur, je préfère largement la tension de Prisoners et d’Incendies, deux films qui m’ont scotchée.

Bof bof :

- Black coal de Yi’nan Diao
- The Ryan Initiative de Kenneth Branagh
- 71 de Yann Demange
A Belfast, en 1971, l’armée intervient dans un quartier difficile. Prise dans une embuscade, elle bat en retraite, en laissant sur place un jeune soldat. Il a toute la nuit pour s’en sortir… Voir le conflit irlandais du point de vue de l’armée anglaise, parti pris original. Mais le propos m’a semblé assez confus. On ne sait plus qui est qui, membre de l’ira, de l’armée, protestants, catholiques, espions… J’ai pu rencontrer le réalisateur et il a évoqué des souvenirs atroces et émouvants.  Il s’est inspiré d’une histoire vraie. Le jeune soldat laissé par son unité avait 17 ans, pleurait, appelait sa mère. Son unité s’était repliée 4 rues plus loin et entendait ses cris. Les femmes se tenaient autour de lui pour le protéger, mais un homme de l’Ira lui a tiré une balle dans la tête devant elles… Le réalisateur racontait également l’expérience du compositeur de la B.O du film. Il était le seul catholique habitant un quartier protestant. Lorsqu’il avait 7 ans, on a posé une bombe chez lui. Il s’en est sorti car il prenait son bain, protégé par l’eau…

- Charlie Countryman de Fredrik Bond 
Après la mort de sa mère, Charlie (Shia LaBeaouf) part à Bucarest pour se remettre. Il tombe fou amoureux (de Evan Rachel Wood : normal) mais la femme est sous l’emprise d’un dangereux caïd local (Mads Mikkelsen). Une mise en scène survoltée, une musique branchée, des acteurs connus… Le film voulait certainement devenir le nouveau Trainspotting, mais il n’est pas à la hauteur de ses références. Il est surtout destiné aux adolescents.

Navets de l’année :

- Mea culpa de Fred Cavayé
Simon (Vincent Lindon) a conduit en état d’ébriété et tué une femme et son enfant. Rongé par la culpabilité, il s’est réfugié dans l’alcool et a tout perdu : son épouse, son job de flic, Franck son meilleur ami et coéquipier (Gilles Lellouche, dans tous les films français)… Le fils de Simon est témoin d’un meurtre mafieux. Le héros reprend alors du service pour sauver le petit. Un pur film d’action que j’ai trouvé grotesque, reprenant tous les clichés du genre, comme un pastiche. Des personnages de gros durs caricaturaux, des dialogues insipides… Comment le sensible Vincent Lindon s’est-il laissé embarquer dans cette galère ?

- The baby de Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett (film d’horreur)
Un couple se filme pendant son voyage de noces, où ils assistent à une fête étrange, puis pendant la grossesse inexpliquée de la femme… Le film se voulait un nouveau Rosemary’s baby, le chef d’œuvre de Polanski. Il souhaitait connaître le succès de Paranormal activity, en reprenant le même dispositif du faux documentaire, basé sur la terreur et le réalisme. Mais il n’a récolté que 300 000 entrées contre plus d’un million pour son modèle, sans compter ses six (!) suites... On était filmé pendant la projection presse, pour que la promo exploite nos visages terrifiés. Sauf que les spectateurs ne réagissaient pas vraiment, ou pire, rigolaient. Mais je garde un bon souvenir de cette soirée (et un t-shirt sanglant).

 

22/03/2015

Les films de 2014 encensés par la critique qui m’ont ennuyée

saint laurent.jpg-  Saint Laurent de Bertrand Bonello

Ultra stylisé, très beau, chic, mais vide. Une biographie, mais pour faire original, le réalisateur n’a pas suivi la trame classique, comme le fait un peu plus le Yves saint Laurent de Jalil Lespert. Il se borne à raconter seulement une dizaine d’années de la vie du créateur, où franchement, il ne se passe pas grand-chose. Je ne comprends vraiment pas comment on a pu consacrer deux films, la même année en plus, à ce type. Le film ne m'a fait éprouver ni sympathie ni admiration pour lui. Et bravo aux César qui ont nommé les deux acteurs dans le rôle titre (très bons) et n'en ont élu qu'un seul, Pierre Niney... Ils n'auraient pas pu les faire gagner tous les deux ex aequo ou en choisir un autre... En plus mémé déteste la mode et le shopping comme vous le savez. Seul intérêt du film selon moi : les stratégies marketing retorses de Pierre Bergé.
J’en ai un peu marre de ces films sex drugs and rock n’roll, pour faire cool et branché, gentiment provoc. Au fond, ils se ressemblent tous et en deviennent ridicules. Avec leurs sempiternelles scènes en boîte de nuit, les scènes de sexe, les scènes où les personnages se droguent et s’imbibent… Désolée, mais ça ne fait pas rêver mémé. Plutôt que de subir ce film, j’aurai préféré rester chez moi boire une tisane. 

Eden de Mia Hansen-Love

eden.jpgMême problème. Sex, drugs and rockn’ roll avec des gens qui se la jouent. La réalisatrice raconte la vie de son frère. Dans une interview, que je ne citerai pas pour ne pas ridiculiser encore plus la pauvre fille, elle déclare carrément aduler son frangin, comme une gamine de 5 ans. Sauf qu’elle en a 33 et que son frère est un pauvre gars. Gros glandeur, il passe ses nuits dans des boîtes de nuit plutôt que de bosser, à écouter de la musique que je juge merdique. Deux types se lancent dans ces nouvelles sonorités, et il se dit « tiens, je vais faire pareil ». Sauf qu’eux, ils ont du talent : les Daft Punk. Donc eux, ils ont du succès. Le « héros », comme il n’en a pas, mais se refuse à aller bosser comme tout le monde (trop mégalo pour ça) passe sa vie à taxer sa mère et ses amis. Mais pas pour payer sa bouffe ni ses factures, non non ! Pour acheter des fringues de luxe et de la coke. Sinon il a de semblants histoires d’amour, mais elles sont tellement inintéressantes et sans passion que je ne m’en souviens plus. Un long ennui de 2h15.

J’étais invitée à la soirée de lancement du film (que je n’avais pas encore vu) dans une boîte de nuit sur les Champs-Elysées, le Queen. Mémé évidemment ne connaissait pas, puisque la dernière fois que j’ai traîné mes pantoufles dans un de ces lieux de perdition, c’était en 2001. Véridique. Le fameux DJ héros du film mixait pour la soirée. Pourtant j’adore danser, j’invente des chorégraphies originales. Mais sur de vraies chansons. Pas sur des morceaux sans mélodie qui se bornent à répéter la même phrase en boucle sur trois pauvres notes… Comment danser là-dessus ? On s’est barré au bout d’une heure.

Le seul intérêt de la soirée était de retrouver les noms des acteurs invités. J’en ai reconnu 8, dont Vincent Lacoste (le héros de l’excellent Hippocrate) et Félix Moati (le héros de l’excellent Libre et assoupi). Heureusement, grâce à ce quiz en live, on a bien rigolé. Mais franchement, heureusement qu’on n’a pas payé l’entrée (ça coûte combien ?) : 20 euros le verre ?!! 3 euros l’article à déposer au vestiaire, donc un manteau, un sac, et mémé frileuse avec ses gants, son bonnet et son écharpe, elle paie 18 euros ? Nan, mémé rebelle, elle a tout gardé sur elle ! J’ai dansé avec mon manteau, na ! Ah j’avais du succès sur la piste de danse. Je ne comprends pas pourquoi les mecs ont préféré se coller à la pouffe en mini-jupe et bustier. Mon écharpe tricotée par ma mère est pourtant très jolie. De toute façon, les seuls beaux mecs étaient homos, car comme son nom l’indique, le queen est une boîte gay.

Demain, suite demain des films de 2014 : j’en ai vu 79 au cinéma.

 

20/03/2015

Bilan ciné 2014 : les films encensés par la critique

mommy.jpg20 mars 2015, il était temps ! Beaucoup de films vus en 2014 m’ont laissé indifférente, m’ont ennuyée, et pour certains, je me suis même endormie devant…
Comme j’ai des goûts popu, je n’ai même pas pris la peine de voir les films encensés par la critique, comme la palme d’or, Winter sleep. 3h15, c’est bon, j’ai rien fait de mal moi ! Mon frère m’a forcée à regarder Il était une fois en Anatolie du même réalisateur : « mais si ! Toi qui as étudié le cinéma, tu dois le voir ! Le plan où la pomme tombe dans le ruisseau, avec ces reflets, c’est magnifique non ? » - « euh, ouais ? » (en fait j’ai loupé cette scène car je m’étais assoupie.)

cinéma,cinéma françaisJ’ai attendu la diffusion sur Canal+ pour voir les films adulés par les journalistes en 2013. Je suis bien contente de ne pas avoir payé une place de ciné pour La vie d’Adèle, palme d’or 2013, 3 heures encore. Plus le film est long et chiant, plus les critiques aiment. Adèle est une tête à claques a l'air stupide, constamment avec ses grosses baboles ouvertes sur ses dents de lapin, elle renifle comme un gamine. on a envie de lui fermer son clapet et de lui refiler un mouchoir pour qu'elle mouche enfin sa morve (parce qu'elle passe son temps à chialer). Commentaire de mon autre frère, qui a voulu profiter de mon abonnement à Canal pour le voir avec moi : « Je pourrais dire que j’ai vu avec ma sœur un film porno».

Il m’a aussi prévenue : « il passe un film en ce moment sur canal… Alors je l’ai vu au cinéma, parce que j’aime bien la petite Charlotte, je m’attendais pas à ça du tout… c’est très très spécial… » Charlotte Gainsbourg a bien changé depuis l’excellent L’effrontée, son premier film à 14 ans. Elle est justement très effrontée dans Nymphomaniac 1 et 2, au discours lourdaud, à la fois hard et prude, et une mise en scène pathétique. Je ne me souviens plus exactement, mais du genre "l'homme est tel un jaguar/ un aigle" et pour illustrer cette sentence pompeuse, Lars Von Trier insère au milieu du dialogue des images de ces animaux… Je me suis encore endormie devant tant de ridicule. Inutile de dire que les films durent 3 heures encore, je n’ai regardé que le premier.

J’ai été déçue par la presque palme d’or de Xavier Dolan, Mommy, pourtant j’aime beaucoup ce réalisateur. Mais le film est trop long, surtout la première heure. J’ai trouvé que Dolan se répétait, il exploite toujours les mêmes thèmes : l’ado en conflit avec sa mère, les violentes disputes impudiques : le spectateur se sent voyeur et gêné. Jouer sur les émotions, c’est un peu facile… La mise en scène est toujours très élégante et originale, mais la B.O est d’habitude soignée… Ici, une scène entière sur Céline Dion, pitié !

En 2014, la critique a encensé des films qui m’ont profondément ennuyée...

Suite demain

 

10/02/2015

Vincent n'a pas d'écailles : places de cinéma à gagner

vincent ecailles.jpgVincent a un pouvoir extraordinaire : sa force et ses réflexes décuplent au contact de l’eau. Pour vivre pleinement ce don, il s’installe dans une région riche en lacs et rivières, et suffisamment isolée pour préserver sa tranquillité. Lors d’une escapade aquatique, il est surpris par Lucie dont il tombe amoureux. (voir bande annonce en lien)

Pour la première fois, je récite le synopsis du dossier de presse et je vous parle d’un film que je n’ai pas encore vu. Mais la bande annonce est intrigante non ? Et cette musique décalée à la fin, Fantastic Man ? Et ces slogans : « Le premier film de super-héros 100 % français » « le premier film de super-héros 100 % bio » « Une pure Marvel ». Il m’a l’air bien rigolo.

La preuve, VINCENT N'A PAS D'ECAILLES a obtenu le prix du grand jury au festival International du film de Bordeaux. Son réalisateur et aussi acteur principal, Thomas Salvador, explique que le film a une dimension burlesque. Il s’est inspiré de Buster Keaton, Chaplin, Jacques Tati mais aussi Nanni Moretti.
Il fait aussi référence à Spiderman et Hulk… Pourtant le film est garanti « 100% sans effets numériques ». Thomas Salvador admet que son super-héros n’en est pas vraiment un : « Vous imaginez un super-héros uniquement opérationnel les jours de pluie ou contraint de « patrouiller » un pack d’eau minérale à la main ? » Selon le cinéaste, le titre évoque la normalité dont Vincent se revendique : il n’est pas un monstre puisqu’il n’a pas d’écailles…

VINCENT N'A PAS D'ECAILLES sort en salles le 18 février. En partenariat avec LE PACTE, je peux vous faire gagner 5X2 places pour ce film qui s’annonce aussi hors du commun que son héros. Pour cela, répondez à ces deux questions (réponses dans le texte) :
- Qui est le réalisateur du film?                                                                  
- Quel est le titre de la chanson que l’on entend dans la bande annonce ?

Envoyez vos réponses en cliquant sur la rubrique « me contacter » en haut à gauche sous la photo. Précisez bien vos nom et adresse postale afin de recevoir les places. Vous avez jusqu’au mercredi 18 février 20h.  Jeu qui se limite à la France métropolitaine.

 A vous de jouer !

 

08/02/2015

Papa ou Maman (je choisis le hamster)

papa ou maman.jpgIls divorcent, ils font tout pour ne pas avoir la garde des enfants.
Pratique, un film qui se résume en une ligne. S’il se décrit si rapidement, c’est parce que le scénario ne tient pas la route ? Il met du temps à démarrer, mais une fois que Marina Foïs prononce « tu veux la guerre ? Ok, tu vas l’avoir » le film roule, très vite et très loin. (voir bande annonce)

Il part à fond dans l’humour noir et méchant. J’ai éclaté de rire plusieurs fois, et c’est rare. Parce que je ne ris jamais moi, je suis très sérieuse comme fille. Réellement, en général je souris ou je pouffe à la limite, mais éclater de rire, ça ne m’arrive pas souvent (je suis un cauchemar pour les humoristes quand je vais voir des one man show)
Devant Papa ou maman, je riais vraiment face aux stratagèmes sadiques des parents pour manipuler leurs gosses : pourrir la première histoire d’amour et la première boum (on dit comment maintenant ? surprise party ? mémé n’est plus dans le coup). La mère s’incruste à la fête, se bourre la gueule et parle au prétendant : « elle te plaît ma fille, elle est bien hein ?! » Le père fait du chantage affectif : « Si tu préfères rester avec moi, maman va se suicider » et plein d’autres idées tordues et tordantes. Même le pauvre hamster se fait torturer.

papa ou maman gosses.jpgJe trouve le scénario très original et irrévérencieux. Il est peu conventionnel, à l’image des deux excellents acteurs : Marina Foïs, ex Robin des bois (voir la parodie du conservatoire)
Le père est joué par Laurent Lafitte, de la comédie française, mais aussi humoriste qui a joué dans… Classe Mannequin. Je l’ai beaucoup aimé dans Tristesse Club (voir mon billet en lien). Dans Papa ou maman, son « tranquillou bidou » est devenu automatiquement mon expression débile favorite.

Papa ou maman commence par un long plan séquence que j’ai trouvé un peu gnangnan et surfait : la rencontre des parents le soir du réveillon de l’an 2000, à la fac de médecine. Mouaif, on ne démarre pas sur les chapeaux de roues. 15 ans plus tard, les anciens étudiants sont devenus de petits bourgeois rangés. Ils veulent divorcer. Pas parce qu’ils ne s’aiment plus, que l’un a trahi l’autre, qu’ils se disputent, n’ont plus rien en commun…  Non, ils finissent les phrases du compagnon, avec humour et tendresse. Ils sont toujours très complices. Ils ne veulent simplement pas finir meilleurs amis. Ils se quittent avant de devenir un vieux couple sans flamme ni passion.
papa-ou-maman2.jpgJ’ai jamais rien entendu d’aussi con. Ils ont la chance de très bien s’entendre, pourquoi ils ne ravivent pas la flamme ? Un feu ça s’entretient ! Puis c’est pas comme si ils avaient trois gosses hein !
Mémé commençait à s’emporter : « C’est notre époque ! On ne fait plus d’efforts, on zappe au moindre problème ! De mon temps… »

Puis le mari se tape en douce une jeune infirmière. Ah ben voilà la vraie raison du divorce ! Et pendant ce temps-là, bobonne attend sagement à la maison ! Ils ont tous les deux une opportunité de boulot à l’étranger pour 6 mois, mais qui va sacrifier sa carrière pour rester garder les petits?
Sauf que l’épouse ne l’entend pas de cette oreille. Quand elle déclare la guerre, la vraie comédie commence… Les sketches s’enchaînent et les répliques fusent comme des voitures de formule 1 (on la repère ma métaphore filée là ?) Il ne faut pas rater ça. Alors foncez voir Papa ou maman au cinéma.

Le film est réalisé par Martin Bourboulon (inconnu au bataillon) mais le scénario et les dialogues sont de Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière, qui ont aussi signé ceux de l’excellent Le prénom. De même pour la musique, composée par Jérôme Rebotier. Après l'entraînant « hello my darling » dans Le Prénom, il a choisi dans Papa ou maman des chansons d’Electric Guest, comme This head I hold.