09/07/2014

A la télé cette semaine : Marche à l'ombre, L'armée des ombres...

télé, cinéma, cinéma français, la musique des dossiers de l'écranAprès un début de semaine placé sous le signe de la liberté et des vacances, les films suivants se déroulent dans l'ombre : pas dans celle de la prison, mais celle des SDF ou des résistants. Ce soir sur France 4, Marche à l’ombre, avec un personnage hypocondriaque et boulet, mais malgré tout sympa et drôle : Papillote Michel Blanc. L’acteur réalisateur et scénariste du film y incarne un loser SDF collant aux basques d’un dur à cuire, Gérard Lanvin. Comme Michel Blanc, je me plains beaucoup de mes bobos-là improbables, mais moi au moins, je n’ai jamais eu d’entorse qui s’infecte ou subitement les dents qui poussent après 15 ans. Quoique, il me reste encore une dent de sagesse qui sort, et un médecin pense qu’elle est peut-être responsable d’un de mes nombreux bobos incroyables…Toi tu me fous les glandes, arrache-toi de là t’es pas de ma bande, casse toi tu pues, et marche à l’ombre.

télé, cinéma, cinéma français, la musique des dossiers de l'écranJeudi sur France 3, un film, et surtout une musique qui a traumatisé toute une génération d’enfants. Je ne sais pas quel sadique a décidé de reprendre cet air pour le générique d’une émission télé… Au moins, c’était le seul soir de la semaine où j’acceptais d’aller me coucher sans broncher. Si vous ne l’avez pas encore reconnue, je veux parler de la musique du film L’armée des ombres, reprise pour l’émission Les dossiers de l’écran.  J’ai encore des frissons en l’entendant. (si vous êtes maso, cliquez sur le lien, en plus il y a un petit clin d’œil papillotien).
Le film de Jean-Pierre Melville est tout aussi terrifiant que sa musique, et  certainement responsable de mon cauchemar d’enfant récurrent : je devais me cacher pour échapper aux nazis. L’armée des ombres évoque en fait les résistants pendant la seconde guerre mondiale. Ils ne devaient absolument pas se faire repérer, pour ne pas mettre en danger leur vie et celle de leurs camarades. Le réalisateur est un ancien résistant, on sent le réalisme des situations et des personnages, jamais magnifiés ni glorifiés.  La tension est permanente, l’angoisse de la mort prochaine rôde, l’attente d’une fin cruelle sous la torture, ou la honte de trahir les siens… Je revois encore le regard triste de Simone Signoret, et ces hommes qui courent dans une galerie sombre… Un très grand film.

télé, cinéma, cinéma français, la musique des dossiers de l'écranAutre film déprimant sur D17, Une époque formidable de et avec Gérard Jugnot. Comme dans Marche à l’ombre réalisé par son compère du Splendid, encore une histoire de personnages qui cherchent un endroit où dormir, mais beaucoup moins optimiste. Un homme perd son emploi. Honteux, il n’ose pas le dire à sa femme, et couvert de dettes, se retrouve à la rue… Un film que je n’ai jamais osé revoir, peut-être parce que je le jugeais prophétique ? Selon différents sondages, près d’un Français sur 2 pense qu’il pourrait devenir SDF un jour… et le film date de 1991…

Sur cette note joyeuse, je vous laisse, j’ai un boulot à trouver avant de me retrouver au RSA.

Et vous, appréciez-vous ces films ? La musique des Dossiers de l'écran vous effrayait-elle aussi ?

29/06/2014

A la télé cette semaine : Pour un garçon, La gloire de mon père, Les moissons du futur...

rabbi funes.jpgOn sent que les vacances des enfants pointent leur nez, avec des films qui leurs sont destinés cette semaine. En commençant ce soir par un classique de la comédie française sur France 2. Essayez de le reconnaître grâce aux dialogues cultes :
« Comment, Salomon est Juif ! »
(Apprenant que les ouvriers de son usine font grève) «Ecoutez, vous faites comme d'habitude : vous promettez tout, et moi, je ne donne rien ! »
« Ça alors ! C’était Farès ? C’est effarant ! »

Non, ce n’est pas Farès ! Qui tient le rôle-titre qui donne son nom au film ? Réponse en musique demain.

gloire de mon père julien ciamaca.jpgLundi sur HD1, autre film qui plaira aux enfants, La gloire de mon père d'Yves Robert (Alexandre le bienheureux, Un éléphant ça trompe énormément...) Petite, j'étais un peu amoureuse du jeune héros... Aujourd’hui, Julien Ciamaca a abandonné le cinéma, a fait ses études à l’INSA de Lyon comme certains de mes amis et est un ingénieur tranquille…J’aimerais bien savoir s’il est toujours aussi trognon. Vous pouvez écouter ici la jolie musique de Vladimir Cosma, qui a également écrit celle du film de dimanche soir. J’ai pu voir le compositeur en concert au Grand Rex l’année dernière, c’était grandiose.

pour un garcon.jpgA la même heure sur NT1, une comédie mettant également en scène un enfant, Pour un garçon. Le film est adapté d’un roman de  Nick Hornby, auteur de High fidelity, dans lequel on retrouve la même sensibilité, le même humour sarcastique et des personnages bien troussés. Dans Pour un garçon, Hugh Grant incarne un beau gosse cynique et immature qui refuse l’engagement. Il drague les mères célibataires en s’inventant un fils imaginaire, jusqu’à sa rencontre avec un enfant bien réel et plus mature que lui…

Mardi Sur NT1, Dragons, film d’animation dont le prochain opus sort en salles mercredi, j’en parlerai demain.

Sur Canal +, Marius, adaptation de Pagnol par Daniel Auteuil, voir ma critique en lien.

Côté documentaire, ne ratez pas sur Arte l’excellent Les moissons du futur de Marie Monique Robin. Pour une fois, je ne le classerai pas dans le genre « documentaire qui donne envie de se réfugier dans une grotte », car celui-ci offre des solutions. La journaliste explique comment l’on peut nourrir toute la planète sans polluer et en respectant les exploitants, grâce à l’agro écologie. Pour ceux qui ne possèdent pas de télé, le film est disponible en DVD et un livre en est tiré. Marie-Monique Robin est également auteure des terrifiants et implacables « Le monde selon Monsanto » sur les OGM, « Notre poison quotidien » sur le bisphénol A dans les aliments, ou Mâles en péril (50 % de baisse de la fertilité en 50 ans).

Demain, suite des films de la semaine.

N'oubliez pas la fête du cinéma qui commence aujourd'hui jusqu'à mercredi inclus : 3,50 euros la séance.

 

23/06/2014

A la télé cette semaine : A l'ouest rien de nouveau, The constant gardener, Ma vie en rose

a louest rien-de-nouveau.jpgCe soir, ne ratez pas A l’ouest rien de nouveau sur Arte, un film terrible qui m’a profondément marquée, adapté du roman d’Erich Maria Remarque. Pendant la première guerre mondiale, de jeunes lycéens fougueux se laissent persuader par leur vieux professeur de partir à la guerre. Ils vont vite perdre leurs illusions et leur innocence, voire la vie.... Un film qui a été censuré par les nazis lors de sortie (en 1930), tout comme son équivalent, l’excellent Les sentiers de la gloire de Stanley Kubrick.

télé, cinéma, cinéma françaisMardi,  Chérie 25 programme Et au milieu coule une rivière de Robert Redford, avec Brad Pitt tout jeunot, mignon blondinet. Grand souvenir d’adolescence. J’apprécie les chroniques familiales liées à une époque historique, comme ici, au début du 20ème siècle, dans le Montana, entre deux frères que tout oppose. Puis c'est une histoire vraie qui délivre un message écolo, c’est un plus.

Sur Arte, suite de la série documentaire sur la prohibition. Le sujet ne me paraissait pas glamour ni assez intéressant pour tenir 5 épisodes, mais les archives, anecdotes et portraits des grands personnages liés à cette époque sont passionnants et souvent amusants.

télé, cinéma, cinéma françaisMercredi Encore un film poignant sur France 4, The constant gardener de Fernando Meirelles (auteur de l’excellent La cité de Dieu). Au Kenya, une avocate passionnée (la belle Rachel Weisz) est retrouvée assassinée. Son mari (Ralph Fiennes ♥) fou de chagrin, cherche la vérité… Un film nécessaire, mais qui m’a tellement traumatisée et énervée par les horreurs qu’il révèle que je ne n’ose pas le revoir !

Jeudi sur Numéro 23, Ma vie en rose d’Alain Berliner, une comédie que je trouvais originale à l’époque de sa sortie (1997). Un petit garçon de 7 ans se voit comme une fille. Mais dans sa petite banlieue tranquille et aisée où le consensuel et l’hypocrisie sont de mise, l’enfant sème la zizanie… J’appréciais beaucoup l’aspect poétique, l’univers fantasmagorique (l’enfant qui s’imagine dans une maison de Barbie etc). Ces effets me rappelaient l’excellent Toto le héros. L'interprétation du petit acteur (Georges du  Fresne) est formidable.

Sur NT1, La forêt d’émeraude  de John Boorman. Un film écolo tiré d’une étonnante histoire vraie : un ingénieur construit un barrage qui devra recouvrir une partie de la forêt amazonienne. Son enfant est enlevé et élevé par une tribu. Il le cherche et le retrouve 10 ans plus tard, à l’état sauvage…

Et vous, avez-vous vu ces films ? Qu’allez-vous regarder cette semaine ?

 

22/06/2014

A la télé ce soir : La fièvre du samedi soir, Terminator 2, Tellement proches...

fièvre samedi soir.jpgA la télé ce soir sur Arte, un film parfait pour marquer ce début d’été, mais qui aurait plutôt dû être diffusé hier pour la fête de la musique : La fièvre du samedi soir. On peut y retrouver les célèbres chansons des Bee Gees et les chorégraphies de Travolta que je répète à chaque soirée. Vous pouvez toujours aller danser un dimanche avant d’aller bosser le lendemain, ou mieux, faire comme moi, danser carrément sur votre lieu de travail… (voir en lien).

edward furlong terminator.jpgSi vous n’êtes pas adepte du déhanché sensuel de John Travolta et de son look seventies, regardez sur France 4 le glacial Terminator 2. Aux habits disco et pantalon pattes d’eph, Schwarzenegger préfère le style motard : « Je veux tes bottes, tes vêtements et ta moto » Quand j’étais petite, ce qui me plaisait surtout dans ce film qui me faisait tout de même un peu peur, c’était le jeune héros de  mon âge. Je trouvais Edward Furlong trô bô. Maintenant, coup de vieux, il a des kilos en trop et de gros cernes sous ses yeux de drogué repris de justice. Hasta la vista, baby.

gladiator.jpgAutre film assez violent, sur Hd1, Gladiator de Ridley Scott (Alien, Blade Runner). Dans l’empire Romain, l’empereur Marc Aurèle souhaite céder sa place au Sénat au vaillant général Maximus (Russell Crowe), pour que Rome devienne à nouveau une République. Le fils de l’empereur, (Joaquin Phoenix) est jaloux et désire le pouvoir. Il tue son père et ordonne l’assassinat de son rival et de sa famille. Mais Maximus survit. Vendu comme esclave, il devient gladiateur et cherche la revanche…

tellement proches.jpgCôté comédie, Tellement proches sur France2, une bonne satire des travers familiaux : concurrence dans la fratrie, les parents qui reportent leurs espoirs déçus sur leurs enfants en remplissant leurs agendas d’activités, les gosses des autres forcément moins bien élevés.... Pour vous convaincre de la drôlerie des situations et dialogues, je précise que le film est fait par les réalisateurs d’Intouchables et de Nos jours heureux, sur les jolies colonies de vacances, merci papa merci maman. Tous les jours, je voudrais que ça recommence.

Demain, la suite des films de la semaine.

Et vous, appréciez-vous ces films ? Qu’allez-vous regarder ?

 

25/04/2014

Dans la cour de Pierre Salvadori

dans la cour.pngDans la cour, il y a un concierge rockeur dépressif, des fleurs à arroser, des vélos volés, un vigile SDF, un chien à mater, des voisins à supporter, un ami à aider, un mari à calmer, des paradis artificiels, de l’amour à donner, une fissure à colmater… Dans la cour, il y a un monde fou… (Voir bande annonce en lien).

Antoine (Gustave Kerven) est musicien. On l’attend sur scène. Mais il ne peut plus. Il s’en va et quitte tout. Une conseillère pôle emploi dévouée (ça existe, je n’ai vu la mienne qu’une seule fois en plusieurs années de chômage) lui trouve un boulot de gardien d’immeuble. Lui qui ne sait plus s’occuper de sa vie, va maintenant s’occuper des autres. A commencer par Mathilde (Catherine Deneuve) une retraitée très impliquée dans la vie associative de son quartier, mais qui a l’impression que son mari ne fait plus attention à elle. Elle découvre une fissure dans son salon, qui l’obnubile. Elle croit que l’immeuble va s’effondrer. A l’image de sa vie, de celle d’Antoine…  Ensemble, ce duo improbable va tenter de colmater la brèche. 

dans la cour kerven deneuve.pngJ’ai vraiment beaucoup aimé ce film, à l’image du meilleur selon moi de Pierre Salvadori : Les apprentis. Comme souvent, on retrouve une kyrielle de personnages drôles et attachants (Jean Rochefort en tueur à gages dans Cible émouvante, Marie Trintignant en mythomane dans Comme elle respire…) Ici par exemple, Pio Marmaï (le beau gosse médecin bien sous tous rapport du Premier jour du reste de ta vie) dix kilos en plus et cheveux gras, est tordant en voleur-revendeur de vélos fumeur de joints.  Le rôle du loser torturé mais gentil, habituellement dévolu au regretté Guillaume Depardieu, revient à Gustave Kerven. Ce dernier est méconnaissable et assagi depuis Groland et les films avec son compère Benoît Delépine, Mammuth ou Aaltra. Dans ce film, Kerven le rebelle grande gueule ressemble à un gros nounours. Il est « rassurant » comme le dit Catherine Deneuve, qui se reposera sur lui.

Dans la cour porte sur le monde un regard décalé et poétique. La scène de l’entretien d’embauche est hilarante. J’aimerais beaucoup tomber sur un employeur aussi conciliant que Catherine Deneuve !  « Je le trouve très bien : il est gentil, poli et il n’a pas l’air sûr de lui. Moi j’aime les gens pas sûrs d’eux, au moins ils s’appliquent » « Il parle tout seul ! – Eh ben tant mieux, comme ça au moins, il s’ennuiera pas ». La scène du « lancer de poire » puis du remords est aussi jubilatoire.

L’humour prime, les réparties fusent et les spectateurs étaient pliés de rire. Si le film est aussi drôle que les précédents, il est aussi plus mélancolique. Comme lorsque Catherine Deneuve visite la maison de son enfance, qu’elle se rend compte qu’elle a été modifiée et ne correspond plus à ses souvenirs… On revoit les personnages dépressifs comme François Cluzet dans Les apprentis ou José Garcia dans Après vous. Mais ces personnages sont irrésistiblement drôles. On peut rire de tout, même de la dépression, et avec finesse. Un mot résume le cinéma de Pierre Salvadori : tendre.

Petites fissures, grandes fêlures… Un sous-titre qui correspond parfaitement à ce film, l’un des meilleurs de 2014. Je vous conseille vivement de rentrer dans cette cour.

Tous les acteurs sont formidables. J’ai eu la chance d’assister au cocktail après la séance, et pour une fois, les comédiens sont restés avec nous toute la soirée, accessibles, gentils et drôles, à l’image de leurs personnages. Et Catherine Deneuve est aussi belle de près que dans ses films, le temps n’a pas de prise sur son visage lumineux.

 

12/01/2014

A la télé cette semaine : Le magnifique, Une éducation, Révélations...

cerveau bourvil.jpgCe soir, HD1 diffuse à la suite deux de mes comédies préférées : Le cerveau et surtout Le magnifique. La première est réalisée par Gérard Oury, avec Bébel, Bourvil et David Niven. Je connais la B.O par coeur (Cento giorni). Je chante l’excellente « Who’s got a computer for a mind ? The Brain ! Who’s got an IQ like an Einstein ? The brain ! » dès qu’une idée lumineuse me vient à l’esprit (c'est-à-dire pas souvent).

Le cerveau est un « feel good movie » comme on dit maintenant, qui enchaîne les gags et les répliques hilarantes, que je cite à tout bout de champ et dont peu de gens saisissent la référence (j’aime me prendre des flops) :
Par exemple quand on ne répond pas à un bonjour : « coucou ? coucou ! coucou ? ben pourquoi il dit plus coucou ! »
Et bien entendu la scène que j’avais envie de rejouer au travail à chaque fois qu’une personne méprisante se plaignait au téléphone (à 5 min sur l'extrait, si vous ne voulez pas regarder en entier et rater la scène de Pompon le chat):
Bébel, mieilleux  : - Allôoo ?
Voisin : - C'est bien au monsieur Anglais du 6ème que j'ai l'honneur de parler ?
Bébel, horripilant : - Ouiii ?
Voisin : - Je suis à bout, Monsieur. Qu'est-ce qu'il se passe chez vous ?
Bébel : - Il se passe que je vous emmerde, Monsieur. Vous, votre affreux boudin de femme, et votre sale chat. »

magnifique.jpgTout de suite après, la chaîne diffuse un autre feel good movie, qui fait partie de mon top 5 des comédies : le magnifique de Philippe de Broca... La B.O est encore excellente. Cucurucucu, Palomaaaa...
Dans ce film, Belmondo joue un homme falot et discret, qui mène une vie solitaire et grise. Il est un petit écrivain de romans d’espionnage, tyrannisé par son éditeur et secrètement amoureux de sa voisine. Il se venge dans ses romans en transposant sa vie idéale : il s’y voit sous les traits d’un grand agent secret charismatique. Son éditeur est l’infâme Karpov et sa belle voisine est folle de lui… La fiction peut-elle devenir réalité ? Gage de qualité, le scénario est  signé par de Broca (l’homme de Rio) Francis Veber (le dîner de cons) et Jean-Paul Rappeneau (le hussard sur le toit, bon voyage)

magnifique ecrivain.jpgEvidemment, je m’identifie à Belmondo, mais dans la version « du quotidien », François Merlin. Pas en super héros Bob Saint Clar comme le fait un certain DJ prétentieux. Comme François Merlin, j’adore m’inventer des scénarios idéaux, que j’imagine en détail la nuit quand je n’arrive pas à dormir, mais que je ne prends jamais la peine d’écrire ensuite… Dommage, car je trouve parfois des situations et dialogues cocasses, et quand je vois certains films, j’interpelle le personnage « m'enfin ! pourquoi tu ne dis pas ça plutôt ? Rah si tu suivais mon scénario n°238 imaginé la semaine dernière entre 2 heures et 4 heures du matin… » Je n’ai pas encore vu La vie rêvée de Walter Mitty en salles en ce moment, mais d’avance, je peux vous dire que je suis comme le personnage principal incarné par Ben Stiller.

A la même heure sur france2, autre comédie réjouissante, Hors de prix, réalisée par Pierre Salvadori, l’auteur de l’excellent Les apprentis, comédie qui fait aussi partie de mon top 5.

Lundi Arte, programme Une éducation, avec Carey Mulligan et Peter Sarsgaad (actuellement au cinéma dans Lovelace). Le film est inspiré d’une histoire vraie, et tiré d’un roman de Nick Hornby (High fidelity et Pour un garçon). Au début des années 60, une lycéenne modeste rencontre un dandy du double de son âge, qui lui fait découvrir un nouveau monde…

Mardi, sur HD1, le film des frères Coen, Intolérable cruauté, avec George Clooney et Catherine Zeta-Jones. Un avocat spécialiste en divorce affronte une femme fatale plumant  ses maris… Comme toujours chez les frères Coen, l’humour est féroce, les situations rocambolesques (ils ont réalisé entre autres Fargo et Burn after reading). En plus, le duo de charme des acteurs est irrésistible.

Mercredi, Arte propose l’inévitable film emblème de la nouvelle vague, à bout de soupe, euh de souffle. « Qu’est ce que c’est ,dégueulasse ? » Le film est suivi d’un documentaire sur Jean Seberg.

Jeudi sur France 3, Révélations de Michael Mann (Le dernier des Mohicans, Heat). Russell Crowe incarne Jeffrey Wigrand, l’homme qui a révélé le scandale de la composition des cigarettes, et Al Pacino joue le journaliste intrépide qui l’aide dans sa démarche.

13/12/2013

Belle et Sébastien : 10 places de ciné à gagner !

belle_et sebastien.jpgBelle, tu es si belle
Qu'en te voyant, je t'ai aimée
Belle, que j'aime tant
Depuis longtemps, je t'attendais…

Au début j’ai pensé : « bah, Belle et Sébastien, c’est pour les gamins ». Mais ça, c’était avant. Pourtant, que la montagne est belle, comment peut-on s’imaginer… La protection des innocents, de la nature, des animaux, les paysages grandioses et magnifiques, et Belle, tu es si belle… Je n’aurais jamais cru, vraiment, mais j’ai chougné comme une madeleine en réécoutant la chanson de mon enfance. De notre enfance ! On connaît le dessin animé des années 80. On connaît la version de 1965 de Cécile Aubry, avec son fils le trognon Mehdi dans le rôle titre (Sébastien, pas le chien). L’acteur joue d’ailleurs dans ce nouveau film de Nicolas Vanier (Le dernier trappeur, Loup). Je vous laisse découvrir en lien la bande annonce, ainsi que le synopsis :

belle et sebastien neige.jpgÇa se passe là-haut, dans les Alpes. Ça se passe là où la neige est immaculée, là où les chamois coursent les marmottes, là où les sommets tutoient les nuages. Ça se passe dans un village paisible jusqu'à l'arrivée des Allemands. C'est la rencontre d'un enfant solitaire et d'un chien sauvage. C'est l'histoire de Sébastien qui apprivoise Belle. C'est l'aventure d'une amitié indéfectible. C'est le récit extraordinaire d'un enfant débrouillard et attendrissant au cœur de la Seconde Guerre Mondiale. C'est l'odyssée d'un petit garçon à la recherche de sa mère, d'un vieil homme a la recherche de son passé, d'un résistant a la recherche de l'amour, d'une jeune femme en quête d'aventures, d'un lieutenant allemand a la recherche du pardon. C'est la vie de Belle et Sébastien.

On connaît tous Belle et Sébastien. Je pensais l’avoir oubliée, mais vous ne le répéterez pas, j’ai un peu honte, ma gorge s’est serrée en redécouvrant Belle et son histoire… Pourtant je suis un chat, quel comble. Je crois que même le plus dur des durs fond comme la neige sur les Alpes en se rappelant son enfance… Et les animaux sont toujours attendrissants : je  peux voir sans fléchir des films d’horreur ou violents, les soldats mourir dans Danse avec les loups, mais je suis toute émotionnée quand on menace le loup Chaussette !

belle_et_sebastien_montagne.jpgJe vous propose donc d’être émus à votre tour, ou de passer le relais à vos enfants, en leur faisant découvrir Belle et Sébastien version 2013. Pour cela Gaumont vous fait gagner 10 places, 5 invitations pour 2 personnes. Il suffit juste de déposer un commentaire sous cet article en écrivant que vous participez au jeu. Si vous pouvez,  partagez le lien sur Facebook et Twitter. Cliquez éventuellement en dessous sur le bouton rose Hellocoton « j’aime  » (qu’on me fasse gagner des places de cinéma).

A vous de jouer, vous avez jusqu’à mercredi 18 décembre minuit pour tenter votre chance, et les résultats seront publiés jeudi à midi. Les gagnants seront tirés au sort. Les billets sont valables dans tous les cinémas de France, à toutes les séances. Le film sort en salles la semaine prochaine. Un beau cadeau de noël.

Oui, c'est encore mieux qu'un souvenir d'enfant
C'est un coin de bleu dans l'univers des grands
Oui, ça va plus loin que le bonheur du jour
Belle et Sébastien c'est une histoire d'amour !

(Dites donc, mais que veulent dire ces paroles ? Déjà Denver, c’est mon ami et bien plus encore…)

 

Résultats du tirage au sort de jeudi. Les gagnants sont :

Audrey
Titine
LMO
Amélie
Anacoluthe.

N'hésitez pas à retenter votre chance pour le film de Stephen Frears, Philomena, billets à gagner à partir de ce weekend !

08/12/2013

La rubrique nécrologique de la semaine : Edouard Molinaro

molinaro.jpgEvidemment Mandela est mort, mais comme la rubrique traite de cinéma d’abord, j’en parlerai à l’occasion de la sortie du film de Justin Chadwick. Je l’ai vu il y a une dizaine de jours, il est bien. Donc parlons plutôt d’Édouard Molinaro…
Samedi, j’ai mal dormi. Les plombs ont sauté dans tout l’appart alors que seul l’ordinateur était allumé. J’ai peur de constater que mon fidèle ami est décédé. J’appuie sur le bouton. Pas de boum, il fonctionne (en fait c’est le cumulus qui a rendu l’âme. La douche froide, parait que ça raffermit…) L’ordi s’allume directement sur Twitter, où mon œil est en premier attiré par cette nouvelle : « Edouard Molinaro est décédé… »

Immédiatement, je téléphone à mon frère, pour lui sortir la phrase code habituelle :
-    « - T’as vu qui est mort ?
-    A part ton cumulus ? Non ?
(Je mime en larmoyant) : « J’ai cassé ma biscotte !
-    Serrault ? mais il est mort depuis longtemps !
(Sur un ton dépressif) : « Elle a pas voulu venir… » (Sévère) : « Ce qu’il lui faut, c’est un peu de chaleur humaine. Je m’en occupe. »
-    Brel et Ventura sont morts aussi…
- « L’autre, affreux, un peu difforme, vous savez avec un bec de lièvre et un œil qui part comme ça. »
-    Ah, Anémone est encore vivante.
-    Alors quel est le point commun entre eux ?
-    La cage aux folles, L’emmerdeur, Pour 100 briques t’as plus rien… Merde, Edouard Molinaro…

cage aux folles zaza.jpgLe réalisateur est décédé samedi 7 décembre, à 85 ans, d’une insuffisance pulmonaire. Deux semaines après Georges Lautner, c’est l’hécatombe dans le cinéma populaire français (non ! pas de « jamais 2 sans 3 ! ») Comme Lautner, Molinaro commence le cinéma durant la nouvelle vague, mais s'éloigne du mouvement. Il réalise son premier film en 1958 à 30 ans, Le dos au mur, un polar avec Claude Sautet pour assistant. Le metteur en scène se tourne vite vers la comédie, et toujours comme Lautner, la critique l’apprécie peu. Dans leur hommage, Télérama et Le nouvel obs le nomment même « artisan » plutôt que cinéaste… Le monde ajoute même que « lucide (…) Edouard Molinaro disait d'ailleurs n'aimer qu'un de ses films sur trois. » Les journalistes insistent sur la grande modestie du personnage.

Pourtant, les comédies d’Edouard Molinaro ont été primordiales pour moi. Comme celles de Lautner, elles ont bercé ma jeunesse. C’est un bonheur de les regarder, de rejouer les scènes de Zaza-Michel Serrault, ou de François Pignon-Jacques Brel… Les films de Molinaro me garantissent une bonne humeur communicative, des répliques à échanger entre frangins, des « Private joke » comme on dit. Alors non, pour moi Molinaro n’était pas un simple artisan, un simple fabricant de films. Ou alors un ouvrier qui cimentait mes relations et mettait du baume au cœur… Pour se remonter le moral, on cite toujours une réplique de ses films. Pas plus tard que vendredi :
« Tu te rends compte, 1600 euros pour réparer une bagnole !
- Ca ferait mal ! C’est quoi comme marque, je vais me renseigner…
- Une peugeot.
- Ca fait 10 ans que je suis Peugeot. Et jsuis fidèle. (L’emmerdeur)
- J’appelle plus ça du budget, mais de l’attaque à mains armées ! (La chasse à l’homme) »

emmerdeur.jpgOu bien encore :
- le Jacquot va se remarier ! Alors qu’il s’est déjà fait avoir une fois !
- « Je vous laisse encore le choix : le mariage ou les menottes ? » - J'avoue que la différence m'échappe. »

Etc, etc… On peut tenir des heures comme ça… Surtout grâce à notre film familial préféré, L’emmerdeur, avec Jacques Brel et Lino Ventura. Le scénario est signé par l’excellent Francis Véber. Il inaugure la série des François Pignon (ou Perrin) cet être maladroit (comme Pierre Richard dans Les compères, Jacques Villeret dans Le dîner de cons) qui se retrouve associé à son contraire, un homme imposant et plutôt antipathique. Cliquez sur la bande annonce très originale récitée par Claude Piéplu.

pour 100 briques.jpgJ’adore également Pour 100 briques t’as plus rien, avec Daniel Auteuil et Gérard Jugnot. Deux chômeurs braquent une banque et partagent le butin avec leurs otages. Lorsque j’étais enfant, je faisais ce rêve récurrent grâce à ce film où tout semble facile : comme les personnages, j’étais poursuivie par la police, mais je parvenais à m’échapper, prendre l’avion, et me retrouvais sur une île paradisiaque, loin des soucis, à profiter de la vie avec mes amis… Le rêve.  Reste plus qu’à braquer une banque…
En dehors des comédies, le téléfilm Au bon beurre avec Roger Hanin et Andréa Férréol en couple pétainiste m’avait beaucoup marqué. Il était sans doute responsable de mon cauchemar cette fois-ci : j’imaginais que j’étais une enfant Juive et que les nazis venaient chercher toute ma famille. Je restais dans ma cachette favorite (derrière le poêle, comme le chat) et les soldats ne me trouvaient pas (mais ma famille qui ne jouaient pas à cache-cache avec moi, si…)

Comme beaucoup, j’adore évidemment La cage aux folles, avec l’incomparable Michel Serrault en Zaza. Ce film a tout de même été jusqu’aux Oscars, pour le scénario et la réalisation (mais  Kramer contre Kramer l'a battu). Il est resté pendant 8 ans le film en langue étrangère le plus vu aux Etats-Unis !
Sans oublier les De Funès, Oscar et Hibernatus… Ce dernier sera diffusé en hommage jeudi soir sur France 3.

Une filmographie sélective :

1959 : Un témoin dans la ville, avec Lino Ventura
1962 : Arsène Lupin contre Arsène Lupin, avec JC Brialy et JP Cassel
1964 : Une ravissante idiote, avec Brigitte Bardot
1964 : La Chasse à l'homme, avec Belmondo  et Françoise Dorléac
1967 : Oscar, avec Louis de Funès et Ckaude Rich
1969 : Hibernatus, avec De Funès et Claude Gensac
1969 :  Mon oncle Benjamin, avec Jacques Brel
1973 : L’emmerdeur, avec Jacques Brel et Lino Ventura
1978 : La cage aux follesn avec Michel Serrault et Ugo Tognazzi
1979 : Cause toujours... tu m'intéresses ! avec JP Marielle et Annie Girardot
1981 : Au bon beurre, avec Roger Hanin et Andréa Ferréol
1982 : Pour 100 briques t’as plus rien, avec Auteuil et Jugnot
1985 : L'Amour en douce, avec Daniel Auteuil et Emmanuelle Béart
1988 : À gauche en sortant de l'ascenseur, avec Pierre Richard et Béart
1992 : Le Souper, avec Claude Brasseur et Claude Rich
1996 : Beaumarchais l'insolent, avec Fabrice Luchini.

Et vous, quel est votre film d’Edouard Molinaro préféré ?

14/10/2013

Au bonheur des ogres

Au-Bonheur-Des-Ogres.jpgBenjamin Malaussène est un trentenaire timide et gaffeur. Il s’occupe de sa grande fratrie issue de pères différents, pendant que sa mère court le monde. Pour nourrir sa famille, le jeune héros accepte un emploi de « bouc émissaire »: responsable des articles défectueux d’un grand magasin. Les accidents et les morts s’enchaînent sur son lieu de travail et tout désigne le pauvre employé. Aidé par tante Julia, une journaliste intrépide dont il tombe amoureux, Benjamin mène l’enquête… (voir bande annonce en lien)

Au bonheur des ogres est une adaptation du premier roman de Daniel Pennac sur la famille Malaussène. Cette saga de 6 tomes courant de 1985 à 1999 s’est vendue en France à 6 millions d’exemplaires (1,5 pour le premier tome).
Je n’ai pas lu cette série de livres cultes, donc je ne peux pas juger la fidélité de la transcription. Chaque lecteur s’est fait sa propre vision des personnages et des décors, et comme pour toute adaptation, certains peuvent se sentir trahis. Pourtant, le jeune réalisateur Nicolas Bary (Les enfants de Timpelbach) nous expliquait être un fan des romans et avoir travaillé pendant deux ans sur ce film, afin qu’il soit à la fois fidèle et adapté aux exigences cinématographiques (deux personnages, les sœurs Clara et Louna, ont été fondues en une seule).
L’adaptation cinématographique a été approuvée par l’auteur Daniel Pennac : « Je n’ai jamais pensé qu’on puisse adapter les Malaussène et d’ailleurs je n’étais pas très chaud. Les quelques propositions de scénario reçues pendant ces 20 ans me paraissaient platement fidèles (…) Nicolas Bary est exactement le genre de type auquel je pouvais confier mon Malaussène. Il en ferait ce qu’il voudrait, comme il le voudrait, sans se couper les pattes à vouloir être fidèle  jusqu’à la virgule près. De fait, mon Malaussène est devenu le sien et il me convient tout à fait ».

cinéma, cinéma français, au bonheur des ogres, daniel pennac, raphaël personnaz J’ai apprécié l’aspect totalement loufoque de ce film et de cette famille improbable, le métier délirant de « bouc émissaire » du héros. Le plus frappant est l’univers onirique (une girafe dans un grand magasin) transposé dans une réalité (le quartier de Belleville) parfois sordide (les ogres).
Le réalisateur s’explique : « Il y avait l’idée que chacun se fasse son interprétation. Les ogres sont une métaphore ; ils sont dangereux pour les enfants. Je voulais garder cet aspect « conte » pour le film. (..) J’aimerais que les spectateurs soient surpris par ce conte moderne. Que les gens ne sachent pas où le film les emmène. Et qu’ils sortent bien sûr ravis du voyage. »

L’acteur principal, Raphaël Personnaz donne son point de vue : « ce film, c’est une fantaisie ! Il regroupe un peu tous les styles. Je ne trouve pas de point de comparaison. Il est inclassable. On y retrouve le parfum des films d’aventure que j’adorais enfant. »
Raphaël Personnaz, vu récemment dans Marius et Fanny, où il jouait un rôle totalement différent (un homme fier), est aussi à l’aise dans celui-ci (une personne effacée). Ce beau garçon est décidément prometteur, à suivre.
A ses côtés, dans le rôle de la journaliste tante Julia, on retrouve l’actrice césarisée pour The ArtistBérénice Béjo. La grande sœur est jouée par Mélanie Bernier, aperçue cette année dans le film Les gamins avec Max Boublil et Alain Chabat. Le rôle surprenant du gardien de nuit, joueur d’échecs philosophe, est interprété par le réalisateur Emir Kusturica.

Au bonheur des ogres devrait plaire aux lecteurs de la série, mais aussi aux spectateurs étrangers à l’univers poétique et insolite de Daniel Pennac, qui devraient facilement se plonger dans l’aventure.

Et vous, avez-vous lu les livres ?

22/09/2013

A la télé ce soir : On connaît la chanson, Plein soleil

on connait chanson.jpgLe grand retour de la rubrique télé de la semaine, car je ne pouvais pas rater cet évènement : la diffusion ce soir sur D8 de On connaît la chanson, un de mes films cultes qui a donné son nom à l’une de mes rubriques. Enfin, le film a donné son nom… C’est plutôt le réalisateur Alain Resnais, et surtout les scénaristes Jaoui et Bacri qui m’ont piqué mon idée. Évidemment. Le monde entier sait que je suis atteinte de chansonnite au plus haut degré depuis l’enfance, ainsi que de filmonite aiguë. Quand j’étais petite, je m’imaginais que si je tournais un film un jour, les dialogues seraient tirés de chansons. J’ai plus qu’à écrire «On connaît la chanson 2, le retour». Plus qu’à.

Dans ce film, on retrouve les habituels chassés-croisés des scénaristes, et les acteurs fétiches de Resnais : Sabine Azéma, qui n’est autre que sa femme (alors qu’ils ont 27 ans de différence et qu’il a 91 ans) beurk. Pierre Arditi, qui joue son mari jaloux du retour d’un ancien amant (Bacri). André Dussolier, irrésistible en amoureux timide (ah, la scène où il s’imagine cavalier de la garde républicaine chantant « Vertige de l’amour »). Il aime secrètement une étudiante, incarnée par Agnès Jaoui (sa fameuse thèse "sur rien" des chevaliers paysans de l’an mil au lac de Paladru) mais elle est attirée par l’arrogant patron de Dussolier, Lambert Wilson

plein soleil.jpgA la même heure sur Arte, autre film culte, Plein soleil de René Clément. Avec Alain Delon, lorsqu’il était, à 25 ans, absolument magnifique. Le décor paradisiaque exalte sa beauté : sur un bateau, sur la mer, le torse nu et bronzé… Maurice Ronet est pas mal non plus d’ailleurs. C’est pour ça que le personnage de Delon peut usurper facilement son identité…

Le film est tiré d’un excellent polar de Patricia Highsmith (L’inconnu du Nord-Express et Dites-lui que je l’aime, également adaptés au cinéma) : Le talenteux M. Ripley. Anthony Minghella en a aussi proposé une adaptation, avec Jude Law et Matt Damon. J’apprécie beaucoup ce dernier, c’est un très bon acteur qui choisit bien ses films. Mais il ne ressemble pas à Jude Law, son physique est bien plus grossier, et encore plus éloigné de celui de Delon qui interprétait le même rôle…

Je vous laisse, les films commencent. Demain si j’ai le temps, la suite du programme de la semaine.

Et vous, avez-vous vu ces films ? Qu'avez-vous regardé cette semaine ?