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16/08/2015

Quiz on connaît le film comique : les citations d'Audiard

cinéma, cinéma français, michel audiard, gabin, belmondo, lino ventura, les tontons flingueurs 6) Quelle réplique n’est pas signée Audiard ?

a) « Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. »
b) « Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent »
c) « Dis-toi bien que si quelque chose devait me manquer, ce ne serait plus le vin, ce serait l'ivresse »
d) « C’est cruellement fatiguant d’être intelligent. - Je sais pas. Faudra que j’essaie. »

Réponse d) Le dîner de cons de Francis Veber (pour changer)
a ) Lino Ventura dans Les Tontons flingueurs, de Georges Lautner, 1963. 
b) Belmondo dans 100 000 dollars au soleil, de Henri Verneuil, 1964.
c) Gabin dans Un singe en hiver d’Henri Verneuil, 1962. Voir les extraits en lien ci-dessus.

cinéma, cinéma français, michel audiard, gabin, belmondo, lino ventura, les tontons flingueurs Des thématiques chères à Audiard reviennent dans ces trois films : les cons, la beuverie, les vengeances entre mecs qui ne se laissent pas faire. Une source inépuisable de citations qu’on peut donc sortir tous les jours au travail, lieu de médisance où les collègues parlent surtout pour se plaindre, des autres employés (tous nuls), des clients (tous des cons) et du patron (très méchant).
Je cite toujours du Audiard avec mes collègues qui ronchonnent. Ces blagues détendent l’ambiance en mettant tout le monde d’accord, avec des répliques connues de tous (comme ça, même les plus incultes se sentent ragaillardis : « ah oui ! c’est quel film déjà ? »)

Pour l’éloge de l’alcool chez Audiard, j’espère tout de même que vous n’avez pas l’occasion de sortir ces phrases quotidiennement... Quoique cette semaine, j’ai dû passer à l’étage des chefs (comme dans Métropolis, plus on est haut gradé, plus on monte dans l’immeuble. Je bosse donc avec les gueux dans un sous-sol sans fenêtre). Je les ai surpris en train de « prendre un pot » :
- M’enfin ! Qu’est-ce que c’est que ces façons de picoler au boulot ? (je parle bien à mes supérieurs moi)
- On fête un anniversaire ! Viens prendre un verre avec nous ! (tiens, l’alcool fait tutoyer…) En fait c’était déjà hier mais on n’avait pas fini les bouteilles !
- Un non-anniversaire quoi, tout est prétexte pour s’amuser.
- Exactement, t’as tout compris ! Mais t’avais pas remarqué qu’il y avait des pots au moins 2-3 fois par semaine ? Surtout les gâteaux ! Grognasse en amène tous les matins puisque son mari travaille dans une boulangerie.
- On ne m’a jamais rien proposé. Mais ça ne fait qu’un an que je travaille ici hein…
- Il te plaît l’alcool ? C’est du Spritz
- Ah oui le truc à la mode.  « on se risque sur le bizarre…vous avez sorti le vitriol » je goûte « faut reconnaître, c’est du brutal. Je lui trouve un goût de pomme »

Quelques citations pour mettre l’ambiance au boulot, briller ou clouer le bec aux collègues :

Les tontons flingueurs et les cons :

cinéma, cinéma français, michel audiard, gabin, belmondo, lino ventura, les tontons flingueurs « Mais il connaît pas Raoul ! Il va avoir un réveil pénible. J'ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter que le sang coule... Mais maintenant c'est fini, je vais le travailler en férocité, le faire marcher à coups de latte !  A ma pogne je veux le voir. Et je vous promets qu'il demandera pardon !  Et au garde-à-vous ! »

« Il est complètement fou ce mec ! Mais moi, les dingues, je les soigne. Je vais lui faire une ordonnance et une sévère... Je vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins de Paris qu'on va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi, quand on m'en fait trop, je correctionne plus : je dynamite, je disperse, je ventile ! »

« Il dort le gros con ? Bah il dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule ! Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban. Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère... Au terminus des prétentieux. »

« Patricia, mon petit... Je ne voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier. L'homme de la Pampa, parfois rude, reste toujours courtois, mais la vérité m'oblige à te le dire : ton Antoine commence à me les briser menues ! »

100 000 dollars au soleil et les patrons :

cinéma, cinéma français, michel audiard, gabin, belmondo, lino ventura, les tontons flingueurs Dans ce film, Belmondo, Ventura et Blier travaillent dans une entreprise de transport routier, pour un directeur aux méthodes douteuses. Un nouvel employé se voit charger de conduire un mystérieux colis de 100 000 dollars à travers le Sahara. Les collègues partent à ses trousses…

Le patron : « Veinard, tu vas connaître ce que c'est qu'une famille. Parce que chez le père Casta, y a pas de chauffeurs, y a pas de patron. Y a une grande famille. Chez nous, jamais d'histoires, jamais de grèves. Les syndicats, connais pas. Quand un chauffeur veut un congé ou de l'augmentation, il vient me trouver, je l'écoute et je le vire. » 

« Encore un mot. Sur 2 000 kilomètres de piste, on m'appelle la Betterave, à cause de mon diabète. Dans mon garage, surtout quand je suis là, on m'appelle plutôt patron. C'est même recommandé… »

Un employé : « J'ai été assez con, c'est exact, pour me faire voler mon camion. Tu me vires, c'est régulier. Mais t'aurais pu faire ça poliment grosse lope ! »

Un singe en hiver et l’ivresse :

cinéma, cinéma français, michel audiard, gabin, belmondo, lino ventura, les tontons flingueurs Gabin est un ancien alcoolique tenant un hôtel dans un coin paumé. Un soir, il voit arriver un jeune homme, Belmondo, dans un état d’ébriété avancée… Le film est tiré du roman d’Antoine Blondin, lui-même porté sur la bouteille : il faisait réellement la corrida avec les voitures comme le fait Bébel dans l’histoire, et ses amis changeaient de trottoir en le voyant, de peur qui ne les entraîne dans un bar…

« Si je buvais moins, je serais un autre homme, et j'y tiens pas ! »

« Ecoute ma bonne Suzanne t’es une épouse modèle. Mais si, t’as que des qualités, et physiquement t’es restée comme je pouvais l’espérer. C’est le bonheur rangé dans une armoire. Et tu vois, même si c’était à refaire, et ben je crois que je t’épouserais de nouveau. Mais tu m’emmerdes…
- Albert !
- Tu m’emmerdes gentiment, affectueusement, avec amour… mais TU M’EM-MER-DES ! J’ai pas encore les pieds dans le trou mais ça vient Bon Dieu, tu te rends pas compte que ça vient ?! Et plus ça vient, plus je m’aperçois que j’ai pas eu ma ration d’imprévus. Et j’en redemande, t’entends, j’en redemande !
- L’imprévu ? Qu’est-ce que ça veut dire ?
- Aaah… rien, c’est des idées d’un autre monde…
- Parce que si ça te manquait tellement, si t’y pensais trop, tu pourrais reprendre un peu de vin au repas, un demi-verre ?
- Un demi-verre… dis-toi bien que si quelque chose devait me manquer, ce serait plus le vin, ce serait l’ivresse. »

Gabin : « Ah parce que tu mélanges tout ça, toi ! Mon Espagnol comme tu dis et le père Bardasse. Les Grands Ducs et les Bois-sans-soif !
Le barman : - Les grands ducs !
- Oui, monsieur ! Les princes de la cuite, les seigneurs ! Ceux avec qui tu buvais le coup dans le temps et qui ont toujours fait verre à part ! Dis-toi bien que tes clients et toi, ils vous laissent à vos putasseries, les seigneurs : ils sont à cent mille verres de vous ! Eux, ils tutoient les anges !
- Excuse-moi, mais nous-autres on est encore capable de tenir le litre sans se prendre pour Dieu le Père !
- Mais c'est bien ce que je vous reproche ! Vous avez le vin petit et la cuite mesquine. Dans le fond, vous ne méritez pas de boire ! Tu te demandes pourquoi il picole l'Espagnol ? C'est pour essayer d'oublier les pignoufs comme vous ! »

D’où vient le titre énigmatique du film ? Gabin l’explique à la fille de Belmondo dans la dernière scène : 
« En Chine, quand les grands froids arrivent, dans toutes les rues des villes, on trouve des tas de petits singes égarés sans père ni mère. On ne sait pas s'ils sont venus là par curiosité ou bien par peur de l'hiver, mais comme tous les gens là-bas croient que même les singes ont une âme, ils donnent tout ce qu'ils ont pour qu'on les ramène dans leur forêt, pour qu'ils trouvent leurs habitudes, leurs amis. C'est pour ça qu'on trouve des trains pleins de petits singes qui remontent vers la jungle. 
La petite : - Dis papa, tu crois qu'il en a vu des singes en hiver ?
Bébel : -  Je pense qu'il en a vu au moins un. »

Pour votre santé, consommez de l’alcool avec modération, mais regardez à volonté les films d’Audiard.

 

11/08/2015

Pio Marmaï se marie

cinéma,cinéma français,pio marmaïAvec moi. Après Ryan Gosling, je réitère, on sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher.
J’ai rencontré Pio Marmaï lors du cocktail d’avant-première du film Dans la cour. La meilleure sortie ciné de ma vie, super toasts à volonté, super champagne, lieu très classe et surtout, fait rare… tous les acteurs présents !!!
Je ne m’y attendais pas, pensant simplement assister à une projection de film classique. L’amie qui m’accompagne à carrément son sac de sport sur le dos. On ne dénote pas du tout au milieu des stars en robe de soirée. L’un des serveurs nous repère tout de suite, surtout qu’on arrive alors que la salle est encore vide :
« Alors les filles, on a réussi à se faufiler ?
- Euh non, j’ai rien demandé, j’ai été invitée, voici mon ticket !! »

cinéma,cinéma français,pio marmaïMon amie sportive surveille son alimentation et ne boit pas, elle est très réservée, parle peu, toujours mesurée. Exactement comme moi donc. La compagne idéale pour un cocktail, si j’avais su j’aurai proposé à une fêtarde. Je dévalise seule le buffet sous le regard amusé du serveur qui me ressert du champagne dès que mon verre est vide (heureusement que j’habite à côté et rentre à pied : trois heures et 1 hectolitre de champagne plus tard, je mets 20 minutes au lieu de 10 pour rentrer, parce que je zigzague) (et je fredonne l’incontournable « Nuit de Chine, nuit câline, nuit d’amour, nuit d’ivresse !)
Alors que je me gave élégamment de toasts « vas-y scronch goûte au moins ceux au foie gras, je t’assure tu regretteras pas ! Encore meilleurs que les toasts au saumon fumé, scronch ! » on voit Pio Marmaï arriver.

Désinhibée par mes 3 litres d'alcool en intraveineuse :
« Tain, j’y crois pas ! Ya Pio ! Viens on va lui parler !
- Oh non, qu’est-ce qu’on va lui dire ?
- Je sais pas, attends je reprends un tonneau pour me donner du courage ! »
Pio est en compagnie de Catherine Deneuve (rien que ça), Gustave Kerven, et une jolie blonde inconnue qui a l’air un peu mal à l’aise, se demandant ce qu’elle fait là. Elle ne ramène pas sa fraise (« je traîne avec des stars, yeah ! ») pudique, discrète, douce : la fille très bien. Mais lorsque je vois Pio mettre son bras autour de ses épaules…
- Nan mais c’est qui cette pétasse ?! 

cinéma,cinéma français,pio marmaïLes jugements hâtifs et les clichés abondent :
- Rah tu vois, le bras autour des épaules, comme un macho qui montre son trophée « regardez la jolie fille que j’ai décoté ! » Une blonde : forcément une écervelée ! Et elle ne dit rien : aucune personnalité !! Encore un mec qui préfère les filles douces qui se taisent, comme ça il se sent plus fort et plus intelligent ! Raah ! Pffff !!!
Même mon amie ose exprimer son avis :
« - Oui quelle déception… Il n’a rien à voir avec son rôle dans Le premier jour du reste de ta vie… »
Je rappelle que dans ce film, il interprète un jeune médecin, à priori gendre idéal : bonne situation, ambitieux, protecteur avec sa petite sœur, responsable, sérieux, casé…

cinéma,cinéma français,pio marmaïLe mec sûr de lui qui fait rêver mon amie introvertie, mais que je trouve sans humour, directif et borné (« c’est moi qui ai raison, parce que j’ai mieux « réussi » que vous ») et en somme assez ronflant : la preuve, malgré sa réussite apparente, il finit par s’ennuyer et son couple bat de l’aile.
Non au contraire, je préfère Pio Marmaï dans ses rôles de naïf innocent qui enchaîne les bourdes non non, je ne m’identifie pas. En particulier dans Des lendemains qui chantent : un journaliste passionné, intègre, idéaliste, sensible et peu sûr de lui, qui laisse filer le grand amour de sa vie. Idem dans Maestro, où il  se retrouve sur le tournage d’un film intello (de Rohmer) alors qu’il n’y connaît rien, et tombe amoureux d’une actrice dix fois plus culturée que lui. Je le préfère romantique et jeune père maladroit dans Un heureux évènement, et même dans Nos futurs, où il joue pourtant un loser qui stagne depuis son adolescence, toujours le même petit boulot dans un fast-food, le même studio crade, le même manque d’argent : au moins, il n’a pas perdu son enthousiasme. J’adooooore ses grands yeux niais et ses bégaiements quand il est décontenancé.
Alors qu’est-ce que cette blondasse a de plus que moi ? Moi aussi si je veux, je peux me décolorer les cheveux et me faire pousser les jambes d’un mètre, c’est pas bien compliqué.

cinéma,cinéma français,pio marmaïQuelques temps après, je suis invitée à l’avant-première de Toute première fois, en présence de Pio Marmaï. Je ne peux pas y aller, je vais dans ma cambrousse. Rebelote pour Nos futurs. Je reçois l’invitation alors que je suis avec mon frère :
« - C’est pas possible ! A chaque fois qu’on m’invite pour voir Pio Marmaï je ne suis pas là ! 
- Pion marmaille ? Qu’est-ce que c’est que ce nom à la con ?
- C’est très original, puis c’est mignon ! Et il est trop choupinou avec ses grands yeux ronds ! Bon il est un peu poilu comme un ours, mais c’est pas grave on a tous nos petits défauts !
- Jamais entendu parler. Fais-voir sa photo. Mouais, ça va, pas mal, je l’accepte comme beau-frère. Ben vas-y, reporte ton voyage et saute-lui dessus !
- J’ai déjà regardé, ça me coûte 30 euros de plus ! Je donne déjà plus de 1000 euros par an à la SNCF !
- Ok, tu vas rater l’homme de ta vie pour 30 euros, effectivement ça vaut le coup d’économiser.
- Nan mais je rigole, je le connais même pas ! J’ai même jamais gogolisé son nom, je m’en fous de ce mec ! Puis je ne suis même pas sûre qu’il y aura un cocktail et que je pourrai l’approcher, et qu’est-ce que tu veux que je lui dise ?
« Écoute mon gars, je t’ai vu la dernière fois avec une blonde sublime. Je suis bien mieux qu’elle, ça se voit au premier coup d’œil non ? Comment ça, non ? Mais si, j’ai une grande beauté intérieure ! Je vais te montrer ce qu’est une vraie femme, avec une personnalité, du caractère, du tempérament une chieuse quoi. »

Pour les besoins de mon billet sur Nos futurs, j’ai enfin tapé le nom de l’acteur sur internet. Uniquement par souci  professionnel donc. Et là, c’est pas moi je vous jure, gogol me propose d’entrée « Pio Marmaï et sa copine ». Excusez-moi j’ai pas pu refuser. Je vois alors une photo de Pio avec la magnifique actrice qui joue avec lui dans Toute première fois.
Dans ce film, le comédien interprète un homosexuel qui tombe sous le charme d’une fille. Mon collègue gay soutenait « c’est n’importe quoi, on ne peut pas changer comme ça » tandis que je rétorquais : « Nan mais t’as vu la nana ?! Ya carrément de quoi virer sa cuti ! »

Je me demande si ce n’est pas la jolie blonde discrète que j’ai vu lors de l’avant-première de Dans la cour
Mais ils sortaient peut-être entre collègues ! Les sites people déforment toujours la réalité ! Je ne les ai pas vus s'embrasser !  Oui c’est sans doute ça !
En tout cas, la prochaine invitation avec Pio Marmaï, cette fois, je ne la loupe pas.

 

09/08/2015

Nos futurs

cinéma, cinéma français, Pio MarmaïPour l’anniversaire de son époux Yann (Pierre Rochefort), Estelle (Mélanie Bernier) organise une fête surprise et retrace sa vie dans un diaporama photos. Sur de nombreux clichés, son mari pose avec un homme qu’elle ne connaît pas. C’est Thomas (Pio Marmaï) le meilleur ami d’enfance de Yann. Celui-ci, qui se sent à l’étroit dans sa vie rangée (il a repris malgré lui l’entreprise familiale, son couple ronronne) recontacte Thomas, qui lui n’a pas changé, éternel adolescent rebelle qui pense « no future ». Yann se laisse entraîner dans l’idée folle de son pote : refaire l’une de leurs soirées mémorables de jeunesse, en partant en road trip à la recherche du temps perdu, pour retrouver leurs anciens camarades de terminale : Mad Max le roi des platines (Kyan Khojandi, Bref ) Frago la chaudasse (Camille Cottin, Connasse) ou Virginie, l’ancien amour secret de Thomas… Voir bande annonce en lien.

Que reste-t-il de nos amours, que reste-t-il de ces beaux jours, une photo, vieille photo, de ma jeunesse… Est-ce que l’on change vraiment, ou ce sont les événements qui nous changent ? Peut-on retrouver une seconde enfance, la communion avec ses amis perdus ? Le titre du film joue sur la confusion avec la devise des punks rebelles comme Thomas : « There’s no future, no future for you, and god save the queen ! »

cinéma,cinéma français,pio marmaïComme dans Le premier jour du reste de ta vie du même réalisateur Rémi Bezançon, Nos futurs est mélancolique et tendre. Il évoque les jours heureux, le temps qui passe et ne revient plus. Il opte cependant pour un registre beaucoup plus comique. On y voit les éternels amis aux caractères opposés, et la multitude de gags et de malentendus que cela déclenche.
Si on veut chercher la petite bête, on pourrait estimer que Nos futurs fait dans le déjà-vu, mais le dénouement original et inattendu renverse la perspective. J’ai passé un bon moment, surtout avec Pio Marmaï

Quant à Pierre Rochefort, fils de Nicole Garcia et de Jean Rochefort, j’ai longtemps cherché des ressemblances avec son père (j’ai trouvé : le sourire). Surtout, j’ai été frappée dès les premières images par son aspect… insipide. Même sa voix, alors que son père possède l’une des plus belles voix françaises (avec celle de Jean-Pierre Marielle). Je ne sais pas si Pierre Rochefort joue mal, si c’est son rôle de mec banal qui veut ça, ou s’il a le charisme d’un bulot mort. Sans doute les trois. C’est d’autant plus frappant qu’il a Pio Marmaï face à lui, toujours aussi énergique, drôle, charmant… ahhhh, Pio♥♥♥

Justement, je vous raconte demain ma rencontre avec Pio Marmaï…

On s'est connu, on s'est reconnu
On s'est perdu de vue, on s'est reperdu de vue
On s'est retrouvé, on s'est réchauffé
Puis on s'est séparé
Chacun pour soi est reparti, dans le tourbillon de la vie

Petit Quiz On connaît la chanson à retrouver dans le texte

  

26/07/2015

Quiz on connaît le film comique, suite : Un éléphant ça trompe énormément, Nous irons tous au paradis

nous irons tous paradis.jpgEncore 5 questions en attente de réponse, le quiz sera fini en 2022 je pense.

5) De quels films d’Yves Robert sont extraites ces citations ? 

- « Vous qui pénétrez dans mon cœur, ne faites pas attention au désordre »
- « Vois-tu Marthe, quand le bateau de la vie est déjà loin sur la mer, le capitaine doit savoir faire le point dans la tempête. Et pour cela, il a parfois besoin de s'isoler, de prendre du recul avec l’équipage. Et quand les étoiles… »
- « Je vais dire quelque chose que je n’ai jamais dit à personne…  - Votre nom peut-être ? »
- « En cette matinée grisante où, de la position privilégiée que j’occupais, j’entendais le chant des oiseaux précéder les bruits de la ville, je songeais à tout ce qu’il m’avait fallu de chance, d’audace et, oserais-je le dire, d’ingéniosité pour en arriver là où mon imagination pourtant très ambitieuse n’aurait jamais su me porter seul.» 
- Dis-donc toi, tes ailes de géant elles t’empêchent pas de marcher ?

a) Le grand blond avec une chaussure noire / Le retour du grand blond
b) Un éléphant ça trompe énormément / Nous irons tous au paradis
c) La gloire de mon père / Le château de ma mère

Réponse b: Un éléphant ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis. Voir bande annonce en lien. J’avais donné les citations de tête (je les sors à tout bout de champ) mais j’ai rectifié quelques mots et j’en ai rajouté en revoyant ces films cultes pour la 12 000ème fois. Dans ceux-ci, Etienne (Jean Rochefort♥) semble comblé par une femme aimante (Marthe) et un travail valorisant (publicitaire). Mais sa vie tranquille se trouve chamboulée par un coup de foudre pour une femme fantasque rencontrée sur son lieu de travail. 

elephant rochefort.jpgVoir cet extrait, où il pense l’inviter mais en fait téléphone à une collègue qui en pince pour lui :
« -  Si on dinait, ce soir, 9 h ?
- 9h je ne peux pas… 9h10 ? »

« - Pourquoi vous me parlez anglais ?
- Vous n’êtes pas sujette britannique ? Écoutez je vais vérifier mais ça m’étonnerait ! »

Etienne forme un groupe d’amis inséparables malgré leurs différences (d’opinions politiques, religions, niveaux sociaux) avec Daniel (Claude Brasseur). Mais aussi Simon (Guy Bedos) docteur qui tombe lui aussi sous le charme d’une patiente mariée : « elle n’a rien, mais je serai intraitable là-dessus : il faut que je la voie tous les mardis et vendredis, par précaution. ». 

elephant bedos.JPGSimon est harcelé par une mère possessive, la géniale Marthe Villalonga. Voir cette scène où elle débarque en plein milieu de son match de tennis :
« Tu sais ce qu’il m’a dit cette nuit ?
- Mais tu ne vas pas me raconter ça là maintenant non !
- Et où c’est que je peux te le raconter alors ? Ce matin je me suis présentée chez toi, et l’autre folle elle m’a empêchée de rentrer dans ton cabinet.
- Mme Paquet ? Mais c’est normal j’étais avec M. Simoni !
- Ah bon c’est normal ? C’est normal que tu t’enfermes avec M. Simoni quand ta mère est au bord du gaz ? En plus il a rien du tout celui-là, c’est un comédien !
- Il a rien du tout M. Simoni ? Tu veux voir ses radios ?
- Il a rien du tout, demande à Mme Paquet ! Seulement lui forcément il te paie alors tu le reçois avec des sourires ! Mais si maintenant faut payer pour te voir dis-le je savais pas ! Combien je te dois ?
- Arrête !!
- Ne me parle pas sur ce ton, parce que je suis encore ta propre mère ! Et tu pourrais recevoir une paire de claques devant tous tes camarades ! Au revoir Etienne ; au revoir ou adieu ! Adieu Bouli !
- Mais où tu vas ?!
- T’inquiète pas je ne te laisse pas mon adresse, comme ça tu économiseras le timbre ! »

Autre exemple, où elle lui téléphone en catastrophe, au seuil de la mort. Il annule tous ses rendez-vous pour se rendre en ambulance au magasin où elle s’est évanouie, mais on lui annonce qu’elle est rentrée chez elle. Il la voit depuis la rue en train de prendre le thé avec une amie sur son balcon :
- Mais alors ! Tu ameutes toute la région, tu demandes une ambulance et on arrive, tu es là tranquille et tu fumes !
- La fumée te dérange en plus ? C’est comme la sonnerie du téléphone probablement. (à son amie) : j’ai un éblouissement en pleine Samaritaine. J’appelle mon fils, il me raccroche au nez de sa mère. Maintenant il vient me critiquer que je suis pas morte ! Eh ben si c’est ça votre médecine de gauche hein, les communistes ils ont pas intérêt à prendre froid ! Tiens le téléphone sonne. Pardon, moi, je réponds ! On sait jamais, si c’est mon fils… »

Ma mère verse aussi facilement dans le mélodrame et avec elle c’est la fin du monde toutes les deux minutes (je me demande de qui je tiens) mais heureusement, elle ne me téléphone qu’une fois par mois pour tout me raconter en détails (le mot "résumé" ne fait pas partie de son vocabulaire). Comme tout à l’heure :
« ah la la, j’ai le cœur qui bat à 200 je suis sûre que j’ai 20 de tension !
- Mais non…  quoi encore ? »
En général je profite de ses appels pour me promener en même temps, ou plutôt faire une rando, parce que si je reste chez moi j’ai le temps de colorier de la main qui ne tient pas le téléphone un livre entier de mandalas « 100 dessins pour rester zen ». 

éléphant lanoux.jpegDans les films, les personnages sont aussi amis avec Bouli (Victor Lanoux) beau parleur qui drague tout ce qui bouge et s’étonne que sa femme finisse par le plaquer : « On fait l’amour libre, chacun fait ce qu’il veut. Enfin surtout moi, parce que dans la femme il y a quand même la mère de famille avant tout. »
Dans cet extrait, ses copains tentent de lui remonter le moral en lui faisant une blague : Daniel se fait passer pour aveugle dans un restaurant haut de gamme, et se transforme en éléphant ça trompe énormément dans un magasin de porcelaine.
Sans oublier l'étonnant Lucien, interprété par Christophe Bourseiller, jeune étudiant intello à lunettes toujours impassible, même lorsqu’il fait une déclaration d’amour à Marthe, femme mariée qui a deux fois son âge.

Des films qui enchaînent les gags, avec en voix off, l’irrésistible Jean Rochefort qui déclame ses états d’âme dans un discours littéraire et pompeux :
« Tout d’un coup ma destinée m’apparût, comment dire… absconse. »
« Je sentais le sirocco de la jalousie me souffler en rafale dans la région du cœur. »
« Commotionné par ce renversement scandaleux des valeurs, j’éprouvais à l’instant de dévoiler à Marthe les machinations que j’ourdissais en secret, j’éprouvais ce que Freud ou même un autre docteur aurait appelé… un blocage. Je mentirais sur le moment par quelques phrases dont la beauté littéraire ne me faisaient que gagner du temps sur des évènements dont je n’étais plus le maître. »

Les films n’utilisent pas la chanson de Polnareff, On ira tous au paradis, mais la musique planante de Vladimir Cosma, avec le bruit de la mer pour signifier les rêveries de ces grands enfants. Les scénarios sont co-signés par Jean-Loup Dabadie, qui a notamment écrit les paroles de... On ira tous au paradis de Polnareff !

Je ne m’en lasse pas. A voir !

Un jour, la suite des résultats du quiz. Plus que 5 questions ! 

 

09/06/2015

Valley of love avec Depardieu et Huppert : places de cinéma à gagner

valley of love.jpgIsabelle et Gérard se rendent à un étrange rendez-vous dans la Vallée de la mort, en Californie. Ils ne se sont pas revus depuis des années et répondent à une invitation de leur fils Michael, photographe, qu'ils ont reçue après son suicide, 6 mois auparavant. Malgré l'absurdité de la situation, ils décident de suivre le programme initiatique imaginé par Michael...
« Je te demande d’être présente dans La Vallée de la Mort le 12 novembre 2014. Tous les deux, oui tu as bien lu, toi et papa. Tu pourrais croire à une mauvaise blague mais je te jure que c’est la vérité. Et c’est ma seule chance de revenir, c’est le CONTRAT. Il y a un planning des endroits où vous devez aller, le jour précis et les horaires où vous devez m’attendre car je vais revenir, pour peu de temps mais je serai là. Et je vous verrai. » Voir la bande annonce de VALLEY OF LOVE ici en lien.

Deux personnages qui portent les mêmes prénoms que les acteurs, deux monstres sacrés du cinéma français : Isabelle Huppert et Gérard Depardieu. Ce dernier qui a perdu son fils, qui se prénomme Guillaume, comme le réalisateur du film. Guillaume Nicloux a sensiblement le même âge qu’aurait eu le fils de Depardieu. Des personnages qui se retrouvent 30 ans après leur divorce, comme les deux acteurs rejouant ensemble pour la première fois depuis Loulou, qui date de 1980, où ils étaient amants et se séparaient. Loulou, un film réalisé par Maurice Pialat, dont la veuve produit le film de Guillaume Nicloux. Autant de coïncidences troublantes qui donnent envie de voir le film.

Le dossier de presse ose poser directement la question à Isabelle Huppert :
« Ce deuil, Gérard Depardieu l’a vécu dans sa vie réelle. Comment ce drame résonnait-il sur le tournage ?
- On n’en a pas vraiment parlé. Cette tragédie était (…) présente, bien sûr, chez Gérard, mais à un endroit si secret en lui que je n’y avais pas accès. Ou il ne faisait rien pour. »

Il demande moins frontalement à Gérard Depardieu :
« Beaucoup de gens vont penser en voyant ce film… Toi, un cinéaste qui se prénomme Guillaume, le scénario…
- C’est fortuit et en même temps Guillaume le dit très bien. C’est fortuit et ce n’est pas fortuit puisque c’est arrivé.
- C’est quand même un fils qui appelle son père par-delà la mort. Il y a quelque chose de l’ordre de la spiritualité.
- Mais moi je ne fais que des choses spirituelles. La seule chose qui n’est pas spirituelle c’est ce que je vois de mon quotidien, et ce qu’il m’arrive parfois de commenter, pas maladroitement, mais volontairement, parce que j’ai envie d’être volontairement grossier. L’humanité de maintenant est grossière. Donc il n’y a rien à dire, et il n’y a que ça qui m’intéresse. »

valley of love paysage.jpgSacré Gégé, toujours aussi compliqué, peu loquace. Vous avez vu d’ailleurs à son sujet l’excellent documentaire du psychanalyste Gérard Miller ? « Gérard Depardieu, l’homme dont le père ne parlait pas ». On voit qu’il reproduit le schéma… On sent qu’il ne faut pas trop le chercher :

« Dans la lettre du fils (…) de toi, il dit « alcoolique et coléreux »
- Alcoolique et coléreux comme le sont tous les alcooliques. Et en fait, tous les coléreux ne sont pas des alcooliques. Un alcoolique, c’est quelqu’un qui, à cinq heures commence son petit gin, et qui attend huit heures pour essayer de se persuader qu’il est à l’aise. Et puis après, il continue. Mais un alcoolique c’est le contraire de moi. Moi je suis colérique, tonitruant, vivant, chiant, mais innocent. Complètement innocent et intéressé par la vie. »

« Certains vont dire : c’est Loulou 35 ans après. Peut-être aussi Nous ne vieillirons pas ensemble, mais sur le mode « Nous vieillirons ensemble ». Ce que l’on voit dans le film c’est un couple.
- C’est toi qui le dis. Moi je ne vois pas ça, je ne vois pas Loulou, je ne vois pas de références.
- Quand tu lui dis dans le film « Tu te souviens la première fois, quand on est montés à l’hôtel », c’est exactement ce que l’on voit dans Loulou.
- Non. »

Quel rigolo ce Gégé, allez reprends un petit coup de pinard, ça ira mieux. Quant à Nous ne vieillirons pas ensemble, avec Jean Yanne, autre bourru du cinéma français, il reste sans doute mon Pialat préféré.
De Guillaume Nicloux, le film qui retient mes faveurs est La religieuse, adaptation de Diderot, avec déjà Isabelle Huppert. Il est aussi l’auteur d’un film au genre très différent, polar comique : Le poulpe.
Isabelle Huppert, malgré son air pimbêche et sa froideur, je l’apprécie car elle a joué de grands rôles : Madame Bovary, Violette Nozière, puis dans Coup de torchon, La porte du paradis
Notre Gégé(inter)national, on peut en parler des heures : les films de Blier, Tenue de soirée, Préparez vos mouchoirs, les comédies de Veber, La chèvre ; Cyrano de Bergerac ou Le retour de Martin Guerre

J’ai donc hâte de voir ces deux monuments du cinéma français se retrouver dans la vallée de la mort, un lieu magnifique et très cinématographique.

J’ai la chance grâce à LE PACTE de vous faire gagner 5X2 places pour le film VALLEY OF LOVE. Pour cela, répondez à ces deux questions :
- A part Valley of love, citez un autre film dans lequel Gérard Depardieu et Isabelle Huppert ont déjà joué ensemble (il en existe deux autres)
- Citez un autre film réalisé par Guillaume Nicloux.

Envoyez vos réponses avec vos noms et coordonnées postales par le lien « me contacter » sous la photo du chat noir. Vous avez jusqu’au mercredi 17 juin 20 heures, jour de la sortie du film. Jeu qui se limite à la France métropolitaine.

A vous de jouer !

 

07/06/2015

Quiz on connaît le film, papillotes à gagner : les résultats

michel blanc téléphone maison.jpgJe parle toujours de mes papillotes en chocolat hein, pas de moi. Ni de mon chat (quoique, me débarrasser du panda obèse…)
Un jeu qui date du… 4 janvier. Pour gagner des chocolats de noël. Ça valait le coup d’attendre. Plus c’est long, plus c’est bon, non ?
Comme vous le savez, j’ai toujours des papillotes dans ma poche, mais je ne les donne pas à n’importe qui. Il faut les mériter. Il faut bien connaître la Papillote pour recevoir les papillotes. Je vous avais donc concocté un quiz 100 % (radotage) papillotien, avec mes films et auteurs comiques français préférés. Pourtant vous n’avez pas été aussi nombreux que prévu (comment ?! elles ne vous plaisent pas mes papillotes ? Ce cadeau pourtant inestimable, hautement symbolique ?!) Le jeu était sans doute trop long (10 questions mais 3 pages à lire, faut être motivé). Puis tout le monde n’est pas comme mémé intello à connaître par cœur les films de Belmondo. Le magnifique n’a pourtant que… 42 ans, et il est toujours d’actualité puisque OSS 117 s’en inspire, peuh.

Un jeu entièrement inventé et sponsorisé par moi-même. Je ne peux résister à l’envie de rajouter des répliques (le quiz n’est pas assez long) donc je publierai les résultats en deux fois (vous n’êtes plus à une semaine près). Comme je suis vraiment trop cool, j’ai mis en lien les extraits cultes (il m’a fallu beaucoup de temps pour les trouver, alors regardez-les !)

1 ) De quel film ces répliques sont-elles extraites :

« Est-ce que je pourrai dormir chez toi ce soir… j’ai perdu ma mère ce matin.
- Elle est morte ?
- Non non, je l’ai perdue, c’est-à-dire que je l’ai perdue quoi, elle était là et pouf pouf, je l’ai perdue… Mais mon chien est mort par contre. Alors, si je pouvais dormir chez toi, tu vois, juste pour avoir une présence, un compagnon, pour pas être seul…
- Ça fait trois fois qu’il est mort ton chien.
- Oui mais il a beaucoup souffert ! »

- « Parlez-moi de vous plutôt. »

- « Il ne peut plus rien nous arriver d’affreux maintenant ! »

Réponse : - « Je crois que nous avons affaire à un serial killer. » 
Il s’agit évidemment du film Red is dead, euh pardon, de La cité de la peur, une comédie familiale de Les nuls, sortie en 1994 (déjà !)

2 ) Dans quel film avec Louis De Funès entend-on cette réplique : « En tout cas on ne va pas moisir ici. J’ai un petit plan pour tous nous évader… Nous rentrons à Madrid, nous conspirons, le roi répudie la reine, la vieille épouse le perroquet, César devient roi, je l’épouse et me voilà reine ! »

a) La grande vadrouille
b) Les grandes vacances
c) La folie des grandeurs
d) Les grandes espérances

Réponse : La folie des grandeurs, un film d’actualité en ce mois de déclaration des impôts… « Cette année la récolte a été très mauvaise, alors il va falloir payer le double !  C'est normal, les pauvres c'est fait pour être très pauvres, et les riches, très riches ! »

Je vous rajoute la scène qui me pliait de rire quand j’avais 10 ans (et comme j’ai toujours 10 ans…) : la déclaration d’amour cachée derrière le buisson. Evidemment il faut la regarder pour comprendre les malentendus et gags visuels, avec la sublime (hum) Alice Sapritch. Cette actrice m’épatait : elle devait avoir beaucoup d’humour pour accepter de se moquer de son physique quelque peu ingrat :
« - ah madame il faut que je vous le dise, je vous aime. Vous êtes si belle, si rayonnante, si lumineuse… Je vous désire depuis des mois. C’est pas que vous le fassiez exprès, mais vous êtes si aguichante avec vos yeux mutins et vos petits pieds. Oh, mais vous pleurez madame !
- César, je serai à vous corps et âme, voici ma main. (le chien la mord) Petit sauvage ! »

Le film est librement inspiré de Ruy Blas de Victor Hugo. A l’origine, le réalisateur Gérard Oury voulait renouveler le succès du Corniaud et de La grande vadrouille en reprenant le même duo d’acteurs, mais Bourvil est décédé juste avant le tournage (1970). La musique est excellente, signée par mon chouchou Michel Polnareff. J’adore le « thème d’amour » en lien, mais tout l’album est super, comme le western, musique principale. 

- J’adore également le film Les grandes vacances avec De Funès, et sa bande originale qui met de bonne humeur.
- Les grandes espérances est un roman de Charles Dickens et un film de David Lean, donc le contraire d’une comédie !

3 ) Associez la bonne réplique au film correspondant, joué par Michel Blanc :

A) « Toi et moi, on a un peu le même problème, c’est à dire qu’on ne peut pas vraiment miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c’est : « oublie que t’as aucune chance, vas-y, fonce. On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher »
B) « J’ai eu une rupture. J’ai vécu avec une femme et puis au bout de 48 heures elle a décidé qu’on se séparerait d’un commun accord, alors j’ai pas bien supporté. J’ai même essayé de me suicider. On n’est jamais très original dans ces moments-là. J’ai mis l’adagio d’Albinoni, j’ai avalé deux tubes de laxatif et puis hop. J’ai perdu 16 kilos et ma moquette. Depuis je m’en suis jamais remis tout à fait. Surtout du point de vue digestif, c’est plus comme avant. »
C) « T’as fermé la porte ? Parce que j’ai été attaqué par des renards tout à l’heure (…) J’ai dû mal à parler parce que j’ai les dents qui poussent. »
D) « Sur les bords, au milieu, c’est vrai que je crains un peu » 

a) Les bronzés
b) Les bronzés font du ski
c) Viens chez moi, j’habite chez une copine
d) Marche à l’ombre

Réponses : A)b 
B)a. Jean-Claude Dusse, avec un d comme Dusse.
C)d, Marche à l’ombre, un film réalisé par Michel Blanc lui-même en 1984, reprenant en titre la fameuse chanson de Renaud :
Avant qu'il ait pu dire un mot,
j'ai chopé l'mec par l'paletot 
et j’lui ai dit : « Toi tu m'fous les glandes, 
pi t'as rien à foutre dans mon monde,
arrache-toi d'là, t'es pas d'ma bande
casse toi, tu pues, et marche à l'ombre ! »

D)c, un film de Patrice Leconte de 1981, qui reprend aussi pour titre une chanson de Renaud. La citation en est extraite : 
J'ai le cœur comme une éponge 
Spéciale pour filles en pleurs 
Heureusement parce que ma tronche
C'est pas vraiment une fleur…

4 ) Tous ces films ont le même scénariste. Qui est-il ?

- Les compères
- L’emmerdeur
- La cage aux folles
- La chèvre

Réponse : Francis Veber, ce génie de la comédie. Il joue souvent sur l’association de deux personnages contraires, un gaffeur frêle rêveur et sympathique (Pierre Richard, Jacques Brel, Papillote…) et un costaud cartésien antipathique (Depardieu, Lino Ventura).
- Dans Les compères, un adolescent fait une fugue. Pour le retrouver, la mère déclare à ses deux anciens amants que l’un d’eux est le père du gosse. Les compères Depardieu et Pierre Richard partent à sa recherche…
Par exemple la scène en lien du « il m’a foutu un coup de boule ? » et l’explication qui n’en est pas une : 
« Tu l’as plaqué il a pas compris, alors tu vas mettre les choses au point une bonne fois pour toutes.
- Je veux plus te voir, m’en veux pas c’est comme ça, c’est fini nous deux
En effet, quelle bonne explication ! Là il a bien compris qu’elle le larguait comme une vieille chaussette, sauf qu’il ne sait pas pourquoi !

- Dans La chèvre, on retrouve le même duo d’acteurs. Cette fois-ci le gaffeur Pierre Richard sert de « chèvre » pour retrouver la fille de son PDG aussi malchanceuse que lui, en espérant qu’il tombe dans les mêmes pièges.
« Vous m’avez traité d’abruti ? Je pratique les arts martiaux. La première chose qu’on nous apprend, c’est le contrôle. Un type me traite d’abruti, je ne cogne pas, je le regarde et je m’en vais.
- Eh ben tire-toi alors
- Vous avez de la chance
- Gros connard
- Vous avez de la chance… (il s’en va) pfouhh… Je suis arrivé à un contrôle total. Pardonnez-moi cette démonstration de force, mais j’ai horreur qu’on me marche sur les pieds »

- Dans L’emmerdeur, Jacques Brel tente de se suicider dans un hôtel, car sa femme l’a quitté pour son médecin. Son voisin de chambre, Lino Ventura, tueur à gages, le sauve malgré lui. Dès lors, le dépressif suit le tueur comme un boulet et l’empêche de mener à « bien » sa mission en enchaînant les catastrophes…
« Elle allait le voir tous les jours. Elle s'allongeait sur le divan. Normalement il aurait dû rester dans son fauteuil, lui. C'est toujours comme ça : le malade est sur le divan, et le psychiatre est à côté dans son fauteuil. Il pose des questions, il prend des notes. Et bien là pas du tout ! Hop, tout le monde sur le divan ! Et moi, je payais 60 francs de l'heure. »

« Ce qu'il lui faut, c'est un peu de chaleur humaine. Je m'en occupe. »

- Dans La cage aux folles, Renato et Albin (Michel Serrault) forment un couple d’homosexuels tenant une boîte de travestis. Le fils de Renato doit se marier avec la fille d’un député membre d’un parti très conservateur « union pour l’ordre moral ». Pour ne pas choquer ses futurs beaux-parents, le fils demande à son père de faire semblant d’être marié à une femme… "essayons de le viriliser un peu" :
« J’ai cassé ma biscotte ! »
« Essaie de marcher comme John Wayne, tu descends de cheval, tu t’avances vers le saloon, tu envoies valser la porte et crac ! »

Alors, vous aviez trouvé ? Suite des résultats la semaine prochaine, vous pouvez toujours vous amuser à répondre ici en attendant. 

 

10/05/2015

Connasse, princesse des cœurs

cinéma, cinéma françaisC’est pas moi hein. Mais je veux bien être princesse de vos cœurs par contre.
Petite pensée pour les caissières des cinémas qui doivent alors l’impression de se faire insulter à longueur de journée depuis la sortie du film... Voir bande annonce en lien.

Je connais Camille Cottin depuis ses rôles dans Les comédies Les gazelles et Toute première fois. Cette dernière est aussi réalisée par Noémie Saglio, auteure de Connasse princesse des cœurs. Dans ce film, l’actrice reprend le même principe que ses sketchs diffusés sur Canal+ : des séquences en caméra cachée où elle se montre odieuse et sans gêne avec des inconnus. Par exemple ici dans le métro: lire par-dessus l’épaule d’une femme et tourner les pages de son livre, demander à quelqu’un qui est assis de prendre sa place « sinon je suis debout » ou mettre du déo sous l’aisselle d’un gars !

Je reste hilare devant son audace, mais aussi très gênée : « c’est pas vrai, elle n’a pas osé ! Elle est folle ! » La moitié du temps je détourne la tête de l’écran, ou mets la main sur la bouche, pour cacher à la fois mon sourire et mon désarroi.
Camille Cottin nous bouscule pour notre plus grand bien. À travers la comédie et la provocation qui semble gratuite, mine de rien, elle dénonce et appuie là où ça fait mal. On pense : « est-ce que moi aussi j’ai été comme ça une fois ? Quelle horreur ! » Elle nous faire rire de nos pires travers.

Dans Connasse princesse des cœurs, Camille Cottin incarne comme à son habitude une Parisienne exécrable, qui pense que tout lui est dû et que le monde entier est à son service. Elle veut connaître la gloire et surtout être riche. Un notaire lui explique dans une séquence délirante qu’elle ne peut pas de son vivant hériter entièrement de sa mère. Elle passe alors en revue qui elle doit épouser pour parvenir à ses fins. Un banquier ? Oui mais il finira en prison. Un footballeur ? Oui mais il sentira la transpiration. Elle trouve la solution : une tête couronnée ! C’est parti pour l’Angleterre afin de rencontrer le prince Harry…
Le début est absolument hilarant : la séquence chez le notaire, dans les pharmacies et sur le pont de L’alma pour parler à Lady Di…

Mais en adaptant au cinéma un format court, le film aligne les sketchs, plus ou moins pertinents (le meilleur : le vol du chien !) On s’habitue vite aux outrances de la comédienne et le film commence à tourner en rond au bout d’une heure. J’ai trouvé la fin un peu bâclée et décevante : comment ça, elle ne se marie pas avec le prince Harry finalement ? J’apprends en plus qu'il cherche à se caser pour avoir des enfants. Je suis sûre que Connasse, avec sa grande douceur, sera une mère parfaite ! 

Conscient des défauts du format long, le film a l’intelligence de durer seulement une heure 20 et se suit vraiment avec un grand plaisir. J’ai beaucoup ri. J’ai apprécié la séquence finale où elle se pose dans un parc anglais afin d’exhorter la foule à la rébellion et à être elle-même. Cela montre que le film n’est pas seulement une suite de sketchs un peu vaine, mais est aussi porteur d’un message sous-jacent : il faut oser ! Oui mais pas n’importe quoi, comme Connasse !

Et vous, avez-vous apprécié ce film ?

 

08/04/2015

Les films coups de cœur et les navets du mois

lunchbox.jpgCoups de cœur Canal + :

- The lunchbox de Ritesh Batra

A Bombay, un employé de bureau taciturne depuis la mort de sa femme, reçoit par erreur le repas d’un autre, confectionné par une épouse délaissée. Les deux âmes solitaires et résignées correspondent par petits papiers placés dans la gamelle. Ils vont peu à peu reprendre espoir et s’ouvrir. Un joli film.

- Tel père, tel fils de Hirokazu Koreeda

Deux enfants ont été échangés à la naissance. L’un vit dans une famille aisée dont le père est absent et trop exigeant, l’autre avec des personnes modestes mais chaleureuses. Le même scénario que La vie est un long fleuve tranquille, mais pas du tout le même traitement ! Dans ce drame, il paraît évident aux protagonistes japonais que les enfants doivent retourner dans leur famille originelle. Car ce qui compte, c’est le lien du sang. On arrache donc à leur foyer sans aucune explication (!) des mômes de 6 ans déjà (!), pour les emmener dans une nouvelle famille inconnue. Les parents, enfin ceux qui ont élevé pendant six ans des mioches qui ne sont pas les leurs, n’ont pas l’air chagriné plus que ça… C’est moi où ils sont tarés ? T’as élevé un gosse en pensant que c’était le tien, ben tu l’aimes et tu le gardes ! mais en lui laissant fréquenter ses vrais parents évidemment, le gamin aura deux familles comme ça, tout bénef.

Navet Canal + :

- Le cœur des hommes 3 de Marc Esposito

Le cœur sec des beaufs misogynes. Consternant, je n’ai pas tenu jusqu’à la fin.

Et vous, appréciez-vous ces films ?

 

 

07/04/2015

Les films du mois : Les nouveaux sauvages, Toute première fois...

toute première fois.jpg(mémé et son éternel train de retard n'ose pas préciser de quel mois il s'agit)

Coup de cœur :

- Les nouveaux sauvages de Damian Szifron 

Le meilleur film depuis le début de l’année. Des sketchs qui rappellent les grandes heures de la comédie italienne, comme Les monstres de Dino Risi : mordant, noir, mais tellement jouissif et tellement vrai ! Qui n’a jamais eu envie de se venger des humiliations et injustices subies : d'un fonctionnement administratif retors, d'un chauffard, d'un mari volage… Ici, les personnages pètent les plombs et osent tout ! Une vraie catharsis. A travers la comédie parfois grossière, Les nouveaux sauvages présente un état des lieux précis et alarmant de la société actuelle : le stress permanent, le mépris, l’individualisme, les inégalités. Surtout à travers l’histoire du riche patron qui veut préserver son image en faisant endosser son crime à son pauvre employé, en échange d’une forte somme d’argent… Les meilleurs sketchs selon moi sont celui des hommes sur la route « Je pense que nous avons affaire à un crime passionnel » et le premier dans l'avion. A mon avis, le pilote de l’A320 a dû voir cette séquence… Un film à ne pas rater. Voir la super bande annonce en lien.

- Toute première fois de Noémie Saglio 

Jérémie (Pio Marmaï ) est en couple depuis 10 ans avec un homme qu’il va épouser. Mais il tombe amoureux d’une magnifique Suédoise. C’est sa toute première fois avec une femme… Le scénario peut paraître léger et surtout impossible (selon mon collègue gay, on ne change pas d’orientation sexuelle si facilement !) mais les situations et dialogues sont vraiment drôles. Les acteurs sont parfaits, avec en tête Camille Cottin, la « connasse » de Canal+, bientôt en salles pour se marier avec le prince Harry, dans un film de la même réalisatrice. Chansonnite aiguë oblige : Toute première fois, toute toute première fois ♪♫

- Papa ou maman de Martin Bourboulon
Voir mon billet en lien.

- The voices de Marjane Satrapi

J’ai adoré Persépolis du même auteur, qui racontait sa jeunesse. Ici, rien à voir, Satrapi a accepté une commande. Un homme en apparence gentil et simple est en fait schizophrène. Il croit que son chat lui parle et lui dicte le meurtre des filles qui l’attire. Le scénario, original, promettait (un chat qui parle !) mais le film oscille entre comédie et gore, et je trouve le mélange hasardeux.  Il est difficile de rire avec un serial killer qui découpe les femmes…

- It follows de David Robert Mitchell

La critique le vendait comme un film absolument terrifiant, un chef-d’œuvre. J’ai donc payé ma place (pour une fois !) et payé une autre (en plus !) pour ne pas y aller seule, histoire d’avoir une épaule réconfortante en cas de scène trop difficile à supporter. Mais tout est suggéré, on ne voit rien. J’ai pourtant beaucoup d’imagination, mais je n’ai pas tremblé devant cette histoire d’adolescente poursuivie par une sorte de fantôme zombie qu’elle est la seule à voir. Le mal se répand en fait par relation sexuelle, chaque nouveau partenaire reçoit cette tare et ne peut s’en débarrasser qu’en couchant avec une autre personne. C’est moi où cette idée est dégueulasse ? Qu’est-ce que le réalisateur veut suggérer, que les adolescents feraient mieux de s’abstenir, que d’avoir des rapports, c’est sale et c’est mal ? Comme d’habitude dans les films américains, les personnages ne connaissent pas l’usage du préservatif. Est-ce qu’il aurait enrayé la maladie ? (un film qui aurait pu être sponsorisé par le sidaction ou le Tea party).

- Vincent n’a pas d’écailles de Thomas Salvador

« Un film de super héros 100 % français… »  donc un film où il ne se passe rien. Gentiment décalé, mais un court métrage aurait suffi… Je retiens essentiellement la découverte de cette chanson joyeuse qui donne envie de danser : Fantastic man.

Et vous, appréciez-vous ces films ?

Quiz On connaît la chanson : qui chante toute première fois ?
Au lieu de : "des gouttes salées ont déchiré l'étrange pâleur d'un secret",  j'entendais : "des côtes salées". Du coup, je ne comprenais rien. Déjà que le texte originel est assez abscons...

 

26/03/2015

Bilan ciné 2014 : les thrillers

cinéma français,cinéma

A voir :

- Cold in july de Jim Mickle
Très bonne surprise. Bon scénario avec plein de rebondissements, qui rappelle un peu A history of violence de Cronenberg, avec la même tension, le même suspense et des acteurs excellents. Le rôle principal est interprété par Michael C.Hall, le héros de Dexter et de Six feet under. Il joue ici un père de famille un peu veule, banal, qui se transforme en espèce de Texas ranger lorsqu’il tue un homme entré par effraction chez lui. Le mort était-il vraiment le voleur décrit par la police ? Une sombre réflexion sur la filiation, la culpabilité, la revanche. En prime, de l’humour noir et une musique électro 80 dans la lignée de Kavinsky (Drive).

cinéma français, cinéma- Gone girl de David Fincher
- Night call de Dan Gilroy

Pourquoi pas :

- La french de Cédric Jimenez
- Tom à la ferme de Xavier Dolan
- Enemy de Denis Villeneuve
J’ai vu ce film étrange sur la schizophrénie avec des voisins de salle qui ont passé leur temps à soupirer ou envoyer des sms, ça n’aidait pas à la concentration. Je n’ai donc pas trop su quoi en penser : est-il envoûtant, ou fait-il de l’esbroufe ? Du même réalisateur, je préfère largement la tension de Prisoners et d’Incendies, deux films qui m’ont scotchée.

Bof bof :

- Black coal de Yi’nan Diao
- The Ryan Initiative de Kenneth Branagh
- 71 de Yann Demange
A Belfast, en 1971, l’armée intervient dans un quartier difficile. Prise dans une embuscade, elle bat en retraite, en laissant sur place un jeune soldat. Il a toute la nuit pour s’en sortir… Voir le conflit irlandais du point de vue de l’armée anglaise, parti pris original. Mais le propos m’a semblé assez confus. On ne sait plus qui est qui, membre de l’ira, de l’armée, protestants, catholiques, espions… J’ai pu rencontrer le réalisateur et il a évoqué des souvenirs atroces et émouvants.  Il s’est inspiré d’une histoire vraie. Le jeune soldat laissé par son unité avait 17 ans, pleurait, appelait sa mère. Son unité s’était repliée 4 rues plus loin et entendait ses cris. Les femmes se tenaient autour de lui pour le protéger, mais un homme de l’Ira lui a tiré une balle dans la tête devant elles… Le réalisateur racontait également l’expérience du compositeur de la B.O du film. Il était le seul catholique habitant un quartier protestant. Lorsqu’il avait 7 ans, on a posé une bombe chez lui. Il s’en est sorti car il prenait son bain, protégé par l’eau…

- Charlie Countryman de Fredrik Bond 
Après la mort de sa mère, Charlie (Shia LaBeaouf) part à Bucarest pour se remettre. Il tombe fou amoureux (de Evan Rachel Wood : normal) mais la femme est sous l’emprise d’un dangereux caïd local (Mads Mikkelsen). Une mise en scène survoltée, une musique branchée, des acteurs connus… Le film voulait certainement devenir le nouveau Trainspotting, mais il n’est pas à la hauteur de ses références. Il est surtout destiné aux adolescents.

Navets de l’année :

- Mea culpa de Fred Cavayé
Simon (Vincent Lindon) a conduit en état d’ébriété et tué une femme et son enfant. Rongé par la culpabilité, il s’est réfugié dans l’alcool et a tout perdu : son épouse, son job de flic, Franck son meilleur ami et coéquipier (Gilles Lellouche, dans tous les films français)… Le fils de Simon est témoin d’un meurtre mafieux. Le héros reprend alors du service pour sauver le petit. Un pur film d’action que j’ai trouvé grotesque, reprenant tous les clichés du genre, comme un pastiche. Des personnages de gros durs caricaturaux, des dialogues insipides… Comment le sensible Vincent Lindon s’est-il laissé embarquer dans cette galère ?

- The baby de Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett (film d’horreur)
Un couple se filme pendant son voyage de noces, où ils assistent à une fête étrange, puis pendant la grossesse inexpliquée de la femme… Le film se voulait un nouveau Rosemary’s baby, le chef d’œuvre de Polanski. Il souhaitait connaître le succès de Paranormal activity, en reprenant le même dispositif du faux documentaire, basé sur la terreur et le réalisme. Mais il n’a récolté que 300 000 entrées contre plus d’un million pour son modèle, sans compter ses six (!) suites... On était filmé pendant la projection presse, pour que la promo exploite nos visages terrifiés. Sauf que les spectateurs ne réagissaient pas vraiment, ou pire, rigolaient. Mais je garde un bon souvenir de cette soirée (et un t-shirt sanglant).