14/05/2013
C'est la quille
- Finalement le big boss ne veut plus embaucher, il dit qu’on n’a pas les moyens.
- M’enfin ! La boîte a remporté plein d’affaires ce mois-ci, on n’a même pas le temps de les traiter, et elle a engrangé 3 millions ! "
C’est pourtant connu : plus une entreprise gagne d’argent, plus elle licencie. Et puis organiser 15 jours de soi disant séminaires au ski ou en Tunisie, et des soirées cocktails sur des yachts entre les grands pontes, c’est plus important bien sûr que d'employer un salarié. Puis ça coûte moins cher, forcément.
Pour une fois que je voulais rester ! C’est que je m’amusais bien ici ! Enfin le travail était très enrichissant je veux dire. Hum.
Et je pars à la fin de mon contrat ? Quoi, dans 2 jours, le 30 avril ? Ah non, ça me fait rater tous les ponts de mai payés ! Puis les ¾ des employés partent en vacances, j’aurais eu l’open space m’a tuer pour moi toute seule ! Avec pas grand-chose à faire, et personne pour espionner mon écran d’ordi pendant que je regarde facebook. Enfin, j’aurais eu plus de facilité pour me concentrer sur mon travail précieux. Re-hum.
J’annonce la nouvelle aux collègues :
Moi - " Liberté, j’écris ton nom ! C’est la quille dans 2 jours !
Caliméro : - Alors je pleure dans deux jours…
Moi - Nan, contente-toi plutôt de me faire un super gâteau au chocolat pour fêter ça, mais avec le cœur bien coulant tu vois ? Ca me sera plus utile.
Caliméro : - Quand est-ce que tu arrêteras de penser avec ton estomac ?"
Etant donné qu’on me surnomme l’estomac sur pattes, jamais je pense… je vis pour manger moi.
Grincheuse : - " T'organises un pot pour ton dernier jour ? Tu fais un gâteau ?
Moi : - Non. (Je sais que j’en recevrai déjà, et certainement pas de sa part : grincheuse a poussé sa méchanceté et sa bêtise jusqu’à ramener pour la première fois un gâteau le jour de mon départ, en en proposant à tout le monde, sauf à moi). (mais je l’ai goûté quand elle avait le dos tourné et il était dégueulasse) (et ceux que mes collègues sympas m’ont offerts étaient bien meilleurs) (na.)
Moi : - " J’ai récupéré mon four chez une voisine, il est plus vieux que moi. La dernière fois que j’ai vraiment cuisiné un truc c’était en l’an de grâce 2010 je pense, un cake mal cuit évidemment, que tout le monde a trouvé trop sec …
Grincheuse : - Mais c’est pas grave, j’adore les gâteaux moi !"
Oui ça se voit. Je ne te rendrais pas service. Ou alors je mets du laxatif dedans, mais tu serais encore contente vu que c’est ta méthode de régime préférée. Ou alors de l’arsenic ?
Pour info, je précise que grincheuse me hait sans raison (enfin, par jalousie) et a carrément tenté de me frapper, mais selon le chef du personnel « bah, t’en verras d’autres, c’est rien, avec les deux filles qui t’ont précédée (et qui ont démissionné, on se demande bien pourquoi) elles s’insultaient et se tiraient les cheveux, haha ! » C’est drôle, effectivement.
Vous comprenez pourquoi je n’ai pas spécialement envie de faire un pot de départ avec mes chers collègues. Ou alors je fais comme Patrick Dewaere à la fin de Coup de tête, l’un de mes films cultes comme j’en ai souvent parlé : « Je lève mon verre à la plus formidable bande de salopards que j’ai jamais rencontrée ! Je lève mon verre au tas d’ordures qui m’entoure. Et ya de quoi remplir une sacrée poubelle ! »
Nan mais je vous assure, je m’amusais bien, quand on faisait abstraction de ces légers détails…
D’ailleurs un autre collègue s’interroge : " Mais comment tu fais pour être toujours de bonne humeur dans une ambiance pareille ?"
Parce que je me crois dans un film et que je peux ressortir toutes les citations d’Audiard sur la connerie humaine peut-être ? Par contre c’est vrai que je n’ai pas pris note de celle-ci : « quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 les écoutent. » (Enfin 50 dans mon cas, mais bien 130 dans le sien). Ca m’aurait évité de recevoir sur la tronche un éléphant, ça trompe énormément. Faut pas parler aux cons, ça les instruit. Puis les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.
Un autre collègue : "Déjà que c’est le grand n’importe quoi c’te boîte, mais alors si t’es plus là, ça va vraiment être le chaos !"
Il voulait dire qu’un employé en moins allait donner plus de travail aux autres, mais je préfère dire qu’il faisait plutôt référence à mon humour irrésistible, ma chansonnite aigue qui égayait ces lieux lugubres… Après moi le déluge.
La bonne nouvelle, c’est qu’au chômage, j’aurai enfin le temps d’écrire.
Enfin, au chômage... je ne sais pas quand je vais recevoir mes indemnités… J’ai déjà mis 6 mois la dernière fois à les obtenir (souvenez-vous de mon parcours du combattant), à cause d’un « bug informatique » de Pôle emploi. Là, une semaine avant d’apprendre la fin de mon contrat, je reçois un mail de Paulo, mon ami pour la vie : je suis radiée car je ne me suis pas « actualisée ». Juste quand je suis vraiment sans emploi. Je m’étais bien inscrite, mais je n’avais pas pu sauvegarder la copie écran « en raison d’un dysfonctionnement momentané du site ». En plus, mon ex employeur a « oublié » de me donner les papiers de fin de contrat pour mon chômage, il va falloir que je retourne chercher l’attestation et revoir mes chers collègues…
Je leur apporterai un gâteau pour l’occasion.
A propos de chansonnite, pour les Parisiens, courez voir le spectacle des Blonds, faux trio suédois qui rend un « homaj à la chonson française » complètement délirant… A pleurer de rire.
20:58 Publié dans Parfois, je travaille, Toujours, je suis au chômedu | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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08/04/2012
La rubrique nécrologique de la semaine : Claude Miller
La mort nous fascine… Dans ma cambrousse, un vieux rend visite à ma mère uniquement lorsque une personne de leur connaissance est décédée. Comme ils habitent un village où tout le monde se connaît, le vieux vient donc souvent. Lui et ma mère discutent gravement : « Mais il n’était pas si âgé ! C’est terrible tous ces cancers… Et sa femme qu’est ce qu’elle va faire, etc… » Une petite vieille se rend systématiquement à toutes les messes d’enterrements, même des personnes qu’elle ne côtoyait pas. C’est sa sortie du week-end, comme les autres vont se promener au parc.
Je ne connais personne dans notre village, et quand ma mère me dit :
« Le Jacquot est mort…
-Qui don’?
–Mais te sais ben, le Jacquot, on allait chercher le lait à la ferme…
- J’étais pas née je pense à l’époque… » (Quand je suis à la cambrousse je reprends l’accent et les mots patois)
Avec mon frère on a le même intérêt pour les morts, mais pour les célèbres. Je me souviens quand il m’a annoncé le décès de Gainsbourg (on était sur le pont à côté de chez nous et on a regardé longuement l’eau couler, j’en ai déjà parlé) Il avait aussi ouvert la porte de notre chambre brusquement et m’avait réveillée en sursaut pour me dire « Lady Di est morte ! » On laissait de longues et tristes plages de silence pour la mort de Serrault♥♥♥ et Noiret♥♥♥…
Quand l’un de nous apprend le décès d’un artiste, il téléphone à l’autre pour lui faire deviner le nom… Je sais, c’est un jeu morbide, mais vous savez que j’adore les quiz…
Ca n’a donc pas loupé jeudi. Mon frère me téléphone :
"- T’as vu qui est mort ?
A son ton chagriné je comprends que c’est un artiste qu’on appréciait. (J’ai employé le même récemment pour Davy Jones des Monkees, et lui pour m’apprendre le décès de Gérard Rinaldi.)
- Non ! Un Français ?
-Oui.
- Un acteur ?
-Non. (ouf, Jean Rochefort♥♥♥ y a échappé)
- Un réalisateur ?
-Oui.
- Encore un ! Alain Resnais ? (Il a 89 ans…)
-Non, plus jeune… 70 ans
-Oh non, pas Claude Miller quand même ?!
-Si… »
Dans ses films, Claude Miller dévoilait à merveille la complexité des sentiments et rapports humains. Il excellait dans les duels psychologiques, comme avec La meilleure façon de marcher ou Garde à vue. Il s’est aussi attaché à démontrer les affres de l’enfance tourmentée et solitaire, à travers des films comme L’effrontée ou La classe de neige. A part le dernier, je les ai tous vus, et je les appréciais tous :
1976 : La Meilleure Façon de marcher
1977 : Dites-lui que je l'aime
1981 : Garde à vue
1983 : Mortelle randonnée
1985 : L'Effrontée
1988 : La Petite Voleuse
1992 : L'Accompagnatrice
1994 : Le Sourire
1998 : La Classe de neige
2001 : Betty Fisher et autres histoires
2003 : La Petite Lili
2007 : Un secret
2009 : Je suis heureux que ma mère soit vivante
2011 : Voyez comme ils dansent
2012 : Thérèse D
Son premier long métrage est un de mes préférés, une vraie claque quand je l’ai découvert. Dans une colonie de vacances des années 60, un moniteur, Patrick Dewaere♥♥♥, surprend un collègue (Patrick Bouchitey) déguisé en femme. Dès lors, détenteur du secret qui lui accorde un moyen de pression et de supériorité, mais également troublé, il n’a de cesse de provoquer et d’humilier son collègue. Ce dernier est fiancé à la délicate Christine Pascal (qui comme Dewaere s’est suicidée). Un film perturbant, la scène du bal est d’anthologie. La meilleure façon de marcher est programmé ce soir à 20h30 sur France 2, ne le ratez pas.
J’apprécie beaucoup le deuxième film du cinéaste, qui n’a cependant pas trouvé le succès. Il est adapté de Patricia Highsmith (L’inconnu du Nord Express, Plein soleil). Gérard Depardieu y incarne un homme qui sombre par dépit amoureux dans la folie meurtrière. J’ai découvert Dites-lui que je l’aime alors que j’étudiais les chapitres de la passion et du désir en philosophie, et je trouve que le film en est une bonne illustration.
Avec Garde à vue, Miller reçoit à la fois un succès critique et public, et une foule de récompenses (césar du meilleur scénario, meilleur acteur pour Serrault). Deux grands du cinéma s’affrontent en huis clos le soir du 31 décembre : Lino Ventura le commissaire, tentant de faire avouer Michel Serrault le supposé meurtrier, pendant que la femme de ce dernier, Romy Schneider, l’attend… Arte le diffuse ce soir.
Dans Mortelle randonnée, Michel Serrault interprète un détective qui a perdu la trace de sa fille (emmenée par son épouse). Il se prend d’affection pour une meurtrière (Isabelle Adjani) qu’il suit dans son périple et protège, comme si elle était sa propre fille… A noter que Serrault et Audiard le scénariste ont tous deux perdu un enfant dans des accidents de voiture avant le tournage (la fille de Serrault, à 19 ans, en 1977, et le fils d’Audiard en 75 –son deuxième fils n’est autre que le réalisateur d’Un prophète.) Paris première diffuse Mortelle randonnée à 22h40.
Miller poursuit son exploration des tourments de l’âme avec ce magnifique portrait d’adolescente, qui a marqué nombre d’entre nous : L’effrontée, lançant la carrière de Charlotte Gainsbourg. Une fille un peu sauvage, à part, s’ennuie dans sa campagne. Elle découvre un monde de rêve avec une belle pianiste de son âge en vacances dans la région. Elle imagine que sa nouvelle « meilleure amie » va la sauver de sa condition et l’emporter loin…
Avec La petite voleuse, on retrouve Charlotte Gainsbourg dans un personnage de campagnarde tout aussi effronté et voulant s’émanciper. Cette fois-ci, l’adolescente rebelle devient femme.
Romane Bohringer remplace Charlotte Gainsbourg dans le rôle de la fille idéalisant une amie, et confrontée à un monde différent. Dans L’accompagnatrice, pendant la seconde guerre mondiale, une pianiste timide suit une célèbre cantatrice dans son exil londonien.
Le sourire est un film mineur dans la carrière de Claude Miller, mais les éternels rapports ambigus s’y retrouvent, entre Richard Bohringer et Jean-Pierre Marielle♥♥♥ attiré par la troublante Emmanuelle Seigner.
Avec La classe de neige, adapté du roman d’Emmanuel Carrère (D’autres vies que la mienne, L'adversaire) le réalisateur dépeint encore un jeune tourmenté qui se plaît à raconter ses pensées sombres à son meilleur ami...
Dans Betty Fisher, cette fois-ci trois femmes adultes s’affrontent : une modeste serveuse (Mathilde Seigner), une écrivain talentueuse (Sandrine Kiberlain). La mère de cette dernière va provoquer la rencontre de ces univers différents, à travers le destin tragique de leurs enfants… TV5 monde le programme lundi.
Dans La petite Lili, librement inspirée de La mouette de Tchekhov, un jeune homme naïf qui rêve de devenir cinéaste (Robinson Stevenin) s’éprend d’une belle jeune fille de son âge, (Ludivine Sagnier). Mais l’ambitieuse prend à la place dans ses filets un cinéaste reconnu et plus âgé, Bernard Giraudeau♥♥♥. 5 ans plus tard, devenue célèbre, la jeune femme apprend que son ancien amoureux transi est enfin réalisateur et tourne un film inspiré de leur histoire, où il révèle la vraie personnalité de l’actrice… Un drame sentimental sur l’ambition, les rêves et illusions perdues…
Claude Miller livre encore un film bouleversant avec Un secret, tiré du livre autobiographique de Philippe Grimbert (qui est devenu psychanalyste, on comprend pourquoi il a eu besoin d’explorer l’âme humaine, après le terrible secret de famille qu’il a découvert). Si vous ne connaissez pas l’histoire, je ne veux rien vous en révéler pour ne pas gâcher l’émotion qui ne manquera pas de vous submerger.
Je suis heureux que ma mère soit vivante met encore en scène un adolescent mal dans sa peau. Il part à la recherche de sa mère qui l’a abandonné. Le film est adapté d’un faits-divers relaté par Emmanuel Carrère. Nouvelle révélation, Vincent Rottiers et son regard bleu acier, nommé mais qui ne remportera pas comme Charlotte Gainsbourg le césar du meilleur espoir. France 3 le programme ce soir à 22h45.
Je n’ai pas vu encore Voyez comme ils dansent, et le dernier film de Claude Miller sortira en octobre, il s’inspire du célèbre roman de François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, avec Audrey Tautou dans le rôle titre.
Encore une grande figure du cinéma français qui s’en va…
Et vous, quel est le film de Claude Miller que vous préférez ?
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26/02/2012
Les César 2012 : la cérémonie, la polémique Mathieu Kassovitz, le palmarès
Vendredi, comme beaucoup (record d'audience historique pour Canal+ avec 4 millions de spectateurs) j’étais devant ma télé pour les César 2012, Internet allumé pour commenter en direct. Désolée pour les 30000 quatre followers qui se demandaient où j’étais, mais bien entendu, twitter ne fonctionnait pas avant 22h30. (Tant mieux pour vous car j’ai littéralement inondé le site en commentant chaque phrase). Vous pouvez trouver en rose les liens vers les moments marquants de la cérémonie.
Polisse était nommé 11 fois mais n’a remporté que 2 statuettes secondaires : meilleur montage et meilleur espoir féminin ex-aequo. Au moins, ça nous a évité d’assister à une énième crise de larmes de Maïwenn (on n’en a vu qu’une). J’aime bien ses films, mais son hystérie et son impudeur me gênent et m’agacent, "Pardonnez-moi".
The Artist était cité 9 fois et a reçu 6 César. Jean Dujardin n’a pas obtenu le prix du meilleur acteur. Omar l’a tuer. Je suis ravie pour Omar Sy, j’aime beaucoup ce qu’il fait, il est très sympathique, sa statuette est un beau symbole (enfin un film et un acteur populaire récompensé, premier Noir a remporté un César etc…) Mais… le monde entier récompense meilleur acteur le Français Jean Dujardin, sauf… les Français ! On ne passe pas pour des cons snobs ! En agissant comme ça on n’encourage pas les Américains a lui refilé l’oscar, puisqu’on leur laisse comme message : Of the garden n’est pas si bien, on lui en a préféré un autre !
Les Oscar restent très calibrés, chaque gagnant n’a que 45 secondes pour ses remerciements. On se fiche un peu des discours : ce qu’on guette, ce sont les blagues, les dérapages, les pleurs… Or la grande majorité se borne à dire la même chose : les nommés remercient toujours le réalisateur/producteur « qui leur a donné leur chance », « toute l’équipe du film, c’était vraiment génial de travailler avec vous » « je veux remercier mon pôpa et ma môman qui m’ont toujours soutenu ». En France, on n’a toujours pas compris l’intérêt de chronométrer les discours. Les nommés se perdent et nous perdent dans des paroles et bégaiements sans intérêt, la cérémonie s’éternise et les gens finissent par zapper sur Le grand concours des animateurs présenté par Carole Rousseau sur TF1 (c’est vous dire leur désespoir). Heureusement twitter existe, et j’ai pu lire des top tweets très drôles et pertinents, eux.
Pendant la cérémonie, l’humour lourd et le bide sont encore de mise. J’offre le césar de la réflexion la plus nulle à Mathilde Seigner, abonnée au titre. Je n’ai jamais pu supporter cette actrice « qui est une horreur pour les yeux et les oreilles » comme le souligne le groupe facebook. Je la trouve beauf et vulgaire, tout le contraire de sa sœur, belle, glamour et réservée.
Mathilde Seigner provoque un grand moment de gêne : elle remet le césar du meilleur acteur dans un second rôle à Michel Blanc, mais elle ne peut s’empêcher de l'ouvrir comme toujours : « j’suis ravie que tu l’aies Michel mais je voulais que ce soit… (Joey Starrr, entre grande gueule on s’apprécie) Puis elle crie comme une poissonnière de Ménilmontant comme dirait OSS 117: « T’es où mon Didou ??!! » De Caunes refuse de laisser Joey Starr monter sur scène, et elle continue à s’enfoncer et à ramener sa fraise « C’est hyper réglementé votre truc ! » Michel Blanc garde classe et sang froid en sortant une petite pique « On peut avoir la garde alternée (du César) ? »
Comme ça balance pas mal à Paris, continuons avec les actrices que je trouve vulgaires, hystériques ou impudiques. Sara forestier m’avait déjà consternée l’année dernière avec son « j’ai mis ma culotte qui me porte bonheur » qui lui a « porté chance » pour obtenir le césar de la meilleure actrice avec Le nom des gens. (J’ai adoré ce film par ailleurs). Aux César 2012, elle est comme toujours essoufflée (l’émotivité des hystériques ?) chougne à moitié et expose encore son intimité en couinant « Mon amoureux, mon amour je t’aime ! »
La sympathique mais toujours perchée (ou plutôt penchée vues ses épaules voûtées) Julie Depardieu (qui est en couple avec Philippe Katerine, ils se sont bien trouvés) parvient à se tromper dans les maigres mots qu’elle doit prononcer, pourtant les plus attendus de la soirée : le meilleur réalisateur est « Michel Hazavanicius ».
Le césar de la blague la plus nulle est difficile à donner, car les nommés sont nombreux. Valérie Bonneton peut-être, qui reproche au présentateur : « Vous refoulez du bec Antoine » « prenez une pastille ». Elle parodie ainsi le « prenez un chewing gum Emile » des Nuls, même pas fichue de trouver une blague originale. (dommage parce que d'habitude j’aime bien l’humour de cette femme)
Julie Ferrier nous sort l’accent belge, un chien, un discours interminable… Les meilleures blagues sont les plus courtes. Elle se rattrape tout de même en rendant hommage à mon acteur préféré Patrick Dewaere, considéré aujourd’hui comme le meilleur comédien Français, mais à l’époque mal aimé par la critique (ce qui a certainement contribué à son suicide). Il a été nommé 8 fois mais n’a jamais reçu de statuette (contrairement à son ami et rival Depardieu), ce qui était pourtant son rêve.
Le césar du bide est obtenu par Kad Mérad et sa fausse chute qui ne soulève pas une salve d'applaudissements comme vous pouvez l'entendre sur la vidéo. Michel Gondry rend le césar d’honneur à la glamour Kate Winsket (qu’il a fait tourner dans le magnifique Eternal Sunshine of a spotless mind) avec un humour de gamin de 5 ans : « my sweet quéquette » (mais son « Kate wins late » m’a fait rire)
Antoine de Caunes présente la cérémonie. J’aime son esprit irrévérencieux depuis NPA. Il relève un peu le niveau par quelques blagues :
« Ce soir, si vous recevez un César, ne remerciez pas vos parents. Soyons honnêtes, s’ils vous avaient donné toute l’attention dont vous aviez besoin, vous ne seriez pas dans le cinéma. »
« Vous, personnalités du cinéma, vous nous avez fait rêver cette année, avec des histoires d’handicapés, de pédophilie et d’enfants malades… Bref, l’industrie du rêve, quoi. »
Il a annoncé ma « séquence préférée » comme le dit Thé citron, la rubrique nécrologique, par :
« Cette année, un géant du cinéma est mort : Méga upload. »
Kassovitz vient quand même, fier comme s’il avait un bar-tabac comme dirait Coluche, pour remettre le césar de la meilleure photographie et « honorer sa promesse ». Le réalisateur écrit sur son Twitter des propos très agressifs, dont il est content comme un enfant qui se rebelle contre ses parents : « Une seule nomination aux César. J’enc.. le cinéma français. Allez vous faire bais... avec vos films de m.. » (J’ai censuré). "je m'en fout (sic) des césars. Je n'y ai jamais mis les pieds. Je suis juste choqué par le manque d'intérêt. Je devrais faire des films plus simple (sic)". J’’étais invitée à l’avant-première et la conférence de presse de L’ordre et la morale, je n’ai même pas commenté le film parce que je n’avais pas grand chose à en dire, à part : il est trop long.
Lorsque les internautes ont critiqué son attitude, Kassovitz a répondu : « Vous ne m’aimez pas, je ne vous aime pas non plus. » « Narcissique et prétentieux. Je le suis. Je l’affirme. Je vous emmerde. Bonne journée ». (Je me suis lâchée dans ce billet mais je n’ai encore traité aucun acteur de « c… » ou « d’enc… ») Dernier exemple en date au moment où j’écris : « Je voudrais être poursuivis (sic) en justice pour insulte sur un politicien. J’ai une défense d’enfer. J’irais (sic) sans avocat » « Henri Guaino est un sale c… » (Censuré par moi). Comme lui répond judicieusement une twitonnaute: « La police de la conjugaison t’arrêteras (sic) avant ».
Je ne peux pas vous en citer plus parce que Twitter ne fonctionne plus sur mon ordinateur : Le site a changé pour la 12 000ème fois environ (la colonne de droite est passée à gauche : mais quelle révolution!) et depuis je n’ai plus accès à mon profil, mes abonnements, je ne peux voir que la page d’accueil et les derniers tweets publiés, c’est très pratique.
Ce soir, les Oscar ! J’avais regardé et commenté en direct l’année dernière, mais à l’époque j’étais au chômage. Demain je bosse, je ne regarderai que la présentation… On encourage Jean Dujardin : « Fuck Nespresso ! » comme dit son pote Gilles Lelouche. J’espère également que le film français d’animation Une vie de chat, que j’ai beaucoup aimé, va gagner. Cocorico !
Bon, le palmarès maintenant :
César 2012 du meilleur film :
The Artist de Michel Hazanavicius
Polisse de Maïwenn
La guerre est déclarée de Valérie Donzelli
Intouchables d'Eric Toledano et Olivier Nakache
L'Exercice de l'Etat de Pierre Schoeller
Le Havre d'Aki Kaurismaki
Pater d'Alain Cavalier
J’ai déjà dit ici ce que je pensais de The Artist… Il fallait oser le noir et blanc et muet, mais le scénario est prévisible.
Meilleur réalisateur :
Alain Cavalier pour Pater
Valérie Donzelli pour La guerre est déclarée
Michel Hazanavicius pour The Artist
Maïwenn pour Polisse
Aki Kaurismaki pour Le Havre
Pierre Schoeller pour L'Exercice de l'Etat
Eric Toledano et Olivier Nakache pour Intouchables
Meilleur acteur :
Sami Bouajila pour Omar m'a tuer
Jean Dujardin pour The Artist
Philippe Torreton pour Présumé coupable
Omar Sy pour Intouchables
François Cluzet pour Intouchables
Olivier Gourmet pour L'Exercice de l'Etat
Denis Podalydès pour La Conquête
Meilleure actrice :
Ariane Ascaride pour Les Neiges du Kilimandjaro
Bérénice Bejo pour The Artist
Leïla Bekhti pour La Source des femmes
Valérie Donzelli pour La guerre est déclarée
Marina Foïs pour Polisse
Marie Gillain pour Toutes nos envies
Karin Viard pour Polisse
De Caunes m’a fait rire en proposant un pétard à Karin Viard pour la consoler « allez, on est vendredi soir ! »
Meilleure actrice dans un second rôle :
Zabou Breitman pour L'Exercice de l'Etat
Anne Le Ny pour Intouchables
Noémie Lvovsky pour L'Apollonide - Souvenirs de la maison close
Carmen Maura pour Les Femmes du 6e étage
Karole Rocher pour Polisse
Meilleur acteur dans un second rôle :
Michel Blanc pour L'Exercice de l'Etat
Nicolas Duvauchelle pour Polisse
Joey Starr pour Polisse
Bernard Le Coq pour La Conquête
Frédéric Pierrot pour Polisse
César du meilleur espoir féminin :
ex aequo : Naidra Ayadi dans Polisse
Adèle Haenel dans L'Apollonide, souvenirs de la maison close
Clotilde Hesme dans Angèle et Tony
Céline Sallette dans L'Apollonide, souvenirs de la maison close
Christa Théret dans La Brindille
Euh… Clotilde Hesme, meilleur espoir ? Angèle et Tony, que je n’ai pas du tout apprécié (j’ai arrêté avant la fin du film) est son QUATORZIEME long métrage en dix ans, et elle a déjà été nommée dans la même catégorie en 2008 pour Les chansons d’amour…
César du meilleur espoir masculin 2012 :
Nicolas Bridet dans Tu seras mon fils
Grégory Gadebois dans Angèle et Tony
Guillaume Gouix dans Jimmy Rivière
Pierre Niney dans J'aime regarder les filles
Dimitri Storoge dans Les Lyonnais

Meilleur film étranger :
Black Swan de Darren Aronofsky
Le Discours d'un roi de Tom Hooper
Drive de Nicolas Winding Refn
Le Gamin au vélo de Jean-Pierre et Luc Dardenne
Incendies de Denis Villeneuve
Melancholia de Lars Von Trier
Une séparation d’Asghar Farhadi
Hé les gars, vous avez un train de retard, Le discours d'un roi a obtenu l'oscar en 2011
Meilleur premier film :
17 Filles de Muriel Coulin et Delphine Coulin
Angele et Tony d'Alix Delaporte
Le Cochon de Gaza de Sylvain Estibal
La Délicatesse de David et Stéphane Foenkinos
My Little Princess de Eva Ionesco
Meilleur film d'animation :
Le Chat du rabbin de Joann Sfar
Le Cirque de Nicolas Brault
La Queue de la souris de Benjamin Renner
Le Tableau de Jean-François Laguionie
Un monstre à Paris de Eric Bergeron
Meilleur documentaire :
Le Bal des menteurs de Daniel Leconte
Crazy Horse de Frederick Wiseman
Ici on noie les Algériens de Yasmina Adi
Michel Petrucciani de Michael Radford
Tous au Larzac de Christian Rouaud
Meilleur scénario original :
La guerre est déclarée de Valérie Donzelli
The Artist de Michel Hazanavicius
Polisse de Maïwenn
L'Exercice de l'Etat de Pierre Schoeller
Intouchables d’Eric Toledano
Meilleure adaptation :
La Délicatesse de David Foenkinos
Présumé coupable de Vincent Garenq
Omar m'a tuer
L'Ordre et la Morale de Mathieu Kassovitz
Carnage de Roman Polanski
Meilleure musique :
Alex Beaupain pour Les Bien-Aimés
Bertrand Bonello pour L'Apollonide - Souvenirs de la maison close
Ludovic Bource pour The Artist
Philippe Schoeller pour L'Exercice de l'Etat
M et Patrice Renson pour Un monstre à Paris
Meilleur son :
Pascal Armant, Jean Goudier et Jean-Paul Hurier pour Intouchables
Jean-Pierre Duret, Nicolas Moreau, Jean-Pierre Laforce pour L'Apollonide - Souvenirs de la maison close
Olivier Hespel, Julie Brenta, Jean-Pierre Laforce pour L'Exercice de l'Etat
Nicolas Provost, Rym Debbarh-Mounir et Emmanuel Croset pour Polisse
André Rigaut, Sébastien Savine, Laurent Gabiot pour La guerre est déclarée
Meilleure photo :
Pierre Aïm pour Polisse
Josée Deshaies pour L'Apollonide - Souvenirs de la maison close
Julien Hirsch pour L'Exercice de l'Etat
Guillaume Schiffman pour The Artist
Mathieu Vadepied pour Intouchables
Meilleur montage :
Anne-Sophie Bion et Michel Hazanavicius pour The Artist
Laurence Briaud pour L'Exercice de l'Etat
Pauline Gaillard pour La guerre est déclarée
Laure Gardette et Yann Dedet pour Polisse
Dorian Rigal Ansous pour Intouchables
Meilleurs costumes :
Catherine Baba pour My Little Princess
Mark Bridges pour The Artist
Christian Gasc pour Les Femmes du 6e étage
Viorica Petrovici pour La Source des femmes
Anaïs Romand pour L'Apollonide - Souvenirs de la maison close
Meilleurs décors :
Laurence Bennet pour The Artist
Alain Guffroy pour L'Apollonide - Souvenirs de la maison close
Pierre-François Limbosch pour Les Femmes du 6e étage
Jean Marc Tran Tran Ba pour L'Exercice de l'Etat
Wouter Zoon pour Le Havre
Meilleur film de court-métrage :
L'Accordeur de Olivier Treiner
La France qui se lève tôt de Hugo Chesnard
J'aurais pu être une pute Baya Kasmi
Je pourrais être votre grand-mère de Bernard Tanguy
Un monde sans femmes de Guillaume Brac
Très drôles ces titres, ils vont bien ensemble !
Et vous, qu'avez-vous pensé de la cérémonie et du palmarès ? Quels sont vos pronostics pour les Oscar ?
18:49 Publié dans On connaît le film | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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19/01/2012
Le palmarès des Golden Globes
Les 69e Golden Globe awards se tenaient ce week-end. Les trophées sont remis aux meilleurs films et séries télé par l’association hollywoodienne de la presse étrangère. La cérémonie précède de quelques semaines les oscars, et on dit qu’elle donne un avant-goût du palmarès à venir, les primés sont souvent les mêmes.
Contrairement aux oscars, dont j’ai livré un exposé à ma façon l’année dernière, Canal+ ne diffusait pas l’évènement, donc je n’ai pas pu le voir, mais j’ai glané des infos de-ci de-là. (Comme pour les Oscar, aucun site n’est fichu de donner le palmarès complet, avec les autres nominés, les noms des réalisateurs, dates de sortie etc...)
Je pense que vous le savez, puisque les journaux nous en ont bassiné, Jean Dujardin a remporté le prix du meilleur acteur. Evènement qui n’est pas arrivé à un Français depuis 1991, avec Gérard Depardieu pour le film Green card, qui n’a pourtant rien d’exceptionnel. Cocorico, The artist a remporté trois prix sur six nominations, et pas des moindres : meilleure comédie, meilleur acteur dans une comédie, meilleure musique. Le film était aussi nommé pour les catégories meilleure actrice dans un second rôle, meilleur réalisateur et meilleur scénario. Rien que ça. Je fais du chauvinisme, mais je n’ai pas vu le film, mémé n’allant presque plus au cinéma (Pour vous dire, je n’ai pas vu Intouchables non plus.) (Mais je regarde deux films par jour en moyenne sur canal+). Voici les résultats :
Meilleur réalisateur :
Woody Allen pour Minuit à Paris
Martin Scorsese pour Hugo Cabret
Michel Hazanavicius pour The Artist
George Clooney pour Les Marches du Pouvoir
Alexander Payne pour The Descendants (sortie prévue en France le 25 janvier)
Meilleur scénario :
Les Marches du Pouvoir (Beau Willimon, George Clooney, Grant Heslov)
Le Stratège (Aaron Sorkin, Steven Zaillian)
The Descendants (Alexander Payne, Jim Rash, Nat Faxon)
Minuit à Paris de Woody Allen
The Artist de Michel Hazanavicius
Meilleure comédie ou comédie musicale :
50/50 de Jonathan Levine
My Week with Marilyn de Simon Curtis (sortie prévue en France le 7 mars 2012)
Minuit à Paris de Woody Allen
Mes meilleures amies de Paul Feig
The Artist de Michel Hazanavicius
Meilleur acteur dans une comédie ou une comédie musicale :
Brendan Gleeson dans L'Irlandais de John Michael McDonagh
Joseph Gordon-Levitt dans 50/50 de Jonathan Levine
Owen Wilson dans Minuit à Paris de Woody Allen
Ryan Gosling dans Crazy, Stupid, Love de John Requa et Glenn Ficarra
Jean Dujardin dans The Artist de Michel Hazanavicius
Bon, j’en ai déjà parlé ici, même si Ryan Gosling fait des émules, je lui trouve l’air aussi expressif et intelligent qu’un poisson mort. Je trouve bien plus beaux Owen Wilson et Joseph Gordon-Lewitt (quant à Brendan Gleeson, il est hors catégorie…)
Meilleur film dramatique :
Les Marches du Pouvoir de George Clooney
Hugo Cabret de Martin Scorsese
Le Stratège de Bennett Miller
The Descendants d’Alexander Payne (sortie prévue en France le 25 janvier)
La Couleur des sentiments de Tate Taylor
Cheval de guerre de Steven Spielberg (sortie prévue en France le 22 février)
Meilleur film en langue étrangère :
La Piel que Habito de Pedro Almodóvar
Le Gamin au vélo des frères Dardenne
Au Pays du Sang et du Miel d’Angelina Jolie
The Flowers of War de Zhang Yimou
Une Séparation d’Asghar Farhadi
Meilleur film d’animation :
Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne de Steven Spielberg
Le chat Potté de Chris Miller
Cars 2 de Brad Lewis et John Lasseter
Rango de Gore Verbinski
Mission : Noël, les aventures de la famille Noël de Sarah Smith
Meilleur acteur dans un drame :
Brad Pitt pour Le Stratège de Bennett Miller
Leonardo DiCaprio pour J. Edgar de Clint Eastwood
George Clooney pour The Descendants d’Alexander Payne
Ryan Gosling pour Les Marches du Pouvoir de George Clooney
Michael Fassbender pour Shame de Steve McQueen
Je vous raconterai bientôt ma rencontre avec Michael Fassbender♥♥♥ (hiii, il m’a souri !)
Meilleure actrice dans un drame :
Meryl Streep pour La Dame de fer de Phyllida Lloyd (sortie prévue en France le 15 février)
Glenn Close pour Albert Nobbs de Rodrigo Garcia (sortie prévue le 22 février)
Tilda Swinton pour We Need to Talk About Kevin de Lynne Ramsay
Viola Davis pour La Couleur des sentiments de Tate Taylor
Rooney Mara pour Millenium : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes de David Fincher (sortie hier)
Meryl Streep remporte son cinquième Golden Globe. Elle est bonne actrice, mais faut en laisser aux autres maintenant…
Meilleure actrice dans une comédie ou une comédie musicale :
Jodie Foster pour Carnage de Roman Polanski
Charlize Theron pour Young Adult de Jason Reitman
Kate Winslet pour Carnage
Michelle Williams pour My Week with Marilyn de Simon Curtis
Kristen Wiig pour Mes meilleures amies de Paul Feig
Euh… Michelle Williams en Marilyn, la femme la plus belle du monde jamais égalée depuis 50 ans ?! la star a de quoi se retourner dans sa tombe… Je suis la seule à trouver que Michelle Williams a les traits trop grossiers, un nez trop gros, des joues trop grosses, des yeux trop petits, éteints, un air glacial, bref un cruel manque de grâce et de sex appeal qui ne reflètent en rien la pétulance, l’innocence, la fragilité et le glamour de Marilyn ?
Meilleur acteur dans un second rôle :
Christopher Plummer pour Beginners de Mike Mills
Kenneth Branagh pour My Week with Marilyn de Simon Curtis
Viggo Mortensen pour A Dangerous Method de David Cronenberg
Albert Brooks pour Drive de Nicolas Winding Refn
Jonah Hill pour Le Stratège de Bennett Miller
2ème nomination pour Viggo♥♥, sélectionné également aux oscars pour Les promesses de l’ombre, mais qui n’a toujours pas gagné l’un de ces fameux trophées.
Meilleure musique :
Howard Shore pour Hugo Cabret de Martin Scorsese
John Williams pour Cheval de guerre de Steven Spielberg
Abel Korzeniowski pour W.E. de Madonna
Atticus Ross, Trent Reznor pour Millénium de David Fincher
Ludovic Bource pour The Artist
Un Frenchie a battu les plus grands ! John Williams a orchestré les BO de Star Wars, E.T, Les dents de la mer… Shore Le seigneur des anneaux, les films de Cronenberg… Atticus Ross et Trent Reznor, le chanteur de Nin Inch Nails, ont signé la BO de Social Network.
Meilleure actrice dans un second rôle :
Bérénice Bejo pour The Artist
Janet McTeer pour Albert Nobbs
Shailene Woodley pour The Descendants
Jessica Chastain pour La Couleur des sentiments
Octavia Spencer pour La Couleur des sentiments
Meilleure chanson :
Elton John et Bernie Taupin pour Gnomeo et Juliette
Mary J. Blige, Thomas Newman, Harvey Mason Jr., Damon Thomas pour La Couleur des sentiments
Chris Cornell pour Machine Gun Preacher
Madonna pour W.E. - Masterpiece
Sinead O'Connor pour Albert Nobbs
Gnoméo et Juliette, comme son titre ridicule le laisse supposer, est un film d’animation parfaitement inutile. J’accompagnais un gosse dans la salle de cinéma. Heureusement que j’étais payée pour le faire.
Demain, une fois n’est pas coutume, on parle potins et chiffons, avec les robes portées aux Golden Globes.
Et vous, quels films auraient remporté vos suffrages ?
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| Tags : golden globe 2011, the artist, jean dujardin, cinéma, cinéma français |
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16/01/2012
A la télé cette semaine : Le premier jour du reste de ta vie, Louise-Michel, La liste de Schindler, Paul
Ce soir Arte diffuse deux classiques du film noir : La dame de Shanghai d’Orson Welles et Assurance sur la mort de Billy Wilder. Je ne me souviens pas les avoir vus… Je fais confiance à Wilder, qui a signé le magnifique Boulevard du crépuscule (et les comédies Certains l’aiment chaud et 7 ans de réflexion), mais je me méfie un peu de Welles : j’ai dû voir ces films trop jeune, je n’ai jamais vraiment accroché à son univers et son esthétique complexes.
Mardi, France 4 diffuse le film préféré de Thé citron Le premier jour du reste de ta vie. C’est une chronique familiale drôle et émouvante, sur la nostalgie du temps qui passe. Chacun peut identifier un membre de sa famille (la petite sœur rebelle, le frère conformiste…),une époque ou un évènement qui résonne : le premier amour, le premier déménagement… La B.O est bien mais (à l'image du film) parfois un peu facile (chansons sélectionnées par Sinclair, beurk).
En deuxième partie de soirée, NRJ12 programme Kill Bill de Tarantino. Je vous avoue que je n’ai vu ce film pourtant culte qu’une seule fois : même si les dialogues sont toujours aussi originaux et les combats inventifs, un film entier uniquement sur des bagarres a un peu gonflé mémé. Mais je possède l’excellente B.O.
Mercredi, Arte diffuse Louise-Michel de Gustave Kervern et Benoît Delépine. Je trouve que les complices de Groland s’améliorent de film en film (après Aaltra et Avida), ou alors je m’habitue à leur style, l’humour absurde et trash. Dans celui-ci, écrit juste avant Mammuth, un patron délocalise son usine en douce. Les ouvrières, dont la meneuse Louise (Yolande Moreau), décident d’engager un tueur pour le liquider. Mais l’homme, Michel, incarné par le toujours aussi timbré Bouli Lanners, n’est pas vraiment professionnel et Louise doit le seconder... Le titre fait bien entendu référence à l'anarchiste de la commune de Paris. On retrouve les personnages prolétaires et loufoques chers à la bande du Groland.
Jeudi, france3 propose encore un film qui va faire pleurer dans les chaumières, La liste de Schindler. Il est inspiré de l’histoire vraie d’un patron Allemand, qui pendant la guerre a sauvé un millier de Juifs en les faisant travailler dans son usine. Le film a fait polémique à sa sortie, car le personnage est ambigu : certains pensent que dans l’affaire le chef d’entreprise voyait avant tout son profit, puisqu’il faisait travailler les gens gratuitement… Le film a parfois aussi été jugé déplacé et indécent (une scène de suspense dans les douches autour du sort réservé aux malheureux …) Malgré tout il reste très émouvant. On sait que Spielberg est plus attaché à la mise en scène et aux émotions qu’elle crée qu’à la vérité historique…
Pour les abonnés canal+, je vous conseille mardi Paul de Greg Mottola, comédie un peu lourde (Télérama la classe « film le plus débile de l’année ! ») mais à voir pour mon duo d’acteur chéri : Simon Pegg/Nick Frost. Il manque le troisième membre, le réalisateur Edgar Wright : c’est là que le bât blesse. Les Anglais n’auraient pas du s’expatrier aux States. Je vous conseille également le dessin animé français Une vie de chat et L’élite de Brooklyn. Je ne manquerai pas la nouvelle série évènement de Steven Spielberg, Terra nova.
Et vous, avez-vous vu ces films ?
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| Tags : télé, cinéma, cinéma français, une vie de chat, louise michel, terra nova, simon pegg |
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10/01/2012
Portrait chinois
Thé citron m’a taguée ! Bien longtemps que je n’ai pas rempli de questionnaire, pourtant on m’en a proposé une dizaine…
1. Si j'étais un personnage de dessin animé :
En BD, j’aurais dit Gaston Lagaffe (mon surnom est Gastonne). Je dis toujours M'enfin, j'ai deux mains gauches, je suis l'amie des bêtes, etc. J’ai joué récemment avec des gosses au « je te mets un nom sur le front et tu dois deviner qui tu es ». Ils étaient très fiers de leur trouvaille : « c’est tout à fait toi ! » J’étais le capitaine Haddock. Certainement parce que je peste facilement (je m’étais déjà comparée à Donald).
2. Si j'étais un film :
Beaucoup trop difficile comme question, il y en a tellement. Coup de tête peut-être ? Je rêve de faire un jour comme l’anti-héros : réunir à un banquet solennel tous les gens qui l’ont emmerdé dans sa vie et leur dire : « Je lève mon verre à la plus formidable bande de salopards que j’ai jamais rencontrée. Je lève mon verre au tas d’ordures qui m’entoure… et ya de quoi remplir une sacrée poubelle ! »
3. Si j'étais une époque :
Mémé radio Nostalgie fana de Beatles choisirait les années 60 bien sûr. J’aurais tenté de rencontrer McCartney quand il était encore le Beatle mignon (aaah, cette vidéo où il joue Hey Jude, les premières images en gros plan, qu'est ce qu'il est chou, hiii avec ses grands yeux verts innocents... non ?) Mon oncle est allé au premier concert des Beatles en France à l’Olympia en 1964. A cette époque j’aurais aussi sûrement trouvé du travail plus facilement dans la branche qui m’intéressait, au lieu d’obtenir de temps en temps des boulots merdiques.
4. Si j'étais un vêtement :
Mémé déteste le shopping. Le dernier vêtement acheté remonte à plus d’un an. Des chaussures, des années… Je dirai le maillot de corps blanc, sur lequel était inscrit mon nom avec une étiquette derrière le col (pour que l'habit ne se perde pas dans les voyages scolaires, parmi les pires souvenirs de ma vie).
Puis la présentatrice de Sam dynamite en portait souvent, alors je pouvais faire comme elle devant ma télé (et ma poignée de corde à sauter en guise de micro). Sam dynamite ! Qui s’en souvient ? Denver, le dernier dinosaure ! C’est mon ami et bien plus encore ! Bon, la fille n’a pas de tricot de corps blanc dans le générique, mais je vous assure qu’elle en mettait. J’en possède encore une douzaine, pratiques et chauds à mettre sous les pulls. (Mais mon nom n’est plus inscrit dessus quand même)
5. Si j'étais une chanson :
Sans trop réfléchir, je dirais I’m only sleeping, qui est pourtant une chanson de Lennon. Eh oui. (Macca n’a jamais été très doué pour les paroles mais plutôt pour les mélodies).
Keeping an eye on the world going by my window
Taking my time
Lying there and staring at the ceiling
Waiting for a sleepy feeling...
Please, don't spoil my day, I'm miles away
And after all, I'm only sleeping…
Sinon, peut-être Sous quelle étoile suis-je né de Michel Polnareff ? (D’autres chansons correspondent certainement mieux)
Sous quelle étoile suis-je né,
J’en suis encore à me le demander
Je chercherai, peut-être encore
Lorsque sonnera l’heure de ma mort
Ai-je choisi le bon sentier ?
J’en suis encore à me le demander
Je voudrais ne pas regretter
Lorsque sonnera l’heure de ma mort
Sur l’amour, sur l’amitié
Mon avis n’aura t’il pas changé ?
Seront-ils à mon chevet
Lorsque sonnera l’heure de ma mort
6. Si j'étais un moyen de transport :
Enfant j’étais fascinée par un dessin animé, diffusé peu de temps et dont je ne parviens pas à retrouver le nom. L’héroïne pouvait se rendre instantanément où elle voulait en criant « Télétransportation ! » Si quelqu’un se souvient de ce manga qu’il me fasse signe.
Sinon, comme Filou, je dirais le train, surtout le TGV. J’adore me poser pour lire, alors qu’en voiture le mal de tête survient en 1 km. Puis je suis écolo, je déteste les bagnoles, j’ai peur depuis l’enfance d’avoir un accident, surtout que des personnes sont mortes ainsi autour de moi (enfin, pas très proches non plus). Je refuse catégoriquement de passer mon permis. Puis comme chante Joe, à Paris en vélo, on dépasse les autos.
7. Si j'étais une émission télé :
Le Petit Journal de Papillote, euh, Yann Barthès ? J’ai déjà réussi à lui piquer son fauteuil, je lui prendrais bien sa place comme dirait Nagui. (Nan, Yannounet est irremplaçable, mais pour faire quelques sketches avec Eric et Quentin… je les trouve de plus en plus en dessous de la ceinture, je tenterai de relever le niveau.)
Suite demain
Et vous, qu'auriez-vous répondu ?
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| Tags : capitaine haddock, gaston lagaffe, musique, beatles, polnareff denver, dessins animés, cinéma français |
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11/12/2011
A la télé cette semaine : Total recall, Beau-père, La fille de d'Artagnan, Coup de foudre à Notting Hill
Ce soir, Arte propose une soirée « Chicago et le crime organisé » avec le film L’arnaque de George Roy Hill, et le documentaire Eliot Ness contre Al capone, de Patrick Jeudy (auteur de documentaires sur Marilyn). On aime se faire rouler par cette arnaque orchestrée par un duo très culotté, qui vaut le coup d’œil (bleu) : Paul Newman♥ (Il ressemble à Victor Lanoux sur cette photo !) et Robert Redford♥. La bande son est célèbre, avec le morceau rag-time (si vous pensez ne pas connaître, cliquez sur le lien et vous direz : « ah ! C’est ça ! Mais oui bien sûr ! »), La reconstitution du Chicago des années 30, les décors et costumes sont également soignés.
A la même heure, France 4 diffuse un tout autre genre, Total recall. Oui, ya Schwarzy dedans, mais le film ne propose pas que de l’action bodybuildée. Comme toujours chez Verhoeven, un de mes cinéastes préférés, les scènes de poursuites ou combats se doublent d’une critique et réflexion sur la société américaine (Robocop, Starship Troopers…) De plus, le film est adapté de Philip K. Dick, un de mes auteurs favoris. En 2084 (dans pas si longtemps !), un homme à la vie ordinaire rêve souvent de Mars, colonisée et exploitée pour un minerai précieux. Une société permet d’implanter de faux souvenirs idéaux. Pour égayer sa vie, le héros décide de se faire implanter des rêves… mais rien ne se passe comme prévu. On retrouve les thèmes chers à K Dick, plongé dans un univers où rêve et réalité, futur, présent et mondes parallèles se confondent, un cauchemar vertigineux plein de rebondissements, dans un univers foisonnant.
Lundi, Arte programme La fille de d’Artagnan. Un film de cape et d’épée que j’avais bien aimé adolescente, pour sa fraîcheur. La rigueur historique n’est pas de mise (d’Artagnan avait une fille ?) mais on s’amuse beaucoup en voyant la fougueuse Sophie Marceau tenter de convaincre son vieux père (Philippe Noiret♥♥) de repartir à l’aventure et sauver le roi…
Sur M6, autre comédie enthousiasmante, contemporaine : la romantique Coup de foudre à Notting Hill. Un simple libraire Hugh Grant♥ rencontre par hasard une star (Julia Roberts, tout le monde l’adore mais j’ai du mal avec les gens qui montrent tout le temps d’immenses sourires carnassiers : je trouve qu’ils sonnent faux.) Une histoire d’amour est-elle possible entre un anonyme et une célébrité ? Le film pourrait être gnangnan, mais il est rehaussé par des situations savoureuses. L'atmosphère du quartier et les personnages secondaires font aussi tout le sel de cette comédie. En allant à Londres, j’ai découvert par hasard la librairie du film et fait ma photo clichée obligatoire.
Mardi, France 2 diffuse Beau-père, de Bertrand Blier, avec Patriiiiick Dewaere♥♥♥ mon acteur fétiche. Un film qui m’avait forcément troublée quand j’étais ado : à la mort de sa mère, une lolita de 14 ans souhaite rester avec son beau-père, dont elle est amoureuse… Ce qui n’était absolument pas mon cas à cet âge, enfin voyons. Comme toujours chez Blier, provoc, dialogues incisifs, situations cocasses…
Et vous, connaissez vous ces films ? qu’avez-vous vu cette semaine ?
18:53 Publié dans On connaît le film | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : télé, cinéma, cinéma français, patrick dewaere |
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15/11/2011
A la télé cette semaine : L'échange, Sur mes lèvres, La victoire en chantant, La consultation
Oui je n’ai pas écrit pendant plus d’une semaine, Electra ne grogne pas, mais j’étais « o-ver-boo-kée » comme disent les gens « hype ». Je vous raconterai ces dernières aventures quand j’aurai le temps (dans deux ans). Je n’ai pas pu publier dimanche et hier non plus car Hautetfort a planté, mon billet était pourtant écrit.
A la télé cette semaine, dimanche TF1 diffusait mon film préféré de l’année 2008 : L’échange de Clint Eastwood. Oui vous n’avez pas la berlue : j’ai bien noté dans la même phrase « TF1 » et « film préféré ». En revanche L’échange n’est pas diffusé en V.O ou V.M : on est sur « la chaîne de la culture », faut pas pousser.
Ames sensibles s’abstenir : Faites entrer l’accusé, c’est du pipi de chat à côté. D’autant plus que les évènements relatés sont authentiques. L’histoire est si incroyable qu’un panneau est obligé de préciser en début de film qu’il « s’inspire de faits réels ». Je peux néanmoins vous révéler le premier choc, que normalement vous connaissez : Dans le Los Angeles corrompu de 1928, un enfant disparaît. Pour faire bonne figure, la police fait croire qu’elle l’a retrouvé, en présentant un autre garçon à la mère. Elle ne reconnaît pas son fils ? C’est elle qui est folle… Les rebondissements ahurissants ne s’arrêtent pas là. Sortez les mouchoirs (ou la camisole).
A la même heure, un peu moins dépressif, Direct 8 programme Sur mes lèvres de l’excellent Jacques Audiard (Regarde les hommes tomber, Un prophète). Comme souvent, le fils du célèbre dialoguiste met en scène des personnages blessés, des êtres à part, dans des histoires noires ou dramatiques. Ici, une femme timide, sourde et au physique ingrat (Emmanuelle Devos, elle a un peu une tête de grenouille je trouve la pauvre). Modeste employée mal payée, elle voit enfin sa vie s’animer grâce à l’arrivée d’un ex taulard (Vincent Cassel, qui est censé être beau mais que personnellement je trouve moche et plutôt vulgaire, en plus il n’articule pas.) Il lui témoigne un peu d’attention. La fragile employée se laisse convaincre de commettre un vol… Un drame sombre et émouvant.
Lundi, Arte passe le film culte Full Metal Jacket de Stanley Kubrick, j’en ai déjà parlé, je le connais par coeur. L’un des meilleurs films sur l’armée (le Sergent Hartman, tortionnaire des nouvelles recrues) et sur la guerre du Vietnam : malgré leur entraînement intensif, le film montre comment les soldats n’étaient pas préparés à ce qui les attendaient. La BO aussi reste célèbre: These boots are made for walking, Surfin’ bird… Born to Kill.
Autre film sur l’absurdité de la guerre et du colonialisme, mardi sur France 2, à 1h10 ( !) : La victoire en chantant de Jean-Jacques Annaud (Le nom de la rose, L’amant). Une farce satirique qui se déroule en Afrique, en 1915. Apprenant que la guerre est déclarée en Europe, Jean Carmet, très Dupont Lajoie, décide de la mener à son tour contre les quelques Allemands qu’ils côtoient, en enrôlant et baptisant les autochtones. La victoire en chantant a reçu l’Oscar du meilleur film étranger en 1977.
Le titre fait bien sûr référence au Chant du départ, air révolutionnaire, hymne officiel sous Napoléon, puis repris lors de la première guerre mondiale pour exhorter les soldats à partir au combat : « ♪♫ La victoire en chantant, nous ouvre la barrière, la liberté guide nos pas…♪♫ » Sans doute en clin d’œil, je trouve que Pierre Bachelet s’est beaucoup inspiré de ce chant pour le deuxième film de Jean-Jacques Annaud, un de mes films cultes comme vous savez, Coup de tête : « La victoire au bout du pied et la gloire au fond des filets, l’ennemi désemparé, nous vaincrons, nous serons les premiers ! ».
Côté documentaire, en tant que miss bobo-là et passionnée par le monde du travail, je vous conseille vendredi sur Arte La consultation, qui filme un cabinet de médecin. Un film très révélateur sur les maux de la société contemporaine : les gens sont surtout malades à cause de leur travail…
Pour les abonnés à canal+ cinéma, je vous conseille mardi soir Kaboom, étrange mais néanmoins intéressant.
Et vous, connaissez-vous ces films ? Qu’allez-vous regarder cette semaine ?
P.S : J-15 avant le concert de McCartney à Bercy... Normalement , s'il suit la set-list des précédentes dates de la tournée, Macca va jouer I've just seen a face...
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06/11/2011
La rubrique nécrologique et les films de la semaine : hommage à Yves Montand, Maladies à vendre
Dans la rubrique nécrologique de la semaine, mercredi on commémore le vingtième anniversaire de la mort d’Yves Montand. La télé programme donc de nombreux films et documentaires à cette occasion.
Ce soir, Arte diffuse Le choix des armes d’Alain Corneau (décédé en août 2010). Dans ce polar du début des années 80, Montand, un ancien truand menant dorénavant une vie tranquille, héberge malgré lui un jeune évadé de prison, incarné par Depardieu, qui lui, a fait « le choix des armes »… Les vieux « sages » contre les jeunes « fougueux », un débat classique mais néanmoins toujours intéressant. Avec également Deneuve, Galabru et Lanvin.
A la même heure, direct 8 diffuse Le grand escogriffe de Claude Pinoteau (La boum). Encore un rôle de truand, mais plus charmant et drôle : avec son complice Claude Brasseur, Montand substitue le fils d’un millionnaire contre un autre, et exige une rançon. Mais contre toute attente, le père préfère garder le second enfant, beaucoup plus calme que son vrai mioche…
En deuxième partie de soirée, la chaîne fait suivre I comme Icare d’Henri Verneuil (100 000 dollars au soleil, Le clan des Siciliens). Dans ce thriller politique, Montand joue un procureur enquêtant sur l’assassinat du président (d’un pays qui ressemble fortement aux Etats-Unis, avec une technique de « balle magique » rappelant celle de l’assassinat de JFK). Par son enquête et son contexte politique, le film ressemble à Z de Costa-Gavras, dans lequel cette fois-ci Montand joue le rôle de l’homme politique assassiné et Jean-louis Trintignant celui de l’enquêteur.
Mardi, France 2 programme le classique de Claude Sautet, César et Rosalie. Romy Schneider aime César/Yves Montand, un beau parleur hâbleur, et tombe amoureuse de son contraire, David/Samy Frey, un intellectuel effacé. Peut-on aimer deux personnes en même temps? Avec en prime la belle musique de Philippe Sarde, l’un des plus grands compositeurs de BO français, travaillant avec les plus grands, Polanski, Annaud… Sa dernière collaboration était avec Tavernier, pour La princesse de Montpensier. Je pense que sa musique la plus connue est la triste et belle chanson d’Hélène dans Les choses de la vie.
Pour les insomniaques, France 2 enchaîne avec La guerre est finie d’Alain Resnais, à 1 heure du matin. Encore un film politique, cette fois-ci sur un militant anti franquiste exilé en France.
Côté documentaire sur Yves Montand, ce soir Arte en programme un sur son rapport avec son pays natal, l’Italie. Je regarderai plutôt celui de Patrick Rotman (L’ennemi intime, Chirac…) : Ivo Livi, dit Yves Montand, mardi à 20h35 sur France2.
Côté "on connaît la chanson de film", ma préférée de Montand, plus que A bicyclette et même Les feuilles mortes, est celle reprise dans L'été meurtrier : Trois petites notes de musique.
Autres films cette semaine (sans Montand, puisqu'il faut tout préciser pour ce tatillon de Cristophe), The dark knight le chevalier noir, plus sombre volet des Batman, avec Christian Bale♥♥ que je préfère à Julien Lepers, oups pardon, Michael Keaton. Le regretté Heath Ledger et son Joker fou fait même oublier la prestation de Jack Nicholson (Ledger a obtenu un oscar posthume).
Autre ambiance, France 2 diffuse ce soir Deux sœurs pour un roi. Les deux filles Boleyn se disputent les faveurs d'Henri VIII. Ce dernier jette d’abord son dévolu sur la douce et fragile Mary (Scarlett Johansson) avant que la seconde, Anne, n’obtienne ses faveurs (Mary la délaissée est finalement bien plus chanceuse, sachant comment sa sœur a fini sa vie). Un film d’amour en costumes qui plaira aux filles, mais aussi aux hommes pour le duo d’actrices (Scarlett Johansson et Natalie Portman).
Jeudi, France 3 diffuse la réjouissante comédie musicale de Woody Allen Tout le monde dit I love you, une de ses meilleures comédies.
Côté documentaire qui donne envie de se réfugier dans une grotte, mardi Arte programme un sujet sur le médiator et un autre sur les Maladies à vendre. Je cite Télérama : « Pour les laboratoires pharmaceutiques, il est plus simple, et surtout plus rentable, d’inventer des maladies qui n’existent pas, et les médicaments (inefficaces) qui vont avec, que de chercher à en soigner des réelles. »
Ce midi, l’émission Dimanche+ sur Canal revenait sur le nouveau scandale, les médicaments contre la maladie d’Alzheimer : ils seraient en fait inefficaces, voire nocifs (ils endorment l’esprit des patients). L'invité Montebourg expliquait qu’en France, 5000 médicaments sont en vente, alors que la Suède n’en possède que 500, avec une espérance de vie aussi élevée que la nôtre.
Je rappelle que la France est un des pays les plus consommateurs de médicaments au monde, et le plus grand consommateur de psychotrope en Europe. Au moindre coup de mou, j’ai remarqué autour de moi que les docteurs s’empressaient de prescrire des anxiolytiques, antidépresseurs, somnifères… Si je les écoutais, je serai moi aussi droguée et endormie. Personnellement, je préfère me droguer au chocolat, au cinéma et à la musique (les voisins doivent être ravis de m’écouter chanter et chorégraphier toutes les chansons de McCartney depuis deux semaines – pourtant avec ma voix imitation crooner, j’interprète parfaitement la rock'n roll Smile Away par exemple).
Pour ceux qui captent Canal +, je vous conseille le spécial investigation sur l’immobilier (à Paris, un studio a doublé son prix de vente en 5 ans). Côté cinéma, mardi, Le bruit des glaçons de Bertrand Blier (« bonjour, je suis votre cancer »).
Et vous, connaissez-vous ces films ? Que pensez-vous de l’obsession française pour les médicaments ?
21:39 Publié dans On connaît la chanson, On connaît le film | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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10/10/2011
A la télé cette semaine : 100 000 dollars au soleil, I robot, Sin city, Duel, Hiroshima et Jack l'éventreur
Ce soir, Arte diffuse le classique 100 000 dollars au soleil d’Henri Verneuil, avec Jean-paul Belmondo, Lino Ventura et Bernard Blier. Je le connais par cœur, mais je le regarde toujours sans déplaisir, pour la bonne humeur qu’il déclenche et les dialogues archi connus d’Audiard, que j’ai cités pour un quiz on connaît le film :
« - Quand les types de cent trente kilos disent certaines choses, ceux de soixante kilos les écoutent ... »
« Dans la vie, on partage toujours les emmerdes, jamais le pognon »
« Ici, c’est une grande famille. Quand un chauffeur veut un congé ou une augmentation, il vient me voir, je l’écoute et je le vire ».
Dans le Sahara des années 60, des camionneurs se poursuivent pour récupérer un magot volé par l’un d’eux. La veille, ils se cuitaient ensemble. La scène de beuverie reste un grand classique des films d’Audiard : Les tontons flingueurs, Un singe en hiver… Pour votre santé, consommez de l’alcool avec modération, mais regardez à volonté les films d’Audiard.
Ces snobs de Télérama ne mettent carrément aucun T. Cette attitude est très problématique, car elle me fait rater de nombreux films, pourtant parfaitement regardables. Je me repère sur le programme télé avec la couleur rouge de la notation, sans ça, mon regard ne se fixe pas, imaginant une émission télé -jamais notée- à la place d’un long métrage.
A l’inverse, le magazine donne parfois deux T à des films ennuyeux ou qui ne cassent pas trois pattes à un canard (souvent français bien entendu). Des scénarii sans actions où les acteurs ne font que se poser des questions existentielles sur leur quotidien affreusement banal et déprimant. C’est sûr, c’est plus intéressant qu’une bonne comédie inventive aux dialogues percutants, avec de l’action, des beaux décors, des acteurs connus, bref, un peu de rêve quoi. Il est manifestement interdit d’apprécier comme moi à la fois les documentaires (pour intellos, bien) et les comédies populaires françaises (pour les beaufs, pâ bien -prendre la voix du Pari des Inconnus-).
A la même heure, TMC diffuse I, robot d’Alex Proyas (Dark City, The crow), avec Will Smith. Dans le futur, les robots se révoltent contre les humains… Là encore, Télérama ne donne aucune note au film. Celui-ci est certes bien moins complexe que l’œuvre d’Asimov dont il est adapté, mais tout de même, il se laisse voir, l’histoire est intéressante, les décors sont grandioses… Je vous rappelle les principes du maître de la science fiction.
Première Loi : « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. »
Deuxième Loi : « Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi. » ;
Troisième Loi : « Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi. »
A la cité des sciences, qui organisait une expo sur la science fiction, un test nous présentait des situations posant ces questions de conscience. Eh bien les réponses étaient très difficiles à trouver…
Mardi, Direct 8 programme Sin City. Le film reprend à merveille l’esthétique du comics de Franck Miller dont il est adapté : du noir, du blanc, et du rouge pour le sang… Il respecte aussi les codes du film noir : une ville décadente, des femmes fatales causant la perte des policiers déprimés… Un film profondément original par son esthétique et son atmosphère.
Jeudi, Arte diffuse le premier film de Spielberg, Duel. Je me souviens l’avoir vu pour la première fois avant les vacances de noël, avec ma classe de français, en 4ème. Mes camarades n’avaient pas compris l’intérêt de l’histoire : pendant 1h30, une voiture est poursuivie par un camion, sans raison. Moi, j’avais été subjuguée par la tension qui se dégage du film et cet éternel questionnement : pourquoi cet acharnement ? Qui est cet homme ?
Comme quoi, Spielberg est un grand, avec trois fois rien, aucun effet, un seul personnage, il sait créer l’angoisse. On ne voit jamais le poursuivant, ce qui renforce le sentiment de terreur, comme dans Les dents de la mer, du même réalisateur, où l’on voit peu la bête mangeuse d’hommes.
L’imagination est toujours plus forte que les images : le remake de l’excellent La maison du diable, Hantise, est un navet. Dans le film en noir et blanc de Robert Wise, en 1963, le vieux manoir hanté nous terrifie avec de simples bruits de portes qui grincent, des ombres inquiétantes… Mais dans le remake de 1999, les effets spéciaux à gogo trop démonstratifs sont parfaitement ridicules et ôtent toute angoisse.
Dans les documentaires de la semaine, France 3 traite mercredi de la catastrophe d’Hiroshima, avec cette interrogation : était-elle un mal nécessaire, puisqu’elle a enfin marqué la fin de la seconde guerre mondiale ?
Autre sujet qui me passionne, comme tout fan de Faites entrer l’accusé (la nouvelle présentatrice qui remplace mon chouchou, Hondelatte le rebelle au blouson noir, débarque le 30 octobre, j’ai hâte de juger sa performance) : à la suite du documentaire sur Hiroshima, France 3 parle de Jack l‘éventreur, « son vrai visage ». J’espère que le film n’étaye pas la thèse de Patricia Cornwell. J’ai lu son livre et malheureusement son hypothèse n’est pas vraisemblable, pas plus apparemment que celle de l’excellent From Hell…
Si vous captez canal +, je vous conseille les séries Borgia qui commence ce soir et The event. En film, Harvey milk mercredi soir, The american jeudi, Potiche vendredi.
Et vous, connaissez vous ces oeuvres ?
17:21 Publié dans On connaît le film | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : télé, cinéma, cinéma français, faites entrer l'acusé, canal + |
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