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28/04/2015

Bilan "je suis culturée" de mars

whiplash.jpgOn n’est pas encore en mai, je n’ai même pas deux mois de retard !

7 Films au cinéma :

 Coup de cœur :
- Whiplash de Damien Chazelle
Film qui est sorti il y a 107 ans environ, ma critique tombera donc au bon moment (pour la diffusion télé.)

A voir :
- Birdman de Alejandro González Iñárritu
On m'a tellement vanté ses mérites que je m'attendais à mieux, puis un vieux pervers s'est assis à côté de moi, ça m'a perturbée.

Pourquoi pas :
- Kingsman de Matthew Vaughn
Il n'est pas aussi drôle que Kick-Ass, du même réalisateur.
- Dear white people de Justin Simien
Déconcertée par ce film ambigu, qui veut dénoncer le racisme, mais accumule les clichés et fait preuve d'agressivité...
- Sea fog  de Sung Bo Shim
J'avais mal lu l'invitation : je pensais voir un film de Bong Joon-Ho, l'un de mes réalisateurs préférés (Memories of murder, The host...) Commentaire du pote qui m’accompagnait, en voyant le générique de fin qui révèle le nom du metteur en scène : "t'en rates vraiment pas une". Bong Joon-Ho n'est que le producteur, et Sung Bo Shim imite son style. L'élève n'égale pas le maître.
- Inherent vice de Paul Thomas Anderson 
Je ne peux pas vraiment vous donner mon avis, j'ai dormi pendant 40 minutes...

Navet :
- L’art de la fugue de Brice Cauvin
Un film français...
Prochain film au cinéma : Shaun le mouton

12 films à la télé :

2 Coups de cœur Arte :
- La vie passionnée de Vincent Van Gogh de Vincente Minnelli, 1956
- Serpico de Sidney Lumet, avec Al Pacino, 1973.
Des films sur des types passionnés et intègres, je ne peux qu'aimer.

Coup de cœur Canal + :
- The best offer de Giuseppe Tornatore
Histoire de dire que mon abonnement vaut le coup. On devine tout et le scénario est "abracadabrantesque". Mais j'ai apprécié l'atmosphère érudite du film, autour du monde de l'art. Et Jim Sturgess é trô bô.

Coup de cœur rediff TNT :
- Mes meilleurs copains de Jean-Marie Poiré 1988
Je ne me lasse pas de ce film aux dialogues et personnages cultes, sur des soixante-huitards rangés...
Prochain film prévu : Very bad cops de Adam McKay
Parodie hilarante de film d'action.

9 documentaires :

5 Coups de cœur (ouais, carrément) :
- Couple(s), la vie et l’envie conjugale
- Gérard Depardieu, l’homme dont le père ne parlait pas de Gérard Miller
- La véritable histoire du radeau de la méduse
The kid stays in the picture 2002 de Robert Evans
- Alain Souchon et Laurent Voulzy

- Charles Trénet, l’ombre au tableau de Karl Zéro
- Catherine Deneuve, belle et bien là d’Anne Andreu
- Eliott Ness contre Al Capone
- Opération Barbie (le nazi, pas la poupée hein)

3 séries :

que faire à paris, sorties à paris, cinéma, expo, série télé, canal+- Peaky blinders saison 1, Arte
- The strain saison 1, Canal+
- House of cards saison 3, Canal+
Prochaine série prévue : True detective, saison 1, Canal+

3 one men show :

Coup de cœur :
- Vérino, au grand Point Virgule

Bof :
- Alexandra Roth
- Dedo dans Killing joke
Prochain spectacle prévu
 : Les Franglaises

1 Concert :

- Black rooster orchestra, rock des années 50, studio de l’Ermitage
Prochain concert prévu : Calexico

1 Exposition :

- Vernissage de l’expo Overload
- How I Met Your Blogger awards
Prochaine expo prévue : Aardman, Wallace et Gromit, musée art ludique

Et vous, avez-vous vu ces films ou séries, qu'avez-vous vu dernièrement ?

 

09/04/2015

Les séries du mois

americans saison 3.jpgCoup de cœur :

- The americans saison 3

Pendant la guerre froide, au début des années 80, les Jennings forment une famille américaine classique. Ils habitent une petite banlieue et ont pour voisin et ami un membre de la CIA. Pourtant les parents sont en fait des espions du KGB, dont le mariage a été arrangé. Dans cette dernière saison, les Russes veulent recruter leur fille, qui ne connaît pas la double vie de ses géniteurs. Le père, qui s’intègre de plus en plus à la vie américaine, n’est pas d’accord.
Le suspense reste efficace. Les personnages sont toujours aussi complexes et fascinants : comment peut-on mener une vie ordinaire, être une mère idéale le jour, et tuer froidement la nuit ? Comment le père va-t-il se débrouiller avec son faux mariage avec Martha, qui veut un enfant, mais qu’il a épousée essentiellement pour obtenir des informations sur ses patrons de la CIA ? Comment peut-on vivre avec cette tension et ces mensonges permanents ? Gros plus : la série est créée par un ancien agent de la CIA…

- The driver saison 1

En Angleterre, Vince est un conducteur de taxi déconsidéré par sa femme et ses enfants. Pour arrondir ses fins de mois, il accepte de devenir le chauffeur d’un mafieux. L’irruption du danger et de l’aventure dans la petite vie tranquille et pleutre d’un individu ordinaire est parfaitement retranscrite.

- Burning love saison 1

Parodie des émissions de télé réalité sur la recherche de l’âme sœur. Tout y est, les décors kitschs, les couleurs pimpantes, les zooms… Et bien sûr, les greluches et leur prétendant écervelé. C’est parfois à peine exagéré, souvent trop lourd. Originalité mordante de la série : Les filles rejetées sont jouées par des stars comme Jennifer Aniston ou Kristen Bell.

- Veep saison 1

Une vice-présidente qui accumule les gaffes. Julia Louis-Dreyfus (Seinfeld) semble s’inspirer de Sarah Palin... Pas mal.

Et vous, avez-vous vu ces séries ?

 

05/04/2015

Bilan "je suis culturée" de février

nouveaux sauvages.jpgUn jour je serai à l’heure ! En février, l’hibernation continuait, le chat noir n’est pas sorti. Mais comme ça, j’ai beaucoup plus écrit ! Maintenant c’est le printemps (enfin il paraît, il pleut depuis trois jours) on est passé à l’heure d’été, je peux remettre les pattes dehors.

6 films au cinéma :

 Coup de cœur :
Les nouveaux sauvages de Damian Szifron

A voir :
Toute première fois de Noémie Saglio
Papa ou maman de Martin Bourboulon

Pourquoi pas :
The voices de Marjane Satrapi
It follows de David Robert Mitchell

Bof bof :
Vincent n’a pas d’écailles de Thomas Salvador

22 films à la télé :

Coups de cœur Canal + :
The lunchbox de Ritesh Batra
Tel père, tel fils de Hirokazu Koreeda

Navet Canal + :
Le cœur des hommes 3 de Marc Esposito

4 séries :

Coup de cœur :
- The americans saison 3

- The driver saison 1
- Burning love
- Veep

4 documentaires :

Coups de cœur :
- L’aventure du Vasa, Stockholm 1628
- Le docteur Petiot, l’ombre d’un doute 

- Vladimir Cosma, tout pour la musique
- Les vrais Hannibal Lecter 

 

01/03/2015

Bilan "je suis culturée" de janvier

asterix.jpgJe sais encore, on est le 1er mars…Mais pour une fois j’ai signé mon chèque de loyer dès aujourd’hui, je n’ai pas attendu le 8 (Un jour la proprio va me virer)
Je ne peux pas résister, j’écris en regardant OSS 117 diffusé en ce moment sur 6ter. (Si je fais des fautes, c’est pas ma faute à moi comme dirait Lolita.) « S’agirait de grandir, s’agirait de grandir… »

3 films au cinéma :

- Astérix, le domaine des dieux, d’Alexandre Astier et Louis Clichy

Alexandre Astier + Alain Chabat + Laurent Lafitte = . Oui je ne m’embête plus à faire des phrases.
Les trois acteurs doublent les personnages du dessin animé. Je suis très sensible à la voix, reflet des émotions et de la personnalité. Je retiens beaucoup plus les voix que les visages, et quelque chose m’a frappée en écoutant le film. Mémé a peut-être besoin d’un sonotone mais… vous n’avez pas trouvé que les trois gars possèdent quasiment le même timbre ? Preuve que leurs caractères se ressemblent sûrement aussi.
Astier parvient à égaler l’humour d’Astérix mission Cléopâtre de Chabat. J’aime beaucoup ce mec, auteur de Kaamelott et scénariste de Pop redemption, où il fait plein de clins d’œil aux Beatles (voir mon billet en lien). En plus, il est Lyonnais comme moi. J’adore Chabat évidemment : Les nuls, La cité de la peur, Didier, Ophélie Winter… J’aime bien Laurent Lafitte depuis Tristesse Club et surtout Papa ou maman et son « tranquilou bidou »

- Papa ou maman de Martin Bourboulon, voir mon article en lien
- 108 rois démons de Pascal Morelli

22 films à la télé :

Coup de cœur Canal + :
- Non-stop de Jaume Collet-Serra
Je n’étais pas tentée, encore un film d’action avec Liam Neeson… Mais mon frère, très difficile, m’a envoyé un sms : « pour la première fois depuis longtemps, j’ai aimé un film sur Canal+ ». Liam Neeson incarne un policier chargé de la surveillance des avions. Lors d’un vol, il reçoit de mystérieux sms : si une forte somme d’argent n’est pas versée sur un compte secret, un passager mourra toutes les 20 minutes… Les détails des messages prouvent que le terroriste est à bord. Qui est-il ? Un suspense très efficace.

Coup de cœur Arte :
enfants loups.jpg- Les enfants loups, Ame et Yuki de Mamoru Hosada
Une étudiante tombe amoureuse d’un garçon mystérieux. Et pour cause : il peut se changer en loup. Malgré tout, ils s’aiment et de leur union naît deux enfants, qui se transforment sous le coup des émotions. Le père meurt et la jeune femme courageuse part seule élever ses petits à la campagne, loin des curieux. Un dessin animé magnifique, ode à l’enfance, à la nature, dans la lignée de Miyazaki et Mon voisin Totoro.

1 one man show :

- Titoff, théâtre de la Michodière
Pathétique. Il répétait laborieusement la même blague jusqu’à ce qu’une âme charitable concède à rire. Il évoquait des émissions beaufs de M6 ou TF1 que je ne connais pas. Et son sketch sur les femmes qui refusent de s’asseoir sur des toilettes publiques, avec force mimes… pitié… On est parti avant la fin, et tellement rebutés par l’expérience qu’on n’a pas revu de one man show depuis deux mois (au lieu d’un par semaine auparavant).

2 expos :

Coup de cœur :
truffaut.jpeg- François Truffaut, cinémathèque
J’avais transcrit sur mon portable, pour faire moderne, une longue réflexion très pertinente sur l’adolescence. Mon téléphone a décidé de me supprimer l’onglet notes avec toutes mes citations de papillotes et autres données indispensables à la survie. Mémé nulle en nouvelles technologies retourne au bon vieux papier et  au stylo.
Je retiens cependant cette phrase : « l’adolescence ne laisse un bon souvenir qu’aux adultes ayant mauvaise mémoire ». J’ai beaucoup aimé la lettre d’amour à Isabelle Adjani, et pouvoir observer l’écriture un peu féminine du cinéaste (j’aime me targuer d’être graphologue car j’ai lu 5 pauvres bouquins sur le sujet.)

- Éloge de la rareté, Bibliothèque Nationale de France
Je retiens encore les livres annotés à la main par leurs célèbres auteurs, Proust, Apollinaire… J’ai bien rigolé devant la gêne du guide un peu précieux qui nous présentait un manuscrit licencieux du 18ème siècle, avec un texte à double sens (que même moi j’ai compris) « ce sont des mots que ma bouche se refuse à prononcer »

6 séries :

masters of sex.jpgCoups de cœur :
- Game of Thrones saison 3
- Masters of sex saison 1

 - A young doctor notebook avec Jon Hamm et Daniel Radcliffe
- In the flesh saison 2
- The newsroom saison 2
- Hannibal avec Hugh Dancy et Mads Mikkelsen

6 documentaires :

Coup de cœur :
marlon-brando-un-tramway-nomme-desir.jpg- Marlon Brando, un acteur nommé désir

- Philippe Noiret, la pudeur des sentiments
- La lutte des cadres de Pauline Frachon et Jean-Yves Cauchard
- Les clowns contre-attaquent de Martin Boudot
- Meurtre en Finlande
- Elvis et Priscilla

 

Je vous laisse, parce que OSS 117 va entonner Bambino, faut que je me concentre sur ma chorégraphie. "Alors infidèle, on s'en va sans dire au revoir ?"
Ensuite, je vous conseille le très bon documentaire de Patrick Jeudy à 23h10 sur Arte, Eliot Ness contre Al Capone.

Je vous rappelle que vous pouvez gagner ici des places pour le film The Voices.

 

12/11/2014

A la télé ce soir : Les garçons et Guillaume, à table !

garcons et guillaume affiche.jpgTout est dans le titre. Guillaume Gallienne raconte sa jeunesse, où il se sentait, plutôt on le percevait, différent. Sa mère l’estime plus fragile que ses frères. Pendant que ces derniers partent en voyage sportif et viril, Guillaume est envoyé en Espagne pour apprendre la danse parmi les femmes... Adolescent, sa tante fantasque l’encourage même à sortir avec des hommes pour « tester ». Mais en fait, le veut-il, qui est-il vraiment ? (voir bande annonce en lien)
Comme l’explique le réalisateur, ce film délirant est en fait « un véritable coming out inversé ». Il raconte sa quête d’identité, et comment elle lui a permis de devenir acteur. « Quand j’étais enfant, ma mère disait : « Les garçons et Guillaume ». Ce « et » m’a fait croire que pour rester unique aux yeux de cette maman sans tendresse mais extraordinaire, pour me distinguer de cette masse anonyme qu’étaient les garçons, il ne fallait surtout pas que j’en sois un. J’ai tout fait pour être une fille, donc, et quel meilleur modèle que ma mère ? C’est ainsi que j’ai commencé à jouer, dès que je me suis mis à l’imiter. Comment je suis devenu un acteur en devenant ma mère pour réussir à devenir moi. » Le jeune homme imite parfaitement sa mère, et dans le film, il interprète les deux rôles !

Cette comédie est un Ovni, objet visuel non identifié, grâce à la personnalité hors norme de Guillaume Gallienne. Le film oscille en permanence entre fou rire, absurdité, poésie et drame. Un univers décalé (quand il s’imagine tomber dans la piscine au son de Don’t leave me now de Supertramp), hilarant (quand il refait une scène de Sissi l’impératrice) tragi-comique (quand sa grand-mère confond des mots) et même angoissant (le pensionnat de garçons).
Avec un sujet aussi délicat (la quête d’identité sexuelle), on pourrait basculer dans le vulgaire, mais le film évite cet écueil (à part la scène lourdingue avec Diane Kruger). Malgré le sujet très personnel, Gallienne parvient à rester pudique. Le mélange des genres (au sens propre comme au figuré) est un exercice difficile, mais on passe avec facilité du rire aux larmes, de l’émotion à la réflexion, dans un parfait dosage. 
L’acteur devenu adulte a atteint le recul nécessaire pour faire rire de ses tracas, percevoir avec lucidité son histoire, ou au contraire la réinventer. 

garcons et guillaume, danse.jpgGallienne parvient à nous émouvoir, avec grâce. Même si évidemment on n’a pas vécu la même expérience improbable, Gallienne nous permet de nous identifier à ses doutes existentiels : on a tous eu un jour, à moins d’être sociopathe, l’impression d’être parfois différent, décalé, incompris, mais aussi timide, maladroit et naïf. De rester passif et d’angoisser, mais de s’en sortir grâce à l’humour. Le film est en somme une formidable histoire de résilience.

Pour un premier film, la mise en scène est maîtrisée. Pas de baisse de rythme, les réparties fusent. Gallienne joue un grand dadais qui se pose des questions existentielles, à la Woody Allen, avec un humour qui rappelle Certains l’aiment chaud… On trouve même des références à l’univers d’Almodovar, avec des personnages féminins hauts en couleur. 

Le film est aussi une belle rencontre : à l’issue de la séance, Guillaume Gallienne est venu nous parler. Tandis que les autres interlocuteurs restent en moyenne une demi-heure, l’acteur a bavardé trois fois plus longtemps, et si on ne l'avait pas arrêté, je suis sûre qu’il nous aurait raconté ses anecdotes passionnantes pendant encore des heures… 
En arrivant, certainement pour marquer la différence avec son « personnage » et montrer que le film est aussi une fiction, Gallienne parle d’une voix grave et mesurée, avec des gestes retenus. Il nous informe tout de suite, d’un air sérieux et blasé : « Je passe mes journées en promo à parler de ma mère, j’en ai un peu marre de la psychanalyse à la Mireille Dumas… »  mais immédiatement, l’acteur se met à imiter la présentatrice « parlez-moi de votre mère », les rires jaillissent et Gallienne joue son éternel rôle de comique. Très volubile, il répond de bonne grâce aux questions, et finit par se rendre compte « en fait, je fais ma Mireille Dumas ! » On voit bien que même s’il tente de s’en défendre au début, il adore parler de lui et de sa mère.
Au fil de l’entretien, il reprend d’ailleurs les mêmes mimiques, la voix plus aiguë et les gestes plus doux de sa génitrice… troublant. Mais rassurez-vous, Guillaume Gallienne ne sort pas son couteau comme Norman Bates se prenant pour sa mère dans Psychose… Non, l’arme de Gallienne, c’est le rire.

garcons et guillaume, mère.jpgJe ne suis pas la seule à être surprise par ce mimétisme : sa propre famille le confondait avec sa mère. Dans le film, Gallienne interprète les deux personnes. Comme des heures de maquillage étaient nécessaires, il jouait son personnage féminin le matin (avec 4 heures de préparation) et l’après midi le personnage masculin (3h de maquillage) et il restait dans ses rôles : « le matin, l’équipe avait l’impression d’être dirigée par une femme autoritaire de 45 ans, et le soir par un ado de 15 ans abruti et niais ». 

Je ne peux m’empêcher de me dire que, sans doute déçue d’avoir déjà deux garçons, sa mère espérait une fille, et qu’elle traite Guillaume (comme) Tell. Est-elle vraiment comme ça ? Tout est vrai ? Comment a-t-elle réagi ? L’acteur répond, d’un air détaché : 
« oh très simplement, elle a eu envie de se défenestrer… » La dame a de l’humour et a accueilli le film comme l’hommage qu’il est à sa personne. Le réalisateur précise : « Ce film ne dit évidemment pas « La » vérité mais la mienne. L’histoire subjective d’un acteur. A la recherche des émotions qui l’ont façonné. Peut-on être plus sincère qu’un acteur qui raconte intimement comment il l’est devenu ? »

Comme Guillaume Gallienne, j’étais entourée de frères, mais j’ai vite vu que pour être mieux considérée dans la société, il fallait leur ressembler (mais ça ne me disait rien, c’est tellement mieux d’être une fille). Pour me convoquer aux repas, ma mère ne criait pas mon prénom, mais m’appelait par celui de mes frères, neveux, et même des chats… Elle citait quatre ou cinq noms avant de trouver le bon (j’ai pris l’habitude du nom à rallonge, et quand on donne mon prénom du premier coup, je suis toujours étonnée « moi ? T’es sûre ? Mais tu veux pas parler au chat plutôt ? »)

Je connaissais Guillaume Gallienne grâce à ses  hilarants « bonus de Guillaume » où il imagine des scènes coupées et les castings de films célèbres. Il est aussi pour moi le personnage le plus intéressant du film Astérix au service de sa majesté.


Vous l'aurez compris, ne ratez pas le film ce soir sur Canal+...

30/10/2013

Les films du mois

chantons sous la pluie.jpeg... de septembre... Je vous avais bien prédit que je ne publierai pas mon bilan culturel à l’heure. Je n’ai pas eu le temps, j’étais en vadrouille la moitié du mois. J'ai déjà proposé un premier compte-rendu ici.
Puisqu’on me l’a demandé, je vais citer les films vus en septembre à la télé, 37, en tentant un semblant de classement. Dans la grande majorité, je connaissais déjà ces œuvres. J’ai sans doute été influencée par le souvenir qu’elles m’avaient laissé quand j’étais plus jeune et plus impressionnable. Le classement par ordre de préférence est donc subjectif et varie selon l’humeur du moment…

Comédies

Camille-redouble-.jpg- On connaît la chanson d’Alain Resnais, 1997. Sur D8 (déjà vu)
- Chantons sous la pluie de Stanley Donen et Gene Kelly, 1952. en dvd
Des films qui plaisent forcément à quelqu’un atteint de chansonnite aiguë.
- Camille redouble de Noémie Lvovsky. Canal +
Une plongée dans les années 80 drôle et originale.
- Asterix et Obelix, au service de sa majesté de Louis Tirard. Canal + (première vision)
Il égale le volet réalisé par Alain Chabat. Surtout grâce à la présence de l’irrésistible Guillaume Gallienne, bientôt au cinéma avec son film autobiographique Les garçons et Guillaume, à table !

- Bachelorette de Leslye Headland. Canal+ (première vision)
Une fille se marie, ses « amies » sont conviées à la fête. Jalousie (« pourquoi c’est elle qui se marie, elle est moche et obèse, ça devrait être moi ! » dit la belle Kirsten Dunst), règlements de comptes… un humour rentre dans le lard assez réjouissant, même si souvent en dessous de la ceinture et puéril.
- Les seigneurs d’Olivier Dahan. Canal + (première vision)
Ce film vaut surtout pour sa belle brochette de comiques, qui réunit mon chouchou Jean-Pierre Marielle la plus belle voix du monde, José Garcia, Ramzy, Franck Dubosc, Gad Elmaleh…
- Ariane de Billy Wilder, 1957. Arte (première vision)
Une comédie plutôt mineure de la part du réalisateur du génial Certains l’aime chaud.
- Rock ‘n love de David Mckenzie. Canal + (première vision)
Un film qui m’a surtout plu car je l’ai vu le lendemain de rock en seine, et qu’il se déroule lui aussi lors d’un festival d’été. J’ai pu y retrouver l’ambiance euphorisante de ces rencontres musicales. En plein hiver, cloîtrée par l’hibernation, je n’aurais sans doute pas accueilli le film si positivement…
- Chevalier de Brian Helgeland, 2001. rtl9
Une comédie anachronique située au Moyen-Âge, que j’avais trouvé délirante à sa sortie, beaucoup plus banale aujourd’hui.
- Jeux d’enfants de Yann Samuell, 2002. France 4 (première vision)
Une comédie romantique que conseillaient plusieurs filles, je l’ai donc regardé. Je n’ai pas du tout adhéré. Les défis que se lancent les personnages consistent souvent à se moquer des gens, et je déteste cet humour irrespectueux. J’ai trouvé les personnages très antipathiques, et le comble, peu  romantiques : Marion Cotillard se marie avec un gros bêta, sportif célèbre, uniquement pour son argent… De plus, la mise en scène et les couleurs criardes qui lorgnent sur un sous Amélie Poulain m’ont rendu le tout assez indigeste…

Drames

tess.jpg- Tess de Roman Polanski, 1979. Arte
Adolescente, je l’avais conseillé à une amie. Je me souviens encore de son verdict et de l’expression employée : « c’est niais ! « oh, je l’aime, il m’a frôlé l’épaule ! » Visiblement, elle n’avait pas compris la cruauté du film et confondu la scène d’agression avec une scène romantique…
- 12 hommes en colère de Sidney Lumet, 1957. Arte
j’en ai déjà parlé ici.

- A perdre la raison de Joachim Lafosse. Canal+(première vision)
Inspiré d’un faits-divers encore plus glauque que le film (attention, je raconte tout) : une institutrice devient femme au foyer modèle, tombe dans l’ennui et la déprime, et finit par assassiner ses 5 enfants ! (dans le film, ils ne sont « que » 3)
- Ombline de Stéphane Cazes (première vision)
Une histoire se déroulant dans une prison pour femmes, où une jeune délinquante incarnée par Mélanie Thierry tente d’élever son bébé… Réaliste et redoutable, mais je n’avais pas l’esprit à ce moment-là à regarder un film si dur.

Science-fiction / horreur

bienvenue à gattaca.jpg- Bienvenue à Gattaca de Andrew Nicoll, 1997. Rtl9
Une bonne réflexion sur l’eugénisme et ce qui définit un être humain…
- The thing de John Carpenter, 1982. Rtl9
Un classique de la paranoïa.
- Le cercle de Gore Verbinski, 2002. Rtl9
Moins effrayant que le film original, Ring, mais toujours efficace.
- La cabane dans les bois de Drew Goddard (première vision)
Une agréable surprise, un scénario original. Premier film d’un réalisateur à suivre, qui avait déjà écrit le scénario de Cloverfield, de quelques épisodes de ma série culte Lost, et de Buffy ou Alias…
- Predator de John Mctiernan, 1987. Rtl9 (première vision)
Je sais, c’est un film culte, mais des soldats bodybuildés qui ne se parlent qu’en s’insultant, sous des rafales de mitraillettes… et le prédator, avec sa coupe rasta, est plus comique et kitsch qu’effrayant … La seconde partie où Schwarzy affronte seul la bébête est plus flippante.
-Abraham Lincoln, chasseur de vampires de Timur Bekmambetov. Canal + (première vision)
Quelle drogue a ingéré le scénariste pour se dire « hé les gars, si on faisait un film où le président des états unis serait en fait un chasseur de vampires ? Ouais, trop bien ! » c’est marrant 5 minutes, mais un film entier…
- Paranormal activity 3 de Henry Joost, C+.  (première vision)
Je n’avais déjà pas trouvé le premier particulièrement effrayant, le deuxième assez risible, avec son aspirateur qui vole au-dessus de la piscine (qui n’est pas sans rappeler les pommes volantes de l’émission Mystères) … même constat avec ce dernier volet.
- Voisins du troisième type d’Akiva schaffer. C+.(première vision)
Affligeant.

Policiers / thrillers

télé, cinéma, canal+, arte- Plein soleil de René clément, 1960. Arte
Un des rares films dont je me souviens de la fin, tellement forte ! Et Delon était si beau à 25 ans, Ronet aussi…
- Memento de Christopher Nolan, 2000. C+
Un film tortueux qui m’avait beaucoup marqué lors de sa sortie. Critique ici.
- Insomnia de Christopher Nolan, 2002. Hd1
Le film original, norvégien, était encore plus troublant.
- Le guetteur de Michele Placido. Canal+ (première vision)
Pas mal mais manque d’originalité je trouve.
- Associés contre le crime (première vision)
Pas vraiment un film policier, plutôt une comédie pour vieux
- Wrong de Quentin Dupieux (première vision)
Un film inclassable, absurde, dérangeant. Je l’ai beaucoup plus apprécié que le précédent, Rubber, qui suit le parcours d’un … pneu ! je me suis peut-être habituée à cet univers étrange.

Comédies dramatiques/ société

- La forêt d’émeraude de John Boorman, 1985. Arte
Un film écolo tiré d’une histoire vraie : un ingénieur construit un barrage qui devra recouvrir une partie de la forêt amazonienne. Son enfant est enlevé et élevé par une tribu, et il le retrouve 10 ans plus tard, à l’état sauvage…
- Magic Mike de Steven Soderbergh. Canal+ (première vision)
Un bon cru de Soderbergh, avec Matthew Mcconaughey et Channing Tatum en rois du strip tease, donc forcément intéressant.
- Little children de Todd Field, 2006. France 2
Une vision assez juste des banlieues des classes moyennes américaines, ses commérages, sa vision étriquée, son quotidien banal, ses little boxes… Le personnage de Kate Winslet (toujours parfaite) rappelle celui des Noces rebelles.
- Le monde selon Garp de George Roy Hill, 1982. Arte (première vision)
Je n’avais ni vu ni lu cette adaptation d’un roman culte. Pas mal, original, fantaisiste. L’un des premiers rôles de Robin Williams, qui inaugure son personnage loufoque et tendre.
- Une éducation norvégienne de Jens Lien. Canal+ (première vision)
Adapté de l’autobiographie du scénariste, qui raconte son enfance hippie puis sa rébellion adolescente punk. Le film évoque par son sujet This is England de Shane Meadows, mais en beaucoup moins percutant.
- Les vestiges du jour  de James Ivory, 1993. D8 (première vision)
- Comme la série Dowton Abbey, un bon témoignage de la servitude des domestiques dans les maisons aristocrates au début du 20è siècle, qui sacrifient tout à leur maîtres, quitte à passer à côté de l’amour de leur vie... Froid et sans passion, un peu ennuyeux.
- Le jour des corneilles de Jean-Claude Dessaint, canal+ (première vision)
Je n’ai pas réussi à rentrer dans ce film d’animation, acclamé, auquel Télérama donne carrément la note maximale. Peut-être que je me fais vieille et supporte moins les dessins animés. Enfin, il faut bien soutenir la production hexagonale.
- Madame Solario de René Féret. Canal+ (première vision)
Un truc m’a frappé dans ce film : l’héroïne principale et une autre jeune fille jouent vraiment très mal. Après vérification, il s’agit des enfants  du réalisateur, qu’il impose dans tous ses films…
- Lady vegas, mémoires d’une joueuse de Stephen Frears. Canal+
Comment le réalisateur de My beautiful laundrette, High fidelity ou Les liaisons dangereuses a-t-il pu se compromettre dans une bouse pareille ?

Prochainement, les films du mois d’octobre.

Et vous, avez-vous vu et apprécié ces films ?



02/09/2012

Un mois sans films, à la télé cette semaine : Juno, Fourmiz, Jane Eyre...

chat-tele.jpgUn mois d’absence, un mois sans ordinateur, mais surtout un mois sans canal +, et carrément quinze jours sans télévision, donc sans films ! (Dans les locations de vacances, il fallait payer 40 euros la semaine pour regarder la télé, faut pas pousser). Les soirées semblaient parfois longues, mais je suis devenue imbattable au scrabble. Même si ma mère ne connaissait pas le si judicieux terme « geek », et ne voulait donc pas que je le place en mot compte triple, avec lettre double pour le k (ce qui faisait un total de 72 points tout de même) (en fait elle ne voulait tout simplement pas que je gagne encore.)

Je suis revenue mardi, et j’ai vite retrouvé les vieilles habitudes de mémé. Avant même de ranger dans le frigo les fromages qui puent de la ferme bio (mes voisins dans le TGV se réjouissaient) la viande et la charcuterie achetées en douce par ma mère (si je lui avoue que je n’ai pas fréquenté de boucherie une seule fois en 5 ans, je pense qu’elle frôle la crise cardiaque) les fruits et légumes du jardin (une tomate et une pêche se sont battues, puisque j’ai retrouvé leur sang étalé dans la glacière) mon premier réflexe a été d’allumer la télé, l’enregistreur dvd et l’ordinateur, pour voir si mes précieux se maintenaient en vie. (Ils ont 8 ans tout de même).
Et là le drame. Plus de canal + : « votre abonnement est arrivé à échéance ». C’est vrai, mais ils ne m’ont pas reconduit automatiquement ? Je prenais déjà le combiné du téléphone pour supplier : « vous ne pouvez pas me lâcher comme ça après 16 ans d’une fidélité sans faille, qu’est ce que je vais devenir, d’ailleurs pour me remercier d’être abonnée depuis si longtemps vous pourriez me faire une ristourne, sinon je me désabonne, comment ça vous ne m’en croyez pas capable ? » Ce coup de bluff n’a pas fonctionné l’année dernière, j’avais pourtant tenté la tactique dite "de la chouineuse" : « je suis au chômage, 33 euros par mois c’est trop cher ». Mais vu qu’il y aura bientôt plus de chômeurs que d’actifs, je devais être la 72ème de la journée à le dire. Puis j’ai réflexionné (parfois ça m’arrive) qu’avant de téléphoner sur un numéro 0800 à 49 euros la minute et 3 heures d’attente (environ) je pourrais peut-être lire d’abord leur site internet et la rubrique « les pannes les plus fréquentes ».
Résultat en 24 secondes chrono : si on se branche sur canal+ moins d’1h30 dans le mois, le décodeur ne fonctionne plus. Il suffit de replacer la carte mémoire et de laisser allumer une heure et ensuite zou, c’est parti pour le show, et c’est parti le stade est chaud. J’ai rattrapé mon retard canalplussien en regardant 9 films en 5 jours, et en enregistrant 4 autres...

 télé, cinéma, canal+J’ai vu par exemple Never let me go, triste et beau, avec Keira Knightley et Andrew Garfield. Super 8, décevant, m’enfin JJ Abrams, tu as pourtant écrit la géniale série Lost ? Cowboys et envahisseurs avec Harrison Ford et Daniel Craig, divertissant. Impardonnables de Téchiné, peu d’intérêt je trouve. Faut dire que j’en ai profité pour faire du sport devant la télé, comme souvent pendant les films français. Scream4,  je ne me souvenais même plus l’avoir vu au ciné… je vois tellement de films, ce qui est aussi pratique car je ne me rappelais plus du tueur, c’est grave docteur ?

Je note les noms et réalisateurs des films que je vois, puisque sans ça j’en oublie. Comme on a passé le 1er septembre, donc une nouvelle année scolaire, j’ai fait le compte des films vus cette année, télé et cinéma compris. Devinez combien…
Rassurez-vous, je ne regarde pas seulement des films. Je lis aussi (seulement une trentaine de romans et d’essais cette année ; loin du compte « un livre par semaine ») je vois des expos, je sors, je me promène et fais du sport chaque jour, et même, parfois, je travaille !

télé, cinéma, canal+A la base de ce billet, je voulais enfin reprendre la rubrique « à la télé cette semaine ».... Je vous conseille donc, en vrac :
Ce soir sur France 2 : Juno de Jason Reitman (réalisateur de Thank you for smoking et In the air) avec la ravissante Ellen Page (To Rome with love) et le tordant Michael Cera (Scott Pilgrim). A la première vision, j’avais trouvé ce film trop mode, trop branché, en prenant pour exemple les conversations sur les musiques, signifiant « on est cool et dans le coup ». Pas comme une mémé Beatles comme moi donc.
Ensuite vous pouvez regarder Rocky Balboa, sur la même chaîne. Contrairement à ce que je redoutais, Rocky (le premier étant le meilleur) n’est pas un film d’action pure avec un boxeur brute épaisse, mais propose au contraire un scénario intelligent, ancré dans la réalité sociale, avec un Stallone sensible et fleur bleue ! Dans ce dernier film, devenu vieux, il pleure sa bien-aimée et sa carrière passée.

Lundi, W9 programme Incassable de M.Night Shyamalan, quand le réalisateur de Sixième sens faisait encore de bons films (pas comme ses derniers Phénomènes » et Le dernier maître de l’air).
Pour les abonnés canal+, ne ratez pas la reprise des indispensables documentaires de spécial investigation, lundi et mercredi soir.

télé, cinéma, canal+Mardi Gulli diffuse le sympathique film d’animation Fourmiz, où Z de Costa Gavras se pose beaucoup de questions (sa voix est très justement confiée à Woody Allen) et décide de sortir du rang.

Jeudi et vendredi, Arte prolonge l’été non pas indien mais anglais. Après les adaptations des romans de Jane Austen, voici celle de Charlotte Bronte avec Jane Eyre. Il faut d’ailleurs que je vous parle du film vu depuis plus d’un mois au cinéma, avec Michael Fassbender♥♥♥.
A la même heure, genre radicalement différent, avec Matrix sur NT1 ou encore New York 1997 de John Carpenter sur direct star.

Et vous, qu’avez-vous vu cette semaine ? A votre avis, combien ai-je vu de films cette année ?

05/01/2012

Bref, je suis hypocondriaque

bref hypocondriaque.pngUn sketch de Bref explique :
Pour reconnaître un hypocondriaque, il suffit de lui dire :
« -T’es vraiment hypocondriaque
- Non, je fais juste attention. »

Je persiste à dire qu’il est normal de se laver les mains avant manger et après les toilettes (je ne sais plus quel lecteur avait rigolé un jour ici : « se laver les mains comme les enfants ! »).

Comme Kyan Khojandi, je connais mon numéro de sécu par cœur, depuis mes 15 ans environ... Je pensais que c’était normal, comme celui d’une carte bancaire ou d’un compte postal ? De même, « quand un type éternue, je le hais ». J’aurais volontiers poussé hors de la rame hier pour qu’il s’écrase sous le métro le porc mec qui m’a éternué dessus 3 fois de suite sans même mettre la main devant sa bouche ni s’excuser. Même si en hiver, pour éviter de recevoir et respirer tous ces microbes qui circulent, je me couvre le visage de mon écharpe (on a l’impression que je vais braquer une banque car seuls les yeux dépassent) (en même temps braquer une banque avec une écharpe à majorité rose et multicolore, ce n’est pas crédible) (modèle unique au monde, c’est ma môman, qui l’a faite) (je porte aussi un magnifique béret avec un chat dessus) (je me demande encore pourquoi on pense que j’ai 15 ans en me voyant).

C’est sans doute grâce à ces principes que malgré mes multiples bobos là (des maladies qui ne s’attrapent pas par contagion) je connais rarement les joies de la grippe, gastro et toutes leur petites copines.
Je ne suis donc pas hypocondriaque, juste prévoyante. Comme Bref, « quand j’ai un doute, je vérifie sur un forum. Généralement, après les avoir consultés, je suis sûr d’avoir une maladie orpheline. J’ai d’ailleurs toujours deux symptômes sur trois. » Et justement, sur Msn, un article m’a fait frémir !
 « Ce que révèle votre visage de votre santé ». « En effet, ces petits désagréments que l'on considère souvent comme bénins peuvent parfois être révélateurs de troubles beaucoup plus graves. (à prononcer avec la voix de Dark Vador). Voici un guide qui vous aidera à déceler quelques indices la prochaine fois que vous vous regarderez dans le miroir ! »
Mais ça va pas d'écrire sur des sujets pareils ! Ils veulent m'achever ou quoi ? Comme je ne veux pas le subir seule, je vous fait partager l'article sadique...
J’ai déjà deux maladies avérées sur les 10 répertoriées (et effectivement, comme les symptômes paraissent anodins, j’ai mis plusieurs mois à m’en apercevoir) il ne m’en fallait pas plus pour imaginer subir les autres…
Suite demain

et vous, êtes-vous hypocondriaque ?

01/03/2011

Les oscars 2011, j'y étais !

oscar.jpgOui ! J'étais une des seules personnes à y assister ! En direct !
Enfin, j’étais une des rares à regarder la cérémonie des oscars, en direct depuis ma télé, toute la nuit de dimanche. (Depuis que je suis au chômage je m’endors en moyenne vers 3 heures, mais depuis 10 jours s’est passé à 5 heures.)

Même si la cérémonie était moins farfelue que les années précédentes (pas de sketches entre les différents résultats), j’ai quand même bien ri grâce à l’émission précédant les Oscars, en direct sur le tapis rouge.
Comme chaque année, le journaliste Didier Allouch essaie d’interroger les stars, avant leur entrée dans le théâtre où se déroule la cérémonie. Sur un plateau à proximité, il est encouragé et guidé par le journaliste ciné de Canal, Laurent Weil, Jean-Paul Rouve, ex Robin des bois et acteur (il a interprété le sosie de Polnareff dans Podium) et le comédien Gilles Lellouche.

J’apprécie beaucoup Didier Allouch, il possède une culture cinématographique phénoménale, mais il n’est pas très à l’aise dans le monde des paillettes :
Les stars défilent à la chaîne, avec des centaines de journalistes qui les accostent. C’est hilarant de voir Allouch sur le tapis rouge tenter vainement d’interviewer les célébrités, pendant que ses complices planqués derrière leur écran se moquent de lui. Ces derniers l’exhortent en chœur : « vas-y Didier ! ya Mark Walberg ! Saute lui dessus ! Mais là ! À droite ! NAAAAn trop tard !! »
Le pauvre Didier répète sans cesse : « je vais encore me prendre un gros vent, ya Natalie Portman … » Ces collègues poussent la taquinerie jusqu’à l’imiter, analyser ses ratés et les repasser au ralenti. Par exemple quand Allouch crie d’une voix aiguë et un peu pathétique « Robert !! Robeeert ! » pour attirer l’attention de Robert Downey junior, et que ce dernier lui fait juste un petit signe de la main méprisant qui signifie « bon, tais-toi maintenant ».

christian bale.jpgQuand le journaliste réussit à prendre une star dans ses filets, comme Christian Bale, ce n’est que pour quelques secondes, et pour poser des questions banales : « Qu’est ce que ça fait d’être ici ? De jouer ce rôle ? » Il reçoit bien sûr toujours les mêmes réponses langue de bois « I love to be here, it’s a great experience»
Comme l’émission est en direct de Los Angeles, que les stars sont nombreuses et passent rapidement, Allouch n’a pas le temps de traduire pour les spectateurs.
En plus, le cinéphile passionné se lance toujours dans des détails techniques superflus et s’intéresse plus aux cinéastes inconnus qu’aux stars internationales. Jean-Paul Rouve ironise : « il y a l’accessoiriste là, si tu l’interrogeais aussi ? »

radio bière foot.jpgLaurent Weil essaie d’instaurer une ambiance sérieuse et cinéphile, mais les deux comiques Rouve et Lellouche chamboulent tous ses plans. On a vraiment l’impression d’être dans son salon avec sa bande de potes, ou de regarder une parodie des Robins des bois comme "radio bière foot". Il ne manque plus que les pieds sur la table. Jean-Paul Rouve commente à sa manière le défilé : « oh ! Regardez ! y’a le sosie de Liane Foly ! » ou encore: « Didier ! Pense à refiler mon scénar à un producteur ! » (Effectivement Allouch montre un dossier relié au nom de Jean-Paul Rouve)

Laurent Weil tente encore de recentrer le débat sur le ciné, mais il est sans cesse perturbé. Non seulement par ses collègues, lesquels, on l’a compris, sont plus là pour s’amuser que parler cinéma, mais aussi par l’extérieur : les présentateurs ont laissé leurs portables allumés et reçoivent des appels de leurs amis :
« J’ai un sms de Liane Foly qui confirme son sosie ! »
 « Laurent baffie m’écrit que tu n’as pas lu ton dernier message reçu !»
-Ah ? ok (il regarde son portable) : " mon cher Jean-Paul, on est au lit on te regarde, ta maman et moi." Ah le salaud !»
- il m’a envoyé le même à l’instant, mais c’était avec ma femme... »

Gilles Lelouche résume bien l’ambiance en sortant cette vanne : il chante le générique de Fa si la chanter puis se vautre sur la table : « on en a rien à foutre, y’a 20 personnes qui nous regardent, on fait ce qu’on veut !! »
Manque de bol, j’étais dans le lot, maintenant mes 12 millions de lecteurs (au moins) sont au courant.

zizanie.jpgOutre les présentateurs semant la zizanie (petit hommage à Annie Girardot), avec les aléas du direct, on affronte les inévitables problèmes techniques… Alors que les journalistes pensent obtenir une pause, les magnétos censés diffuser des extraits de films ne fonctionnent pas et les présentateurs sont obligés de "meubler" en racontant (encore) n’importe quoi.
Le mieux, ou plutôt le pire, un générique défile à l’écran, mais canal oublie d'interrompre le son sur le plateau. On entend alors un technicien demander « ça a donné quoi le match ? » (la chaîne diffusait Lille/Lyon juste avant l’émission). Ensuite, on a le droit à l’effet inverse : le son du plateau est coupé. Pendant presque 10 minutes (!) on observe les journalistes parler, s’esclaffer, on voit leurs lèvres bouger mais aucun son n’en sort. A la place on entend la mélodie sirupeuse des Oscars…

Bref, c’était vraiment n’importe quoi cette émission, mais c’était très drôle.
La cérémonie des oscars maintenant…

Et vous, avez-vous regardé cette émission ou le palmarès des oscars ?