06/01/2012
Bref, je suis hypocondriaque : ce que révèle votre visage de votre santé
Bref, je suis hypocondriaque. Un article de msn s’intitule donc :
« Ce que révèle votre visage de votre santé ». « Ces petits désagréments que l'on considère souvent comme bénins peuvent parfois être révélateurs de troubles beaucoup plus graves...»
Exemple, j’ai les joues parfois gonflées, surtout comme ce noël, quand je séjourne chez ma mère qui me gave comme une oie à manger au réveillon. Quand elle invite ses copines, les mamies aiment bien me pincer les joues comme si j’avais trois ans en disant « oh les jolies fossettes ! Ta maman te nourrit bien ! » Je pensais que ma gueule de hamster découlait de mon estomac sur pattes, (je dresse un portrait flatteur) mais les docteurs m’ont expliqué que j’avais un problème de thyroïde et que « Tchernobyl m’était passé sur la tête » (maintenant que Fukushima l’a fait aussi…)
Vous avez les lèvres gercées ? Comme tout le monde en hiver pensez-vous. Eh bien non, vous faites de l’anémie. Mangez du foie de veau. Contrairement à 99% de la population, j’adore ce plat. Pourtant je n’en achète jamais à cause du prix élevé, alors j’attends de voir ma mère deux fois par an pour qu’elle m’en cuisine. (Elle vient de m’apprendre ces vacances, quand j’espérais ma traditionnelle tranche, que le boucher de la cambrousse n’en faisait plus car justement « plus personne n’achète de foie de veau ». Je suis en deuil.)
Vous avez les yeux rouges et vous voyez parfois flou ? Il faut arrêter la drogue, Courez chez l’ophtalmo avant de devenir aveugle et risquer le glaucome.
Sinon, c’est tout simplement de la fatigue (m’endormir à 4h du matin ne m’aide pas) ou du surmenage (ne pas trouver de travail sans savoir ce que je vais faire le lendemain ne m’aide pas non plus.)
Vous avez les yeux gonflés ? Il faut arrêter de chougner devant E.T (même si c’est trop triste quand on croit qu’il meurt et quand il s’en va) (je pense que je n’ai spoilé personne en révélant l’histoire hein ?)
Si vous ne sortez pas vos mouchoirs devant les drames, vos yeux gonflés sont peut-être dus à un problème de reins, qui peut conduire à l'hypertension artérielle, l'anémie, la fragilité des os et des lésions nerveuses. » (Ils sont gais sur MSN). Comme quoi, l’expression « pleure, tu pisseras moins » est vraie.
« D'autres symptômes sont à surveiller tels que la fatigue, le manque d'appétit, l'insomnie, les crampes musculaires la nuit, les pieds et chevilles gonflés, la peau sèche et le besoin d'uriner plus souvent. » L'hypocondriaque imagine les cumuler presque tous, sauf un (l’estomac sur pattes vous laisse deviner lequel).
Vous avez le nez rouge comme moi ? Arrêtez de boire.
Je pensais que je le devais à un problème circulatoire. En hiver je ne sens plus mes pieds, mes mains et surtout mon nez : je comprends l’angoisse des enfants quand on leur fait croire qu’on leur vole leur tarin : j’ai l’impression qu’on a coupé le mien pour le remplacer par un glaçon, ce qui produit un tic très glamour : je touche sans arrêt mon nez pour le réchauffer, et au passage vérifier qu’il est toujours là (on ne sait jamais, comme dans la nouvelle de Gogol mon nez peut aller voir ailleurs si j’y suis…) Je voudrais bien comme Gaston Lagaffe un minuscule bonnet avec un pompon, mais je n’ai pas le nez assez gros ni rond.
Pour msn, le nez rouge peut être signe d’hypertension artérielle ou d'un « lupus érythémateux disséminé, maladie chronique inflammatoire où le système immunitaire attaque les substances, organes ou tissus normalement présents dans l'organisme. » Cette maladie vous défigure en donnant l’impression que vous avez porté un masque de fer qui vous a brûlé le visage, un masque de la mort rouge en forme de loup (d’où le nom lupus).
Le journaliste responsable de ce billet est peut-être parti en dépression. Je vais demander s’ils ont besoin de quelqu’un pour le remplacer.
Vos gencives saignent parfois ? Ce n’est pas parce que vous avez dérapé en vous brossant les dents, ni parce que vous vous êtes planté une miette de pain (j’ai testé pour vous). Non, vous souffrez de parodontite, maladie des dents mal lavées, qui entraînera plus tard un risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral. Rien que ça.
Mémé hypocondriaque a donc décidé d’acheter du fil dentaire. Mon dentiste me l’a conseillé en 2009 en m’expliquant : « si vous en utilisez tous les jours, vous n’aurez plus besoin de venir me voir. » Après l’avoir revu deux fois en deux ans, j’ai donc fini par utiliser du fil dentaire la semaine dernière (mieux vaut tard que jamais). Je n’ai absolument pas compris comment je devais m’en servir pour atteindre les dents du fond (j’ai mis trois jours à comprendre pour celles de devant).
Se laver les dents trois fois par jour après chaque repas, ils sont marrants eux. Comment fait-on quand on est un estomac sur pattes qui grignote tout le temps ? Et trois repas seulement ? Ils oublient le plus important : le goûter, avec un cacao, du pain, une banane et une papillote.
Alors, vous filez à l’hôpital faire un check-up ? Vous êtes aussi hypocondriaque ?
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05/01/2012
Bref, je suis hypocondriaque
Un sketch de Bref explique :
Pour reconnaître un hypocondriaque, il suffit de lui dire :
« -T’es vraiment hypocondriaque
- Non, je fais juste attention. »
Je persiste à dire qu’il est normal de se laver les mains avant manger et après les toilettes (je ne sais plus quel lecteur avait rigolé un jour ici : « se laver les mains comme les enfants ! »).
Comme Kyan Khojandi, je connais mon numéro de sécu par cœur, depuis mes 15 ans environ... Je pensais que c’était normal, comme celui d’une carte bancaire ou d’un compte postal ? De même, « quand un type éternue, je le hais ». J’aurais volontiers poussé hors de la rame hier pour qu’il s’écrase sous le métro le porc mec qui m’a éternué dessus 3 fois de suite sans même mettre la main devant sa bouche ni s’excuser. Même si en hiver, pour éviter de recevoir et respirer tous ces microbes qui circulent, je me couvre le visage de mon écharpe (on a l’impression que je vais braquer une banque car seuls les yeux dépassent) (en même temps braquer une banque avec une écharpe à majorité rose et multicolore, ce n’est pas crédible) (modèle unique au monde, c’est ma môman, qui l’a faite) (je porte aussi un magnifique béret avec un chat dessus) (je me demande encore pourquoi on pense que j’ai 15 ans en me voyant).
C’est sans doute grâce à ces principes que malgré mes multiples bobos là (des maladies qui ne s’attrapent pas par contagion) je connais rarement les joies de la grippe, gastro et toutes leur petites copines.
Je ne suis donc pas hypocondriaque, juste prévoyante. Comme Bref, « quand j’ai un doute, je vérifie sur un forum. Généralement, après les avoir consultés, je suis sûr d’avoir une maladie orpheline. J’ai d’ailleurs toujours deux symptômes sur trois. » Et justement, sur Msn, un article m’a fait frémir !
« Ce que révèle votre visage de votre santé ». « En effet, ces petits désagréments que l'on considère souvent comme bénins peuvent parfois être révélateurs de troubles beaucoup plus graves. (à prononcer avec la voix de Dark Vador). Voici un guide qui vous aidera à déceler quelques indices la prochaine fois que vous vous regarderez dans le miroir ! »
Mais ça va pas d'écrire sur des sujets pareils ! Ils veulent m'achever ou quoi ? Comme je ne veux pas le subir seule, je vous fait partager l'article sadique...
J’ai déjà deux maladies avérées sur les 10 répertoriées (et effectivement, comme les symptômes paraissent anodins, j’ai mis plusieurs mois à m’en apercevoir) il ne m’en fallait pas plus pour imaginer subir les autres…
Suite demain
et vous, êtes-vous hypocondriaque ?
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30/12/2011
Sept nouveaux secrets
On continue avec les révélations et les articles recyclés :
1 signe particulier : J’en ai déjà évoqué pas mal ici : je suis daltonienne, andomane (ni gauchère ni droitière) j’ai des mains et poignets d’enfants (je peux mettre les bracelets et bagues d’une fille de 5 ans) Je ne supporte pas le bruit et vis la moitié du temps avec des boules Quiès. Mes oreilles sont fragiles depuis que des morveux ont lancé des pétards et sifflé près de moi. Les sons aigus, comme le tintement d’un trousseau de clés, me résonnent dans la tête comme un écho.
En tant que E.T téléphone maison miss bobo-là, j’en ai encore beaucoup des comme ça…
1 mauvais souvenir : j’en ai plein… pas forcément des évènements graves, mais des anecdotes qui me dérangent. Je me pose beaucoup de questions et je culpabilise vite : «j’aurai pas dû dire ça… je pense qu’elle l’a mal pris… » Je rumine beaucoup : « ça m’a énervé ce qu’il m’a dit, mais je n’ai pas su répliquer. Si je l’avais en face de moi maintenant, je lui répondrai ça… enfin… si j’osais… »
1 souvenir d’enfance : Bizarrement, j'en ai très peu. Je me rappelle tout de même des vacances à Arêches Beaufort: je dévalais les collines pleines de fleurs. Je me souviens des vaches et de leur cloches autour du cou, et bien sûr, du fromage… J’adore la montagne.
Avec ces conneries, j’ai le générique de La petite maison dans la prairie et de Heidi dans la tête. C'est malin.
1 de mes défauts : hum hum… un seul… Comme expliqué ici, soupe au lait ?
1 film bonne mine : Un seul? Impossible! Quand j’étais petite, j’adorais les comédies populaires. Je regardais le film du soir à la télé, sauf que je devais me coucher avant la fin! Les bronzés font du ski, les Retour vers le futur et La vie est un long fleuve tranquille m'enchantaient. J’écoute régulièrement la cultissime chanson du film Jésus revient (cliquez sur le lien!) J’ai particulièrement apprécié les films d’Yves Robert : Alexandre le bienheureux, La guerre des boutons, Un éléphant ça trompe énormément… J’aimais aussi les Louis de Funès : Les grandes vacances, La folie des grandeurs... Mais aussi les Belmondo comme mon préféré : Le cerveau. j'ai mis le lien vers la scène culte : "Il se passe que je vous emmerde monsieur. Vous, votre affreux boudin de femme... et votre sale chat." (oh, pauvre Pompon !) J’en oublie plein.
1 meilleure amie : J’en avais une depuis la maternelle. A l’adolescence, on était seules contre les autres ados crétins. Puis à l’âge adulte on a changé, on ne se comprenait plus. Surtout, elle dénigrait systématiquement mes opinions, mes actes, mes autres amis... J’ai fini par mettre les choses au point. Comme elle, j’en rêve encore la nuit : nous sommes complices comme autrefois, puis je me réveille …
J’ai trouvé ma véritable meilleure amie au collège. On était voisines et on se voyait tous les jours. Maintenant, elle habite à 600 km et je ne l’ai pas vu depuis des années. Pourtant quand on se téléphone, c’est comme si on s’était quitté la veille.
Et vous, que répondriez-vous ? Prévenez-moi si vous voulez que je vous tague.
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18/02/2011
J'ai plus les yeux en face des trous (ter)
Je dois maintenant apprendre à rééduquer ces petits rebelles d’yeux qui se font la malle.
L'orthoptiste approche son crayon de mon regard, je dois fixer la pointe et n’en voir qu’une seule. En général la mine se dédouble au bout de trois secondes puis la deuxième s’éloigne, s’éloigne… ce qui signifie qu’un œil se barre aussi. Là l’orthoptiste crie :
« Ramenez votre œil ! Ramenez votre œil ! Je le vois, il s’en va là !
- Je peux pas, il veut pas ! »
C’est surréaliste comme conversation, mais ceux qui ont fait de la rééducation comprendront.
Après, l’orthoptiste me fout sous le nez l’image d’un lion à côté d’une cage, et je dois faire rentrer l’animal dans son cachot. Je ne suis pas un dresseur moi, je ne maltraite pas les gentilles bêtes de la savane. Je ne parviens qu’à faire rentrer la tête de la pauvre bestiole. Pareil pour l’âne, je dois lui recoller sa queue (quelle idée de perdre sa queue aussi). Après je regarde une bouée qui doit se transformer en puits (en fixant le centre je dois voir un vide en profondeur), mais à la place j’observe une tour qui me fonce dessus (donc l’inverse de l’effet recherché)...
Rigolez hein, vous verrez quand vous serez vieux des yeux comme Mémé Papillote.
Les séances durent une vingtaine de minutes, deux fois par semaine, pendant deux ou trois mois. L’ophtalmo m’explique que ce travail est intense, donc après chaque séance j’aurai des migraines qui me forceront à me coucher. Ben non. J’ai pas dû assez travailler (c’est pour ça que le lion ne rentrait pas dans sa cage)
Au bout de trente séances, j’arrive à peu près à contrôler les mouvements de mes yeux. Je peux voir double ou net à la demande.
Un an plus tard, les migraines reviennent. Je retourne chez l’ophtalmo. Il m’avait annoncé que l’hypermétropie disparaîtrait sûrement dans l’année, et pourtant il me déclare maintenant que ma vue a empiré et qu’il triple ma correction. Je m’imagine déjà avec des lunettes à vie. Surtout qu’apparemment, les verres donnent l’impression que mes yeux sont plus gros, et mes yeux sont déjà grands. Pour m’énerver mon frère m’imite en écarquillant les yeux et en me donnant un nouveau surnom, la chouette (celui qui ose m’appeler comme ça sera banni de ce blog je vous préviens !)
Je dois revoir le médecin. Cette fois, un peu échaudée par la première un peu psychédélique, je vais voir une autre orthoptiste conseillée par mon ophtalmo.
Je lui précise que mes toutes nouvelles lunettes et corrections ne me permettent pas de voir net à plus de deux mètres, et de près, je vois très gros. Je mets essentiellement mes lunettes pour lire ou regarder l’ordi, mais c’est embêtant quand même (quand je me lève pour me réapprovisionner en chocolat, je n’ai pas le réflexe d’enlever mes lunettes et je me cogne aux meubles)
Au fil des séances, le problème ne s’améliore pas. L’orthoptiste est de plus en plus impatiente et m’engueule :
« Si vous ne voyez rien, c’est parce que vous regardez mal ! Vous ne faites pas d’efforts !
Moi : - Je vous assure, je vois flou de loin avec ces lunettes ! Ça ne me le faisait pas avant !
Orthoptiste :- Arrêtez d’accuser les lunettes! Le problème vient de vous !»
A la fin des 20 séances, j’ai réappris à contrôler mes yeux, mais je ne vois toujours pas net de loin. Alors je développe le syndrome Bernard Pivot, que j’ai gardé depuis : je regarde par-dessus mes lunettes. Les enfants que je garde se moquent de moi en disant que ça me donne l’air d’une vieille (je préfère dire d’une intello, non mais)
Un an plus tard, je prends le rendez-vous de contrôle chez l’ophtalmo. Il est absent et sa secrétaire me conseille un collègue.
Le nouvel ophtalmo observe mes verres :
« Mais qu’est ce que c’est que ça ! C’est un grossissement à 0,75 et vous n’avez besoin que de 0,25 ! Normal que vous ne voyez rien dans vos lunettes !! Et vous êtes restée un an comme ça ?!!
Moi : - Mais l’orthoptiste m’a dit que c’était de ma faute !
Ophtalmo : - Et quel est son nom ? Ça m’intéresse de le savoir ! »
Je lui donne. Il me révèle qu’elle est la femme de l’ancien ophtalmo… Pas étonnant qu’elle me dise que le problème venait de moi. Elle ne voulait pas avouer que son mari avait fait une erreur…
Je trouve ce médecin très compétent et je le revois chaque année pour mon suivi. Puis je déménage sur Paris. Je vais chez une nouvelle opthalmo. Elle est très sympa, on discute pendant une heure. Pourtant j’aurai préféré parler de mes yeux plutôt que du marché de l’emploi, de l’agriculture biologique et des … extraterrestres. Elle me note sur un bout de papier la fréquence radio d’un programme occulte diffusé à 3 heures du matin. Cette émission donne des révélations fracassantes sur les mystères qui nous entourent, mais qu’on nous cache.
Entre deux délires, l'orthoptiste me regarde vaguement les yeux, pour m’annoncer qu’elle ne peut pas diagnostiquer l’évolution de mon hypermétropie parce que j’ai une conjonctivite, ça fausse les résultats. Bon, tant mieux, je ne vais pas me retrouver avec une correction inappropriée pour une fois. Je reviendrai plus tard. Elle me prend 125 euros, car au lieu de me donner un collyre comme tous les autres, elle me fait un fond de l’œil pour une simple conjonctivite… elle m’affirme que je serai remboursée intégralement. J’ai reçu 44 euros de la sécu.
Bizarrement, je ne suis jamais retournée chez la fana d’extraterrestres.
Et vous, vous tombez aussi sur des médecins bizarres ou c'est moi qui les attire tous ?
16:54 Publié dans J'ai bobo là | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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17/02/2011
J'ai plus les yeux en face des trous (suite)
L’orthoptiste poursuit :
" Ca va pas, vous êtes crispée !
Oui ben tu m’étonnes ! Avec un discours pareil : il faut que je voie double ! Elle a fumé quoi celle-là ?
Orthoptiste : - Il faut apprendre à détendre vos yeux, à ciller plus souvent… Qu’est ce que vous avez, on dirait que je vous endors, vous clignez des yeux ?
Moi : - Ben non, je cille !
Orthoptiste : -Ouh là… ça va être dur…
Elle me met un crayon à 10 centimètres de distance.
Orthoptiste : - Regardez ce stylo. Vous allez en voir deux.
Et là les paroles de Jefferson Airplane me reviennent en mémoire: “And if you go chasing rabbits And you know you're going to fall..."
Orthoptiste : - Mais ne le fixez pas comme ça ! Ne vous concentrez pas, laissez vos pensées flotter…
"Tell 'em a hookah smoking caterpillar Has given you the call..."
Orthoptiste : - Lààààà… Détendez-vous… Vous allez voir un deuxième crayon se détacher, puis partir, partir…
"And you've just had some kind of mushroom And your mind is moving low…”
Orthoptiste : - Voilà ça y est, je le vois ! Votre œil part !!!!
Moi : - oh purée ! Je vois tout en double ! Mais qu’est ce qu’il se passe !
"When logic and proportion Have fallen sloppy dead…"
Orthoptiste : - Pendant quelques jours ça va vous faire bizarre. Vos yeux seront complètement relâchés, ils feront ce qu’ils veulent, verront des choses étranges… Ensuite quand vous maîtriserez parfaitement cette relaxation, je vous apprendrai à remuscler vos yeux. Mais d’abord, vous devez voir flou… »
"Remember what the dormouse said:"Feed your head. Feed your head. Feed your head"
Effectivement, les jours suivant, je découvre cette capacité à voir double, j’ai l’impression d’être dans une autre dimension. Je passe des heures à regarder autrement…
L’élément le plus étrange est celui-ci : je pose ma montre à l’envers sur mon livre ouvert. En laissant mes pensées vagabonder, je ne vois pas simplement double : le revers de ma montre, en inox, opaque, devient comme un miroir. Sur cette surface ronde vient se déplacer un mot du livre, placé sur les lignes supérieures, en diagonale.
Contrairement aux apparences, je vous jure que je n’ai pas fumé. (si quelqu’un a déjà ou veut essayer –le coup de la montre, pas la fumette hein- je veux bien connaître les résultats !)
Fascinée, je tente inlassablement l’expérience : si je pose ma montre ici, quel mot va s’afficher dedans ? Je parie que c’est « incertitude », placé sur la quatrième ligne au-dessus.. hihi ! non, c’est pas lui, mais « ressentiment » haha !
Ma voisine de classe me demande : « mais qu’est ce que tu fous, à fixer ton livre et à rigoler bêtement là ?
- ben tu ne vois pas un mot s’inscrire sur ma montre ? Et si je te regarde, tes yeux se dédoublent, et un troisième apparaît au dessus du nez ! Je t’assure t’es pas terrible comme ça ! »
Je me demande bien pourquoi ma camarade n’appréciait guère ma compagnie... Elle n’avait pas l’esprit ouvert quoi…
Mon frère qui est lui aussi daltonien, développe un strabisme quand il est fatigué, mais beaucoup plus prononcé. C’est très impressionnant. Quand il a le regard dans le vide, on voit son œil gauche qui bouge tout seul… chaque oeil est carrément indépendant, en ouvrant un livre, il peut voir en même temps la page de droite et lire celle de gauche !
Quand je retourne chez l’orthoptiste, je lui montre mes nouvelles capacités.
Orthoptiste : -Ah oui effectivement, je vois ça ! Mais vous en avez trop fait ! Maintenant il va falloir rééduquer votre œil, lui apprendre à regarder droit !
Fini de rire.

suite demain
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16/02/2011
J'ai plus les yeux en face des trous
Depuis que je suis au chômage, je passe mes journées devant un écran.
- Je regarde les offres d’emploi sur le net et j’y réponds (de deux à quatre heures devant l’ordi, ça dépend de la pertinence des annonces)
- Je regarde un ou deux films par jour, au ciné ou à la télé (2 à 4 heures devant un écran)
- Je lis des blogs, environ 150, ça fait une centaine d’articles par jour (2 heures devant l’ordi)
- Je réponds à mes commentaires et j’écris pour mon blog (2-3heures devant l’ordi)
- Je regarde la télé en mangeant (1 ou 2 heures devant l’écran)
-Je lis (une à deux heures)
Vraiment étonnant que je sois atteinte d'hypermétropie, la maladie des yeux usés... Je vous le rappelle, c'est un symptôme qui survient normalement à la cinquantaine, quand on commence à vieillir. Sauf que mémé Papillote est hypermétrope depuis l’âge de 14 ans. A cette époque, je vais chez l’ophtalmo pour la première fois.
J’ai déjà raconté ici que lors de ma première visite, l’ophtalmologiste m’explique que je suis daltonienne. Je ne vois pas les mêmes couleurs que les autres. J’ai déjà l’impression de débarquer d’une autre planète avec cette nouvelle (ah bon, les gens n’ont pas la peau verte en fait ?) Ce sentiment s’accentue quand je dois voir un orthoptiste pour me "rééduquer " les yeux :
L’orthoptiste, une femme, porte un foulard dans les cheveux et un gros pendentif autour du cou. Son cabinet est plongé dans la pénombre.
Orthoptiste : " Si vous avez de fortes migraines, c’est parce que vous forcez sur vos yeux. Je le vois bien, vous avez un regard fixe (de psychopathe ? de merlan ?) vous ne cillez pas. Il faut relâcher cette pression. Fermez les yeux, détendez vous. Sentez vos muscles devenir mous… En fait, il faut que vous appreniez à voir autrement… Pour enfin voir clair, il faut d’abord que vous voyiez flou… Vous allez tout voir en double…"
Je m’attends à sentir de la marie jeanne, entendre Jefferson Airplane et son white rabbit ("One pill makes you larger and one pill makes you small"..) J’imagine l’orthoptiste gourou sortir son pendule pour m’hypnotiser…
Au secours ! Où ai-je atterri encore ?

Suite demain
Et vous, êtes-vous acro à l'ordi ? Avez-vous des problèmes oculaires ? des migraines, un strabisme, quelque chose qui nécéssite un orthoptiste ?
20:04 Publié dans J'ai bobo là | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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08/01/2011
Et surtout, bonne santé (suite)
Suite du billet de mercredi (désolée mais j’avais une bonne excuse pour ne pas continuer plus tôt)
Le lendemain, enfin, une semaine plus tard, je vais chez mon médecin…
Je lui raconte en plaisantant les dires du docteur Knock.
Mon médecin traitant ne rigole pas du tout et me prescrit toute une batterie d’examens. Je fais des prises de sang et des échographies. Je porte des électrodes pendant 24 heures pour suivre les battements de mon cœur. Les gamins de l’école sont horrifiés de voir ces fils et ces ventouses qui dépassent de mon col : « ils sont plantés dans ton corps, comme les robots ? »
Résultat : mon cœur bat à 100/110 en moyenne (au lieu de 60/70), ce qui correspond au rythme cardiaque lors d’un effort physique modéré (c’est du sport de rester assise devant mon ordi ou la télé). Le cœur pointe de temps en temps à 140 sans raison (me lever pour ouvrir le frigo ou pour retrouver la télécommande qui a glissé sous le canapé représente un exploit intense). La cardiologue me donne un « test d’effort ». Je rigole : 10 minutes de vélo, c’est du gâteau, j’en fais plus d’une heure par semaine, je suis entraînée ! Sauf que, dixit une amie « j’ai l’air d’une parisienne sur son vélib », je vais à deux à l’heure, or la cardiologue augmente la vitesse à chaque minute.
Je vous lis le résultat : « test abandonné au bout de 8 minutes en raison de "fatigue du patient" », avec mon cœur qui tape à 207. La honte, je compte sur vous pour ne pas le répéter. J’essaie toujours de me faire passer pour une sportive, puisque je fais de l’exercice plusieurs heures par semaine, mais j’ai un niveau ridicule (j’étais avant-dernière à l’école, j’en ai parlé ici).
Le pire, c’est le jour où un vieil homme débarque dans la salle de sport, tout frêle et tout ridé.
J’ai peur qu’il fasse une crise cardiaque sur le vélo, et comme je suis la seule autre personne dans la salle (mes tentatives pour la vider ont bien fonctionné) je ne m’imagine pas du tout lui faire du bouche à bouche pour le ranimer.
Vieux : « Jeune fille, comment fonctionne cet appareil ?
Moi : - Alors, ici, c’est la vitesse, là, la puissance, et ici la durée (mais qui ne vend pas des macarons). Je vous conseille de commencer faiblement pour ne pas me clamser dans les bras, par exemple 10 minutes, vitesse 40, puissance 30.
Vieux : -Oui vous avez raison, c’est mon médecin qui m’a conseillé le vélo, c’est bon pour le cœur (j’ai une vision du vieux s’écroulant sur le guidon à côté de moi, les yeux révulsés et la langue pendante)
Vieux : Vous savez j’ai 75 ans (à la place du bouche à bouche, le massage cardiaque me semble amplement suffisant. Je vais sans doute lui péter deux-trois côtes mais…)
Vieux : - j’ai plus trop l’habitude de faire du vélo » (à moins que je parte en courant à l’accueil en criant « au secours ! Le vieux est par terre et tout bleu ! Appelez le SAMU ! »)
Le vieux commence son exercice, et je surveille du coin de l’œil sa vitesse et son rythme cardiaque qui s’affichent sur la machine.
Vieux : « oh ben, c’est facile après tout ! Comme on dit, le vélo, ça ne s’oublie pas ! »
Il roule à 70 à l’heure, à 60 de puissance, avec un rythme cardiaque à 153.
Je roule à 60, 50 de puissance, et mon cœur bat à 186.
Déjà, quand j’allais à la piscine, tout le monde me doublait, même les mamies ou les petits enfants. En randonnée l’année dernière, la famille de Choupinounet a eu le temps de faire une sieste en m’attendant au bout du chemin (ils étaient tous en train de dormir paisiblement quand je suis arrivée une demi heure plus tard en suant sang et eau). Cette année, ses parents m’ont carrément mis 45 minutes d’avance dans les dents, pourtant j’avais abandonné l’idée de faire des photos de chaque brin d’herbe ou rocher, car mon formidable don artistique me retardait. (Las de marcher à l’allure d’un escargot, Choupinounet a fini par m’abandonner dans la bruyère, mais j’ai quand même retrouvé mon chemin - et sans semer de miettes de pain-).
Finalement, après 15 jours de test en tout genre, la cardiologue déclare que je n’ai pas de problèmes graves, mais il faut que je fasse des examens tous les 6 mois car mon rythme cardiaque bizarre est aussi lié à mon problème de thyroïde (ça me fait penser que les derniers 6 mois sont passés… depuis 9 mois). Elle me répète que le fait que mon cœur accélère subitement sans raison, sans que je m’en rende compte, est problématique si je suis en plein effort. Selon elle, si j’ai la condition physique d’une mamie impotente et unijambiste de 95 ans, c’est parce que je ne sais « absolument pas respirer normalement. »
Elle m’encourage tout de même à continuer le sport « à mon rythme » de mémé tétraplégique, puisque les machines indiquent les pulsations cardiaques. J’aime quand les sportifs se retournent vers moi quand l’elliptique émet un inquiétant « bip ! Bip ! bip ! » parce que j’ai dépassé les 200 de rythme cardiaque, ou lorsqu’on me demande, inquiet « ça va ? » quand je me mets par un réflexe idiot la main sur le cœur, quand il se serre subitement. Dans ces cas-là je deviens toute honteuse de me faire remarquer et espère que la prochaine fois il n’y aura personne dans la salle (ce qui est un peu con, parce que si un jour je m’écroule comme j’imaginais le vieux le faire, ce sera la femme de ménage qui me retrouvera trois heures après -tiens, j’ai des pensées joyeuses aujourd’hui-).
C’était un message de Jeannie Longo.
La prochaine fois, je vous raconterai les examens pour « mon estomac qui pique » ce qui explique la crise de foie du réveillon (oui parce qu’au départ, je voulais juste raconter mon réveillon hein, j’ai fait de légers détours)
Et vous, vous essayer d’entretenir votre forme en faisant du sport ? Lequel ?
18:13 Publié dans J'ai bobo là | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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05/01/2011
Et surtout, bonne santé
Je suis rentrée ! Je commence bien l’année, avec une crise de foie dès le réveillon et un rhume carabiné. Je comprends mieux pourquoi on le surnomme « rhume de cerveau » : j’ai l’impression d’avoir perdu la moitié de mes neurones, écrire me demande un effort surpapillotien (que ne ferai-je pas pour vous). En plus, comme je suis frigorifiée, je m’enroule dans des couvertures qui n’arrêtent pas de tomber et je porte des gants. Pas très pratique pour écrire. (Je ne comprenais pas pourquoi j’avais si froid malgré le chauffage et le thermostat augmenté toutes les dix minutes, j’ai découvert à la fin de la journée qu’il était tout simplement éteint…)
Pour la crise de foie, aucun souci, j’ai l’habitude. Je commence par le début, dont on a l’impression qu’il n’a rien à voir avec la choucroute, mais vous verrez le lien à la fin de l’histoire au tome 3 de mes aventures.
Il était une fois, il y a deux ans, un Choupinounet qui ne se sentait pas bien.
Il se moque toujours de mes bobos-là quotidiens, mais lui, quand il est malade une fois par an, c’est l’apocalypse. Ce jour-là, il a une banale gastro, mais il est convaincu d’avoir une méningite et me fait appeler S.O.S médecin…
Le docteur Knock arrive, se penche une demi seconde sur Choupinounet agonisant :
Choupinounet : « c’est horrible, j’en peux plus…argh…
Docteur : -Oui, c’est une gastro quoi. Et vous mademoiselle, vous n’avez pas de symptômes ?
Moi : - Non, j’ai juste des petits pincements à l’estomac…
-Oui, la gastro aussi quoi. Je vais quand même vous prendre la tension, maintenant que je suis là.
Silence. Il regarde son appareil.
Docteur : - Vous êtes sûre que vous vous sentez bien là ?
Moi : - Ben oui pourquoi ?
- Vous n’êtes pas tendue, vous n’avez pas de difficulté à respirer, vous ne transpirez pas ?
- Mais euh… non… mais que...
- Parce que vous avez le cœur qui bat à 138 ! Normalement c’est 60-70 !
Le choc.
Docteur : -Ah, il bat à 142 maintenant !
Ben oui, forcément, tu m’apprends de ces trucs toi !
Docteur : - Ne me dîtes pas que vous ne sentez rien ! Vous ne l’entendez pas votre cœur, comme il bat vite ? Vous n’êtes pas stressée là ? Ah, il bat à 145 ! Faut vous calmez tout de suite ! C’est hyper dangereux là !! Respirez !!! CALMEZ-VOUS !!!!
Ce docteur Knock ne doit pas donner des cours de sophrologie ou de yoga, car ce sont ses propos qui me stressent alors que je me sentais sereine jusque-là.
Moi : - Mais je comprends pas, je me sens bien... Enfin maintenant que vous le dites j’entends mon cœur battre, mais ça arrive souvent… il se crispe même sans aucune raison… je croyais que c’était juste du stress…
Docteur : - Vous n’avez pas l’air de vous rendre compte de la gravité ! Normalement quand on fait de la tachycardie, on le sent ! Et alors on fait attention, on se repose ! Imaginez, vous qui ne remarquez rien, si vous faîtes un effort physique dans ces moments-là ! C’est grave ! Vous pouvez… Vous êtes jeune pour…
Il ne finit pas ses phrases mais je comprends bien que je peux compléter par « clamser, crever, agoniser dans d’atroces souffrances… »
Docteur : "Je fais une lettre pour votre médecin traitant. Vous y allez dès demain ! Vous entendez ?"
Comme je ne réagis pas vraiment depuis le début de la conversation, il a l’air de croire que je m’en fous, mais en fait je suis tétanisée. Intérieurement, je bous et j’entends bien cette fois les BOUM BOUM BOUM rapides de mon cœur.
J’essaie de penser à autre chose :
Moi : « Et sinon, pour Choupinounet ?
Docteur : - Ah oui ! C’est vrai qu’à la base je viens pour ça ! Je ne suis pas venu pour rien finalement ! (Choupinounet qui agonise apprécie) Il prend simplement du Smect*, et vous aussi.
Moi : - mais je suis pas malade moi ! J’ai juste des petits pincements à l’estomac, c’est rien !
Docteur - Ah sisi, c’est un début de gastro, vous en prenez aussi de ce plâtre au goût dégueulasse
- mais ça m’arrive tout le temps et je prends rien d'habitude !
- Qu’entendez-vous par « tout le temps » ? Combien de fois par mois vous me diriez ?
-Ben…euh… c'est-à-dire… plutôt... 3 ou 4 fois par semaine ?
-HEIN ? Mais depuis combien de temps ??!!
- Ben euh… je sais pas, des années, depuis toujours…
- Mais ça va pas du tout ça ! Faut vous soigner ! C’est pas normal ! Allez, je refais une lettre à votre médecin ! Ah là là mais c’est pas possible ça ! Et vous y allez dès demain !!!
Le lendemain, enfin, une semaine plus tard, je vais chez mon médecin…
Suite demain
Et vous, comment se sont passées les fêtes ? Pas d'indigestion ? Des bonnes résolutions pour la rentrée ?
17:02 Publié dans J'ai bobo là | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : knock, cinéma français, j'ai mal partout, comment soigner un rhume par les méthodes de grand-mère |
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15/12/2010
Les vacances de Mr Bean (suite) (sans fin)
Suite des souvenirs de vacances pour LMO.
Vous croyez qu’en vacances, je me souviens des monuments et lieux célèbres visités ? Que nenni, en bon estomac sur pattes, mes meilleurs souvenirs sont liés à la nourriture.
Je fais beaucoup de randonnées en montagne, et ce qui les différencient pour moi, ce sont les repas que j’y ai pris.
-C’est où déjà qu’on a vu une magnifique cascade ?
- Dans le Queyras, on avait mangé des croquants juste avant. Mais il y en avait une aussi à Arêches Beaufort, on a acheté du fromage…
En Bretagne, je me souviens surtout d’avoir dévoré des doubles galettes à la saucisse avec un pichet de cidre entier. J’ai aussi adoré manger avec les autochtones en chantant « hissé ho ! santiano ! » à la fête du maquereau (qui avait lieu le même jour que le concours de miss t-shirt mouillée d’ailleurs)
- A l’inverse, le pire souvenir reste le jour où on a oublié le pique-nique sur les plages du débarquement en Normandie. J’ai juré comme un charretier en donnant des gros coups de pied de rage dans les trous d’obus et les bunkers, traumatisant tous les gens présents. J’étais à deux doigts de déclencher la troisième guerre mondiale.
- Je me souviens aussi du restaurant où j’ai demandé une soupe de poissons et où le serveur m’a apporté à la place un crabe. J’ai mis 1h30 à le décortiquer, sous les rires des habitués qui tentaient en vain de m’expliquer, mais je ne comprenais pas leur accent.
- Je me rappelle de la vegetable pie en Angleterre, que j’ai bêtement traduit par « tarte aux légumes » et qui s’est avérée une espèce de truc mou et gluant (de la purée au fromage ?) couvert de sauce indéfinissable.
En vacances, mes meilleurs souvenirs sont aussi liés aux gentils n’animaux que je croise :
- Les bouquetins, les chamois et le gypaète barbu dans les Alpes (à ne pas confondre avec la galinette cendrée des Inconnus)
- La balade sur un mulet, qui a décidé de faire la grève des transports et de bloquer son passager en plein milieu de la voie…
- J'ai été en baie de Somme UNIQUEMENT pour les phoques. En les voyant enfin, le tout dernier jour avant de prendre la voiture, j’ai chanté à tue-tête, euphorique : « Bibibibibibibibifoooc, dans la baie de Somme, le roi des phoques » la chanson du dessin animé (cliquez sur le lien). Les nombreux touristes me regardaient bizarrement. Ils ne devaient pas connaître le club Dorothée.
Je peux aussi raconter mes vacances de noël. Comme je trouve que ce n’est pas assez la poisse d’être née le 24 décembre, je me rajoute des maladies originales pour fêter l’évènement : en 2008, un doigt coupé et une opération la veille de mon anniversaire. J’ai supplié le chirurgien : « Laissez-moi sortir ! je veux pas dormir à l’hôpital, c’est mon anniversaire ! » J’ai quand même dû y retourner le lendemain car ma main était toujours anesthésiée (ce qui n’est pas pratique pour ouvrir les cadeaux et manger la bûche).
Je vous ai déjà raconté ma varicelle à noël 2007, et comment je suis immortalisée sur toutes les photos familiales avec la gueule couverte de boutons et de croûtes (non, je ne vous montrerai pas !) Cette semaine j’ai encore frôlé l’opération sous anesthésie générale et les vacances paralysées, mais le petit ennui s’est réglé à force de soins.
- Cet été j’étais à Londres, or Mémé et princesse Papillote n’a jamais quitté son pays, a ses petites habitudes, ne parle pas un mot d’anglais et est une fine bouche. Je n'ai donc pas mis ma montre à l’heure anglaise, n’ai pas prononcé un mot d’anglais, même pas hello goodbye comme dirait les Beatles. Je parlais français à mes interlocuteurs comme s’ils pouvaient me comprendre. Je suis passée pour une hurluberlu en me faisant remarquer au premier coup d’œil, ou plutôt au premier mot partout où j’allais. J’ai bien évidemment failli mourir d’indigestion à force de manger des haricots et des saucisses noyés dans la sauce tomate tous les matins.
A Londres, cette ville extraordinaire, ce que j’ai préféré, ce ne sont pas les promenades en ville, les tenues vestimentaires cool et colorées, Buckingham palace, Big ben et tous les monuments célèbres et majestueux. Non, c’est un simple passage clouté.
Celui d’Abbey road, devant les studios d’enregistrement des Beatles. Les 4 garçons dans le vent se sont fait prendre en photo en train de traverser le passage et cette image illustre leur album Abbey road (ils ne se sont pas foulés les pieds sur le coup). C’est la pochette de disque la plus parodiée de tous les temps. Il a bien fallu que j’y aille pour donner ma propre version.
La plupart des fans ne passent que 10 minutes sur le lieu, juste le temps de se faire photographier sur le passage piéton, car il n’y a rien à voir. J’y ai passé 1h30. Le temps que Choupinounet me mitraille 250 fois de photos, pour ne garder au final qu’une seule correcte, où je traverse dans le mauvais sens.
En partant, j’ai dit : " bon, je me suis tapée la honte à traverser 70 fois le passage, à bloquer la circulation en prenant des poses ridicules, mais au moins personne ne m’a vue. "
En rentrant à Paris, en écrivant « abbey road » sur internet, je suis directement tombée sur le site officiel. On peut y voir, en direct et 24h/24, les images d’une caméra braquée sur le passage clouté. Des milliers, des millions, des MILLIARDS de gens ont donc pu m’observer me ridiculisant pendant 1h30.
J’espère que le site efface les archives.
Si je me lance dans mes souvenirs de vacances honteux, je peux écrire un roman…
En relisant le texte de LMO, je vois qu’on a une chance par souvenir raconté. Vu que j’ai relevé une vingtaine d’anecdotes, vous croyez que j’ai 20 chances de remporter une toile ? Parce que j’en veux une moi !
Et vous, vos souvenirs de vacances ? Avez-vous vécu des moments similaires ?
Si vous avez le bouquet canal, l'aventure c'est l'aventure passe en ce moment.
Vous pouvez également tenter de gagner le concours de LMO : transformer le dessin de votre enfant en déco pop, sur une toile ou un coussin (cliquer sur le lien)
07:00 Publié dans J'ai bobo là, L'estomac sur pattes, Les gentils n'animaux, Souvent, je suis en vacances | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : abbey road, les beatles, l'aventure c'est l'aventure |
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11/05/2010
Bonjour, bonjour monsieur printemps
Je sais, samedi j’ai écrit « suite demain » pour le cinéma d’avril.
Pour la première fois en un an et demi, je n’ai aucune note d’avance (mais 49 idées).
Il y a deux semaines, pour les vacances, l’ourse que je suis avait stoppé son hibernation. (une tentative avortée est déjà rapportée ici) Il faisait 28 degrés dans ma cambrousse, je suis même sortie acheter une robe. Comme je n’ai pas de place dans mon studio, j’ai rangé tous les pulls d’hiver et les ai laissés dans la maison de campagne.
J’ai l’air fin avec ma petite robe d’été à fleurs (j’en ai finalement trouvé une), sous la pluie, le vent glacial et les 7 degrés. Au boulot, le directeur refuse de remettre le chauffage. Curieuse comme un chat, j’ai mené mon enquête: sous prétexte de lui porter un papier dans son bureau, j’ai vérifié que LUI, le boss, s’était installé un petit chauffage d’appoint… Ca fait 10 jours que je travaille en portant une veste de mi-saison (mon manteau est chez ma mère). Mes mains saignent à cause de l’eau froide. J’ai bien essayé d’écrire avec des gants, mais vous avouerez que ce n’est quand même pas très pratique…
L’ourse se remet donc à hiberner. Depuis qu’il refait mauvais j’ai dans la tête la chanson de Bob et Bobette, que j’écoutais quand j’étais petite (on se transmet ces chansons pour enfants de génération en génération dans la famille. Elles datent de 1929.) Il faut absolument, pour que la note ait enfin une tournure drolatique, que vous cliquiez sur le sigle « échantillon MP3 » pour entendre un court extrait de la comptine.
Rien à rajouter, tout est là :
« Alors par les prés et les bois,
Tous les petits enfants
Chantèrent à la fois :
« Bonjour, bonjour monsieur printemps,
Par la grand route des nuages
Avez-vous fait un beau voyage
Et qu’apportez vous si content ?
- Je vous apporte le beau temps
Mes enfants !
A répondu monsieur printemps »
Bon, je sais pas ce que tu glandes monsieur printemps, mais ramène-toi vite, on t’attend.
Je vous laisse, je retourne dans mon lit pour regarder L'appât de Bertrand Tavernier et faites entrer l'accusé.
(Je suis face à un cruel dilemme : on n’a plus rien à manger, je suis censée faire les courses, mais pour cela il faut sortir. En même temps j’hésite, car on a plus de lait. Or, quand j’hiberne, j’ai besoin de mon cacao Va* Houte*. Ma vie d’ourse est une tragédie n’est ce pas).
(Non, décidément je ne peux pas sortir, on est trop bien au chaud sous la couette. Puis j’ai remarqué un pot de crème liquide dans le placard. Je suis sûre que le cacao à la crème sera encore meilleur. Toutes les excuses sont bonnes pour hiberner.)
20:08 Publié dans J'ai bobo là | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
| Tags : chanson française, enfants, où est le soleil ? c'est quand le printemps |
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