22/04/2014

Bilan "je suis culturée" de mars : les spectacles d'improvisation

bla bla.jpg- Blabla, troupe d'improvisation, Théâtre Le bout, Paris, jusqu'au 28 juin.

Trois jeunes femmes improvisent des sketchs autour d'un magazine féminin. C'est le public qui propose les sujets qu'elles doivent développer. Le spectacle change donc chaque soir et varie en fonction de la pertinence des thèmes et de l'inspiration des comédiennes... J'ai ri aux larmes lors de la rubrique amour, où les spectateurs ont choisi un extrait d'un film Harry Potter, le sujet à aborder (la prostitution) et des mots clés à placer obligatoirement qui n'ont rien à voir avec la choucroute...  Les comédiennes doublaient les personnages du film, et quand on connaît les vrais dialogues et situations, c'était encore plus drôle.

Les actrices sont vraiment douées et réactives, pour pouvoir improviser sans prendre le temps de la réflexion sur des sujets peu faciles (le public a été vache pour la rubrique beauté : comment peut-on développer un sujet comique autour du jus de citron ?) Elles accentuent la difficulté également en choisissant par exemple de commencer chaque nouvelle phrase en suivant les lettres de l'alphabet « Alors je voulais vous dire » « Bonjour d'abord » « C'est évident ». A voir.

 

- Oui Raymond ! L'entrepôt, Paris 14e, tous les derniers dimanches du mois. Paiement au chapeau

Encore un spectacle d'improvisation où le public choisit les thèmes. Les comédiennes (seules les femmes ont le courage de se lancer dans l'impro ou quoi?) sont beaucoup plus nombreuses que dans Blabla et ne jouent pas toutes en même temps, elles ont donc plus le loisir de réfléchir aux sujets et gags à trouver. Certains sketchs étaient hilarants, mais pourquoi faut-il qu'une personne propose toujours un sujet scatologique et lourd... quelques grammes de finesse dans un monde de brutes ne font pourtant pas de mal. Pour l'anniversaire de l'une des leurs, les comédiennes (les bonnets M) ont demandé aux hommes de la salle de monter sur scène et de se mettre torse poil ! Ils ont tous joué le jeu, sauf deux (sur une bonne trentaine). Malheureusement, on a pu observer aucun torse « photoshopé » à la Ryan Gosling comme dans Crazy Stupid love. (cliquez sur le lien !)

Demain, suite du bilan je suis culturée de mars, les sorties théâtre, avec :

- Marina Cars l'ouvre un peu

- Du rhum, des hommes

- Je fais mieux l’amitié que l’amour (et encore)

 

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21/04/2014

A la télé cette semaine : Le peuple migrateur

peuple migrateur.jpgEn cette semaine de vacances, beaucoup de films pour enfants à la télévision. Ce soir, ne ratez pas sur Gulli Le peuple migrateur de Jacques Perrin. J’adore ce film, une pure merveille. Voler avec les oiseaux, un rêve accessible grâce aux caméras fixées à des ULM. Associée aux images splendides, la musique enchanteresse de Bruno Coulais et Nick Cave.  Je chougne rarement au cinéma, sauf lorsque des drames touchent des enfants (Le tombeau des lucioles, un traumatisme) ou les animaux (Chaussette dans Danse avec les loups). Dans Le peuple migrateur, je me réjouis de voir des petits oisillons tout mignons percer leur coquille, mais j'ai les larmes aux yeux lorsque les animaux sont pris au piège (l’oiseau en cage qui regarde ses compères s’envoler et pas lui, celui englué dans le pétrole…) Ce film sublime a nécessité trois ans de tournage et une équipe de 450 personnes réparties à travers le monde. A voir absolument.

Autre film qui plaira aux petits,  Madame Doubtfire sur France 4. Divorcé, Robin Williams se déguise en gouvernante pour se rapprocher de ses enfants. Aussi Pirates des Caraïbes, le secret du coffret maudit sur TMC.

Sur W9,  SOS fantômes, mais en le revoyant 15 ans après j’admets une légère déception. Pas seulement à cause des effets spéciaux et de la mode des années 80, mais parce que le film comporte certaines longueurs. Au moins, il reste Bill Murray et la musique.

Au-bon-beurre.jpgUn film que j’ai vu enfant mais pas spécialement destiné aux plus jeunes, sur France 5, Au bon beurre d’Edouard Molinaro (La cage aux folles, L’emmerdeur). Pendant l’occupation, Roger Hanin et Andréa Férréol interprètent un couple pétainiste se livrant au marché noir. Comme les autres films traitant de la guerre et de la déportation des Juifs (Au revoir les enfants par exemple) Au bon beurre était sans doute responsable de mon cauchemar récurrent : j’imaginais que j’étais une enfant Juive et que les nazis venaient chercher toute ma famille. Je restais dans ma cachette favorite (derrière le poêle, comme le chat) et les soldats ne me trouvaient pas (mais ceux ne jouaient pas à cache-cache avec moi, si…)

Mardi sur M6, Wall-E, le petit robot seul sur Terre, au sens propre : trop polluée, la planète a été abandonnée. Mais Wall-E continue le travail pour lequel il est programmé : éliminer les déchets… Un film écolo, qui devrait donc me plaire à priori, mais qui ne m’avait pas trop emballée dans du papier à sa sortie.

Mercredi sur Arte, suite du cycle Claude Sautet avec Vincent, François, Paul et les autres. Des amis, l’un riche médecin délaissé par sa femme, l’autre écrivain raté, l’autre encore boxeur désargenté, se retrouvent chaque semaine autour du rôti dominical. Ils relativisent leurs déboires lorsque Vincent (Yves Montand) fait une crise cardiaque… 

Jeudi sur Chérie 25, La piscine de Jacques Deray. 9 ans après Plein soleil, qui se déroulait en pleine mer, nouveau duel torse poil entre Alain Delon et Maurice Ronet, cette fois-ci pour les beaux yeux de Romy Schneider (on les comprend).  

A la même heure sur France 3, Open Range, un western de Kevin Costner.

Et vous, aimez-vous ces films ? Qu’allez-vous regarder ?

 

 

 

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20/04/2014

A la télé ce soir : Les choses de la vie, 100 000 dollars au soleil, The Green Hornet...

choses de la vie.jpgSur Arte, début d'un cycle Claude Sautet avec Les choses de la vie. Un homme (Michel Piccoli) est victime d'un accident de voiture. Alors qu'il sombre dans le coma, à l'approche de la mort, il revoit sa vie défiler sous ses yeux, et les doutes qui l'assaillent : qui choisir entre son épouse (Léa Massari) et sa maîtresse Romy Schneider ? (euh ? Je ne me pose pas autant de questions, je choisis directement Romy !)

On peut y entendre l'une des plus tristes musique de film, signée Philippe Sarde, la chanson d'Hélène : « Ce soir, nous sommes septembre Et j'ai fermé ma chambre Le soleil n'y entrera plus Tu ne m'aimes plus. »

A déconseiller aux dépressifs ou sentimentaux qui viennent de se faire larguer : chouinerie assurée. Cette musique tournait en boucle lors de l'exposition consacrée à Romy Schneider. C'était un crève-cœur de l'entendre tout en regardant les photos du fils de l'actrice, décédé tragiquement à 14 ans (en s'empalant sur les piques d'un portail). On pouvait aussi revoir l'interview de Romy évoquant l'acharnement des paparazzis, le gros plan sur son visage digne : « des journalistes déguisés en infirmiers pour photographier un enfant mort : Où est la morale ? Où est le tact ? »

On retrouve les deux acteurs, les amours déçues et les désillusions nostalgiques dans le film programmé à 22h : Mado.

chipmunk.jpgSi vous voulez plutôt rire avec vos enfants, après avoir cherché les œufs de pâques, vous pouvez chercher le Marsupilami sur TF1, mais ce film m'a beaucoup déçue.  Seul Lambert Wilson imitant Céline Dion vaut le coup d'oeil. Pourtant j'adore Alain Chabat, l'ex Nul qui a imaginé le génial La cité de la peur, et Franquin est mon auteur de BD préféré (Gaston Lagaffe est mon mentor, on comprend pourquoi j'ai fait une grande carrière).

Regardez plutôt sur France 2 un documentaire (que je n'ai pas vu) mais qui promet d'être très mignon : Le peuple miniature, sur des n'animaux jolis comme tout, comme le chipmunk (en photo).  Cécile de France est la narratrice.

Pour les enfants toujours, soirée Cars sur M6.

100 000 dollars au soleil.jpgPour les plus grands, une comédie sur D8, 100 000 dollars au soleil d’Henri Verneuil, avec Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura et Bernard Blier. Je le connais par cœur, mais je le regarde toujours sans déplaisir, pour la bonne humeur qu’il déclenche et les dialogues d’Audiard :

« - Quand les types de cent trente kilos disent certaines choses, ceux de soixante kilos les écoutent ... » « Dans la vie, on partage toujours les emmerdes, jamais le pognon » « Ici, c’est une grande famille. Quand un chauffeur veut un congé ou une augmentation, il vient me voir, je l’écoute et je le vire ».

Dans le Sahara des années 60, des camionneurs se poursuivent pour récupérer un magot volé par l’un d’eux. La veille, ils se cuitaient ensemble. La scène de beuverie reste un grand classique des films d’Audiard : Les tontons flingueurs, Un singe en hiver… Pour votre santé, consommez de l’alcool avec modération, mais regardez à volonté les films avec les dialogues d’Audiard.

Si vous préférez les films noirs, misez sur L.A confidential sur HD1, avec Kevin Spacey et Kim Basinger dans le rôle de la femme fatale. Le film est inspiré de James Ellroy. Comme dans Le dahlia noir, l’histoire évoque le Los Angeles corrompu des années 50, le crime organisé et l’envers du décor de Hollywood… C’est un thème cher à l’écrivain, car sa mère a été assassinée pendant cette époque trouble, et ce meurtre ressemble à celui du dahlia. Je vous conseille vivement son livre et les enquêtes sur le sujet.

En deuxième partie de soirée (demain, c'est férié !) Eyes wide Shut sur la même chaîne.

Coté comédie, France 4 propose à 22h50 The Green Hornet de Michel Gondry. L'immature et loser Seth Rogen devient un super héros malgré lui, sans pouvoir, mais très drôle. On remarque la patte du réalisateur (auteur de Soyez sympas rembobinez), qui apporte sa poésie loufoque au genre du blockbuster.

Et vous, appréciez-vous ces films ? Qu'allez-vous regarder ?

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19/04/2014

Love Letters, avec Jean-Pierre Marielle

 

jean pierre marielle love letters.pngUn homme et une femme (chabadabada) correspondent par lettres de leur enfance à leur mort. On suit et devine leur relation à travers les sous-entendus et non-dits entre les lignes. C'est subtil, drôle et émouvant. Sur scène, un couple lit les lettres. Il change chaque mois. En avril, Francis Huster et sa femme Cristiana Reali, qui ne me fait pas rêver comme Jean-Pierre Marielle.

Dans cette interview à Paris Match, Marielle, toujours provoc, explique :  « Je m’en fous complètement. Il (son personnage) ne me ressemble pas du tout.(...) La seule chose qui me plaise dans tout cela, c’est d’être sur scène avec ma femme ! »

Tu parles ! A la fin, lorsque le héros apprend que celle qu'il a toujours aimée est morte, Marielle avait les larmes aux yeux, les lèvres tremblantes comme s'il allait pleurer... Le rideau s'est vite baissé, mais entre deux relevés rapides, on surprenait son épouse qui le consolait, le bras posé sur son épaule, qu'elle retirait bien vite quand elle s'apercevait qu'on les voyait... C'était terriblement émouvant. Déjà de voir pleurer quelqu'un, mais surtout quelqu'un qu'on adore ! Jean-Pierre Marielle quoi, un monument qui a joué dans plus d'une centaine de films ! Je l'adore dans Tous les matins du monde d'Alain Corneau, Coup de torchon de Tavernier, Les grands ducs de Patrice Leconte, La valise de Georges Lautner... Je savais bien qu'il faisait le fanfaron qui se moque de tout, justement pour masquer sa grande sensibilité... Il a très bien choisi sa femme. Souriante, rayonnante, on la sent positive et pleine de vie. Pour moi, Marielle possède la plus belle voix du monde, grave et chaude. Son épouse a la petite voix frêle, aiguë d'une enfant ! Au début, j'ai cru qu'elle le faisait exprès pour marquer la jeunesse de son personnage (il commence à écrire ses lettres vers 8 ans) mais lorsque j'ai constaté qu'Agathe Natanson gardait le même timbre, j'ai compris que c'était sa voix normale. Comme quoi, les contraires s'attirent.

Love Letters, avec Jean-Pierre Marielle et Agathe Natanson, au théâtre Antoine, Paris.

Demain, suite des pièces de théâtre vues en mars :

- 1 one woman show : Marina Cars

- 2 spectacles d'improvisation : Bla Bla et Oui Raymond !

- 2 pièces de théâtre sur l'amitié féminine : Du rhum des hommes et Je fais mieux l'amitié que l'amour (et encore)

 

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