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11/08/2015

Pio Marmaï se marie

cinéma,cinéma français,pio marmaïAvec moi. Après Ryan Gosling, je réitère, on sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher.
J’ai rencontré Pio Marmaï lors du cocktail d’avant-première du film Dans la cour. La meilleure sortie ciné de ma vie, super toasts à volonté, super champagne, lieu très classe et surtout, fait rare… tous les acteurs présents !!!
Je ne m’y attendais pas, pensant simplement assister à une projection de film classique. L’amie qui m’accompagne à carrément son sac de sport sur le dos. On ne dénote pas du tout au milieu des stars en robe de soirée. L’un des serveurs nous repère tout de suite, surtout qu’on arrive alors que la salle est encore vide :
« Alors les filles, on a réussi à se faufiler ?
- Euh non, j’ai rien demandé, j’ai été invitée, voici mon ticket !! »

cinéma,cinéma français,pio marmaïMon amie sportive surveille son alimentation et ne boit pas, elle est très réservée, parle peu, toujours mesurée. Exactement comme moi donc. La compagne idéale pour un cocktail, si j’avais su j’aurai proposé à une fêtarde. Je dévalise seule le buffet sous le regard amusé du serveur qui me ressert du champagne dès que mon verre est vide (heureusement que j’habite à côté et rentre à pied : trois heures et 1 hectolitre de champagne plus tard, je mets 20 minutes au lieu de 10 pour rentrer, parce que je zigzague) (et je fredonne l’incontournable « Nuit de Chine, nuit câline, nuit d’amour, nuit d’ivresse !)
Alors que je me gave élégamment de toasts « vas-y scronch goûte au moins ceux au foie gras, je t’assure tu regretteras pas ! Encore meilleurs que les toasts au saumon fumé, scronch ! » on voit Pio Marmaï arriver.

Désinhibée par mes 3 litres d'alcool en intraveineuse :
« Tain, j’y crois pas ! Ya Pio ! Viens on va lui parler !
- Oh non, qu’est-ce qu’on va lui dire ?
- Je sais pas, attends je reprends un tonneau pour me donner du courage ! »
Pio est en compagnie de Catherine Deneuve (rien que ça), Gustave Kerven, et une jolie blonde inconnue qui a l’air un peu mal à l’aise, se demandant ce qu’elle fait là. Elle ne ramène pas sa fraise (« je traîne avec des stars, yeah ! ») pudique, discrète, douce : la fille très bien. Mais lorsque je vois Pio mettre son bras autour de ses épaules…
- Nan mais c’est qui cette pétasse ?! 

cinéma,cinéma français,pio marmaïLes jugements hâtifs et les clichés abondent :
- Rah tu vois, le bras autour des épaules, comme un macho qui montre son trophée « regardez la jolie fille que j’ai décoté ! » Une blonde : forcément une écervelée ! Et elle ne dit rien : aucune personnalité !! Encore un mec qui préfère les filles douces qui se taisent, comme ça il se sent plus fort et plus intelligent ! Raah ! Pffff !!!
Même mon amie ose exprimer son avis :
« - Oui quelle déception… Il n’a rien à voir avec son rôle dans Le premier jour du reste de ta vie… »
Je rappelle que dans ce film, il interprète un jeune médecin, à priori gendre idéal : bonne situation, ambitieux, protecteur avec sa petite sœur, responsable, sérieux, casé…

cinéma,cinéma français,pio marmaïLe mec sûr de lui qui fait rêver mon amie introvertie, mais que je trouve sans humour, directif et borné (« c’est moi qui ai raison, parce que j’ai mieux « réussi » que vous ») et en somme assez ronflant : la preuve, malgré sa réussite apparente, il finit par s’ennuyer et son couple bat de l’aile.
Non au contraire, je préfère Pio Marmaï dans ses rôles de naïf innocent qui enchaîne les bourdes non non, je ne m’identifie pas. En particulier dans Des lendemains qui chantent : un journaliste passionné, intègre, idéaliste, sensible et peu sûr de lui, qui laisse filer le grand amour de sa vie. Idem dans Maestro, où il  se retrouve sur le tournage d’un film intello (de Rohmer) alors qu’il n’y connaît rien, et tombe amoureux d’une actrice dix fois plus culturée que lui. Je le préfère romantique et jeune père maladroit dans Un heureux évènement, et même dans Nos futurs, où il joue pourtant un loser qui stagne depuis son adolescence, toujours le même petit boulot dans un fast-food, le même studio crade, le même manque d’argent : au moins, il n’a pas perdu son enthousiasme. J’adooooore ses grands yeux niais et ses bégaiements quand il est décontenancé.
Alors qu’est-ce que cette blondasse a de plus que moi ? Moi aussi si je veux, je peux me décolorer les cheveux et me faire pousser les jambes d’un mètre, c’est pas bien compliqué.

cinéma,cinéma français,pio marmaïQuelques temps après, je suis invitée à l’avant-première de Toute première fois, en présence de Pio Marmaï. Je ne peux pas y aller, je vais dans ma cambrousse. Rebelote pour Nos futurs. Je reçois l’invitation alors que je suis avec mon frère :
« - C’est pas possible ! A chaque fois qu’on m’invite pour voir Pio Marmaï je ne suis pas là ! 
- Pion marmaille ? Qu’est-ce que c’est que ce nom à la con ?
- C’est très original, puis c’est mignon ! Et il est trop choupinou avec ses grands yeux ronds ! Bon il est un peu poilu comme un ours, mais c’est pas grave on a tous nos petits défauts !
- Jamais entendu parler. Fais-voir sa photo. Mouais, ça va, pas mal, je l’accepte comme beau-frère. Ben vas-y, reporte ton voyage et saute-lui dessus !
- J’ai déjà regardé, ça me coûte 30 euros de plus ! Je donne déjà plus de 1000 euros par an à la SNCF !
- Ok, tu vas rater l’homme de ta vie pour 30 euros, effectivement ça vaut le coup d’économiser.
- Nan mais je rigole, je le connais même pas ! J’ai même jamais gogolisé son nom, je m’en fous de ce mec ! Puis je ne suis même pas sûre qu’il y aura un cocktail et que je pourrai l’approcher, et qu’est-ce que tu veux que je lui dise ?
« Écoute mon gars, je t’ai vu la dernière fois avec une blonde sublime. Je suis bien mieux qu’elle, ça se voit au premier coup d’œil non ? Comment ça, non ? Mais si, j’ai une grande beauté intérieure ! Je vais te montrer ce qu’est une vraie femme, avec une personnalité, du caractère, du tempérament une chieuse quoi. »

Pour les besoins de mon billet sur Nos futurs, j’ai enfin tapé le nom de l’acteur sur internet. Uniquement par souci  professionnel donc. Et là, c’est pas moi je vous jure, gogol me propose d’entrée « Pio Marmaï et sa copine ». Excusez-moi j’ai pas pu refuser. Je vois alors une photo de Pio avec la magnifique actrice qui joue avec lui dans Toute première fois.
Dans ce film, le comédien interprète un homosexuel qui tombe sous le charme d’une fille. Mon collègue gay soutenait « c’est n’importe quoi, on ne peut pas changer comme ça » tandis que je rétorquais : « Nan mais t’as vu la nana ?! Ya carrément de quoi virer sa cuti ! »

Je me demande si ce n’est pas la jolie blonde discrète que j’ai vu lors de l’avant-première de Dans la cour
Mais ils sortaient peut-être entre collègues ! Les sites people déforment toujours la réalité ! Je ne les ai pas vus s'embrasser !  Oui c’est sans doute ça !
En tout cas, la prochaine invitation avec Pio Marmaï, cette fois, je ne la loupe pas.

 

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09/08/2015

Nos futurs

cinéma, cinéma français, Pio MarmaïPour l’anniversaire de son époux Yann (Pierre Rochefort), Estelle (Mélanie Bernier) organise une fête surprise et retrace sa vie dans un diaporama photos. Sur de nombreux clichés, son mari pose avec un homme qu’elle ne connaît pas. C’est Thomas (Pio Marmaï) le meilleur ami d’enfance de Yann. Celui-ci, qui se sent à l’étroit dans sa vie rangée (il a repris malgré lui l’entreprise familiale, son couple ronronne) recontacte Thomas, qui lui n’a pas changé, éternel adolescent rebelle qui pense « no future ». Yann se laisse entraîner dans l’idée folle de son pote : refaire l’une de leurs soirées mémorables de jeunesse, en partant en road trip à la recherche du temps perdu, pour retrouver leurs anciens camarades de terminale : Mad Max le roi des platines (Kyan Khojandi, Bref ) Frago la chaudasse (Camille Cottin, Connasse) ou Virginie, l’ancien amour secret de Thomas… Voir bande annonce en lien.

Que reste-t-il de nos amours, que reste-t-il de ces beaux jours, une photo, vieille photo, de ma jeunesse… Est-ce que l’on change vraiment, ou ce sont les événements qui nous changent ? Peut-on retrouver une seconde enfance, la communion avec ses amis perdus ? Le titre du film joue sur la confusion avec la devise des punks rebelles comme Thomas : « There’s no future, no future for you, and god save the queen ! »

cinéma,cinéma français,pio marmaïComme dans Le premier jour du reste de ta vie du même réalisateur Rémi Bezançon, Nos futurs est mélancolique et tendre. Il évoque les jours heureux, le temps qui passe et ne revient plus. Il opte cependant pour un registre beaucoup plus comique. On y voit les éternels amis aux caractères opposés, et la multitude de gags et de malentendus que cela déclenche.
Si on veut chercher la petite bête, on pourrait estimer que Nos futurs fait dans le déjà-vu, mais le dénouement original et inattendu renverse la perspective. J’ai passé un bon moment, surtout avec Pio Marmaï

Quant à Pierre Rochefort, fils de Nicole Garcia et de Jean Rochefort, j’ai longtemps cherché des ressemblances avec son père (j’ai trouvé : le sourire). Surtout, j’ai été frappée dès les premières images par son aspect… insipide. Même sa voix, alors que son père possède l’une des plus belles voix françaises (avec celle de Jean-Pierre Marielle). Je ne sais pas si Pierre Rochefort joue mal, si c’est son rôle de mec banal qui veut ça, ou s’il a le charisme d’un bulot mort. Sans doute les trois. C’est d’autant plus frappant qu’il a Pio Marmaï face à lui, toujours aussi énergique, drôle, charmant… ahhhh, Pio♥♥♥

Justement, je vous raconte demain ma rencontre avec Pio Marmaï…

On s'est connu, on s'est reconnu
On s'est perdu de vue, on s'est reperdu de vue
On s'est retrouvé, on s'est réchauffé
Puis on s'est séparé
Chacun pour soi est reparti, dans le tourbillon de la vie

Petit Quiz On connaît la chanson à retrouver dans le texte

  

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07/08/2015

La peur : places de cinéma et livre à gagner

peur affiche.jpgGabriel, jeune conscrit, rejoint le front en 1914. Il va vivre l’enfer des tranchées, et connaitre la peur qui ravage tous les soldats. Sorti vivant de cette terrible expérience, pleine de fureur et de sang, il va découvrir sa propre humanité. Voir bande annonce en lien.

LA PEUR est tiré du récit autobiographique de Gabriel Chevallier. Sorti en 1930, le livre est interdit 9 ans plus tard en raison de la prochaine guerre qui se prépare, comme l’explique l’auteur : « Quand la guerre est là, ce n'est plus le moment d'avertir les gens qu'il s'agit d'une sinistre aventure aux conséquences imprévisibles. »
« On enseignait dans ma jeunesse que la guerre était moralisatrice, purificatrice et rédemptrice. On a vu quels prolongements ont eu ces turlutaines : marché noir, délations, tortures, tuberculose, typhus, terreur, sadisme et famine. De l'héroïsme, d'accord. Mais l'exceptionnelle proportion d'héroïsme ne rachète pas l'immensité du mal. 
(…) La grande nouveauté de ce livre, dont le titre était un défi, c'est qu'on y disait : j'ai peur. Dans les “livres de guerre” que j'avais pu lire, on faisait bien parfois mention de la peur, mais il s'agissait de celle des autres. L'auteur était un personnage flegmatique, si occupé à prendre des notes, qu'il faisait tranquillement risette aux obus. »

cinéma, littérature, guerre de 14, Gabriel Chevallier, fusillés pour l'exempleLe film de Damien Odoul inspiré du livre a reçu le prix Jean Vigo. Les personnages sont interprétés par des acteurs inconnus au bataillon, cas de le dire : « Pierre-Martial Gaillard est un cuistot grenoblois, il n'avait jamais vu une caméra de sa vie ! »

Les récits et documentaires liés à la première guerre sont primordiaux : ici, l’étonnant documentaire « mourir pour la patrie, de l’école aux tranchées » l’exposition sur les fusillés pour l’exemple, les livres de témoignages, Paroles de poilus etc… Tous nos ancêtres ont été marqués par la guerre et nous ont transmis inconsciemment leur peur paraît-il. Je n’ai pas eu le temps ou le courage d’interroger mes grands-parents quand je le pouvais encore, mais je sais par exemple que mes deux grands-mères ont perdu leur père très jeunes pendant la guerre de 14, que l’on a jamais retrouvé le corps pulvérisé par un obus de l’un, et que l’autre est mort dans une contrée lointaine et inconnue à ces gens qui n’avaient jamais quitté leur village. Sur le monument aux morts, on compte des fratries entières décimées, d’innombrables noms qui m’impressionnaient lorsque j’étais enfant.

cinéma, littérature, guerre de 14, Gabriel Chevallier, fusillés pour l'exempleC’est pour ce devoir de mémoire essentiel que je vous invite grandement à voir le film de Damien Odoul et lire le livre de Gabriel Chevallier, LA PEUR. Justement, LE PACTE vous propose 4X2 places et un livre à gagner. Pour cela, il suffit de répondre à cette question :
- Quel prix le film de Damien Odoul a-t-il reçu ?
Envoyez vos réponses, avec vos noms et coordonnées postales, par le lien « me contacter » sous la photo du chat. Vous avez jusqu’à mercredi 12 août, date de la sortie du film en salles. Jeu qui se limite à la France métropolitaine.
A vous de jouer !

Autre raison de s’intéresser à cette histoire : Gabriel Chevallier était né à Lyon comme moi. Il a également écrit Clochemerle, roman satirique qui dénonce l’hypocrisie des habitants d’un village. Ce village n’étant autre que Vaux-en-Beaujolais, pas loin de chez moi ! Ah, ça donne envie de venir dans ma cambrousse hein ? 

 

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02/08/2015

La sérénade du chat

le roman de renardJ’étais encore dans mon trou perdu sans Internet.
Là-bas je peux enfin faire ce qu’on m’interdit à Paris. Papillote outragée, Papillote brisée, Papillote martyrisée ! Mais Papillote libérée !
A la cambrousse, je ne suis plus bâillonnée, je peux m’exprimer librement, laisser libre court à mon immense talent, avec pour seuls témoins les chevreuils et les lapins. Et mes neveux.
Je peux enfin chanter à pleins poumons.

La seule fois où j’ai essayé dans mon appart non insonorisé de Paris, j’ai entendu un petit grattement sur la porte, j’ai ouvert, et vu qu’un gamin avec écrit « caca ».
J’écoutais pourtant une mélodie qui met de bonne humeur : Zorro is back du film avec Alain Delon.
Puis je chante très bien, posez la question à mon collègue des chansons, il en redemande.

Je dois donc attendre d’être dans le trou perdu pour chanter de toute mon âme, une musique qui se beugle, ou plutôt se miaule.
J’ai découvert cette chanson il y a une quinzaine d’années en regardant sur Canal+ le film dont elle est extraite, et j’ai immédiatement eu le coup de foudre. Je l’ai enregistrée sur une cassette vidéo, et je me repassais le passage souvent, jusqu’à l’effacer malencontreusement. Quelques années après, dès que j’ai obtenu Internet et un ordinateur, j'ai retrouvé l'extrait avec joie :
Il s’agit du film Le roman de renard de Starewitch, sorti en 1940 et intégralement tourné avec des marionnettes. Une prouesse et un enchantement. La chanson est la sérénade que le chat joue sous la fenêtre de la reine. La voix kitsch de Jaime Plana rappelle celle de Tino Rossi ou de Luis Mariano, avec des roucoulades qui font vibrer le cœur de la lionne.

Je la chante avec mes neveux qui se balancent au rythme de la musique et font les chœurs : « miaou ! miaou ! » Curieusement, 15 ans après, le plus grand qui a désormais 23 ans refuse de participer à ce rituel, alors qu’il ne se faisait pas prier quand il était petit. Moi, je n’ai pas changé, je suis toujours ce jeune homme étranger qui te chantait des romances, qui t’inventait des dimanches. Je prends mon plus bel accent espagnol digne du chat Potté, et je miaule avec passion, la main sur le cœur :

le roman de renardTu sais bien que je t’aime, miaou miaou
Mon cœur n’est pas bohême, miaou, miaou
Puisque tu sais qu’il t’appartient, donne-moi le tien 
Ce soir au clair de lune, miaou, miaou
Dans diverses communes, miaou, miaou,
Je veux le crier sur les toits, je n’aime que toi 

Chérie je viens rôder vers ta demeure,
Ne me fais pas languir, ouvre tes bras
Chacun dans sa maison dort à cette heure
Et dans la rue il n’y a plus un chat !

N’est-ce pas la plus belle chanson d’amour au monde ? Ne fait-elle pas fondre ? Je comprends parfaitement que la reine succombe. J’attends qu’un chat vienne me la chanter sous ma fenêtre qui donne sur la rue (oui, c’est moins romantique que le château au clair de lune du film), mais pour l’instant seul un poivrot m’a interpellée alors que je fermais mes volets « oh toi je t’ai vue là ! Hé ! Vas-y laisse-moi rentrer ! »
Je n’ai pas cédé à la tentation pourtant très grande évidemment, et le lendemain, comme par hasard, je n’ai pas pu rentrer chez moi : ma serrure était pleine de colle. Le dépanneur qui m’a gentiment délesté de 375 euros m’a expliqué « C’est la coutume quand un mec se fait jeter, vous êtes la troisième ce mois-ci dans la rue ! »

Ah, si on m’avait chanté la sérénade du chat…

 

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