17/03/2013
Comment j'ai assisté aux César ou Beaucoup de bruit pour rien
Oui… euh… bon…
Ca date.
On va faire comme si de rien n’était comme chante Carla, on a rien vu.
Il s’en est passé des choses en mon absence (comment ça, le monde a continué de tourner ? C’est un scandale !) Plein de films par exemple...
Je participe toujours aux jeux de Canal + pour les abonnés, qui permettent de voir des films ou séries en avant première. Je ne gagne jamais. Au bon vieux temps où Internet n’existait pas, mémé Papillote envoyait un pigeon voyageur son courrier postal et recevait à tous les coups un cadeau. J’ai encore le frisbee jaune vif avec le logo Canal +, la VHS des Guignols de l’info de noël 1991 et le super magazine à la couverture brillante sur les Ovnis par exemple. Collector.
Et là, des années après, la roue tourne enfin. Je suis présélectionnée, et pas pour n’importe quoi : assister à la cérémonie des César ! Ni une ni deux j’appelle la France entière pour l’informer de la bonne nouvelle : « je recevrai un coup de téléphone pour confirmer le 13 février, dans un mois. »
Un mois après, le téléphone sonne. Je ne réponds pas. Comme son nom l’indique, je ne porte pas mon portable (à cause des ondes). Je le laisse dans la cuisine à 10 mètres de moi et je n’entends pas la sonnerie.
1 heure après, rebelote.
1 heure plus tard, j’entends enfin. (Je viens grignoter du chocolat dans la cuisine). Appel masqué : « Rah, c’est encore Boubou télécom qui veut me vendre une connerie, scronch scronch, je réponds pas tiens, bien fait, z’ont qu’à poireauter, ‘toute façon je mange, scronch scronch. »
1 heure après, idem. « Ils exagèrent, d’habitude ils ne rappellent que le soir »
1 heure après, toujours pareil. « M’enfin, c’est fini oui ? Vous allez me laisser tranquille ! »
30 secondes après la fin de la sonnerie, mémé réagit enfin « Oh purée ! C’était sûrement Canal + ! Nan c’est pas possible j’ai pas pu louper ça ! »
Je suis restée collée aux mauvaises ondes de mon portable tout le restant de la journée.
Le téléphone n’a jamais resonné.
Quand jvous dis que mon frère me surnomme Gastonne, le terme est judicieux. Gastonne, ya le téléphone qui sonne, mais ya jamais personne, qui réponne. Nan mais allo quoi.
C’était une énième incroyable aventures inexistante de Papillote : « comment j’ai failli assister à la cérémonie des César ».
De toute façon, c’est chaque année pareil : des blagues vaseuses, des remerciements inintéressants, une cérémonie interminable. Heureusement Kevin Costner recevait son César d’honneur. Hé ! On ne le donne pas aux vieux d’habitude ? Kevinou tu ne vas pas clamser hein ? Il semblait très ému, touchant, toujours aussi craquant malgré ses 58 ans. Ce qui m’a donné envie de revoir Sens unique diffusé la semaine dernière sur Arte, surtout pour le regarder dans son bel uniforme blanc…
Ce soir sur Arte d’ailleurs, Beaucoup de bruit pour rien, joyeuse adaptation de Shakespeare par Kenneth Branagh, avec Emma Thompson, au temps où ils formaient un couple et où leur collaboration étaient fructueuse (l’excellent Peter’s friends, Dead Again, Henri V…) Jaoui et Bacri au moins, ils se sont séparés, mais continuent de faire des films ensemble…
Demain, autre film d’amour, mais cette fois-ci ni léger ni romantique: la passion qui torture deux ex amants se retrouvant dix ans après : le magnifique film de François Truffaut, La femme d’à côté, avec Fanny Ardant et Gérard Depardieu. En prime, le grand Georges Delerue signe la musique.
Jeudi sur Chéri 25, encore une histoire d’amour passion, La leçon de piano. Je l’ai découvert à 12 ans environ, mon oncle me l’avait montré en VHS, me mettant un casque sur les oreilles, pendant qu’il conversait à côté avec les grands. Le bedonnant et libidineux Harvey Keitel m’avait répugné en enlevant sa tunique pour essuyer le piano avec, et je me rappelle encore de la scène du doigt coupé… J’étais sans doute trop jeune et trop sensible.
Les histoires d’amour finissent mal, en général, avec Love and secrets programmé sur Canal+ ce mois-ci, très bon film malheureusement resté inédit en salles, avec la lumineuse Kirsten Dunst et Ryan Gosling ♥♥♥. Il s’inspire d’une histoire vraie : dans les années 70, une jolie étudiante fauchée épouse un grand héritier, mais le prince charmant se révèle schizophrène…
Même si on trouve le mot « heart » dans le titre et Sophie Marceau en belle convoitée, Braveheart est bien un film guerrier et sanglant, racontant la vie de William Wallace, héros de l’indépendance écossaise du 13è siècle. Les têtes tranchées, le sang qui gicle sur les batailles très réalistes m’avaient choquée en 1995, mais depuis, Mel Gibson nous a habitué à la violence. Dans La passion du Christ, on assiste à la torture et l’agonie de Jésus pendant deux heures, et dans Apocalypto, les guerriers Mayas s’entretuent et s’enlèvent pour faire des sacrifices humains (vous savez, arracher le cœur de la personne vivante et autres joyeusetés). Braveheart est diffusé lundi sur W9.
Tout autre genre, mais chef d’œuvre, Les innocents, au cinéma de minuit ce soir sur France 3, adaptation du Tour d’écrou de Henry James. L’atmosphère étrange, la beauté des images m’avait fascinée quand j’étais ado.
La prochaine fois, le retour de la rubrique nécrologique, avec plein de chanteurs morts qui m’ont permis de beugler leurs plus grands succès au bureau, à la grande joie de mes collègues grincheux. (vous percevez l’ironie).
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| Tags : cinéma, télévision, césar 2013, ryan gosling, gaston lagaffe, travail, chansonnite |
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09/12/2012
Au cinéma cette semaine : Télé Gaucho
Michel Leclerc, réalisateur du Nom des gens, césar du meilleur scénario original 2011, sort son deuxième film ce mercredi. Si vous avez aimé le premier, vous aimerez forcément Télé Gaucho, car il souffle le même vent de folie et de liberté.
Dans les années 90, Victor, un jeune homme rêveur et cinéphile, étouffe dans un cocon familial étriqué. Il remporte un jeu télévisé et rencontre ainsi la star de la chaîne (Emmanuelle Béart), qui anime une sorte de C’est mon choix. Il obtient un stage dans cette émission. Parallèlement, il intègre une bande de joyeux anarchistes, qui bidouillent leur propre chaîne aux idées radicalement opposées, une télé associative et provocatrice, Télé gaucho… (voir bande annonce en lien).
Le film est en grande partie autobiographique, car le réalisateur évoque son expérience au sein de Télé bocal. Michel Leclerc intègre des images d’archives de la télé associative, et reprend les rubriques déjantées qu’il animait : « ces objets qui nous font chier » et « avant, moi je croyais ». Tout le monde peut participer à télé gaucho, du moment qu’il a des idées et « qu’elles ne sont pas de droite » (« la mode, c’est de droite »). Les apprentis journalistes interrogent les habitants du quartier sur leur mode de vie où sur des questions d’actualité, filment des manifestations (où ils se font régulièrement tabasser) puis diffusent leurs séquences le soir dans leur local-squat de banlieue, où chacun est invité à faire la fête. Il règne au sein de cette équipe un esprit loufoque et libre, avec une bonne humeur, une volonté d’agir et de créer très communicatives.
Comme l’explique le réalisateur, « L’ambiance de Télé gaucho est proche des années 70 : l’amour, la politique, la liberté… à la différence près que dans les années 90, l’ennemi à abattre n’était plus vraiment le pouvoir politique, mais la télé commerciale qui commençait à incarner le pouvoir absolu. »
Le film est également autobiographique à travers l’histoire d’amour entre le héros et une fille complètement barrée, judicieusement interprétée par Sara Forestier. Cette romance était déjà racontée dans le court métrage du réalisateur, Le poteau rose, ici en lien. Les profs nous l’avaient montré à la fac, et parmi les dizaines de courts métrages vus, c’est celui qui se démarquait le plus.
Je le trouvais très novateur pour l’époque, poétique, à la fois drôle et mélancolique, très personnel (Leclerc dévoile sa vie la plus intime) mais aussi universel (moi aussi à l’époque j’écoutais L’album Le phare de Yann Tiersen, avec la chanson La rupture ! mais je préférais celle qui est restée mon hymne, Monochrome). Télégaucho est selon son réalisateur « une sorte de gros making-of du Poteau rose ».
Télé gaucho s’attache au personnage de Victor, incarné par Félix Moati, « fils de » Serge. Le héros est « un jeune homme confronté à ses idéaux, à ses ambitions artistiques, à ses premières amours (...) à travers lui, le film pose la question de savoir comment concilier idéalisme et ambition : jusqu’à quel point faut-il renoncer à ses idéaux sans pour autant devenir un cynique ? ».
Mais Télé gaucho est aussi un film de groupe : « J’ai toujours été fasciné par les films de groupe, comme Le péril jeune ou Nous nous sommes tant aimés (je l’adore !), qui racontent l’histoire de trois ou quatre copains sur plusieurs années et qui mêlent la politique, la passion amoureuse et le passage à l’âge adulte. » Le film soutient la comparaison avec ses aînés. Les personnages sont remarquablement travaillés. « Le mot-clé pour moi, c’est la contradiction ou l’ambiguïté chez chacun. » Eric Elmosnino (césar du meilleur acteur pour Gainsbourg, vie héroïque) campe un chef charismatique, drôle et fédérateur, mais aussi escroc et colérique. Maïwenn est une pasionaria que personne ne prend au sérieux. Elle devait incarner au départ Baya, l’héroïne du Nom des gens, finalement jouée par Sara Forestier. Cette dernière reprend dans Télé gaucho un rôle de fille exubérante assez similaire à celui du Nom des gens, pour lequel elle avait remporté le césar de la meilleure actrice. Emmanuelle Béart, pourtant engagée dans la vie réelle à gauche et en faveur des sans-papiers, joue un personnage cynique à l’opposé.
Mais si le film est engagé, il évite cependant d’asséner un message et d’être donneur de leçons. Comme dans Le nom des gens, chaque personnage en prend pour son grade. « Maïwenn explique que peu importe que Patricia (Béart) soit sympa ou pas, elle représente l’ennemie et il faut donc l’abattre. A l’inverse, Victor dit qu’elle risque de se faire virer. J’aime le militantisme et l’engagement politique, mais il y a des limites à la désignation de l’ennemi. »
Le nom des gens évoquait librement l’histoire de Baya, le vrai nom de la compagne du réalisateur, jugée sur son origine (mais la véritable Baya ne couche pas avec les mecs de droite pour les convertir à sa cause !) Télé gaucho raconte la première grande histoire d’amour de Michel Leclerc. Comme Baya supportait mal la comparaison, (voir le film qu’elle en a fait en lien) je me demande comment elle a réagi à Télé gaucho !
Et maintenant, petit quiz On connaît le film, pourriez-vous travailler à la télé, en répondant à la question comme l’a fait le personnage : « Dans le film Le corniaud, quel est le nom du diamant caché dans le klaxon de la voiture de Bourvil ? »
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| Tags : cinéma, michel leclerc, le nom des gens, télé gaucho, télé bocal |
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28/11/2012
Les Gérard de la télévision 2012
Les Gérard ont révélé les nommés et les catégories pour les pires animateurs et émissions télé. Depuis son lancement en 2006, j’apprécie beaucoup cette cérémonie parodique. Chaque année je vous livre les palmarès (ici et là). Les gérard s’attaquent au milieu consensuel et formaté des médias et du cinéma, en osant remettre en question le statut de certaines stars, comme par exemple :
Gérard de Madame La Grande Actrice qui va s’encanailler dans une comédie de ploucs pour casser son image de vieille bourgeoise coincée : Carole Bouquet dans Protéger et servir. (gérard du cinéma 2010)
Certains intitulés sont hilarants et bien sentis, comme :
Gérard du réalisateur qui continue à faire des films en toute impunité malgré un CV déjà passablement chargé : Luc Besson avec Arthur et la vengeance de Maltazard. (2010)
Ou encore :
Gérard du super héros invincible qui résiste à tout depuis plus de trente ans : aux directeurs de programmes, à la pression politique, aux mauvaises audiences et à la canicule : Super Michel Drucker ! (2011)
Cette année, entamée avec les gérard du cinéma, j’ai trouvé que l’humour devenait vraiment limite, trop lourd ou trop facile. Cette tendance s’affirme avec cette dernière cérémonie pour (contre) la télévision. Les gérard ne parviennent pas à se renouveler.
Alors je me lance dans un Gérard des gérard, je crée aussi des catégories pour les classer :
Gérard de l’humour limite :
Gérard de l’émission de bonnes femmes qui donnent leur opinion :
Le Grand 8 avec Laurence Ferrari (D8)
C'est au programme avec Sophie Davant (FR2)
La Matinale avec Ariane Massenet (C+)
Les Maternelles avec Julia Vignali (FR5)
Comment ça va bien avec Stéphane Bern (FR2)
Gérard de l'intitulé « c’est un peu court jeune homme, on aurait pu dire bien des choses en somme : »
Gérard de l'animateur, sa vie, c'est de la merde :
George Pernoud, 30 ans de Thalassa (FR3)
Pierre Dhostel, 30 ans de M6 Boutique (M6)
Thierry Beccaro, 30 ans de Motus (FR2)
William Leymergie, 30 ans de Télématin (FR2)
Bertrand Renard, 30 ans de Chiffres et des Lettres (FR3)
Gérard de l’intitulé trop long, déjà fait, déjà vu, redondant, répétitif, bon ça va on a compris :
Gérard de la super soirée au El Crétino Circus ! Ce soir, venez admirer notre grande ménagerie ! Nos ploucs analphabètes, nos chtimis débiles, nos bimbos platines à gros seins refaits, nos petites zazas hystériques ! Ils n'ont peur de rien, ils osent tout, pour le plaisir des petits comme des grands ! Venez leur jeter des cacahuètes et leur envoyer des SMS lors d'une soirée pleine de rire, ce soir, au El Crétino Circus !
La Belle et ses princes presque charmants (W9)
Les Chtis à Mikonos (W9)
Vous êtes en direct (NRJ12)
Secret story (TF1)
Qui veut épouser mon fils ? (TF1)
Les Anges de la téléréalité (NRJ12)
Et surtout, Gérard de l’intitulé le plus étonnant, complètement à l’opposé de l’esprit satirique de la cérémonie, qui fout tout à l’eau, on va faire comme si on l’avait pas vu, les gars c’est pas grave vous ferez mieux la prochaine fois :
Gérard de l’émission que tu prétends regarder au deuxième degré genre « Putain, les gogols ! » mais en fait t’es à fond dedans et tu verses même ta petite larme quand Thierry présente Annie à sa famille :
Nouveau look pour une nouvelle vie (M6)
L’Amour est dans le pré (M6)
Quatre mariages pour une lune de miel (TF1)
La Belle et ses princes presque charmants (W9)
Belle tout nue (M6)
J’espère qu’ils plaisantent ?
Certains titres m’ont encore fait rire, fort heureusement (je les lisais au boulot et les grincheux de l’open space prenaient l’air offusqué en me voyant rouler sous ma chaise) :
Certains intitulés font toujours dire « mais oui c’est tout à fait ça ! » :
Gérard du vieux châtelain dont on se demande ce qu’il fout à la télé, vu qu’il a plus une tête à jouer du cor dans les chasses à courre, mèche au vent, galopant à bride abattue derrière des lévriers dans la rosée du petit matin le dimanche à Fontainebleau :
Louis Laforge dans des Racines et des ailes (FR3)
Bernard de la Villardière dans Enquêtes exclusives (M6)
Patrick de Carolis dans le Grand tour (FR3)
Stéphane Bern dans Comment ça va bien (FR2)
Olivier Barrot dans Un Livre un jour (FR3)
Je vote pour Stéphane bern.
D’autres me font penser le contraire « mais non c’est pas ça les gars ! » :
Gérard de l’animateur embourgeoisé qui se regarde dans le miroir en repensant aux années où il avait des cheveux, des abdos, des idées, l’envie de provoquer, de conquérir le monde, de devenir le nouveau Coluche, d’enregistrer un album, de tourner avec Noiret, de monter un Planet Hollywood avec Tom Cruise ! … avant d’aller repasser sa cravate fluo pour son jeu du midi :
Nagui
Arthur
Cauet
Lagaf
Christophe Dechavanne
Lagaf et Cauet ont déjà eu des idées ? et des cheveux ? Dechavanne est peut-être celui qui correspond le mieux à cette catégorie.
J’apprécie toujours autant l’humour noir :
Gérard de la personnalité à qui on aurait bien aimé remettre un Gérard, mais voilà, trop tard :
Jean-Luc Delarue
Michel Polac
Thierry Roland
Jacques Antoine
Mouss Diouf
Je trouve que l’esprit acerbe de Michel Polac est celui qui manquera le plus à la télévision. Jean-Luc Delarue, je me souviens en quelle circonstance j’ai appris son décès : j’étais à la montagne, dans un restaurant à 2000 mètres d’altitude, précisément en train d’enrouler laborieusement les fils de ma fondue autour de mon bout de pain en tentant de ne pas le faire sombrer dans le pot, lorsque la radio diffusée dans le restau nous a annoncé la nouvelle. Tous les clients se sont parlés pour la première fois : « han, je l’aimais bien ! » « C’est vrai qu’il était bien malade le pauvre et qu’il a eu bien des déboires » m’a dit la restauratrice en me resservant un verre de vin blanc.
Les blagues les plus courtes sont souvent les meilleures (mes Gérard préférés):
Gérard de la personnalité qui n'en a aucune :
Machin Lopez
Truc Rottenberg
Machin-chouette Bouleau
Bidule Badou
Chose Romeijko
Machine Quétier
La nouvelle miss météo du Grand Journal, tu sais, l’autre, là. Avec les nichons.
Je ne savais même pas qui portait ce nom d’arbre, pour vous dire à quel point cette rubrique est pertinente. Il s’agit du présentateur du JT de TF1. Un homme tronc quoi. (oups, pardon).
Gérard de l’émission dont on n’a jamais entendu parler et c’est normal, elle est sur France 3 :
Avenue de l’Europe avec Véronique Auger (FR3)
L’Ombre d’un doute avec Franck Ferrand (FR3)
Météo à la Carte avec Laurent Romejko (FR3)
Le Monde d’après avec Franz-Olivier Gisbert (FR3)
Les Masters de pétanque (FR3)
Mais elles existent vraiment ?!
Gérard du programme court qui ne l’est pas encore assez :
Soda avec Kev Adams (W9)
Nos chers voisins avec Martin Lamotte (TF1)
Sophie et Sophie avec Alice Belaïdi et Clémence Faure (C+)
Le mot de la fin avec Baptiste Lorber (C+)
Roumanoff et les garçons avec Anne Rounanoff (FR2)
Je vote pour Le mot de la fin, qui est en réalité la seule émission de la liste que j’ai regardée, (elle ne s’intitule pas plutôt la question de la fin ?) J’ai regardé deux secondes Roumanoff et j’ai vite changé de chaîne, car la pauvre me faisait de la peine.
Encore beaucoup d’humour facile, limite et répétitif, mais on leur pardonne :
Gérard de l'ambulance sur laquelle on va tirer quand même :
Anne Roumanoff
Christophe Hondelatte
Laurence Ferrari
Evelyne Thomas
Le Grand journal
Evelyne Thomas ? Mais elle n’est pas morte ? Je m’étais arrêtée à l’émission culturelle C’est mon choix. Quant à Hondelatte, déjà gagnant du « gérard de l’animateur qui n’aurait pas dû » (chanter Docteur House) il s’est encore distingué dernièrement avec son énième coup de gueule, cette fois-ci contre Dave (voir le lien)
Gérard de l’émission parisianiste pour hipster à moustache Technikart et bobo girl néovintage :
Les Inrocks
Tracks (Arte)
Le Petit journal (C+)
Paris Dernière (Paris Première)
Ce Soir ou jamais (FR3)
Bref (C+)
Catégorie qui ressemble à celle de l’année dernière, où Yann Barthès était déjà nominé (et gagnant) :
Gérard du petit métrosexuel à chemise Fred Perry, bottines Paul Smith et costard The Kooples, embauché au départ pour faire bander les gays du Marais mais qui au final fait mouiller les vieilles du Vésinet.
Gérard de l’animateur sivôplè missiou-dames qui la voudrait une émission sivôplè :
Christophe Hondelatte
Guillaume Durand
Marc-Olivier Fogiel
Patrick Poivre d’Arvor
Bataille et Fontaine
Karl Zéro
Décidément hondelatte est notre chouchou. Mais rendez-lui Faites entrer l’accusé ! Avec sa remplaçante glaciale, on a vraiment l’impression d’être devant une porte de prison (alors qu’on constate bien en suivant l’émission que justice n’est pas toujours rendue).
Gérard de l’émission que tu regardes pour te taper une bonne branlette intellectuelle :
Ce soir ou jamais avec Frédéric Taddéi (FR3)
Philosophie avec Raphaël Enthoven (Arte)
28 minutes avec Elizabeth Quin (Arte)
Des Mots de minuit avec Philippe Lefait (FR2)
C dans l'Air avec Yves Calvi (FR5)
Je ne supporte pas le fameux Raphaël de la chanson de Carla Bruni, « 4 consonnes et trois voyelles ». Il était le mari de Justine Lévy, fille de BHL, avant que Carla ne lui mette le grappin dessus, après avoir testé au préalable son…père, Jean-Paul Enthoven.
Gérard de la touffe :
Sébastien Follin dans le Lab’Ô (FRÔ)
Mouloud Achour dans le Grand journal (C+)
Mireille Dumas dans Signé Mireille Dumas (FR3)
Stéphane Bern dans Comment ça va bien (FR2)
Audrey Pulvar dans le Grand 8 (D8)
Pour cette dernière, je dirais plutôt gérard des grosses affreuses lunettes de vieille (qui selon Technikart coûteraient 12 000 euros !)
Gérard « nos régions ont du talent » :
La Picardie, fournisseurs d’obèses dépressifs pour Tellement Vrai (NRJ12)
Le Nord-Pas-de-Calais, fournisseur de têtes de noeud premier choix pour Confessions intimes (TF1)
La Seine-Saint-Denis, fournisseur de jeunes des quartiers et de rappeurs salafistes pour Enquêtes d’action (W9)
Les Bouches-du-Rhône, fournisseurs de cagoles aux tétons percés pour Enquêtes Exclusives (M6)
Les Antilles, fournisseurs de participants pour une Famille en or (TF1)
Les Cévennes, fournisseurs d'affineurs de calissons et de rémouleurs de clochers pour le JT de Jean-Pierre Pernaud (TF1)
Une catégorie qui va surtout plaire aux gens du nord qui ont dans leurs yeux le bleu qui manque à leur décor.
Enfin, tant qu’on ne critique pas les Lyonnais.
Gérard du Chevalier de la Légion Donneur de Leçon :
Audrey Pulvar dans le Grand 8 (D8)
Yann Barthès dans le Petit journal (C+)
Natacha Polony dans On n’est pas couché (FR2)
Mouloud Achour dans le Grand journal (C+)
Eric Zemmour dans Zemmour et Naulleau (Paris Première)
Je vote Audrey Pulvar. Mouloud Achour, certains le prennent au sérieux, vraiment ?
Gérard de l'animateur qui fait de la scène, mais qui ferait mieux de se jeter dedans :
Cauet dans Picard for ever
Julien Courbet dans Julien Courbet crève l’écran
Catherine Laborde dans Avec le temps
Arthur dans Arthur à la Cigale
Bertrand Renard et Arielle Boulin-Prat dans Une Lettre bien tapée
Mais qui sont ces gens ? Quelles sont ces émissions ?
Gérard de l’accident industriel :
Roumanoff et les garçons avec Anne Roumanoff (FR2)
Le Grand 8 avec Laurence Ferrari (D8)
Vous trouvez ça normal ? avec Bruce Toussaint (FR2)
Volte-Face avec Nagui (FR2)
Grand public avec Aïda Touihri (FR2)
Et les catégories les plus attendues :
Gérard du plus mauvais animateur :
Vincent Cerutti dans Danse avec les stars (TF1)
Patrick Sabatier dans les Stars du rire (FR2)
Frédéric Lopez dans la Parenthèse inattendue (FR2)
Jean-Marc Morandini dans Vous êtes en direct (NRJ12)
Bruce Toussaint dans Vous trouvez ça normal ? (FR2)
Jérémy Michalak dans On n'demande qu'à en rire (FR2)
Je n’ai pas regardé sa nouvelle émission, mais j’aimais bien le côté nounours de Bruce Toussaint dans La nouvelle édition de canal +.
Gérard de la plus mauvaise animatrice :
Daphné Burki dans le Grand journal (C+)
Laurence Ferrari dans le Grand 8 (D8)
Elsa Fayer dans Qui veut épouser mon fils (TF1)
Carole Rousseau dans Masterchef (TF1)
Catherine Barma dans On n’demande qu’à en rire (FR2)
Faustine Bollaert dans 100% Mag (M6)
L’embarras du choix, mais je penche tout de même pour le visage pincé, figé, émacié, affamé (botoxé?) d’Elsa Fayer.
La cérémonie sera diffusée le lundi 17 décembre sur Paris Première.
Et vous, quels sont vos pronostics, que pensez-vous de ces catégories ?
20:23 Publié dans Je suis culturée, On connaît le film | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : télé, les gérard de la télé, christophe hondelatte, yann barthès |
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18/11/2012
Agad la télévision et pis dors
Voici les toutes premières lignes du roman semi autobiographique de Romain Monnery, Libre seul et assoupi, évoqué dans le billet précédent :
« Contrairement à toutes les prophéties lues ici et là, la fin du monde n’avait pas eu lieu. Mes études terminées, j’avais survécu à cette dépression post orgasmique qui guette peu à peu tous les étudiants lorsque sonne la fin de leur cursus. Comment ? Je n’avais rien fait ? Sans but, sans cadre et sans horaires, je m’étais laissé vivre. C’est tout. Quelques livres, un peu d’ennui, beaucoup de musique, j’avais façonné mes jours de pas grand-chose en les regardant passer d’un œil distrait. Le calendrier rangé au placard, mon esprit avait banni les notions menaçantes d’avenir et de lendemain. J’avais cessé de réfléchir. J’avais dormi. »
Je m’identifiais à ces lignes lorsque, comme l’auteur, j’étais au chômage. Maintenant que je bosse, ces mots me correspondent pourtant toujours autant, si ce n’est plus. Je passe mes journées à faire un boulot peu intéressant mais qui demande beaucoup de concentration, et le soir, je rentre lobotomisée et sans force.
Pour vous dire, vendredi, alors que je projetais d’écrire, je me suis affalée à la place dans mon canapé-lit, et j’ai regardé pour la première fois de ma vie Koh-Lanta, puis Qui veut épouser mon fils, et j’ai fini au fond du trou avec Premier amour, émission glauque et beauf à mort. Oui, moi, toujours branchée sur Canal+ ou Arte, j’ai regardé TF1, sachant que depuis janvier je n’ai zappé que deux fois sur cette chaîne, pour voir La grande vadrouille et Very bad trip (j’ai vérifié sur mon précieux carnet où je note tous les films).
Je n’ai même pas eu la force de dégainer mon portable et sortir des bons mots sur Twitter, pourtant ces sujets m’en évoquaient pas mal (c’est facile de tirer sur une ambulance). Le pire, c’est que je vous avoue avoir apprécié la soirée, et même avoir trouvé intéressant le principe de Koh Lanta. Enfin, je n’ai pas vraiment intégré le concept du « pour survivre en milieu hostile il faut des gens à poigne et sportifs » car pour moi la question ne se posait pas, je préférais garder le petit vieux faible mais très cool, pensant qu’il serait indulgent avec moi et rirait de mes blagues, plutôt qu’un agressif musculeux. Je crois que sur l'île, on est juste là pour converser tranquillement au coin du feu (ah non, justement ils n’en ont pas). Bref, à Koh Lanta, je ne ferais pas long feu.
Je vous rappelle que la destination la plus lointaine et exotique testée par mémé Papillote est Londres, et que j’ai tenté une seule fois, avec horreur, le camping (on a dû me monter ma propre tente, je ne parvenais même pas à planter un… je sais plus comment ça s’appelle, le truc gris dans lequel on passe une ficelle puis après on tape dessus avec un espèce de gros marteau) (vous voyez mon niveau).
Je parle de Koh Lanta de la semaine dernière (mémé est toujours en retard de deux guerres). Cette semaine, je n’étais même pas rentrée du boulot à temps pour le voir. J’ai regardé Qui veut épouser mon fils ? » et ai fini très étonnée : « Un deuxième père apparaît dans l’émission ? La blondasse a pris un coup de vieux depuis 5 minutes… mais… ce n’est pas elle ! » Je regarde le réveil : il était en fait 2 heures du matin, je dormais comme une larve depuis 1h30 et avais donc loupé la fin de la télé réalité (quelle perte). Par contre j’étais en pleine forme après cette petite sieste. Comme tous les soirs.
J’incarne le sketch des Nuls « agad la télévision, et pis dors » Comme je suis sûre de louper la fin des films, je les regarde rarement en direct. A part Drive mardi sur canal +, mais comment peut-on s’endormir devant Ryan Gosling ? Avec ma chansonnite aigue, j’ai eu la musique du générique en tête toute la journée après la diffusion du film.
Ceci me fait penser que j’ai encore réussi l’exploit de payer ma redevance télé le jour même de la date limite. 123 euros pour financer France 2 et France 3 que je ne regarde jamais, ça vaut le coup (mais j’aime beaucoup France 5 et Arte.)
A la télé cette semaine, ce soir Inglorious Basterds de Tarantino sur TF1 (justement). Je trouve que ce n’est pas son meilleur film. Idem pour Invictus de Clint Eastwood sur France 2, il ne vaut pas Gran Torino ou Sur la route de Madison. Quant à Le jour où la Terre s’arrêta de Scott Derrickson (son nouveau film Sinister est en salles) sur france 4, c’est un navet qui ne vaut pas l’original de Robert Wise (réalisateur de l’excellent La maison du diable et de West Side Story). Pour les abonnés Canal +, je conseille plutôt L’affaire Rachel Singer sur canal+ cinéma, très bon thriller.
Lundi, soirée Jane Austen sur NRJ 12, avec les films Orgueil et préjugés et Raisons et sentiments. Je les connais déjà par cœur, il ne faut pas que je zappe dessus car je le sais, je vais encore les regarder jusqu’au bout :« nan mais allez, seulement 5 minutes… juste pour voir le passage de la rencontre… et puis celui de la déclaration… qui arrive dans la dernière scène… ». W9 programme le film de Robert Redford, L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, où l’on peut voir l’une des toutes premières apparitions de Scarlett Johansson, en 1998 à l’âge de 14 ans (dans un rôle qui était d’abord attribué à Natalie Portman !) France 4 rediffuse la série Les piliers de la terre, complots dans l’Angleterre du Moyen Age.
Mardi, suite du cycle Charlie Chaplin sur Gulli, avec La ruée vers l’or et Les temps modernes. Mercredi, 3524 ème rediffusion de la pièce de théâtre Le père noël est une ordure sur France4. Arte programe Ajami, un film réputé que j’ai enregistré sur canal + l’année dernière et que je n’ai toujours pas pris le temps de regarder…
Jeudi sur canal +, 5ème saison de Mad Men. Je vais faire mon coming out : je n’ai pas accroché aux deux premières et j’ai abandonné. Je trouve qu’il ne se passe pas grand-chose, le héros incarné par John Hamm-Jean Jambon est exécrable. Le milieu consumériste et cynique de la pub ne me fait pas rêver. Les filles sont bien habillées et les décors sont transposés à merveille, mais vous savez bien que mémé se fiche de la mode comme de l’an 40. Le seul intérêt de la série est la représentation des femmes de l’époque. C’est amusant de voir le décalage avec la mentalité actuelle, quand on les voit fumer comme des pompiers et boire comme des trous alors qu’elles sont enceintes jusqu’au cou…
Vendredi, et bien la soirée télé réalité sur TF1 bien entendu. Je plaisante, je regarderai plutôt Mission impossible sur Canal +. Et m’endormirai devant.
Et vous, aimez-vous ces films et Mad Men ? Dormez-vous aussi devant la télé ?
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16/10/2012
Les documentaires de la semaine : Les moissons du futur, Global gâchis...
Ce soir sur Arte, le nouveau film de Marie Monique Robin. La journaliste poursuit toujours des enquêtes très pertinentes. Pour une fois, je ne classerai pas Les moissons du futur dans le genre « documentaire qui donne envie de se réfugier dans une grotte », car celui-ci offre des solutions. Après les terrifiants et implacables « Le monde selon Monsanto » sur les OGM, et « Notre poison quotidien » sur le bisphénol A dans les aliments, la journaliste explique comment l’on peut nourrir toute la planète sans polluer et en respectant les exploitants, grâce à l’agroécologie. Pour ceux qui ne possèdent pas de télé comme Le chat masqué, le documentaire est disponible en DVD et un livre en est tiré.
France 5 fait bêtement concurrence à ce documentaire en diffusant à la même heure, « OGM, vers une alerte mondiale ? » développant la fameuse étude menée récemment sur des souris nourries aux OGM pendant 2 ans : Leur nourriture quotidienne comportait au moins 11% de maïs génétiquement modifié. Chez les femelles, la mortalité a été 2 à 3 fois plus élevée et plus rapide que dans les groupes nourris sans OGM.
Mercredi, Canal + reprend sensiblement le même thème que Marie Monique Robin, en diffusant « Global gâchis, le scandale mondial du gaspillage alimentaire ». Un tiers de la nourriture est jetée, car les légumes ne présentent pas la bonne forme, la bonne couleur, la date de péremption est mal précisée… « En France, la grande distribution et les commerces offrent 180 % de la quantité de nourriture dont la population a véritablement besoin. Les Français jettent en moyenne 7 kg d’aliments encore emballés chaque année » (sources : Télérama et « La grande (sur) bouffe de Bruno Lhoste)
Le documentaire propose des alternatives, comme redistribuer les produits non utilisés.
Samedi à Paris, les animateurs de Canal + offraient gratuitement 5000 currys cuisinés avec des ingrédients tout à fait comestibles, mais bêtement destinés à la poubelle. Contrairement à ma consoeur de Chômage mode d’emploi qui a osé braver la pluie, j’ai raté l’occasion de voir Antoine de Caunes me tendre une assiette, car ce week-end c’était la fête à la grenouille, mon hibernation a débuté plus tôt que prévue. A la place du Curry avec Antoine de Caunes, j’ai boulotté une tablette de chocolat à 75 %, réfugiée sous deux couvertures, et j’ai regardé les 4 films de canal + cinéma à la suite (Mon pire cauchemar avec Benoît Poelvoorde que j’adore, Un été glacial brûlant, L’exercice de l’état et Carnage de Polanski). Dommage, mais les chats détestent sortir sous la pluie, c’est bien connu.
Lorsque je bossais dans une école, j’étais très énervée par le gaspillage à la cantine (30 à 40 % des repas y finissent à la benne selon Télérama). Les gamins touchaient à peine leur assiette, et contrairement à la légende, toutes les cantines ne sont pas forcément dégueulasses, avec parfois de vrais cuisiniers qui ne se contentent pas d’ouvrir des boîtes ou des sachets surgelés. Je ne pouvais pas forcer les gosses à manger, attachés à leur chaise un entonnoir dans le bec, mais je leur faisais les gros yeux revolver en leur demandant de « goûter avant de dire que tu n’aimes pas, si tu manges rien dans une heure quand tu seras en classe t’auras faim et tu seras obligé d’attendre la sortie » (les gamins avalaient sans broncher) (on m’appelle la mère fouettarde).
Beaucoup d’enfants ne touchaient pas les fromage emballés sous vide et les fruits. Je les récupérais ensuite pour les redistribuer aux gosses estomac sur pattes comme moi, qui me regardaient ensuite comme la mère noël « oh une clémentine, merci madame! » (ce qui change du père fouettard).
Un jour, une cantinière vient me voir :
« On n’a pas le droit, c’est interdit !
- Ben pourquoi ?
-Pour des questions d’hygiène !
- Attends, c’est des oranges et des bananes là, ils vont pas manger la peau ! Et tu parles d’une hygiène, on pioche nos couverts et nos tranches de pain dans des bacs communs, les autres ne disent même pas aux gamins de se laver les mains avant de manger, c’est dégueulasse ! Je suis tout le temps malade depuis que je bosse ici. (et je ne l’ai plus été dès que j’ai quitté l’école, je n’ai pas vu mon médecin traitant depuis deux ans).
- C’est interdit.
- Bon alors, si je n’ai pas le droit de redistribuer la bouffe, je la garde pour moi !
- Ah non, ça c’est du vol. Un ex employé a été renvoyé pour ça. »
J’ai bravé cet interdit stupide.
Lutter contre le gaspillage est aussi une question de bon sens. J’ai souvent vu des cantinières servir des énormes louches d’épinards aux gamins, alors que tout le monde sait qu’ils détestent ça en général. Même moi j’avais du mal à finir mon assiette copieusement garnie (mais l’estomac sur pattes a toujours tout mangé ! j’ai dû souffrir de la faim dans une vie antérieure). Ensuite, comme les cantinières avaient mal calculé la quantité de nourriture, le cuisinier était obligé d’en refaire, et en attendant la cuisson, la file d’attente s’éternisait dans la cantine, les gamins se chamaillaient en entamant des duels à la fourchette… tout cela pour des épinards qui finissaient tout de même à la poubelle.
Autre documentaire, jeudi, Arte nous montrera peut-être si l’on peut voyager dans le temps comme dans les livres de mes chouchous Philip K.Dick ou HG Wells, avec « La magie du cosmos, l’illusion du temps ».
Mercredi, autre témoignage indispensable de la semaine, Arte rediffuse à 23 h si vous l’avez raté la première fois « Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde ». Edifiant, mais il fait plutôt partie des « documentaires qui donnent envie de se réfugier dans une grotte ». Ou d’agir ?
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14/10/2012
La rubrique nécrologique et les films de la semaine : Frank Alamo,This is England, Red Riding 1980, La vie des autres...
Jeudi, 17h30, au boulot. Silence de mort dans l’open space m’a tuer. Je traîne discrètement sur Twitter. Je lis la dernière dépêche du Monde diplomatique de Voici et je ne peux m’empêcher de m’exclamer :
« Oh purée, Frank Alamo est mort ! »
Tous les regards se braquent sur moi. Je viens de me faire griller en plein glandage. En même temps je suis censée finir le travail à 17 heures, enfin, plutôt 17h15 car j’arrive tous les jours sans exception en retard depuis deux mois (ça se sent que je suis motivée par ce job hein ?) donc j’ai bien le droit de glander sur Internet.
- Bah, qui c’est ?
- Mais si, enfin ! (je chante tout en twistant sur ma chaise) Biche ô ma biche, lorsque tu soulignes, au crayon noir tes jolis yeux… »
Collègue sympa : - oui hihi, j’aimais bien ! « biche ô ma biche, moi je m’imagine… »
Je reprends en chœur, haussant la voix et me levant pour l’inviter à danser : « que ce sont deux papillons bleus ! »
Air consterné des autres grincheux.
Malheureusement pour eux, j’ai squatté le bureau jusqu’à 19 heures parce que j’attendais le bon moment pour me rendre à un spectacle, ils ont donc dû subir ma chansonnite de radio Nostalgie. Certains ont quitté le travail plus tôt que d’habitude…
Frank Alamo est donc mort jeudi, de la maladie de Charcot, la veille de son anniversaire. C’est quand même pas de bol, il a manqué le gâteau et les 70 bougies à souffler (« fais un vœu… ») Il se nommait en réalité Jean-François Grandin (ce qui est tout de suite beaucoup plus commun) et a choisi son pseudonyme en référence au film de John Wayne. Il s’est spécialisé dans la reprise en français de chansons anglo saxonne à succès. Aujourd’hui on se plaint que nos compatriotes chantent en anglais, mais « je me bats pour gagner » sonne moins bien que « A hard day’s night »… Fort Alamo a également assiégé une autre chanson des Beatles, « Je veux prendre ta main ». (petit quiz on connaît la chanson : quel est le vrai titre anglais ?)
A la télé ce soir, France 4 diffuse souvent des films intéressants le dimanche, à … MINUIT ET DEMI. Par exemple Super size me, le documentaire sur MacDo la semaine dernière, ou il y a quelques temps le superbe My summer of love, avec l’ensorcelante musique de Goldfrapp (voir le lien). Je remercie pour une fois mes insomnies qui m’ont permis de redécouvrir My summer of love, qui m’avait déjà emballé des années auparavant, avec la magnifique Emily Blunt et l’acteur Paddy Considine, je vous en parlais la semaine dernière.
Ce soir justement, This is England, un film du copain de lycée de Paddy Considine, Shane Meadows. Dans This is England, le réalisateur raconte sa propre jeunesse, au début des années 80, dans un milieu pauvre où le chômage règne : celle d’un garçon de 12 ans mal dans sa peau, qui rentre dans un groupe de skin head… Il ne présente pas simplement un témoignage social dur et sombre sur les années Thatcher, à la Ken Loach ou Mike Leigh, mais aussi un film sur l’adolescence et ses découvertes. Il n’est pas aussi léger que La boum c’est sûr, mais on rit parfois ! Shane Meadows, tout comme son ami Paddy Considine, s’est sorti de ce « déterminisme social » " En venant d'une ville comme Uttoxeter, personne ne s'attend à ce que vous deveniez réalisateur. En un sens, ma réaction face à cette violence a été l'élément déclencheur pour que je sorte de ce mode de vie."
Paddy Considine n’apparaît pas dans This is England, mais on peut le voir lundi sur Arte, dans la suite de Red riding (j’espère que vous avez vu le premier que je vous avais conseillé la semaine dernière !) Ce deuxième film se déroule en 1980. Considine y incarne comme souvent un justicier, le seul flic honnête dans une ville corrompue, qui se bat pour éclaircir le mystère de fillettes enlevées depuis des années… J’ai retenu ce dialogue dans le premier film, où le rôle du type intègre était tenu par un journaliste consciencieux (qu’on assassine la séquence suivante en maquillant le meurtre en accident) :
« -T’as jamais eu envie de nous délivrer du mal ? »
L’autre journaliste (le jeune Andrew Garfield) rigole.
Journaliste consciencieux : - Le mal triomphe par l’inaction des gens de bien ». (sur la photo : vas-y Paddy, te laisse pas intimider !)
Le même soir, en première partie de soirée, la nouvelle chaîne D8, rachetée par Canal +, propose des œuvres diffusées précédemment sur canal, comme par exemple lundi la série Braquo et le très bon La vie des autres. Dans ce film, un officier de la Stasi espionne un couple d’artistes soupçonné de diffuser des idées anti communistes. La paranoïa et la tension de cette époque sont parfaitement retranscrites, mais le film raconte aussi l’histoire touchante d’un homme qui s’éveille et se rebelle.
Mardi, W9 programme Babe, le cochon devenu berger, un joli conte que j’avais trouvé très novateur lors de sa sortie en 1995.
Jeudi, D17 ex Direct star, programme Batman le défi de Tim Burton. Je trouve que ses films sont de moins en moins bons depuis La planète des singes en 2001, film où il a rencontré sa femme Helena Bonham Carter. Elle n’est pas une très bonne muse. Alice au pays des merveilles ou Sweeney Todd ne valent pas Edward aux mains d’argent, Mars attacks ou Ed Wood … j’ai vu l’exposition Tim Burton à Bercy. Elle était intéressante (on voyait l’incroyable costume et les ciseaux-mains d’Edward, ou l’un de ses premiers courts métrages) mais les innombrables dessins étaient affichés à la suite sans véritable tri, on frôlait l’overdose.
Mardi, suite avec les documentaires à ne pas rater cette semaine. Pour une fois, ils ne seront pas classés dans la catégorie « documentaires qui donnent envie de se réfugier dans une grotte » car ils proposent des solutions et des actions concrètes ! Le mal triomphe par l’inaction des gens de bien…
23:05 Publié dans On connaît le film | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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07/10/2012
La rubrique nécrologique et les films de la semaine : Claude Pinoteau, Red Riding, Le cerveau...
Claude Pinoteau s’est éteint vendredi 5 octobre, à l’âge de 87 ans, des suites d’un cancer. Le réalisateur est surtout connu pour son film devenu culte et emblème de toute une génération d’adolescents, La boum, qui donna son premier rôle à Sophie Marceau. Pinoteau a également révélé la jeune Isabelle Adjani dans La gifle.
Comme tout le monde, enfin surtout les filles, j’ai souvent regardé La Boum lors de ses passages à la TV. J’aimais bien les rebondissements comico romantiques (ah, lorsque Matthieu met le casque sur les oreilles de Vic et qu’ils dansent le slow « dreams are my reality… ») Certaines répliques me faisaient marrer, comme « et ça fait longtemps que tu fais ça ? » - « oh, environ 2 minutes 30 ! ».
Pourtant je ne voyais pas du tout La Boum comme une représentation de ma propre jeunesse. Déjà, j’ai découvert le film enfant, je n’étais pas assez grande pour sortir, et quand j’ai atteint l’âge, on ne m'invitait pas à ces soirées (« je ne dois pas sentir comme il faudrait l’argent et le succès, et ça me vexe »). Je ne faisais pas partie d’une bande (mais j’avais des amies hein). Je n’appartenais pas au même milieu social bourgeois et aisé (la mère de Vic est dessinatrice et son père dentiste). Je n’avais pas des parents cool et une grand-mère dans le coup (la mienne, enfin celle qui me restait à l’époque, n’avait jamais quitté son village et n’était allée au cinéma qu’une seule fois dans sa vie, pour voir La vache et le prisonnier en 1956). Je n’avais pas de parents ayant peur de se séparer. Ca va vous paraître étrange mais je ne connaissais aucun enfant de divorcés (c’était avant d’arriver à Paris et de voir qu’un couple sur deux s’y séparent !) Bref, je regardais La boum comme une curiosité, un miroir sur un monde inconnu, et non le reflet de mon adolescence.
Je ne m’identifiais pas non plus à La gifle, où Isabelle Adjani quitte la maison parce que son père, Lino Ventura, qui l’élève seul, à osé lui mettre une gifle, mais j’appréciais plus l’atmosphère de ce film.
Pinoteau a souvent fait tourner Lino Ventura, dans des films d’espionnage ou policier : Le silencieux, La septième cible, L’homme en colère. J’aimais bien ces films plus légers aussi, comme Le grand escogriffe avec Yves Montand et Claude Brasseur, ou dramatique et romantique, comme La neige et le feu, avec Géraldine Pailhas et Vincent Pérez.
La télé rend hommage à Claude Pinoteau ce soir avec La boum sur NT1.
Direct 8, pardon, la nouvelle chaîne D8, programme Million dollar baby de Clint Eastwod, émouvant parcours d’une femme blessée par la vie qui décide de se battre en devenant boxeuse justement, avec un Clint parfait en manager grincheux. J’entendais chougner dans la salle de cinéma lorsque je l’ai vu la première fois, mais je trouve tout de même Gran Torino et L’échange plus poignants.
La soirée continue avec le très sombre Mr73 d’Olivier Marshall, que j’avais classé dans mon top ten de l’année 2008.
Lundi, ne ratez pas sur Arte la trilogie Red Riding, adaptée des polars de David Peace. C’est Electra qui me l’a conseillé la première fois et je l’en remercie beaucoup. Cette histoire de corruption et de pédophilie dans une région pauvre de l’Angleterre a été un choc, surtout pour le premier film, avec une mise en scène superbe, originale et audacieuse de Julian Arnold.
Dans le second volet tourné par James Marsh et qui sera diffusé lundi prochain, on voit en plus Paddy Considine, que je considère comme l’un des meilleurs acteurs anglais, presque inconnu en France malheureusement. Considine a écrit l’excellent et déjà éprouvant Dead Man shoes, réalisé par son ami Shane Meadows, et a sorti son premier film en tant
que réalisateur cette année, Tyrannosaur, qui me rappelle un peu par son aspect social et glauque mon film culte Série noire d’Alain Corneau. J’ai aussi repéré les aspects autobiographiques très touchants, qui transparaissent toujours dans une première œuvre, même si elle ne raconte pas une histoire vraie (ouf !) La musique de Tyrannosaur signée par The leisure Society est magnifique, je l’écoute quasiment tous les jours (voir le lien) (Electra va encore dire qu'elle est triste).
Passons à un registre plus joyeux, avec une de mes comédies préférées, jeudi sur France 3 : Le cerveau de Gérard Oury, avec Bébél, Bourvil et David Niven. Je possède toute la B.O, et je chante l’excellente « Who’s got a computer for a mind ? The Brain ! Who’s got an IQ like an Einstein ? The brain ! » dès qu’une idée lumineuse me vient à l’esprit (c'est-à-dire pas souvent).
Le cerveau est un « feel good movie » comme on dit maintenant, qui enchaîne les gags et les répliques hilarantes, que je cite bien évidemment à tout bout de champ et dont peu de gens saisissent la référence (j’aime me prendre des flops) :
Par exemple quand on ne répond pas à un bonjour : « coucou ? coucou ! coucou ? ben pourquoi il dit plus coucou ! »
Et bien entendu la scène que j’ai envie de rejouer au travail à chaque fois qu’une personne arrogante se plaint au téléphone (à 5.30 mn sur l'extrait):
Bébel, mieilleux : - Allooo ?
Voisin : - C'est bien au monsieur anglais du 6ème que j'ai l'honneur de parler ?
Bébel, horripilant : - Ouiii ?
Voisin : - Je suis à bout, Monsieur. Qu'est-ce qu'il se passe chez vous ?
Bébel : - Il se passe que je vous emmerde, Monsieur. Vous, votre affreux boudin de femme, et votre sale chat. »
On retrouve ensuite Bébel avec Alain Delon, dans le classique Borsalino de Jacques Deray, avec la cultissime et entraînante musique de Claude Bolling (si vous ne connaissez pas, on ne peut rien faire pour vous)
Pour les abonnés canal +, mardi, un documentaire consacré à Roman Polanski, jeudi Homeland ou Polisse sur canal+ cinéma, et vendredi la comédie L’arnacoeur.
Et vous, aimez-vous ces films ? Qu’avez-vous vu cette semaine ? Petit quiz on connaît la chanson aussi.
20:43 Publié dans On connaît la chanson, On connaît le film | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : télé, cinéma, canal +, claude pinoteau, la boum, le cerveau, paddy considine, tyrannosaur, red riding |
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16/09/2012
Papillote tricote et A la télé cette semaine
J’aurais bien conseillé l’excellent Les infiltrés de Scorsese, remake de l’excellent Infernal Affairs, mais TF1 le déprogramme pour mettre à la place l’excellent Mais où est donc passée la 7ème compagnie ? en hommage à Pierre Mondy.
J’aurais pu aussi enfin écrire la rubrique nécrologique… Mais vous n’avez toujours pas répondu à la devinette ! J’ai compris, on s’en fout de mes films. Ou alors, en n’écrivant pas de l’été, j’ai perdu tous mes lecteurs et ne me retrouve plus qu’avec les requêtes tapées sur google, dont la plus demandée est bizarrement « comment devenir syndicaliste » (Pourtant je ne le suis pas, et les employés français sont parmi les moins syndiqués en Europe). Je lis aussi d’autres loufoqueries comme « Jeannie Longo a une tête bizarre » ou « chat qui tricote ». Mais pas de demande cinématographique.
Donc j’ai bien reçu le message. Mémé va parler tricot. Justement ça tombe bien, vous savez que Papillote tricote.

N'essayez pas de retrouver le modèle, je l'ai inventé. Je le trouvais trop monochrome, triste et monotone et m'ennuyais au bout de trois rangs en utilisant une seule laine, alors j'en ai mélangé 3... (j'aime me compliquer la vie). J’ai même réussi à finir mon gilet pour bébé de l’hiver dernier… cet été. Heureusement j’avais prévu le carnage et tricoté large. (J’ai choisi directement du 3 ans pour un enfant d’un an et demi) (Si vous voulez un pull pour votre prochain bébé, prévenez-moi avant même sa conception). (Enfin je ne compte pas me lancer dans une carrière, un seul représentait déjà un exploit…)
En revanche, une qui adore tricoter et veut bien le faire pour les autres, c’est ma mère. Elle a même confectionné une vingtaine de vêtements pour ma poupée d’enfance. Voici quelques photos, je vous mettrai les autres plus tard. Attention, si ça continue le site va devenir un blog de mode. D’ailleurs je ne vous ai jamais raconté mémé sortie de sa cambrousse invitée à un défilé de la fashion week… Heureusement le public n’était pas éclairé et on nous voyait pas trop, mon vieux jean et moi.
Pour ceux qui sont encore intéressés par la rubrique ciné, je vous conseille Lundi sur Arte l’excellent 7h58 ce samedi-là de Sidney Lumet, un thriller noir, histoire de famille au scénario implacable.
Mardi, le film d’animation Wall-E sur W9.
Mercredi, Les regrets de Cédric Kahn sur Arte.
Jeudi sur NT1, Edward aux mains d’argent. L’expo consacrée à Tim Burton présentait l’incroyable tenue de Johnny Depp et ses fameux ciseaux-doigts, impressionnants, mais les photos étaient interdites…
Le même jour, Gulli diffuse Les mariés de l’an II de Jean-Paul Rappeneau, avec Bébel, comédie où souffle un petit vent de folie propre aux années révolutionnaires. A la même heure, France 3 propose Basic Instinct de Verhoeven, un de mes réalisateurs préférés.
Pour les abonnés canal +, Layer cake mercredi et La guerre est déclarée jeudi.
Alors les photos de tricot...

Vous remarquez que ma mère a tricoté non seulement la robe, la veste, mais aussi les chaussons assortis, modèle "avec le petit lacet qui se boutonne sur le côté". (ça se sent que je ne suis pas blogueuse mode et ne connais pas les termes, hein ?)

Elle va la tomber, tomber la chemise (ça se sent que je ne sais pas quoi dire ?)

et une autre tenue :

Parfaite pour emmener votre poupée à une soirée ou un mariage (quoi, ça ne vous arrive jamais ?)

Ma poupée est une star, il ne lui manque plus que les lunettes noires.

Elle porte aussi un noeud au col mais il se voit mal (ça se sent que je sais pas faire les photos ?)

D'autres tenues bientôt...
22:07 Publié dans On connaît le film, Si si, je suis une fille | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : télé, cinéma, tricot, comment faire des vêtements pour poupée, tricot pour poupée |
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09/09/2012
A la télé cette semaine : Thank you for smoking, L'incorrigible, Coup de torchon...
Bah alors, on ne joue plus, on ne devine pas combien j’ai vu de films en un an ? Ca ne m’encourage pas à remplir ma rubrique télé. Pour vous punir, je citerai donc sans m’attarder les films de ce soir uniquement. Peuh.
Les amateurs d’humour noir ne manqueront pas sur Arte Thank you for smoking de Jason Reitman (je vous conseillais Juno du même réalisateur dimanche dernier). Aaron Eckart campe le porte-parole des cigarettiers américains. Cette réjouissante satire dénonce les stratagèmes et la communication des « MDM, les marchands de mort », comme se nomment eux-mêmes les représentants des lobby du tabac, des armes et de l’alcool… Le film est suivi d'un documentaire montrant comment fumer était valorisé au 20ème siècle, avant d'être diabolisé aujourd'hui.
Ne ratez pas sur direct 8 L’incorrigible de Philippe de Broca, où Belmondo cabotine à merveille, comme dans Le magnifique ou L'homme de Rio. La première moitié du film est un pur régal, un festival de répliques d’Audiard :
Belmondo : Moi aussi, j'ai longtemps été seul. J'ai eu une jeunesse atroce dont j'aime mieux pas parler. Un père alcoolique, maman usée par les lessives... Je la revois dans la forêt couverte de givre, ramassant du bois mort, moi accroché à ses haillons…
- Vous étiez combien, chez vous ?
- Hôff... Au moins quinze.
- Quinze ?!
- Et puis alors des hommes ont commencé à défiler à la maison. Des militaires, surtout. Faut dire que maman était très belle. Vous l'auriez vue sur le grand escalier du vestibule, avec son boa autour du cou, en plumes de paon...
-Ah. Pour ramasser du bois, c'est pratique, ça...
- Non, alors si vous m'interrompez tout le temps, moi je perds le fil.
Belmondo : Eh ben faites pas cette tête-là, chef...
Le gardien de prison: On savait bien que vous partiriez un jour, mais on se disait : il fera peut-être une bêtise, il butera un gardien, et puis voilà, le jour où ça arrive, ça fait mal...
- Vous avez raison, le plus dur, c'est pour ceux qui restent.
- Ta vie coule comme une eau vive tandis que la mienne fuit comme un vieux robinet.
- Ne serait-ce qu'à cause de ton vocabulaire, tu ne connaîtras jamais l'atroce volupté des grands chagrins d'amour. Mais tout le monde n'a pas la stature d'un tragédien... Contente-toi du bonheur, la consolation des médiocres.
Sur France 2, le dessinateur Joann Sfar, auteur du chat du rabbin, utilise son univers onirique pour une biographie de Gainsbourg : par exemple le Mr Hyde que le chanteur imaginait pour justifier ses excentricités, Gainsbarre, est ici représenté par une marionnette. Eric Elmosnino, ressemblant étrangement à l’homme à la tête de chou, a reçu le césar du meilleur acteur. Laetitia Casta est aussi convaincante en Brigitte Bardot. Une biographie parfois incomplète (la dernière partie de la vie du chanteur), mais très originale.
Et sur les autres chaînes, comme si les bons films manquaient ce soir, l'hilarante comédie Mary a tout prix sur france4 et Sherlock Holmes sur TF1...
Si je n’ai pas le temps de l’écrire cette semaine (je travaille encore) (quelle idée) ne ratez pas Coup de torchon de Bertrand Tavernier jeudi sur France 3, avec Philippe Noiret♥♥♥ et Jean-Pierre Marielle♥♥♥, film que j’avais choisi d’étudier à la fac.
Et peut-être un jour si vous êtes sages et répondez aux devinettes que l’on vous pose, enfin le retour de la rubrique nécrologique (il y en a eu des morts cet été !) et les critiques des films vus au cinéma.
Et vous, qu’avez-vous vu cette semaine ? Aimez-vous ces films ?
20:32 Publié dans On connaît le film | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : télé, cinéma, coup de torchon, bertrand tavernier, l'incorrigible |
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02/09/2012
Un mois sans films, à la télé cette semaine : Juno, Fourmiz, Jane Eyre...
Un mois d’absence, un mois sans ordinateur, mais surtout un mois sans canal +, et carrément quinze jours sans télévision, donc sans films ! (Dans les locations de vacances, il fallait payer 40 euros la semaine pour regarder la télé, faut pas pousser). Les soirées semblaient parfois longues, mais je suis devenue imbattable au scrabble. Même si ma mère ne connaissait pas le si judicieux terme « geek », et ne voulait donc pas que je le place en mot compte triple, avec lettre double pour le k (ce qui faisait un total de 72 points tout de même) (en fait elle ne voulait tout simplement pas que je gagne encore.)
Je suis revenue mardi, et j’ai vite retrouvé les vieilles habitudes de mémé. Avant même de ranger dans le frigo les fromages qui puent de la ferme bio (mes voisins dans le TGV se réjouissaient) la viande et la charcuterie achetées en douce par ma mère (si je lui avoue que je n’ai pas fréquenté de boucherie une seule fois en 5 ans, je pense qu’elle frôle la crise cardiaque) les fruits et légumes du jardin (une tomate et une pêche se sont battues, puisque j’ai retrouvé leur sang étalé dans la glacière) mon premier réflexe a été d’allumer la télé, l’enregistreur dvd et l’ordinateur, pour voir si mes précieux se maintenaient en vie. (Ils ont 8 ans tout de même).
Et là le drame. Plus de canal + : « votre abonnement est arrivé à échéance ». C’est vrai, mais ils ne m’ont pas reconduit automatiquement ? Je prenais déjà le combiné du téléphone pour supplier : « vous ne pouvez pas me lâcher comme ça après 16 ans d’une fidélité sans faille, qu’est ce que je vais devenir, d’ailleurs pour me remercier d’être abonnée depuis si longtemps vous pourriez me faire une ristourne, sinon je me désabonne, comment ça vous ne m’en croyez pas capable ? » Ce coup de bluff n’a pas fonctionné l’année dernière, j’avais pourtant tenté la tactique dite "de la chouineuse" : « je suis au chômage, 33 euros par mois c’est trop cher ». Mais vu qu’il y aura bientôt plus de chômeurs que d’actifs, je devais être la 72ème de la journée à le dire. Puis j’ai réflexionné (parfois ça m’arrive) qu’avant de téléphoner sur un numéro 0800 à 49 euros la minute et 3 heures d’attente (environ) je pourrais peut-être lire d’abord leur site internet et la rubrique « les pannes les plus fréquentes ».
Résultat en 24 secondes chrono : si on se branche sur canal+ moins d’1h30 dans le mois, le décodeur ne fonctionne plus. Il suffit de replacer la carte mémoire et de laisser allumer une heure et ensuite zou, c’est parti pour le show, et c’est parti le stade est chaud. J’ai rattrapé mon retard canalplussien en regardant 9 films en 5 jours, et en enregistrant 4 autres...
J’ai vu par exemple Never let me go, triste et beau, avec Keira Knightley et Andrew Garfield. Super 8, décevant, m’enfin JJ Abrams, tu as pourtant écrit la géniale série Lost ? Cowboys et envahisseurs avec Harrison Ford et Daniel Craig, divertissant. Impardonnables de Téchiné, peu d’intérêt je trouve. Faut dire que j’en ai profité pour faire du sport devant la télé, comme souvent pendant les films français. Scream4, je ne me souvenais même plus l’avoir vu au ciné… je vois tellement de films, ce qui est aussi pratique car je ne me rappelais plus du tueur, c’est grave docteur ?
Je note les noms et réalisateurs des films que je vois, puisque sans ça j’en oublie. Comme on a passé le 1er septembre, donc une nouvelle année scolaire, j’ai fait le compte des films vus cette année, télé et cinéma compris. Devinez combien…
Rassurez-vous, je ne regarde pas seulement des films. Je lis aussi (seulement une trentaine de romans et d’essais cette année ; loin du compte « un livre par semaine ») je vois des expos, je sors, je me promène et fais du sport chaque jour, et même, parfois, je travaille !
A la base de ce billet, je voulais enfin reprendre la rubrique « à la télé cette semaine ».... Je vous conseille donc, en vrac :
Ce soir sur France 2 : Juno de Jason Reitman (réalisateur de Thank you for smoking et In the air) avec la ravissante Ellen Page (To Rome with love) et le tordant Michael Cera (Scott Pilgrim). A la première vision, j’avais trouvé ce film trop mode, trop branché, en prenant pour exemple les conversations sur les musiques, signifiant « on est cool et dans le coup ». Pas comme une mémé Beatles comme moi donc.
Ensuite vous pouvez regarder Rocky Balboa, sur la même chaîne. Contrairement à ce que je redoutais, Rocky (le premier étant le meilleur) n’est pas un film d’action pure avec un boxeur brute épaisse, mais propose au contraire un scénario intelligent, ancré dans la réalité sociale, avec un Stallone sensible et fleur bleue ! Dans ce dernier film, devenu vieux, il pleure sa bien-aimée et sa carrière passée.
Lundi, W9 programme Incassable de M.Night Shyamalan, quand le réalisateur de Sixième sens faisait encore de bons films (pas comme ses derniers Phénomènes » et Le dernier maître de l’air).
Pour les abonnés canal+, ne ratez pas la reprise des indispensables documentaires de spécial investigation, lundi et mercredi soir.
Mardi Gulli diffuse le sympathique film d’animation Fourmiz, où Z de Costa Gavras se pose beaucoup de questions (sa voix est très justement confiée à Woody Allen) et décide de sortir du rang.
Jeudi et vendredi, Arte prolonge l’été non pas indien mais anglais. Après les adaptations des romans de Jane Austen, voici celle de Charlotte Bronte avec Jane Eyre. Il faut d’ailleurs que je vous parle du film vu depuis plus d’un mois au cinéma, avec Michael Fassbender♥♥♥.
A la même heure, genre radicalement différent, avec Matrix sur NT1 ou encore New York 1997 de John Carpenter sur direct star.
Et vous, qu’avez-vous vu cette semaine ? A votre avis, combien ai-je vu de films cette année ?
21:27 Publié dans Je suis culturée, On connaît le film | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : télé, cinéma, canal+ |
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