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23/01/2020

Star wars, épisode 238

star wars 9.jpgJe ne me tracasse même plus à chercher le titre et le numéro de la saga, vu que les scénaristes qui sont payés des millions pour écrire le film ne sont pas fichus de peaufiner une bonne histoire.
Mémé a décidé de faire semblant d'être une jeune dans le coup en délaissant ses documentaires pour avoir la bonne idée d'aller voir ce blockbuster dès le premier week-end (c'est donc pour ça que j'écris dessus un mois après). J'ai dû acheter les billets 4 heures en avance pour obtenir une place et attendre 1 heure debout devant la salle (mémé avait mal au dos), entourée de mecs geeks bien plus jeunes que moi. Grand moment de solitude.

Je n'ai pas trouvé un grand intérêt à ce film, avec un scénario téléphoné qui semble écrit en 24 h chrono. Clairement on sent que JJ Abrams a pensé : "Des millions de fans espèrent notre film ? Va t'on leur faire plaisir en soignant le scénar ? Pas la peine, ils viendront quand même ! Ils étaient déjà déçus par les deux premiers volets, mais ils paient quand même pour voir la suite, alors pourquoi se tracasser en leur vendant une bonne histoire, autant les prendre pour des poires jusqu'au bout puisqu'ils en redemandent !

star wars babu frik.pngLes geeks vont voir Star wars pour les scènes de bataille dans les vaisseaux sombres, moi j'ai confondu avec un épisode de Notre planète, j'y vais pour les petits zanimaux mignons et les beaux paysages des mondes inventés (ça permet de voyager sans quitter son fauteuil). L'île verte et isolée des Porgs, le désert de Tatooine, la fôret d'Endor...
Mais là, beaucoup de ruines filmées la nuit, des vaisseaux délabrés abandonnés (mais avec l'électricité qui fonctionne après 30 ans d'immersion sous l'eau) des galeries souterraines... Allumez la lumière, inutile de dépenser des millions dans les décors, on ne voit rien ! Bref, rien qui donne envie d'acheter le guide du routard ("ça a l'air sympa chez Palpatine ! Tout confort, très accueillant ! 5 étoiles sur B&B !")

Comme tous les enfants (je ne suis pas seulement fan de Faites entrer l'accusé) j'appréciais les animaux craquants marrants, comme les ewoks ou les Porgs, sorte de pingouins du dernier épisode. Je m'attendais à revoir cet incontournable, d'autant + que la saga a été rachetée par Disney et qu'elle veut vendre des peluches. Mais là, elles sont où mes bestioles mignonnes ? C'est la vieille réparatrice de droïdes Babu frik qui est censée tenir ce rôle ? Cet espèce de ver de terre ratatiné, cette chenille sans poil (à part au menton), cette grand-mère de monsieur Caca de South Park à l'humour très lourd ? "Peluche" sous-entend un jouet doux et duveteux que les enfants aiment câliner, Disney veut traumatiser les gosses avec ce vers gluant ?
Comme toutes les gonzesses, j'aime bien les histoires romantiques. Que deviennent les feux de l'amour entre Rose qui aime Finn mais Finn qui préfère Rey (qui préfère vivre en ascète et sauver le monde) ? Le personnage de Rose, la pauvre amoureuse éconduite, est totalement délaissé. A la fin les scénaristes ont dû se rendre compte que ça manquait un peu de bisous, alors ils ont rajouté ce moment ridicule qui arrive de nulle part, (attention spoiler) avec ce baiser incongru entre Kylo Et Rey. Ils ont passé 3 épisodes à s'entre-tuer, mais là, pif paf, tiens pourquoi pas, faites l'amour pas la guerre, flower power, Palpatine, t'es plus in, Macron démission (un intrus s'est glissé dans le texte)

D'autres rebondissements me paraissent très faciles (spoiler) : Palpatine dont on avait enfin réussi à se débarasser et  qu'on avait laissé pour mort, mais le matou revient, le jour suivant, le matou revient, il est toujours vivant. Rey qui s'encombre de deux sabres lasers, on ne s'attend pas du tout hein qu'elle le refilera à son nouveau pote... Etc.
Je ne suis pas la seule déçue, Star wars 9 (oui j'ai fini par vérifier le numéro) est classé à juste titre comme le moins bon de la série.
Vivement la suite !

 

09/01/2020

First love, le dernier yakuza : un Tarantino nippon

cinéma"ni mauvais" Léo est un jeune boxeur qui après un coup à la tête, apprend qu'il souffre d'une tumeur incurable et va bientôt mourir. Déboussolé, il erre dans les rues de Tokyo, la nuit. Il croise ainsi un médium qui lui prédit un destin inverse, que sa vie sera longue et la rencontre avec son premier amour, imminente... Le jeune homme se retrouve alors nez à nez avec Monica, une callgirl toxicomane qui s'enfuit. Toute la nuit, ils vont être poursuivis par un policier corrompu, un yakuza, son ennemi juré et une tueuse envoyée par les triades chinoises. Voir la bande annonce ici.

Un film survolté, violent et drôle, qui rappelle incontestablement Quentin Tarantino. Le début m'a également fait penser au Fargo des frères Coen, avec cette galerie de personnages loser qui élaborent un vol, mais où rien ne se déroule comme prévu. Les décès s'accumulent dans un enchaînement de catastrophes digne d'un Destination finale. La scène avec la mamie est tordante, pour peu que l'on goûte l'humour noir et grand guignol. J'ai apprécié aussi la séquence en cartoon : manque de moyens peut-être pour tourner cette scène d'action, mais tellement originale et délurée !

Si vous appréciez ses références, vous aimerez forcément First love. Je fais  cependant le même reproche qu'au dernier Tarantino: le film aurait mérité d'être raccourci, car un tel déferlement de violence peut provoquer une saturation, et finit par se répéter : "il en reste encore beaucoup à tuer ?"
Cette remarque du réalisateur m'a fait sourire : "Le système de classification au Japon est progressiste. Ce film peut être vu par des enfants d'école maternelle s'ils viennent accompagnés par leurs parents. Cependant, je pense que les enfants n'iront pas voir ce film".
J'espère bien oui ! Sauf s'ils veulent être traumatisés à vie par les têtes qui volent. Takashi Miike, le réalisateur prolifique à la centaine de films, me semble néanmoins adouci depuis son Dead or alive et Audition.


 


21/10/2019

Once upon a time... in Hollywood

cinéma, Tarantino, hollywood, McCartney, BeatlesDes nouvelles de mémé train de retard toujours à la pointe de l'actu ! Mais je m'améliore : le film est encore en salles !
Tarantino situe l'action juste avant le massacre de Sharon Tate perpétré par la famille Manson, qui a sonné le glas de l'insouciance de la période hippie. Le cinéaste montre avec nostalgie une époque révolue, où les cheveux longs idées courtes s'incrustaient partout et étaient accueillis avec bienveillance. Je ne peux donc m'empêcher de citer comme un crin d'hippie sur la soupe Macca, ça faisait longtemps : dans son autobiographie, Les Beatles, les sixties et moi, (voir mon article en lien) McCartney raconte comment, avant 1969, il ouvrait facilement la porte de chez lui, buvait le thé avec ses fans, leur proposait même des boulots, comme promener sa chienne adorée Martha my dear ! (j'adore cette chanson à écouter en lien). Donc, message personnel : Coucou Paulo, je suis là ! J'ai l'habitude de faire du cat sitting si tu veux ! Appelle-moi ! Dans "she came in through de bathroom window" il décrit une groupie qui s'est introduit chez lui par exemple.

cinéma, Tarantino, hollywood, McCartney, BeatlesRevenons à nos pattes d'eph. On a tellement vanté les mérites du dernier Tarantino que je m'attendais à un chef-d'oeuvre d'humour décalé. J'ai été un peu déçue. Ok les parodies de films sont sympas, c'est drôle de voir Bruce Lee épinglé dans une scène comique un peu facile (c'est toujours marrant de voir un gars hautain qui se croit fort se faire mettre en pièces en deux secondes). J'espérais également plus de potins sur Hollywood comme a pu le faire Kenneth Anger dans son livre longtemps interdit, Hollywood Babylone, (voir mon billet en lien) mais à part Steve McQueen qui se désole de ne pouvoir serrer Sharon Tate qui préfère les Naboléon hommes petits et ambitieux, pas grand chose à se mettre sous la dent. J'attendais le massacre final avec impatience, me demandant si Tarantino allait réitérer le coup de Inglorious Basterds... et c'est vrai qu'il est jubilatoire. Surtout le lance flammes (rien à voir avec Romy dans Le vieux fusil !) Mais que de longs atermoiements pour en arriver là... C'est bien, mais interminable ! 2h40 ! Les films de Tarantino sont toujours longs et bavards, mais là, certaines scènes et dialogues n'ont pas d'intérêt, au point que je ne peux même pas les citer, je les ai oubliés.

Les deux acteurs principaux sont excellents. Di caprio représente à merveille l’ego fragile du comédien à la merci de l'opinion des autres (qui s'effondre à la moindre critique, et redécolle dès qu'on le félicite, même si les compliments viennent d'une enfant (la jeune actrice est impeccable, elle ira loin). Brad Pitt a toujours la classe et est toujours aussi sexy. 28 ans après Thelma et Louise, il réitère la scène du torse poil, et à 55 ans, il est toujours bien conservé ! 

Pour l'histoire du massacre de Sharon Tate, je vous conseille vivement le documentaire "Manson, les archives secrètes" qui dévoile les interviews des filles radicalisées par le gourou. Elles sont absolument fascinantes, des propos atroces prononcés par des enfants à l'allure innocente, d'une beauté d'ange, des yeux bleus magnifiques et perçants (comme l'actrice qui en incarne une dans le film, Margaret Qualley, qu'on a aussi pu voir récemment dans Donnybrook).
Quant au nouvel Hollywood débuté après le massacre de sharon Tate, vous pouvez lire Peter Biskind (le nouvel Hollywood, et Sexe, mensonges et Hollywood).

22/09/2019

Bilan je suis culturée : 44 films

parasite.jpgLes critiques sont à lire dans les liens :
6 Films au cinéma :
Coup de cœur :
- Parasite de Bong Joon-Ho
A voir :
- Captive state de Rupert Wyatt 
Pas mal :
- Us de Jordan Peele
- Greta de Neil Jordan
- Dirty god de Sacha Polak 
Bof
- Donnybrook de Tim Sutton

38 films Canal +, TCM, OCS, Netflix, Arte :

5 Comédies françaises :
cinéma, comédies, cinéma asiatiqueeCoup de cœur :
- I feel good de Benoît Delépine et Gustave Kervern

- La cité de la peur des Nuls
- Le pari des Inconnus
- Elle l'adore de Jeanne Herry
- Au poste ! de Quentin Dupieux

4 Comédies dramatiques :
Coup de cœur :
cinéma, comédies, cinéma asiatiquee- Captain fantastic de Matt Ross avec Viggo Mortensen♥

- Tully de Jason Reitman
- La mort de Staline de Armando Iannucci 
- Jeff who lives at home de Jay et Mark Duplass

5 Thriller / suspense / vengeance :
Coups de cœur :
cinéma, comédies, cinéma asiatiquee- The guilty de Gustav Mölle
- 3 billboards de Martin McDonagh

- Paranoïa de Steven Soderbergh
- La colère d'un homme patient de Raúl Arévalo
- Pale rider de Clint Eastwood

4 Cinéma asiatique :
Coups de cœur :
- Mother de Bong Joon-Ho
Le film le plus dramatique de Bong, où une mère tente tout pour prouver l'innocence de son fils, un simplet accusé de meurtre. Poignant, puissant. Voir la bande annonce.
- The host de Bong Joon-Ho
Déception :
- The third murder de Hirokazu Kore-eda 
J'avais beaucoup aimé Tel père tel fils, un La vie est un long fleuve tranquille version dramatique. Le sens de la famille et de l'honneur est aussi discuté dans ce film. Un homme risque la peine de mort pour le meurtre de son patron, mais ne s'accuse-t'il pas à la place de la fille de son employeur pour la sauver ? Bonne idée, mais on comprend très vite de quoi il retourne, un court métrage aurait suffi...
- Une pluie sans fin de Dong Yue
Le film aussi. Et que je te fais un gros plan sur le visage impassible pendant 3 minutes, et que je te bois un thé pendant 8... Inter-minable. L'histoire ? Il n'y en a pas vraiment. Un type est obsédé par les meurtres de jeunes femmes et mène sa propre enquête. Mais il passe plus son temps assis à dévisager sa copine sans lui parler ni la toucher qu'à enquêter. Un grand film d'action donc. Je m'attendais à un Memories of murder, la bande annonce lui ressemble et suscite l'intérêt, mais il ne lui arrive pas à la cheville. Il ne suffit pas de copier l'ambiance et mettre de la pluie tout le long pour faire un grand film noir.

7 Films d'animation :
Coup de cœur :
cinéma, comédies, cinéma asiatiquee- Dans un recoin de ce monde de Sunao Katabuchi

- Your name de Makoto Shinkai
- Okko et les fantômes de Kitarô Kôsaka
- Shrek 2
- La belle et le clochard
- Le roi lion
- La belle au bois dormant

6 films d'horreur  : 
Coup de cœur :
cinéma, comédies, cinéma asiatiquee- Les bonnes manières de Juliana Rojas et Marco Dutra

- Mr Babadook de Jennifer Kent
- Conjuring de James Wan
- Insidious 1 et 2 de James Wan
- Ça de Andy Muschietti
- La maison du diable de Robert Wise 

4 SF / Science-fiction / fantasy :
Coup de cœur :
cinéma, comédies, cinéma asiatiquee- Aniara de Pella Kågerman 

- Cloud Atlas de Lana Wachowski 
- Dans la brume de Daniel Roby
- Princess bride de Rob Reiner

3 Biopics :
- A very english man de Michael Winterbottom
- The invisible woman de Ralph Fiennes (biographie Dickens)
- La douleur de Emmanuel Finkiel (biographie Duras)