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03/11/2014

Le Karambolage de l'estomac sur pattes

travail, comment supporter les collègues de bureau, je mange donc je suis, mon goûter, c'est sacré, papillotes en chocolat de noëlUne collègue Argentine est installée en France depuis quelque temps. Elle aime comme moi chercher les ressemblances et différences entre nos deux cultures, un peu comme l’excellente émission Karambolage le fait entre les Français et les Allemands.

Alors que je suis en train de manger ma banane et mon carré de chocolat pour le goûter (je ne peux malheureusement pas transporter mon cacao chéri et mes tartines au boulot, ça ferait désordre) elle s’exclame, avec son délicieux accent chantant :
« J’ai remarqué une chose chez vous les Français. Quand vous êtes petits, vous prenez un goûter à 4 heures. Mais vous ne perdez pas l’habitude quand vous êtes grands, c’est marrant »
Moi, croquant mon carré de chocolat : - Oui ! Les Français sont réputés pour leur goût de la bonne chère. Il est logique de prendre un goûter, scronch scronch, on mange à l’aube vers 8 heures le matin avant d’aller bosser. On déjeune à midi. Pourquoi devrait-on ne remanger qu’à 8 heures le soir ? On prend donc un goûter, comme ça on mange toutes les 4 heures, c’est équilibré, scronch scronch.

Autre collègue, yeux ronds : - Ben non, je ne prends pas de goûter moi…
Autre collègue : - Moi non plus…
Autre collègue, sur un ton blasé : - Nan mais laisse tomber, si tu veux étudier les Français, ne prend pas Papillote comme exemple ! Elle n’est pas un modèle de Français moyen. Les gens « normaux » arrêtent de prendre leur goûter quand ils deviennent grands.
Moi : - M’enfin ?! (scronch ?)

travail, comment supporter les collègues de bureau, je mange donc je suis, mon goûter, c'est sacré, papillotes en chocolat de noëlJe suis pourtant un exemple de maturité, un modèle à suivre ! Pour parodier Coluche, "le Français, je le suis très mieux que vous et je vous merde !"
Moi : - C’est très bien de prendre un repas toutes les 4 heures, en prenant un goûter, ça évite de trop manger le soir (et de stocker les graisses la nuit, tu devrais en prendre de la graine, toi Moby Dick qui es en surpoids)

Moby Dick : - Pourtant avec tout ce que tu manges à la cantine, c’est dingue que tu aies encore faim à 4 heures !
Je précise que je prends les plats classiques plus équilibrés et meilleurs je trouve, légumes viande ou poisson, alors que Moby Dick choisit systématiquement les frites et pizzas industrielles…

Je me suis donc déjà fait repérer comme l’estomac sur pattes.
Moby Dick, devant le regard réprobateur de l’ensemble des collègues, dit d’une voix triste : - Enfin, tu peux te permettre de manger autant…"
C’était donc ça, de la pure jalousie de baleine devant un corps de sirène
C’est bientôt l’heure des papillotes en chocolat de noël, que j’ai toujours en poche (cette année, ma dernière papillote a tenu jusqu’à Pâques). Devinez qui n’en aura pas…

Je vous laisse, c’est l’heure du repas.

 

 

03/01/2012

Le père noël n'est pas une ordure

noel 2011.jpgMoui moui je sais, la rentrée, la nouvelle année, les bonnes résolutions etc… Pour une fois, je n’ai pas envie de citer mes cadeaux de noël, mes objectifs à tenir  (que je ne suivrai pas), faire le bilan... On peut faire comme si 2011 n’avait pas existé, ni vu ni connu on passe à autre chose ? Comme dirait Chandler, « imagine que Martin Luther King ait dit "j’ai fait un rêve… mais j’ai pas envie d’en parler». Ben moi c’est un peu pareil (en fait j’ai surtout fait des cauchemars). Laissez passer les rêves, j’irai au bout de mes rêves là où la raison s’achève, ce rêve bleu je n’y crois pas c’est merveilleux.

litchi table.jpgBon d’accord, je parle de noël... J’ai bien mangé, j’ai bien bu, j’ai la peau du ventre bien tendue (et deux kilos de plus). Les chats en ont bien profité aussi. Ils sautaient sur la table pour renifler nos assiettes. (Sur la photo, Litchi reluque le canard). Ma mère ne se formalisait même plus (mais on sait tous qui sont les vrais maîtres de la maison).
En revanche, chez mon frère, les chats qu’il a trouvés ne dominent pas encore: regardez-les dehors, devant la cuisine, sentant et voyant à travers la vitre la pintade et la terrine de poissons en train de cuire… Ils implorent, debouts sur leur petites pattes, qu’on leur ouvre la porte pour leur donner à manger… (On leur a laissé le gras conséquent de la viande et la peau des poissons, qui remplissaient bien un repas entier. Bref, c’était aussi noël pour les chats.)
chats trouvés mangent.jpgAu fait, sur tous les chats que mon frère a recueillis, deux générations, les deux mères ont disparu (j’ai lu dans un livre qu’elles partent souvent quand les chatons sont sevrés, la mère de Papillote a fait pareil) Mon frère a réussi à en donner deux, les plus beaux et les plus câlins… Il ne lui reste donc plus « que » quatre chats. Plus un cochon d’inde et un poisson rouge. C’est l’arche de Noé chez lui. D’ailleurs les chats apprécient la proximité de leurs proies favorites... J’en reparlerai bientôt…

Voyez mon beau sapin, roi des forêts, décoré le 24 décembre à 22h30, juste avant de manger ma bûche d'anniversaire... (mieux vaut tard que jamais).

papillote heureuse.jpgQuand Papillote était petite, elle s’amusait à sauter dedans pour faire tomber et casser toutes les boules, mais maintenant le panda obèse n’a plus envie de pratiquer le kung-fu et préfère dormir toute la journée. Vous pouvez vérifier sur les photos, où le chat prend toute la place sur le canapé pour ne laisser que le coin à ma mère. Quand j’essaie de déplacer le panda pour avoir au moins 30 cm pour m’asseoir, ma mère se désole « oh ! T’as réveillé Papillote ! Elle dormait si bien !) On ne sent pas vraiment le chat malheureux, mal nourri, délaissé par ses maîtres… non ? Tout le monde veut devenir un cat... (sur la deuxième photo, Papillote entrouve un oeil qui signifie : "Qu'est ce que tu me veux ? Tu crois tout de même pas que je vais me bouger non ? Tu vois pas que tu déranges ?)

papillote canape.jpgPour les cadeaux, ben, en digne estomac sur pattes, j’ai surtout reçu de la bouffe et de quoi cuisiner. Les fameux cadeaux utiles : une poêle parce que j’ai cramé la mienne, trop concentrée sur le film que je regardais (Hot Fuzz) j’ai oublié de surveiller mes patates. Il ne me restait plus qu’une minuscule poêle où tient à peine un œuf au plat, et une gigantesque pour une famille de 4 personnes (je vous laisse deviner laquelle l’estomac sur pattes utilisait).
Comme chaque année au moment du départ, ma mère m’a rempli ma valise de nourriture. J’ai donc retrouvé coincés au milieu de mes pulls des pots de confiture et de crème de châtaignes maison... Même en ayant vidé ma hotte de père noël (j’aime beaucoup offrir des énormes livres que je dois trimballer ensuite sur 500 km) ma valise était encore plus remplie au retour, avec une boîte de canard du sud ouest de 800 grammes, deux kilos de noix du jardin (deux kilos que l’écureuil me piquera pas, non mais !) un kilo de miel, des sachets de chocolats et de papillotes, une bouteille de génépi…
 J’ai reçu aussi une « liqueur du vieux garçon » faite par ma mère (vieux garçon ? comment je dois le prendre ?) La recette est très simple : rajoutez couche après couche, au fil du printemps et de l’été, les fruits en excédant dans votre jardin ou chez votre primeur, en recouvrant d’eau de vie et de sucre… Laissez mariner une saison, vous pouvez boire à noël. (Ma mère m’a fait un mélange de groseilles, cassis, pêches, prunes, raisins, pommes et poires du jardin). Elle a reçu en cadeau (gagné avec un abonnement magazine) 24 chansons de noël et un double CD des choeurs de l'armée rouge. J'ai été ravie d'écouter Tino Rossi et ses compères toute la soirée du réveillon. (mais ils n'ont pas réussi à m'écoeurer de la dinde).

Pour les bonnes résolutions, me remettre au sport quotidiennement (ces derniers mois je n'en faisais plus qu'une ou deux fois par semaine, l'hibernation sans doute), me remettre à lire un livre par semaine comme les années précédentes (en 2011 je devais en lire un par mois), faire plus de sorties culturelles (dommage d'habiter Paris et de pas en profiter). Manger moins est un objectif bien entendu que je n'ai jamais réussi à tenir.

Pour les bonnes résolutions bloguesques, j’ai encore écrit régulièrement cette année, et même tous les dimanches (lorsque j’avais internet) une rubrique télé. Pourtant j’ai aussi rédigé une cinquantaine (!) de billets jamais publiés, des anecdotes liées à l’actualité souvent… Je ne risque pas de fermer ce blog « parce que je n’ai plus rien à raconter » comme le font parfois certains, car comme vous le savez, je suis comme le professeur Rollin, j’ai toujours quelque chose à dire. J’avais proposé l’an passé d’évoquer les livres que je lis, bonne résolution suivie à la lettre comme vous avez pu le constater… Je  ne vous promets pas de me rattraper… Je vais tenter de faire une nouvelle rubrique régulière, de musique, particulièrement bande originale de films (et je ne parlerai pas que de McCartney, promis !)

Et vous, ces fêtes ? Je suis curieuse de savoir ce que le père noël vous a apporté, de quels plats succulents vous vous êtes goinfrés, vos anecdotes amusantes… Racontez-moi dans les commentaires.

27/04/2011

Coup de vieux encore

pâques, chercher les oeufs en chocolat, coup de vieuxJe téléphone. Une fille répond.
Moi (étonnée) : "Euh bonjour… je suis bien chez (Pierrepauljacques) ?
Fille (méfiante): oui c’est bien chez lui. (sèchement) : c’est de la part de qui ?
Elle doit s’imaginer une rivale…
Moi : - Papillote..
Un blanc glacial. Elle doit vraiment s’imaginer une rivale.
Moi : …Papillote, euh… sa… tante
Fille, (soulagée) : aaaaaahh ! d’accord ! Je vous le passe !"

pâques, chercher les oeufs en chocolat, coup de vieuxSa tante. Mon neveu m’appelle toujours par mon prénom. Me présenter comme sa tante, je trouve que ça fait vieille bique, genre Tatie Danielle. (voir le lien "j'ai perdu ma tatiiie!!) Puis maintenant que mon neveu est grand (19 ans) et que moi je n’ai toujours pas mûri, l’écart se resserre. Quand on nous voit côte à côte, on me donne à peine quelques années de plus.

D’ailleurs je lui dis :
- Tu viens pour les vacances ?
- Je sais pas si j’aurais le temps, je travaille
- Ah oui, tu travailles, toi…Ben dis-moi vite, pour que je prenne mon billet de train quand tu seras à la campagne
- J’irai peut-être faire un saut, mais au dernier moment, avec ma voiture
- C’est vrai, toi t’as une voiture et ton permis
- T’as pas le permis ?
- Ah ben non, je suis pas majeure dans ma tête moi ! »

Je comprends mieux pourquoi, malgré mes propositions, mon neveu préfère téléphoner à ma mère, donc à sa grand-mère, pour demander des avis pratiques pour l’administratif, les papiers à remplir dans son premier appart seul... J’exagère, car je lui ai quand même donné plein de conseils.Miss bobo-là a par exemple tout de suite pensé : "Faudrait que tu vérifies auprès de la mutuelle si tes parents te couvrent encore ! Sinon, tu peux prendre celle-ci qui est très bien pour les lunettes, mais celle-là est mieux pour les dents, par contre le niveau 2 ça devrait te suffire… ah, t’es jamais malade toi ? Nan mais c’est important quand même !" Écoute les précieux conseils de la fille qui a mal partout.

pâques, chercher les oeufs en chocolat, coup de vieuxMon neveu demande aussi l’avis de son père, lequel je vous le rappelle, cherche encore les œufs en chocolat que les cloches font tomber dans le jardin à Pâques. Cette année pour la première fois, je n’étais pas en famille pour le week-end pascal. J’hésitais à m’acheter une poule en chocolat et à la cacher moi-même dans mon studio, mais je crois que je l’aurais vite retrouvée…

Mon frère m’a encore téléphoné pour me narguer : « tu entends ce petit cliquetis ? Ce sont les œufs à la confiture et la friture cachés dans ma poule en chocolat ! mmh, j’en mange un (la bouche pleine) « mmmh, que ché bon ! Et ben tu sais quoi ? Ta belle sœur elle a encore triché, elle a mangé un bout de sa poule avant qu’on la cache ! Elle m’a dit de pas le répéter, mais tu me connais j’ai tout rapporté ! » (j’entends ma belle-sœur au loin) : « oh non hein ! fallait pas le dire !»

Nan, mais on est très matures dans la famille. Mon neveu, à 19 ans, m’a répondu qu’il ne cachait pas les œufs dans le jardin car « il était un peu vieux pour ça ». Ah, ces jeunes, de mon temps… enfin, il faut bien que jeunesse se passe. Un jour, il sera grand, il cachera enfin les œufs dans son jardin.
D’ailleurs vous pouvez relire ici le dernier week end pascal : « papa a mangé les oreilles de mon lapin » Vous pouvez aussi jeter un coup d'oeil sur l'excellent site Coup de vieux.

Et vous, vous avez cherché les œufs ou vous êtes trop grands pour le faire ?

17/03/2011

Mon interview gourmande chez Chocoladdict

cuisine au beurre.jpgLa Lyonnaise Chocoladdict a laissé l’estomac sur pattes parler cuisine… (voir le lien en rose)
Comme le soulignait Maxine pour mon interview musicale, je suis encore un tantinet monomaniaque… (mais cette fois, pas avec Paul McCartney, parce qu’il ne se mange pas ! Quoique, un petit Macca en chocolat, pour Pâques, ça changerait de la traditionnelle poule…)

Interview cinéphile chez LMO, musique chez Maxine, bouffe chez Chocoladdict… Je crois que mes principaux centres d’intérêts sont bien représentés.

Que manque t-il ? Une interview sommeil peut-être ? Trop ronflante, non ? Une interview travail ou chômage ? Trop déprimante ? Une interview glandouille et loisirs ? Une interview sur les gentils n’animaux ?

Si ça vous tente de vous faire interviewer sur un de ces thèmes,  ou un autre, dites-moi !

Alors, d’après vous, quelle interview pourrais-je lancer ? Donnez votre avis !

20/01/2011

Le fast food, l'empire du mal

super-size-me.jpgLa première fois que j’ai mis les pieds dans un fast food, c’était à 10 ans, lors d’un voyage scolaire au château de Versailles. Ma famille a ri Potter jaune: mes profs critiquaient souvent cette nourriture, qui fait grossir les gamins et les « pervertit avec une culture de masse », mais ça ne les a pas empêché d’y emmener leurs élèves…

Le fast food reste un mauvais souvenir. Comme toujours dans ces endroits, il y avait un monde fou, il fallait prendre sa commande très rapidement. Or je n’avais jamais mangé de hamburger et ne connaissait pas le principe des menus (frites ou pas ? quelles tailles ? quelle sauce ? quelle boisson ?) J’étais complètement larguée, la serveuse s’impatientait, mes camarades, tous habitués des lieux, se moquaient de moi, j’avais l’impression d’être une extra-terrestre. J’ai finalement pris le même menu qu’une copine.
Comme je n’étais pas habituée à manger des oignons crus (horreur absolue pour l’haleine), du ketchup (abomination culinaire) et des trucs lourds et gras, j’ai été malade toute la nuit…

Presque 20 ans après, mémé Papillote n’a toujours pas évolué.
Avec le gosse que je garde, on arrive dans le restau. Il est bondé, occupé principalement par des enfants et leurs parents (on est mercredi)
Je n’ai même pas le temps de regarder les différents menus qu’une serveuse me saute dessus, directement dans la file :
Serveuse : -Qu’est ce que vous voulez ?
Moi : - Euh… (m’adressant au gamin) : tu veux quoi ?
Gamin : -Des nuggets
Moi : - Hein ? Des neuguettes ? Qu’est ce que c’est que ce truc ?
La serveuse soupire.
Moi : - Bon, alors mettez moi des neuguettes et puis euh… et là, comme depuis 20 ans, je choisis au hasard le premier menu.
 Serveuse : -Maxi ?
Moi : - Hein ?
Serveuse : - Menu maxi ?
Tu te crois dans Super size me ? Tu veux me faire prendre 12 kilos et du cholestérol comme le réalisateur qui a bouffé du macdo pendant un mois ?
Moi : -Non non… normal, ça suffira. »

On se fait servir, puis on cherche une table. Elles sont toutes prises, on doit attendre qu’un groupe d’ados en libère une, en laissant de grosses traces de ketchup.
Moi : - Bah… c’est sale… On a même pas de serviettes pour essuyer en plus !
Gamin : - Non, fallait se servir à l’étage
Je regarde nos voisins de table, qui ont tous pris des tonnes de serviettes, l’équivalent d’un paquet de 40 au moins. Vive l’écologie.
Je vais demander une serviette aux voisins.
J’essaie de boire, je me rends compte qu’il n’y a pas de paille non plus (et là, je ne vais pas utiliser celle du voisin quand même)

Je veux me laver les mains avant de manger. Les toilettes sont fermées, il faut un code pour pouvoir y entrer !
Non seulement c’est dégueulasse de manger sans se laver les mains au préalable, mais en plus le principe du fast food, c’est qu’on mange avec les doigts ! On s’en met de partout, dès qu’on mord dans le hamburger, la sauce dégouline, les minuscules bouts de salade se font la malle (et je ne veux pas louper le peu de légumes qui se trouve dans ces sandwiches !)

Objectivement, le hamburger est plutôt bon. C’est mou, c’est rond, il paraît qu’il est réconfortant parce qu’il rappelle le sein de la mère (moi je m’en fous, j’ai été nourri au biberon)
Le problème, c’est que le hamburger est excessivement gras et lourd à digérer (500 calories en moyenne, l’équivalent d’un repas). Si l’on prend le menu complet avec un dessert, on dépasse les valeurs énergétiques recommandées pour la journée (1800 calories).
Surtout, paradoxalement, cette nourriture grasse ne nourrit pas. Deux heures après, j’ai systématiquement faim. De plus, j’essaie en grignotant du chocolat de couvrir l’odeur ignoble et persistante de l’oignon et de la sauce ciboulette, qui fait mourir d’asphyxie toutes les personnes croisées pendant les six heures suivantes.

Il règne un brouhaha phénoménal dans le restau bondé, les gens mangent vite, s’agitent, l’ambiance est vraiment stressante.
L’angoisse monte d’un cran quand le gosse observe le gamin voisin :
Gosse : - Pourquoi j’ai pas la boule avec le bonhomme dedans ?
Moi : - Qu’est ce que tu me chantes ?
Je me tourne vers les tables voisines, et je vois tous les gamins jouer avec des boules en plastoc. J’avais oublié, ils ont le droit à un menu spécial avec un jouet dedans !
Pendant que le morveux chouine (Ouin ! Pourquoi j’ai pas la boule avec le bonhomme dedans !!), j’essaie de faire diversion :
Moi : - Ah mais regarde, on a des étiquettes pour le monopoly ! Tu peux gagner des jeux bien mieux que ta boule de plastoc avec ton bonhomme dedans !
Ma technique marche à merveille (sont trop faciles à manipuler ces gosses) et le gamin arrête de couiner. Le silence ne dure que quelques secondes.
Gamin : - Je veux les étiquettes de monopoly ! j’en veux plein !!!! Je veux gagner la console trucmuche !!!!
Au même moment, les voisins partent en laissant leur plateau sur place.
Moi : - Tiens! Ils ont laissé leur gobelet avec les étiquettes dessus ! Ça t’en fais plein, t’es content ?
Gamin : - Je veux toutes les étiquettes ! Je veux que tu les récupères toutes !
Moi : - Ca va pas non ! Je vais pas faire les poubelles non plus ! »

Voilà comment votre serviteur s’est retrouvé à manipuler les clients du restau pour récupérer les étiquettes, comme dans la pub qui passait à la télé.
En même temps, les ados attardés et solitaires sont très faciles à convaincre. Je devais être la première fille à leur parler depuis des lustres, et en me donnant leurs étiquettes, ils ont dû espérer avoir un ticket to ride avec moi. Avouer à l’un d’eux que malgré les apparences j’avais dix ans de plus que lui et faire croire que le gosse était le mien a calmé ses ardeurs. Puis j’avais l’excuse du « je peux pas, j’ai piscine », puisque je devais emmener le gosse à son cours de natation. (J’ai failli m’endormir dans le bus, mais le gamin survolté me secouait à tous les arrêts pour me crier dans les oreilles : « On est arrivé ? C’est là ? !)

Je vous dis, le babysitting, c’est plus fait pour les mémés comme moi. Vivement la retraite (faudrait déjà travailler avant d’être à la retraite)

Et vous, que pensez-vous du fast food ?

15/12/2010

Les vacances de Mr Bean (suite) (sans fin)

 

Aventure__c_est_l_Aventure.jpgSuite des souvenirs de vacances pour LMO.

Vous croyez qu’en vacances, je me souviens des monuments et lieux célèbres visités ? Que nenni, en bon estomac sur pattes, mes meilleurs souvenirs sont liés à la nourriture.

Je fais beaucoup de randonnées en montagne, et ce qui les différencient pour moi, ce sont les repas que j’y ai pris.
-C’est où déjà qu’on a vu une magnifique cascade ?
- Dans le Queyras, on avait mangé des croquants juste avant. Mais il y en avait une aussi à Arêches Beaufort, on a acheté du fromage…

En Bretagne, je me souviens surtout d’avoir dévoré des doubles galettes à la saucisse avec un pichet de cidre entier. J’ai aussi adoré manger avec les autochtones en chantant « hissé ho ! santiano ! » à la fête du maquereau (qui avait lieu le même jour que le concours de miss t-shirt mouillée d’ailleurs)
troisième guerre.jpg- A l’inverse, le pire souvenir reste le jour où on a oublié le pique-nique sur les plages du débarquement en Normandie. J’ai juré comme un charretier en donnant des gros coups de pied de rage dans les trous d’obus et les bunkers, traumatisant tous les gens présents. J’étais à deux doigts de déclencher la troisième guerre mondiale.
- Je me souviens aussi du restaurant où j’ai demandé une soupe de poissons et où le serveur m’a apporté à la place un crabe. J’ai mis 1h30 à le décortiquer, sous les rires des habitués qui tentaient en vain de m’expliquer, mais je ne comprenais pas leur accent.
- Je me rappelle de la vegetable pie en Angleterre, que j’ai bêtement traduit par « tarte aux légumes » et qui s’est avérée une espèce de truc mou et gluant (de la purée au fromage ?) couvert de sauce indéfinissable.

En vacances, mes meilleurs souvenirs sont aussi liés aux gentils n’animaux que je croise :
- Les bouquetins, les chamois et le gypaète barbu dans les Alpes (à ne pas confondre avec la galinette cendrée des Inconnus)
- La balade sur un mulet, qui a décidé de faire la grève des transports et de bloquer son passager en plein milieu de la voie…
Bibifoc.jpg- J'ai été en baie de Somme UNIQUEMENT pour les phoques. En les voyant enfin, le tout dernier jour avant de prendre la voiture, j’ai chanté à tue-tête, euphorique : « Bibibibibibibibifoooc, dans la baie de Somme, le roi des phoques »  la chanson du dessin animé (cliquez sur le lien). Les nombreux touristes me regardaient bizarrement. Ils ne devaient pas connaître le club Dorothée.

varicelle.gifJe peux aussi raconter mes vacances de noël. Comme je trouve que ce n’est pas assez la poisse d’être née le 24 décembre, je me rajoute des maladies originales pour fêter l’évènement : en 2008, un doigt coupé et une opération la veille de mon anniversaire. J’ai supplié le chirurgien : « Laissez-moi sortir ! je veux pas dormir à l’hôpital, c’est mon anniversaire ! » J’ai quand même dû y retourner le lendemain car ma main était toujours anesthésiée (ce qui n’est pas pratique pour ouvrir les cadeaux et manger la bûche).
Je vous ai déjà raconté ma varicelle à noël 2007, et comment je suis immortalisée sur toutes les photos familiales avec la gueule couverte de boutons et de croûtes (non, je ne vous montrerai pas !) Cette semaine j’ai encore frôlé l’opération sous anesthésie générale et les vacances paralysées,  mais le petit ennui s’est réglé à force de soins.

- Cet été j’étais à Londres, or Mémé et princesse Papillote n’a jamais quitté son pays, a ses petites habitudes, ne parle pas un mot d’anglais et est une fine bouche. Je n'ai donc pas mis ma montre à l’heure anglaise, n’ai pas prononcé un mot d’anglais, même pas hello goodbye comme dirait les Beatles. Je parlais français à mes interlocuteurs comme s’ils pouvaient me comprendre. Je suis passée pour une hurluberlu en me faisant remarquer au premier coup d’œil, ou plutôt au premier mot partout où j’allais. J’ai bien évidemment failli mourir d’indigestion à force de manger des haricots et des saucisses noyés dans la sauce tomate tous les matins.

A Londres, cette ville extraordinaire, ce que j’ai préféré, ce ne sont pas les promenades en ville, les tenues vestimentaires cool et colorées, Buckingham palace, Big ben et tous les monuments célèbres et majestueux. Non, c’est un simple passage clouté.
abbey-road.jpgCelui d’Abbey road, devant les studios d’enregistrement des Beatles. Les 4 garçons dans le vent se sont fait prendre en photo en train de traverser le passage et cette image illustre leur album Abbey road (ils ne se sont pas foulés les pieds sur le coup). C’est la pochette de disque la plus parodiée de tous les temps. Il a bien fallu que j’y aille pour donner ma propre version.
La plupart des fans ne passent que 10 minutes sur le lieu, juste le temps de se faire photographier sur le passage piéton, car il n’y a rien à voir. J’y ai passé 1h30. Le temps que Choupinounet me mitraille 250 fois de photos, pour ne garder au final qu’une seule correcte, où je traverse dans le mauvais sens.

En partant, j’ai dit : " bon, je me suis tapée la honte à traverser 70 fois le passage, à bloquer la circulation en prenant des poses ridicules, mais au moins personne ne m’a vue. "

En rentrant à Paris, en écrivant « abbey road » sur internet, je suis directement tombée sur le site officiel. On peut y voir, en direct et 24h/24, les images d’une caméra braquée sur le passage clouté. Des milliers, des millions, des MILLIARDS de gens ont donc pu m’observer me ridiculisant pendant 1h30.
J’espère que le site efface les archives.

Si je me lance dans mes souvenirs de vacances honteux, je peux écrire un roman…

En relisant le texte de LMO, je vois qu’on a une chance par souvenir raconté. Vu que j’ai relevé une vingtaine d’anecdotes, vous croyez que j’ai 20 chances de remporter une toile ? Parce que j’en veux une moi !

Et vous, vos souvenirs de vacances ? Avez-vous vécu des moments similaires ?

Si vous avez le bouquet canal, l'aventure c'est l'aventure passe en ce moment.

 

Vous pouvez également tenter de gagner le concours de LMOtransformer le dessin de votre enfant en déco pop, sur une toile ou un coussin (cliquer sur le lien) 


01/07/2010

10 ans de taule, au moins

eclair-au-chocolat.jpgUn crime abominable a été commis. J’en suis la pauvre victime innocente.
On fait les courses avec Choupinounet. Il s’exclame : «J'ai oublié le saucisson ! » Il retourne en chercher, en laissant son sac de courses tout seul. Comme je suis méfiante, j’imagine tout de suite que quelqu’un va nous voler nos produits pour s’éviter de chercher dans les rayons. Je soulève le sac, mais comme il est trop lourd, je me ravise : «Oh allez, ça ira, t’es vraiment trop parano… » et je m’éloigne pour continuer les courses.

Je jette tout de même des coups d’œil à mon colis abandonné. Personne autour, à part une femme à l’air louche. Je reviens alors vers le sac, Choupinounet arrive en même temps et le reprend.
Je salive d’avance en imaginant le dessert du soir. A la fin du dîner, la bave aux lèvres, je me dirige vers la table.
Moi : « Mais… Mais… MAIS !!!! »

Rien. Je fouille partout, les placards, le frigo, les sacs, je vérifie la note. Aucune trace. Choupinounet, tranquillement assis sur sa chaise en finissant son saucisson, me regarde m’agiter dans tous les sens :
Choupinounet, stoïque : « qu’est ce qu’il t’arrive encore ?
Moi, hystérique : OU SONT PASSES LES ECLAIRS AU CHOCOLAT ????!!?
Choupinounet : bah… ils ont dû tomber du sac…
Moi :  MAIS NON ! C’EST LA GROSSE VACHE QUI NOUS LES AS VOLES ! AH ! MAIS JE L’AVAIS BIEN VU TOURNER AUTOUR DU SAC, CE SALE VAUTOUR !
Choupinounet : T’es sûre ?
Moi : OUI !!! Ah, la garce, elle doit bien s’empiffrer en ce moment même, avec MES éclairs au chocolat !! De toute façon elle est déjà obèse, elle le sera encore plus, elle va se boucher les artères, elle va avoir une maladie cardio vasculaire, bien fait ! Elle avait qu’à pas me piquer mes éclairs au chocolat ! Elle en crèvera !
Puis je me lamente : bouhouoouhh… ils étaient si bons… tu t’en souviens la dernière fois hier quand j’en ai acheté ? si chocolaté, si fondant… un vrai délice… quelle torture… qu’est ce que je vais manger maintenant…bouhouuouh…
Choupinounet : « bah, t’as qu’à prendre un fruit pour remplacer. Tu viens de le dire, les gâteaux font grossir… après tu vas encore te plaindre que t’as pris des kilos…
Moi : M’EN FOUS ! j’veux mes éclairs au chocolaaaaaaat… »

vache-violette.jpgPour me consoler, j’ai avalé un cacao et une barre de chocolat aux noisettes entières, d'une marque que je ne citerai pas, même en photo (euh).
Ce qui est plus calorique que mon gentil éclair au chocolat. Je vais encore grossir.
De toute manière, personne ne le remarquera. Il pleut tout le temps, ce n’est pas demain la veille que l’ours frileux va sortir en short et-t-shirt. Ah, mince, depuis que j’ai écrit ce texte (1 semaine), c’est la canicule maintenant. Personne ne verra quand même mes kilos pris, je ne sors pas, j’ai trop chaud.

Vous voyez, je ne me plains pas. (Comment ça, si ?)
Par contre, si vous remarquez une grosse vache violette en train de manger des éclairs au chocolat, ou une marmotte qui met du chocolat dans du papier alu, vous l’arrêtez et vous m’appelez, hein.

26/03/2010

Papillote finie

papillotes lyonnaises.jpgL’heure est grave.
Aujourd’hui, 11 heures, l’heure de la pause. Comme d’habitude mémé accomplit son rituel : je fouille dans ma poche pour sortir une papillote. Et là, rien. C’est impossible, elle est passée dans un trou, le chocolat adoré se balade dans la doublure… mais non.
Il faut me rendre à l’évidence. Voilà, c’est fini. (On a tant ressassé les mêmes théories…) J’ai mangé toutes mes papillotes. Le drame.

Loupy m’a demandé la définition. J’ai l’air fin, c’est quand même mon pseudo, j’en parle depuis un an et demi et n’ai donné aucune explication. Comme si tout le monde était originaire de mon patelin et connaissait…

J’explique donc. La papillote est une confiserie lyonnaise, inventée après la révolution française par l'employé de monsieur Papillot, un chocolatier. Selon la « légende », l’apprenti emballait en cachette des confiseries dans des mots doux, puis les offrait à sa bien aimée. Son employeur l’a surpris, l’a accusé de vol et l’a viré. Pourtant Papillot a commercialisé l’idée sous son nom… Bien lui en a pris : la papillote est devenue la confiserie de noël préférée des Lyonnais.

La papillote est donc un chocolat ou une pâte de fruit, emballée dans un joli papier, avec des blagues ou citations dedans, accompagné parfois d’un petit pétard. En période de noël, certains commerces comme les banques ou les restaurants en mettent à disposition sur les comptoirs pour les clients. Dans les maternelles, les enfants font des collages à base des jolis emballages de papillotes. Cette confiserie fait partie du quotidien.

Je suis montée sur Paris pour bosser dans un magazine. On recevait en été les nouveaux produits pour Noël. Bien entendu c’est moi l’estomac sur pattes qui testais ceux qui se mangent… Les crèmes de soins au caviar -ça existe !- et les parfums C*anel à 100 euros, je m’en tapais. Je préférais les yaourts à 2euros 50, au moins ils remplissaient mon frigo et mon estomac. (J’ai quand même reçu une quarantaine de produits de beauté de marques, et ceux que je n’ai pas donnés se périment dans mon placard…)
En plein mois d’août je me suis donc goinfrée de bûches, chocolats de noël et même de galette des rois. En réunion pour préparer le magazine de décembre, je me suis étonnée de ne pas recevoir de papillotes, car on peut difficilement concevoir noël sans ces chocolats. Le rédac chef et tous les autres journalistes m’ont regardé avec des yeux ronds : «C’est quoi ce truc ? »
J’ai pensé qu’ils étaient des Parisiens têtes de chiens branchouilles qui ne connaissent que le superflu et pas les choses essentielles de la vie : les papillotes.

Pourtant en novembre, quand traditionnellement j’ai voulu acheter mes papillotes, aucun supermarché parisien n’en distribuait. L’horreur. J’ai téléphoné à ma mère en catastrophe :
Moi (rigolant) « Tu sais pas ce qu’il m’arrive ?
Mère (affolée) - Non ? Quoi ? T’as eu un accident ? C’est grave ?!!?
Moi : Presque ! Je n’ai trouvé AUCUNE papillote dans cette ville de fous ! Qu’est ce que je vais devenir ?»
J’ai fait les 800 kilomètres aller-retour pour chercher les papillotes (et accessoirement voir ma famille, mais les chocolats offrent quand même un meilleur argument. Je plaisante). Les années suivantes, j’ai prévu le coup à la Toussaint et ramener plein de paquets de papillotes de Lyon en prévision.
Cette année, j’ai réussi à faire tenir ma provision du 1er novembre au 26 mars. Plus que 7 mois à attendre pour renouveler mon stock.

Heureusement, pour les remplacer, j’ai maintenant les chocolats de Pâques.
C’est un peu dur de faire rentrer une cloche ou un lapin en chocolat dans ma poche, mais j’y arriverai. Il le faut bien.

Quizz on connaît la chanson : une référence s’est glissée dans le texte, saurez-vous la retrouver ? (Catherine, si tu es toujours là, je fais appel à tes lumières car personne n’a trouvé la chanson sur le pire souvenir de sport !)

24/03/2010

Si j'arrête le sport, c'est à l'insu de mon plein gré

Toutouyoutou.jpgJ’ingurgite donc pas mal de calories. Jusque là, ça ne se voyait pas trop car je bougeais beaucoup, donc j’éliminais. Puis le monde entier s’est ligué contre moi.

Quand j’habitais seule, je regardais deux films par jour pour rentabiliser l’abonnement de canal pluche. Devant les films médiocres, je faisais des exercices de stretching préconisés par le kiné pour mon dos. 1h30 d’abdos et d’étirements. Choupinounet se moquait de moi en disant que ce n’était pas du sport, car je ne bougeais pas de mon tapis de sol. Pourtant quand il a tenté de m’imiter, il a sué sang et eau pour faire 20 pauvres abdos, alors que moi j’en faisais 500 par jour avec des poids accrochés aux pieds. Alors qui c’est la plus forte, hein ?
Quand j’étais célibataire, je mettais aussi de la musique dynamique et je sautais dans tous les sens. Ensuite j’ai vu dans une émission que c’était devenu la grande mode chez les New-Yorkais branchés. Ils payaient très cher pour faire ce toutouyoutou en salle avec un coach sportif. Faut vraiment avoir du fric à foutre en l’air, c’est le cas de le dire.

Depuis que j’habite avec Choupinounet, il préfère voir des bons films au cinéma plutôt que des mauvais à la télé. Je me vois mal faire des abdos sur les fauteuils de la salle de ciné, alors j’ai arrêté. J’ai bien tenté de continuer de temps en temps à la maison, mais Choupinounet supporte mal de voir mes jambes cacher l’écran de télé, ou de m’entendre ahaner et compter le nombre d’abdos alors que Bruce Willis sauve le monde.
Vous avez compris, si j’ai un peu arrêté le sport et ai grossi, c’est à cause de Choupinounet. 

Comme je ne pouvais plus faire de sport à la maison, j’en ai fait en salle, à 30 minutes à pied de chez moi. 1 heure 30 (sans le trajet) le mercredi, puis le samedi et le dimanche.
J’ai arrêté le samedi car je n’avais plus le temps d’écrire mon blog.
J’ai arrêté un mercredi sur deux car je travaillais.
J’ai arrêté un dimanche sur deux car la salle était bondée et je ne pouvais plus accéder aux machines. J’en profite pour m’avancer sur mon blog.
Vous voyez, si j’ai un peu arrêté le sport et ai grossi, c’est de votre faute. Si je n’écris pas, vous vous plaignez.

Quand je travaillais près de chez moi, je me rendais à mes deux boulots à pied. Je faisais 2 heures de marche par jour, avec les trajets entre les différentes écoles et les rondes dans la cour de récré. Je courais (car je suis tout le temps en retard) et je traînais une poussette pour deux enfants, donc 35 kilos.
Puis j’ai changé de boulot. Je prends le métro et reste toute la journée assise sur une chaise devant mon ordi.
Vous voyez, si j’ai un peu arrêté le sport et ai grossi, c’est à cause du travail.

papillote vautrée.jpgRésultat, je mange toujours autant, mais comme je bouge beaucoup moins, j’ai encore pris deux kilos. En voyant mon ventre, mon frère m’a demandé avec empressement si j’étais enceinte. Je m’attends bientôt à ce qu’on me laisse une place assise dans le bus. Lentement mais sûrement, je me transforme en Papillote, la vraie, la chatte, la grosse tasse, le Panda, la vache normande. Bon, Ok, j’exagère, mais vaut mieux prévenir que guérir.
Je vous laisse, je vais préparer le repas.

22/03/2010

La journée d'un estomac sur pattes

cuisine-et-dependances-.jpgComme tout estomac sur pattes qui se respecte, je ne mange pas pour vivre, je vis pour manger. Si je faisais trois repas par jour, je n’aurai plus de raison de vivre. Alors, comme les chats, je mange tout le temps, à petites doses.
J’ai toujours quelque chose à grignoter sur moi, car quand j’ai faim, je suis de très mauvaise humeur et me transforme en Hulk. Choupinounet parle encore du jour où j’ai oublié d’emmener un fruit et une papillote dans mon sac. C’était en 2003, en plein Marseille, 16h30, l’heure du goûter. Hors de question d’acheter une barre chocolatée bien grasse et sucrée : comme je mange déjà énormément, j’essaie de choisir équilibré pour ne pas finir obèse. J’ai donc hurlé pendant une heure avant de me résigner à bouffer une barre céréalière qui ne m’a même pas contentée.

8 h : je me lève. Je bois un énorme bol de l’ami du petit déjeuner, qui vient toujours au bon moment, avec son pain mais sans ses croissants. Je mange une tartine avec la confiture cuisinée par ma mère. (En ce moment, je déguste « poire du jardin-gingembre »).
10h : je commence à avoir faim. Je râle à voix haute au boulot, pour que les autres partagent mon calvaire. On se sent moins seule quand dix estomacs grondent avec le nôtre (par contre les collègues vous haïssent d’avoir révéler leur faim, hi hi)
11h : pause. Je mange une banane et une papillote.
12 h : j’ai faim. Je râle à voix haute au boulot : « J’ai faim. C’est bientôt la pause ? J’ai faim. »
13h : pause. Je sors mon tupperware et mange une salade de légumes, féculents et poisson gras (le poisson, c’est trop bon), puis un yaourt, un thé et une papillote.
15h : je commence à avoir faim. Je râle à voix haute.
16h : pause. Je mange une pomme et une papillote.
17h : j’ai faim. Je râle.
17h30 : je rentre enfin chez moi. Je me fais un énorme bol de cacao avec une tranche de pain, parfois un peu de beurre et de la confiture, plus une papillote.

Vous constatez que jusque-là, je mange équilibré. (Comment ça, non ?)
Puis Choupinounet rentre du boulot et tout se gâte…

Lui, il ne mange que le matin et à midi. (Il dit que le goûter, c’est pour les enfants !) Forcément, en rentrant à 18h30, il a faim. Il grignote les trucs les plus gras au monde : du saucisson, du beurre, du fromage et des biscuits. Il les laisse traîner sur la table. Je remarque immédiatement ces pauvres aliments abandonnés, suppliant qu'on les mange... Quand j’étais célibataire, je n’achetais aucun de ces produits. Ca vous étonne si je vous dis que je faisais 5 kilos de moins ?
Quand j’ai fini de me goinfrer, j’ai déjà largement dépassé le quota de calories de la journée (comme beaucoup de filles, je connais par cœur la valeur énergétique de chaque aliment. Malheureusement ça ne m’empêche absolument pas de m’empiffrer)

Quand j’habitais seule, dans ces cas-là, je ne dînais pas. Mais dorénavant, Choupinounet demande : « Ya quoi à manger ce soir ? »
J’ai bien essayé une ou deux fois de répondre : « j’ai fait du risotto aux champignons avec du poulet, mais je crois que tu dîneras seul, j’ai assez mangé. »
Mais quand je vois Choupinounet se bâfrer : « mmmm… scronch scronch…C’est super bon !  miam miam » bien entendu je ne résiste pas.

Demain, je vous expliquerai comment Choupinounet et le reste du monde se sont ligués contre moi pour me faire arrêter le sport.
Je suis totalement objective et de bonne foi bien entendu.
Je vous laisse, c’est l’heure du dîner.