19.08.2009

Même les sages se trompent

sages enfants.jpgJe vous ai fait profiter de deux leçons pleines de sagesse enseignées par des enfants de quatre ans.
Parfois, même les sages se trompent.

Même fillette de quatre ans, m’entourant de ses bras et posant sa tête sur mon ventre :
« Oh ? T’as un bébé dans ton ventre ? »
Moi (en pensée) - Non, j’ai juste peut-être un peu trop forcée sur la raclette-tartiflette-choucroute à la sauce chocolat chantilly… »

Oui, nos mentors peuvent perdre tout sens commun.

Elle récidive quelques temps plus tard : enfant sage.gif
« T’as un bébé dans ton ventre ? »
- Mais non ! (J’ai juste un peu trop mangé de quiche lorraine au gratin dauphinois sur beurre gruyère au caramel fondu, c’est tout…)
- Mais si ! Une grande fille ça a toujours un bébé dans le ventre !
- Mais non, c’est pas tout le temps tu sais ! »

Je n’ai pas ajouté, mais j’ai pensé bien fort : « c’est pas parce que ta mère a pondu quatre gosses à la suite et veut en faire un cinquième en comptant sur la nounou pour les élever que toutes les femmes font pareil ! »

Non mais ! On peut plus se goinfrer tranquillement.

05.08.2009

Chaud...cacao...cho cho cho chocolat

cacao.jpgLe matin au réveil, quand je ne dors pas chez moi, mes hôtes me posent toujours la question fatidique : « Thé ou café ?
Je réponds inlassablement : - euh…cacao ? »
Et inévitablement, on me regarde comme si j’avais 10 ans. Alors que c’est bien connu, j’en ai 17. Cette année j’ai même pris cinq ans d’un coup, parfois on me donne 22. Ce qui ne fait toujours pas le compte.

Alors aujourd’hui, je pose cette question fondamentale, je me révolte, je lance une pétition : « Pourquoi, passé l’école primaire, n’aurait-t’on plus le droit de boire du cacao ? »

Quand j’ai accompagné des enfants en classe verte, tous les matins, ils me demandaient catastrophés : « Comment ça se fait que tu bois du cacao ? C’est pas pour les grands ! » Je vous assure que les gosses étaient vraiment chamboulés, je bousculais tous leur repères apparemment.
Les adultes s’étonnaient aussi : « Quoi ? Tu ne sucres pas ton Van Hou* ! Mais c’est super amer ! » Le café l’est bien plus que le chocolat, et pourtant on en fait pas tout un plat quand quelqu’un ne sucre pas son café. On en fait une tasse peut-être.

Je bois du cacao, mais pas n’importe lequel. Le vrai, le Van Hout*, 100% cacao, non sucré. Que du chocolat. Sinon, je ne bois que du Poulai*. Le mouton dissident ne jure que par le Benc*, et Agapi que par le Nesqui*, mais pour moi c’est comme si j’avalais du sucre sans chocolat. Désolée, je sais je crée une polémique, mais c’est important que chaque citoyen puisse donner son avis. Oui,  j’ai voté Cacao Poul* aux Européennes.

Contrairement aux apparences, ceci est un article non sponsorisé. Mais si Van Hout* ou Poulai* veulent m’offrir du cacao, j’dis pas non, hein ! Vous avez vu comme c'est ridicule de pas citer les marques ?

14.05.2009

"Tu trouves pas que j'ai grossi ?"

Suite de « comment cuisiner une Papillote »
Un jour, le couperet est tombé.
Je rentrais de vacances avec mon frère, encore plus goinfre que moi et pourtant très mince (je le suspecte d’avoir un ver solitaire ou un alien dans le bide).
Pendant dix jours, on a pris tous nos repas au restau. En Bretagne, donc crêpes au beurre salé, galettes aux saucisses, moules frites, cidre… que des plats très diététiques.
Y’en a qui ramène des boules de neige en souvenir, moi j’ai rapporté des caramels, des sablés et deux kilos dans le bedon. Z’ont pas voulu repartir, ces immigrés clandestins.bibendum.jpg

Je m’en fichais jusqu’au rendez-vous annuel chez l’endocrinologue. Dès la poignée de main, elle remarque : « ouh là, vous avez grossi vous ». Charmant accueil. Je plaisante en relatant mes copieux repas : « je reperds vite mes kilos, mais cette fois pas encore. »
Le docteur rabat-joie: « Eh oui, vous n’avez plus 20 ans. Dorénavant, vous faîtes un excès, il reste. C’est comme ça. Il va falloir faire attention. »
Je rigole encore plus : moi, l’estomac sur pattes, celle dont on dit « enfin une fille qui se prend pas la tête avec son poids », moi, me limiter ? J’ai une réputation à tenir ! Un régime ! Ca va pas non. Je perdrai mes deux ridicules kilos sans problèmes.

L’année d’après, prochain rendez-vous, j’en avais deux de plus. Je rigolais vachement moins. L’endocrinologue rabat-joie en rajoute une couche : « Il faut maigrir. Vous n’êtes pas faîtes pour ce poids.
- Attendez, jusque là mon Indice de Masse Corporelle était en dessous de la normale !
- Je n’ai jamais dit que vous étiez grosse ! Mais vous avez des os extrêmement fins. Vous êtes taillée pour être très mince. Quelques kilos de plus, et vous aurez mal aux articulations… »
J’imaginais une ado mal dans sa peau influencée par la mode des mannequins concentrationnaire, ce docteur la pousserait à l’anorexie !

C’est vrai que j’ai des poignets très minces. A la fac, mon voisin d’amphi avait hurlé en les voyant: « On dirait une somalienne !» J’ai les poignets et doigts aussi fins que la gamine que je garde. Elle a quatre ans…Pire, je peux encore mettre la gourmette de mon baptême (j’avais un an !)
C’est vrai aussi que, comme dit la kiné, mes articulations «craquent comme une vieille de 90 ans, c’est quand même pas glorieux »
Mais bon, de là à faire un régime…

Comme j’adore manger et n’ai aucune volonté, je n’ai pas perdu mes kilos. En revanche, quand j’engloutis la moitié de la baguette de pain avant même d’être revenue de la boulangerie, j’ai des remords que je n’avais pas auparavant. ce qui m'ennuie beaucoup plus que mon poids.

Choupinounet ne m’aide pas. J’ai fini par poser la question existentielle préférée des filles: tu trouves pas que j’ai grossi ?régime tour de taille.jpg
Choupinounet, au lieu de répondre, comme toutes les filles attendent : « Mais non, tu es superbe ».
Il a répondu catastrophé : « Mais c’est vrai ! T’es sûre que t’es pas enceinte ? Arrête tu me fais peur ! »
Je suis vache, depuis il a appris par cœur la formule souhaitée, mais je me souviens très bien de cette réplique du 25 novembre 2003 à 22h26 environ.
Le point positif, c’est que je suis beaucoup moins sifflée par des gros lourds dans la rue. Car, dixit ma mère, je n’ai plus « un écart disproportionné entre une taille très fine et une grosse poitrine, qui donne un résultat artificiel à la Ophélie Winter » (Je me demande comment je dois le prendre…)

Je vous laisse, c’est l’heure du goûter.

06.05.2009

Comment cuisiner une papillote

Suite de l’intarissable sujet papillotien préféré : la cuisine, la ripaille, la boustifaille…

la-grande-bouffe 2.jpg

Quand j’habitais seule, je cuisinais peu : personne pour s’extasier sur mes talents. Je mangeais principalement des légumes, car je faisais les courses au marché. Je déteste les magasins, la foule qui se presse dans les rayons, le matraquage des réclames…Je préfère le marché juste à la fermeture : les marchands offrent des produits qu’ils ont la flemme de remballer ou qui s’abîment vite. Après je suis toute fière de faire des économies, de rentrer avec 2 kilos de brocolis pour deux euros. J’en ai pour 15 jours matin midi soir, mais ça fait travailler l’imagination : j’accommode en gratin, soupe, en tartine dans le cacao …

Maintenant, j’habite avec Choupinounet. Il fait les courses au supermarché. Il ne se contente pas de mes recettes expérimentales qui agrémentent les restes du frigo jusqu’à la disette : «une courgette, un bout de fromage, trois patates… tiens si j’en faisais une soupe ? » Du coup, avec ces repas complets remplis de vrais plats, le budget nourriture a augmenté. Ainsi que mon tour de taille.

Le pire, c’est quand je mange chez ma mère. J’y retourne pendant les vacances, et invariablement à la rentrée, mes collègues se moquent : « Oh les bonnes joues ! T’étais chez ta môman toi ! Elle t’a bien nourri ! »

Ma mère tient à cœur son rôle de nourricière. Si je ne me ressers pas trois fois du même plat, c’est que je n’ai plus d’appétit et que je suis malade. Par contre, elle, elle picore : « non, vas- y, c’est pour toi ». Je la soupçonne de vouloir m’engraisser pour me rôtir à Noël. (Non, je ne suis ni une oie ni une dinde ! le labrador me suffit comme surnom)

C’est impossible de résister. Même Choupinounet se goinfre littéralement, car ma mère cuisine vraiment très bien. Toujours mes plats préférés (le gâteau de foie de volailles aux quenelles, les lasagnes, la crème anglaise…) Les recettes que je ne sais pas reproduire (le gratin de fruits de mer, les accras de morue, la charlotte aux poires…) Les produits chers et que je n’achète pas (le foie et le ris de veau, le cœur..) Après, quand je me plains d’avoir trop mangé, ma mère se défend toujours « mais je t’y mets pas dans le bec ! »

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Heureusement, malgré tout ce que j’ingurgite, je ne suis pas un bibendum. Mes copines étaient estomaquées (c’est le cas de le dire) de me voir engloutir 25 crêpes au gruyère sans prendre un gramme, alors qu’elles se limitaient à deux carottes et une endive. Je me moquais de leurobsession des calories et du régime.

Jusqu’au jour où… le couperet est tombé.

Mais je vous laisse, je vais au restau avec Choupinounet.

25.04.2009

L'estomac sur pattes

J’adore manger, et j’adore en parler. Je parle beaucoup au cas où vous n’auriez pas remarqué, alors quand je parle de cuisine, ça peut durer des heures. Comme mes posts sont déjà interminables, je suis contrainte d’inaugurer la rubrique « estomac sur pattes ». Je peux ainsi écrire plus longuement, plus souvent sur cette question primordiale : quand est-ce qu’on mange.
Je photographie même les plats pour me délecter de leur souvenir... (Ici, noël 2006 chez les beaux-parents)
foie gras noël 2006.jpg
Je suis un tantinet gourmande. Je ne trompe personne. On m’appelle « la morfale » (les copains de Choupinounet), « l’estomac sur pattes » (mon frère). Même un inconnu m’a surnommé « le labrador ». C’était à une soirée d’anniversaire où j’étais collée au gâteau en attendant qu’on le découpe, pour être sûre d’en avoir une grosse part. Du coup j’en ai eu deux, j’étais toute contente.
Si je n’ai pas mal au ventre ou déboutonné mon pantalon, je considère que j’ai encore faim et que je peux encore manger.

Jeudi, j’étais avec La Souris Verte. Elle était éberluée par la quantité de chocolat liégeois dans mon gobelet et a insisté cinq fois : « T’es sûre ? Tu bois la très très grande taille ? T’es vraiment sûre ?
-Ouais, ouais, pas de problème ! »

Après avoir englouti un litre de cacao à la crème fraîche, la perspective du dîner dans deux heures me paraissait peu réjouissante.
Mais comme d’habitude, j’ai quand même préparé le repas. Il fallait bien que Choupinounet mange. De plus mon rôti de bœuf allait s’abîmer. J’étais obligée de goûter si la viande n’était pas empoisonnée. Puis Choupinounet n’allait pas manger tout seul quand même, c’est triste. Bref, je me suis retrouvée à dévorer un rôti aux patates grillées et aux haricots. Mais j’étais obligée, vous en conviendrez. Je me suis dévouée, c’était de la pure charité.

Je vous laisse, je vais me goinfrer à une soirée. En plus y’a l’ex d’un acteur célèbre, je compte la « cuisiner » pour apprendre plein de potins du chaud bises.