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13/01/2010

La reine des gamines

galette des rois.gifCe week-end mes amis n'ont pas voulu manger une galette des rois avec moi: « roh, c’est bon, on s’en fout ».

Lundi au boulot, je racontais mon désespoir histoire.
Collègue : « Mais tu sais, il existe des parts de galette individuelle, tu pouvais t’en acheter!
Moi : - Oui mais y a pas la fève dedans ! Moi j'en mange pour jouer en groupe et être la reine ! La frangipane c’est pas bon… Qu’est ce que j’ai pu en avaler quand j’étais petite, sans JAMAIS avoir la fève ! »

A midi, une collègue a ramené une galette… J’étais toute contente (les autres filles pestaient qu’elles allaient encore grossir). Tout le monde s’est attablé pour partager le dessert, sauf moi car je suis partie me laver les mains (je le fais toujours avant de manger, je pensais que c’était une règle élémentaire mais j’ai constaté que peu de gens la suivait).

En revenant du lavabo, mes collègues m’ont tendu une part.
Moi : « Non, laissez c’est bon, je vais me servir… et puis la part est trop grosse, je vais être mala… Oh ! »
Je vois un énorme bout de fève qui dépasse du morceau.
Un peu comme s’ils s’étaient dit pendant mon absence : «on va laisser la fève à la petite, ça lui fera plaisir… »
Heureusement ils n’ont pas pris au premier degré ma blague : « on fait ça dans les règles ! Le plus jeune se cache sous la table et délivre les parts ! ». Ils m’auraient sans doute proposé de jouer ce rôle.
Parce qu’en fait, à part le chef, c’est moi la plus vieille.
Vous leur direz pas, hein, laissez-les croire que j’ai 5 ans.

Comme j’étais la reine, je devais désigner mon roi. On n'était que des filles, je ne me voyais quand même pas donner la couronne à mon patron adoré… Alors cette fois-ci j’ai pas ramené ma fraise.
La couronne argentée est restée seule, au fond de sa boîte en carton. La pauvre.
J’ai gardé mon auréole dorée toute la journée sur la tête bien sûr.
Je l’ai quand même ôtée dans le métro. Je ne suis pas folle non plus.
(avec la foule, j’aurai eu peur qu’elle tombe)


19/08/2009

Même les sages se trompent

sages enfants.jpgJe vous ai fait profiter de deux leçons pleines de sagesse enseignées par des enfants de quatre ans.
Parfois, même les sages se trompent.

Même fillette de quatre ans, m’entourant de ses bras et posant sa tête sur mon ventre :
« Oh ? T’as un bébé dans ton ventre ? »
Moi (en pensée) - Non, j’ai juste peut-être un peu trop forcée sur la raclette-tartiflette-choucroute à la sauce chocolat chantilly… »

Oui, nos mentors peuvent perdre tout sens commun.

Elle récidive quelques temps plus tard : enfant sage.gif
« T’as un bébé dans ton ventre ? »
- Mais non ! (J’ai juste un peu trop mangé de quiche lorraine au gratin dauphinois sur beurre gruyère au caramel fondu, c’est tout…)
- Mais si ! Une grande fille ça a toujours un bébé dans le ventre !
- Mais non, c’est pas tout le temps tu sais ! »

Je n’ai pas ajouté, mais j’ai pensé bien fort : « c’est pas parce que ta mère a pondu quatre gosses à la suite et veut en faire un cinquième en comptant sur la nounou pour les élever que toutes les femmes font pareil ! »

Non mais ! On peut plus se goinfrer tranquillement.

05/08/2009

Chaud...cacao...cho cho cho chocolat

cacao.jpgLe matin au réveil, quand je ne dors pas chez moi, mes hôtes me posent toujours la question fatidique : « Thé ou café ?
Je réponds inlassablement : - euh…cacao ? »
Et inévitablement, on me regarde comme si j’avais 10 ans. Alors que c’est bien connu, j’en ai 17. Cette année j’ai même pris cinq ans d’un coup, parfois on me donne 22. Ce qui ne fait toujours pas le compte.

Alors aujourd’hui, je pose cette question fondamentale, je me révolte, je lance une pétition : « Pourquoi, passé l’école primaire, n’aurait-t’on plus le droit de boire du cacao ? »

Quand j’ai accompagné des enfants en classe verte, tous les matins, ils me demandaient catastrophés : « Comment ça se fait que tu bois du cacao ? C’est pas pour les grands ! » Je vous assure que les gosses étaient vraiment chamboulés, je bousculais tous leur repères apparemment.
Les adultes s’étonnaient aussi : « Quoi ? Tu ne sucres pas ton Van Hou* ! Mais c’est super amer ! » Le café l’est bien plus que le chocolat, et pourtant on en fait pas tout un plat quand quelqu’un ne sucre pas son café. On en fait une tasse peut-être.

Je bois du cacao, mais pas n’importe lequel. Le vrai, le Van Hout*, 100% cacao, non sucré. Que du chocolat. Sinon, je ne bois que du Poulai*. Le mouton dissident ne jure que par le Benc*, et Agapi que par le Nesqui*, mais pour moi c’est comme si j’avalais du sucre sans chocolat. Désolée, je sais je crée une polémique, mais c’est important que chaque citoyen puisse donner son avis. Oui,  j’ai voté Cacao Poul* aux Européennes.

Contrairement aux apparences, ceci est un article non sponsorisé. Mais si Van Hout* ou Poulai* veulent m’offrir du cacao, j’dis pas non, hein ! Vous avez vu comme c'est ridicule de pas citer les marques ?

14/05/2009

"Tu trouves pas que j'ai grossi ?"

régime,comment perdre du poids facilement,cuisine,bretagneSuite de « comment cuisiner une Papillote »
Un jour, le couperet est tombé.
Je rentrais de vacances avec mon frère, encore plus goinfre que moi et pourtant très mince (je le suspecte d’avoir un ver solitaire ou un alien dans le bide).
Pendant dix jours, on a pris tous nos repas au restau. En Bretagne, donc crêpes au beurre salé, galettes aux saucisses, moules frites, cidre… que des plats très diététiques.
Y’en a qui ramène des boules de neige en souvenir, moi j’ai rapporté des caramels, des sablés et deux kilos dans le bedon. Z’ont pas voulu repartir, ces immigrés clandestins.

Je m’en fichais jusqu’au rendez-vous annuel chez l’endocrinologue. Dès la poignée de main, elle remarque : « ouh là, vous avez grossi vous ». Charmant accueil. Je plaisante en relatant mes copieux repas : « je reperds vite mes kilos, mais cette fois pas encore. »
Le docteur rabat-joie: « Eh oui, vous n’avez plus 20 ans. Dorénavant, vous faîtes un excès, il reste. C’est comme ça. Il va falloir faire attention. »
Je rigole encore plus : moi, l’estomac sur pattes, celle dont on dit « enfin une fille qui se prend pas la tête avec son poids », moi, me limiter ? J’ai une réputation à tenir ! Un régime ! Ca va pas non. Je perdrai mes deux ridicules kilos sans problèmes.

L’année d’après, prochain rendez-vous, j’en avais deux de plus. Je rigolais vachement moins. L’endocrinologue rabat-joie en rajoute une couche : « Il faut maigrir. Vous n’êtes pas faîtes pour ce poids.
- Attendez, jusque là mon Indice de Masse Corporelle était en dessous de la normale !
- Je n’ai jamais dit que vous étiez grosse ! Mais vous avez des os extrêmement fins. Vous êtes taillée pour être très mince. Quelques kilos de plus, et vous aurez mal aux articulations… »
J’imaginais une ado mal dans sa peau influencée par la mode des mannequins concentrationnaires, ce docteur la pousserait à l’anorexie !

C’est vrai que j’ai des poignets très minces. A la fac, mon voisin d’amphi avait hurlé en les voyant: « On dirait une somalienne ! » J’ai les poignets et doigts aussi fins que la gamine que je garde. Elle a quatre ans… Pire, je peux encore mettre la gourmette de mon baptême (j’avais un an !)
C’est vrai aussi que, comme dit la kiné, mes articulations « craquent comme une vieille de 90 ans, c’est quand même pas glorieux »
Mais bon, de là à faire un régime…

Comme j’adore manger et n’ai aucune volonté, je n’ai pas perdu mes kilos. En revanche, quand j’engloutis la moitié de la baguette de pain avant même d’être revenue de la boulangerie, j’ai des remords que je n’avais pas auparavant. ce qui m'ennuie beaucoup plus que mon poids.

Ma famille et mes amis ne m’aident pas. J’ai fini par poser la question existentielle préférée des filles: tu trouves pas que j’ai grossi ?régime tour de taille.jpg
Frère, au lieu de répondre, comme toutes les filles attendent : « Mais non, tu es superbe ».
Il répond, catastrophé : « Mais c’est vrai ! T’es sûre que t’es pas enceinte ? »
Je suis vache, depuis il a appris par cœur la formule souhaitée, mais je me souviens très bien de cette réplique du 25 novembre 2003 à 22h26 environ.
Le point positif, c’est que je suis beaucoup moins sifflée par des gros lourds dans la rue. Car, dixit ma mère, je n’ai plus « un écart disproportionné entre une taille très fine et une grosse poitrine, qui donne un résultat artificiel à la Ophélie Winter » (Je me demande comment je dois le prendre…)

Je vous laisse, c’est l’heure du goûter.