Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/09/2019

Quiz littérature : les réponses

jaime lire livre.jpg1 ) Associez ces débuts de romans avec leurs auteurs :
a) "Mr et Mrs Dursley, qui habitaient au 4, Privet Drive, avaient toujours affirmé avec la plus grande fierté qu’ils étaient parfaitement normaux, merci pour eux."
b) "Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas."
c) "Je forme une entreprise qui n’eut jamais d’exemple, et dont l’exécution n’aura point d’imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme, ce sera moi."
d) "C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier, et, si peu que l’on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu’il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l’esprit de ses voisins qu’ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l’une ou l’autre de leurs filles."

a- Jean-Jacques Rousseau, Les confessions
b- Jane Austen, Orgueil et préjugés
c- JK Rowling, Harry Potter à l'école des sorciers
d- Albert camus, L'étranger
Réponse
: a)c / b)d / c)a / d)b

2 ) Quel auteur français est considéré comme le chef de file du courant naturaliste en littérature, qui dépeint la société avec plus de précisions encore que le réalisme dont il dérive ?
a)
Réponse : a)
 
3) Associez ces vers au poète qui les a composés :
a) Les sanglots longs des violons de l’automne
Blessent mon cœur d’une langueur monotone.
b) Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
c) Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
d) La sottise, l’erreur, le péché, la lésine
Occupent nos esprits et travaillent nos corps 
Et nous alimentons nos aimables remords
Comme les mendiants nourrissent leur vermine. 
 
a- Baudelaire
b- Victor Hugo 
c- Paul Verlaine
d- Lamartine
Réponse : a)c / b)d / c)b / d)a
 
4) Jean-Baptiste Poquelin est le véritable nom de :
a) Corneille
b) Molière
c) Racine
d) Papillote
Réponse : b) Molière
 
5) Qui est cet auteur ? 
Il naît en 1864, d'un père républicain et anticlérical et d'une mère catholique et bigote. Celle-ci reporte le mépris qu'elle éprouve pour son mari sur son fils, et finira par se suicider en se jetant dans un puits. Le fils racontera le calvaire que lui a fait subir sa mère dans un livre qui deviendra célèbre. L'auteur est aussi connu pour ses pensées, comme "écrire, c'est une façon de parler sans être interrompu". Il est considéré comme  « un Montaigne minuscule dont La Bruyère aurait affûté le style »
Il s'agit de : 
a) Alphonse Daudet et son livre Le petit chose
b) Guy de Maupassant et Une vie
c) Jules Renard et Poil de Carotte
Réponse
c) Jules Renard 
 

03/09/2019

Le quiz de la rentrée : littérature

jaime lire revolution.jpgCerveau ramolli par l'inactivité des vacances ? Par le rosé et les bières des barbecues ? Par les insolations ? Ou à l'inverse, par l'inintérêt de votre travail et vos collègues ? Le retour des quiz est là pour vous réveiller !
 
1 ) Associez ces débuts de romans avec leurs auteurs :
a) "Mr et Mrs Dursley, qui habitaient au 4, Privet Drive, avaient toujours affirmé avec la plus grande fierté qu’ils étaient parfaitement normaux, merci pour eux."
 
b) "Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas."

c) "Je forme une entreprise qui n’eut jamais d’exemple, et dont l’exécution n’aura point d’imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme, ce sera moi."

d) "C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier, et, si peu que l’on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu’il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l’esprit de ses voisins qu’ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l’une ou l’autre de leurs filles."

a- Jean-Jacques Rousseau, Les confessions
b- Jane Austen, Orgueil et préjugés
c- JK Rowling, Harry Potter à l'école des sorciers
d- Albert camus, L'étranger

2 ) Quel auteur français est considéré comme le chef de file du courant naturaliste en littérature, qui dépeint la société avec plus de précisions encore que le réalisme dont il dérive ?
a)
 
3) Associez ces vers au poète qui les a composés :
a - Les sanglots longs des violons de l’automne
Blessent mon cœur d’une langueur monotone.
 
b - Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
 
c - Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
 
d - La sottise, l’erreur, le péché, la lésine
Occupent nos esprits et travaillent nos corps 
Et nous alimentons nos aimables remords
Comme les mendiants nourrissent leur vermine. 
 
a) Baudelaire
b) Victor Hugo 
c) Paul Verlaine
d) Lamartine
 
4) Jean-Baptiste Poquelin est le véritable nom de :
a) Corneille
b) Molière
c) Racine
d) Papillote
 
5) Qui est cet auteur ? 
Il naît en 1864, d'un père républicain et anticlérical et d'une mère catholique et bigote. Celle-ci reporte le mépris qu'elle éprouve pour son mari sur son fils, et finira par se suicider en se jetant dans un puits. Le fils racontera le calvaire que lui a fait subir sa mère dans un livre qui deviendra célèbre. L'auteur est aussi connu pour ses pensées, comme "écrire, c'est une façon de parler sans être interrompu". Il est considéré comme  « un Montaigne minuscule dont La Bruyère aurait affûté le style »
Il s'agit de : 
a) Alphonse Daudet et son livre Le petit chose
b) Guy de Maupassant et Une vie
c) Jules Renard et Poil de Carotte

04/02/2019

bilan lecture : psy et développement personnel

epouvantail.jpgPsychologie :
Boris Cyrulnik :
- Autobiographie d’un épouvantail
- Sauve-toi, la vie t’appelle
- Les vilains petits canards

- In treatment, lost in therapy de Clotilde Leguil
La psychosomatique pour les Nuls de Geneviève Choussy-Desloges
L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau et autres récits cliniques de Oliver Sachs
- Votre cerveau est extraordinaire de Fabien Olicard

- L'art d’avoir toujours raison de Schopenhauer
Nouveau manuel de manipulation de Gilles Azzopardi

- Les paroles perverses, les reconnaître, s’en défaire de Robert Neuburger
- Petits pénibles et gros casse-pieds de Christophe André et Muzo
- L’amour, la culpabilité et le besoin de réparation de Mélanie Klein

Développement personnel :

Je pense trop de Christel Petitcollin
- Pourquoi les femmes se prennent la tête ?  de Susan Nolen-Hoeksema
Trop intelligent pour être heureux ? L'adulte surdoué de Jeanne Siaud-Facchin
Pourquoi les hommes n’écoutent jamais rien et les femmes ne savent pas lire les cartes routières de Allan et Barbara Pease

- Les 4 accords toltèques de Miguel Ruiz
- Lisa Bourbeau : Ecoute ton corps, Les 5 blessures, L’acceptation
- L’art de faire la paix au quotidien de Anne Ducrocq
- Du bonheur de Frédéric Lenoir
Du magnétisme, Henri Durville

 



 

02/02/2019

Bilan lecture : les romans

vies mienne.jpgEmmanuel Carrère :
- La classe de neige
- La moustache
biographies :
- L'adversaire
- Un roman russe
- D'autres vies que la mienne
- Limonov
- Je suis vivant et vous êtes morts (biographie de K Dick)

Delphine de Vigan :
- Rien ne s’oppose à la nuit
- No et moi
- Les heures souterraines
- D'après une histoire vraie

Philippe Jaenada :
histoire vraie.jpeg- Le chameau sauvage
- Le cosmonaute
- La femme et l’ours
- Nefertiti dans un champ de canne à sucre
- La petite femelle
- La serpe

Milan Kundera :
- L’identité
- La plaisanterie
- L'insoutenable légèreté de l'être

Romain Monnery :
- Libre seul et assoupi, Le saut du requin, Un jeune homme superflu
Carol Joyce Oates : Cher époux et Carthage
Virginie Despentes : Bye bye blondie et King-Kong théorie
Titiou Lecoq : Les morues et Chroniques de la débrouille
Laurie Colwin : Drôles d'oiseaux, Une vie merveilleuse et Rien que du bonheur

Adaptés au cinéma :
vieillir.jpg- Nous ne vieillirons pas ensemble de Maurice Pialat
- Un singe en hiver d'Antoine Blondin
- La chambre des officiers de Marc Dugain

Policiers (adaptés au ciné) :
- Monsieur Hire de Simenon
- Feux rouges de Simenon
- Sueurs froides de Boileau et Narcejac

Humour :
- Fuck les connards, manuel de survie quand quelqu'un vous pourrit la vie de Michael et Sarah Bennett
- Fabrice Luchini et moi
de Olivier Sauton
-
Je vais pas me taire parce que t’as mal aux yeux de Sarah Dahan
- La fin du monde n'aurait pas eu lieu de Patrick Ourednik
La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole
- La vie sexuelle des super héros de Marco Mancassola

Drame :
- Les coups de Jean Meckert
La chute d'Albert Camus
- Thérèse et Isabelle de Violette Leduc
- Et au pire on se mariera de Sophie Bienvenu

Fantastique /SF :
- Docteur Sleep de Stephen King
- Les Tommyknockers de Stephen King
- Docteur Bloodmoney Philip k Dick
- 1984 de George Orwell

Nouvelles :
24h de la vie d’une femme et Destruction d’un cœur de Stefan Zweig
- Des hommes sans femmes de Haruki Murakami 
- Des histoires pour rien de Lorrie Moore
- Vies cruelles de Lorrie Moore
- L'amour d'une honnête femme d'Alice Munro
- Les nuits difficiles de Dino buzzati
- Les filles de l'ombre de Mathieu Terence 
- La balade du café triste de Carson Mccullers
- L’état de l’Angleterre et Nouvelle carrière de Martin Amis
- Superman n’existe pas, nouvelles de Jaenada, Rozen, Urien, Villard
- Nouvelles de Mars, de Jaenada et Sophie Fontanel

 

31/01/2019

Bilan lecture : crimes, travail et biographies

littérature, lecture, livres, corinne maier, travailAffaires criminelles :
- La serpe de Philippe Jaenada
- La petite femelle de Philippe Jaenada
- L'adversaire d’Emmanuel carrère
- Lætitia de Ivan Jablonka

- La séquestrée de Poitiers et l'Affaire Redureau, de André Gide
- Femmes fatales, les criminelles approchées par un expert de Michele Agrapart Delmas
Crimes de femmes : 25 histoires vraies de Anne Sophie Martin
- L’empoisonneuse de Peer Meter (bd)
- Le crime des sœurs Papin, les dessous de l’affaire, d'Isabelle Bedouet

Essais :
- Beauté fatale
de Mona chollet
- Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estés 
- King-kong théorie de Virginie Despentes
- La garçonnière de la république de Émilie Lanez
- Toxic croquettes de Jutta Ziegler
Le charme discret de l'intestin de Giulia Enders

Travail :
littérature,lecture,livres,corinne maier,travail- Bonjour paresse de Corinne Maïer
- Ceci n'est pas une lettre de candidature de Corinne Maier
- Lettres de non motivation de Julien Prévieux
- Tribulations d’un précaire de Ian Levison
- Ta carrière est fi-nie ! et Absolument débordée ! de Zoé Shepard
- Les heures souterraines de Delphine de Vigan
- Libre seul et assoupi de Romain Monnery
Le petit malheureux de Guillaume Clémentine

Biographies :
- La promesse de l’ombre de Romain Gary
- Ça s’est passé comme ça de Gérard Depardieu
- Mille vies valent mieux qu'une, Jean-Paul Belmondo
- Berthe Morisot de Dominique Bona
- Quel effet bizarre faites-vous sur mon cœur de Christine Orban (lettres de Napoléon à Joséphine)
- Le dernier stade de la soif de Frédéric Exley
- Les ritals de François Cavanna
- Chroniques de la débrouille de Titiou Lecoq
- Thornytorinx de Camille de Peretti (anorexie)

 

26/01/2019

Bilan lecture : les B.D

arabe futur.pngBiographies :

- Jirô Taniguchi : Le gourmet solitaire
- Un avenir radieux
- Le journal de mon père
- Quartier lointain

- L’arabe du futur de Riad Satouf, tome 1 à 4
- Culottées ! de Pénélope Bagieu
- Les maîtres de l’orge de Jean Van Hamme (fausse biographie)

absurdo.jpg- Corinne Maier : Einstein
- Marx
- Freud

Humour :

Marc Dubuisson :
- Ab absurdo, la fin du monde est pour hier
- Les grands moments de solitude de Michael Guérin 
- Les grands moments de solitude, vers l’enfer et au-delà ! tome 2
- La nostalgie de Dieu, l’intégrââl (3 tomes)

Allan Barte :
cliché hollywood.jpg- Petit illustré des gros clichés d’Hollywood
- Le journal du lutin (2 tomes)

Voutch :
- Les joies du monde moderne 
- Ouragan sur le couple
- Le monde merveilleux de l’entreprise  
- L’amour triomphe toujours
- Le pire n’est même pas certain

- Modeste et pompon de Franquin (tome 1 à 4)
- Tu mourras moins bête de Marion Montaigne (tome 1 et 4)
- Putain de chat de Lapuss
- Calvin et Hobbes l'intégrale de Bill Watterson
- What a wonderful world de Zep

Science-fiction / fantastique :

BD, livres, littérature, BD humour- Les mondes d’Aldébaran de Léo (5 tomes)
- Bételgeuse de Léo (5 tomes)
- Universal War 1 et 2 de Denis Bajram
- Aama de Frederik Peeters (4 tomes)

- Locke and key de Joe Hill (fils de Stephen king) (6 tomes)
- Blast de Manu Larcenet (4 tomes)

Mangas :
- Monsters de Naoki Urasawa (tome 1 à 9)
- Great Teacher Onizuka de Tôru Fujisawa (tome 1 à 20)

24/01/2019

Le misanthrope au travail, suite

travail, littérature, livre, étude de texte du misanthropeJe répète souvent cette réflexion du misanthrope :
"C'est n'estimer rien, qu'estimer tout le monde."

Ces affables donneurs d'embrassades frivoles,
Ces obligeants diseurs d'inutiles paroles,
Qui de civilités, avec tous, font combat,
Et traitent du même air, l'honnête homme, et le fat.
Quel avantage a-t-on qu'un homme vous caresse,
Vous jure amitié, foi, zèle, estime, tendresse,
Et fasse de vous, un éloge éclatant,
Lorsque au premier faquin, il court en faire autant?

Au boulot, un collègue a hérité du caractère irascible et brut de décoffrage d'Alceste encore plus que moi. A son âge proche de la retraite, il ne s'imagine plus améliorer les conditions de travail, alors comme le misanthrope "il lui prend des mouvements soudains, de fuir, dans un désert, l'approche des humains." Son désert est en réalité un refuge dans l'imaginaire, des séries et des livres qu'il engloutit en moins de deux, comme son travail, ce qui lui laisse le temps de bouquiner. Il limite les contacts le plus possible avec ses pairs, grognant un bonjour bourru si certains se risquent à lui adresser la parole. Il s'emporte facilement contre ceux qui font mal leur job, et même contre les clients, ce qui fait qu'il a la chance d'être relégué dans un poste sans contact avec autrui (contrairement à moi) car selon la direction : "on a peur qu'il s'en prenne à quelqu'un". En effet il ne s'est pas gêné pour traiter de "connasse" une collègue méprisante.
Les chefs ménagent cet Alceste qui n'a pas la langue dans sa poche, les collègues le fuient de peur d'être victimes de son courroux.

Mais moi, je l'apprécie, et il me le rend bien. Comme lui, je déteste les amabilités exagérées. Je ne fais pas la bise et ne me force pas à demander à de vagues collègues dont je ne connais même pas le nom tellement je m'en fous comme de l'an 40 : "Vous allez bien ?" Quand je pose la question, c'est parce que la réponse m’intéresse. Quelle formule de politesse ridicule, qui s'attendrait à ce que son patron réponde : "non, ça ne va pas, j'ai surpris ma femme sur un site de rencontres sous le pseudo "Germaine la sans gêne" et j'ai des problèmes gastriques depuis hier, peut-être à cause du cassoulet de la cantine..."

Je ne donne pas mon amitié à n'importe qui. C'est donc un privilège que je parle avec mon collègue, et un privilège que ce misanthrope me parle en retour.
Évidemment, à notre façon bourrue. Pour se dire bonjour, on ne va pas reproduire cette manie saugrenue de plaquer sa joue contre celle de l'autre pour se refiler des virus (mais qui a inventé "la bise" ?). On se salue de cette façon :
Lui : "Alors, toujours en train de glander /bouffer ? (ça dépend du contexte : si je mange mes papillotes ou si je bouquine) (ou les deux)
Moi : - Alors pépé, toujours en train de râler ?"

Ensuite on parle de ces trois choses essentielles : culture,  bouffe et chats. Les animaux sont les êtres qu'il apprécie le plus, comme souvent chez les gens déçus par les humains. Ce n'est pas une exclusivité féminine : c'est un pépère à chats. Pour noël il a aligné plus de 3 phrases volontairement (un exploit) pour me décrire les cadeaux et le festin qu'il leur offrait (des jouets et crevettes). Il passe les fêtes seul avec ces minous, il faut bien qu'il les gâte. Parfois il me donne les livres qu'il a finis, ou des gâteaux qu'il pique à la cantine : "j'en achète une part puis hop j'en glisse une autre dans ma poche". En retour, je lui fais parfois le café et je lui donne le cadeau privilège extrême : des papillotes. Il chourre aussi du pain pour le donner aux pigeons de la terrasse, il leur à même attribué des prénoms.
A part les animaux, il ne fait pas d'effort pour aller vers les autres, et ils le lui rendent bien. Mais moi j'ai toujours apprécié ces gens en retrait, difficiles d'accès : j'ai envie de savoir pourquoi ils se cachent, et souvent ils ont une grande profondeur. Je n'ai pas encore percé tous les mystères du vieil ours.

Oronte : "Souffrez qu'à cœur ouvert, Monsieur, je vous embrasse,
Et qu'en votre amitié, je vous demande place.
Touchez là, s'il vous plaît, vous me la promettez
Votre amitié ? Quoi ! vous y résistez ?
Alceste : -  Monsieur, c'est trop d'honneur que vous me voulez faire
Mais l'amitié demande un peu plus de mystère,
Et c'est, assurément, en profaner le nom,
Que de vouloir le mettre à toute occasion."

 

 

22/01/2019

Le misanthrope au travail

Misanthrope.jpgComme Alceste, les hypocrites comme Philinte m'horripilent. Ce dernier pourrait représenter le juste milieu entre Célimène, la profiteuse populaire, et Alceste, l'excessif asocial, mais pour moi Philinte n'est qu'un faux-jeton complaisant. Il ne se mouille jamais, il ne fait donc pas bouger les choses et ne sert à rien. Il s'exclame par exemple :
"Et c'est une folie, à nulle autre seconde
De vouloir se mêler de corriger le monde.
J'observe, comme vous, cent choses, tous les jours
Qui pourraient mieux aller, prenant un autre cours
Mais quoi qu’à chaque pas, je puisse voir paraître
En courroux, comme vous, on ne me voit point être
Je prends, tout doucement, les hommes comme ils sont
J'accoutume mon âme à souffrir ce qu'ils font."

Dans un ancien boulot, j'avais dénoncé tout haut ce que tout le monde blâmait tout bas (de gros problèmes de consignes contradictoires et de harcèlement), et un collègue m'avait sorti : "il en faut des gens comme toi, car ils font bouger les choses. Le problème, c'est que c'est toi qui prends tout après, car personne ne te soutiendra par peur, alors que tu as raison."

Philinte prétend être ami avec un homme, mais s'en moque quand ce dernier a le dos tourné. Alceste est horrifié. Cette scène ressemble à celle que j'ai surprise avec une ancienne connaissance : elle croise un collègue, lui fait un large sourire en lui disant bonjour et d'autres amabilités. Tant d'insistance et de gentillesse ne pouvaient sembler que sincères, mais pourtant dès que l'homme passe la porte, la fille s'exclame :  "quel connard celui-là !" Cette situation s'est reproduite à l'identique devant d'autres témoins, aussi choqués que moi par une telle hypocrisie. La fille, imperturbable, nous répondait : "ça s'appelle de l'intelligence sociale". 
Ce que Philinte exprime ainsi en 1666 :
"Mais quand on est du monde, il faut bien que l'on rende
Quelques dehors civils, que l'usage demande"

Alceste se défend mieux que moi :

"Non, vous dis-je, on devrait châtier, sans pitié
Ce commerce honteux de semblants d'amitié :
Je veux que l'on soit homme, et qu'en toute rencontre
Le fond de notre cœur, dans nos discours, se montre
Que ce soit lui qui parle, et que nos sentiments
Ne se masquent jamais, sous de vains compliments."

Je veux qu'on soit sincère, et qu'en homme d'honneur
On ne lâche aucun mot qui ne parte du cœur.

J'ai vu une scène similaire au travail. Une femme un peu empotée arrive pour la première fois en robe. Les collègues s'extasient devant sa tenue :
"Han comme elle te va bien !"
La fille rosit, elle n'a pas l'habitude d'être au centre de l'attention : - "C'est vrai ?
- Oui, ces fleurs ! Et ces couleurs !"
La fille se confond en remerciements balbutiants. Dès qu'elle repart, les deux compères éclatent de rire : 
"Nan mais t'as vu comme ça la boudine !
- Et ce motif ! Elle a piqué la robe de sa grand-mère ?"

J'étais outrée. Je ne prétends pas qu'il faut dire à la Alceste : "écoute, tu ferais mieux d'éviter, tu ressembles à l'hippopotame en tutu dans Fantasia (bon, Alceste s'exprimerait mieux et en vers, mais on n'est plus en 1666  et vous avez saisi le sens), mais de là à mentir à ce point ! Surtout que la fille ne leur avait pas demandé leur avis ! 
Si elle l'avait fait, je n'aurais pas pu mentir ("ma chéwie ! tou é magnifique !"), mais j'aurais adouci mes propos. On me reproche parfois ma franchise, mais pourquoi me demander mon opinion si c'est pour ne pas l'accepter ?

Oronte : "Mais ne puis-je savoir ce que dans mon sonnet...
Alceste : - Franchement, il est bon à mettre au cabinet."

Suite demain

 

 

20/01/2019

Le misanthrope

misanthrope.jpgDéçue par mes dernières lectures, je décide de relire mes classiques. En premier, celui qui reste mon préféré depuis que je l'ai découvert l'été de mes 13 ans. Je m'en souviens comme si c'était hier, un choc, une révélation : il reflétait exactement mes pensées, mettait les mots sur ce que je ressentais. Je passais des journées entières à recopier des pages et des pages de ces monologues formidables, dans l'idée de les retenir pour les ressortir à mes détracteurs.

Les goûts changent en grandissant (Les Fantômette, Club des 5 et Super picsou géant ne trônent plus dans ma bibliothèque aujourd'hui, étonnant non ?) Ado, j'avais pris une claque avec le K de Dino Buzzati, La chute de Camus, Les mots de Sartre ou La conjuration des imbéciles, mais ils m'ont bien moins impressionnée à la relecture. Seul un livre traverse toutes les époques, un livre qui a 350 ans et reste d'actualité. Sauf pour le langage. Imaginez la tête des gens si je leur rétorquais, lorsque je constate une énième injustice et malveillance :
"J'entre en une humeur noire, en un chagrin profond
Quand je vois vivre entre eux, les hommes comme ils font
Je ne trouve, partout, que lâche flatterie
Qu'injustice, intérêt, trahison, fourberie"

Ces propos sont pourtant toujours opportuns. Au travail, je m'indigne quand des gens hautement toxiques, bêtes, méchants et glandeurs sabordent le travail et l'ambiance par leurs médisances, mais accusent les autres à leur place. Je m'insurge quand ces grandes gueules s'attribuent le travail des humbles et timides, mais on me répond, pas plus tard que ce vendredi : "on sait, mais tu comprends, on ne peut rien lui dire, elle est intouchable et elle attaquerait dix fois plus fort. Il vaut mieux se la mettre dans la poche et faire semblant de l'apprécier".

Nommez-le fourbe, infâme, et scélérat maudit
Tout le monde en convient, et nul n'y contredit.
Cependant, sa grimace est, partout, bienvenue
On l'accueille, on lui rit; partout, il s'insinue
Et s'il est, par la brigue, un rang à disputer
Sur le plus honnête homme, on le voit l'emporter.
Têtebleu, ce me sont de mortelles blessures
De voir qu'avec le vice on garde des mesures
Et, parfois, il me prend des mouvements soudains
De fuir, dans un désert, l'approche des humains.

Si tout le monde supporte des actes intolérables, si personne n'agit, comment peut-on améliorer les choses ? J'ai parfois envie de répondre comme Alceste :  
"Je hais tous les hommes : les uns, parce qu'ils sont méchants et malfaisants
Et les autres, pour être aux méchants, complaisants."

Vous l'avez compris, j'évoque Le misanthrope de Molière, pièce écrite en 1666 et toujours aussi d'actualité. Elle est d'ailleurs régulièrement jouée et actuellement à Paris avec Lambert Wilson. J'estime cependant le titre peu approprié : pour moi, Alceste n'est pas vraiment misanthrope. Il est simplement profondément honnête, sincère et passionné. Il se révolte contre le mensonge et l'injustice. Il ne déteste pas tous les humains, puisqu'il meurt d'amour pour Célimène. Elle est pourtant une pétasse superficielle, à l’opposé du caractère d'Alceste, entier et profond.

Célimène fait preuve de la popularité et de l'aisance en société qui font défaut à Alceste. Elle flatte et est entourée de flatteurs. Elle me faisait penser quand j'étais au collège aux pouffes populaires, moqueuses, manipulatrices et futiles : les filles qui pavanaient avec leur dernière tenue à la mode, qui flirtaient avec les garçons et les manipulaient pour obtenir des faveurs et être traitées en princesse. Elles prétendaient également être amies avec des camarades mal dans leur peau, qui leur servaient en fait d'aide aux devoirs et de faire-valoir ("regardez, à côté de ce boutonneux renfermé, je parais très belle et charismatique"). La majorité riait de leurs moqueries, pour ne pas devenir le prochain souffre-douleur de ces tyrans.  
J'ai lu un article expliquant que ces personnes populaires à l'école, peu habituées à l'effort et aux contraintes, puisque tout le monde va dans leur sens et devance leurs besoins, réussissent moins bien leur vie ensuite. Elles peinent à continuer leurs études, obtenir des diplômes et un bon travail. Alors qu'au contraire, certains anciens mis au rebut réussissent mieux, par souci de reconnaissance et de revanche. Justice, enfin !
Suite demain

 

14/01/2019

Bilan littérature

bonjour paresse.jpgSi vous regardez la colonne de gauche, vous pouvez conclure que je suis toujours en train de lire les mêmes livres : "je vais pas me taire parce que t'as mal aux yeux" (sur les paroles parfois saugrenues des chansons françaises) et "comment rater complètement sa vie en 11 leçons".
Je suis censée lire ces romans depuis... 2015. ce qui doit correspondre à 3 mots par jour, c'est rapide.
A croire que mémé train de retard prend au pied de la lettre les préceptes de ce dernier livre... De même, je n'ai pas actualisé ma colonne lecture depuis 2012, alors que depuis j'ai lu + de 300 bouquins !

Je vous épargne le récapitulatif des six dernières années : tout simplement parce que j'ai perdu le décompte des quatre premières. Pourquoi ? Car mémé nulle en nouvelles technologies note tout à la main sur des petits carnets : - "c'est tellement plus joli" 
- "c'est tellement plus vivant que le froid clavier et l'écriture standard de l'ordinateur". 
Je devrais plutôt dire : 
- " je note tout à la main sur un carnet que je vais perdre ensuite"
- "je note tout à la main sur un carnet que je ne vais pas pouvoir relire parce je n'arrive pas à déchiffrer mon écriture de sagouin" (ou de docteur comme on me l'a déjà dit) 
- "je note tout à la main sur un carnet que je ne vais pas pouvoir relire parce que l'estomac sur pattes aura renversé son cacao/sa choucroute dessus"

En 2016, révolution : mémé nulle en nouvelles technologies note ses récapitulatifs sur ordinateur !
Je peux ainsi vous proposer une liste de 150 livres.
J'en profite pour créer une nouvelle catégorie "on connaît le livre". J'ai reclassé à l'intérieur mes articles sur le sujet (sur 10 ans de blog, c'était looong), comme les quiz littérature, mes critiques de livres sur le cinéma hollywoodien, ou des biographies comme celles de Patrick Dewaere ou Simone de Beauvoir, et des livres de Dorothy Parker, la vie à deux

La réalité dépassant la fiction, je privilégie toujours autant les biographies. Fascinée par ce qui est étrange, disproportionné et incompréhensible, je suis donc toujours adepte des études sur les affaires criminelles (ah, les soeurs Papin qui arrachent les yeux de leur patronne parce qu'elle s'était plaint du linge mal repassé). Fascinée par ce qui est étrange, disproportionné et incompréhensible, je suis donc toujours adepte des livres sur... le travail. J'ai relu les Corinne Maier comme Bonjour paresse, en bonne Gastonne Lagaffe (mon idole, mon mentor, mon guide spirituel).
Déçue par certains écrits, j'ai relu ceux qui m'avaient enthousiasmé. Je me suis donc replongée dans tous les Philippe Jaenada, les Romain Monnery et les Emmanuel Carrère. J'ai également découvert Delphine de Vigan et ses romans semi-autobiographiques sur le harcèlement au travail, l'amitié perverse, le deuil... 
J'ai du mal à classer tous ces livres vu leur nombre, et encore plus à donner mon avis. Mémé Alzheimer en a oublié la plupart ! Mais j'ai pris des notes sur les plus intéressants. A découvrir ici bientôt...