18.12.2009
Vacances, j'oublie tout
"...Plus rien à faire du tout..."
C’EST LES VACANCES !!!!
ENFIN !!!! C’est pas trop tôt ! (Quand je pense qu’il y en a qui bosse encore…comment font-ils…)
Pour fêter l’évènement, j’écoute depuis deux heures la musique qui me plaît le plus, à part McCartney et les Beatles bien sûr : les bandes originales de (vieux) films. Le cerveau d'American Breed, La peau douce, Le mépris, Les deux anglaises et le continent de Georges Delerue, La folie des grandeurs de Polnareff, Le retour de Martin Guerre et une centaine d'autres...(si vous aimez, on est définitivement potes)
Je n’ai rien publié depuis une semaine. Pourtant j’ai toujours des textes en rab, mais je voulais d’abord écrire sur le concert de McCartney.
Comme en a déduit Jeanne dans les commentaires, je reste silencieuse depuis le concert de Macca parce que « je suis repartie avec lui ». Il m’a trouvé très enthousiaste et m’a embauchée pour le reste de la tournée. Non, comme l’explique encore Jeanne (qui est décidément très clairvoyante) je crois que je ne parviens pas à écrire sur le concert car « ça se vit, ça ne se raconte pas »
Et puis, par mon absence prolongée, j’ai instauré un suspense involontaire. Vous me réclamez le compte-rendu du concert, en vous attendant à un texte super drôle ou émouvant… Ca me fout la pression moi ! J’ai l’impression de me retrouver au collège, quand j’étais angoissée par les rédactions de français ... De la même manière, je n’ai pas rendu ma copie pour le concours de Miss 400. Pourtant le thème « bobo » m’était tout à fait approprié, moi qui ai toujours mal partout.
Je préfère écrire lorsque les mots coulent tout seuls (comme ici), plutôt que de me forcer à publier un article à l’heure attendue. Sinon j’ai l’impression que ce blog n’est plus un plaisir mais une corvée…
J’en ai peut-être un peu trop fait ces derniers mois. Auparavant je publiais quand ça me chantait, là je consacre trois heures par jour aux blogs en général… je n’ai pas trouvé le bon rythme. La moindre attente de connexion Internet me fait hurler : « grouille-toi sale con d’ordi ! J’ai pas que ça à faire ! J’ai une note à publier moi ! ». Je pense que Choupinounet est soulagé de ne plus me voir les yeux rivés en permanence sur l’écran :
Choupinounet : « T’as pas écouté ce que j’ai dit ! courgette !
Moi : - Je peux pas ! J’ai une note à publier moi ! »
Choupinounet : on mange quoi ?
Moi : - Je sais pas ! J’ai rien eu le temps de préparer ! J’ai une note à publier moi !
Comme je l’ai maintes fois répété, je bosse deux fois plus que l’année dernière, et j’écris aussi trois fois plus… comme il est hors de question que je sacrifie mes heures de loisirs (la perspective du métro-boulot-dodo me donne envie d’avaler de la javel ou un truc sympa dans le genre) je rogne beaucoup sur mon temps de sommeil. Du coup je ne tiens plus debout. J’ai réussi à m’endormir un laps de seconde, alors que j’étais au téléphone, avec un client, au BOULOT. Mes yeux picotaient, je les ai fermés et ma tête est tombée brusquement. J’ai sombré dans le coma, l’ennui le sommeil et je me suis réveillée en sursaut : « HEIN? Qu’est ce que vous disiez ? »
Je vais tout de même évoquer le concert bien sûr, sûrement ce week-end, mais je préfère ne pas donner de date précise pour ne pas vous décevoir. (Gabrielle, je vais aussi écrire la fin du dentiste, promis !) Quoique, ce week-end, je dois faire mes derniers achats de noël et voir plein de gens… (J’ai trop d’amis. Trop dure la vie.)
A demain.
Peut-être.
Quizz on connaît la chanson (Catherine je compte sur toi comme d'hab) quelle est l'interprète de l'atroce chanson évoquée dans le titre ?
22:30 Publié dans On connaît la chanson, Parfois, je travaille, Souvent, je suis en vacances | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : je kiffe à donf le cerveau de gérard oury, georges delerue, les deux anglaises et le continent, le reotur de martin guerre, la folie des grandeurs
16.12.2009
I'll be back


21:34 Publié dans On connaît la chanson | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : johnny halliday opéré, concert paul mccartney bercy, terminator
11.12.2009
Famous groupies
Mercredi, 1h du mat’, j’écris cette note vite fait pendant que Choupinounet dort à côté de moi… J’ai nettoyé et rangé l’appart de fond en comble jusqu’à maintenant pour accueillir ma famille demain. J’ai aussi fait un gâteau au chocolat à l’orange, que je n’ai pu m’empêcher d’entamer (largement)
Normalement, jeudi à 20h, au moment où la note est publiée, le concert commence…
17 000 Famous groupies sont rassemblés…
"All stand back
Let the people see
Take a snap
Of the famous groupies for me"
Installé derrière votre ordi, vous m’entendez chanter dans la foule de Bercy ?
Je vous mettrai des extraits du concert dès que je pourrai…
20:00 Publié dans On connaît la chanson | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : paul mccartney, the beatles
09.12.2009
Préparez vos mouchoirs
J-1 avant McCartney ! Je trépigne et écoute en boucle les chansons les plus énergiques et joyeuses. Pourtant je sais aussi que demain on sortira nos mouchoirs…
La chanson la plus triste de McCartney est pour moi Here today. Il l’a écrite lorsque Lennon a été assassiné. Comme Paul l’explique, c’est « une conversation entre lui et moi », où il retrace leur amitié. Les paroles sont poignantes, la musique est mélancolique comme tout…
“And If I say,
I really knew you well
What would you answer be ?
If you were here today...”
Ce qui finit de nous achever, c’est que systématiquement, quand Paul la joue en concert, il perd sa voix parce qu’il est ému.
Ecoutez et regardez bien la vidéo, et vous constaterez à quel point il est gêné et sanglotant, comme sa voix se brise… A ce concert à l’Olympia, j’entendais tout le monde chialer. Moi bien sûr, aucun effet, je suis forte et imperturbable. J’avais juste les lèvres qui tremblotaient et une boule dans la gorge, c’est tout…
“But as for me,
I still remember how it was before
And I am holding back the tears no more”
Snif.
Demain, Paul va sûrement aussi interpréter My love en hommage à sa femme Linda décédée après 30 ans de mariage… (photo : très classe Corinne Touzet à poil sur Paris Match, hein)
“Don’t ever ask me why
I never say goodbye to my love
It’s understood, it’s everywhere with my love
And my love does it good”
Re-snif.
Puis pour compléter le tableau, McCartney va jouer Something pour George Harrison, son compère Beatle mort d’un cancer lui aussi. (Something est généralement considérée comme « l’une des plus belles chansons d’amour au monde »)
“Something in the way she moves
Attracts me like no other lover
Something in the way she woos me
I don't want to leave her now
You know I believe and how”
C’est plus un mouchoir pour recueillir les larmes qu’il faut, c’est un seau.
Quand McCartney a joué ces trois chansons tristissimes au stade de France, toute ma famille reniflait devant la télé tellement c’était émouvant, même ma mère qui n’est pas fan pourtant. Si l’émotion transperce l’écran, je ne vous raconte pas en direct live…
Manque plus que Ringo Starr y passe aussi et que Macca lui rende hommage.
Je vous laisse, je vais me moucher. (en fait je vais danser sur la musique de Sergent Pepper)
Ne pleurez pas, demain je vous remets des chansons gaies !
15:32 Publié dans On connaît la chanson | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : concert paul mccartney bercy, beatles
25.11.2009
Comment choisir un prénom pour son enfant
Des amis annoncent à mon frère et moi qu’ils attendent un bébé.
On cherche avec eux un prénom potentiel dans un livre indiquant la "côte des prénoms" : s’ils sont répandus ou pas, à quelle époque et dans quel milieu social. Très fière, je constate que mon prénom est classé « rare » à toutes les périodes. Ca fait la nique à Choupinounet qui prétend connaître d’autres Papillote. C’est impossible, je suis la seule et unique. Bon en même temps, c’est un prénom typique de mon patelin… J’en ai déjà croisé une qui portait le même nom que moi cette copieuse, ça m’a énervée, non mais.
Pour ceux qui ne me connaissent pas, je rappelle qu’à la base, j’étais censée m’appeler comme Choupinounet. A l’échographie, les docteurs ont annoncé que j’étais un garçon (certains ont encore des doutes). Ce n’est qu’à la naissance qu’on a constaté la légère erreur, et je soupçonne ma famille paniquée d’avoir pris le premier prénom qui venait sous leurs yeux : « tiens, si on l’appelait comme le quartier ? » Heureusement que je ne suis pas née à Montparnasse par exemple. J’imagine l’appel en classe : «François ? – Présent ! » « Châtelet les halles ? – Présente ! »
Mon frère a toujours voulu baptiser son fils Choupinounet, il a changé puisque le prénom était donc déjà pris par son beauf. (« On choisit ses copains mais rarement sa famille, Y a un gonze mine de rien qu’a marié ma frangine… » Choupinounet n’a rien à voir avec la chanson heureusement!)
C’est dur de choisir un prénom, on n’est jamais d’accord.
- Tiens, « bidule », c’est joli ?
- Ah non, ça me rappelle bidule en CP. Il a regardé sous les portes des cabines de la piscine et m’a vue toute nue. Les bidules, c’est des cons !
- Et truc ?
-Truc ? Comme la chanteuse ? Tu veux qu’on la traite de pouffe ?
- Et machin ?
- Machin c’est bien, mais c’est trop donné. Pour qu’il y en ait 12 dans sa classe, non merci, un peu d’originalité que diable.
Bien entendu, avec ma chansonnite aigue, chaque prénom me rappelle un air.
- Lola ?
- Lola ! J’suis qu’un fantôme, quand tu vas, où j’suis pas ! Tu sais ma môme, que j’suis Morgane de toi !
- Barbara ?
- Un beau jour, ou peut-être une nuit, près d’un lac, je m’étais endormie…
- Etienne ?
- Etienne Etienne Etienne, oh ! Tiens-le bien !
- Michelle ?
- Michelle, ma belle, sont des mots qui vont très bien ensemble, très bien ensemble…
- Tu ne vas pas tout de même pas nous sortir une chanson pour chaque prénom!
-Mais j’en ai même DEUX par chanson si tu veux ! : «Michelle, c’est bien loin tout ça, les rues les cafés joyeux, même les trains de banlieue, se moquent de toi, se moquent de moi… »
Avec le futur père, on s’esclaffe sur les différents prénoms du livre.
- Ouah ah ah ! Trucmuche ! Le nom de grand-père ! 90 ans dès la naissance !
- Chose ! Le prénom de beauf inculte ! Les profs vont l’aimer tout de suite le gosse !
-et Machinchouette, si ça fait pas aristo, ça ! »
On se bidonne bruyamment pendant des heures.
La future mère, qui nous observait stoïquement depuis tout ce temps sans piper mot, révèle les prénoms qu’elle apprécie.
Un ange passe. Avec mon frère, on se lance un regard, gênés. On trouve ces noms pas terribles non plus.
On aura l’air fin, quand elle nous annoncera avoir accouché de Bidulechose, comme le frimeur de 3ème C.
Quizz « on connaît la chanson » dédicacé à la grande Catherine !
Quelles sont les chansons citées et leurs interprètes ? Indice : sur les six chansons, deux sont du même chanteur.
16:57 Publié dans Oh ? y a des gens autour !, On connaît la chanson | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : prénoms les plus donnés en 2009, prénoms rares, renaud
06.11.2009
Concert de Paul McCartney à Bercy !
Souvenez vous : le 22 octobre 2009, je vous parlais du concert mythique de Paul McCartney ayant eu lieu deux ans auparavant. Je racontais que c’était un de mes meilleurs souvenirs. Je pensais à un autre grand moment, se déroulant également un 22 octobre.
C’était un signe… à cette date, il m’arrive quelque chose d’exceptionnel.
J’ai attendu toute la journée, fébrile. Rien.
J’avais pourtant prévenu Choupinounet… « Tiens, tous les deux ans… sinon, je t’ai dit que j’ai jamais porté de bague de ma vie ? Je me demande quel effet ça fait… »
Je déconnais, mais je suis sûre que Choupinounet a un doute…
L’évènement arrive enfin, mais le lendemain matin.
Le 23 octobre, je suis dans le métro, je vais au boulot, je fais à moitié dodo en feuilletant le journal gratuit. Je suis réveillée d’un coup par un article : McCartney en concert !
UN SEUL spectacle pour toute la France ! A Bercy, 17000 places. Je me souviens que les places d’un concert identique de Madonna se sont vendues en 30 minutes !
Vous me direz que maintenant le vieux Paulo est peut-être moins populaire et moderne que Madonna, mais quand même, on parle d’un Beatle, là ! J’ai peur !!!!
Toute tremblotante et transpirante, j’envoie un message à Choupinounet : « Hiiiiii !!!!! Faut que tu prennes des places tout de suite !!!!! Je t’en suplliiiiiiie !!! » (photo: émeute lors d'un concert de macca..)
Arrivée au bureau, je me rue sur Internet plutôt que sur mes dossiers.
Les billets sont en vente à partir de lundi en fait. Comment vais-je tenir jusque là ?
Le lendemain, je publie le reste de mon article sur McCartney (c’était un signe…) Pour agrémenter le post, je mets des liens sur le concert à l’Olympia et visionne donc des extraits. Revoir et revivre ces moments, imaginer que je ne vais peut-être pas renouveler l’expérience…angoisse…
Choupinounet, très compréhensif, appelle lui-même toutes les billetteries pour avoir confirmation. (Vous savez, les numéros « 0800 » à 2000 euros la minute environ…) Finalement les places sont en vente le 6 novembre (aujourd’hui quoi). 15 jours d’attente ! On veut m’achever !
Surtout que j’ai la pression de toute la famille :
« Pourquoi tu ne m’a pas téléphoné au boulot pour me le dire tout de suite ? Je vais quand même pas appeler mon chef chez lui, à 20 heures un vendredi soir pour lui demander deux jours de congé…quoique… »
« Je veux y aller !
TOI AUSSI ? Mais tu quittes jamais ta cambrousse ! Et puis ça va coûter cher ! »
Le jour J, aujourd’hui, on est au taquet. Choupinounet est derrière l’ordi, pour acheter sur le net. « Mémé réac aux nouvelles technologies » craignant un bug, j’attends de mon côté devant l’une des plus petites billetteries de la ville.
Une heure avant l’ouverture, il y a déjà 10 filles qui gloussent. Je me persuade que non, non, je n’ai pas du tout l’air niais comme elles. Je lis mon journal pour prendre un air décontracté : « je maîtrise très bien mes nerfs moi, j’en ai vu d’autres. Je passais par là, j’ai vu la file d’attente et me suis laissée tenter… »
Mon stratagème est mis à nu par ma voisine : « euh… vous avez plein d’encre sur le visage… »
En fait je stresse tellement que le journal a déteint sur mes mains, que je me suis empressée de passer sur mon visage dans un tic nerveux.
« Euh…votre sac est trempé… »
Mon tupperware contenant mon repas de midi s’est ouvert et vidé sur toutes mes affaires. Mission camouflage de stress réussie.
Les autres fans n’en mènent pas large non plus. Un a failli se faire lyncher par un nerveux parce qu’il s’est incrusté en début de file.
A l’ouverture de la grille, tout le monde se précipite et est retenu par le service d’ordre.
Sauf moi, qui ai une chance phénoménale. Je suis servie la première. Un chef signale: « Non, on ouvre qu’une caisse, on ferme celle-là après ! »
La vendeuse me tend les billets. Heure d’achat : 10h 02 minutes, 40 secondes.
Elle m’annonce : « c’étaient les dernières places en fosse. »
2 MINUTES 40 après la mise en vente des billets !
Je pense que finalement, le vieux Paulo a fait aussi fort que Madonna.
Rendez-vous le 10 décembre, avec toute ma famille qui squattera nos 20 mètres carrés. Ca va être folklo. En attendant, je vérifie toutes les deux secondes que mes places ne se sont pas envolées. Finalement, cette attente était beaucoup moins agréable que celle de l’Olympia.
Macca, ne me refais plus ce coup là !
Enfin, si, organise d’autres concerts…
22:09 Publié dans On connaît la chanson | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : place concert mccartney bercy, astuces pour être sûr d'être le premier
24.10.2009
Paul McCartney à l'Olympia (suite)
Alors, au bout de 10h30 d'attente, j'ai enfin ma place et le concert commence…

McCartney arrive... J’ai la gorge qui se serre et les yeux qui mouillassent. Je l’ai déjà vu en concert, mais jamais d’aussi près. Là, je vois bien toutes ses rides... Et bien sûr, comme tout le monde, quand Macca regarde dans ma direction, je suis persuadée qu’il m’observe, moi, dans les yeux. Quand il dit « I love you » aussi. Bon, je déconne.
Il commence le concert… : « Je parlé seulement un petit peu francésse… »
Macca nous joue ses grands classiques. Comme la salle est remplie essentiellement de fans purs et durs, l’ambiance est incroyable, les 1200 personnes présentes dansent et chantent les paroles entières, comme pour la super énergique Back in The USSR. Quand Macca entame les premières notes de Band on The Run, une chanson que j’adore, je hurle comme une hystérique (je pense qu'on m'entend sur la vidéo du concert) Pour Jet, Let it be, Lady Madonna, Live and let die , je suis en transe, je chante et crie sans même m’en rendre compte. Quand la caméra de Canal+ se braque sur nous pendant le rappel, je monte même sur les épaules de mon voisin et gesticule comme une folle devant la caméra. Je n’ai pas dû viser la bonne, ou ils ont coupés mon show au montage, parce que je ne me suis pas vue à la télé ensuite. Papillote, hystérique artiste censurée.
McCartney finit par Hey Jude. Il fait chanter toute la salle, les femmes, puis les hommes, les deux ensemble, pendant 10 minutes. Il fait ce qu’il veut de nous, son (Jacques a dit) « macca dit » fonctionne très bien.
J'ESPERE QUE VOUS CLIQUEZ SUR LES LIENS DE MON SUPER CONCERT !
Quand Macca s’en va, je ne peux pas le croire, c’est un second rappel, il va revenir, il ne peut pas nous faire ça… Mais les lumières se rallument, les gens quittent la salle. 1h40 seulement, c’est trop court. Dans la rue, je comprends enfin l’expression "planer". Je me sens légère, j’ai l’impression de ne pas toucher le sol. J’entends les autres fans dire : « c’est bon, je peux mourir tranquille maintenant ».
Je n’irai pas jusqu’à dire ça, mais ce soir-là reste un de mes plus beaux souvenirs. J’ai gardé au poignet le bracelet du concert pendant 15 jours. J’ai aussi la place, affichée au mur pendant 6 mois puis rangée dans un endroit précis. Je l’ai retrouvé la semaine dernière, ce qui m’a donné l’idée d’écrire ce billet. Quand j’ai voulu la ressortir, elle n’y était plus. J’ai encore dû me dire : « je vais la ranger dans un meilleur endroit alors qu’elle est là depuis deux ans » et je ne sais plus où…Heureusement j’ai une photo.

« Bah, de toute façon je l’ai déjà vu en concert au même endroit, à l’Olympia en 64 avec les Beatles.
-T’AS VU LES BEATLES EN CONCERT ????!!!!!
- ben oui, et Les Stones aussi… et puis les Kinks, les Who les….
- Ca va j’ai compris ! »
Et vous, quel est votre meilleur concert ?
18:24 Publié dans On connaît la chanson | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : mccartney, olympia, band on the run
22.10.2009
Paul McCartney à l'Olympia, deux ans déjà !
Macca à l’Olympia, deux ans aujourd'hui !
J’y étais !
Toutes les médias en ont parlé à l’époque. (de Macca, pas de moi, hein)

Tu te trompes coco, pas 8 heures, mais 10h30. Et encore, je suis rentrée chez moi l’après-midi (j’ai fait ami-ami avec d’autres fans qui m’ont gentiment réservé ma place dans la file d’attente pour le soir).
Mon frère me téléphone 15 jours plus tôt :
« J’ai lu sur yellow-sub.net une rumeur comme quoi Mccartney reviendrait à l’Olympia ! 40 ans après y avoir joué pour la première fois avec les Beatles ! C’est une salle mythique ! Elle est petite, 1500 places, ça veut dire qu’il n’y aura que des méga fans et que Macca jouera des chansons inhabituelles ! En plus, si tu y vas, tu le verras de près ! »
Heureusement, on ne peut pas réserver en avance sur Internet. Avec le web, les places se vendent en une heure. Pour Polnareff, j’étais la première devant la FNAC, 30 minutes avant l’ouverture du magasin, et il n’y avait déjà plus de places pour les premiers concerts (j’en ai quand même eu).
Comme on ne peut pas réserver, les premiers arrivés sont les premiers servis.
La veille du concert, 22 heures, je passe devant l’Olympia. Déjà une quarantaine de fans se gèlent, avec leurs sacs de couchage et leurs guitares.
C’est hard quand même. Je suis fan depuis toujours, mais je n’en suis pas là. Puis j’adore la musique de McCartney seulement, je ne traque jamais les potins sur lui. Je connais à peine l’histoire avec sa femme unijambiste qui l’a plumé, et ça ne m’intéresse pas.
N’empêche, Paulo me fait lever à 5h du matin. Au beau milieu de la nuit pour la marmotte que je suis. Je vais retirer du fric au distributeur, car comme je suis prévoyante, j’imagine qu’il y aura peut-être un problème avec les chèques et cartes bleues (effectivement, comme souvent, le lecteur CB ne fonctionnait pas, ce qui nous a juste prolongé l’attente de deux heures. C’est aussi pour ça que je refuse d’avoir une carte bancaire).
Comme je ne retire jamais d’argent, et comme il est très tôt et que j’ai la tête dans le seau, je ne me souviens plus du code de ma carte de retrait. Pendant 30 minutes je panique, je me répète un code, puis quand j’arrive devant le distributeur, j’en tape un autre. C’était le bon. Ouf.
J’arrive devant l’Olympia à 6h. J’observe, estomaquée, la file d’attente qui se poursuit sur 500 mètres. Je longe les centaines de fans en me répétant : « c’est foutu, j’aurai jamais de place… » Je prends position à la fin de la file, là-bas au loin, à deux pâtés de maison. Il fait 4 ° . Je suis déjà frileuse à la base, mais rester debout sans bouger pendant des heures... Comme j’ai prévu deux pulls, deux paires de chaussettes, un manteau, un bonnet et une écharpe qui ne laisse dépasser que les yeux, je supporte bien le froid. Je me retrouve à côté d’une famille de musiciens encore plus prévenante que moi : ils ont apporté des chaises et un thermos. Au bout de 30 minutes j’ai déjà piqué le siège du père et je bois son café… (Comment je suis trop une profiteuse).
Contrairement à ce que tout le monde pensait, l’attente est tout à fait supportable. Avec l’excitation du concert, les fans sont exaltés et discutent dans la bonne humeur. Je rigole toute la journée et me fais plein de potes (d’un jour). Beaucoup de jeunes trentenaires et de musiciens sont présents. J’en garde un très bon souvenir.
Bizarrement, je me souviens presque plus de l’attente que du concert en lui-même.
Pourtant, le concert est vraiment génial…
Suite demain
18:09 Publié dans On connaît la chanson | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : mccartney, olympia, comment avoir des places pour le concert de mccartney, the beatles
18.09.2009
Les mots bleus de l'ANPE
Trêve de plaisanteries, les vacances sont finies (18 septembre, il était temps de s’en rendre compte). Deux ans dans le même boulot précaire, j’essaie de changer.
Choupinounet me fait des simulations pour mes entretiens :
Choupinounet : « et s’il te demande "quelles sont vos qualités pour ce travail ", qu’est-ce que tu lui réponds ?
Moi : - Je lui dirai les mots bleus, les mots qu’on dit avec les yeux, parler me semble ridicule, je m’élance puis je recule…
Choupinounet : - Rooh… et pour ton rendez-vous à l’ANPE, tu vas leur dire quoi ?
Moi : - toutes les excuses que l’on donne, sont comme les baisers que l’on vole, il reste une rancœur subtile, qui gâcherait l’instant fragile, de nos retrouvailles ! »
Vous en conviendrez, j’ai découvert le sens caché de la chanson. Les paroles n’évoquent pas une banale rencontre avec une femme, mais bien les rapports houleux avec le Pôle emploi, que j’ai déjà évoqués. C’est quand même plus original.
La prochaine fois, je vous raconterai enfin mon deuxième entretien à l’ANPE, promis depuis trois mois maintenant et réclamé à cor et à cri par (deux) 200 lecteurs.
Quizz on connaît la chanson : qui est l’auteur ? Facile…
15:34 Publié dans On connaît la chanson, Parfois, je travaille | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
03.09.2009
Les monstroplantes
Aujourd’hui c’est la rentrée des enfants, mais aussi des grands (enfants) comme moi. Pour remonter le moral, rappel du dessin animé et surtout de LA chanson culte (panpan cucul à ceux qui ne cliquent pas sur les liens que je propose !) :
Voix solennelle :
« Va Jayce, conquérant du bonheur,
Va libérer le monde de la terreur,
Des monstroplantes»
Cet été à la cambrousse, j’ai joué à Jayce conquérant de la lumière. J’ai combattu les monstroplantes qui envahissent la maison de ma mère.
Chez moi, les fleurs meurent ou refusent de pousser. En un an, le bégonia a pris trois pauvres feuilles. Celui de ma mère a poussé d’un mètre.

Vous constatez que le monstroplante a deux bras qui essayent de piquer dans notre assiette.
On nous a donné un micro-ondes, mais personne ne veut s’en servir car c’est dangereux pour la santé. Alors l’appareil est devenu un support pour monstroplantes.

Observez les minis monstres qui poussent au bout des chlorophytum.

Aujourd’hui, je me rebelle. Non, la nature ne prendra pas le dessus. Déjà qu’on ne peut pas s’asseoir sur les chaises parce qu’elles sont squattées par les chats…Ce ne sont pas 28 monstroplantes qui vont me faire peur.
Je vais retrouver la cafetière et le robot mixeur.

« Toi, Jayce, conquérant de la lumière
Tu dois conquérir (raaaan ! la répétition du même mot !)
Et la victoire viendra
Tout refleuriiiir !!
Non n’abandonne pas, ne laisse pas ta foi mourir
Parce qu’un jour tu gagneras
La liberté de viiiiiivre !!! »
Je commence par couper le troisième bras du bégonia (oui ! il en avait trois ! vous voyez bien que ce sont des monstres ces plantes !) Pour se venger, il a perdu toutes ses fleurs en formes de cœur. Je lui ai brisé le cœur, snif.
Ensuite, j’essaie de dompter les plantes qui grimpent sur les poutres. Je ne parviens pas à démêler les nombreuses tiges, alors, sadique, je les attache. Niark niark. (si vous avez de très bons yeux, vous remarquez que le livre sur la photo s'intitule "nos amis les plantes" )

Après l’intérieur, j’attaque le jardin.
Si, je vous assure, derrière cette jungle se cache la maison.

« Jayce conquérant
Le monde t’attend
Fier et combattant
Tu défies les méchants
Sauve l’univeeeeers !!!! »
Je vous laisse imaginer la joie de Choupinounet quand j’écoute la chanson en boucle en hurlant « SAUVE L’UNIVEEEEEERS !!! » à genoux les poings levés vers le ciel comme un rockeur qui souffre.
Syndrome de la chanson en yaourt : vous entendez bien 1 minute 38 après le début qu’au lieu de répéter « tu dois sauver ton temps » le chanteur dit « tu dois sauver tonton » Si j’en suis sûre ! A trois minutes 12 aussi ! Ça rend le texte encore plus ridicule…













