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23/06/2016

Le quiz on connaît la chanson de Polnareff, les résultats

michel polnareff,quiz on connaît la chansonUne chanson bonus était à retrouver dans le texte de présentation : « si il y a quelqu’un que ça intéresse, qu’il m’envoie son nom et son adresse, je lui raconterai l’histoire de l’homme qui pleurait sans espoir » : il s'agit de L'homme qui pleurait des larmes de verre, la chanson préférée de Polnareff, qu'il a carrément jouée deux fois lors de son concert de 2007 !
Les chansons sont à écouter en lien :

1 « Quand l’écran s’allume, je tape sur mon clavier
Tous les mots sans voix qu’on se dit avec les doigts
Et j’envoie dans la nuit un message pour celle qui
Me répondra Ok pour un rendez-vous »
Réponse : Goodbye Marylou

2 « Devant tant d’indifférence
Parfois j’ai envie de me fondre dans la nuit
Au matin je reprends confiance
Je me dis, je me dis
Tout pourrait changer aujourd’hui »
Réponse : Love me, please love me

3 « Il est des mots qu’on peut penser
Mais à ne pas dire en société
Moi je me fous de la société et de sa prétendue moralité »
Réponse : L'amour avec toi

michel polnareff,quiz on connaît la chanson4 « Il n’y a pas eu école ce matin
Il n’y aura plus d’enfance au jardin
Un oiseau de plus, un oiseau de moins
Tu sais la différence c’est le chagrin »
Réponse : Ça n'arrive qu'aux autres

5 «  Sur l’amour, sur l’amitié
Mon avis n’aura-t-il pas changé ?
Seront-ils à mon chevet
Lorsque sonnera l’heure de ma mort ? »
Réponse : Sous quelle étoile suis-je né ?

6 «  Il faisait nuit, quand elle est arrivée sur moi
J’ai vu seulement des yeux et des dents qui brillaient
J’aurais dû me méfier
Me faire assurer sur la vie, contre le vol et l’incendie
La grêle, la révolution, acheter un pistolet, un canon
Bref faire quelque chose, mais moi, j’ai acheté des roses, des roses ! »
Réponse : Hey you woman

7 « Caché dans le jardin, moi je serrais les poings
Je regardais danser Jane et son fiancé »
Réponse : Le bal des Laze

8  « Je t’ai rêvée, tu es venue
O mon enfant, mon inconnue
Je t’ai trouvée dans cette rue »
Réponse : Tous les bateaux, tous les oiseaux

9 « Si une heure un soir, on pouvait se revoir
Je dis des mots stupides et vides d’espoir
Il faut me pardonner, je ne me suis pas encore habitué
Il faut dire que tout change si rapidement
Je dois fermer les yeux pour te voir comme avant »
Réponse : Mes regrets

10 « Le temps a passé, seules restent les pensées
Et dans tes mains il ne reste plus rien »
Réponse : Qui a tué grand-maman ?

Suite du quiz bientôt

 

14/06/2016

Le quiz On connaît la chanson de Polnareff

compilation.jpgJe vous ai concocté non pas 10 chansons à retrouver comme d’habitude, mais le double ! Et oui, Polnareff en a composé plus d’une centaine et je les connais presque toutes, le choix était difficile. Mais je me console en faisant découvrir le reste au collègue des chansons, qui est évidemment ravi d’écouter mon chouchou tous les jours. (il m’a menacé de se plaindre aux syndicats et d’organiser une manifestation anti Michou)
Dans le lot, vous en connaissez forcément quelques-unes. Je vous dirais bien que le gagnant recevra des papillotes, mais c’est un cadeau de noël… Donc « si il y a quelqu’un que ça intéresse, qu’il m’envoie son nom et son adresse, je lui raconterai l’histoire de l’homme qui pleurait sans espoir »

1 « Quand l’écran s’allume, je tape sur mon clavier
Tous les mots sans voix qu’on se dit avec les doigts
Et j’envoie dans la nuit un message pour celle qui
Me répondra Ok pour un rendez-vous »

2 « Devant tant d’indifférence
Parfois j’ai envie de me fondre dans la nuit
Au matin je reprends confiance
Je me dis, je me dis
Tout pourrait changer aujourd’hui »

3 « Il est des mots qu’on peut penser
Mais à ne pas dire en société
Moi je me fous de la société et de sa prétendue moralité »

nos mots d'amour.jpg4 « Il n’y a pas eu école ce matin
Il n’y aura plus d’enfance au jardin
Un oiseau de plus, un oiseau de moins
Tu sais la différence c’est le chagrin »

5 «  Sur l’amour, sur l’amitié
Mon avis n’aura-t-il pas changé ?
Seront-ils à mon chevet
Lorsque sonnera l’heure de ma mort ? »

6 «  Il faisait nuit, quand elle est arrivée sur moi
J’ai vu seulement des yeux et des dents qui brillaient
J’aurais dû me méfier
Me faire assurer sur la vie, contre le vol et l’incendie
La grêle, la révolution, acheter un pistolet, un canon
Bref faire quelque chose, mais moi, j’ai acheté des roses, des roses ! »

7 « Caché dans le jardin, moi je serrais les poings
Je regardais danser Jane et son fiancé »

8  « Je t’ai rêvée, tu es venue
O mon enfant, mon inconnue
Je t’ai trouvée dans cette rue »

9 « Si une heure un soir, on pouvait se revoir
Je dis des mots stupides et vides d’espoir
Il faut me pardonner, je ne me suis pas encore habitué
Il faut dire que tout change si rapidement
Je dois fermer les yeux pour te voir comme avant »

10 « Le temps a passé, seules restent les pensées
Et dans tes mains il ne reste plus rien »

A vous de jouer !
Suite et fin demain

 

12/06/2016

Coucou me revoilou, le retour de Polnareff, suite

polnarevolution.gifMon compagnon de concert se pliant volontiers à mes leçons, appréciant, écoutant et chantant en chœur, je trouve l’exercice trop facile. Je préfère qu’on me résiste. Qu’on me prouve qu’on existe. Je suis donc allée joyeusement titiller mon collègue des chansons…

- Devine qui je vais voir en concert ?
- Mmmh… Forcément un vieux has been de 70 balais.
- Ah non, Michou a 71 ans et grâce à lui le pantalon en cuir va revenir à la mode.
- Ne me dis pas que t’es fan de Polnareff au point d’aller au concert ?
- J’ai tous ses albums et j’étais la première devant la billetterie 30 minutes avant la mise en vente des places.
- Oh là là mais t’as fait un AVC ?
- Michou est un génie de la mélodie et du piano, il a commencé à 4 ans et a obtenu le 1er prix de solfège à 12 ans au conservatoire du 8e arrondissement de Paris (donc reconnu internationalement, oui j'apprends wikipédia par coeur) Ses premiers albums sont des chefs d’œuvre. Bon, son dernier, Kama sutra, date de 1990, et la sortie du nouveau est sans cesse repoussée car il est en panne d’inspiration le « peaufine », mais…
- Et t’as vu le personnage ?

C’est sûr que son look et sa choucroute sur la tête laissent à désirer, qu’il est un peu mégalo, qu’il alimente les polémiques sur les réseaux sociaux, qu’il est un peu particulier… Quand j’ai fanfaronné que j’allais le voir en concert, trois grince-dents se sont offusqués : « oh non je l’aime pas ! Il a montré ses fesses ! » C’était en 1972, il y a prescription !

michel polnareffPour son premier retour en 2007, Polnareff  m’avait fait un peu de peine avec ses photos dans les journaux, où il tentait désespérément de nier sa vieillesse sous un corps bodybuildé et bronzé, et maqué à une nana de 30 ans de moins que lui. Alors qu’il claironne dans tous les médias sa fierté d’être enfin père, sa compagne avoue qu’elle a eu recours à un donneur de sperme et l’achève par un « pourquoi s’étonne-t-il  ? Nous n’avions plus de relations sexuelles depuis longtemps. »
Après une guerre par médias interposés, l’Amiral pardonne à son épouse et reconnaît son fils sa bataille, qui n’est pas le fruit de ses entrailles.

Je connaîtrai les détails de cette histoire très glamour quand j’aurai le courage de demander au libraire l’autobiographie de Polnareff qui vient de sortir. Il a sobrement intitulé l’ouvrage « SperMe »,  jeu de mots avec père et SM. Je m’attends à un chef d’œuvre de romantisme dans la digne lignée d’Orgueil et préjugés.

Mais si tu lis tout, si tu lis tout
Ce qu’on dit ma belle sur moi partout
Tu vas dire : « non non merci beaucoup ! »

Collègue : - Si je comprends bien tu vas me chanter du Polnareff tous les jours c’est ça ? Le concert est quand ?
- Le 7 mai. Mais je continuerai après. En mai, fais ce qu’il te plaît »

Vous savez donc pourquoi il a plu tout le joli mois de mai et pourquoi la Seine a connu une crue historique.
Le collègue des chansons ne sera pas le seul à avoir le privilège de réviser les classiques de Michou :
Demain, suite avec le quiz On connaît la chanson de Polnareff

Quand j’entends cette chanson
Je repense aux jours anciens
Une simple mélodie
Chaque fois que je l’entends
Le passé me sourit

 

10/06/2016

Coucou me revoilou, le retour de Polnareff

polnareff retour.jpgVous ne m’attendiez plus
Vous m’aviez porté disparu
Alors buvez un coup à l’étranger
Ce soir c’est ma tournée

Pour le premier retour de Polnareff en 2007 après 20 ans d’absence, les places s’étaient vendues comme des petits pains, avec 14 dates à Paris ! Cette année, l’artiste entame une tournée d’une quarantaine de dates dont 4 à Bercy (environ 18 000 places). Mais il peine à remplir les salles et certains billets sont soldés.

L’humoriste Laurent Gerra le tacle : « Bercy, c’est ta maison vide ? »
Renaud, qui propose également un come-back en octobre (j’ai déjà mes billets, préparez-vous à des articles et des quiz dessus) se compare : « Polnareff, je crois que les gens s’en foutent un petit peu, si j’en juge le nombre de locations pour ses concerts, qui sont annulés à tour de bras, ses ventes de disques qui sont plus que moyenne, moi j’ai déjà 380 000 précommandes ».
Qui c’est qu’à la plus grosse ? Polnareff lui répond sur twitter : « je ne bois pas de quoi il parle ». Allusion à l’alcoolisme de Renaud…

Comme si ça ne suffisait pas, Christophe (que j’ai vu en concert aussi, moi j’aime tous les chanteurs, peace and love !) en rajoute une couche : « J’ai rien à voir avec Polnareff, à tous les niveaux, humainement, musicalement (…) Il jouait du piano, c’est pas une épée mais il jouait. Tout le monde dit que c’était un génie, mais pour moi, enfin bon… Je n’ai jamais aimé Polnareff. »
La palme revient à Jean-Louis Murat, qui ne peut effectuer de tournées : « J’ai eu beau piquer ma crise, ça n’a servi à rien (...) Les salles prennent moins de risques et préfèrent programmer des gros cons comme Renaud ou Polnareff. »
Bienvenue à la cour de récré.
Je n’ai pas suivi en détails ces querelles ridicules car comme le chante Michel : « j’en ai marre, j’en ai marre de lire des trucs moches dans les journaux »

Néanmoins, je vous donnerai la suite des potins polnareffiens demain…

J’ai tellement de choses à dire
Tellement de souvenirs
Et j’ai oublié le pire
Mais j’ai le meilleur à vous dire

08/06/2016

Coucou me revoilou

Michel+Polnareff+Coucou+Me+Revoilou+487807.jpgC’est bien moi devant vous.
Titre de chanson élu à l’unanimité par moi-même le plus pourri de Polnareff.
Michel Delpech, 69 ans.
Michel Galabru, 93 ans.
Jamais deux sans trois, loto, à qui le tour ? Se débarrasser de Michel Sardou, « je suis pour », mais les meilleurs partent toujours en premier. Mon Michou allait-il y passer ? « Si il meurt avant le concert, je le tue ! » Mais il a survécu jusque-là. D’autres chanteurs ont passé l’arme à gauche avant lui cette année. Un certain David Jones (son homonyme étant déjà célèbre en tant que leader des Monkees (voir en lien), il s’est fait connaître sous le pseudonyme de… David Bowie), un certain Prince Rogers Nelson, ou love symbol, ou Le nain pourpre etc.

polnareff concert.jpgMais mon Michou à moi, 71 ans, il tient toujours debout. Enfin, debout... Les jambes flageolantes et arquées pour soutenir sa bedaine, mise en valeur par une chemise ouverte sur son torse flasque et ridé de jeune premier. M’enfin… Mais cette tenue va à Travolta dans La fièvre du samedi soir, fier et pimpant danseur de disco de 23 ans… Et pourquoi sa chemise dépasse derrière, il est tout débraillé, il sort du lit ou quoi ? Ah non c’est fait exprès, c’est une queue de pie ! Et le pantalon en cuir, et ce caniche peroxydé sur la tête ? M’enfin ?!

Quelques temps avant le concert, je fais réviser ses classiques à mon acolyte :
- Bon mon gars, faut que tu sois prêt. Je te préviens, je connais tous les albums par cœur. Alors va falloir tout chanter, mettre le paquet. Qu’il soit content le Michou et qu’il fasse des concerts un peu plus souvent que tous les 20 ans.
Évidemment je suppose que tu ne connais pas ma chanson préférée, Rosée d’amour n’a pas vu le jour, rosée du jour n’a pas eu d’amour ?
- Qu’est-ce que c’est que ce titre à rallonge ?
- Laisse tomber, de toute façon  il ne la jouera pas, j’ai la malédiction des chansons, en concert les groupes ne font jamais mes préférées (la preuve ici).
J’adore aussi Ring a ding, des paroles qui me définissent bien :
Je suis né dans une famille de Ring a ding
Mes parents voulaient une fille et ring a ding
A l’école je passais pour un ring a ding
Dans la main j’avais comme un ring a ding
Vous m’avez compris…

- Ah non j’ai rien compris.
- Laisse béton encore, il ne la jouera pas. Par contre une autre qui me correspond bien aussi, il risque de la faire car elle est connue :
Je suis le roi des fourmis
Misanthrope et petit, tyrannique et gentil
Pas d’impôt sur la vie, vision d’un paradis
10 000 sont mes petits

- Ah oui c’est tout à fait toi. Mais celle-là elle est connue, il est obligé de la faire.
NB : il n’a pas joué le roi des fourmis.

- J’adore aussi  «  Mes regrets » « Nos mots d’amour » « Pourquoi faut-il se dire adieu » , « Ta ta ta ta » « Allô Georgina » et des dizaines d’autres, mais il ne les fera pas forcément.
- Passe directement aux chansons que tu n’aimes pas, ce sera plus simple.
- Alors je déteste « Tout tout pour ma chérie », « Ya qu’un cheveu », « Ophélie flagrant des lits », Coucou me revoilou, qui sont pour moi d’une crétinerie et d’un kitsch sans nom. Normalement il devrait au moins nous épargner la dernière.
NB : il a donc joué toutes ces chansons sans exception.
En revanche il a annoncé qu’il interpréterait pour ses fans deux chansons méconnues que j’aime beaucoup, Le prince en otage et surtout Rosy :

polnareff affiche concert.jpgJe vous adorais Rosy
« Vous aviez pour moi de l’estime
Et vous m’aviez dit Rosy
« C’est Rosita pour les intimes »
Mes joues avaient rosi
La première fois
Oui c’était vous Rosy, ma première fois… »

« Quand mon esprit est comme un jour d’orage
Quand la vie me prend à la gorge
Quand je m’ennuie, quand je suis comme un prince en otage
Que ne vient réclamer personne

Je me rends léger, je ne pèse plus un gramme
Et je m’en vais dans le ciel, alors ma vue est belle
J’ai le cœur léger, je ne verse pas une larme
Et je suis dans les étoiles, alors je n’ai plus mal
Je plane et j’oublie la Terre et les drames
Et je me promène et je flâne… »

NB : Il n’a joué que Rosy, faut pas trop lui en demander non plus.

Polnareff a tout de même proposé ses chansons  incontournables comme « Lettre à France », « Love me please love me », « L’amour avec toi », « Holidays », « Le bal des Laze », « Goodbye Marylou »,  « Qui a tué grand maman »… Plus de 2 heures de concert, pour finir sur le classique « On ira tous au paradis » repris en chœur par tout Bercy.

Pourtant Michou se plaint de l’ambiance en nous lançant des piques (rah mais vraiment ! est-ce que je fais ça moi ?!)
«  La température avoisine les moins 40… D’après mon GPS, vous êtes à 100 km…Vous êtes aphones, je ne vous entends pas… Je ne sais pas pourquoi on a rebaptisé Bercy accor hotel arena, tout le monde est couché ! »
On s’époumone depuis 2h avec mon équipe coachée par mes soins ! Si ça te plaît pas on s’en va hein ! C’est sûr qu’on baisse la moyenne d’âge de 40 ans et que ce ne sont pas les papis assis en fosse (première fois que je vois des fauteuils à cet endroit à Bercy !) qui vont faire des pogos, même sur Dans la rue et Tam-Tam. Mais dans la deuxième partie du concert, les fans se lèvent et dansent. Il est difficile l’Amiral.

Les sarcasmes de Polnareff ne sont pas seulement destinés au public, mais à tous ses détracteurs, et ils sont nombreux, surtout parmi les chanteurs…

Suite demain

 

25/09/2015

First light, pilou pilou

asterix barde.jpgJe range tranquillement des bouquins lorsque mon collègue surgit en trombe :
- Je vais t’étrangler !
- Qu’est-ce que j’ai fait encore ?
- Toute la journée, tu n’arrêtes jamais, jamais…
- Mais quoi ?!!!
- Je disais rien, c’était discret, on est habitué depuis le temps…

Un autre collègue se joint à la conversation en s’esclaffant : - Ah oui je vois très bien de quoi tu veux parler, haha !
- M'enfin ?!
- Mais tu t’en rends pas compte ? C’est pas possible là : tu chantes tout le temps !!!!

L’autre fayot en rajoute une couche : - ça c’est sûr, on l’entend arriver avant de la voir, on sait tout de suite qu’elle est là.
- Je chante, je chante soir et matin… C’est même pas vrai ! Je chante pas !!
- Non, c’est pire : tu fredonnes ! « mmumhhhummhmmuh » ou tu sifflotes entre tes dents « tchitchiii chuchouchuchou» toute la sainte journée !
- Car j’étais sur la route toute la sainte journée, je n’ai pas vu le doute en toi s’immiscer
- Ça ne dérange pas mais…
Fayot-perroquet : - Ah non, ça ne dérange pas, ça met de l’ambiance.
- Mais là c’est plus possible, t’es sur le même air depuis des jours, tu le fredonnes tu le siffles tu le chantes, mais sans connaître les paroles ! Par pitié apprends-les au moins ! Hier soir à cause de toi j’ai chanté : « first light, pilou, pilou, palou, pala, papaïou papala ! » Tu me rends timbré !

- C’est pas de ma faute on comprend rien à que cqui dit le chanteur et il chante même pas la France ! Puis t'as qu'à venir au concert avec moi ! Bien fait !
- Apprends les paroles ou tais-toi !! Ou repasse à Polnareff je préfère encore, au moins tu les connais par cœur !
- C’est vrai j’ai l’autorisation ?! (J’associe le geste à la parole en tapant des mains et du pied sur les syllabes) : « Femme que j’aime c’est Ta-ta-ta-Ta, femme que j’aime, mais
- Ce n’est pas toi, ça c’est sûr !!!! »
Et il s'en va, avant de voir la fin de ma superbe chorégraphie, la même depuis mes 8 ans lorsque je chantais Polnareff devant le miroir, avec ma corde à sauter en guise de micro.

asterix barde 2.jpgUne heure plus tard, je vais voir le collègue des chansons :
- Bon j’ai essayé, mais c’est bien pour te faire plaisir !
- Pour me faire plaisir, qu’est-ce qu’il faut pas attendre…
Je sors une feuille de derrière mon dos.
- Qu’est-ce que c’est que ça ?!
- Ben j’ai imprimé les paroles ! Attends ya au moins 200 mots, la dernière fois que mémé Alzheimer a appris un truc par cœur j’étais en 6ème, vive les pompes !
Je prends mon inspiration et je chante consciencieusement comme une élève disciplinée :
- « Sending out a signal from the city we went, Towards a future that is greener than the money we spend… Tu vois, ya trop de mots ! Puis je les prononce mal ! Alors que Pilou Pilou, c’est plus rythmé ! C'est bon, j'ai fait un effort pour toi, maintenant à ton tour : tu viens au concert de Django Django avec moi ce soir alors ?

Collègue s’écroule sur son bureau, abattu.
J'ai attendu, attendu, il n'est jamais venu, zaï zaï zaï zaï.

Le collègue des chansons quitte définitivement le travail dans une semaine, je vais lui manquer, c’est sûr. Ironie du sort, lui qui ose se moquer de mes supers chansons, vient de découvrir son nouveau boulot : vérifier l'état de conservation, donc écouter... des vieux 78 tours de la chanson française. Ça ne s'invente pas. Demis Roussos et Guy Béart sont vengés. J'en rigole encore.

Je chante soir et matin
Je chante sur mon chemin

 

20/09/2015

Guy Béart, il n'y a plus d'après

Guy-Beart-et-sa-fille-Emmanuelle.jpgGuy Béart est décédé mercredi 16 septembre, à 85 ans, d’une crise cardiaque en pleine rue, alors qu’il se rendait chez le coiffeur.
Je l’ai toujours dit : ces individus sont dangereusement stressants. Ma question existentielle du jour était justement « vais-je chez le coiffeur ou pas ?  Il va encore me mettre le moral à zéro : « han ! Mais que vos cheveux sont fins !  j’ai jamais vu ça, de vrais cheveux de bébés ! (donc très doux pourtant !)
Je suis sûre que le coiffeur de Guy Béart était aussi peu diplomate et que le chanteur angoissait avant de le voir. Oui, le coiffeur l’a tué.
Ma chanson a dit la vérité, vous allez m’exécuter.

J’aimais bien la tendresse des chansons de Guy Béart et sa bonne bouille de père tranquille. Ma mère chante souvent en cuisinant, et ça m’a rappelé quand elle préparait son fameux gâteau au chocolat en chantant « Je voudrais changer les couleurs du temps, changer les couleurs du monde… » Attirée par le bruit du fouet (à gâteaux hein, je suis pas maso) je me tenais tapie dans l’ombre, attendant qu'elle aille chercher son plat pour plonger une grosse cuillère dans la pâte, avant que ma mère se retourne en rouspétant (pourtant le mélange œufs-sucre cru est bien meilleur que le gâteau en lui-même, non ?)

manon des sources.jpgDe Guy Béart, ma chanson préférée reste l’eau vive. Elle m’évoque le Manon des sources de Claude Berri, gros choc de ma jeunesse, avec Emmanuelle Béart, la fille du chanteur. Comme un présage, le musicien a composé L’eau vive en 1958, cinq ans avant la naissance de son enfant, et 18 ans avant le film emblématique qui a popularisé Emmanuelle Béart. Comme dans Manon des sources, la chanson parle d’une fille très belle et sauvage, qui mène son troupeau de chèvres et les hommes à la baguette : ils en tombent amoureux mais elle garde sa liberté. 
Quand j’ai vu Emmanuelle Béart pour la première fois, j'ai pensé comme Ugolin (Daniel Auteuil) : voici la plus belle femme du monde ! (Avant qu’elle ne décide de se massacrer en transformant ses lèvres délicates en bec de canard w.c.) Et si libre, si gaie ! Pauvre Ugolin, gentil, simple, éperdument amoureux de la femme inaccessible ! Comme je compatissais ! Il ne faisait pas le poids face au jeune et bel instituteur Hyppolyte Girardot, sûr de lui et de son intelligence. Mais je me consolais en apprenant que dans la vie réelle, le vilain canard avait triomphé : Daniel Auteuil a épousé Emmanuelle Béart.

Ma petite est comme l’eau, elle est comme l’eau vive
Elle court comme un ruisseau, que les enfants poursuivent
Courez, courez, vite si vous le pouvez
Jamais, jamais, vous ne la rattraperez.

Guy Béart a repris de vieilles chansons françaises, qui plaisent aux vieux comme ma mère :
« Mon amant me délaisse, o gué vive la rose ! Je ne sais pas pourquoi, vive la rose et le lilas, il va en voir une autre, o gué, vive la rose ! Ne sais s’il reviendra, vive la rose et le lilas. »
« Sur le pont de Nantes, un bal y est donné, la belle Hélène voudrait bien y aller, ma mère, m’y laisserez-vous y aller ? Non non ma fille, vous n’irez point danser »

Les enfants apprécient aussi les chansons de Guy Béart pour leur aspect conte d’apprentissage. On leur apprend souvent à l’école, ou en colo, au coin du feu. Comme par exemple : les souliers que j’aimais bien chanter :
« Dans la neige, il y avait deux souliers, deux souliers, dans la neige, qui étaient oubliés. Passe un homme, qui marche à grands pas, à grands pas, passe un homme qui ne les voit pas. Une femme qui regarde mieux, une femme n’en croit pas ses yeux. Combien d’hommes qui passent sans voir ? Combien d’hommes qui n’ont pas d’espoir ? Quelle chance, je suis arrivé ! Quelle chance, je les ai trouvés ! J’ai couru nu-pieds tant de chemins, j’ai couru, je les prends dans ma main. Je les chauffe, ils sont encore froids, je les chauffe, je les garde sur moi. Ô miracle, les petits souliers, ô miracle, sont juste à mon pied ! Dans la neige, ils m’étaient promis, dans la neige, je cherche une amie. »

En apprenant le décès de Guy Béart, j’ai envoyé le traditionnel sms à mon frère :
« T’as vu qui est mort ?
- Oui, je ne passerai pas voir la mère aujourd’hui, elle va me chanter tout le répertoire… »

Ce que je me suis empressée de faire jeudi à mon collègue des chansons :
«  Viens ! C’est la fête en semaine, viens ! Je t’attends tu ne sais plus rien ! Plus rien ne nous sépare, viens !
- Justement je suis bien content de quitter ce boulot ! Plus de chansons à subir ! Oh oui « c’est l’espérance folle ! »
- Maintenant que tu vis, à l’autre bout de Paris, quand tu veux changer d’âge, tu t’offres un long voyage, tu viens me dire bonjour au coin de la rue du four, tu viens me visiter, à saint Germain des prés
- Ah mais Il n'y a plus d'après !! Je suis pas maso !!!
- Petit à petit tout s’effiloche, tout finit, je ne reçois plus que des taloches de la vie
- oui, c’est ça !
- Mais demain je recommence ! mais demain je vais retrouver ma chance, c’est certain, j’ai gardé comme une flamme, qui éclaire un peu mon âme, j’ai craqué une allumette dans ma tête !
- C’est sûr t’es bien cramée !! »

Il rouspète mais je sais très bien que mes chansons vont lui manquer. Comme manquera Guy Béart à la chanson française :
La mort c’est une blague
La même vague nous baigne toujours
Et cet oiseau qui passe porte la trace d’étranges amours.

Quiz On connaît la chanson, retrouvez 9 titres dans le texte.

 

17/09/2015

Highasakite, complètement perché

musique,concertLes vendeurs ne connaissaient pas quand j’ai bredouillé :
« Je cherche l’album Silent treatment de « i gaz a quitte »
- Hein ?
- I gaz a qui thé ?
- Meuh ?
- Aïe azeu cat ? »

En fait on prononce à l’anglaise (donc je ne sais toujours pas comment) « high as a kite », qui signifie planer comme un cerf-volant. Mais moi je ne sais pas conduire, pas même un cerveau lent.

J’ai découvert ce groupe norvégien à travers l’émission Tracks d’Arte qui diffusait un concert. Les tambours, le cithare et les hululements de la chanteuse me donnent envie de danser autour d’un feu en tunique d’indienne, des plumes dans les cheveux, en chantant à pleins poumons. Ce que je ne peux pas faire dans mon appart de Paris, mais à la cambrousse, en tournant autour de la table du salon (j’ai 8 ans). Pendant que j'effectuais ma danse de la pluie en martelant le rythme des percussions sur mes cuisses, ma mère qui parle tout le temps m’a évoqué le énième mort du village que je ne connais même pas, comme si c’était tout à fait normal, comme si elle n’interrompait pas un spectacle magique. En revanche le chat me regardait tourner du haut de son perchoir avec curiosité ("ces humains sont décidément timbrés").

Contrairement au nom du groupe, les paroles ne volent pas très haut. Certainement conscients de leur pauvreté, les musiciens n’ont inscrit qu’une seule phrase de chaque chanson dans le livret du CD Silent treatment, une phrase qui revient en général en boucle.
Par exemple cette mélodie, qui m’inspire une danse joyeuse, innocente et enfantine, mais où la chanteuse évoque son désir de partir en… Iran. Mais oui quelle bonne idée, dans ce pays de la liberté comme dirait Marjane Satrapi ! « it’s common sense, a moral stand, but if I can choose, i go to Iran, I bring some booze and go on a bender, and I’ll be friend a married man » En gros : « j’amènerai du ricard et j’irai me pochtronner avec un homme marié » Finalement, le groupe mérite bien son nom de « complètement perché ».

Ou encore cette chanson, Leaving no traces, qui me laisse imaginer un indien sillonnant la crête des montagnes sur son cheval, l’horizon à perte de vue, un sentiment de liberté indomptable... Mais qui parle en fait de fille tirée par les cheveux et traînée dans les escaliers, puis de guerre nucléaire ou je ne sais quoi… comme dans la chanson Hiroshima.
Au lieu de fumer la moquette, vaudrait mieux fumer le calumet de la paix. (mais pas trop non plus, vu les yeux défoncés de la chanteuse sur la pochette de l'album)

of monsters and men.jpgPour le concert au Trianon, Highasakite a commencé par la première chanson de Silent treatment, un air planant mais calme, aux paroles toujours très recherchées : « lover, where do you live ? In the sky, in the clouds, in the ocean ? » dans ton c ! La chanteuse ne portait pas des mocassins à franges mais des espèces d’énormes baskets-bottes de neige. Elle avait l’air d’avoir 17 ans, pourtant dans les clips elle en paraît le double. Elle ne parcourait pas la scène à cheval et ne lançait pas de flèches sur le public, mais restait assez statique et timide.

Une qui était complètement déchaînée par contre, c’est la chanteuse du groupe islandais qui suivait, Of monsters and men. Elle est carrément descendue dans la fosse pour danser avec le public. Le guitariste mettait également beaucoup d’ambiance en nous encourageant à taper dans nos mains, à chanter les refrains… Comme sur Little talks, leur chanson la plus connue : « Don’t listen to a word I say, Hey ! »
La petite salle du Trianon et les jeux de lumière renforçaient ce sentiment de communauté. L’un des meilleurs concerts que j’ai jamais faits. Bonne nouvelle, Of monsters and men repasse en concert à Paris en novembre !

 

 

02/08/2015

La sérénade du chat

le roman de renardJ’étais encore dans mon trou perdu sans Internet.
Là-bas je peux enfin faire ce qu’on m’interdit à Paris. Papillote outragée, Papillote brisée, Papillote martyrisée ! Mais Papillote libérée !
A la cambrousse, je ne suis plus bâillonnée, je peux m’exprimer librement, laisser libre court à mon immense talent, avec pour seuls témoins les chevreuils et les lapins. Et mes neveux.
Je peux enfin chanter à pleins poumons.

La seule fois où j’ai essayé dans mon appart non insonorisé de Paris, j’ai entendu un petit grattement sur la porte, j’ai ouvert, et vu qu’un gamin avec écrit « caca ».
J’écoutais pourtant une mélodie qui met de bonne humeur : Zorro is back du film avec Alain Delon.
Puis je chante très bien, posez la question à mon collègue des chansons, il en redemande.

Je dois donc attendre d’être dans le trou perdu pour chanter de toute mon âme, une musique qui se beugle, ou plutôt se miaule.
J’ai découvert cette chanson il y a une quinzaine d’années en regardant sur Canal+ le film dont elle est extraite, et j’ai immédiatement eu le coup de foudre. Je l’ai enregistrée sur une cassette vidéo, et je me repassais le passage souvent, jusqu’à l’effacer malencontreusement. Quelques années après, dès que j’ai obtenu Internet et un ordinateur, j'ai retrouvé l'extrait avec joie :
Il s’agit du film Le roman de renard de Starewitch, sorti en 1940 et intégralement tourné avec des marionnettes. Une prouesse et un enchantement. La chanson est la sérénade que le chat joue sous la fenêtre de la reine. La voix kitsch de Jaime Plana rappelle celle de Tino Rossi ou de Luis Mariano, avec des roucoulades qui font vibrer le cœur de la lionne.

Je la chante avec mes neveux qui se balancent au rythme de la musique et font les chœurs : « miaou ! miaou ! » Curieusement, 15 ans après, le plus grand qui a désormais 23 ans refuse de participer à ce rituel, alors qu’il ne se faisait pas prier quand il était petit. Moi, je n’ai pas changé, je suis toujours ce jeune homme étranger qui te chantait des romances, qui t’inventait des dimanches. Je prends mon plus bel accent espagnol digne du chat Potté, et je miaule avec passion, la main sur le cœur :

le roman de renardTu sais bien que je t’aime, miaou miaou
Mon cœur n’est pas bohême, miaou, miaou
Puisque tu sais qu’il t’appartient, donne-moi le tien 
Ce soir au clair de lune, miaou, miaou
Dans diverses communes, miaou, miaou,
Je veux le crier sur les toits, je n’aime que toi 

Chérie je viens rôder vers ta demeure,
Ne me fais pas languir, ouvre tes bras
Chacun dans sa maison dort à cette heure
Et dans la rue il n’y a plus un chat !

N’est-ce pas la plus belle chanson d’amour au monde ? Ne fait-elle pas fondre ? Je comprends parfaitement que la reine succombe. J’attends qu’un chat vienne me la chanter sous ma fenêtre qui donne sur la rue (oui, c’est moins romantique que le château au clair de lune du film), mais pour l’instant seul un poivrot m’a interpellée alors que je fermais mes volets « oh toi je t’ai vue là ! Hé ! Vas-y laisse-moi rentrer ! »
Je n’ai pas cédé à la tentation pourtant très grande évidemment, et le lendemain, comme par hasard, je n’ai pas pu rentrer chez moi : ma serrure était pleine de colle. Le dépanneur qui m’a gentiment délesté de 375 euros m’a expliqué « C’est la coutume quand un mec se fait jeter, vous êtes la troisième ce mois-ci dans la rue ! »

Ah, si on m’avait chanté la sérénade du chat…

 

02/07/2015

De retour de vacances (quiz On connaît la chanson)

mousselines.jpgJe cherchais un titre pour le billet et je tombe sur cette chanson kitchissime du jeune Julien Lepers. Sa voix m'évoque un canard muté à une chèvre qui se serait coincé une patte dans un piège. Achevez-le, il souffre : "De retour de vacAaAaAnces, mon cœur encore y pEeEeEEnse, et quelques lAaArmes coulent du fond de mes yEeEeEeEux. Ses cheveux étaient nOOAAAArs, de la couleur de l'espoAAAAAAAAR (NDLR : noir=espoir ? depuis quand ? C'est pas ce que dit Johnny. C'est sûrement trop subtil, "on peut pas comprendre !!!")
Je sais ce que je ferai écouter à mon collègue demain...

J’étais encore dans mon trou perdu sans Internet.
Je nargue mon collègue des chansons « découverte de radio nostalgie » :
« Je reviens dans 10 jours ! Je penserai à toi en train de trimer pendant que je serai les pieds dans l’eau !
- Encore en vacances ?! Tain mais tu bosses jamais !
- Je sais, je vais terriblement te manquer. Je ne serai plus là pour égayer et cultiver tes journées, de mes réflexions philosophiques, des récits de mes aventures passionnantes, de mon humour irrésistible, de mes chansons et chorégraphies magnifiques, de…
- Je vais être tranquille pendant dix jours ? Plus de chansons ?
- Ce sera dur de tenir sans moi. Mais ne t’inquiète pas, comme chante notre mentor Demis Roussos, « loin des yeux loin du cœur, ça n’existe pas, loin des yeux loin du cœur, moi je pense à toi. »
- J’ai peur… Qu’est-ce que tu me prépares encore… »

terminator i'll be back.jpgEt il avait raison. Le lundi, je lui envoie un mms. Une photo du grand ciel bleu sans nuage de ma cambrousse. Avec comme légende :
« Le lundi au soleil, c’est une chose que tu n’auras jamais
Chaque fois c’est pareil, c’est quand tu es derrière les carreaux
Quand tu travailles que le ciel est beau… »

Collègue : « Je te hais.
Moi : - Je sais. Moi non plus. »

Mardi, même heure, je lui transmets une photo de ma maison, du jardin au bord de la rivière, des rosiers en fleurs :
Dis, ça fait combien de temps, que tu n’as pas vu un peuplier, une fleur des champs ? Viens à la maison, ya le printemps qui chante… 

Collègue : « Après Hervé Vilard, Demis Roussos, Polnareff et McCartney, tu vas me faire tout le répertoire de Claude François c’est ça ?
- ok, pour une fois je n’aurai pas l’esprit de contradiction. Je changerai demain.
- ouf.
- Ne crie pas victoire trop vite. »

Mercredi : Photo du lac où je me baigne.
Moi : - Bienvenue à Galaswinda, darladirlada, ya du soleil et des nanas
Collègue : - Pitié…

Vendredi :
Collègue : « T’es morte ? Noyée dans le lac ? Bouffée par un bébé chèvre ? T’as explosé à force d’être gavée comme une oie par ta mère ?
Moi : - Ben non pourquoi ?
- Je n’ai pas reçu de chanson depuis deux jours !
- Tu m’as écrit « pitié » j’ai eu pitié ! Je te taquine parce que ça te fait rire, mais je ne suis pas sadique, si c’est un supplice, j’arrête !
- Mais non, je les aime bien tes chansons pourries …
- Je le savais ! Elles te manquent hein, tu ne peux plus t’en passer, ça y est, tu es fan !! Si j’existe, si j’existe, c’est d’être fan, d’être fan de Polnareff !
- Rêve pas, je m’en fous toujours autant de ton vieux caniche bigleux.
- Mécréant ! Pour la peine t’auras trois fois plus de chansons quand je rentrerai !!
- Nooooooooon
- Si tu crois que c’est fini, jamais, c’est juste une pause un répit, après les dangers… »

ALERTE ROUGE, déclenchez le plan enlèvement : Avant de partir pour ma cambrousse, j’ai débranché le radio réveil (parce qu’une fois je suis partie en vacances en oubliant de l’éteindre, les voisins ont dû être contents). J’ai dû déplacer le curseur sans le faire exprès, depuis mon retour, j’ai perdu la fréquence de radio nostalgie. Comble de l’horreur n’est-ce pas.

Quiz On connaît la chanson : six mélodies et leurs interprètes à retrouver dans le texte. Réponses lundi avec les liens rajoutés dans le billet.

Photo prise par moi-même comme une pro (pas Terminator hein, l'autre) Fête des Mousselines dans ma région.