18/08/2014

Quiz musique : les résultats

quiz culture générale, musique, paul mccartney, beatlesEncore un quiz très facile, toujours autour du même genre de musique : comme vous le savez mémé s'est arrêtée aux années 60 et à radio Nostalgie. Une question sur McCartney, et une sur la musique de films, évidemment...

1) De quelle nationalité est David Bowie ?
a) anglaise
b) canadienne
c) américaine
d) irlandaise
e) martienne
bis : citez l'une de ses chansons : Rock n' roll suicide, Five years, Ashes to ashes...

2) A quel groupe doit-on l’album intitulé L.A Woman ?
a) Pink Floyd
b) The Beatles
c) The Rolling stones
d) The Doors

3) Qui chante : « Mais qui t’a cassé ta boule de cristal ? Cassé tes envies, rendu banal ? »
a) Christophe
b) Michel Delpech
c) Michel Polnareff
d) Alain Souchon
Bis : Quel est le titre de la chanson ? 
Le bagad de Lann Bihoué.

4) Lequel de ces artistes est encore en vie ?
a) Gilbert Bécaud
b) George Moustaki
c) Salvatore Adamo
d) Henri Salvador
Adamo a 70 ans.

5) Qui est Robert Zimmerman ?
a) Eddy Mitchell
b) Bob Dylan
c) John Lennon
d) Robbie Williams
bis : Citez l’une de ses chansons
Knock’in on heaven’s door, Like a rolling stone, Hurricane…

6) Replacez la chanson avec le groupe qui l’interprétait :
a) Pinball wizard                      A) The Kinks
b) All day and All the night       B) Jefferson Airplane
c) Stairway to heaven             C) Led Zeppelin
d) Somebody to love               D) The Who
a)D - b)A – c)C – d)B

7) Quelle musique de film n’a pas été composée par Vladimir Cosma ?
a) Le château de ma mère, film d’Yves Robert
b) La septième cible, film  de Claude Pinoteau
c) Le grand blond avec une chaussure noire d'Yves Robert
d) Les choses de la vie de Claude Sautet
Question bis : Qui est l’auteur de la chanson restante ?
Les choses de la vie, la chanson d'Hélène de Philippe Sarde, j'en parle souvent...

8) Replacez la chanson avec le chanteur qui l’interprète :
a) Le paradis blanc              A) Christophe
b) Les paradis perdus          B) Michel Berger
c) On ira tous au paradis     C) Michel Polnareff
a) B – b)A– c)C

9) Quel est le vrai nom de Johnny Hallyday ?
Jean-Philippe Smet.

10) Laquelle de ces chansons n’a pas été écrite par Paul McCartney ?
a) Live and let die
b) I wanna be your man
c) Lady Jane 
d) Lady Madonna
Qui l’a écrite ?
Lady Jane, des Rollings Stones, Mick Jagger et Keith Richards. I wanna be your man est l’un des premiers tubes des Rollings Stones, mais il leur a été offert par Paul McCartney. Vous pouvez comparer les deux versions : déjà je n'aime pas trop la chanson, mais je préfère largement la version des Beatles, plus "musclée".

Alors, combien de bonnes réponses ?

 

14/08/2014

Vos devoirs de vacances : quiz musique

paul-mccartney.jpgEncore un quiz très facile, autour du même genre de musique : comme vous le savez mémé s'est arrêtée aux années 60 et à radio Nostalgie. Une question sur McCartney, et une sur la musique de films, évidemment...

1) De quelle nationalité est David Bowie ?
a) anglaise
b) canadienne
c) américaine
d) irlandaise
e) martienne
bis : citez l'une de ses chansons

2) A quel groupe doit-on l’album intitulé L.A Woman ?
a) Pink Floyd
b) The Beatles
c) The Rolling stones
d) The Doors

3) Qui chante : « Mais qui t’a cassé ta boule de cristal ? Cassé tes envies, rendu banal ? »
a) Christophe
b) Michel Delpech
c) Michel Polnareff
d) Alain Souchon
Bis : Quel est le titre de la chanson ?

4) Lequel de ces artistes est encore en vie ?
a) Gilbert Bécaud
b) George Moustaki
c) Salvatore Adamo
d) Henri Salvador

5) Qui est Robert Zimmerman ?
a) Eddy Mitchell
b) Bob Dylan
c) John Lennon
d) Robbie Williams
bis : Citez l’une de ses chansons

6) Replacez la chanson avec le groupe qui l’interprétait :
a) Pinball wizard                       A) The Kinks
b) All day and All the night        B) Jefferson Airplane
c) Stairway to heaven              C) Led Zeppelin
d)Somebody to love                 D) The Who

7) Quelle musique de film n’a pas été composée par Vladimir Cosma ?
a) Le château de ma mère, film d’Yves Robert
b) La septième cible, film de Claude Pinoteau
c) Le grand blond avec une chaussure noire, D'Yves Robert
d) Les choses de la vie, film de Claude Sautet
Question bis : Qui est l’auteur de la chanson restante ?

8) Replacez la chanson avec le chanteur qui l’interprète :
a) Le paradis blanc            A) Christophe
b) Les paradis perdus        B) Michel Berger
c) On ira tous au paradis   C) Michel Polnareff

9) Quel est le vrai nom de Johnny Hallyday ?

10) Laquelle de ces chansons n’a pas été écrite par Paul McCartney ?
a) Live and let die
b) I wanna be your man
c) Lady Jane 
d) Lady Madonna
Qui l’a écrite ?

A vous de jouer !
Vous pouvez donner vos réponses dans les commentaires, ou les envoyer par la rubrique "me contacter". Résultat lundi.

 

09/07/2014

A la télé cette semaine : Marche à l'ombre, L'armée des ombres...

télé, cinéma, cinéma français, la musique des dossiers de l'écranAprès un début de semaine placé sous le signe de la liberté et des vacances, les films suivants se déroulent dans l'ombre : pas dans celle de la prison, mais celle des SDF ou des résistants. Ce soir sur France 4, Marche à l’ombre, avec un personnage hypocondriaque et boulet, mais malgré tout sympa et drôle : Papillote Michel Blanc. L’acteur réalisateur et scénariste du film y incarne un loser SDF collant aux basques d’un dur à cuire, Gérard Lanvin. Comme Michel Blanc, je me plains beaucoup de mes bobos-là improbables, mais moi au moins, je n’ai jamais eu d’entorse qui s’infecte ou subitement les dents qui poussent après 15 ans. Quoique, il me reste encore une dent de sagesse qui sort, et un médecin pense qu’elle est peut-être responsable d’un de mes nombreux bobos incroyables…Toi tu me fous les glandes, arrache-toi de là t’es pas de ma bande, casse toi tu pues, et marche à l’ombre.

télé, cinéma, cinéma français, la musique des dossiers de l'écranJeudi sur France 3, un film, et surtout une musique qui a traumatisé toute une génération d’enfants. Je ne sais pas quel sadique a décidé de reprendre cet air pour le générique d’une émission télé… Au moins, c’était le seul soir de la semaine où j’acceptais d’aller me coucher sans broncher. Si vous ne l’avez pas encore reconnue, je veux parler de la musique du film L’armée des ombres, reprise pour l’émission Les dossiers de l’écran.  J’ai encore des frissons en l’entendant. (si vous êtes maso, cliquez sur le lien, en plus il y a un petit clin d’œil papillotien).
Le film de Jean-Pierre Melville est tout aussi terrifiant que sa musique, et  certainement responsable de mon cauchemar d’enfant récurrent : je devais me cacher pour échapper aux nazis. L’armée des ombres évoque en fait les résistants pendant la seconde guerre mondiale. Ils ne devaient absolument pas se faire repérer, pour ne pas mettre en danger leur vie et celle de leurs camarades. Le réalisateur est un ancien résistant, on sent le réalisme des situations et des personnages, jamais magnifiés ni glorifiés.  La tension est permanente, l’angoisse de la mort prochaine rôde, l’attente d’une fin cruelle sous la torture, ou la honte de trahir les siens… Je revois encore le regard triste de Simone Signoret, et ces hommes qui courent dans une galerie sombre… Un très grand film.

télé, cinéma, cinéma français, la musique des dossiers de l'écranAutre film déprimant sur D17, Une époque formidable de et avec Gérard Jugnot. Comme dans Marche à l’ombre réalisé par son compère du Splendid, encore une histoire de personnages qui cherchent un endroit où dormir, mais beaucoup moins optimiste. Un homme perd son emploi. Honteux, il n’ose pas le dire à sa femme, et couvert de dettes, se retrouve à la rue… Un film que je n’ai jamais osé revoir, peut-être parce que je le jugeais prophétique ? Selon différents sondages, près d’un Français sur 2 pense qu’il pourrait devenir SDF un jour… et le film date de 1991…

Sur cette note joyeuse, je vous laisse, j’ai un boulot à trouver avant de me retrouver au RSA.

Et vous, appréciez-vous ces films ? La musique des Dossiers de l'écran vous effrayait-elle aussi ?

26/05/2014

Mémé a testé pour vous la grande culture : l'opéra

capulet et montaigu.jpgLes Capulet et les Montaigu, opéra Bastille

Partie sur ma lancée de culture élitiste, après Le lac des cygnes, je tente l'opéra. J'en avais vu deux lorsque j'étais étudiante. A Lyon, on pouvait accéder à la représentation 15 minutes avant s'il restait des places, pour 10 euros (au lieu de parfois 150, ça vaut le coup !) On avait adoré le premier opéra, très connu, musique splendide, et trouvé le deuxième sans intérêt. I Capuleti e i Montecchi fait partie de la seconde catégorie. Un scénario brodé autour de l'histoire archi connue de Roméo et Juliette, sauf qu'ici on ne parle pas d'amour, mais de guerre. (Je suis une fille moi, la guerre, je m’en tape, All we are saying, is give peace a chance !)

Je vous résume l'intrigue du premier acte en une phrase (pourtant je suis bavarde) : Roméo Montaigu a tué le fils Capulet, celui qui tuera Roméo épousera Juliette. Une phrase. Dans cet opéra, il leur faut 45 minutes de radotage pour exprimer la même chose. Et tout ça en beuglant en italien (je me suis cassé le cou en regardant la traduction pendue au plafond comme trois petits cochons) :
(Père de Juliette) « Oh ce salaud de Roméo a tué mon petiot »
(L’armée des Capulet en chœur) « Oh, ce salaud de Roméo a tué ton petiot
(Père) « Roméo a tué mon petiot »
(Truc, pas retenu son nom) « Roméo a tué ton petiot, je lui ferai la peau 
(Père) « Oh, tu lui feras la peau ?
(Truc) « Oui, je lui ferai la peau !
(L’armée en chœur) « Bravo ! Il lui fera la peau à ce salaud ! »
(Père) «  Et en échange t'épouseras Juliette, ce sera chouette ! »
(Truc) « Oh oui j'épouserai Juliette, ce sera chouette »
(L’armée) « Oh oui il épousera Juliette, ce sera chouette ! »

capulet romeo et juliette.jpgEt moi au moins, je fais des rimes. Dans le deuxième acte, Roméo (joué par une femme ?!) demande à Juliette de s'enfuir avec lui (euh, elle) puisqu'ils s'aiment comme des enfants, avant les menaces et les grands tourments. Sinon Roméo sera tué et Juliette épousera l'assassin qu'elle déteste. Mais non, la cruche préfère compliquer les choses pendant encore 40 minutes « Oui mais c'est l'honneur tu vois, on peut pas faire ça, si on se suicidait plutôt, c'est tellement plus rigolo, hohoho ? »

Après on a eu la libération, l'entracte, et la moitié de la salle s'est enfuie. Le personnel nous donnait comme des suppliques des tickets retour « Vous revenez hein ? » mais on s'est barré en courant. En plus il faisait beau dehors sur les quais, et c'était l'heure du dîner pour l’estomac sur pattes.

Voilà, après le lac des cygnes, c'était mon incroyable excursion chez les culturés. Je vous laisse, ya Kick-Ass qui commence sur W9.

Petit quiz "On connaît la chanson", avec trois titres à retrouver dans le texte. 

 

23/05/2014

Mémé a testé pour vous la grande culture : Le lac des cygnes

lac des cygnes.jpgLe lac des cygnes, avec le ballet et l'orchestre du Bolchoï de Minsk

En avril, je décide que la culture n'appartient pas qu'à l'élite bourgeoise, et que moi aussi, je peux voir des ballets et des opéras sans que ça me coûte un bras. Il faut juste avoir de bons yeux pour voir de loin, et ne pas être trop gros pour s'asseoir sur les minuscules places du poulailler. Au théâtre de la porte saint Martin où nous avons vus (enfin, le sommet du crâne) Muriel Robin, les sièges en bois du poulailler sont encadrés de barres de fer et si petits que les types de plus de 80 kilos ne passaient pas. Celui qui a conçu ces planches fauteuils a dû penser que les pauvres sont maigres car ils n'ont pas de quoi se payer à bouffer (ils préfèrent vivre de spectacles et d'eau fraîche). Je fais 50 kilos, mon frère 10 de plus, et on était serrés comme des sardines. On a fini assis sur l'escalier, accoudés au balcon : on voyait mieux !

Pour le lac des cygnes, par chance, l'immense salle du palais des Congrès n'est pas complète, une ouvreuse nous propose donc de passer du dernier rang des gueux pour nous installer directement à la moitié de la salle ! Les enfants du paradis, des jeunes probablement étudiants fauchés ou chômeurs comme moi, rejoignent donc les vieilles trop maquillées, aux colliers de perles, boucles d'oreilles en or et parfum qui pue (ce n'est pas un cliché, dès que je suis bien placée dans une salle, ce type de vieille est là. Elle me poursuit.) J'ai envie de faire un grand sourire à ma nouvelle vieille voisine botoxée : "Salut ! je suis assise à côté de toi et pourtant j'ai payé ma place deux fois moins chère ! Niark niark !"

wallace collection.jpgLa culture appartient à l'élite, mais le lac des cygnes, même si mémé écoute surtout radio nostalgie, je connais les chansons principales : Daydream de Wallace Collection ! (Ce groupe des années 70 s'est inspiré du thème principal du ballet) Et on entend les mélodies de Tchaïkovski dans des films et des pubs ! Puis l'histoire, je connais aussi, j'ai vu le film Black Swan !
Évidemment, le ballet n'est pas tout à fait identique... Mémé ne comprend pas trop pourquoi on se trouve dans un château au début (c'est qui tous ces gens ? Ils sont où les cygnes ?)

lac des cygnes couple.jpgJuste avant la représentation, on consulte un site qui indique une durée de spectacle de 4 heures. J'appréhende donc et essaie de m'installer confortablement sur mon siège (bien moelleux, pas comme au poulailler), dans l'intention de pioncer en douce pour que le temps passe plus vite (« tu me réveilleras quand les cygnes arriveront »).  Mémé pique du nez lors du premier acte (j'y peux rien, à un moment le personnage est seul sur scène, la musique devient douce, avec de simples violons... ça endort). Le premier acte dure une heure ("c'est bien ça alors, 4 heures de spectacle, qu'est ce qu'il m'a pris de venir, quand je pense qu'il y avait Weeds sur Canal+") le second acte dure 30 minutes, et le dernier 15. Sont pas matheux. Finalement le ballet n'est long « que » de 2h30 avec les entractes.

J'ai toujours pas capté qui était qui (ils étaient au moins 60 là-dedans, avec les costumes et décors qui changent tout le temps, plus l'orchestre, je comprends que ça coûte si cher). J'ai pas trop compris ce qu'ils exprimaient en gigotant tout le temps (c'est un peu répétitif non ? Pourquoi ils ne se parlent pas tout simplement ? On comprendrait mieux ce qu'ils veulent dire. Un type m'exprime son intéret en gesticulant comme ça, désolée, je comprends pas. Et quand je m’adresse à quelqu'un je ne lève pas la patte, qu'est-ce que c'est que cette manie de faire des pointes ?)

Pourtant au final, j'ai bien aimé. J'avais même des frissons en écoutant le thème principal. Mais je vibrais plus pour le concert du nouvel an de l'opéra de Lyon, car l'orchestre n'était pas dans son trou, on l'entendait mieux. Comme quoi, même mémé peut apprécier la grande culture.

La prochaine fois, mémé vous racontera comment elle a testé l'opéra (je fais des rimes, c'est la frime).

 

19/05/2014

Toute ascension vers un endroit merveilleux se fait par un escalier en spirale

coup_de_tete_dewaere.jpgJ'étais dans mon trou perdu sans Internet, mais les gagnants ont pu être prévenus dès le lendemain de la fin du jeu « libre et assoupi ». En effet, miracle ! Mémé nulle en nouvelles technologies possède un téléphone portable avec Internet ! Pas un aïe phone ni un strawberry bien sûr, faut pas trop m'en demander. Juste un appareil compris dans le forfait et avec encore un clavier à touches. 
On capte mal dans le trou perdu, j'ai mis 13 minutes à me connecter à ma messagerie, et deux heures pour envoyer les mails aux gagnants... Qui sont donc Laura, Betty, Grégory, Moussa et Sandrine.
Merci aux nombreux participants. Une grande majorité a trouvé les bonnes réponses au quiz, même la deuxième question très difficile, vous êtes vraiment forts. Je rappelle le Quiz On connaît le film :
- Dans quel film Félix Moati a-t-il joué et a-t-il été nommé comme césar du meilleur espoir masculin ?
Il s'agit de Télé gaucho ; la réponse était dans le texte.

- La nouvelle bannière de mon blog est tirée d’une de mes comédies préférées, avec Patrick Dewaere évidemment, j’en ai souvent parlé ici. Quel est ce film ?

Coup de tête ! Certains ont proposé Série Noire. C'est en effet un des films avec Dewaere que je préfère, mais pas franchement une comédie... A l'époque de sa sortie, les critiques de cinéma conseillaient : « si vous êtes sous Prozac, mieux vaut s'abstenir » Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir. Si j'adore ce film, il laissait un message négatif sur une bannière de blog : « vous qui entrez ici, perdez tout espoir ».

D'accord, j'aime bien écrire des rubriques nécrologiques. Je conseille parfois des documentaires « qui donnent envie de se réfugier dans une grotte » (on est empoisonnés par les pesticides dans nos aliments, le lobby des médicaments, les documentaires sur la crise, le chômage, les guerres, le nucléaire, on va tous crever !) J'aime parfois des films tristes avec des musiques mélancoliques. J'ai longuement parlé de faits énervants, le chômage, les lettres de motivation laissées sans réponse, les offres de travail révoltantes, pôle emploi qui laisse les chômeurs sans ressources (six mois sans indemnités pour moi) mon conseiller que je n'ai vu qu'une seule fois en... 7 ans. Il suit 256 chômeurs, qu'il est censé rencontrer tous les mois... Comment peut-il le faire ? On m'a attribué un nouveau conseiller l'année dernière pour ma dernière période de chômage. Je ne l'ai jamais vu, il n'a jamais pris contact avec moi. J'ai juste constaté que le nom avait changé en consultant mon dossier, pas un courrier pour le signaler, rien.

coup de tete voiture.jpgOui, j'aurais pu proposer Série noire en nouvelle bannière de blog. Mais dans la vie faut pas s'en faire, ces petites misères seront passagères, tout cela s'arrangera. J'ai préféré mettre Coup de tête, mon film culte de Jean-Jacques Annaud. Une autre série noire, mais prise sur le ton de la comédie. Patrick Dewaere y incarne un sympathique perdant (François Perrin, comme souvent avec le scénariste Fancis Veber). Il décide de quitter son village pour tenter sa chance dans une grande ville « Je me suis dit : j’ai réussi à être le dernier à Trincamp, avec un peu d'ambition, je réussirai bien à être le dernier à Paris ». Mais il est accusé à tort d'agression... 

Le héros rejoint la femme riche qu'il est censée avoir agressée. Elle ne le reconnaît pas. Pourtant il a travaillé pour elle, lors de l'un de ses énièmes petits boulots : il était serveur pour sa fête d'anniversaire. Dans l'extrait que j'ai choisi comme photo pour ma nouvelle bannière, il explique (regardez, à 38 min 50 du film !) : «  J'étais beau pourtant, dans mon costume blanc. Un peu le style agent secret, James Bond (…) Si j'avais été une femme, je serais immédiatement tombée amoureuse de moi ». Il fanfaronne devant la glace. Il emprunte ensuite le grand escalier de la demeure, tel un lord. "on s’est croisés comme dans les films. Je descendais l’escalier, et vous montiez à ma rencontre." Il regarde la jeune femme, fier comme un paon, mais elle le redescend brutalement sur terre en lui lançant un condescendant : « vous pouvez commencer à dresser le buffet... »
Il en conclut : « J’étais certainement plus beau que James bond, mais personne ne m'a remarqué, et je sais pourquoi : parce que j'étais du mauvais côté du buffet. » 

magnifique ecrivain.jpgVous conviendrez que l'image de ma nouvelle bannière me correspond bien...  La personne et son reflet (personnage ?) dans le miroir (le blog ?). J'aurais aussi pu choisir comme bannière François Merlin devant sa machine à écrire, qui réinvente sa vie. Une image issue d'une autre de mes comédies préférées : Le magnifique. François Merlin s'imagine sous les traits du magnifique Bob Saint Clar dans les romans d'espionnage qu'il écrit. Son éditeur qui l'exploite est transposé en espion « l'immonde Karpov ». Sa charmante voisine dont il est secrètement amoureux mais qui ne le remarque pas est folle de lui dans ses romans...
magnifique bob saint clar.jpgÇa ne signifie pourtant pas que je réinvente ma vie sur le blog ! Tout ce que je raconte est vrai...

La nouvelle bannière montre bien sûr toujours des papillotes, (mon nom de chat) des chocolats (l'alimentation de base de l'estomac sur pattes) de Lyon (ma ville d'origine) de noël (ma date de naissance) qui comportent des citations. J'en ai toujours dans ma poche et cette année j'ai réussi l'exploit de les faire tenir jusqu'à Pâques, jusqu’à ma poule en chocolat cachée dans le jardin. Voici les deux phrases extraites de ma dernière papillote de l'année :
"Apprends à vivre comme si tu devais vivre pour toujours et vis comme si tu devais mourir ce soir" (proverbe tibétain)
"Toute ascension vers un endroit merveilleux se fait par un escalier en spirale" (Francis Bacon)
Parlant, non ?

Un grand Merci à Mélanie pour la réalisation de la bannière (vous vous doutez bien que mémé Papillote nulle en nouvelles technologies n'a pas su faire : quand j'ai allumé Photoshop pour effacer un mot, j'ai carrément gommé toute l'image)

Petit quiz On connaît la chanson : quelles sont les deux chansons citées dans le texte ?

 

 

04/05/2014

A la télé cette semaine : Nelly et M.Arnaud, J'me sens pas belle, Fenêtre sur cour

nelly et monsieur arnaud.jpgCe soir sur Arte, Nelly et Monsieur Arnaud de Claude Sautet. Un vieux monsieur fatigué ne se retrouve pas dans l’époque actuelle. Ancien juge, il est devenu amer et misanthrope. Il souhaite écrire ses mémoires avant de mourir, mais ne sait pas se servir d’un ordinateur. Il rencontre Nelly, une jeune femme désargentée, et lui propose de recopier son texte. L’employée n’hésite pas à corriger les propos, bousculer les certitudes du vieil homme. Comme dans Un cœur en hiver, l’avant-dernier film de Sautet, on assiste à un face à face bouleversant et une histoire d’amour impossible. Emmanuelle Béart est encore sublime, passionnée et entière. Michel Serrault est impressionnant, tout en émotions retenues. Il porte un postiche qui le fait ressembler étrangement à Claude Sautet. Nelly et Monsieur Arnaud reste le dernier film du réalisateur et peut être vu comme son film testament. 

Mardi sur Numéro 23, J’me sens pas belle de Bernard Jeanjean (nom parfait pour une comédie). Une jeune femme invite chez elle un collègue de bureau, dans l’espoir de rompre enfin son célibat. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’effrayée par l’enjeu, elle s’y prend très mal… Une comédie qui parlera certainement à de nombreux célibataires endurcis « je veux bien, non, je ne sais pas, j’ai peur, je fais tout foirer exprès, je m’en vais ! » Marina Foïs est parfaite dans le rôle de la foldingo, et Julien Boisselier est mignon et patient (s’il pouvait avoir une jolie voix plutôt que ce timbre nasillard et pincé, il serait très bien). Ecoutez cette chanson, qui devrait résonner chez de nombreux célibataires :

  • j-me-sens-pas-belle-marina-fois.jpgTrentenaire et célibataire
  • C’est le paradis ou bien l’enfer
  • On est nombreux à ne pas être deux
  • Et puis alors si c’était mieux
  • A 30 balais, tout est parfait
  • Tu nages dans le bonheur complet
  • Et ta maison est une prairie
  • Où tu coures tu gambades et tu ris 
  • Aucun besoin de vivre ça avec quelqu’un 
  • Seul on est bien, on est bien
  • Ah, ça y est, j'suis réveillée, j’avais rêvé…
  • A 30 balais, tout est foutu
  • Tu coules dans un malheur goulu
  • Et ta maison est un taudis
  • Ou tu pleures tu t’écroules et tu cries
  • Aucun besoin de vivre ça avec quelqu’un
  • Seul on est rien, on est rien
  • Ah, ça y est, j’ai sursauté, j’ai cauchemardé…
  • Mais où se trouve la vérité
  • Entre ces deux réalités ?
  • Moi tout ce que je sais, 
  • C’est qu’il y a de la joie dans le célibat
  • Si c’est un choix, un choix.

looking for eric.jpgMercredi, Arte diffuse Looking for Eric de Ken Loach. Un facteur déprimé a pour seule distraction le foot et son idole, Eric Cantona. Sans ami, il confie ses déboires à son poster représentant le footballeur. Jusqu’au jour où le vrai Eric Cantona, comme un génie sorti de la lanterne, apparaît réellement … Il devient le coach du supporter et reprend sa vie en main. Ken Loach apprécie toujours autant les mal aimés et la peinture sociale des quartiers populaires. Il délaisse cependant ici le misérabilisme (My name is Joe, bouleversant) les drames (Kes, pauvre faucon) pour se lancer dans une comédie légère. Idée qu’il reprendra avec La part des anges.

fenetre sur cour.jpgJeudi sur Chérie 25, un classique d’Alfred Hitchcock, Fenêtre sur cour. James Stewart incarne un photographe, jambe cassée et cloué dans son fauteuil, qui se distrait en observant ses voisins. Jusqu’à ce qu’il se persuade que l’un d’eux a tué sa femme. Sa fiancée (Grace Kelly) accepte de mener l’enquête. Un film fascinant sur le voyeurisme, l’imagination… et qui prouve qu’il faut toujours mettre des rideaux ! Pour vivre heureux, vivons cachés. Je ne comprends pas comment on peut vivre dans un appartement sans rideaux, où les autres peuvent voir notre intimité. Dans mon HLM au putain ce qu’il est blème de Lyon où j’ai habité toute mon enfance, les voisins d’en face, flasques et ventripotents, se baladaient entièrement nus chez eux, devant leurs enfants (et aussi moi qui avait le même âge : visions d’horreur). 

A la même heure sur TMC, un classique de la comédie cette fois-ci : Les grandes vacances avec Louis de Funès. Un lycéen a raté son bac à cause de l’anglais. Son père l’envoie en Angleterre pour réviser. Mais le fils a prévu de partir en vadrouille avec ses potes, et se fait remplacer par un benêt. Lorsque le père découvre la supercherie, il part sur les traces de son fils aux 4 coins de France… Un film que j’adorais lorsque j’étais enfant, pour le vent de liberté et de rébellion qu’il fait souffler. Et j’écoute toujours la musique très entraînante à l’approche des vacances (en lien rose).

Et vous, appréciez-vous ces films ? Qu’avez-vous regardé cette semaine ?

P.S : J'ai dû écrire la chanson en "notes" car depuis quelques temps, le blog me saute une ligne dès que je vais à la ligne ! Si quelqu'un a la solution...

21/04/2014

A la télé cette semaine : Le peuple migrateur

peuple migrateur.jpgEn cette semaine de vacances, beaucoup de films pour enfants à la télévision. Ce soir, ne ratez pas sur Gulli Le peuple migrateur de Jacques Perrin. J’adore ce film, une pure merveille. Voler avec les oiseaux, un rêve accessible grâce aux caméras fixées à des ULM. Associée aux images splendides, la musique enchanteresse de Bruno Coulais et Nick Cave.  Je chougne rarement au cinéma, sauf lorsque des drames touchent des enfants (Le tombeau des lucioles, un traumatisme) ou les animaux (Chaussette dans Danse avec les loups). Dans Le peuple migrateur, je me réjouis de voir des petits oisillons tout mignons percer leur coquille, mais j'ai les larmes aux yeux lorsque les animaux sont pris au piège (l’oiseau en cage qui regarde ses compères s’envoler et pas lui, celui englué dans le pétrole…) Ce film sublime a nécessité trois ans de tournage et une équipe de 450 personnes réparties à travers le monde. A voir absolument.

Autre film qui plaira aux petits,  Madame Doubtfire sur France 4. Divorcé, Robin Williams se déguise en gouvernante pour se rapprocher de ses enfants. Aussi Pirates des Caraïbes, le secret du coffret maudit sur TMC.

Sur W9,  SOS fantômes, mais en le revoyant 15 ans après j’admets une légère déception. Pas seulement à cause des effets spéciaux et de la mode des années 80, mais parce que le film comporte certaines longueurs. Au moins, il reste Bill Murray et la musique.

Au-bon-beurre.jpgUn film que j’ai vu enfant mais pas spécialement destiné aux plus jeunes, sur France 5, Au bon beurre d’Edouard Molinaro (La cage aux folles, L’emmerdeur). Pendant l’occupation, Roger Hanin et Andréa Férréol interprètent un couple pétainiste se livrant au marché noir. Comme les autres films traitant de la guerre et de la déportation des Juifs (Au revoir les enfants par exemple) Au bon beurre était sans doute responsable de mon cauchemar récurrent : j’imaginais que j’étais une enfant Juive et que les nazis venaient chercher toute ma famille. Je restais dans ma cachette favorite (derrière le poêle, comme le chat) et les soldats ne me trouvaient pas (mais ceux ne jouaient pas à cache-cache avec moi, si…)

Mardi sur M6, Wall-E, le petit robot seul sur Terre, au sens propre : trop polluée, la planète a été abandonnée. Mais Wall-E continue le travail pour lequel il est programmé : éliminer les déchets… Un film écolo, qui devrait donc me plaire à priori, mais qui ne m’avait pas trop emballée dans du papier à sa sortie.

Mercredi sur Arte, suite du cycle Claude Sautet avec Vincent, François, Paul et les autres. Des amis, l’un riche médecin délaissé par sa femme, l’autre écrivain raté, l’autre encore boxeur désargenté, se retrouvent chaque semaine autour du rôti dominical. Ils relativisent leurs déboires lorsque Vincent (Yves Montand) fait une crise cardiaque… 

Jeudi sur Chérie 25, La piscine de Jacques Deray. 9 ans après Plein soleil, qui se déroulait en pleine mer, nouveau duel torse poil entre Alain Delon et Maurice Ronet, cette fois-ci pour les beaux yeux de Romy Schneider (on les comprend).  

A la même heure sur France 3, Open Range, un western de Kevin Costner.

Et vous, aimez-vous ces films ? Qu’allez-vous regarder ?

 

 

 

20/04/2014

A la télé ce soir : Les choses de la vie, 100 000 dollars au soleil, The Green Hornet...

choses de la vie.jpgSur Arte, début d'un cycle Claude Sautet avec Les choses de la vie. Un homme (Michel Piccoli) est victime d'un accident de voiture. Alors qu'il sombre dans le coma, à l'approche de la mort, il revoit sa vie défiler sous ses yeux, et les doutes qui l'assaillent : qui choisir entre son épouse (Léa Massari) et sa maîtresse Romy Schneider ? (euh ? Je ne me pose pas autant de questions, je choisis directement Romy !)

On peut y entendre l'une des plus tristes musique de film, signée Philippe Sarde, la chanson d'Hélène : « Ce soir, nous sommes septembre Et j'ai fermé ma chambre Le soleil n'y entrera plus Tu ne m'aimes plus. »

A déconseiller aux dépressifs ou sentimentaux qui viennent de se faire larguer : chouinerie assurée. Cette musique tournait en boucle lors de l'exposition consacrée à Romy Schneider. C'était un crève-cœur de l'entendre tout en regardant les photos du fils de l'actrice, décédé tragiquement à 14 ans (en s'empalant sur les piques d'un portail). On pouvait aussi revoir l'interview de Romy évoquant l'acharnement des paparazzis, le gros plan sur son visage digne : « des journalistes déguisés en infirmiers pour photographier un enfant mort : Où est la morale ? Où est le tact ? »

On retrouve les deux acteurs, les amours déçues et les désillusions nostalgiques dans le film programmé à 22h : Mado.

chipmunk.jpgSi vous voulez plutôt rire avec vos enfants, après avoir cherché les œufs de pâques, vous pouvez chercher le Marsupilami sur TF1, mais ce film m'a beaucoup déçue.  Seul Lambert Wilson imitant Céline Dion vaut le coup d'oeil. Pourtant j'adore Alain Chabat, l'ex Nul qui a imaginé le génial La cité de la peur, et Franquin est mon auteur de BD préféré (Gaston Lagaffe est mon mentor, on comprend pourquoi j'ai fait une grande carrière).

Regardez plutôt sur France 2 un documentaire (que je n'ai pas vu) mais qui promet d'être très mignon : Le peuple miniature, sur des n'animaux jolis comme tout, comme le chipmunk (en photo).  Cécile de France est la narratrice.

Pour les enfants toujours, soirée Cars sur M6.

100 000 dollars au soleil.jpgPour les plus grands, une comédie sur D8, 100 000 dollars au soleil d’Henri Verneuil, avec Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura et Bernard Blier. Je le connais par cœur, mais je le regarde toujours sans déplaisir, pour la bonne humeur qu’il déclenche et les dialogues d’Audiard :

« - Quand les types de cent trente kilos disent certaines choses, ceux de soixante kilos les écoutent ... » « Dans la vie, on partage toujours les emmerdes, jamais le pognon » « Ici, c’est une grande famille. Quand un chauffeur veut un congé ou une augmentation, il vient me voir, je l’écoute et je le vire ».

Dans le Sahara des années 60, des camionneurs se poursuivent pour récupérer un magot volé par l’un d’eux. La veille, ils se cuitaient ensemble. La scène de beuverie reste un grand classique des films d’Audiard : Les tontons flingueurs, Un singe en hiver… Pour votre santé, consommez de l’alcool avec modération, mais regardez à volonté les films avec les dialogues d’Audiard.

Si vous préférez les films noirs, misez sur L.A confidential sur HD1, avec Kevin Spacey et Kim Basinger dans le rôle de la femme fatale. Le film est inspiré de James Ellroy. Comme dans Le dahlia noir, l’histoire évoque le Los Angeles corrompu des années 50, le crime organisé et l’envers du décor de Hollywood… C’est un thème cher à l’écrivain, car sa mère a été assassinée pendant cette époque trouble, et ce meurtre ressemble à celui du dahlia. Je vous conseille vivement son livre et les enquêtes sur le sujet.

En deuxième partie de soirée (demain, c'est férié !) Eyes wide Shut sur la même chaîne.

Coté comédie, France 4 propose à 22h50 The Green Hornet de Michel Gondry. L'immature et loser Seth Rogen devient un super héros malgré lui, sans pouvoir, mais très drôle. On remarque la patte du réalisateur (auteur de Soyez sympas rembobinez), qui apporte sa poésie loufoque au genre du blockbuster.

Et vous, appréciez-vous ces films ? Qu'allez-vous regarder ?

15/04/2014

Tom (et Papillote) à la ferme

tom a la ferme.jpgTom, un jeune publicitaire branché, se rend dans un coin de campagne isolé pour assister aux funérailles de son amant. Il rencontre la mère du défunt, une veuve esseulée de longue date. Mais il découvre aussi avec étonnement l'existence du frère de son ami, Francis. Ce dernier est un homme brutal, qui s'est sacrifié pour s'occuper de sa mère et de la ferme, pendant que son frère menait la vie de ses rêves en ville. Francis a caché l'homosexualité de son frère à sa mère, lui faisant croire qu'il sortait avec une collègue. Il demande à Tom de « jouer le jeu » pour faire plaisir à la mère, mais aussi de l'aider dans son travail, en remplaçant ce frère défunt qui a fait défection. C'est ainsi que Tom se retrouve à la ferme, en quelque sorte enfermé au grand air dans une relation malsaine... (voir bande annonce en lien)

Tom à la ferme, ce n'est pas vraiment Martine en vacances, gambadant joyeusement dans les prés au milieu des vaches. Le film est un thriller psychologique, où la tension, les révélations vont  grandissant. On se laisse happer par le suspense « Que va t-il se passer encore ? Non, il ne va pas aller jusque là ?! Tom va bien se défendre ? Cours, Forrest, cours !! » On est fasciné par la relation qui s'installe entre les personnages, la finesse et la complexité des situations et sentiments. Comment peut-on se laisser faire comme ça ? Le réalisateur Xavier Dolan qui incarne le personnage principal l'explique ainsi : (ne lisez pas le paragraphe suivant si vous souhaitez découvrir par vous-même en regardant le film)

« Il m'a fallu du temps pour comprendre Tom. (…) Il voit en Francis son amant décédé et puise dans la brutalité de ce frère jusqu'alors inconnu la seule violence supérieure à celle de la peine qui l'accable. Il trouve dans le travail de la terre la virilité qu'il se reproche de ne pas avoir eue (…) Il cherche la rédemption d'une mort pour laquelle il s'accuse ; son amitié indéfectible envers Francis, sa présence pour Agathe (la mère) sont autant de façons tordues de vivre son deuil et d'acheter son ciel. Tom part à la campagne remplacer l'irremplaçable. De quoi devenir fou... »

Le film pose cette question : toute vérité est-elle bonne à dire ? Tom doit-il avouer la véritable relation qui le liait au défunt, au risque de fortement perturber le souvenir et l'idée que s'en faisait sa mère, de heurter sa sensibilité et ses convictions ? Vaut-il mieux la laisser dans ses illusions, son aveuglement, ses préjugés, au risque de ne rien changer ?

Évidemment Papillote répond par la négative, spécialiste des pieds dans le plat et du questionnement infini, comme les enfants « Mais pourquoi tu dis ça ? Ça veut dire quoi en fait ? Au fond tu penses plutôt ça ? - Tu m'emmerdes avec toutes tes questions ! - Mais pourquoi ? Qu'est ce que ça cache au fond ? - T'es lourde ! - J'essaie simplement de comprendre, pour rendre la relation plus légère ! - Tu vas prendre mon poing dans la gueule tu vas voir si il est léger ! » (bien sûr je précise que ce dialogue est inventé et exagéré !)

Avec Papillote dans le rôle principal, le film aurait pris une toute autre tournure. Lorsque la mère découvre cet inconnu chez elle : « Vous êtes qui ? - Tom, le mec de votre fils. Vous saviez pas ? Et il a un frère ? Il me l'avait pas dit ! Pas étonnant vu le taré qu'il est ! Attends, tu crois tout de même pas que je vais bosser dans ta ferme ? Ouais on dirait que ça me gêne de marcher dans la boue, on dirait que ça me gêne de dîner avec vous. D'ailleurs je vais retourner dans ma ville parce que ça manque d'attractions par ici, ya même pas de cinéma, qu'est ce qu'on s'ennuie ! »

Je caricature encore évidemment, vous savez que je suis à moitié originaire de la cambrousse. Le film ne fait pas l'erreur de la caricature pleine d'arrogance, d'opposer la ville civilisée et les bouseux incultes, même si j'en connais d'aussi obtus ou isolés que les personnages du film. Mes grands parents maternels ne quittaient pas leur village, leur plus grand voyage a été de se rendre dans ma ville à une heure de route de là pour assister justement à des funérailles... le chemin inverse de celui du film.

J'ai été surprise d'apprendre que Tom à la ferme était tiré d'une pièce, car il ne fait pas du tout théâtre filmé. Malgré l'enfermement mental des personnages, l'histoire se déroule au grand air, dans l'immensité des champs. On sent la liberté possible, proche, mais l'horizon lointain. Le héros à la possibilité de s'enfuir, il rencontre des gens compréhensifs et qui l'alarment des dangers, dans un bar, chez le médecin, mais il reste.

En évitant l'écueil du huis-clos, on constate encore la virtuosité du jeune réalisateur, sa mise en scène stylisée, sophistiquée, originale, qu'on peut voir dès la bande annonce.

Xavier Dolan a réalisé son premier film a seulement 20 ans, Comment j'ai tué ma mère. On y trouvait déjà son désir de montrer les relations conflictuelles, de les pousser à bout pour en faire sortir leur vérité. Cette quête se retrouve dans le plus léger Les amours imaginaires, et dans son troisième film, Laurence Anyways, où le personnage incarné par Melvil Poupaud décide de changer de sexe, tout en conservant sa relation avec sa femme. Si certains critiquent parfois le style trop sophistiqué de Xavier Dolan, on ne peut pas nier son talent, son originalité et sa maîtrise de la réalisation. Je vous conseille l'étonnant Tom à la ferme, en salles demain. 

Petit Quiz On connaît la chanson...