Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/12/2018

McCartney en concert, fin

macca4.jpg

On pourrait reprocher à Paulo de jouer souvent les mêmes chansons. Mais la tournée se nomme Freshun up, pas révolution : il présente le même concert, mais rafraîchi. Sur 40 000 spectateurs, beaucoup ne connaissent que ses chansons des Beatles, et presque pas sa carrière solo ou avec les Wings. Paul privilégie donc les airs des Fab four, c'est normal. Il interprète donc toujours les mêmes tubes : Hey jude, Let it be, Yesterday... La foule est venue pour hurler "na na na na " sur Hey Jude et le prendrait mal s'il ne la proposait pas. Je trouve que c'est un minimum de respect pour le public. Par exemple je m'étais rendue au concert de Stephan Eicher alors que je ne connais que déjeuner en paix, mais il a refusé de la jouer en râlant : "ce n'est pas ma seule chanson !" Idem pour Louise attaque, qui a expédié en milieu de spectacle au lieu du rappel Je t'emmène au vent et les tubes du premier album avec une mauvaise volonté flagrante, en précisant : "ça nous soule de les jouer tout le temps".

L'artiste ne joue pas pour lui, mais pour son public, qui a payé sa place. Alors oui McCartney joue souvent les mêmes chansons, et parfois dans le même ordre, mais quoi de mieux comme final que le medley d'abbey road et la bien nommée The end ?
Pour ce concert, Paul a néanmoins commis une grosse impasse. Avant, il faisait deux rappels. A Nanterre je restais donc assise; mon voisin s'impatientait pour partir, mais je résistais : "ben, j'attends Yesterday !" Pour la première fois, Macca n'a pas joué en France son plus gros tube. J'ai vérifié la set list de la tournée, il n'a osé cette transgression qu'une seule autre fois, au Japon. Il nous a remplacé Yesterday par... Birthday ! Chanson bien sympa, mais pas incontournable comme son tube ! M'enfin Macca, tu deviens sénile ?

Papy peut tenir trois heures sans pause, mais sa voix ne tient plus la cadence. On ne peut pas lui demander de hurler Helter skelter comme à ses 30 ans... Ses comparses restent là pour le seconder. Le son de cette nouvelle salle ne l'aide pas non plus, avec une espèce de soufflerie, mais c'est le défaut des grands espaces (au stade de France, le son se décalait de l'image). Autant la salle semble trop vaste, autant son accès trop étroit provoque de longs embouteillages à l'entrée comme à la sortie.
Mieux vaut donc une petite salle. J’attends ainsi le prochain concert à Bercy, plus petit, plus chaleureux, mieux sonorisé, et en plus à côté de chez moi. Encore mieux : Macca, tu pourrais quand même venir jouer dans mon salon ! Là c’est sûr, l’ambiance serait plus intime !
Alors Paulo, comme tu nous l'as dit : "à la prochaine!"

Set list du concert :
38 chansons, dont 23 des Beatles

egypt station.jpgA Hard Day’s Night
Junior’s Farm
All My Loving
Letting Go
Who Cares
Got To Get You Into My Life
Come On To Me
Let Me Roll It + Foxy Lady
I’ve Got a Feeling
Let ‘Em In
My Valentine
Nineteen Hundred and Eighty-Five
Maybe I’m Amazed
I’ve Just Seen A Face
In Spite Of All the Danger
From Me To You
Michelle
Love Me Do
Blackbird
Here Today
Queenie Eye
Lady Madonna
Eleanor Rigby
Fuh You
Being for the Benefit of Mr. Kite!
Something
Ob-La-Di, Ob-La-Da
Band on the Run
Back in the U.S.S.R.
Let It Be
Live and Let Die
Hey Jude

Rappel :
Birthday
Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band
Helter Skelter
Golden Slumbers/Carry That Weight/The End

13/12/2018

Concert de McCartney à Paris, suite

macca3.jpgPaul réussit à nous faire encore chouiner avec les chansons hommages habituelles pour ses chers disparus. Here today à «mon grand ami John», assassiné le 8 décembre 1980, Something au banjo pour "son frérot" George Harrison. Macca est resté marié 30 ans avec Linda jusqu'à ce que la mort les sépare, mais My love composé pour elle passe à la trappe. Certainement à cause de Nancy, sa nouvelle épouse depuis 2011, pour laquelle il ne manque pas d'interpréter My valentine en précisant en français : « J'ai écrit cette chanson pour ma magnifique femme ».

De l’album Sergent Pepper’s, j’écrivais dans ma set-list idéale qu’il pouvait tout jouer « sauf Being for the benefit of Mr Kite, que j’aime pas trop » Devinez ce qu’il fait… Il respecte enfin mes obligations propositions en enchaînant 8 mélodies attendues et en finissant par Golden slumbers et le magnifique medley d’Abbey road. En tout, sur 45 chansons que je souhaitais entendre, il en joue 24, et seulement une interdite. Pas mal non ? J’ai donc bon goût/je suis devin/Macca me lit assidûment et suit mes précieux conseils (cochez la bonne case).
Ainsi il ne manque pas de jouer les incontournables Back in the USSR, Band on the run et même le hard rock Helter skelter, qui déchaînent le public. Le show atteint les sommets avec Live and let die, où Paul lance carrément des feux d'artifice. Dans une salle fermée. Je pense que les trois premiers rangs ont cramé. (voir la preuve en lien)

On loue aussi ses nombreux efforts pour parler de plus en plus français, qu'il répète avant avec un traducteur. Il nous présente par exemple Blackbird comme "une chanson pour les droits civiques". Il articule chaque syllabe en fixant ses fiches collées au sol, il n'est pas encore bilingue.
Lorsqu'il joue à Paris, il change exprès sa set list pour nous interpréter "la seule chose qu'on sait dire en français" : Michelle.

Comme souvent, je trouve qu'il privilégie les chansons commerciales aux belles mélodies. Mais il joue pour son public, et le grand public préfère les airs faciles et connus, comme Obladi oblada. Paul interprète quelques chansons plus pointues, comme la sublime 1985. Mais elle fait partie de son album le plus célèbre, Band on the run. Il ne joue jamais l'album préféré des fans, son chef-d’œuvre Ram, alors qu'on lui réclame inlassablement... En 2011 avec le Maccaclub, on avait comploté pour faire tous en même temps le signe des Wings (des ailes avec les mains) afin d'encourager Paul à jouer plus de chansons de sa carrière post Beatles. Il avait été surpris et ému, et depuis, il ne manque pas de nous refaire le geste lorsqu'il joue les Wings.

 à suivre...

11/12/2018

Concert de Paul McCartney : j'y étais !

macca.jpgPapy fait de la résistance : 76 ans, toujours en tournée, on ne l'arrête plus ! Il joue 2h40, sans pause ! Et encore, les concerts précédents à Bercy et au stade de France, il avait tenu 3 h et 42 titres ! Il enchaine tant de tubes que le concert m'a paru durer vingt minutes.
Il me semble que je le vois pour la huitième fois, mais je ne me lasse toujours pas. Je suis toujours aussi émue lorsqu'il entame mes chansons préférées comme Band on the run, qu'il joue Let it be, lorsque tout le monde reprend en choeur Hey Jude... Même si l'on ne connaît pas sa carrière solo, on ne peut qu'être touché par ces moments de grâce et de communion. Et quel talent ! Il troque sa basse pour le piano, puis une guitare, un banjo, avec une aisance époustouflante.
Cette fois-ci, il se produit dans la nouvelle salle de Paris Nanterre, 40 000 places. Paul arrive sur scène en même temps que les derniers spectateurs qui ont bataillé pour atteindre cette forteresse infranchissable de la défense (d'entrer).

Paul débarque tranquillement, sans fioritures, la routine pour lui qui enchaîne plusieurs concerts par semaine depuis des années. On le remarque à peine arriver sur le coin de la scène ("salut, je passais par là, j'ai vu de la lumière!") Mais dès qu'il empoigne sa guitare, il nous scotche direct en jouant une seule note, une seule. Elle est bien choisie pour un début de concert, car elle est si particulière qu'on la reconnaît immédiatement et qu'on crie de joie... Même un mathématicien s'est penché sur la question pour tenter de la décrire et la reproduire. Paul joue en effet le premier accord de Hard day's night, aux paroles opportunes pour commencer la soirée :
It's been a hard day's night, and I been working like a dog
It's been a hard day's night, I should be sleeping like a log
But when I get home to you I'll find the things that you do
Will make me feel alright

Autre excellente idée : pour Letting go, des cuivres jouent carrément au milieu du public. (voir l'extrait du concert en lien). J'adore ces instruments, et les trois joueurs qui dansent en même temps dynamisent les chansons, notamment Got to get you into my life. Pourquoi pas les violons aussi, comme ici en 2007 pour Eleanor Rigby ? Car ce chef-d’œuvre au synthé, quel gâchis, Paulo, t'as les moyens de te payer un violoniste !

Le concert est équilibré, en enchaînant plusieurs mélodies endiablées reprises en chœur, comme I've got a feeling puis Let'em in, et moment plus intimistes et émouvants au piano comme Maybe I'm amazed. Paulo alterne les classiques des Beatles, de sa carrière solo et avec les Wings, puis seulement trois chansons du dernier album (je regrette cependant I don't know qui pour moi est la meilleure du disque).
Pour une fois, il joue des chansons du début des Beatles, Love me do et From me to you, et même la toute première qu'ils ont enregistrée alors qu'ils se nommaient encore  les Quarrymen : In spite of all the danger. L'écran projette des photos de Paul et John encore adolescents, 16 ans à leur début. Et dire que maintenant, Paul en a 76... 60 ans de carrière !

Suite demain

30/11/2018

Concert Paul McCartney : ma set list idéale

macca défense.jpg(Billet programmé le jour du concert mais qui n'a pas fonctionné, je m'en rends compte à l'instant...)
A la question : « vous donnez l’impression de vous être lancé dans une tournée sans fin. Est-ce le cas ? » McCartney répond : « Probablement, oui (…) je n’ai pas l’intention de m’arrêter. »
Mais on ne te retient pas !
« - Comment choisissez-vous les chansons que vous interprétez ?
La première chose à laquelle je pense, c’est : “Si moi j’étais dans le public de Paul McCartney, qu’est-ce que j’aimerais l’entendre chanter ?”»
Alors justement, je suis là pour répondre !

Cher Paulo
Mon Macca chéri d’amour que j’aime tant
Sir Paul McCartney,

Par la présente, je nous, les 40 000 spectateurs de l’aréna de Paris la défense, te demandons gentiment supplions sommons, d'interpréter ce soir cette liste de chansons :

Début du concert (obligatoire) :
- Venus and Mars/ Rock show/Jet
Fin du concert (obligatoire)
Medley final d’Abbey road :
- You never give me your money (parce que je l’adore)
- Golden slumbers/Carry that weight/The end

Au milieu, dans l’ordre que tu veux (on est cool hein):
Je classe par album. J’ai sélectionné une quarantaine de chansons, car au concert à Bercy en 2011, je relis mon billet, tu en as jouées… 42 !!!! (j’avais donné la liste ici) Quelle pêche pour un type qui a 76 ans !!!
Le concert durera 3 heures comme d’habitude j’espère. 
McCartney a participé à 13 albums des Beatles, 24 seul ensuite. Il ne proposera normalement que les chansons qu’il a composées. Pas de Lennon, sauf en hommage : il a interprété A day in the life à Bercy en 2009 ou Give peace a chance en 2011 par exemple. Je mets en lien les chansons en live :

Avec les Beatles :
- And I love her3ème album : A hard day’s night, 1963
- I’ve just seen a face, Yesterday5ème album : Help, 1965
- Drive my car6ème album : Rubber soul, 1965
Singles :
I’m down, 1965
- We can work it out, 1965
- Paperback writer, 1966

- 7ème album : Revolver, 1966 :
- Eleanor Rigby
- For no one
- Got to get you into my life

8ème album : Sergent Pepper’s lonely heart club band, 1967 (rien à jeter, sauf Being for the benefit of Mr Kite que j’aime pas trop) surtout :
- Sergent Pepper’s
- With a little help from my friend
- She’s leaving home
- Lovely Rita

- 9ème album, Magical mystery tour : The fool and the hill
- 10ème album : l’album blanc, 1968 :
- Back in the USSR
- Lady Madonna
- Hey Jude
- Helter skelter
- Martha my dear

11ème album : yellow submarine. 
12ème album, Abbey Road, 1969 :
- You never give me your money
- Golden slumbers, medley final

13ème  et dernier album, Let it be, 1970 :
- Let it be
- Two of us
- I’ve got a feeling (en lien live à l'olympia)
- Get back

McCartney sans les Beatles :
- Live and let die, B.O de James Bond, 1973
- Maybe I’m amazed1er album : McCartney, 1970
- Ram on et Smile away2ème album : Ram, 1971
- Tomorrow, 3ème album : Wild life, 1971
- My love et Single Pigeon4ème album : Red rose speedway, 1973
- Band on the run, Jet, 19855ème album : Band on the run, 1973
- Venus and Mars/rock show : 6ème album : Venus and Mars, 1975
- Beware my love, 7ème album : Wings at the speed of sound, 1976
- Mull of Kintyre, 8ème album : London town, 1978
- Coming up, 10ème album : McCartney II, 1980
- Here today, (à l'olympia, il était très ému) 11ème album : Tug of war, 1982 
- Put it there15ème album : Flowers in the dirt, 1989
- golden earth girl16ème album : Off the ground, 1993
- Too much rain20ème album : Chaos and creation in the backyard, 2005
- Only mama knows (live à l'olympia), 21ème album : Memory almost full, 2007
- My valentine22ème album : Kisses on the bottom, 2012
- Hosanna23ème album : New, 2013
Come on to me et I don't know 24ème album : Egypt station 2018

J'évite les chansons tristes comme la pourtant magnifique Junk, ce serait ballot de plomber l'ambiance de fête. Déjà que tu vas encore nous faire chialer en jouant Here today en hommage à Lennon, comme sur la vidéo en lien "c'est comme la conversation que nous n'avons jamais eue. Si vous aimez quelqu'un, dites-lui avant qu'il ne soit trop tard et de penser "j'aurais dû lui dire ça".

Interdictions formelles de jouer ces niaiseries :
- Hello goodbye
- Ob la di ob la da
- Yellow submarine
- Temporary secretary
- Ebony and ivory
Sinon, nous les 40 000 spectateurs, nous te plantons là tout seul sur scène comme un con. (bon d’accord, il n’y a que moi qui n’apprécie pas ces chansons…)

Voilà, Macca, t’as vu comme je suis sympa, je t’ai mâché tout le travail. Je te laisse répéter maintenant, il ne te reste plus que quelques heures avant le concert. On prévoit des orages pour la soirée, évite de t'électrocuter tout de même. A tout à l’heure mon p’tit chou. Prends bien du miel pour ta gorge et sois en pleine forme pour ce soir.
Gros poutous-poutous
Cordialement
Signé : Papillote et Les 40 000 spectateurs de l’aréna Nanterre (je suis sûre qu’ils seront d’accord).

Dans le prochain article, je vous dirai si Paul m'a écoutée ou pas !

28/11/2018

C'est le grand soir !

Paul-McCartney-de-retour-a-Paris.jpg

27/11/2018

McCartney en concert, c'est demain !

Paul-McCartney-en-concert-en-France-le-28-novembre.jpgAu printemps, le Maccaclub, plus grand site de fans français de Paul, laisse fuiter l'info : McCartney devrait faire un concert à Paris d'ici la fin de l'année. Génial ! J'attends avec impatience la mise en vente des billets. Comme j'ai déjà raconté mes périples ici pour obtenir des places, je me prépare à tenir un siège devant la Fnac ou devant l'Olympia et à poser une matinée ce jour-là.
Enfin, des mois après, la date est annoncée : le concert aura lieu le 28 novembre (donc demain) et les places seront en vente le 13 septembre. Pile pendant mes vacances dans un trou perdu.
NOOOOOON ! La malédiction continue !!!

- T'as regardé ce qu'il y avait à voir dans la région ? Les balades à faire, les musées à visiter...
- Non, mais j'ai vérifié le plus important : l'emplacement de la billetterie la plus proche. Elle est à 45 minutes en voiture. En passant par le col qui était fermé l'année dernière à cause du mistral. Et j'ai pas de voiture. Et pas le permis. Il ne reste plus qu'à compter sur la billetterie en ligne, si elle ne bugue pas comme à chaque fois...

Arrivée dans la résidence de vacances, l'hôtesse d'accueil :
- Bonjour, voici les clés de votre chambre, un restaurant bar est à votre disposition, ainsi qu'une piscine, une salle de jeux... Je vous donne la liste des plus belles randonnées et l'adresse de l'office du tourisme...
- Vous avez le code de la WIFI ?
La femme me regarde comme une geek incapable de décrocher des écrans (ha ha, moi mémé nulle en nouvelles technologies) qui va rester la semaine enfermée dans la chambre d’hôtel à regarder son ordi. Elle répond :
- Avec les grosses intempéries, la foudre est tombée et on n'a plus de connexion.
Je laisse échapper un cri incrédule : - HEIN ?! (Mais Macca m'attend !) Pour me défendre je crois bon de préciser  :
- J'ai un truc important à acheter en ligne jeudi.
C'est encore pire, au lieu de passer pour une nerd, elle me prend pour une accro au shopping.

Tous les jours, je vais la voir pour ma sempiternelle question :
- Vous avez la wifi ?
- Toujours pas.
- Mais vous vous avez bien une connexion sur votre ordinateur !
- Oui mais ce n'est pas la même que dans les chambres
- Si je mets mon ordi à côté (un vieux machin soit disant portable de 2 tonnes qui me prend la moitié de ma valise) vous me donnez votre code wifi ?
- Je ne l'ai même pas !
Papillote la grosse relou.

Je n'ai plus qu'à trouver quelqu'un en vacances aussi, mais à Paris, à proximité d'une billetterie et avec connexion Internet, et qui souhaite venir au concert. 
- C'est bon jeudi dès 9h30 t'es devant la Fnac hein ?
- ok.
Jeudi 9h30, je programme mon réveil exprès (je suis en vacances hein, je glande) et je saute sur mon tel :
- T'es devant la fnac ?
Pas de réponse.
10h, heure fatidique, rien. RRRAAAAAHHH. Il rentre d'un séjour aux Etats-Unis, en plein décalage horaire, c'est le milieu de la nuit pour lui : il n'est pas réveillé.

Je tente de me connecter depuis mon téléphone : ça plante, évidemment. 20 minutes plus tard, j'ai juste le temps de voir qu'il n'y a plus de places en fosse. Puis plus de catégories 5, 4...
11h, toujours pas de réponses. Plus de billets en catégorie 3,2..
4,3,2,1...0 : C'est foutu, c'est midi 30, j'aurai pas de places !
Midi 35, je reçois enfin l'appel : "c'est bon je les aies, en 2 minutes c'était fait, aucun problème."

Je ne sais par quel miracle. Ou alors c'est mémé technologie qui a vraiment la poisse :
Récemment, l'ordinateur commun du boulot est encore tombé en panne, comme quotidiennement dès que je le touche, et le client devant moi m'a sorti :
"c'est votre fluide. Votre énergie n'est pas compatible avec.
- ?
- Je vous assure, il y a des gens comme ça. Je le ressens, je suis magnétiseur : vous faites planter les machines."

Voilà : Sarah Connor c'est moi, pas de Terminator avec Papillote, l'avenir de l'humanité est assuré: je touche Schwarzy et il s'écroule.
Espérons que demain, mon énergie buggueuse ne se transmette pas dans le micro de Macca !
(sinon il paraît qu'on a un client médium, j’essaierai de voir ce qu'il me prédit, je vous tiens au courant)

 

19/11/2018

Toi aussi viens au concert de Mccartney !

paul-mc-cartney.jpgToujours le parcours du combattant pour trouver le saint Graal, les places pour les concerts…
Comme je l’ai déjà raconté ici, pour obtenir des billets à l’Olympia en 2007, je me tenais dès 6 heures du matin devant la salle. 10h30 d’attente peuvent vous sembler effroyables, mais j’ai en réalité passé un moment magique : on était tous fébriles, voir Macca dans une salle minuscule au lieu des géantes dont il a l’habitude nous garantissait  le voir de près : j’étais à 10 mètres. Comme seuls les ultra fans pouvaient être capables d’attendre aussi longtemps, nous savions que nous pourrions enfin écouter des chansons moins connues que Paulo n’a pas l’habitude de jouer.
Avec la surexcitation qui s’emparait des groupies, nous étions tous joyeux et très bavards (vous imaginez, je le suis déjà beaucoup dans mon état normal…) Tout le monde se parlait, comme si nous nous connaissions depuis des années. Des sujets de conversation intarissables (McCartney, Macca, Paul, Paulo, la crise économique, les Beatles…cherchez l’intrus). Beaucoup jouaient de la guitare et nous chantions ensemble. 
Pour le concert de Bercy le 10 décembre 2009, rapporté ici et ,  j’étais la première en caisse, et j'ai acheté les dernières places disponibles en fosse seulement 2 minutes 40 après leur mise en vente.

En octobre 2011, rebelote, McCartney annonce qu’il fera un concert à Bercy. « Prochainement… » Oui mais quand ?
On attend ! En plus j’espère également une réponse pour un travail, il ne faudrait surtout pas qu’il commence en même temps… Je ne peux pas me permettre de m’absenter de mon nouvel emploi pour camper devant la billetterie. Un an d’attente pour un travail, deux ans d’attente pour le concert. D’accord pour les deux, mais par pitié, pas en même temps ! 
Puis la nouvelle pour le concert tombe: les places sont en vente le vendredi 14 octobre. La nouvelle pour le travail tombe deux heures après : je le débute mercredi 12.
RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHH !!!!!!!!

Comment faire pour obtenir mes places ? Hors de question de m’absenter de mon tout nouvel emploi pour me rendre en billetterie. Et je ne travaille pas sur ordinateur pour pouvoir acheter sur Internet. C'est à mon frère qu'incombe la lourde tache de trouver les sésames. Les billets sont en vente à 10h.

fans concert macca.jpgDès 9h30, je suis collée à mon portable. A 10 heures, je tends l’oreille. 10h10, 10h20 rien. 
10h40, la tension est à son comble. Ma jambe tremble nerveusement, je vérifie toutes les minutes mon téléphone, croyant l’entendre vibrer.
11h. Il y a un problème. Il n’a pas les places et n’ose pas me le dire ? Non, c’est impossible, je refuse. Il n'a plus de batterie ? Oui, ça doit être ça, c’est FORCEMENT ça !
11h10. Dents serrées, muscles tendus, j’ai dû mal à me concentrer. Ma nervosité doit se ressentir à l’autre bout de la pièce, car ma collègue s’étonne : « ça va pas ? »
11h40. j’agonise lentement sur mes dossiers.
12h. le téléphone sonne. Je ne peux m’empêcher de me lever en criant : « C’EST LUI!!!!! » J’attrape mon portable et me précipite dans le couloir. Moi qui voulais être discrète...

Je décroche, sourire aux lèvres, la tension retombe enfin. Mon frère m’explique :
« Alors j’étais le premier à la billetterie dès 9h30, mais le caissier m’a dit d’attendre 10 heures. A l’heure pile, il s’est connecté au site. Ça ne marchait pas. On a réessayé pendant 20 minutes. Il n’arrêtait pas de répéter : « je comprends pas… je comprends pas… » Alors j’ai repris la voiture et je suis parti à une autre billetterie encore plus loin… puis une troisième… Même problème, le vendeur disait « je comprends pas, c’est la première fois que ça arrive… » De retour à la maison j’ai tenté de trouver des places sur tous les sites Internet de vente, tout buguait. Bref, j’ai pas les places.

-QUOOOOOOOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ??????????????!!!!!! 
Mon cri de désespoir retentit dans tout l’étage. Certains passent la tête hors de leur bureau pour savoir ce qui se passe. Ils doivent penser que j’apprends le décès de quelqu’un. (Oui, le mien, par arrêt cardiaque...) Définitivement râpé pour la discrétion. 
Tant pis, Macca reste ma priorité, je décide de m’éclipser pendant la pause déjeuner pour me rendre à une quatrième billetterie. Je calcule : normalement j’ai pile le temps de faire l’aller-retour avant la reprise de travail. Mais si je rencontre un énième obstacle…

Moi qui ne voulais pas raconter ma vie au boulot (la discrétion est toujours de mise dans le monde fourbe de l’entreprise : chaque information peut être retenue contre soi). Je vais à contrecœur prévenir mon chef : 
- Euh… je ne mangerai pas avec vous, je dois m’absenter, normalement j’ai le temps de revenir avant 14 heures mais on ne sait jamais, je peux avoir des soucis de transport… Evidemment je rattraperai le temps perdu en travaillant plus ce soir…
-Oui ça ne pose pas de problème ! Mais qu’avez-vous donc, un souci ?
Il voit que mes jambes semblent sur des ressorts et que mon débit de paroles est en passe de franchir le mur du son.
- Non non rien de grave ! (PUREE JE VAIS PEUT ETRE RATER MACCA ! C’EST UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT !!!)
- En une heure, vous aurez le temps, vous allez où ? (Tentative pour savoir ce que je fais)
(Je tombe dans le panneau et réponds)
- Han ! Mais qu’est ce que vous allez faire là-bas ?!!!
(J’ai depuis rebaptisé mon chef « 1984 big Brother ») - Je vais juste à la billetterie
regard interrogateur qui signifie «  - Et ??? …
Au point où j’en suis, autant tout raconter : - je vais acheter des billets pour McCartney !
- Génial Vous voudriez pas m’en prendre un aussi ?
Il remarque ma mine déconfite. Il n’y en a déjà pas assez pour tout le monde, les places se méritent ! Es-tu capable de répondre à mes quiz  Beatles d’abord ? Connais-tu toutes les paroles des chansons par cœur, hein ? Non mais ! 
Je donne le prix, qui le rafraîchit : - Oh là ça me fait trop cher, laissez tomber. (Je rappelle qu’il est mon chef et gagne au moins le double de mon salaire).

Je me rends compte que je n’ai ni chéquier, ni carte bleue, juste ma carte de retrait. Pour trois personnes, s’il ne reste plus que des places chères, il faut que je retire 400 euros.
bernadette chirac sac guignols.jpgJe n'ai jamais eu autant de liquide sur moi, j'ai l'impression d'être Crésus ou un vendeur de coke. En plus, la billetterie la plus proche ne se situe pas franchement dans le quartier le plus sûr de la ville : Barbès… Les rues sont bondées, tous les deux mètres, des types m’accostent pour me vendre des trucs suspects. On se croirait dans Marche à l’ombre, quand Michel Blanc tente d’écouler des montres cachées dans son manteau. Je sais que dans ces cas-là, il faut paraître détachée pour ne pas éveiller les soupçons d’éventuels voleurs, mais je ne peux m’empêcher de serrer mon sac très fort contre moi. En même temps, avec mon pauvre baluchon en toile, je n’ai vraiment pas l’air de transporter une telle somme.

J’arrive toute essoufflée à la billetterie. Le vendeur me regarde, amusé, pendant que je sue sang et eau.
Le type devant moi finalise son achat. Je n’ai même pas besoin de vérifier pour crier : « Je veux la même chose !!! » (j’ai jeté un bref coup d’œil, ça aurait été bête de me retrouver avec une place pour Justin Bieber)
Moi : je suppose que vous en avez vendu toute la matinée ?
- Non, vous êtes la troisième ! On a rien pu faire jusqu’à maintenant, je ne sais pas pourquoi…
- En fait je suis au courant… »

Plus aucune place en fosse, seulement en balcon. Je téléphone au monde entier pour annoncer la grande nouvelle. Puis je m'aperçois que je suis en pleine banlieue : dans l’euphorie je me suis trompée de direction de métro. 30 minutes de retard pour la reprise du travail... Mais en tout cas, 
J'AI MES PLACES !!!!!!!!!!

macca place bercy.jpg



16/11/2018

Paul McCartney en concert

maccartney concert.jpgSuite de la rétrospective des concerts de McCartney :
Octobre 2009, je suis dans le métro, je vais au boulot, je fais à moitié dodo. Je suis réveillée d’un coup en tombant sur un article du journal : McCartney en concert !
UN SEUL spectacle pour toute la France ! A Bercy, 17000 places. Je me souviens que les places d’un concert identique de Madonna se sont vendues en 30 minutes !
Vous me direz que maintenant le vieux Paulo est peut-être moins populaire et moderne que Madonna, mais quand même, on parle d’un Beatle, là ! J’ai peur !
Toute tremblotante et transpirante, j’envoie un message à mon frère: « Hiiiiii !!!!! Faut que tu prennes des places tout de suite !!!!! » (photo ci-dessous: émeute lors d'un concert de Macca au Québec...)

fans concert macca.jpgArrivée au bureau, je me rue sur Internet plutôt que sur mes dossiers.
Les billets sont en vente à partir de lundi en fait. Comment vais-je tenir jusque là ?
Le lendemain, je publie le reste de mon article sur McCartney (c’était un signe…) Pour agrémenter le post, je mets des liens sur le concert à l’Olympia et visionne donc des extraits. Revoir et revivre ces moments, imaginer que je ne vais peut-être pas renouveler l’expérience…angoisse…
J'appelle toutes les billetteries pour avoir confirmation. (Vous savez, les numéros « 0800 » à 2000 euros la minute environ…) Finalement les places sont en vente le 6 novembre. 15 jours d’attente ! On veut m’achever !

Surtout que j’ai la pression de toute la famille :
« Pourquoi tu ne m’a pas téléphoné au boulot pour me le dire tout de suite ? Je vais quand même pas appeler mon chef chez lui, à 20 heures un vendredi soir pour lui demander deux jours de congé ! Quoique… »
« Je veux y aller !
TOI AUSSI ? Mais tu quittes jamais ta cambrousse ! Et puis ça va coûter cher ! »

Le jour J de la mise en vente des places, on est au taquet. Mon frère est derrière l’ordi, pour acheter sur le net. « Mémé réac aux nouvelles technologies » craignant un bug, j’attends de mon côté devant l’une des plus petites billetteries de la ville.
Une heure avant l’ouverture, il y a déjà 10 filles qui gloussent. Je me persuade que non, non, je n’ai pas du tout l’air niais comme elles. Je lis mon journal pour prendre un air décontracté : « je maîtrise très bien mes nerfs moi, j’en ai vu d’autres. »
Mon stratagème est mis à nu par ma voisine : «  euh… vous avez plein d’encre sur le visage… »
En fait je stresse tellement que le journal a déteint sur mes mains, que je me suis empressée de passer sur mon visage dans un tic nerveux.
« Euh…votre sac est trempé… »
Mon tupperware contenant mon repas de midi s’est ouvert et vidé sur toutes mes affaires. Mission camouflage de stress réussie.

place macca bercy.jpgLes autres fans n’en mènent pas large non plus. Un a failli se faire lyncher par un nerveux parce qu’il s’est incrusté en début de file.
A l’ouverture de la grille, tout le monde se précipite et est retenu par le service d’ordre.
Sauf moi. J'ai une chance phénoménale. Je suis servie la première. Un chef signale: « Non, on ouvre qu’une caisse, on ferme celle-là après ! »
La vendeuse me tend les billets. Heure d’achat : 10h 02 minutes, 40 secondes.
Elle m’annonce : « c’étaient les dernières places en fosse. »
2 MINUTES 40 après la mise en vente des billets !
Finalement, le vieux Paulo a fait aussi fort que Madonna.


10/11/2018

Concert mythique de McCartney à l'Olympia, 11 ans déjà !

McCartney revient donc en concert... Et à chaque fois, c'est un parcours du combattant pour obtenir des places. Rétrospective :

macca.jpg
Tu te trompes coco, pas 8 heures, mais 10h30. Et encore, je suis rentrée chez moi l’après-midi sinon j'aurais attendu 15 heures (j’ai fait ami-ami avec d’autres fans qui m’ont gentiment réservé ma place dans la file d’attente pour le soir). C'était en 2007, déjà 11 ans. Je m'en souviens comme si c'était hier.

Mon frère me téléphone 15 jours plus tôt :
« J’ai lu sur yellow-sub.net une rumeur comme quoi McCartney reviendrait à l’Olympia ! 40 ans après y avoir joué pour la première fois avec les Beatles ! C’est une salle mythique ! Elle est petite, 1200 places, ça veut dire qu’il n’y aura que des méga fans et que Macca jouera des chansons inhabituelles ! En plus, si tu y vas, tu le verras de près ! »
On ne peut pas acheter en avance sur Internet, ni en magasins. Les places sont en vente uniquement le jour-même, et seulement à l'Olympia. 
Comme la réservation est impossible, les premiers arrivés sont les premiers servis.
La veille du concert, à 22 heures, je passe devant la salle, pour repérer les lieux et voir à quoi m'attendre. Déjà une quarantaine de personnes se gèlent devant, couchées par terre dans leurs sacs de couchage.
C’est hard quand même. Je suis fan depuis toujours, mais pas au point de dormir sur le trottoir par - 2 degrés comme une clodo. 

N’empêche, Paulo me fait lever à 5h du matin. Ce qui n'est jamais arrivé à Gaston la marmotte, ni avant, ni depuis. Je vais retirer du fric au distributeur, car comme je suis prévoyante, j’imagine qu’il y aura peut-être un problème avec les chèques et cartes bleues (effectivement, comme souvent, le lecteur CB ne fonctionnait pas, ce qui nous a juste prolongé l’attente de deux heures.)
Comme c'est le milieu de ma nuit et qu'à cette heure-là je suis normalement emmitouflée dans ma couette en rêvant de petits chatons ou de pâtisseries à volonté (oui je fais régulièrement ces rêves), j’ai la tête dans le seau. Je ne me souviens plus du code de ma carte de retrait. Je me rappelle des chiffres, mais pas de l'ordre. J'avais bien trouvé un moyen mnémotechnique, mais visiblement il n'est pas efficace "c'était des départements... mais lesquels ?" Pendant 30 minutes, je panique : voilà, si près du but, je ne pourrai pas payer mes places. Je ne vais quand même pas réveiller des potes à 5 heures du matin pour qu'ils me prêtent 100 euros (60 en fait en fosse, mais je compte large). Sur le trajet vers le distributeur, je me répète un code en me persuadant qu'il est correct, mais quand j’arrive devant la Poste, sans réfléchir, j’en tape un autre. C’était le bon. Ouf.

Il fait nuit noire et 2 degrés. Je pense qu'à cette heure-là, je n'aurais pas trop de concurrence, surtout avec les fans de la veille qui auront sûrement congelés sur place et seront donc à la morgue l'hôpital le plus proche. Pourtant, en marchant vers l'Olympia, il me semble voir des gens debout devant la salle. Tiens, finalement les 40 paulo-maniaques ne sont pas morts d'hypothermie. Mais en me rapprochant, je constate, estomaquée, qu'ils sont beaucoup plus nombreux. Beaucoup... Je remonte la file d'attente pour me mettre à la fin (j'aurais bien grillé tout le monde mais je suis civilisée et je ne voulais pas me faire dépecer par ceux qui s'impatientaient : "Comment ose t-elle ! Nous qui crevons de faim et de froid depuis 12 heures ! Ouvrons lui le bide pour nous réchauffer à l'intérieur comme Di Caprio dans Le revenant et repaissons-nous de ses tripes !")

Je remonte la file d’attente, 10, 20, 50, 100 mètres... C'est impossible, elle va bien se terminer à un moment ? Ah, à l'angle de la rue. Non, elle se poursuit de l'autre côté. La file fait au moins... 300 mètres de long. 300 mètres. A 6 heures du matin. 15 heures avant le début du concert.

Je longe les centaines de fans en essayant de faire des calculs d'astro physicien: « sachant que les gens ne se tiennent pas gentiment par la main deux par deux comme à l'école mais plutôt en troupeau en se serrant à cause du froid, la place qu'ils occupent est réduite, je dirais 50 cm de large...en multipliant par 300 mètres... oui mais ceux qui sont venus avec leurs tabourets prennent plus de place, ils faussent le calcul, donc si X est égal à...  mais combien sommes nous ?! Déjà 1200 ? est-ce que je vais obtenir un billet d'entrée, est-ce que ça vaut le coup d'attendre ? »

Le groupe qui arrive en même temps que moi ne se pose pas de questions et rigole en voyant l'énorme foule. Je prends position à la fin de la file, à deux pâtés de maison, loin de mon but, loin de Macca... Voilà, je n'obtiendrai peut-être même pas de place, je vais mourir de froid, de faim et d'ennui face à l'attente. Je suis extrêmement frileuse, je ne mets pas en T shirt en dessous de 30 degrés et je porte des chaussettes au lit même en été car mes extrémités sont en permanence gelées. Alors rester dehors dans le froid sans bouger... On va m'amputer des pieds du bout du nez et des oreilles, pour survivre je vais manger mes congénères comme les rescapés de la cordillère des Andes...

Mais en fait, pas du tout. J’ai prévu deux pulls, deux paires de chaussettes, un manteau, un bonnet et une écharpe qui ne laisse dépasser que les yeux, je pourrais braquer une banque. Je me retrouve à côté d’une famille de musiciens encore plus prévenante que moi : ils ont apporté des chaises et un thermos. Au bout de 30 minutes, j’ai déjà piqué le siège du père et je bois son café… (Comment je suis trop une profiteuse).

Contrairement à ce que je pensais, l’attente est tout à fait supportable. Les fans sont exaltés et discutent dans la bonne humeur. On parle de nos chansons préférées, de celles qu'on attend au concert. Certains sont venus avec leurs guitares et on chante et danse tous ensemble, ce qui nous réchauffe. Je rigole toute la journée et me fais plein de potes (d’un jour malheureusement). L'attente devait être intenable, mais j'en garde un excellent souvenir. Entre fans, on s'entraide et se soutient. On se refile à boire, à manger, on garde sa place quand quelqu'un veut s'absenter... Et au final, 10h30 après, j'ai enfin ma place ! En fosse, je verrai Paul à 10 mètres de moi, et on m'entendra crier dans la vidéo du concert retransmis sur canal + et disponible sur internet désormais : c'est moi la responsable du cri suraigu à 24 secondes sur cette vidéo et un peu plus tard lorsque Paul entame les premières notes de Band on the run...

Vous pouvez lire le récit du concert ici.

Suite demain

06/11/2018

L'appel du 18 juin a été entendu !!!

mccartney, beatles, musiqueSouvenez-vous... Je publiais cet article cet été pour l'anniversaire de Paul McCartney :
"Je compte bien sur lui pour nous faire son appel du 18 juin :

« Moi le chef qui, depuis de nombreuses années, est à la tête de la pop music mondiale, j'ai formé un groupe. Ce groupe, alléguant la défaite de notre puissance vocale, s'est mis en rapport avec l'ennemi la vieillesse pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la faiblesse mécanique de l'ennemi. Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour les concerts en France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car les fans ne sont pas seuls ! Ils ne sont pas seuls ! 
Foudroyés aujourd'hui par la faiblesse mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Sir Paul McCartney, actuellement à Londres, j'invite Papillote et les fans français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs banderoles « I♥ Paul » ou sans, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai en concert à Bercy. »

Eh bien devinez quoi ? Oui, l'appel a été entendu !!! 

Paul-McCartney-de-retour-a-Paris.jpg