Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/04/2015

Calexico en concert

calexico black heart.JPGSi tu disais « on y va »
si tu disais « j’en ai tellement marre d’être ici »
je t’écouterais crois-moi
je n’hésiterais pas...

Ay, Caramba ! Sortez les sombreros ! Battez tambours, sonnez trompettes, Calexico est en concert, dimanche au Trianon !
Oui pour une fois mémé et son train de retard parle d’un événement AVANT qu’il ait lieu, pour donner envie aux Parisiens de venir.

J’ai découvert Calexico en 2003. Je traîne comme d’habitude chez mon disquaire vers la place Bellecour. J’achète un CD de Nick Cave (Let love in avec Do you love me ?) et le vendeur me dit : « j’ai quelque chose qui devrait vous plaire… je vous l’offre.
- ah oui ????? (ronronnements)
Et là il me sort une compilation : « anti stars, bon goût musical garanti ! »

Un disque que j’écoute toujours. Il m’a fait connaître Interpol (en concert à Rock en Seine le samedi 29 août), The music avec GetawayAsian dub foundation, Nada surf, Supergrass…

musique de films, musique, CalexicoEt dans cette compilation, je trouve un ovni, Black heart. Très sombre, envoûtant. J’étais obsédée par cette chanson. Elle m’inspirait des story board que je dessinais quand je m’ennuyais à la fac (les cours trop théoriques et ronflants d’esthétisme du cinéma). Ecoutez d’abord la chanson, en fermant les yeux et imaginant…
Comme je parle anglais comme une vache espagnole, je ne connaissais pas les paroles (je n’avais pas encore la magie d’internet pour les trouver). Je comprenais juste les mots « poison » « I’ve got no cure » « sentence » « apparitions » « last chance » « suffer the weight or get burried by this black heart ». C’était assez pour me faire un film.  J’imaginais un lourd soleil d’été, une menace qui rôde, une sourde vengeance, un règlement de comptes à ok corral, un espoir dans le refrain avec le soleil qui se lève derrière une colline, dessinant l’ombre d’un sauveur… et au final, quelqu’un qui se noie… Je mélangeais des images de western avec des cowboys, de films noirs avec un flic désabusé et une femme fatale, mais encore des fantômes (« apparitions ») ou des vampires avec Nosferatu qui surgit…
Oui, je sais, j’ai beaucoup d’imagination. Si je réalise un film à partir de cette chanson, ce sera un cauchemar très cohérent.
Je vérifie les paroles seulement maintenant (12 ans après, il était temps) : « fangs are stuck inside my skin » : les crocs dans ma peau : j’avais raison pour le vampire !

Je ne me suis pas trompée non plus pour l’influence du cinéma. Calexico revendique une musique cinématographique, souvent sans paroles, comme Algiers. Le groupe évoque la musique de western, d'Ennio Morricone ou des films de Tarantino. Par exemple la chanson Gypsy's curse.
Calexico a composé des bandes originales de films (celle de l’Irlandais par exemple). Dans Collateral de Michael Mann, on entend leur chanson guero caneloThe ballad of cable Hogue est le titre d’un film de Sam Peckinpah. 

Calexico tire son nom d’une ville à la bordure mexicaine. Le groupe composé des gringos Joey bruns et John Convertino utilise des mariachis, des trompettes, violons et joueurs à sombreros. Dépaysement garanti. Les musiciens proposent une musique planante et un peu mélancolique, qui évoque le soleil du désert.

Je ne connais pas tous les albums, mais j’aime beaucoup cette chanson que je chante et écoute tout le temps, que je trouve très romantique et sensuelle : Si tu disais, composée par Dominique A et chantée en compagnie de son ex Françoise Breut (j’espère qu’elle sera là dimanche !) :

musique de films, musique, CalexicoSi tu disais « on y va »
si tu disais « j’en ai tellement marre d’être ici »
je t’écouterais crois-moi
je n’hésiterais pas
Que ce soit pour une ville, ou un bled, un bout de terre paumé
Crois-moi, ça ne me défriserait pas
Je serais prête comme si j’attendais

Si tu disais « on y va »
Si tu disais que pour nous c’est le bon moment
Je t’écouterais crois-moi
Je suis prête depuis longtemps
Mais tu ne dis rien de tout ça
Tu ne décides rien et je ne sais pas si tu as idée
De ce qu’on pourrait faire
Je me demande pourquoi tu es là…

Autre chanson romantique que j’adore : The news about William

J'aime beaucoup Crystal frontier, qui donne envie de danser.
Sinon, j’apprécie la mélancolique Epic.

Leur nouvel album Edge of the sun vient tout juste de sortir le 13 avril. Avec par exemple : follow the river ou moon never rises.

Alors, vous sortez les sombreros, vous venez voir Calexico ?

 

01/04/2015

2ème album de McCartney : Ram, règlement de comptes avec Lennon

ram macca.jpgLe disque sort en 1971, un an après le précédent, McCartney (voir billet en lien). Le chanteur se remet toujours mal de la fin des Beatles et des soucis financiers qui s’en suivent. Mais cette fois-ci, plutôt que d’évoquer gentiment son amour pour Linda et sa famille, il parle de ses rancœurs, en lançant des piques contre John Lennon dans ses chansons :

Ainsi, dans l’excellente Too many people qui ouvre l’album :
Too many people going underground
Too many reaching for a piece of cake
Too many people pulled and pushed around
Too many waiting for that lucky break

That was your first mistake
You took your lucky break and broke it in two
Now what can be done for you?
You broke it in two

macca lennon.jpgToo many people sharing party lines
Too many people ever sleeping late
Too many people paying parking fines
Too many hungry people losing weight

That was your first mistake
You took your lucky break and broke it in two
Now what can be done for you?
You broke it in two

Too many people preaching practices
Don't let them tell you what you wanna be
Too many people holding back
This is crazy, and baby, it's not like me

That was your last mistake
I find my love awake and waiting to be
Now what can be done for you?
She's waiting for me

McCartney s’explique : « Je trouvais que John et Yoko disaient à tout le monde ce que l'on devait faire, d'où la phrase Too many people preaching practices. Ça m'enrageait de les voir agir ainsi. »

Dans la chanson Three legs, Paulo chante :
« I thought you was my friend, but you let me down, put my heart around the bend ».

La réponse de John ne se fait pas attendre. Il publie la même année son album Imagine, avec les paroles virulentes de How do you sleep ? :

macca lennon ram2.jpgSo Sgt. Pepper took you by surprise
You better see right through that mother's eyes
Those freaks was right when they said you was dead
The one mistake you made was in your head

How do you sleep ?
How do you sleep at night ?

You live with straights who tell you, you was king
Jump when your momma tell you anything
The only thing you done was yesterday
And since you've gone you're just another day

How do you sleep ?

A pretty face may last a year or two
But pretty soon they'll see what you can do
The sound you make is muzak to my ears
You must have learned something in all those years

John Lennon évoque entre autres la rumeur sur la mort de Mccartney : « ils ont raison, tu étais mort. »
Il ose dire que son ancien coéquipier n’a pas de talent ou du moins l’a perdu, en ayant composé une seule bonne chanson, Yesterday. Depuis qu’il a quitté le groupe, ses mélodies seraient médiocres (Another day, qui n’est effectivement pas sa meilleure) : « The only thing you done was yesterday, And since you've gone you're just another day » « le son que tu produis est de la musique d’ascenseur à mes oreilles » 

Lennon décrit McCartney comme un type sans caractère qui obéit aveuglément à sa mère. Or la mère de McCartney, Mary, est morte subitement lorsqu’il avait 14 ans, et il ne s’en est jamais remis. 
Presque 60 ans après, lorsqu’un fan lui pose la question via son site : « "Que feriez-vous si vous aviez une machine à remonter le temps ?" Paul répond : "Je passerais plus de temps avec ma mère" :
"Quand elle est morte, l'une des difficultés que j'ai rencontrée, c'est d'avoir de plus en plus de mal à me souvenir de son visage (…) Elle m'est apparue dans un rêve, je distinguais parfaitement son visage, particulièrement son regard. Et très doucement, très rassurante, elle m'a dit : 'Let it be.' C'était adorable. Je me suis levé avec ce sentiment de bien-être. C'était comme si elle avait choisi son moment, alors que je traversais une période difficile (1969, fin des Beatles) pour m'apparaître et me dire : 'Détends-toi, arrête de te battre contre tout, laisse-toi porter'. J'écris des chansons alors je suis allé à mon piano et ça m'est venu : 
"When I find myself in times of trouble
mother Mary comes to me
Speaking words of wisdom, let it be."

La même année, McCartney voit naître son premier enfant, une fille. Il la nommera Mary, comme sa mère…
Peut-être qu’en citant la mère de McCartney, Lennon vise en fait Linda, la femme qu’il vient d’épouser. Il peut parler, tout le monde reproche à Lennon de s’être laissé influencer par Yoko Ono !

Evidemment, je déteste How do you sleep, car je suis Peace and love moi, pourquoi les ex meilleurs amis du monde devraient-ils se détester ? 

macca lennon ram.jpgSur la couverture de Ram, Macca agrippe les cornes d’un bélier (ram). Je sais c’est un peu incongru, il avait dû abuser de la fumette. Lennon parodie la photo sur son album Imagine en empoignant un…cochon. Sur le recto de la pochette de Ram, on voit aussi des scarabées (Beatles) copuler…

Après l’amour, la haine. Mais pourquoi ces chamailleries mesquines ? Les gars vous êtes des génies, vous avez créé le groupe qui reste encore 50 ans après le plus grand du monde, vous avez inventé des chansons formidables. Pourquoi laver son linge sale en public ? Un peu de respect pour votre passé commun, vos 13 années d’amitié, toute votre jeunesse !

Ram est généralement considéré par les fans comme moi comme le meilleur album de McCartney. Je trouve la chanson titre magnifique et elle est l’une de mes préférées : 

Ram on, give your heart to somebody
Soon right away…

J’adore également Smile away, qui est un peu mon hymne de vie : être décontenancé par une remarque désobligeante, mais le prendre avec humour et sourire. Comme il m’est arrivé ici sur le billet à lire en lien.

I was walking down the street the other day
Who did I meet?
I met a friend of mine and he did say
"Man, I can smell your feet a mile away"

Smile away, smile away, smile away
Yeah, smile away !

Je chante aussi très souvent Heart of the country, ode à la campagne :

macca ram scarabées.jpgI look high, I look low
I'm lookin' everywhere I go
Lookin' for a home
In the heart of the country

I'm gonna move, I'm gonna go
I'm gonna tell everyone I know
Lookin' for a home
In the heart of the country

Heart of the country
Where the holy people grow
Heart of the country
Smell the grass in the meadow

Want horse, I want sheep
I want to get me a good night's sleep
Livin' in a home
In the heart of the country

J’aime beaucoup les étonnantes Uncle Albert et Monkberry Moon delight. Cette dernière reste impossible à chanter car McCartney hurle et écorche sa voix. On sent bien sa colère en l’écoutant…

J’apprécie les douces Long Haired lady et surtout The back seat of my car. Bref, j’aime tout l’album ! Malheureusement ce crétin Paul ne le joue quasiment jamais. Le maccaclub et moi avons pourtant hurlé "Ram on !" lors du dernier concert pour qu'il l'interprète (voir notre complot en lien). Niet. Mais le lendemain, il la jouait en Finlande... Aurons-nous enfin la chance de l'écouter ? C'est en France que McCartney remplit le plus les salles, fera t-il enfin plaisir à ses fans ? Réponse le 11 juin... En revanche, il joue toujours Another day, Yesterday et Let it be.

Chansons de l'album Ram :

Too many people
3 legs
Ram on
Dear boy
Uncle Albert/Admiral Halsey
Smile away
Heart of the country
Monkberry moon delight
Eat at home
Long haired lady
Ram on (reprise)
The back seat of my car

Bonus :
Another day
Oh woman oh why

Et vous, quelle chanson préférez-vous ? Electra, dis-moi que tu en aimes une hein ?

 

18/03/2015

1er album de McCartney : McCartney

macca album mccartney.jpgIl a dû cogiter longtemps avant de trouver le titre. L’album McCartney paraît en 1970, en même temps que Let it be, le dernier disque des Beatles. A cette occasion, Paul annonce la séparation du groupe, qui s'est produite en fait six mois auparavant. On dira alors que Macca est à l’origine de la rupture, mais il expliquera « Je n'ai pas quitté les Beatles. Mais personne ne veut être celui qui annonce que la fête est finie. »

Après la fin difficile du groupe légendaire, McCartney se réfugie dans sa maison en Ecosse, avec sa femme Linda qu’il a épousée en 1969, et leur premier enfant, Mary. Il imagine ces chansons, en jouant lui-même tous les instruments. Cela se ressent dans la simplicité des arrangements "maison", reproche que l’on peut faire à cet album intimiste. Il fait également tous les chœurs avec Linda. Il lui apprend à jouer du clavier pour l’accompagner. « Elle est une épaule sur laquelle se reposer, un deuxième avis, et une photographe renommée. Plus que tout cela, elle croit en moi, constamment. »

McCartney lui consacre ainsi la première chanson de l’album, The lovely Linda, et la plus belle, qu’il joue à tous ses concerts, Maybe I’m amazed. On l’entendra forcément au stade de France en juin :

Maybe I'm amazed at the way you love me all the time
Maybe I'm afraid of the way I love you
Maybe I'm amazed at the the way you pulled me out of time
You hung me on a line
Maybe I'm amazed at the way I really need you

Baby I'm a man and maybe I'm a lonely man
Who's in the middle of something
That he doesn't really understand
Baby I'm a man and maybe you're the only woman
Who could ever help me
Baby won't you help me to understand

Maybe I'm amazed at the way you're with me all the time
Maybe I'm afraid of the way I leave you
Maybe I'm amazed at the way you help me sing my song
You right me when I'm wrong
Maybe I'm amazed at the way I really need you

A part Maybe I’m amazed, ma chanson préférée de l’album est Every night, une ballade toute simple que je chante très souvent. Je sévissais encore ce matin au travail, me croyant seule… Jusqu’à ce qu’un collègue surgisse de derrière une étagère : « mais c’est toi qui chante comme ça ?! J’ai cru que c’était un mec ! » Je me demande comment je dois le prendre. C’est vrai que je chante avec une voix plus grave, en imitant un crooner sur « believe mama ! » J’ai beaucoup de mal à interpréter des chansons de femmes. Je suis incapable de chanter du Mylène Farmer, sa voix est beaucoup trop aiguë ! Je suis un homme, je suis un homme, quoi de plus naturel en somme.

Every night I just want to go out, 
Get out of my head 
Every day I don't want to get up, 
Get out of my bed 
Every night I want to play out 
And every day I want to do
But tonight I just want to stay in 
And be with you. 

Every day I lean on a lamp post, 
I'm wasting my time
Every night I lay on a pillow, 
I'm resting my mind 
Every morning brings a new day 
Every night that day is through 
But tonight I just want to stay in 
And be with you. 
Believe me mama !

Autre chanson que je chante plusieurs fois par semaine, la plus triste de McCartney avec Here today (hommage à John Lennon lors de sa mort) : Junk. Je la chante aussi au boulot, mais si un collègue me surprend, je pense qu’il préviendra le chef « attention Papillote veut saper le moral des troupes. On va déposer un arrêt de travail pour dépression ».
Yvan Attal utilise cette chanson mélancolique dans Do not disturb, seul point que j’ai retenu du film.
J’aime aussi Teddy boy, composée comme Junk du temps des Beatles. (voir musique et paroles en lien), et Man we was lonely.

La pochette de l'album représente des cerises que l'on a trempées dans un bol de sirop (de sang ?) Elle fait référence à l'expression "life is a bowl of cherries" pour dire que la vie est belle, mais utilisée ironiquement par ces pince-sans-rire d'Anglais. On sent qu'avec la fin des Beatles, ce n'était pas une période facile pour McCartney. Il avait besoin de se retrouver dans l'intimité et la simplicité de sa famille, avec un album minimaliste loin des arrangements grandioses de Sergent Peppers par exemple.

Chansons de l’album McCartney :

The lovely Linda
That would be something
Valentine day
Every night
Hot as sun / glasses
Junk
Man we was lonely
Oo you
Momma miss america
Teddy boy
Singalong junk
Maybe I’m amazed
Kreen-Akrore

Et vous, appréciez-vous ces chansons ? Laquelle préférez-vous ?

 

Bientôt, deuxième album de McCartney en solo : Ram. Courage Electra, plus qu’une … vingtaine (niark niark)

15/03/2015

Paul McCartney en concert !!!

macca out there.jpg

Stuck inside these four walls
Sent inside forever
Never seeing no one
Nice again, like you
Macca ! you, Macca !

If I ever get out ot here
thought of giving it all away
to a registered charity
all I need is a pint of day
If I ever get out of here
If we ever get out of here

Well the rain exploded with a mighty crash
As we fell into the sun
And the first one said to the second one there :
"I hope you're having fun !!!"

BAND ON THE RUN !!!

J'AI MES PLACES !!!!!!!
Vous n'avez pas fini d'en entendre parler... (désolée Electra)

Macca est un tantinet photoshopé sur la photo non ? ou alors pépé de 72 ans a abusé du botox.
Le titre de cette vidéo BFM : 80 000 places vendues en moins de deux heures. Quand on l'écoute, c'est en fait la moitié qui est partie si vite... Je me suis précipitée comme d'habitude pour en avoir en pré vente, il ne restait plus que des sièges au fond du stade. Le lendemain, pour la vente officielle, des places étaient remises à disposition dans toutes les catégories : j'aurai pu en obtenir de bien meilleures. Tant pis, l'important c'est d'y être. Le stade de France comporte plus de 81 000 places, elles n'allaient pas partir aussi vites que celles de Bercy qui en possède 17 000. Lors du concert de 2009 en lien ici, elles ont été vendues en 2 minutes 40...
Je verrai donc Macca de très loin, mais je m'en fiche, je l'ai déjà eu à 10 mètres de moi lors du concert mythique à l'Olympia en 2007, cette petite salle de 1800 places !

Peu avant de savoir que McCartney serait en concert en 2009, je racontais ici le concert de 2007. Et là, 15 jours avant d'apprendre la nouvelle du stade de France, je parle sur le blog de ma passion pour Les Beatles et Macca. Dès que je consacre un article à Paulo, il fait un concert. Je dis ça, je dis rien. 

En attendant le stade de France, vous pouvez relire mes nombreux billets sur les concerts, dont mon attente de 10h30 dès 6h du matin devant l'Olympia, et mon périple pour obtenir des places en 2011. Je compte aussi poster mes chansons préférées de Paulo, album par album. (re-désolée Electra).

 

14/03/2015

Les résultats du quiz on connaît la chanson de Souchon

alain souchon.jpgVous n'avez pas été nombreux à jouer... Le quiz est sans doute trop long, comme celui sur les comédies françaises (je n'ai toujours pas donné les réponses d'ailleurs, mais d'ici 15 jours !) Ou bien mes papillotes ne vous intéressent pas ? J'en ai proposé une ce matin à une collègue que j'apprécie, elle m'a répondu "non merci". Comme si c'était de simples chocolats que je distribue à n'importe qui, m'enfin !
Je recopie le texte avec les liens vers les chansons et leur numéro, et je donne les titres à la fin.

Alain Souchon… Soussou comme je l’appelais quand j’étais petite. Mon chouchou avec McCartney et Polnareff. Je l’écoutais sur ma petite radio cassette. Et lui, contrairement aux Beatles que je chantais en yaourt, je comprenais ce qu’il disait. Trop petite, je ne saisissais pas toutes les références, mais je ressentais bien la nostalgie de l’auteur. J’aimais son côté fragile et enfantin, son langage familier, ses onomatopées, sa voix douce. 

J’appréciais ses propos mélancoliques sur des vies ratées, des amours contrariées, de gamin mal dans sa peau. Pas vraiment idéales pour une enfant. 1-« J’ai 10 ans, je vais à l’école et j’entends de belles paroles » : 
2- « Je suis mal en campagne, et mal en ville, peut-être un petit peu trop fragile… » 
3- « Elle me dit que je pleure tout le temps, que je suis comme un tout petit enfant, qu’aime plus ses jeux sa vie sa maman, que je suis carrément méchant, jamais content. » 
4- « Petit enfant, pas bonne mine, tout le monde après lui : qu’est-ce qu’il va nous faire, docteur, avocat d’affaires, quand il aura fini d’être un petit enfant tout petit ? »

Petite, en écoutant Souchon, je pensais : Ce sera ça la vie d’adulte? Subir un boulot qu’on n’aime pas ? Perdre ses rêves et espoirs de jeunesse ? 

5- « Tu la voyais pas comme ça frérot, doucement ta vie t’a mis K.O. T’avais 8 ans quand tu te voyais, et ce rêve-là, on l’a tous fait. »
6- « Le temps d’un gin et d’un film à la télé, on se retrouve à 28 balais avec dans le cœur plus rien pour s’émouvoir, alors pourquoi pas s’asseoir ?» 
7- « Je te suis pas dans cette galère, ta vie tu peux pas la refaire… »
8- « Tous ces petits moments magiques de notre existence, qu’on met dans des sacs plastiques et puis qu’on balance »
9- « Je voudrais que tout revienne alors que tout est passé, et je chante à perdre haleine que je n’ai que des regrets. »
10- « Est-ce que c’est long ou court la vie, est-ce que c’est con ou lourd? Écoutez d’où ma  peine vient. »

Je craignais : Ce sera ça la vie, souffrir des déceptions sentimentales ? 
Rester avec quelqu’un qu’on n’aime plus, par habitude et peur de la solitude? 

11- « Tiens même, v’la qu’on se dit qu’on s’aime, mais c’est que de la crème, de la pommade rose pour cacher les choses du petit plaisir, pour pas tout seul dormir. »
12- « Est-ce qu’on peut ravoir à l’eau de javel des sentiments, la blancheur qu’on croyait éternelle avant ? »
13- « Est-ce que tu m’aimeras encore dans cette petite mort ? »

Ce sera ça la vie, être quitté par l’être aimé ? Pour quelqu’un d’autre ?

14- « Quand elle enlevait sa main de ma main, ses yeux de mes yeux, ça me faisait souffrir »
15- « Sous mon pull-over pas tranquille, ça fait boum-boum, c’est pas docile. Elle est partie faire du voilier, avec ce grand crétin frisé »
16-  « Comme elle est partie, Jim a les nerfs. Jimmy t’es fort, mais tu pleures sur le cuir de ta Chrysler »
17- Si tout est moyen, si la vie est un film de rien, ce passage-là était vraiment bien. Elle est repartie, un air lassé de reine alanguie, dans l’Audi de son mari, oh, son mari… »
18- « Les filles dans nos cœurs font des travaux d’aménagement, souvent au marteau-piqueur, et sans ménagement. Si vous voyiez dans ma poitrine le chantier, il se peut que par déprime, comme moi vous chantiez »

Etre adulte, c’est subir sans broncher ?

19- « Mouton mouton, soumis docile et sans rébellion, bêê bêê, je suivrai, tout ce qui vous plaît me plaît. »
20- « On nous inflige des désirs qui nous affligent, on nous prend faut pas déconner dès qu’on est nés pour des cons alors qu’on est des foules sentimentales, avec soif d’idéal, attirées par les étoiles les voiles, que des choses pas commerciales. »
21- La boîte a coulé mais « pouce », on va se la couler douce, la pilule on va se la dorer, j’ai le parachute « chut ! » doré.

Alors, c’est ça la vie ?

J’ai vu Souchon en concert au Trianon l’année dernière. Très bien. Il a proposé une interprétation plus moderne de la ballade de Jim. Mais si il a joué Somerset Maugham et Quand je serai K.O, il n’a pas interprété Le bagad de Lann Bihoué et celle que je chantais tout le temps quand j’étais petite, Rame : 
« Rame, rame, rameurs, ramez
On n’avance à rien dans ce canoë
Là-haut, on te mène en bateau
Tu pourras jamais tout quitter, t’en aller, tais-toi et rame. »

Aujourd’hui, je la chante toujours, je la vis même souvent, au sens propre et au figuré. Je l’ai en tête trois fois par semaine à la salle de sport en faisant du…rameur. Avec les épaules que je me tape maintenant, vous pouvez me rebaptiser Raoul le déménageur, je vous porte une armoire à glace avec le petit doigt.

J’évoque principalement les premiers albums de Souchon, car je les écoutais enfant, le moment où on est le plus sensible et réceptif, marqué à vie. Mais j’aime aussi les chansons plus récentes. J’ai offert à noël à mon frère le dernier album avec Voulzy. En voici les paroles qui résument bien la discographie de Souchon : 
22« Là, derrière nos voix, est-ce que l’on voit nos cœurs et les tourments à l’intérieur, ou seulement « la la la ». Entendez-vous dans les mélodies, derrière les mots, derrière nos voix, les sentiments, les pleurs, les envies qu’on ne peut pas dire ? »

Les titres des chansons :

1- J'ai dix ans
2- Allô maman bobo
3- Jamais content
4- Le dégoût
5- Le bagad de Lann Bihoué
6- S'asseoir par terre
7- Ya d'la rumba dans l'air
8- On avance
9- Les regrets
10- Ecoutez d'où ma peine vient
11- On s'aime pas
12- L'amour à la machine
13- Quand je serai K.O
14- Somerset Maugham
15- J'ai perdu tout ce que j'aimais
16- La ballade de Jim
17- Le baiser
18- Caterpillar
19- C'est comme vous voulez
20- Foule sentimentale
21- Parachute doré
22- Derrière les mots

Vous en aviez retrouvé combien ? Quelles sont vos chansons de Souchon préférées ?

 

25/02/2015

Les victoires de la musique

chanson française, les victoires de la musique, alain souchonMémé pensait s’être arrêtée aux années 60 et à radio nostalgie. Mais en voyant le palmarès des victoires de la musique, je m’aperçois que je connais la plupart des artistes, et que je les ai même vus en concert…

Album de chansons : (pourquoi « de chansons » ? pourquoi pas simplement « album » ?)
- Christine and the Queens - Chaleur humaine
- Calogero - Les Feux d'artifice
- Alain Souchon & Laurent Voulzy - Alain Souchon & Laurent Voulzy

Alain Souchon, voir mon billet en lien.
Voulzy, je l’ai rencontré lors d'une réception dans le journal où je bossais. Il est vraiment très sympa, j’ai même réussi à lui parler (avec un verre dans le nez).

Artiste interprète masculin :
- Calogero
- Julien Doré
- Johnny Hallyday

J’ai écouté Julien Doré au festival Fnac live et j’ai été déçue. 12 minutes sur sa chanson « Paris Seychelles »… on aurait eu le temps d’y aller.

Artiste interprète féminine :
- Brigitte
- Christine and the Queens
- The Do

- Je l’ai vue il y a plus d’un an, encore inconnue. Elle passait en première partie de Gaëtan Roussel, le chanteur de Louise Attaque. Elle m’avait impressionnée : charisme, mise en scène, chorégraphies… Je me doutais qu’elle irait loin. Je l’ai même préférée au concert principal : Gaëtan Roussel n’a joué aucune chanson de Louise Attaque malgré les demandes du public (je t'emmène au vent quoi !) et à part sa chanson « Help myself », je n’en connaissais aucune.
- J’ai vu Brigitte au festival fnac live, j’en ai parlé en lien. 
- The Do, j’ai découvert pendant des nuits d’insomnie, quand je regarde les clips « nouvelles scènes » et «  alternatifs » à la télé.

 Album rock :
- Skip The Use - Little Armageddon
- The Do - Shake, Shook, Shaken
-  Shaka Ponk - The White Pixel Ape

Je voulais voir Skip the use en concert, surtout pour leur chanson Ghost, mais plus aucune place disponible. En revanche j’ai pu voir Shaka Ponk, bien, très rock, mais un peu long et répétitif pour mémé. Ils sont très excités ces petits jeunes, leur faudrait un cours de yoga et une tisane relaxante.

 Chanson originale :
- Alain Souchon & Laurent Voulzy - Derrière les mots
- Christine and the Queens - Saint Claude
- Black M - Sur ma route
- Calogero - Un jour au mauvais endroit

 Spectacle, tournée, concert :
- Jean-Louis Aubert
- Christine and the Queens
- Stromae

Vidéo-Clip :
- Indila - Dernière danse
- The Do - Despair, Hangover & Ecstasy
- Christine and the Queens - Saint Claude

 Album de musiques électroniques :
-  Yelle - Complètement fou
- Cascadeur - Ghost Surfer
- David Guetta - Listen

Pareil, découvert au festival Fnac Live.

Album révélation :
- Vianney - Idées blanches
- Indila - Mini World 
-  François & The Atlas Mountain - Piano ombre

Groupe ou artiste révélation scène :
- ALB
- Benjamin Clémentine
- Féloche

Album de musiques urbaines :
- Soprano – Cosmopolitanie
- Akhenathon - Je suis en vie
- Black M - Les yeux plus gros que le monde

Album de musiques du monde :
- Asa - Bed of Stone
- Tiken Jah Fakoly - Dernier appel
- Rivière noire - Rivière noire

Et vous, êtes-vous d’accord avec ce palmarès ? Appréciez-vous ces chanteurs ?

  

23/02/2015

Les victoires de la musique, Souchon et moi

chanson française,alain souchonAux dernières victoires de la musique, Souchon et Voulzy ont remporté le prix du meilleur album.
Alain Souchon… Soussou comme je l’appelais quand j’étais petite. Mon chouchou avec McCartney et Polnareff. Je l’écoutais sur ma petite radio cassette. Et lui, contrairement aux Beatles que je chantais en yaourt, je comprenais ce qu’il disait. Trop petite, je ne saisissais pas toutes les références, mais je ressentais bien la nostalgie de l’auteur. J’aimais son côté fragile et enfantin, son langage familier, ses onomatopées, sa voix douce. 

J’appréciais ses propos mélancoliques sur des vies ratées, des amours contrariées, de gamin mal dans sa peau. Pas vraiment idéales pour une enfant. « J’ai 10 ans, je vais à l’école et j’entends de belles paroles » :
- « Je suis mal en campagne, et mal en ville, peut-être un petit peu trop fragile… »
- « Elle me dit que je pleure tout le temps, que je suis comme un tout petit enfant, qu’aime plus ses jeux sa vie sa maman, que je suis carrément méchant, jamais content. » 
- « Petit enfant, pas bonne mine, tout le monde après lui : qu’est-ce qu’il va nous faire, docteur, avocat d’affaires, quand il aura fini d’être un petit enfant tout petit ? »

Petite, en écoutant Souchon, je pensais : Ce sera ça la vie d’adulte? Subir un boulot qu’on n’aime pas ? Perdre ses rêves et espoirs de jeunesse ? 

- « Tu la voyais pas comme ça frérot, doucement ta vie t’a mis K.O. T’avais 8 ans quand tu te voyais, et ce rêve-là, on l’a tous fait. »
- « Le temps d’un gin et d’un film à la télé, on se retrouve à 28 balais avec dans le cœur plus rien pour s’émouvoir, alors pourquoi pas s’asseoir ?» 
- « Je te suis pas dans cette galère, ta vie tu peux pas la refaire… »
- « Tous ces petits moments magiques de notre existence, qu’on met dans des sacs plastiques et puis qu’on balance »
- « Je voudrais que tout revienne alors que tout est passé, et je chante à perdre haleine que je n’ai que des regrets. »
- « Est-ce que c’est long ou court la vie, est-ce que c’est con ou lourd? Écoutez d’où ma  peine vient. »

Je craignais : Ce sera ça la vie, souffrir des déceptions sentimentales ? 
Rester avec quelqu’un qu’on n’aime plus, par habitude et peur de la solitude? 

- « Tiens même, v’la qu’on se dit qu’on s’aime, mais c’est que de la crème, de la pommade rose pour cacher les choses du petit plaisir, pour pas tout seul dormir. »
- « Est-ce qu’on peut ravoir à l’eau de javel des sentiments, la blancheur qu’on croyait éternelle avant ? »
- « Est-ce que tu m’aimeras encore dans cette petite mort ? »

Ce sera ça la vie, être quitté par l’être aimé ? Pour quelqu’un d’autre ?

- « Quand elle enlevait sa main de ma main, ses yeux de mes yeux, ça me faisait souffrir »
- « Sous mon pull-over pas tranquille, ça fait boum-boum, c’est pas docile. Elle est partie faire du voilier, avec ce grand crétin frisé »
-  « Comme elle est partie, Jim a les nerfs. Jimmy t’es fort, mais tu pleures sur le cuir de ta Chrysler »
- Si tout est moyen, si la vie est un film de rien, ce passage-là était vraiment bien. Elle est repartie, un air lassé de reine alanguie, dans l’Audi de son mari, oh, son mari… »
- « Les filles dans nos cœurs font des travaux d’aménagement, souvent au marteau-piqueur, et sans ménagement. Si vous voyiez dans ma poitrine le chantier, il se peut que par déprime, comme moi vous chantiez »

Etre adulte, c’est subir sans broncher ?

- « Mouton mouton, soumis docile et sans rébellion, bêê bêê, je suivrai, tout ce qui vous plaît me plaît. »
- « On nous inflige des désirs qui nous affligent, on nous prend faut pas déconner dès qu’on est nés pour des cons alors qu’on est des foules sentimentales, avec soif d’idéal, attirées par les étoiles les voiles, que des choses pas commerciales. »
- La boîte a coulé mais « pouce », on va se la couler douce, la pilule on va se la dorer, j’ai le parachute « chut ! » doré.

Alors, c’est ça la vie ?

J’ai vu Souchon en concert au Trianon l’année dernière. Très bien. Il a proposé une interprétation plus moderne de la ballade de Jim. Mais si il a joué Somerset Maugham et Quand je serai K.O, il n’a pas interprété Le bagad de Lann Bihoué et celle que je chantais tout le temps quand j’étais petite, Rame
« Rame, rame, rameurs, ramez
On n’avance à rien dans ce canoë
Là-haut, on te mène en bateau
Tu pourras jamais tout quitter, t’en aller, tais-toi et rame. »

Aujourd’hui, je la chante toujours, je la vis même souvent, au sens propre et au figuré. Je l’ai en tête trois fois par semaine à la salle de sport en faisant du…rameur. Avec les épaules que je me tape maintenant, vous pouvez me rebaptiser Raoul le déménageur, je vous porte une armoire à glace avec le petit doigt.

J’évoque principalement les premiers albums de Souchon, car je les écoutais enfant, le moment où on est le plus sensible et réceptif, marqué à vie. Mais j’aime aussi les chansons plus récentes. J’ai offert à noël à mon frère le dernier album avec Voulzy. En voici les paroles qui résument bien la discographie de Souchon : 
« Là, derrière nos voix, est-ce que l’on voit nos cœurs et les tourments à l’intérieur, ou seulement « la la la ». Entendez-vous dans les mélodies, derrière les mots, derrière nos voix, les sentiments, les pleurs, les envies qu’on ne peut pas dire ? »

Quiz On connaît la chanson : retrouvez les titres des chansons citées dans ce texte. Il en comporte 22, vous en connaissez forcément quelques-uns. Réponses bientôt avec les liens vers les chansons.

Demain, enfin, le palmarès des Victoires de la musique.

 

22/02/2015

Les Beatles, les sixties et moi

many years macca.jpgTitre de la biographie de Paul McCartney, que je recommande aux fans.
J’ai commencé un billet sur les victoires de la musique, puis j’ai voulu parler d’abord des chanteurs que j’aime. J’ai donc pondu un roman que je débute aujourd’hui :
Dans mon collège fou fou fou fou où tout le monde est fou, j’étais la seule à aimer les Beatles. J’affirmais avec passion comme d’habitude, que les Fab four composaient et resteraient le meilleur groupe du monde, tandis que les musiques de mes camarades ne survivraient pas à la postérité. Je l’ai raconté récemment à une amie qui n’en revenait pas : « Tout le monde aime les Beatles pourtant ! » Eh bien non, je subissais des collégiens dégénérés. Je me sentais vraiment seule contre tous. Je doutais : « est-il possible que je sois la seule à avoir un cerveau du goût et qu’ils aient tous tort ? La majorité a-t-elle toujours raison ? » Ils écoutaient la techno à la mode. Dans le car qui nous emmenait à la piscine, les filles chantaient à tue-tête Mariah Carey ou Céline Dion. Un supplice pire pour moi que la douche collective.

En 6ème, la prof d’anglais nous a fait apprendre Hello Goodbye, car ses paroles d’une simplicité enfantine se retenaient facilement par des débutants. Les élèves se sont moqués de moi pendant des semaines et depuis je déteste cette chanson. Lors de son dernier concert à Bercy en 2011, McCartney a commencé par Hello Goodbye… mais il a superbement terminé par le medley de fin d’Abbey road.
En 4ème, rebelote, Pour nous apprendre les temps particuliers du  futur, la même prof nous présente When I’m sixty four. C’est une chanson rétro, hommage au père de McCartney qui appréciait le ragtime. Les élèves (je me suis coltinée ces boulets pendant 4 ans) me reprochaient : « comment tu peux écouter une merde pareille ? »

 Au lycée, j’ai réussi à convertir une seule personne à ma religion, mais je prêchais déjà un croyant : le type était fan des Beatles et de John Lennon, mais ne connaissait pas Macca chéri ! C’est toujours comme ça : les gens préfèrent Lennon et son image de rebelle assassiné en pleine gloire. McCartney, « le Beatle gentil » et plus tranquille, ne fait pas rêver. J’ai prêté au gars mes disques préférés, Band on the run (on m'entend hurler de joie sur cette vidéo du concert à l'Olympia) et surtout Ram. Il était épaté « mais c’est super en fait ! » Ben oui, Paulo était un génie avec les Beatles, il a composé la majeure partie des titres de Sergent Peppers, le meilleur album, pourquoi son talent se serait-il amoindri ensuite ?

A la fac, j’ai justement prêté Sergent peppers lonely hearts club band à mon copain au tout début de notre relation (le truc de base). « Fais attention, c’est le CD de mon frère ».  Il me l’a rendu avec la boite rayée, en me disant « j’ai pas accroché, j’ai trouvé ça vieux ». J’aurais dû le larguer direct. Plus de 10 ans après, mon frère m’avoue ce weekend : « à l’époque y avait l’autre, ton meilleur pote, j’aurais préféré que tu sortes avec. Lui au moins, il aimait les Beatles et était guitariste, on avait des points communs ! » Je l’ai pourtant perdu de vue après la fac à Lyon, et je l’ai recroisé des années plus tard à… Bercy, au milieu de 17 000 personnes, au concert de… McCartney ! Aujourd’hui, il habite en Angleterre, est toujours musicien et en couple avec sa chanteuse.

Avec le blog, j’ai enfin pu faire connaître et apprécier les Beatles et des chansons de McCartney méconnues à certains lecteurs, dont une à même crée un blog de fans. Comme quoi il n’est jamais trop tard !
Demain, je tenterai de vous convertir à mes autres religions : Souchon, William Sheller et Polnareff. Le premier, ça devrait être facile, pour Michou, je trouverai bien quelques disciples.

Suite demain

 

 

03/02/2015

Lagaffe au boulot : laissez-moi danser chanter en liberté

gaston danse.jpgSuite du billet d’hier
Mon collègue me demande donc : « tu peux me faire découvrir des chansons françaises que tu aimes bien ?
- HERVE VILARD !!!
- Qui ?
- Non je rigole… Mais t’en connais quand même quelques-unes, tu aimes quoi ?
- Tu vas te moquer…
- Me moquer, moi, jamais ! Puis vu mon niveau…
- J’aime bien… attends je vais te faire écouter. » Et il embarque son ordi portable et m’entraîne vers la machine à café. (Ça ne faisait que 20 minutes qu’on l’avait quittée). « J’aime bien Alizée…
- Ah oui quand même… Je chante : « moi je m’appelle Lolita
Il me fait écouter le dernier album et là je comprends mieux ce qu’ont dû subir mes collègues avec Demis Roussos.
- T’as pas des chansons de ton pays plutôt ? (il est Américain)
- Si, ça, tu connais ? Et il me met Stayin’ alive !
Un peu que je connais les Bee Gees ! Je vous rappelle que j’ai tout de même dansé sur cette chanson au boulot le jour de la mort de Robin Gibbs. (voir article en lien). Je lui refais donc ma petite chorégraphie.
- Waouh, tu la connais par cœur !

gaston fantasio pas content.jpgEncouragée, je danse toute la choré.
Et au moment du dernier couplet, lorsque je mime la souffrance, une main contre le cœur et l'autre sur le front : « life going nowhere, somebody help me… » Je me tourne vers la porte. Et là je vois la big boss du service, super revêche, qui me regarde la bouche ouverte et les yeux écarquillés, l’air à la fois éberlué et irrité.
Somebody help me yeah…
Mon collègue replie immédiatement son ordinateur portable comme un gamin pris en faute, se lève précipitamment et retourne à son bureau.
Alors que moi je continue à faire semblant de rien… Ben quoi, c’est tout à fait normal…
Super revêche s’adresse à lui en m’ignorant totalement : - « Comme je vous le disais il y a dix minutes, j’attends les ouvrages demandés… »
Je continue à boire mon café…
Il lui donne les bouquins et Revêche se casse.

gaston indispensable.jpgEn même temps, on subissait une panne du logiciel informatique, et je ne pouvais rien faire depuis des heures. Je bossais justement en apportant exceptionnellement des dossiers manuellement à mon collègue, alors que les autres dans mon cas ne se déplaçaient pas… (ma chef m’avait d’ailleurs félicitée, mais je trouvais ça normal non ?) Puis la panne m’a servi à éclairer mon collègue de ma grande culture musicale. Et mon don exceptionnel pour la danse.

Pour lui faire oublier Revêche, une fois le chat parti, les souris dansent, je rallume son ordi :
- Tiens, tu ne voulais pas découvrir la chanson française ? Voilà :
« Moi, je vis, d’amour et de danse
Je vis, comme si j’étais en vacances
Laissez-moi danser, chanter en liberté !

Collègue : - Tu ferais sensation dans une boîte gay !
- M’enfin ?! Ça veut dire quoi, je danse comme un mec ?
- Non pas du tout, tu danses super bien, la prochaine fois je t’emmène en boîte gay parce qu’on adore danser sur Dalida ! (il est gay)
- oh mais je connais ! J’étais au Queen il y a un mois. Enfin j’y suis allée une seule fois, c’était pour le lancement du film Eden, mais il n’y avait pas que des acteurs, il y avait aussi des gays. A part cette sortie, mémé n’avait pas mis les pieds en boîte depuis 2001…
- J’insiste, je t’invite ! »

Le ridicule ne tue pas, sinon je serais morte depuis longtemps et je mourrais dix fois par jour…

A suivre, peut-être…

01/02/2015

La rubrique nécrologique de la semaine : Demis Roussos

demis roussos.jpgJ’envoie mon sms devinette traditionnel à mon frère.
« - T’as vu qui est mort ?
- Non, qui ?
- Un chanteur.
- Français ? Anglais ?
- Grec
- Nana Mouskouri ?!
- T’es fou la mère va encore nous beugler version opéra : « quand tu chantes, je chante avec toi, libertééé ! » Non, c’est un homme. Enfin, un homme… « Comment appelle-t-on l’animal poilu qui se rapproche le plus de l’homme ? »
- Demis Roussos !!! »

 Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai aussi imité la voix de Didier Bourdon dans Télé magouille : « Demis Roussos ? » (à 5 mn 30 sur le lien)
Le chanteur est décédé le 25 janvier, à 68 ans. Il avait un cancer de l’estomac diagnostiqué un an auparavant. Sa famille « connaissant sa peur panique concernant la maladie et la mort, a décidé de ne rien lui dire ».
Mais…  il ne se rendait pas compte ?
« - J’ai mal au bide…
- C’est rien chéri, t’as trop mangé, prends un Gaviscon ! » (Ou la méthode de ma mère, bien plus efficace : une cuillère à café pure de pastis. Même quand j’étais gamine. Comment devenir poivrot)

Selon sa page wikipédia (oui, je vais pas chercher loin, mais j’ai des problèmes de connexion Internet) «attiré par le paranormal, Demis Roussos déclare en 1976 être la réincarnation d’Alexandre le Grand, et dit en 1987 descendre des pharaons ».
Ça devait être sympa, les années 70, le LSD toussa…
Alex le grand, les pharaons ? Rien que ça ? Je pense plutôt être la réincarnation d’un chat. Je passe mon temps à dormir aux endroits les plus chauds et moelleux, comme le lit ou à côté du poêle (dès que je me lève, le chat me pique la place). Comme un chat,  je grignote toute la journée, je ronronne quand on me donne à manger et je grogne quand on me contrarie…

A noël dernier, mon frère qui a des goûts douteux (on se demande de qui je tiens) a acheté le best of d’Aphrodite’s Child, dont Demis Roussos était le chanteur. Ben en fait, quand on enlève ces hululements de castrat, c’est pas si mal : du rock de la fin des années 60, un peu psychédélique : Babylon, The four horsemen

 J’arrive au boulot. Enfin, à la machine à café (on bosse dur)
- Vous avez vu qui est mort ? Demis Roussos !
- C’est qui ?
- Han ! Tu connais pas, malheureux ! Quel grave manque à ta culture ! Ne t’inquiète pas, je vais te faire découvrir ! »

Les autres collègues qui connaissent le chanteur, et me connaissent surtout, s’empressent de finir leur café pour se barrer vite fait. Trop tard, j’entame :
« Rain and tears, are the same !
But in the sun
You’ve got to play the game ! »

Curieusement, il pleut et neige depuis, c’est d’ailleurs sûrement pour ça que j’ai des problèmes de réseau.
Devant son air dubitatif (je ne comprends pas, pourtant je chante très bien) j’ajoute :
- Non mais c’est mieux si je te fais écouter…
Le dernier collègue survivant meurt étouffé par son expresso.

Toute la journée, les pauvres ont dû subir à fond sur mon ordi les chansons de Demis Roussos :
« Loin des yeux, loin du cœur, ça n’existe pas !
Loin des yeux, loin du cœur, moi je pense à toi !! »

Collègue 1 : « - Tain mais qu’il se casse oui et je t’assure qu’on pensera plus à lui !
Collègue 2 : - S’il est pas mort, je vais l’achever moi ça va pas traîner !
Moi : - Mais c’est un hommage, vous ne comprenez rien ! Allez, pour la peine, je vous en remets une autre : 
Ever and ever forever and ever you'll be the one ! »

Curieusement, le collègue qui ne connaissait pas Demis Roussos a apprécié. Il m’a même demandé, comme il n’est pas français : "tu peux me faire découvrir des chansons françaises que tu aimes bien ?"

Suite demain…