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09/12/2019

J'ai dans la tête un transistor qui fredonne

chanson française, travail, comment supporter ses collèguesLa dernière manifestation de ma maladie incurable au travail (relire ici) me fait penser à ce billet initialement publié en 2012, concernant un autre job, mais toujours d'actualité :
"Dans mon boulot inintéressant, je dois enregistrer à la chaîne des données, et le nom des gens auxquels elles sont rattachées. (actualisation 2019 : contrairement à l'ancien taf où je trimais sans interruption, dans ce dernier je suis relativement libre. Le boulot en lui-même n'est pas passionnant mais il a l'immense mérite de me laisser du temps pour des activités intéressantes -lire, écrire-). 
Dans l’open space (m’a tuer), le bruit des ordinateurs est parfois interrompu par quelques soupirs de collègues désabusés, comptant les minutes passer. (2019 : certains collègues soufflent toujours d'ennui : ils ne profitent pas des temps morts, ils attendent les bras ballants qu'une mission leur tombe dessus.)

Très vite, ma maladie incurable se manifeste.
Atteinte au plus haut degré, je ne m’en rends pas compte immédiatement. Je ne comprends pas d’où proviennent les symptômes, pourquoi ils persistent au fil des heures.
Les signes empirent les jours suivants. Cette fois, ils sont visibles pour mes collègues. Ou plutôt audibles.
Mes compagnons de misère commencent à me jeter des regards fugaces et étonnés. Une fille pouffe.
Et je saisis enfin.
Il vaut mieux parler ouvertement de ses problèmes. Alors, comme aux alcooliques anonymes, je fais mon mea culpa. Ma collègue m’explique que ce n’est pas une tare, au contraire. (Actualisation 2019 : mes nouveaux collègues, esprits chagrins, n'apprécient pas.)
Me voyant encouragée, je ne cherche plus à cacher mon infirmité, je la laisse se développer, au plus grand plaisir de ma collègue compréhensive et bon public. (En 2019, mise au rebut par ma maladie, je m'isole.)

Tout a commencé par une pensée persistante : « oh, fini, fini pour moi ».
Ce boulot me déprime t-il tant ? Ou alors j’espère simplement la fin de la journée ?
Les symptômes se poursuivent avec : « Moi j’attendais la récré pour aller au café boire un chocolat »
Oui ça doit être ça, j’ai besoin d’une pause dans ce travail répétitif.
« Je voudrais partir avec vous tout au bout du ciel, sur vos ailes »
La récré est vraiment nécessaire, je ne vais pas bien.
« De vague à l’âme en terrain vague, tu divagues ! »
Oui, je divague complètement. Mais que m’arrive-t-il ?

Je laisse s’échapper des sons bizarres, incompréhensibles. Des marmonnements, des plaintes, des murmures de souffrance face à ce travail ingrat ? 
Non : ma chansonnite aiguë atteint son apogée. Tous ces prénoms inscrits sur ces dossiers me rappellent des mélodies, qui me restent en tête et que je sifflote pendant des heures. Une maladie incurable, mais pas bien grave. « Ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine, ça vaut mieux que d’avaler de la mort aux rats. »

Actualisation 2019 : Une cliente régulière répond au doux nom de Lisa, et chaque fois que je l'entends j'ai envie de chanter "saute moi au cou ! Cherche moi des poux !" Pire, un collègue se prénomme Étienne et j'ai toujours envie de lui gueuler "oh tiens le bien !"

Ma collègue se prend au jeu et tente de deviner les airs que je fredonne :
« Dis-moi, Bidule, les années ont passé, pourquoi n’as-tu jamais songé à te marier ? »
« La place rouge était vide, devant moi marchait bip-bip ! Elle avait des cheveux blonds mon guide, Bip-bip !! »
 « machineuh, ma filleuuuuh »
 « C’était bien, chez Machin chouette, quand on faisait la fête, elle venait vers nous, Machin-chouette ! »
« Oui, Trucmuche, c’est moi, non je n’ai pas changé, je suis, toujours, celui qui t’a aimé ! »
« Mais Tartempion, il veut pas qu’on l’embête, tout ce qu’il a dans la tête, c’est qu’il veut rentrer chez lui… J’veux pas rester ici » 

Ma collègue me pose des colles :
« Je te donne des noms et tu dois chercher des chansons !
- « Chercher le garçon ? Trouver son nom ? »
- Mais j’ai pas encore commencé !
- « Je cherchais des prénoms : « Matthieu, Cécile ? » en regardant courir vers 10 heures dans l’école des filles et des garçons »
-Tu me fais trop rire !
Rire et… chan-sons !!! »
- T’es vraiment dingue !
- Je suis MA LA DEUHHHHH, complètement MA LA DEUHHHHHHH ! »

-« Tu as une chanson avec le prénom Lucile ?
« Partout, au soleil, sous la pluie, quand ils voient s’avancer les grands yeux de Lucile, partout les garçons se bousculent et la rue un instant prend un air de folie ! »
- Sarah ?
- Princesse ! Princesse ! Tu es bien jolie !
-Ah là tu ne vas pas trouver ! Gilbert ! Pas un prénom pour une chanson !
- Gigi ! O Gigi, personne ne sait d’où tu viens, tu nous crées un monde angélique, où tout devient féerique…
-Tu ne vas pas nous sortir que des chansons de dessins animés !
-A-rri-va… Gigi l’amoroso !
Un collègue nous interrompt :
- Oh c’est fini Dalida !
-Laissez-moi chanter ! Laissez-moi… Laissez-moi danser, chanter en liberté… »

Je conclurai par :
« Ris-en si tu veux, il faudra bien y croire !
C’est comme dans un vieux rock n’roll
J’ai dans la tête un transistor qui fredonne
Comme dans un très vieux rock n’roll
Serre la main d’un fou, que rien ne raisonne ! »

Quiz On connaît la chanson : quelles sont  les chansons citées et leurs interprètes ? N’oubliez pas de trouver les prénoms cachés dans  le paragraphe, débutant avec « oh, fini, fini pour moi ». Il y a 22 chansons en tout…

A vous de jouer ! Réponses bientôt.

06/12/2019

Merci patron, quel plaisir de travailler pour vous

merci patron film.jpgOn est heureux comme des fous !
Une chanson d'actualité en ces temps de révolution grève générale.
Vous savez que je suis atteinte d'une maladie incurable, la chansonnite aiguë. Elle fait des ravages sur mon lieu de travail.
Chaque jour sans exception, les locaux gris de l'entreprise, cette immense étendue de cases de béton, ces bureaux gris qui se succèdent, me rappellent les images du ministère de l'information du film Brazil. Le héros travaille dans un environnement semblable au mien : froid, immense, gris, bétonné et sans lumière. Alors chaque jour au travail, comme lui, je m'échappe de mon quotidien terne en fredonnant Brazil; comme lui, je m'imagine réparer les injustices en luttant contre le système bureaucratique.
Comme les gueux de Métropolis ou du Roi et l'oiseau, je suis reléguée dans les bas-fonds, les sous-sols sans fenêtres. Parfois je parviens à m'échapper dans les étages. Officiellement pour pouvoir bénéficier du soleil et ne pas me transformer en Nosferatu le vampire. Officieusement, pour pouvoir être tranquille. Et ne plus être obligée de fredonner ou siffloter entre mes dents pour ne pas déranger les autres, et pouvoir enfin danser chanter en liberté, aller jusqu'au bout du rêve.

brazil bureau.jpgMalheureusement, souvent, je suis contrainte de devoir côtoyer des gens, les collègues et les clients. (et je fais des rimes en "an"). Mais moi je vis d'amour et de danse, je vis comme si j'étais en vacances. Alors je continue de siffloter Brazil, car moi, je vis d'amour et de risque, quand ça ne va pas, je tourne le disque.
Jusqu'au jour où un collègue m'a demandé :
"Mais c'est quoi ce truc que tu siffles ?" (Depuis 5 ans tout de même, il était temps de s'en rendre compte. Ou alors il restait très patient.)
- Ben la musique de Brazil, tu ne trouves pas qu'on se croirait dans le film là ?
- Connais pas.
- Dans ce film de Terry Gilliam, le héros travaille dans des locaux aussi moches que les nôtres et...
Collègue, impatient, m’interrompt en ronchonnant : - Ouais en tout cas c'est chiant que tu chantes tout le temps."

brazil collegues.jpgMoi, je vis d'amour et de rire, je vis comme si y avait rien à dire. Un jour j'aurai la chance d'être entourée de collègues un minimum sympas et culturés, avec lesquels je pourrais échanger plus de 2 phrases, je ne désespère pas. 
Et encore, il ne m'a pas reproché de faire de la batterie. Car lorsque je m'efforce de ne pas chanter, la mélodie reste en tête, et je la tape avec les index sur le bureau.
Il tape sur les bambous et c'est numéro un
Dans son île on est fou quand on est musicien
Tu le verras toujours bien dans sa peau quand il prend ce tempo.

Les collègues ne sont pas les seuls rabat-joie, les clients aussi :
"- Ça fait plus d'une heure que j'attends ! Appelez-moi le directeur !
Celui-ci est justement là. Je lui présente le problème (le client).
Dirlo, sérieux, note scrupuleusement, longuement, avec calme, les réclamations du client qui le houspille :
- Très bien je vais faire remonter l'information. Votre nom, c'est Jérôme, c'est ça ?
- OUI, JÉRÔME C'EST MOI, non je n'ai pas changé... "

Evidemment, ce n'est pas le client mécontent qui a répondu, c'est moi. Admettez que j'étais obligée, ça sortait tout seul, même sans être atteint de chansonnite aiguë incurable.
Vu l'air consterné du dirlo et du client, j'en conclus qu'eux non plus n'apprécient pas mes talents de chanteuse.

C'était un message de Papillote, actuellement en pleine reconversion, à la recherche d'un emploi (à radio nostalgie, ce serait bien). 
A suivre : quiz On connaît la chanson

Brazil, tomorrow was another day
The morning found us miles away
With still a million things to say

 

22/07/2019

Indochine, 3 nuits par semaine

Indochine - Album ''3'' Megamix (DJ Nocif Mix).jpgVoir le début ici et .
Présent, passé simple, imparfait, passé composé, futur... Quand on maîtrise mal la langue, on utilise le présent, c'est plus simple. De plus le présent rend le texte plus actuel, plus vivant. Si on veut se lancer dans le passé, on retient que le passé simple est le temps de l'action soudaine, l’imparfait celui de la continuité et de l'habitude, et que surtout, on ne mélange pas le passé simple avec le passé composé, et encore pire, avec le présent et le futur !

3 nuits par semaine est en cela l'exemple typique de l'arrachage de cheveux. Il faut croire que la passion amoureuse trouble tellement Nicola Sirkis qu'il mélange tous les temps :

C'est dans la nuit de Rebecca Que la légende partira (futur)
Et aujourd'hui pour une troisième fois (présent)
Elle décidait de sa première fois (de l'imparfait ? Si tu écris "aujourd'hui", tu continues au présent avec "elle décide". Si tu veux écrire au passé, le temps de l'action, tu n'utilises pas l'imparfait, mais le passé simple : "elle décida")
C'est avec lui qu'elle le voulait
Qu'elle désirait à ce qu'il l'aimait ("désirait à" ? ce n'est pas français. tu veux dire "accédait à" "concédait à"? et puis tu mets au présent, ou au passé simple, pas à l'imparfait.)
Et puis avec cet homme qui rit (du présent)
Celui pour qui elle a choisi (passé composé)
Dans la chambre au pied du fleuve La ville endormie les laisse seuls 
Et sous la chaleur et sans un bruit Ils rattraperont tout de la nuit

Mais 3 nuits par semaine 
C'est sa peau contre ma peau et je suis avec elle 
Et 3 nuits par semaine bon dieu, qu'elle est belle 
Mais 3 nuits par semaine c'est son corps contre mon corps 
C'est nos corps qui s'enchaînent 
Mais 3 nuits par semaine mais bon dieu qu'elle est belle (Ben voilà ! tu laisses tout au présent et tout se passe bien !)

A bout de souffle comme une sirène Elle voit son corps qui se réveille 
Elle arrachait tous ses vêtements (De l'imparfait au milieu du présent ! Mais au secours !)
Par quelques gestes élégants (pas comme ta prose)

Il posa ses mains sur elle a rougi (avec le passé simple, tu ne mets pas du passé composé ! Tu continues avec le même temps ! "elle rougit")
Il a tout voulu et on l'a puni (passé composé)
Elle caressa en douceur (passé simple)
Comme pour oublier sa douleur (il s'y prend bien le gars...)
Et il l'a prise dans ses bras ("il la prit" au passé simple !)
Car elle avait un peu froid, à cet instant et à chaque fois 
Elle voudra le revoir au moins 3 nuits, 3 nuits

Quelle maso !

16/07/2019

Indochine, tentative d'explication de texte (suite)

indochine,chanson française,musiqueRelire le début ici.
Indochine a le chic pour sortir des phrases absconses, mais aussi très sombres. Les paroles morbides donnent envie de se flinguer. Les mélodies sont au contraire très joyeuses et invitent à la danse. L'aspect schizophrénique ou bipolaire des chansons d'Indochine apparaît clairement dans Song for a dream, sa mélodie très entraînante, son air de comptine enfantine associé à des paroles déprimantes. Je vous laisse imaginer mon malaise lorsque j'ai surpris ma nièce de 5 ans tournoyer avec sa robe à fleurs en chantant de sa petite voix aiguë et innocente :
"Attaque mes rêves ou détruis mon âme 
On fera un rêve incroyable !"

Oubliez le respect des rimes, oubliez le respect du nombre de pieds, Indochine marche dessus allègrement. Chaque phrase devrait comporter un nombre de syllabes identique pour harmoniser l'ensemble, à l'image d'un alexandrin par exemple, 12 pieds, une césure au milieu de 6 syllabes. Mais on a l'impression que le compositeur improvise la mélodie pour placer tout ce qu'il veut dire. On sent qu'il écrit son texte avant la mélodie, c'est la musique qui s’adapte aux paroles, pas l'inverse. Exemple :

On aura une vie incroyable
Je voudrais un rêve idéal (il n'a pas trouvé de rime en "able", je peux l'aider : un rêve formidable, un rêve de sable/câble/table/râble...)
J’aimerais être un guerrier, (6 syllabes) quelqu’un d’effrayant (5) (bah ça rime pas ?!)
J’aimerais que tu reviennes (6)
J’aimerais me sentir bien (6), accueillir des réfugiés (7) (mais où sont les rimes ?!)

Vous pouvez constater à l'écoute de la chanson que cette dernière partie ("accueillir...") sonne très mal, comme si elle était rajoutée. Elle tombe comme un cheveu sur la soupe: "Tiens, dans l'actualité on évoque les migrants, faudrait que j'en parle dans ma dernière chanson ! Je l'ai déjà écrite, je vais rajouter un bout de phrase, ils vont y voir que du feu !"

Le chanteur passe du coq à l'âne :
"J’aimerais être vivant et ne plus avoir peur
J’aimerais aimer mon père
J’aimerais savoir quoi faire
J’aimerais bien le comprendre
J’aimerais bien qu’il attende
J’aimerais être important
J’aimerais être un désir (?)
J’aimerais être un fossile (?!) (d’autres sites entendent "impossible" ce qui me paraît plus cohérent, même si ce n'est toujours pas le summum de la logique)

On loue le message de tolérance que délivre Indochine, surtout que le groupe se pose en modèle pour les jeunes : le racisme c'est pas bien (la chanson Un été français : pardonne-moi si ici tout devient froid national"), l'homophobie c'est mal (la chanson Alice et June, 3ème sexe...)

Enfin, si je saisis bien de quoi on parle, car les propos restent obscurs :
Elle n'avait juste qu'un ennui
C'est de comprendre les jours de pluie

Moi j'aimerais bien comprendre les paroles d'Indochine !
à suivre

24/05/2019

Indochine, tentative d'explication de texte

indochine la joie de vivre.jpgUne illustration sponsorisée par Prozac.
Les esprits chagrins critiquent :
- "Nicola Sirkis est ridicule avec son look de corbeau !"
Il est devenu blond, c'est le sosie de Sophie Davant ! Au début du concert j'ai cru qu'il avait les cheveux blancs : « mais c'est qui ce pépé sur scène ? »
- "Nicola Sirkis se prend trop au sérieux et on ne comprend rien à ses paroles !"
C'est vrai que les Inconnus ont parodié Indochine avec l'excellente Vice et versa, que je connais par cœur, contrairement aux paroles obscures de Sirkis que je ne parviens pas à retenir.
Plutôt que le look et les paroles de dépressifs, je préfère me concentrer sur le caractère joyeux des mélodies d'Indochine. J'ai l'impression d'avoir à nouveau 15 ans quand je danse sur L'aventurier
Je remarque des défauts (les paroles absconses ou parfois mal écrites, avec des fautes de concordance de temps, les mélodies souvent similaires ou simples, le look particulier) mais je refuse de faire la snob élitiste. La musique d'Indochine est parfaite pour mettre une bonne ambiance et donner la patate (si on ne fait pas attention aux paroles moroses). Quand j'ai un coup de mou, quand je veux faire du sport, je mets Indo, et hop, ça repart.

Mais Nico, faut qu'on parle.

Au collège et lycée, ma matière préférée était le français. J'adorais décortiquer les textes, trouver les champs lexicaux, dénicher leur double sens, comprendre comment l'auteur tentait de nous manipuler. J'ai développé mon esprit critique et je peux décrypter les discours fumeux et langues de bois. J'étais la chouchoute des profs de français, qui qualifiaient ma prose « d'élégante ». Je mettais un point d'honneur à écrire dans un langage châtié et soutenu. (Mais ça, c'était avant. Avant que je ne blogue et découvre que sur internet, on écrit comme on parle, et que je modifie donc totalement mon style (je pourrais écrire avec mon sang : « internet m'a tuer »)

A la même époque, j'écoutais Indochine, mais j'étais horrifiée par leur prose. Je veux bien employer un langage familier. Mais Nico, les fautes de français, de concordance des temps, pourquoi ? Depuis 35 ans que tu chantes, personne ne t'a prévenu ? Tu n'as pas écouté Les inconnus qui te parodient en chantant : Il faut que tu arriveras  ? On t'a critiqué, on s'est moqué, et plutôt que de te corriger, tu t'es dit « ah ouais je fais des fautes ? Ah ouais, mes paroles sont incompréhensibles ? Et ben tiens, je vais en remettre une couche, na !!  Je vais leur mélanger tous les temps de conjugaison dans le même couplet, ils vont voir !»

Je connais pourtant certains tubes par cœur, mais ça m'arrache la gueule de les chanter. Par exemple, un extrait du dernier album que je mets pour faire ma gym, station 13 :

Je suis ce que je savais (tu veux dire: "je suis devenu celui que je pressentais ? Celui que je voulais être, un chanteur célèbre" ? Ou bien tu es devenu la somme de tes connaissances, ce que tu as appris t'as permis d'être celui que tu es aujourd'hui ?)
J'y ai dansé la nuit (mais où ?)
L'esprit parfois retrouvé (oui ce serait bien que tu deviennes plus clair)
vice et versa inconnus.gifEt parfois c'est fini (mais quoi ?)

J'y ai vu le vide (mais où ?)
Je m'y accroche encore (mais à quoi ?)
Je suis ce que je savais (mais explique toi !)
J'y ai dansé un soir (mais où enfin !)

Je descendis toutes les rivières (ah non ! On ne mélange pas passé composé et passé simple ! Tu commences en passé composé, tu continues avec : j'ai descendu toutes les rivières)
Loin des Judas et des faux frères 
Il y aura un pas de toi (Tu veux dire un pas franchi par toi ? Pour aller où ? Pour faire quoi ?)
Quand la nuit tombera près de nous 

Indochine a le chic pour sortir des phrases absconses, mais aussi très sombres. Les paroles morbides donnent envie de se flinguer. Les mélodies sont au contraire très joyeuses et invitent à la danse. L'aspect schizophrénique ou bipolaire des chansons d'Indochine apparaît clairement dans  Song for a dream, avec sa mélodie entraînante, son air de comptine enfantine associé à des paroles déprimantes. Je vous laisse imaginer mon désarroi et malaise lorsque j'ai surpris ma nièce de 5 ans tournoyer avec sa robe à fleurs en chantant de sa petite voix aiguë et innocente :
"Attaque mes rêves ou détruis mon âme 
On fera un rêve incroyable !"

A suivre...

 

20/05/2019

Indochine en concert, fin

musique, chanson française, IndochineLe groupe a la judicieuse idée de proposer un medley, ce qui permet de pouvoir écouter un maximum de chansons pour plaire au plus grand nombre : chacun y retrouvera son tube favori. Le medley dynamise également les mélodies, en coupant un couplet. Comme les 20 000 personnes présentes, je hurle en balançant les bras (voir vidéo) : "c'est à Canary bay, ouh ouh !"
Après l'euphorie, place à la douceur et l'émotion, avec une version intimiste très émouvante de J'ai demandé à la lune. Jusqu'à ce soir, je faisais la cynique en estimant qu'on l'avait assez entendu sur radio nostalgie, et que depuis le temps qu'il suppliait la lune, il n'avait toujours pas de réponse ? Ça fait 15 ans mon gars, va falloir passer à autre chose maintenant. Mais tout le monde sort son briquet (version vieux) ou son portable (version jeune) pour rallumer la flamme. La salle entière se couvre d'infinies lumières, dans un instant de communion solennel (voir vidéo). Lorsque le groupe traverse le public, Nicola Sirkis s'agenouille à deux mètres de moi et serre les mains de ses fans.  

musique, chanson française, IndochineLa joie revient vite avec un nouvel enchaînement de tubes très dynamiques, 3ème sexe, Collège boy, 3 nuits par semaine... La foule est en délire, tout le monde chante et danse. Pour couronner le tout, des ballons géants et des confettis sont lancés. Le public tape dans les baudruches, qui font bien 50 cm de diamètre, pour les faire s'envoler. Je trépigne comme une enfant dans l'attente de toucher un ballon, comme quand je voulais attraper le pompon de la fête foraine pour obtenir un tour de manège gratuit. J'ai hâte d'en ramener un chez moi : j'adore les ballons, mais là un géant qui va prendre la moitié de mon studio, c'est encore mieux ! La baudruche tombe sur mon voisin de droite, puis mon voisin de devant. Comme je revendique : « Et moi !! » ils ont dû me la renvoyer en pensant : « sinon la petite va pleurer », mais je me baisse pile à ce moment-là. Car mon regard d'enfant a été attiré par d'autres objets précieux tombés par terre et que je me dois de ramasser : des confettis (« oh les jolies couleurs ! »)
musique, chanson française, IndochineAprès cette apothéose, le concert ne peut que se terminer sur la chanson la plus connue, celle que l'on attend tous, parfaite pour clore le show en gardant le meilleur pour la fin : L'aventurier... Le public rentre en transe sur le tube. Pourtant, le groupe enchaîne avec une autre chanson anecdotique. Hein quoi ? Le concert n'est pas fini ? Ils peuvent faire encore mieux que ça ? Mais quoi ? Un duo avec McCartney ?
Non non, juste cette chanson et les lumières se rallument. 
J'ai pas compris.
Ils se sont dit : "les gars on a trop bien rempli notre job, ils vont jamais vouloir partir, on va leur mettre un truc banal à la fin" "Trop de fans en délire, ils vont faire des syncopes, faut faire retomber la pression avec une chanson molle du genou". Je ne sais pas, mystère.

Après le concert, plus loin dans une rue, je croise un couple d'une soixantaine d'années qui repart avec mon précieux trophée, un ballon géant. J'hésite à les suivre pour les braquer dans une ruelle à minuit passé : « haut les mains ! Donnez-moi votre baudruche ! » C'est mon acolyte qui les interpelle à ma place : « excusez-moi… elle voudrait taper dans votre ballon. » Je suis repartie toute guillerette, mission accomplie.

En conclusion, j'étais sceptique avant le concert, j'en repars ravie, et j'y serais bien retournée. Le spectacle a été diffusé en direct sur TMC. Je l'avais pourtant vu deux jours seulement auparavant, mais je l'ai à nouveau regardé en entier, toujours émerveillée et sous le charme. J'ai passé les trois heures à danser devant ma télé sans voir le temps passer.

 

28/03/2019

J'ai testé pour vous : le concert d'Indochine

indochine.jpgVoir le début ici.
Mes souhaits sont exaucés. Les fans sont polis et respectent les distances. Pas de première partie. Et surtout, je vois bien le concert. Impossible de louper le spectacle, car le plus beau se déroule... au plafond.
J'avais bien remarqué pendant l'attente que l'habituel encart publicitaire qui diffuse en boucle les prochaines dates de concert n'était plus là, et remplacé par un curieux dôme blanc qui recouvre le plafond entier de Bercy. La salle est encore en travaux ? On nous cache une fuite d'eau, de l'amiante, le toit ne tient plus et va nous tomber dessus ? Eh bien non. Ce dôme, c'est un écran géant incurvé, qui permet de projeter des films en 3D, en totale immersion. La salle peut contenir 20 000 personnes, vous imaginez la taille de l'écran. Comme à la géode ou au planétarium, mais en 10 fois plus grand. Vous pouvez l'apercevoir à travers cette vidéo du début du concert en lien ici, justement intitulée "une ouverture à couper le souffle". 
Le spectacle débute par la salle soudainement plongée dans le noir, sous les cris de joie du public. L'immense écran qui nous surplombe s'allume. Et à l'image, nous sommes dans un vaisseau, au milieu de l'espace, nous naviguons entre une pluie de météorites, frôlant les anneaux de Saturne... Je suis pile dessous au milieu de la fosse, j'ai réellement l'impression que le sol bouge, que des astéroïdes me foncent dessus. Vertigineux, sensationnel. J'en ai la chair de poule, un sourire ébahi jusqu'aux oreilles. Les images correspondent parfaitement aux paroles, qui débutent lorsque le groupe rentre en scène au milieu du film. C'est la première chanson qui ouvre le dernier album, black sky :
indo sirkis.jpgNoir, le ciel est tout noir, et je m'envole
Tout seul dans les étoiles
Mon vaisseau dans l'espace, entre Vénus et Mars
Je veux voir quand notre Terre s'éloigne
Au-delà, vers le plus beau
Partir vers d'autres galaxies et un peu d'espoir !

Un deuxième écran projette le film derrière le groupe. Je le vois plutôt bien malgré l'inévitable géant des concerts, car la scène est rehaussée. Indochine a pensé à nous les nains femmes (nous le charme). Surtout, quelques chansons plus tard, Nicola Sirkis se rapproche. Il lévite au-dessus de la marée des têtes ? Pas du tout, j'ai l'immense plaisir de découvrir une deuxième scène qui traverse la fosse par le milieu. Je peux ainsi parfaitement voir le groupe à moins de 5 mètres de moi, à égalité avec ceux qui ont attendu dix heures pour être les premiers en fosse !  

Indochine pense également à ceux qui n'ont pas les moyens de payer les billets assis et bien placés. Pour qu'eux aussi aient la chance de le voir de près, le chanteur grimpe carrément dans les balcons du fond. Durant toute la chanson « Tes yeux noirs » il fait le tour des gradins et serre la main des spectateurs, pile là où je me trouvais pour Michel Polnareff (voir en lien). Qui ne s'est pas déplacé lui, et que j'ai vu de loin. J'ai trouvé cette attitude vraiment sympa et humble de la part de Nicolas Sirkis. Moi qui pensais qu'il se prenait trop au sérieux, je l'ai vu proche du public et très généreux.

On ne peut que vanter les efforts d'Indochine pour apporter un spectacle grandiose et inoubliable. Il ne lésine pas sur les moyens, on en a pour notre argent. Pour un groupe de sa renommée, les places restent abordables (j'ai voulu voir Elton John et U2, plus de 100 euros le billet !) J'ai assisté à beaucoup de concerts, et c'est Indochine qui a présenté la mise en scène la plus spectaculaire

à suivre

25/03/2019

Indochine en concert

Indochine, chanson française, indochine en concertET SOUDAIN SURGIT FACE AU VENT
LE VRAI HÉROS DE TOUS LES TEMPS !

Je n'avais pas vu le groupe en concert depuis 20 ans et je ne suivais pas son actualité, alors je restais dubitative : « les paroles sont obscures, puis les chansons se ressemblent... » Je gardais en tête les parodies des Inconnus, Vice et Versa ou Isabelle a les yeux bleus (qui visent également d'autres groupes des années 80, comme Partenaire particulier). Les humoristes se gaussent des mélodies simplistes (en appuyant une seule touche de clavier), des paroles absconses ("L'hémorragie de tes désirs s'est éclipsée sous l'azur bleu dérisoire du temps qui se passe") et mal écrites ("contre duquel on ne peut rien") Les Inconnus se moquent aussi du look improbable (la crête et le look de corbeau) et de la prétention des musiciens.

Eh bien pourtant, le concert d'Indochine reste mémorable, l'un des meilleurs de ma vie ! L'ambiance était très bon enfant et survoltée, comme vous pouvez le voir dans la vidéo de l'aventurier en lien.
Malgré cette image de précieux ridicules, je garde au contraire de mon premier concert dans les années 90 le souvenir d'un spectacle très joyeux, où des cadres sup de 45 ans (des vieux pour moi à l'époque) sortis du boulot, encore en costard cravate, dansaient comme des fous sur L'aventurier, en tourbillonnant et en faisant l'avion. Décomplexés, libres, comme retombés en enfance. J'avais trouvé cette attitude magique.
Rebelote 20 ans après. Les businessmen d'alors sont à la retraite, les cheveux blanchis mais toujours présents et guillerets, les ados fans de la nouvelle génération sont venus en bande, portant les t-shirt de la précédente tournée et maquillés à l’effigie de leur idole. Tous les âges se confondent.

Je me situe en plein milieu de la fosse. En général, je me trouve une bonne place où je vois bien la scène, et vlan, dès le début du concert, des hystériques me poussent et se précipitent en avant, comme si être 3 mètres plus près allait leur permettre de mieux voir le groupe, alors qu'évidemment c'est tout l'inverse : quand on est serrés comme des sardines, le seul truc qu'on voit, c'est le dos du mec de devant. Quand je suis dans la foule, je me débrouille pour me mettre derrière des filles plus petites que moi, et je maintiens mon espace vital en lançant un regard de rottweiler à toute personne plus grande (c'est-à-dire 99% des hommes): « n'essaie même pas ! propriété privée, chasse gardée ». Mais inévitablement, dès la première note, un mec de 2m20 vient défoncer ma ligne Maginot et se coller pile devant moi, et je passe les deux prochaines heures sur la pointe des pieds à me tordre le cou : « Tu vois bien ?
- Oui ça va, quand le géant dodeline, entre son épaule et son oreille, je peux apercevoir le chanteur pendant 1 quart de seconde ».

Ce soir-là, j'attends fébrilement que le concert débute, impatiente comme une enfant, mais aussi arthritique comme une mémé qui a mal partout. Je prie : "pourvu qu'il n'y ait pas de première partie, sinon on va devoir m'évacuer en fauteuil roulant avant". 
Mes souhaits sont exaucés. Les fans sont polis et respectent les distances. Pas de première partie. Et surtout, je vois bien le concert. Impossible de louper le spectacle, car le plus beau se déroule... au plafond.

suite demain

15/03/2019

Quiz on connaît la chanson, hymne à radio Nostalgie

musique,chanson française,radio nostalgieSuite du quiz. Saurez-vous différencier ces chansons et à qui elles appartiennent ?

Ma radio !
El color de mi cielo !
Ma radio !
Le cœur qui bat sous ma peau !
C'est des guitares, des nuits sans fin !
Les mots chaleureux des anciens !
Le respect et les liens !
Alors remets-moi Joe Dassin !
 
Point final, t'as semé sans sonner des points d'interrogation
(pourquoi tu ne diffuses plus Elvis Presley ?)
Je passe mon temps à les escalader toutes ces montagnes de questions
(pourquoi tu programmes du rap ?)
Toi ma beauté, mon addiction, je rejoue notre partition
("nostalgie, les plus grandes chansons !")
Je coupe les refrains où tu dis que je suis coupable
(j'ai toujours été fidèle !)
Je mets mes fausses notes sur la table
(ok, je t'ai trompée avec Chante France, mais c'était qu'un seul matin !)
 
Quand tu vas trop loin il arrive que je m'étrangle
(quand tu diffuses du rap)
Les mots de ma pensée m'ont parfois dépassés
(les mots de mon postérieur ont écrit que parfois tu pues du cul)
Pour une fois, viens on efface
(je t'aime toujours ma radio chérie)
Oublions nos beautés (?!) on s'est mis de côté
(je ne te tromperai plus avec Chante France)
Je veux qu'on se regarde bien en face
Je ne squatterai plus les radios de ma peine
Quand je suis perdu, je veux que tu me ramènes
Je veux qu'on aille bien
Je veux qu'on aille loin, et qu'on traîne
 
Comme un soleil tu me brûles et me réveilles
Tous les matins à 7h20
Tu as dans les yeux, le sud et le feu
Je t'ai dans la peau Baila, baila, oh!
C'est toi ma radio !
Ô toi ma belle Andalouse, aussi belle que jalouse
(Mais c'était rien avec Chante France ! Juste un regard, j'ai vite zappé !)
Quand tu danses le temps s'arrête, je perds le nord, je perds la tête
(alors en fait, radio nostalgie est née à Lyon -comme moi- en 1983 - pas comme moi-)
 
Etc. Je pourrais continuer longtemps, mais je ne vais pas nous infliger ça. Résultats du quiz bientôt !
 
 

10/10/2018

Avec Aznavour, je me voyais déjà...

aznavour.jpgJ'avais démarré un texte plus classique avec biographie, mais comme vous avez dû voir les 2789 reportages qui répètent la même chose, inutile d'en rajouter une couche.
L'artiste apparaissait encore récemment à la télé, arborant un étonnant blouson de jeune rebelle comme l'homme à la moto ("avec un aigle sur le dos") ou le personnage de Drive :
"Comment vous voyez-vous à 100 ans ?
- Vivant d'abord bien sûr ! Je me vois comme maintenant.
- Fringant, sur scène...
- Oui ça je suis toujours fringant, c'est vrai, mais il n'y a aucune raison de changer."

Et pourtant, Aznavour est décédé 2 jours après.
Et pourtant, et pourtant
Sans un remords, sans un regret je partirai

Une amie journaliste me révélait que des confrères ayant rédigé la rubrique nécrologique d'Aznavour des dizaines d'années auparavant ont rendu l'âme avant lui. Ce type d'article est souvent écrit à l'avance pour les futures morts les plus probables, afin que les médias publient dès l'annonce du décès. Donc pas comme mémé train de retard quand elle finit le boulot (j'ai bien tenté d'écrire discrètement sur mon lieu de travail le jour-même, mais mon texte a disparu avec le message quotidien "oups, désolé, mozilla a planté".)
Après avoir épuisé ses biographes, on pensait Aznavour immortel à l'instar de Serrault dans Le viager.
Et pourtant, et pourtant
Je marcherai vers d’autres cieux, d’autres pays

Pépé a tout de même vécu 94 ans. Il allait entamer une tournée, et justement je comptais prendre des places en me faisant la réflexion "il faudrait que je le voie sur scène avant qu'il ne soit trop tard".

Aznavour est mort dans son bain, comme la chanteuse Maurane en mai dernier, et comme Claude François. Trois chanteurs. Atteinte de chansonnite aiguë et star internationale, je me sens aussi visée. Moi qui déplorais de ne jamais avoir possédé de baignoire dans mes logements miteux, oh putain ce qu'il est blème, mon HLM, et de prendre un bain tous les 4 ans comme Hagar le viking, je suis finalement bien contente de n'avoir qu'une simple douche de 50 cm carrés, où je me cogne systématiquement contre le robinet en le poussant par inadvertance sur "brûlant comme l'enfer" ou "glacé comme le sourire de Mylène Farmer" ( mais a-t-elle déjà souri ?)
Une autopsie a été pratiqué sur Aznavour, si jamais il nous avait fait une Claude françoisite ou que quelqu'un l'avait assassiné (comme cet épisode remarquable de Faites entrer l'accusé où une femme jette un sèche-cheveux aux fils dénudés dans le bain de sa "meilleure amie" parce que cette dernière a plus de succès qu'elle en boîte de nuit).

Mais on n'est pas chez Hondelatte, la mort d'Aznavour est de cause naturelle. Les médias ont supposé que la famille allait se déchirer comme pour Jauni, car la fortune de la célébrité est estimée à 145 millions, une petite bagatelle. Ne comptez pas sur moi (cas de le dire, haha) pour vous faire le résumé, vous pouvez regarder BFM tout seul, c'est au-dessus de mes forces, je ne peux pousser l'investigation si loin, je ne suis pas reporter de guerre.

Je n'ai regardé aucune télé sur le sujet, juste parcouru quelques articles et l'incontournable wikipédia. J'ai noté que l'artiste a connu le succès tardivement, à 36 ans, ce qui m'a laissé l'espoir de connaître enfin le haut de l'affiche, jusqu'à ce que je me rende compte de mon âge réel qui est beaucoup plus avancé que mon âge mental ("je sais que c'est pas vrai mais j'ai 10 ans"). Ça m'a donné envie de relire cet article que j'avais écrit, l'un de ceux qui a connu le plus de succès, en attendant de renouer avec un jour :

Je me voyais déjà en haut de l'affiche
En dix fois plus gros que n'importe qui mon nom s'étalait
Je me voyais déjà adulé et riche
Signant mes photos aux admirateurs qui se bousculaient