Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/05/2015

Les chansons maudites

musique, Beatles, mccartney, Polnareff, Souchon, William Sheller, chanson françaiseLa malédiction du chat noir : à chaque fois que je vais à un concert, le groupe ne joue pas mes chansons préférées.
- Concert de Polnareff en 2007 : ni Mes regrets, ni Rosée d'amour n'a pas vu le jour.
- Concert de Souchon au Trianon en 2013 : ni Le bagad de Lann bihoué, ni Rame.
- Concert de William Sheller aux Folies bergères : ni Le nouveau monde, ni Basket-ball.
etc.

Ces chansons dévoilent pourtant des paroles magnifiques, si vraies :
« Vous, qui restez si bien de glace, souffrez que mes mots dépassent, le peu de raison que je tienne, quand vous laissez ma peine, en disgrâce… »
« Mais quand t’étais là, je ne savais rien dire, ils parlaient tous aussi fort, tu ne voyais même pas ce que ça voulait dire, quelqu’un qui tient ton regard aussi fort… »

« Inutile de te lever pour m'écouter, navré de te déranger une si belle soirée, ta robe de mariée est faite pour épouser mes regrets...»
« Rose ma vie, si tu es mon amie, va lui dire que je me meurs d'ennui. Fais-toi douce et belle, mais si elle te renvoie, sors tes épines et lui pique les doigts »

Deux explications : soit j'ai des goûts de chiotte, soit les mecs se disent "oh purée ya Papillote qui vient ! On annule Le nouveau monde remballez les violons ! On va plutôt jouer mon air d'opéra qui dure 18 minutes, le truc bien relou..." "Papillote, ma fan numéro 1 ? Je peux pas jouer Pourquoi faut-il se dire adieu, pas possible ! On va plutôt proposer une grosse bouse comme Tout tout pour ma chérie !"

Sur Twitter, j'écris à Polnareff, qui annonce un nouvel album. Je lui envoie les paroles des chansons : "Si tu reviens nous aurons pour toujours un été sans septembre". Il me retweete et met en favori à chaque fois, vous croyez qu'il a compris le message ?! Je lui ai mâché tout le boulot : j'ai planifié toute sa play-list pour son prochain concert ! (tiens, si je faisais pareil pour McCartney ?)

J'exagère, car ces chanteurs ont composé tellement de bonnes chansons, ils ne peuvent pas toutes les jouer. Polnareff a tout de même chanté L'amour avec toi, Love me please love me, et même une moins connue comme Le prince en otage. Sheller a joué Fier et fou de vous, Le carnet à spirale, Loulou. Souchon Quand je serai K.O et Somerset Maugham...

Je vous ai parlé ici de Calexico et de ma chanson préférée du groupe, Black heart. Devinez ce qui s'est passé lors de leur concert au Trianon fin avril... Plus l'heure avançait, plus j’angoissais « c’est pas possible, ils sont obligés de la chanter…  en rappel ? Ce sera la dernière ?  non, ils joueront sûrement celle qui clôt le dernier album, Follow the river (j’avais raison)». Ça m’a fait décrocher les 15 dernières minutes. Surtout quand la grosse vache la chanteuse a beuglé une chanson que j’ai trouvée inintéressante, sans instrument pour l’accompagner. Un seul homme intelligent a interrompu ce moment de « recueillement solennel » en hurlant « black heart ! » depuis la fosse, et j’ai renchéri depuis le balcon « oui ! black heart ! » Notre appel à la raison n’a pas été écouté. Évidemment, je n'ai pas eu le plaisir d'entendre The news about William ni Si tu disais ni Crystal frontier. Le groupe est venu à Paris en 2013 et j’avais raté à mon grand désespoir le concert. Il avait joué toutes ces chansons…

Mais cette fois-ci, on y croit ! Au stade de France, Macca débutera par Venus and Mars, Rock show et Jet ! Je l'espérais au dernier concert, mais il a commencé par cette niaiserie d'Hello goodbye. Il les a jouées aux autres dates de la tournée, comme ici en lien (regardez, le stade de Sao Paulo est plein, ça va être trop bien le 11 juin !!) Il a aussi chanté Ram on...
Dans 15 jours à Paris, il interprétera enfin mes chansons préférées. On y croit !

 

02/05/2015

Gaston Lagaffe a trouvé son job idéal

travail,chanson française,michel polnareff,gaston lagaffe,gaston lagaffe est mon modèle de vieVaille que vaille, le travail
Ne me fait pas très très envie non
Pour une grimace, j'ai perdu ma place
De cireur de patins à glace
Je cherche un job job job

Titre msn d’aujourd’hui : « royal baby, assistez en direct à l’accouchement »
Euh, comme le cours de bio en 3ème, où on voit tout au premier plan et où j’ai failli vomir mes pépitos à la récré ensuite ? Non merci sans façon.
Une du journal « le déclin de l’Ain » (j’ai changé le nom) titre principal en lettres capitales, placardé à la devanture de tous les kiosques à journaux : « Fait diver tragique » Les correcteurs sont visiblement partis en weekend pour la fête du non travail.

En parlant de non-travail, j’ai passé un concours pour être fonctionnaire, être titularisée après mon CDD actuel. Pour le plus bas grade et le plus petit échelon (ambition, j’écris ton nom). Oui, moi qui n’aime pas recevoir des ordres, ayant un problème avec la hiérarchie (souvenez-vous qu’un chef m’appelait « le trublion qui fait du mauvais esprit »-des blagues quoi-), moi qui déteste le travail en groupe, routinier, m’ennuie vite (je ne reste jamais plus d’un an au même poste), qui possède plutôt un esprit créatif et indépendant. Fonctionnaire, tout à fait moi. C’est ton destin ! Prends-toi z’en main.

Pourtant j’ai trouvé le boulot presque idéal pour Gaston Lagaffe : j’ai du temps pour glander. (Un boulot de fonctionnaire me direz-vous, mais vous savez qu’on a supprimé beaucoup de postes, et désormais les fonctionnaires travaillent vraiment ! Enfin certains). Quoique, aujourd’hui, en 6 heures de boulot, je n’ai eu le temps de lire que deux pages de Télérama, je n’ai même pas pu finir l’article sur James Ellroy. C’est un scandale, que fait la police.

Surtout, enfin, je ne travaille plus en open space m’a tuer. Personne pour m’épier, me critiquer.
Je peux parfois mettre de la musique sur mon ordi, pour le plus grand bonheur de mes collègues, qui apprécient mon goût pour la grande musique. Ce matin, Pierre Bachelet, dont je beuglais le refrain :
« Et moi je suis tombée en esclavage, de son sourire, de son visage, et je lui dis "emmène-moi" (au bout de la Terre)
Collègue : - Pour moi c’est sûr, elle est d’ailleurs ! Mais tu vas la fermer !!»

travail,chanson française,michel polnareff,gaston lagaffe,gaston lagaffe est mon modèle de vieLe pauvre petit, depuis qu’il a osé critiquer mon hommage lors de la mort de Demis Roussos, par esprit de contradiction et provocation, je lui choisis chaque matin une nouvelle chanson ringarde rien que pour l’embêter : « il est l’or ! L’or de se réveiller ! Il est l’or de radio Nostalgie ! » Il m’adore. (Il en rigole hein ! Il attend sa musique et prépare sa réplique, je ne suis pas sadique !)

Dans ce nouveau boulot, autre énorme avantage, je ne reçois aucun ordre d’un chef, hautain et méprisant comme j’ai pu en avoir. Mon travail à faire s’affiche sur mon écran, et je n’ai aucun compte à rendre. Je n’ai toujours pas compris qui faisait quoi et qui était mon supérieur (c’est simple, puisque j’occupe le plus petit grade : quasiment tous les autres sont mes chefs).

Je n’ai aucune responsabilité, parce que les responsabilités, c’est pour les grands. La vie est déjà bien assez compliquée pour se stresser au travail. J’ai d'autres choses bien plus importantes à me préoccuper, mes amis, mes sorties, mes séries, mon blog… Je ne risque pas le burn-out. Quand un boulot me déplaît, en attendant la fin du CDD je ronge mon frein puis je chante « au revoir, au revoir président ! » « Libérée, délivrée, je ne reviendrai plus jamais ! » « I’m free, and I’m waiting for you to follow me ! » etc (je pourrais faire une compil’ : « les meilleures chansons contre le travail, par DJ Papillote »)

Bref, pour la première fois de ma vie, j’ai enfin envie de rester à un poste.
Je vous donne l’issue tout de suite avant de lire vos encouragements : je n’ai pas été retenue. Pire, Grognasse et Langue de pute, (il y en a toujours) dont on espérait tous se débarrasser, restent avec nous. Le seul qui a réussi, c’est le meilleur collègue du chat noir, celui des chansons. A qui je vais faire découvrir mon répertoire maintenant ?
Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas été sélectionnée. J’ai pourtant tellement l’esprit d’un fonctionnaire, j’ai pourtant cartonné à l’oral, j’ai répondu tout ce qu’il fallait, et mes collègues m’ont dit « merci, on a jamais autant ri lors de la présentation d’un parcours professionnel »…

Suite demain

Quiz On connaît la chanson, 5 musiques à retrouver dans le texte

 

06/04/2015

Les documentaires du mois : Le docteur Petiot, l'aventure du Vasa et Vladimir Cosma

vasa.jpgCoups de cœur :

- L’aventure du Vasa, Stockholm, 1628

Roi de Suède : « construisez le plus grand et le plus beau navire de guerre jamais vu, avec une poupe immense, des centaines de sculptures et dorures qui impressionneront nos ennemis. Je vais gagner la guerre de 30 ans, je vais conquérir le monde, tremblez devant moi ! Vas-y Vasa ! » Le jour de l’inauguration en grande pompe devant la foule en liesse, le bateau instable, trop lourd, coule dans le port au bout de 200 mètres, au premier souffle de vent. Impressionnant effectivement. Les ennemis ont dû bien rigoler. Les marins morts dans le naufrage et leurs familles affamées restées sur la terre ferme, beaucoup moins. 300 ans après, l’épave est localisée et remontée à la surface, révélant des objets et un précieux témoignage sur la vie de l’époque. Très instructif. (documentaire à voir en lien)

 - L’ombre d’un doute : le docteur Petiot

Cette histoire m’a toujours fascinée, enfant j’ai vu le film avec Michel Serrault. Pendant l’occupation en 1944, des parisiens sont incommodés par une odeur pestilentielle se dégageant d’une cheminée. Sur les lieux, les pompiers découvrent des corps dépecés et d’autres incinérés dans un poêle. La maison appartient au docteur Petiot. Ce dernier arrive chez lui à bicyclette, et devant les policiers se fait passer pour son frère. Il leur explique qu’il est en fait résistant, et que ces corps sont ceux de nazis. Les flics le laissent repartir tranquillement. Sa cavale dure 7 mois, pendant laquelle il s’engage sous un faux nom comme médecin dans les toutes nouvelles FFi.
Le docteur Petiot laissait espérer à des familles juives qu’il les aiderait à rejoindre l’Argentine et sauverait ainsi leurs vies. En réalité, il les dépouillait de leurs biens, et vous savez ce qu’il faisait des corps... Il est condamné à la guillotine pour 27 meurtres, mais il en revendique 63. (documentaire à voir en lien)

A voir :

- Vladimir Cosma, tout pour la musique

Il a composé des centaines de bandes originales de films, lui-même ne peut plus les compter. Des titres ultra célèbres comme La boumRabbi Jacob, La chèvreLe grand blond avec une chaussure noire… Et le mec reste modeste et simple. Toujours guilleret et alerte à bientôt 75 ans (on fêtera son anniversaire le 13 avril). Chapeau l’artiste. Je l’ai vu en concert au grand Rex, avec 75 musiciens et autant de choristes. Grandiose, vous pouvez voir les extraits en lien. J'étais émue pendant Le château de ma mère et pendant La septième cible. Sur trois heures de spectacle, j’ai constaté que je connaissais toutes ses chansons : Vladimir Cosma fait vraiment partie de la mémoire collective.

Pourquoi pas :

- Les vrais Hannibal Lecter
On n’a pas envie de les connaître…

Et vous, avez-vous vu ces documentaires ? Quelle chanson de Vladimir Cosma préférez-vous ?

 

 

14/03/2015

Les résultats du quiz on connaît la chanson de Souchon

alain souchon.jpgVous n'avez pas été nombreux à jouer... Le quiz est sans doute trop long, comme celui sur les comédies françaises (je n'ai toujours pas donné les réponses d'ailleurs, mais d'ici 15 jours !) Ou bien mes papillotes ne vous intéressent pas ? J'en ai proposé une ce matin à une collègue que j'apprécie, elle m'a répondu "non merci". Comme si c'était de simples chocolats que je distribue à n'importe qui, m'enfin !
Je recopie le texte avec les liens vers les chansons et leur numéro, et je donne les titres à la fin.

Alain Souchon… Soussou comme je l’appelais quand j’étais petite. Mon chouchou avec McCartney et Polnareff. Je l’écoutais sur ma petite radio cassette. Et lui, contrairement aux Beatles que je chantais en yaourt, je comprenais ce qu’il disait. Trop petite, je ne saisissais pas toutes les références, mais je ressentais bien la nostalgie de l’auteur. J’aimais son côté fragile et enfantin, son langage familier, ses onomatopées, sa voix douce. 

J’appréciais ses propos mélancoliques sur des vies ratées, des amours contrariées, de gamin mal dans sa peau. Pas vraiment idéales pour une enfant. 1-« J’ai 10 ans, je vais à l’école et j’entends de belles paroles » : 
2- « Je suis mal en campagne, et mal en ville, peut-être un petit peu trop fragile… » 
3- « Elle me dit que je pleure tout le temps, que je suis comme un tout petit enfant, qu’aime plus ses jeux sa vie sa maman, que je suis carrément méchant, jamais content. » 
4- « Petit enfant, pas bonne mine, tout le monde après lui : qu’est-ce qu’il va nous faire, docteur, avocat d’affaires, quand il aura fini d’être un petit enfant tout petit ? »

Petite, en écoutant Souchon, je pensais : Ce sera ça la vie d’adulte? Subir un boulot qu’on n’aime pas ? Perdre ses rêves et espoirs de jeunesse ? 

5- « Tu la voyais pas comme ça frérot, doucement ta vie t’a mis K.O. T’avais 8 ans quand tu te voyais, et ce rêve-là, on l’a tous fait. »
6- « Le temps d’un gin et d’un film à la télé, on se retrouve à 28 balais avec dans le cœur plus rien pour s’émouvoir, alors pourquoi pas s’asseoir ?» 
7- « Je te suis pas dans cette galère, ta vie tu peux pas la refaire… »
8- « Tous ces petits moments magiques de notre existence, qu’on met dans des sacs plastiques et puis qu’on balance »
9- « Je voudrais que tout revienne alors que tout est passé, et je chante à perdre haleine que je n’ai que des regrets. »
10- « Est-ce que c’est long ou court la vie, est-ce que c’est con ou lourd? Écoutez d’où ma  peine vient. »

Je craignais : Ce sera ça la vie, souffrir des déceptions sentimentales ? 
Rester avec quelqu’un qu’on n’aime plus, par habitude et peur de la solitude? 

11- « Tiens même, v’la qu’on se dit qu’on s’aime, mais c’est que de la crème, de la pommade rose pour cacher les choses du petit plaisir, pour pas tout seul dormir. »
12- « Est-ce qu’on peut ravoir à l’eau de javel des sentiments, la blancheur qu’on croyait éternelle avant ? »
13- « Est-ce que tu m’aimeras encore dans cette petite mort ? »

Ce sera ça la vie, être quitté par l’être aimé ? Pour quelqu’un d’autre ?

14- « Quand elle enlevait sa main de ma main, ses yeux de mes yeux, ça me faisait souffrir »
15- « Sous mon pull-over pas tranquille, ça fait boum-boum, c’est pas docile. Elle est partie faire du voilier, avec ce grand crétin frisé »
16-  « Comme elle est partie, Jim a les nerfs. Jimmy t’es fort, mais tu pleures sur le cuir de ta Chrysler »
17- Si tout est moyen, si la vie est un film de rien, ce passage-là était vraiment bien. Elle est repartie, un air lassé de reine alanguie, dans l’Audi de son mari, oh, son mari… »
18- « Les filles dans nos cœurs font des travaux d’aménagement, souvent au marteau-piqueur, et sans ménagement. Si vous voyiez dans ma poitrine le chantier, il se peut que par déprime, comme moi vous chantiez »

Etre adulte, c’est subir sans broncher ?

19- « Mouton mouton, soumis docile et sans rébellion, bêê bêê, je suivrai, tout ce qui vous plaît me plaît. »
20- « On nous inflige des désirs qui nous affligent, on nous prend faut pas déconner dès qu’on est nés pour des cons alors qu’on est des foules sentimentales, avec soif d’idéal, attirées par les étoiles les voiles, que des choses pas commerciales. »
21- La boîte a coulé mais « pouce », on va se la couler douce, la pilule on va se la dorer, j’ai le parachute « chut ! » doré.

Alors, c’est ça la vie ?

J’ai vu Souchon en concert au Trianon l’année dernière. Très bien. Il a proposé une interprétation plus moderne de la ballade de Jim. Mais si il a joué Somerset Maugham et Quand je serai K.O, il n’a pas interprété Le bagad de Lann Bihoué et celle que je chantais tout le temps quand j’étais petite, Rame : 
« Rame, rame, rameurs, ramez
On n’avance à rien dans ce canoë
Là-haut, on te mène en bateau
Tu pourras jamais tout quitter, t’en aller, tais-toi et rame. »

Aujourd’hui, je la chante toujours, je la vis même souvent, au sens propre et au figuré. Je l’ai en tête trois fois par semaine à la salle de sport en faisant du…rameur. Avec les épaules que je me tape maintenant, vous pouvez me rebaptiser Raoul le déménageur, je vous porte une armoire à glace avec le petit doigt.

J’évoque principalement les premiers albums de Souchon, car je les écoutais enfant, le moment où on est le plus sensible et réceptif, marqué à vie. Mais j’aime aussi les chansons plus récentes. J’ai offert à noël à mon frère le dernier album avec Voulzy. En voici les paroles qui résument bien la discographie de Souchon : 
22« Là, derrière nos voix, est-ce que l’on voit nos cœurs et les tourments à l’intérieur, ou seulement « la la la ». Entendez-vous dans les mélodies, derrière les mots, derrière nos voix, les sentiments, les pleurs, les envies qu’on ne peut pas dire ? »

Les titres des chansons :

1- J'ai dix ans
2- Allô maman bobo
3- Jamais content
4- Le dégoût
5- Le bagad de Lann Bihoué
6- S'asseoir par terre
7- Ya d'la rumba dans l'air
8- On avance
9- Les regrets
10- Ecoutez d'où ma peine vient
11- On s'aime pas
12- L'amour à la machine
13- Quand je serai K.O
14- Somerset Maugham
15- J'ai perdu tout ce que j'aimais
16- La ballade de Jim
17- Le baiser
18- Caterpillar
19- C'est comme vous voulez
20- Foule sentimentale
21- Parachute doré
22- Derrière les mots

Vous en aviez retrouvé combien ? Quelles sont vos chansons de Souchon préférées ?

 

25/02/2015

Les victoires de la musique

chanson française, les victoires de la musique, alain souchonMémé pensait s’être arrêtée aux années 60 et à radio nostalgie. Mais en voyant le palmarès des victoires de la musique, je m’aperçois que je connais la plupart des artistes, et que je les ai même vus en concert…

Album de chansons : (pourquoi « de chansons » ? pourquoi pas simplement « album » ?)
- Christine and the Queens - Chaleur humaine
- Calogero - Les Feux d'artifice
- Alain Souchon & Laurent Voulzy - Alain Souchon & Laurent Voulzy

Alain Souchon, voir mon billet en lien.
Voulzy, je l’ai rencontré lors d'une réception dans le journal où je bossais. Il est vraiment très sympa, j’ai même réussi à lui parler (avec un verre dans le nez).

Artiste interprète masculin :
- Calogero
- Julien Doré
- Johnny Hallyday

J’ai écouté Julien Doré au festival Fnac live et j’ai été déçue. 12 minutes sur sa chanson « Paris Seychelles »… on aurait eu le temps d’y aller.

Artiste interprète féminine :
- Brigitte
- Christine and the Queens
- The Do

- Je l’ai vue il y a plus d’un an, encore inconnue. Elle passait en première partie de Gaëtan Roussel, le chanteur de Louise Attaque. Elle m’avait impressionnée : charisme, mise en scène, chorégraphies… Je me doutais qu’elle irait loin. Je l’ai même préférée au concert principal : Gaëtan Roussel n’a joué aucune chanson de Louise Attaque malgré les demandes du public (je t'emmène au vent quoi !) et à part sa chanson « Help myself », je n’en connaissais aucune.
- J’ai vu Brigitte au festival fnac live, j’en ai parlé en lien. 
- The Do, j’ai découvert pendant des nuits d’insomnie, quand je regarde les clips « nouvelles scènes » et «  alternatifs » à la télé.

 Album rock :
- Skip The Use - Little Armageddon
- The Do - Shake, Shook, Shaken
-  Shaka Ponk - The White Pixel Ape

Je voulais voir Skip the use en concert, surtout pour leur chanson Ghost, mais plus aucune place disponible. En revanche j’ai pu voir Shaka Ponk, bien, très rock, mais un peu long et répétitif pour mémé. Ils sont très excités ces petits jeunes, leur faudrait un cours de yoga et une tisane relaxante.

 Chanson originale :
- Alain Souchon & Laurent Voulzy - Derrière les mots
- Christine and the Queens - Saint Claude
- Black M - Sur ma route
- Calogero - Un jour au mauvais endroit

 Spectacle, tournée, concert :
- Jean-Louis Aubert
- Christine and the Queens
- Stromae

Vidéo-Clip :
- Indila - Dernière danse
- The Do - Despair, Hangover & Ecstasy
- Christine and the Queens - Saint Claude

 Album de musiques électroniques :
-  Yelle - Complètement fou
- Cascadeur - Ghost Surfer
- David Guetta - Listen

Pareil, découvert au festival Fnac Live.

Album révélation :
- Vianney - Idées blanches
- Indila - Mini World 
-  François & The Atlas Mountain - Piano ombre

Groupe ou artiste révélation scène :
- ALB
- Benjamin Clémentine
- Féloche

Album de musiques urbaines :
- Soprano – Cosmopolitanie
- Akhenathon - Je suis en vie
- Black M - Les yeux plus gros que le monde

Album de musiques du monde :
- Asa - Bed of Stone
- Tiken Jah Fakoly - Dernier appel
- Rivière noire - Rivière noire

Et vous, êtes-vous d’accord avec ce palmarès ? Appréciez-vous ces chanteurs ?

  

23/02/2015

Les victoires de la musique, Souchon et moi

chanson française,alain souchonAux dernières victoires de la musique, Souchon et Voulzy ont remporté le prix du meilleur album.
Alain Souchon… Soussou comme je l’appelais quand j’étais petite. Mon chouchou avec McCartney et Polnareff. Je l’écoutais sur ma petite radio cassette. Et lui, contrairement aux Beatles que je chantais en yaourt, je comprenais ce qu’il disait. Trop petite, je ne saisissais pas toutes les références, mais je ressentais bien la nostalgie de l’auteur. J’aimais son côté fragile et enfantin, son langage familier, ses onomatopées, sa voix douce. 

J’appréciais ses propos mélancoliques sur des vies ratées, des amours contrariées, de gamin mal dans sa peau. Pas vraiment idéales pour une enfant. « J’ai 10 ans, je vais à l’école et j’entends de belles paroles » :
- « Je suis mal en campagne, et mal en ville, peut-être un petit peu trop fragile… »
- « Elle me dit que je pleure tout le temps, que je suis comme un tout petit enfant, qu’aime plus ses jeux sa vie sa maman, que je suis carrément méchant, jamais content. » 
- « Petit enfant, pas bonne mine, tout le monde après lui : qu’est-ce qu’il va nous faire, docteur, avocat d’affaires, quand il aura fini d’être un petit enfant tout petit ? »

Petite, en écoutant Souchon, je pensais : Ce sera ça la vie d’adulte? Subir un boulot qu’on n’aime pas ? Perdre ses rêves et espoirs de jeunesse ? 

- « Tu la voyais pas comme ça frérot, doucement ta vie t’a mis K.O. T’avais 8 ans quand tu te voyais, et ce rêve-là, on l’a tous fait. »
- « Le temps d’un gin et d’un film à la télé, on se retrouve à 28 balais avec dans le cœur plus rien pour s’émouvoir, alors pourquoi pas s’asseoir ?» 
- « Je te suis pas dans cette galère, ta vie tu peux pas la refaire… »
- « Tous ces petits moments magiques de notre existence, qu’on met dans des sacs plastiques et puis qu’on balance »
- « Je voudrais que tout revienne alors que tout est passé, et je chante à perdre haleine que je n’ai que des regrets. »
- « Est-ce que c’est long ou court la vie, est-ce que c’est con ou lourd? Écoutez d’où ma  peine vient. »

Je craignais : Ce sera ça la vie, souffrir des déceptions sentimentales ? 
Rester avec quelqu’un qu’on n’aime plus, par habitude et peur de la solitude? 

- « Tiens même, v’la qu’on se dit qu’on s’aime, mais c’est que de la crème, de la pommade rose pour cacher les choses du petit plaisir, pour pas tout seul dormir. »
- « Est-ce qu’on peut ravoir à l’eau de javel des sentiments, la blancheur qu’on croyait éternelle avant ? »
- « Est-ce que tu m’aimeras encore dans cette petite mort ? »

Ce sera ça la vie, être quitté par l’être aimé ? Pour quelqu’un d’autre ?

- « Quand elle enlevait sa main de ma main, ses yeux de mes yeux, ça me faisait souffrir »
- « Sous mon pull-over pas tranquille, ça fait boum-boum, c’est pas docile. Elle est partie faire du voilier, avec ce grand crétin frisé »
-  « Comme elle est partie, Jim a les nerfs. Jimmy t’es fort, mais tu pleures sur le cuir de ta Chrysler »
- Si tout est moyen, si la vie est un film de rien, ce passage-là était vraiment bien. Elle est repartie, un air lassé de reine alanguie, dans l’Audi de son mari, oh, son mari… »
- « Les filles dans nos cœurs font des travaux d’aménagement, souvent au marteau-piqueur, et sans ménagement. Si vous voyiez dans ma poitrine le chantier, il se peut que par déprime, comme moi vous chantiez »

Etre adulte, c’est subir sans broncher ?

- « Mouton mouton, soumis docile et sans rébellion, bêê bêê, je suivrai, tout ce qui vous plaît me plaît. »
- « On nous inflige des désirs qui nous affligent, on nous prend faut pas déconner dès qu’on est nés pour des cons alors qu’on est des foules sentimentales, avec soif d’idéal, attirées par les étoiles les voiles, que des choses pas commerciales. »
- La boîte a coulé mais « pouce », on va se la couler douce, la pilule on va se la dorer, j’ai le parachute « chut ! » doré.

Alors, c’est ça la vie ?

J’ai vu Souchon en concert au Trianon l’année dernière. Très bien. Il a proposé une interprétation plus moderne de la ballade de Jim. Mais si il a joué Somerset Maugham et Quand je serai K.O, il n’a pas interprété Le bagad de Lann Bihoué et celle que je chantais tout le temps quand j’étais petite, Rame
« Rame, rame, rameurs, ramez
On n’avance à rien dans ce canoë
Là-haut, on te mène en bateau
Tu pourras jamais tout quitter, t’en aller, tais-toi et rame. »

Aujourd’hui, je la chante toujours, je la vis même souvent, au sens propre et au figuré. Je l’ai en tête trois fois par semaine à la salle de sport en faisant du…rameur. Avec les épaules que je me tape maintenant, vous pouvez me rebaptiser Raoul le déménageur, je vous porte une armoire à glace avec le petit doigt.

J’évoque principalement les premiers albums de Souchon, car je les écoutais enfant, le moment où on est le plus sensible et réceptif, marqué à vie. Mais j’aime aussi les chansons plus récentes. J’ai offert à noël à mon frère le dernier album avec Voulzy. En voici les paroles qui résument bien la discographie de Souchon : 
« Là, derrière nos voix, est-ce que l’on voit nos cœurs et les tourments à l’intérieur, ou seulement « la la la ». Entendez-vous dans les mélodies, derrière les mots, derrière nos voix, les sentiments, les pleurs, les envies qu’on ne peut pas dire ? »

Quiz On connaît la chanson : retrouvez les titres des chansons citées dans ce texte. Il en comporte 22, vous en connaissez forcément quelques-uns. Réponses bientôt avec les liens vers les chansons.

Demain, enfin, le palmarès des Victoires de la musique.

 

18/12/2014

Quiz on connaît la chanson de La French, les réponses

french 2 persos.jpg

(sur Gogol, quand on tape "la french, image" on tombe sur des photos d'ongles : La french manucure...) Oui Mémé a toujours un train de retard. Une semaine après la fin du jeu pour remporter la bande originale du film La french, je donne enfin les résultats :

- Dans mon article d’hier, j’ai cité deux chansons qui apparaissent dans la bande originale de La French. Lesquelles ?

"Call me" et "Bang Bang"

- Qui en sont les interprètes ? Plusieurs réponses sont possibles pour la seconde chanson, qui a été chantée en anglais, italien, et dans La French en français : retrouvez au moins deux chanteuses.

cinéma, chanson française, mémé écoute radio nostalgieCall me : Blondie

Bang Bang
en anglais : Cher ou Nancy Sinatra (B.O du film Kill Bill, en lien).
en italien : Dalida, B.O du film Les amours imaginaires de Xavier Dolan, en lien
en français : Sheila, B.O de La french

- Dans l’article d’aujourd’hui, je cite les paroles de deux chansons utilisées dans La French. Quels sont leurs titres ?

« Toi tu joues avec le feu et tu t’amuses, mais un jour viendra où tu vas te brûler… » :
Ces bottes sont faites pour marcher, adaptation de These boots are made for walkin' de Nancy Sinatra.

« Je distribue les swings et les uppercuts, ça fait vlam ! ça fait splatch et ça fait chtuck ! »
Comic Strip de Serge Gainsbourg

- Question bonus pour départager : je cite dans le texte les paroles d’une autre chanson qui n’est pas dans la B.O…

Dans un film d’horreur, quand le psychopathe défonce la tête d’un personnage avec une hache, on imagine mal en fond sonore : « il tape sur des bambous et ça lui fait du bien… »
Il tape sur des bambous, Philippe Lavil.

Il fallait bien que je cite une chanson de Radio Nostalgie, incontestablement la meilleure du lot... comment ça, non ?

 

06/12/2014

Quiz On connaît la chanson : La French, 5 bandes originales à gagner

french affiche 2.jpgJ’évoquais hier le film La French, attardons nous aujourd’hui sur sa formidable bande originale. Atteinte de chansonnite aigue, je suis très sensible aux musiques dans les films. Vous pouvez le constater dans mes billets, lorsque je parle d’un film, je cite souvent sa b.o… Parfois, je découvre ou redécouvre des chansons car elles ont été utilisées dans des films : J’ai découvert le punk suédois grâce à We are the Best, redécouvert des vieux tubes cool grâce aux Gardiens de la galaxie

La musique est un élément primordial dans les films pour faire passer des émotions. Si elle est ratée ou inadéquate, la scène tombe à l’eau. Dans un film d’horreur, quand le psychopathe défonce la tête d’un personnage avec une hache, on imagine mal en fond sonore : « il tape sur des bambous et ça lui fait du bien… » Je ne citerai pas d’exemple mais j’ai vu des films (souvent à petit budget) où la musique n’était pas appropriée, trop envahissante, ou en décalage avec les images.

Rien de tout cela dans La French. Les morceaux composés par Guillaume Roussel collent parfaitement avec les situations et l’époque : musique entraînante à la guitare électrique pour les scènes d’action, accents mélancoliques pour les scènes dramatiques… Le film se déroulant entre 75 et le début des années 80, on a le plaisir de réécouter des tubes de cette période, comme Le velvet underground ou Cambodia de Kim Wilde. D’ailleurs lorsqu’on entend cette dernière dans la boîte de nuit de Zampa, le truand fait arrêter le DJ en disant « qu’est-ce que c’est que cette merde ! » (M’enfin ! elle est très bien cette chanson !) Dans une scène, le compositeur utilise même avec ironie « C’est comme ça que je t’aime » de Mike Brant… Les paroles des chansons utilisées dans La French expliquent les scènes : « Toi tu joues avec le feu et tu t’amuses, mais un jour viendra où tu vas te brûler… » « Je distribue les swings et les uppercuts, ça fait vlam ! ça fait splatch et ça fait chtuck ! »

cinéma, jeux concours, musique de film, chanson françaiseLa bande originale reprend des tubes de l’époque de la french connection, à l’exception d’une chanson actuelle superbe que je ne connaissais pas : Jérôme de Lykke li (I follow river). Donc vous pouvez me croire, la bande originale de La french est excellente, je l’écoute en ce moment.

J’ai le plaisir grâce à Gaumont de vous en faire gagner cinq exemplaires : 3 en versions MP3 et deux en version CD. Pour cela, répondez à l’inévitable quiz On connaît la chanson :

- Dans mon article d’hier, j’ai cité deux chansons qui apparaissent dans la bande originale de La French. Lesquelles ?
- Qui en sont les interprètes ? Plusieurs réponses sont possibles pour la seconde chanson, qui a été chantée en anglais, italien, et dans La French en français : retrouvez au moins deux chanteuses.
- Dans l’article d’aujourd’hui, je cite les paroles de deux chansons utilisées dans La French. Quels sont leurs titres ?  Indice : pour la première, c’est encore une adaptation en français d’un célèbre titre de Nancy Sinatra…
- Question bonus pour départager : je cite dans le texte les paroles d’une autre chanson qui n’est pas dans la B.O…

Envoyez vos réponses en cliquant sur le lien « me contacter ». Précisez votre adresse mail, ou votre adresse postale si vous préférez recevoir un CD. Vous avez jusqu’au jeudi 11 décembre à minuit.

A vous de jouer !

 

 

06/07/2014

A la télé cette semaine : Alexandre le bienheureux, Le château de ma mère, Loulou...

télé, cinéma, chanson française, Renaud, William ShellerCette semaine, quelques grammes de finesse dans un monde de brutes, un vent de liberté et de vacances souffle sur nos télés. Avec pour commencer ce soir sur HD1, Alexandre le bienheureux, parfait manifeste de la philosophie de vie papillotienne :
Philippe Noiret ♥ trime chaque jour comme un forçat dans la ferme de sa femme, une horrible mégère autoritaire. Lorsque cette dernière meurt brutalement, Alexandre décide de se reposer et de profiter enfin de la vie : il flâne dans la campagne avec son chien, prend le temps d’observer les oiseaux et la beauté du monde qui l’entoure… Mais les autres paysans ne l’entendent pas de cette oreille : il faut travailler ! Branle-bas de combat dans le village où Alexandre fait des émules. Face aux attaques, il mène le siège… depuis son lit !

Le désir de retrouver l’insouciance et la liberté de l’enfance, son innocence, son goût pour la flânerie et la nature se retrouvent dans la plupart des films du réalisateur,  Yves Robert : La guerre des boutons, La gloire de mon père... Cet hymne à la liberté est sorti sur les écrans un an avant 1968, et on y sent les prémices de la rébellion.  Oui au droit à la paresse ! Sois feignant, tu vivras content comme Alexandre le bienheureux. (J’ajoute tout de même que je cherche toujours un travail pas trop compliqué : je n’ai plus droit au chômage dans 15 jours. Si je ne trouve pas d’ici là, sans ressources, je me verrai contrainte de faire comme Alexandre : repartir à la cambrousse et me nourrir des légumes du jardin et des poissons de la rivière. Ou je ferai moi aussi la grève : je ne quitterai plus mon lit et n’écrirai plus tant que j’aurai pas de boulot, na.)

télé, cinéma, chanson française, Renaud, William ShellerLundi, autre film d’Yves Robert sur la même chaîne : Le château de ma mère, suite et fin de l’enfance de Marcel Pagnol. Le sort des différents protagonistes est très émouvant : la fin de l’innocence de l’enfance et le retour au monde de brutes des adultes pour certains : la guerre de 14. La musique de Vladimir Cosma, La valse d'Augustine, est sublime et j’avais la gorge serrée lors du concert, avec 75 musiciens qui reprenaient la chanson… (voir en lien)

télé, cinéma, chanson française, Renaud, William ShellerEncore un film sur l’enfance sur NT1, Billy Elliot. Dans les années 80, des mineurs pauvres font grève contre le gouvernement Thatcher. Un jeune garçon s’oppose à cet univers de violence virile, en quittant ses cours de boxe imposés par son père pour apprendre en secret la danse classique… Depuis, le jeune Jamie Bell qui tient le rôle-titre a bien grandi (il a aujourd’hui 28 ans). Il  a joué entre autres dans L’aigle de la 9ème légion, Jane Eyre et Snowpiercer.

Sur Arte, on quitte le monde de l’enfance et des rêves pour une dure réalité, avec une violence verbale et psychologique habituelle chez Maurice Pilat (A nos amours) : Dans Loulou, le réalisateur et sa scénariste (Arlette Langmann, la sœur de Claude Berri) s’inspirent de leur propre histoire : la femme bourgeoise (incarnée par Isabelle Huppert) quitte son mari (Guy Marchand/Pialat) pour Depardieu, un petit voyou. Pialat avouera lui-même que réaliser ce film était « un truc de maso ! »

Loulou/ Depardieu, chansonnite aigue oblige, me fait penser à la chanson éponyme de Renaud :
télé, cinéma, chanson française, Renaud, William Sheller« Tu sais que t'as un peu la gueule à James Dean
Celle qu'il aurait eu s'il avait pas été beau
T'es bâti comme une armoire de cuisine
Le cœur dans le tiroir, tout près du couteau
Lorsque je vois se pointer dans mon horizon
Ta carcasse immense de grand chien paumé
Je dis : « tiens v´la Loulou, la fleur du baston
V´la la bête humaine, v´la l´autre allumé
Je dis "Salut Georges", t'aimes pas tellement ça
Tu veux qu'on t’appelle de ton surnom de voyou
Celui que t'as été quand t'étais moins gras
Un peu plus jeune, et moins con surtout… »

Loulou me rappelle aussi La chanson de William Sheller, chanteur que j’adore, pour ses textes littéraires, sa voix et sa musique mélancoliques :
« Et toi qui vis toujours dans ton imaginaire
Toi qui te promènes partout l'air abattu
ce serait bien que tu comprennes maintenant qu’il n’ y a plus rien à faire
que tu retrouves  un jour ou l'autre ta raison perdue :
Loulou ne t'aime plus… »

Mardi, France 5 propose une série documentaire sur des personnes qui, comme Alexandre le bienheureux, ont décidé de tout quitter pour retrouver leur liberté : « Vivre loin du monde ». Ce soir, une famille vit au rythme de la nature dans une yourte en Alaska.
Je vous rappelle que d’ici 15 jours, mémé va faire pareil : j’irai vivre dans mon trou perdu sans Internet.

Demain, suite des films de la semaine
Et vous, appréciez-vous ces films et chansons ?

17/02/2014

Papillote agent secret (suite)

cornerback.jpgDimanche, nouveau message de Cornerback :
« Agents, nous ne pouvons prendre aucun risque pour votre mission ! Indiquez-nous par sms la station de métro la + proche de votre point de départ de mardi. Une voiture passera vous y chercher ! Soyez ponctuels, votre mission en dépendra. »
On veut m’enlever ! J’imagine d’ici la voiture noire blindée, aux vitres fumées, chauffeur en costard et lunettes noires qui ne pipera mot. Mémé connaît Faites entrer l’accusé, je ne monte pas dans la voiture d’un inconnu ! On va me découper en morceaux et mettre mes reins en vente sur E-bay !

Je reçois le lendemain un mail (une lettre, des sms, un mail, bientôt le pigeon voyageur : il est partout) :
« Tout d’abord, Cornerback a le plaisir de vous féliciter pour votre discrétion et votre ténacité dans l’accomplissement de cette mission secrète qui vous a été confiée. »
Discrétion : Tous mes amis sont au courant. Ténacité : J’ai deviné la solution de l’énigme (un numéro = une lettre sur la touche du téléphone) mais je n’ai pas pris le temps de remettre en ordre les lettres pour retrouver le lieu de rendez-vous :
2582 62727283
2 = ABC, 5 = JKL 8= TUV 2= ABC
2582 = CLUB

Mission 1: « Téléchargez aujourd’hui l’application « votre chauffeur privé » sur votre smartphone. »
Mon quoi ? Mémé, un smartphone, ouahaha. Je prendrai le métro, comme tous les gens du peuple.
« Mission 4 : habillez-vous élégamment. Qui sait sur qui vous pourriez tomber ? »
Mémé qui déteste le shopping, faire des efforts vestimentaires ? Plaît-il ? Et qui pourrait-on voir ? Ryan Gosling ?

Le jour J, encore un sms de Cornerback :
« Ceci ne sera pas une thérapie de couple mais les 10 premiers agents qui répondront « je viens avec mon mentor » pourront venir accompagnés ! Soyez rapides… »

Papillote est un esprit indépendant et libre qui n’a pas besoin de courir le monde après son destin comme un cheval sauvage. C’est donc pour ça que je fonce tête baissée vers un rendez-vous énigmatique, et que je partage avec mes amis mes bons plans galères.
Mémé répond en moins d’une minute (je sais, même moi ça m’a étonnée).
1 heure après, pas de réponse. Bon, faut pas tout ce temps pour compter les dix premiers agents. Seule avec mes doutes, je t'attends. Je t'attends, je t'attends.
2 heures après, toujours rien. La reine Papillote déteste qu’on la fasse attendre. Je n’attendrai pas le jour et la nuit, je n’attendrai pas toujours ton retour. J’ai dû mal à me concentrer sur le film que je regarde (d’ailleurs je l’ai oublié depuis). Surtout, je fais aussi attendre mon mentor, qui doit s’organiser pour la soirée. Je dégaine donc le téléphone 3 heures après : « Je voulais te dire, que je t’attennnnds ! Je mettrai mon cœur dans du papier d'argent, mon numéro d'appel aux abonnés absents ! Je voulais te dire que je t'attends et tant pis si je perds mon temps ! »
J’envoie en fait un message qui ne peut enchaîner qu’une réponse positive : « Je suppose que je suis dans les 10 premières puisque j’ai répondu en moins d’une minute ? » et enfin, je reçois un retour immédiat : « invitation mentor confirmée »
Je ne saurai jamais si j’étais réellement sélectionnée… Quand je vois le fameux Cornerback, il semble agacé : « ah, c’est vous qui ne pouviez pas attendre ma réponse… »
Mais si ! Je t’attendais comme un enfant à ton noël. Je t'attendais comme sous la pluie, un arc en ciel.
J'attendais ! J'attendais ! J'attendais ton regard pour expliquer enfin le pourquoi de ces au revoir, tout ce long chemin !

 Le soir, nous nous rendons enfin au mystérieux rendez-vous …

Quiz On connaît la chanson pourrie (5) et On connaît le film de merde (1).