28.10.2009
Le papillothon (bis)
Les amis, l’heure est grave.
Je bosse deux fois plus que l’année dernière, je n’ai plus le temps de bloguer. Ou alors l'écriture me prend tout mon temps libre. J’aimerais savoir comment font Madame Kévin, Jeanne et Ginie pour écrire tous les jours en ayant un travail à côté (à moins qu'elles surfent sur le Net pendant le boulot…-je blague hein- Enfin, je crois que Ginie ne bosse plus trop en ce moment, mais avant, comment faisait-elle, hein ?)
J’ai encore 11 textes préparés à l’avance et 16 anecdotes que je n’ai pas eu le temps d’écrire! Raconter les évènements un an après est ma spécialité (l’anniversaire, les puces …) mais quand même. Après on me plaint par exemple dans les commentaires de l’ANPE que je n’ai pas de travail, alors qu’à l’instant où j’écris on m’en propose quatre nouveaux ! (au moment où je me relis je garde finalement mes deux boulots. Un jour, mon blog sera à l’heure…)
C’est vrai quoi, quelle idée de me proposer un job, j’ai un blog à tenir moi, c’est du travail ! (J’aime passer pour une cinglée auprès de mes lecteurs)
Je relance d’ailleurs à cette occasion l’idée du papillothon : si vous voulez me payer pour que je tienne mon blog à plein temps, je suis toujours partante. Si vous le faites tous, vous n’auriez qu’une somme ridicule à me verser chacun à la fin du mois. Vous voyez c’est pas grand-chose. (J’aime passer pour une chieuse)
Tout ça est dans l’unique but de vous faire plaisir bien sûr. Si je travaille trop, je ne peux plus écrire, et vous pleurez derrière votre ordi en attendant désespérément mon retour. (J’aime faire croire que j’ai la grosse tête) Face aux menaces de suicides, je pourrai faire un effort et bloguer la nuit, mais dans ce cas-là, je serai tellement épuisée que mes textes seront déprimants et sans queue ni tête. (Vous constatez que ça commence déjà.)
J’ai une nouvelle idée : pour avoir le temps d’écrire, je pourrai prendre un arrêt maladie… dans un nouveau travail, c’est bien vu… (J’aime passer pour une glandeuse)
J’avoue. En fait, en ce moment j’ai les vacances scolaires et j’en profite pour partir demain, dans ma cambrousse sans le net. Je poste des articles en avance comme cet été, mais je ne pourrai répondre aux commentaires que jeudi prochain. Ne pleurez pas.
En attendant, je vous ai par exemple programmé un texte écrit le 8 août, que j’ai annoncé « prochainement » le 1er septembre et qui paraîtra enfin samedi 31 octobre…
Surtout, n’oubliez pas de VOTER POUR MOI vendredi sur le blog de Ginie pour le concours de chaussons.
Quand je pense que je ne saurai que jeudi prochain si j’ai gagné ou pas… c’est un coup à annuler ses vacances ça …
02.10.2009
Le malentendu
On sort du resto avec un copain.
Choupinounet : «Bon, on se voit tous le week-end prochain comme d’hab ?
Copain : - Non, toute la bande va à Disneyland.
Moi : - Meuh ? Pourquoi on n’est pas invité, on pue ?
Choupinounet : - Ils m’ont demandé, mais j’ai dit qu’on n’était pas intéressé. Tu voulais y aller ?
Moi : - Pas spécialement, mais là, comme tout le monde y va, ça pouvait être marrant… »
J’oublie l’affaire. Un mois plus tard, Choupinounet m’annonce tout fier :
Choupinounet : « On va à Eurodisney !
Moi : - Ah ? Ok, cool…
- C’est les copains, ça les a gonflé ils nous revendent leur deuxième place.
- On y va sans eux ? Ça n’a aucun intérêt !
- Mais j’ai fait ça pour te faire plaisir ! En plus, ils avaient d’autres acheteurs plus intéressés, moi tu sais bien que je m’en tape de Disneyland !
- Bon ben d’accord, ça peut être sympa. Mais je ne fais pas les grosses attractions, j’ai trop peur… »
La veille de l’excursion, on m’appelle pour LE baby-sitting que j’attendais depuis janvier, depuis que la petite a eu la varicelle : je l’ai gardé une semaine entière où elle n’a fait que dormir, j’ai donc été payée pour lire et regarder ciné-cinéma, le bonheur. Et là, enfin, l’occasion se reproduit de gagner plus d’argent facilement. Le père me propose de garder le bébé qui dort tout le temps, un jour entier, dimanche, pendant qu’il va à …Eurodisney.
Je dis à Choupinounet que je préfère mon baby-sitting, payée à lire mon bouquin.
Choupinounet : « - T’es chiante ! J’y vais pour toi, tu ne vas pas me laisser tomber ! Tu sors jamais ! »
Je suis sortie vendredi voir des amies, samedi au pub puis au ciné.
Choupinounet : - On ne s’est pas vus de la semaine !
Il a passé toutes ses soirées au « festival de l’étrange » voir des vampires décapiter des jeunes filles. On s’étonne pourquoi j’ai préféré rester à la maison préparer mes articles sur l’ordi…
On va donc à Disneyland, chacun pour faire plaisir à l’autre…
Pourquoi j’aime pas ? L’univers niaiseux de Mickey m’insupporte, le bruit et la foule me mettent les nerfs en vrille, la vue des innombrables magasins me fait encore plus détester la société de consommation, me faire lever à 8 h un dimanche matin est un crime, et surtout j’ai méga peur des manèges. J’ai failli gerber à la vogue des marrons à Lyon en 2002, ça m’a passé toute envie de remonter sur ces engins de malheur.
Pour me mettre dans l’ambiance, j’ai regardé Destination finale 3, où dans la première scène, tout le monde crève sur un grand 8 qui se déglingue.
J’ai hâte.
Je vous raconterai.
19:06 Publié dans Souvent, je suis en vacances | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : disneyland, mickey le niais, walt disney
23.09.2009
Panne d'électricité
Dimanche, confortablement affalée sur le canapé, je mange du chocolat noir truffé en regardant mon émission fétiche :
« Alors Dominique, le meurtrier est arrêté 128 fois, mais la police le relâche faute d’éléments !
- Tout à fait Christophe. Et le plus étonnant, quand on lit le rapport du psychiatre… »
Pan, pan pan ! Schtong !
Plus rien. Noir total. Plus de télé, plus de lumière. Plus d’électricité.
Moi : « M’enfin ! Juste au moment le plus intéressant ! T’as entendu le pan pan pan ? Comme quelqu’un qui donne des coups… Ça c’est un acte criminel ! De toute façon, me faire rater mon programme chéri, c’est déjà un crime ! »
On se penche aux fenêtres, comme tous les voisins. C’est marrant, je ne leur parle que dans ces moments-là :
Homme étage au-dessus : « Vous avez de l’électricité vous ?
Dame en nuisette dans l’immeuble en face : non, ça a coupé d’un coup !
Moi : c’est tout le quartier on dirait »
Un troupeau de voisin en pyjama se regroupe dehors, devant le transformateur d’électricité.
Choupinounet, action-man : « J’y vais. Je vais leur expliquer qu’on a entendu du bruit, comme quelqu’un qui tape sur le transfo.
Moi : - T’es fou ! Un criminel revient toujours sur les lieux de son crime ! Après il va se venger sur notre porte comme la fois où j’ai refusé de faire rentrer le taré…» (un mec qui criait dans la rue. Je ferme mes volets au même moment et il me demande de lui ouvrir la porte « parce qu’il entend un enfant pleurer dans l’immeuble » Oui, c’est juste le bébé du 4ème qui fait pas sa nuit comme d’hab)
Bien sûr on explique quand même qu’on a entendu un bruit suspect, mais ça n’intéresse personne. Les voisins ne doivent pas être fan d’émissions criminelles, eux. On attend que E.D.F se pointe, mais ce sont les pompiers qui débarquent avec la lance à incendie.
Ils se penchent à 4 pattes sur la grille, disent que ça sent le brûlé, puis se dirigent vers un magasin, nez en l’air.
Moi, toujours méfiante et inquiète: « Regarde : ils ne savent pas d’où vient l’odeur ! On va tous cramer !
Choupinounet, toujours confiant et calme : - meuh non…
Moi : mais si ! En plus, comme on n’a plus d’électricité, les voisins doivent utiliser des bougies. Comme c’est minuit, ils vont s’endormir en les laissant allumer et on va tous brûler ! C’est super fréquent, je l’ai lu ! (En général je sors des statistiques et pourcentages, mais là j’avoue, je n’ai pas de chiffres) L’immeuble est habité par des vieux, et les vieux sont connus pour tout oublier et s’endormir subitement ! Sinon y a que des jeunes filles célibataires, et les femmes adorent mettre des bougies partout pour créer une atmosphère romantique ! On va mourir carbonisés !
Choupinounet : T’as vraiment trop d’imagination…allez viens te coucher, on n’a plus que ça à faire…
Moi : - Nan ! Je ne veux pas crever dans mon sommeil ! »
J’exagère bien sûr. Je sors mon texte sur un ton humoristique, mais c’est vrai que je ne suis pas totalement détendue non plus pour une bonne nuit de sommeil…
C’est vrai aussi qu’on ne peut rien faire. Impossible de lire sous la lueur des bougies. On est vraiment dépendant de l’électricité. Résignée, je me couche, même si je me réveille toutes les deux heures pour vérifier que mes pieds ne brûlent pas. En fait, c’est le bruit qui m’empêche de dormir: EDF a installé un énorme camion qui génère de l’électricité en faisant un boucan d’enfer, juste sous nos fenêtres non isolées.
Le bruit insupportable dure 24 heures, avec des coupures d’électricité toutes les deux heures, aux moments critiques :
- Tiens, il est onze heures ! Le réveil n’a pas sonné ! Ils vont être contents au boulot…
- Une bonne douche brûlante pour détendre le dos…AAAaaaaH ! C’est gelé !!!!
- Mmmm, je vais me cuisiner une bonne purée de patates douces…pfouh, j’ai mis trois heures à les éplucher, enfin je fais chauffer…ah, il y a plus d’électricité…
- Voilà, j’ai fini mon article, je n’ai plus qu’à enregis….hé !!!! "
Si quelqu’un veut me raconter la fin de l’émission que j’ai ratée…
Mais au fait, quizz on connaît l’émission : quel est mon programme favori ?
Et toujours le syndrome de la chansonnite : maintenant j'ai la comptine "au feu les pompiers, la maison qui brûle" qui me trotte dans la tête...
18:27 Publié dans J'ai bobo là, Souvent, je suis en vacances | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : au feu les pompiers, que faire en cas de panne d'électricité, numéro des pompiers
21.09.2009
Deuxième rendez-vous à l'ANPE
A l’occasion de mon deuxième rendez-vous à l’ANPE en juin, j’ai raconté mon premier entretien qui date d’octobre 2007. J’ai aussi relaté avec un an de décalage mon anniversaire poisse. Le 24 décembre, je compte donc vous décrire mon anniversaire de 2008. Logique.
Cette fois, j’attends seulement trois mois pour raconter mes exploits. Je fais des progrès.
Ce deuxième entretien étant individuel, je suis moins stressée que le premier, collectif. (C’est-à-dire que je réussis à dormir au moins 4 heures la nuit précédente).
N’empêche, quand la conseillère de l’ANPE vient me chercher dans la salle d’attente, j’ai les mains moites. En me serrant la main, elle fait la grimace. Je la suis jusqu’à son bureau, et en chemin, je la surprends s’essuyer la paume sur sa cuisse… Du coup je suis encore plus mal à l’aise, donc encore plus transpirante…ça commence bien.
Assise à son bureau, je lui récite mon texte de présentation, bien potassé cette fois.
Elle me regarde avec des yeux ronds.
Conseillère : « Non mais là ça va pas aller, on ne s’occupe que de ceux qui ont minimum deux ans d’expérience dans le domaine.
Moi : - Ah…
Conseillère : - Qu’est ce qu’on fait maintenant ?
Moi : - ben…. (Je pense : « c’est pas à vous de me le dire? »)
On se dévisage pendant de longues minutes dans un silence pesant.
Puis elle pianote sur son ordinateur, l’air découragé :
Conseillère : « Pfouhhh…qu’est ce qu’on peut trouver comme solution… »
Pendant ce temps je meuble la conversation en racontant mon expérience foisonnante dans le monde du travail. Elle ponctue mon récit par des « mmmhum…. » très encourageants. Je lui parlerais des chevaliers de l’an mil au lac de Paladru, elle serait tout aussi attentive.
Puis je me tords le cou pour scruter son ordi.
Je lis : « salut F…ça va ? Faut que je te raconte un truc… »
La femme surprend mon regard et tourne son écran.
Elle fait quoi au juste ? Elle s’occupe de mon cas ou elle discute avec sa copine ?
Conseillère : « Voilà…c’est envoyé. Sinon, à part ça…qu’est ce que je pourrai vous proposer…pfouh…
Moi : - Je me disais que je pourrais faire une formation pour mieux connaître l’informatique...
Conseillère (comme libérée d’un poids) : - Ah oui ! Très bien ! Je vous donne la liste des ANPE. Faut toutes les appeler et leur demander laquelle fait votre formation. Comptez 4-6 mois d’attente au moins… »
Elle me sort une liste longue comme le bras. Ils ne pourraient pas noter directement les spécialités de chaque agence ?
Le téléphone sonne.
Conseillère : « Salut ça va ? …c’est pas vrai ? …ah ah ah ! »
Les minutes passent. Elle écoute son interlocuteur en riant.
A mon tour de la regarder avec des yeux ronds.
Elle le remarque et me lance cette phrase devenue culte :
« Ne vous inquiétez pas, c’est professionnel »
En effet, c’est évident.
Elle raccroche enfin.
Conseillère : « Bon…comme vous ne correspondez pas à notre agence, je vais vous envoyer ailleurs. Mais où ? »
Elle regarde ses papiers. Puis passe un autre coup de fil.
Conseillère : « Ouais salut M ! » Elle écoute encore son correspondant en rigolant, puis elle se souvient enfin que je prend racine sur ma chaise : « j’ai en fasse de moi une dame qui… tu penses que je dois faire ça ? …ok ….bye…»
Elle raccroche, écrit cinq minutes sur son ordinateur, puis brise le silence :
« Voilà, je vous inscris dans cette agence. Ils vous appelleront pour un nouvel entretien. »
L’air embarrassé, elle ajoute : « je pense que ça correspond peut-être un peu mieux à votre profil… »
Traduction : « Je ne sais pas quoi faire de vous, alors je vous refile à d’autres qui ne sauront pas mieux que moi, puisque vous ne correspondez à rien. S’ils ne vous oublient pas pendant deux ans comme moi, ils ne vous seront de toute façon toujours d’aucune utilité. »
La nouvelle ANPE ne m’a toujours pas contacté. Je croise les doigts pour qu’elle ne le fasse pas.
16.09.2009
Cartes postales
Madame Kévin m’a tagué sur les cartes postales. Le principe : montrer 3 ou 4 cartes qu’on a reçues et les commenter si l’on veut, puis taguer quelqu’un d’autre.
J’adore recevoir des cartes. Je les affiche pour montrer combien j’ai plein d’amis qui pensent à moi. En fait je n’en reçois aucune personnellement. Je vais téléphoner à « Pierre je ne vous jette pas la pierre » de S.O.S détresse amitié.

J’aime beaucoup cette carte postale qu’un ami de Choupinounet lui a envoyée (quand je dis que je n’en reçois pas..). La carte provient de Cracovie en Pologne, la ville aux « mille églises ». C’est un vitrail qui représente Dieu. On dirait plutôt le roi Triton dans La petite sirène, mais bon…En France, je n’ai jamais vu ça !
Et on a reçu cette carte des îles Chausey de la part de mes beaux parents :

Comme chaque année, mon frère nous a envoyé à peu près la même photo de la mer, avec un texte identique : « Il fait beau, la mer est bleue et à 27 °.» Seule la température change dans son texte…

Pour beaucoup, écrire une carte postale est une corvée ou un truc bateau. Moi j’essaie de les personnaliser. J’écris des tartines comme d’habitude, je raconte en détail mes incroyables aventures. Je fais même des dessins pour expliquer les situations. Cette année les enfants que je garde m’ont dit que mes chamois dessinés avec soin ressemblaient à des vaches. Ils ne comprennent rien à l’art, ces morveux.
Je mets toujours ma carte dans une enveloppe puisqu’il n’y a plus de place pour écrire l’adresse dessus. C’est aussi parce que je ne veux pas que le facteur me lise. Cet été je n’avais plus d’enveloppe pour ma carte de Normandie et son destinataire l’a reçu 10 jours plus tard. Je soupçonne le postier d’avoir bloqué ma carte parce que j’avais écrit : « il pleut tous les jours ». J’ai appris que des gens ont lancé une pétition pour que la météo arrête de faire croire qu’il ne fait pas beau dans leur bled !
Mes cartes arrivent malgré tout à destination, même si elles sont adressées aux animaux domestiques et non à leur propriétaire :
Dupont Litchi
4 rue des chats
007 bled paumé
A défaut d’animaux (des barbares n’en n’ont pas, c’est fou) je note des surnoms, comme « Durand Cri-cri d’amour ».
Maintenant que vous savez que j’adore recevoir des cartes postales, vous comprenez ce qu’il vous reste à faire. Je surveille ma boîte aux lettres.
(J’adore donner des ordres aux lecteurs, ça produit l’effet inverse)
Je tague Professeur Debbie.
(Quizz on connaît le film : de quel long-métrage populaire est extraite la citation de Pierre ?)
Tain, je viens d'apprendre que Philip des 2 be 3 vient de crever à 35 ans ! Après Patrick Swaize, , les filles de mon âge doivent être dans tous leurs états. Heureusement pour moi, j'ai toujours eu des goûts de vieille et n'ai jamais aimé Dirty dancing et les boys band...
13:10 Publié dans Souvent, je suis en vacances | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : îles chausey, cavalaire, cracovie, jolies cartes postales
09.09.2009
Mémé tricote
Après un mois seule à la campagne, vous savez que je commençais à me lasser. La canicule m’a donné l’idée de faire une nouvelle activité. 40 degrés à l’ombre, temps idéal pour apprendre à tricoter de la grosse laine bien chaude.
C’est ma mère qui m’enseigne. Sa propre mère lui a appris à 8-10 ans, et elle s’est exercée en tricotant un vêtement pour sa poupée. Je fais donc de même. Rassurez-vous, à mon âge je n’ai plus de jouets : je tricote pour le poupon de ma nièce.
Comme j’ai les deux mains gauches de Gaston Lagaffe, je me trompe à chaque rang. Je colle aux basques de ma mère pour qu’elle vérifie mon ouvrage. Elle part dans le jardin cueillir des tomates.
Moi « Attend ! Y a un pli bizarre là !
Je la suis depuis l’étage de la maison, avec mes pelotes de laine qui se déroulent derrière moi :
- Au secours ! Mes mailles ont sautées ! »
Finalement on j’ai réussi à faire quelque chose. Mais ma mère à dû reprendre la moitié de mes rangs, elle a fait les coutures, les diminutions…et les manches…
Quand même fière de mon (tiers) de travail, je compte que je mets un quart d’heure pour tricoter un rang. Je demande à ma mère :
- Il te faut combien de temps toi ? 5 minutes ?
- Oh là ! Moins !
Sceptique, je la chronomètre. Elle met 1 minute 20.
Ah, ouais. Y a des progrès à faire.
Je décide de passer aux choses sérieuses : une écharpe pour Choupinounet.
Je trouve un joli modèle, mais je veux mon écharpe encore plus belle et originale. Je demande à ma belle-sœur :
« Toi qui es matheuse…sachant que dans le modèle de base, on tricote en jersey. On prend deux couleurs en rayures de 12 rangs et 19 mailles, avec 2 fils à la fois et des aiguilles de 10, pour 4 pelotes par couleur et 1m80 d’écharpe. Moi je tricote en fausse côte anglaise pour éviter que mon écharpe s’enroule sur elle-même. Je choisis 3 couleurs, dont une qui alterne deux fois plus souvent mais qui ne fait que 8 rangs, les autres toujours 12, je fais 35 mailles, avec un seul fil et des aiguilles de taille 5 pour 1m50 d’écharpe. Combien il me faut de pelotes de chaque couleur ?
- Euh…y a trop de données là…
- Allez ! Moi les maths j’ai arrêté de comprendre en 5ème, mais avec 2-3 équations à 12 inconnues du cosinus de la variable de la tangente…
Ok, plus facile. Sachant que je tricote 2 cm en 1 heure, que je le fais environ 2h15 par jour, mais seulement en présence de ma mère, qui souvent va dans le jardin et je dois lui courir après, je perds du temps, je ne la vois que pendant les vacances scolaires…en quelle année j’aurai fini mon écharpe ? »
Finalement j’ai fini mon écharpe en 12 jours, en à peu près 35 heures…J’ai jamais su repérer le nombre de rangs, donc c’est ma mère qui me signalait quand je devais changer de couleurs :
Mère : « mais si, là, tu vois bien ! Ca fait une bosse ! On appelle ça un point de riz ! Tu comptes toutes les bosses, et t’as le nombre de rang !
Moi : - Où ça, tu vois du riz ? »
J’ai aussi eu du mal à « faire suivre » ma laine et c’est ma mère qui a rentré et ficelé les bouts de pelote finie qui dépassaient. En enlevant les mailles sautées, tricotées à l’envers ou dans une nouvelle technique inventée (« mais comment t’as tricoté ça ? C’est pas du jersey, c’est pas du mousse…qu’est ce que c’est que ce truc ? ») j’ai réalisé moi-même plus des ¾ de l’écharpe ! Si je commence aux vacances de la Toussaint, je pourrai peut-être faire un pull de la collection 2009 pour noël 2011, ou soyons fous, 2010 ! Je suis vraiment une pro.
Je suis très fière d’avoir associé dans mon écharpe trois couleurs qui se marient parfaitement. J’en fais la remarque à ma belle-sœur.
Belle-sœur : « Oui, c’est joli ce marron…
Moi : - QUOI ? !! Mais mon écharpe est verte ! » Je me retourne désespérée vers mon frère pour qu’il acquiesce :
Frère, blasé : - La serpillière marron ? Oui, elle est verte, si tu veux…
Moi : - C’est pas une serpillière ! Et je l’ai fait verte comme les yeux de Choupinounet !
Frère : - Il a peut-être les yeux marrons… »
Catastrophée, je montre l’écharpe à tout mon entourage : ma mère la voit kaki, mon oncle grise…Pour prouver qu’ils sont tous daltoniens et que je suis la seule à voir normalement, je suis à deux doigts d’arrêter un inconnu dans la rue : « bonjour monsieur, excusez-moi, vous la voyez de quelle couleur cette écharpe ? »
Vous confirmez, elle est bien verte ? Elle change de couleur entre deux photos !
Comme je sais que ça intrigue certains, la prochaine fois je vous raconte mes histoires de soi-disant daltonienne.
Et pour les problèmes, si quelqu’un veut les résoudre…
03.09.2009
Les monstroplantes
Aujourd’hui c’est la rentrée des enfants, mais aussi des grands (enfants) comme moi. Pour remonter le moral, rappel du dessin animé et surtout de LA chanson culte (panpan cucul à ceux qui ne cliquent pas sur les liens que je propose !) :
Voix solennelle :
« Va Jayce, conquérant du bonheur,
Va libérer le monde de la terreur,
Des monstroplantes»
Cet été à la cambrousse, j’ai joué à Jayce conquérant de la lumière. J’ai combattu les monstroplantes qui envahissent la maison de ma mère.
Chez moi, les fleurs meurent ou refusent de pousser. En un an, le bégonia a pris trois pauvres feuilles. Celui de ma mère a poussé d’un mètre.

Vous constatez que le monstroplante a deux bras qui essayent de piquer dans notre assiette.
On nous a donné un micro-ondes, mais personne ne veut s’en servir car c’est dangereux pour la santé. Alors l’appareil est devenu un support pour monstroplantes.

Observez les minis monstres qui poussent au bout des chlorophytum.

Aujourd’hui, je me rebelle. Non, la nature ne prendra pas le dessus. Déjà qu’on ne peut pas s’asseoir sur les chaises parce qu’elles sont squattées par les chats…Ce ne sont pas 28 monstroplantes qui vont me faire peur.
Je vais retrouver la cafetière et le robot mixeur.

« Toi, Jayce, conquérant de la lumière
Tu dois conquérir (raaaan ! la répétition du même mot !)
Et la victoire viendra
Tout refleuriiiir !!
Non n’abandonne pas, ne laisse pas ta foi mourir
Parce qu’un jour tu gagneras
La liberté de viiiiiivre !!! »
Je commence par couper le troisième bras du bégonia (oui ! il en avait trois ! vous voyez bien que ce sont des monstres ces plantes !) Pour se venger, il a perdu toutes ses fleurs en formes de cœur. Je lui ai brisé le cœur, snif.
Ensuite, j’essaie de dompter les plantes qui grimpent sur les poutres. Je ne parviens pas à démêler les nombreuses tiges, alors, sadique, je les attache. Niark niark. (si vous avez de très bons yeux, vous remarquez que le livre sur la photo s'intitule "nos amis les plantes" )

Après l’intérieur, j’attaque le jardin.
Si, je vous assure, derrière cette jungle se cache la maison.

« Jayce conquérant
Le monde t’attend
Fier et combattant
Tu défies les méchants
Sauve l’univeeeeers !!!! »
Je vous laisse imaginer la joie de Choupinounet quand j’écoute la chanson en boucle en hurlant « SAUVE L’UNIVEEEEEERS !!! » à genoux les poings levés vers le ciel comme un rockeur qui souffre.
Syndrome de la chanson en yaourt : vous entendez bien 1 minute 38 après le début qu’au lieu de répéter « tu dois sauver ton temps » le chanteur dit « tu dois sauver tonton » Si j’en suis sûre ! A trois minutes 12 aussi ! Ça rend le texte encore plus ridicule…
01.09.2009
Le téléphone pleure dans la cambrousse
Après la montagne, la mer et Jersey, je suis partie un mois à la campagne. Pendant ce temps, Choupinounet est resté à Paris. (incroyable ! Tout le monde n’a pas deux mois de vacances !)
Parfois, nos appels téléphoniques se résumaient à :
Moi : « Salut, ça va ?
Lui : (musique assourdissante et éclats de rire en fonds sonores) - Ouais ! J’entends rien ! J’suis à une soirée là !
Moi : Tu t’amuses bien ?
Lui : - Ouais ! Y a plein de monde, c’est cool ! Bon, j’t’entends mal, je te rappelle demain ! Hips ! »
Pendant que Choupinounet boit du champagne avec des réalisateurs dans des soirées parisiennes branchouilles, je tricote en buvant de la verveine devant Stéphane Bern qui présente Henri 8 sur France 2. Ne riez pas, c’est véridique.
C’est pas que je m’ennuie, seule dans ma cambrousse, mais presque. J’attends les coups de fils de Choupinounet avec impatience.
Ca étonne beaucoup de gens, mais on ne se téléphone pas tous les jours. Selon Choupinounet, « avec toi, l’appel dure toujours longtemps. Je préfère qu’on attende tous les deux jours, on a plus de choses à se raconter. »
Je m’insurge !
Alors d’abord, téléphoner juste cinq minutes, ce n’est pas un problème, je ne suis pas du tout bavarde, mais alors pas du tout.
Secondo, comme le professeur Rollin, j’ai toujours quelque chose à dire de très intéressant.
Il m’arrive toujours des incroyables aventures comme vous le savez tous, qui ne sont absolument pas inexistantes. Non mais.
Tenez aujourd’hui par exemple (texte écrit le 21 août) en me promenant près d’une ferme, je me suis encore fait courser par un dindon. Ensuite, après un mois de résistance j’ai cédé et suis enfin allée chez le docteur pour ma conjonctivite : « très infectée ouh là là vous auriez dû venir plus tôt quand même. » J’ai donc failli me faire mordre par un dindon enragé et perdre (encore) un œil. J’ai risqué ma vie deux fois en 3 heures, c’est quand même pas rien, non mais.
Ne croyez pas non plus que je sois bêtement scotchée au téléphone en attendant désespérément qu’il sonne, et que dans ce cas là, je monopolise la conversation pendant ¾ d’heure. C’est même souvent l’inverse. Choupinounet me raconte longuement ses déboires de boulot : « Alors le boss veut Trucmuche comme réalisateur du film. Mais Truc est célèbre, alors forcément il demande trop d’argent. Alors j’ai proposé Bidule à la place etc.…
Evidemment, face aux histoires de Choupinounet, mes vacances à la campagne n’alimentent pas la conversation. Je ne peux pas raconter : « Non mais tu te rends compte ? Le temps est tellement sec qu’on n’a plus une seule courgette dans le jardin !» (Pourtant, je vous reparlerai de mystérieuses courgettes dans un prochain texte…)
Nan, mais à part ça, la campagne, c’est bien. On respire le bon air pur, on jardine, on voit des animaux sauvages…ça manque juste un peu de gens et de cinéma. Vivement la rentrée, Paris, la pollution, la foule, le boulot…
Photos : comme je me suis courageusement enfuie devant le dindon papillotivore, je n'ai pas pu le prendre en photo. Je vous mets à la place un mouton obèse, des vaches et un cheval. On va dire qu'ils ont un air de ressemblance avec l'oiseau, hein. Le même regard cruel, mais si !
30.08.2009
Dès que le vent soufflera, je repartira
Le bateau débarque dans une ville portuaire. On ne trouve pas de monuments à visiter, mais des centaines de magasins. Comme vous le savez, j’adore le shopping…
Il se met à pleuvoir. Me réfugier dans un café ? Ah non! On ne m’aura pas, je ne consomme pas ! Je ne suis pas une touriste de base !
Je préfère errer dans les rues, sous la pluie, pendant deux heures.
En Normandie, il pleuvait souvent, mais peu à la fois. Les minutes de pluie alternaient avec les éclaircies, et je passais mon temps à mettre et ôter ma capuche. A Jersey en revanche, c’est pas de la pluie de chochotte : deux heures sans discontinuer. Il pleut des cordes, ou comme disent les Anglais, des chats et des chiens. C’est là que je me rends compte que mon imperméable, comme son nom l’indique, laisse passer toute l’eau et me trempe jusqu’au os. Les Anglais, habitués, se promènent sans parapluie, en short et en tongs sous la pluie battante et les chaleureux 17°. Traduction: «De la pluie ? Où ça ? C’est impossible, on est en plein été, c’est la canicule voyons. La preuve, on s’habille comme tel. » Bien sûr moi je porte un pull en laine puisque c’est l’hiver dans ce patelin.
A part des Anglais à moitié à poil sous la tempête, on voit à tous les coins de rue des églises: anglicanes, baptistes, évangéliques… (Il faut beaucoup d’églises pour prier que le beau temps vienne. On peut aussi demander l'aide de Chritian, qui a des solutions contre la pluie. Comment ça, j'ai mal traduit la photo?)
On prend le car qui fait le tour de l’île. Oui, un car touristique. On a fait les touristes de base et on s’est fait avoir…comme des touristes. Le chauffeur nous arrête dans des lieux sublimes : château du 12è siècle, falaises à couper le souffle…je descends surexcitée, m’imaginant déjà crier «I'm the queen of the world!» au sommet du phare, ou crapahutée dans la lande en chantant la petite maison dans la prairie… Pourtant le chauffeur annonce: « 10 minutes d’arrêt pour prendre des photos ».
Meuh ? Je préférais me balader dans ces endroits splendides plutôt que d’errer trois heures dans une ville bondée de magasins dont je me fous éperdument ! Mais les promenades sont gratuites, pas le shopping. La randonnée ne fait pas fonctionner l’économie locale.
Il faut s’habituer à la conduite à gauche : « Aaah ! On est à contre sens, on va nous rentrer dedans ! » L’énorme car roule sur de minuscules chemins de campagne à flanc de falaise. A chaque tournant le conducteur doit klaxonner pour avertir les voitures : « SVP, on est là, ne nous poussez pas dans le ravin !». Le chauffeur portugais immigré en Angleterre nous parle en français avec un accent belge:« trrès durrr pourr le chauffeurr! » Il manœuvre difficilement dans les virages en épingle et tous les passagers l’applaudissent (sauf moi, trop occupée à m’agripper à mon fauteuil).
Je découvre que je suis la seule à posséder une ceinture de sécurité. J’en conclus que, sur 50 places, j’ai naturellement choisi la plus dangereuse : rangée du fond, place du milieu, face au vide de l’allée centrale. J’imagine qu’en cas de pépin, soit je passe directement par la vitre derrière moi et tombe dans le ravin, soit je roule dans toute l’allée du bus pour m’encastrer dans le pare-brise.
Eh ben on n’a même pas eu d’accident.
J’ai donc survécu à une traversée de la Manche à la nage en bateau de plaisance et à un périple sur une île déserte en V.T.T en car touristique. Je suis une vraie aventurière maintenant.
Dès que le vent soufflera, je repartira, dès que les vents tourneront, nous nous en allerons (de requins)
29.08.2009
C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme
Tin tin tin ! Moi la mer, elle m’a pris, j’me souviens, un vendredi…
On prend donc le bateau pour aller chez les English, à Jersey.
Première chose que je remarque à bord:
« Chouette ! Ya des trucs sur les sièges ! Des échantillons ? Ça se mange ? »
C’est en fait la notice de sécurité qui explique comment mettre son gilet de sauvetage au cas où le bateau coule. Rassurant. Je vois aussi un sachet blanc :
« C’est quoi ce sac ?
- C’est pour vomir. »
Décidément, charmant accueil.
Bien entendu, pour que ce soit plus drôle, la mer est démontée.
On s’installe d’abord derrière, mais comme on n’y voit pas grand-chose, on déménage devant. La vue est meilleure, mais ça secoue plus. Je me retourne vers Choupinounet : il est vert et tout crispé.
J’appelle l’hôtesse pour qu’elle lui donne une compresse humide, comme aux 2/3des passagers indisposés. Elle soupire et lève les yeux au ciel :
« C’est normal, vous avez changé de place pour vous mettre où ça tangue le plus ! »
Choupinounet retourne donc au fond du bateau. Je reste à l’avant pour profiter de la vue.
10 minutes plus tard, l’hôtesse revient, les poings sur les hanches :
« - Ah bah ! Bravo ! Vous l’avez laissé tout seul, malade, le pauvre ! »
J’acquiesce avec un grand sourire sadique et satisfait.
Hôtesse (plaisantant) : - Oui, vous pouvez être contente ! Je vous félicite ! »
Finalement, je suis gentille, j’accompagne Choupinounet dans son épreuve. (Officieusement, je commence à avoir mal au cœur moi aussi, chut, ne lui répétez pas)
Je crois que j’aurai préféré rester secouée à l’avant du bateau. A l’arrière, j’entends les gens dégobiller. Je plains fortement l’hôtesse : « Et ça consiste en quoi votre métier ?
- Passer entre les rangées pour donner des compresses fraîches et ramasser les sachets de vomi. »
Vraiment, charmante la traversée en bateau.
Le retour, en revanche, est moins périlleux. Il ne dure pas dix minutes, ni 2h10, ni 1h10 (heure réelle) mais environ 2 minutes 20. La mer est tellement calme et moi tellement crevée que je dors tout le long. Ce n’est pas le café que j’ai pris qui m’a tenu en éveil. J’ai vainement cherché la substance excitante dans mon gobelet d’1/2 litre. Les Anglais apparemment boivent des tonneaux de café, mais c’est du jus de chaussette aromatisé (noisette etc…) en France dans les bars, on nous sert trois gouttes de café pur dans une tasse, mais ça réveillerait un mort. Je préfère encore la chaussette anglaise…
Je vous raconte le départ et l’arrivée de Jersey. Faudrait peut-être que je vous raconte le milieu.
Demain, le tumultueux voyage en car (sans vomi cette fois !)
Quizz on connaît la chanson : qui est l’interprète du titre ?












