15/11/2012

Des titres éloquents

gaston dort.jpgJ’allume l’ordi. Il me signale : « il ya des icônes non utilisées sur votre bureau, souhaitez-vous les supprimer ? » Parmi elles, Microsoft word, qui me sert pour écrire mes billets.
Oui, bon, d’accord... je n’ai pas publié depuis longtemps, Electra râle encore… mais je peux sortir mes bonnes excuses habituelles : « je bosse trop » et son contraire « j’étais en vacances ».

Ma chef était désespérée de me voir partir en congé. « Comment allez-vous survivre sans moi » lui ai-je répondu en rigolant. Sauf qu’elle n’a pas ri et me regardait toujours comme si elle allait se jeter par la fenêtre. Je ne pense pas que son air signifiait : « Non Papillote, ne pars pas où je saute, on a trop de boulot ici ! » mais plutôt : « Non Papillote, arrête tes blagues ou je saute, j’en peux plus de ta chansonnite ! » J’ai pourtant résisté à l’envie de fredonner mon air de prédilection qui me venait à l’esprit, se prêtant admirablement à la situation : « reviens, on va vivre la main dans la main, c’est écrit sur les murs de la vie », ou bien encore celui d'Elsa, T'en va pas. Parfois je parviens tout de même à décrocher un sourire (par usure) voire même un éclat de rire (nerveux sans doute).

J’étais donc encore en vacances dans le trou perdu sans Internet ni canal +. Je n’ai pas pu écrire ni rattraper mon retard de films, mais j’ai eu le temps de lire quatre livres en quinze jours, c’est-à-dire autant que… les trois derniers mois. L’objectif des années précédentes « un livre par semaine » n’est plus qu’un lointain souvenir.
D’ailleurs je n’ai pas actualisé depuis presque deux ans ( !!!)  les colonnes du blog. « Je ne sais donc plus lire depuis 2010 » comme vous pouvez le constater à droite. Mes dernières lectures inscrites à gauche sont officiellement « une mort très douce » de Simone de Beauvoir,  et le très bon roman de Romain Monnery, « libre, seul et assoupi ».
Hum. Pas du tout évocateurs. Non non, le blog ne se meurt pas doucement, il est simplement assoupi.

dans la tete du tueur-.jpgLe dernier livre que j’ai réellement lu porte un titre tout aussi symbolique : « Dans la tête du tueur ». Ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas de Papillote achevant délibérément son blog, mais de l’enquête du gendarme traquant Francis Heaulme (contrairement à ce que le titre annonce, les motivations, la biographie et la psychologie du meurtrier ne sont pas très développées).
Je projetais aujourd’hui de lire l’autobiographie de Keith Richards. Ce titre pouvait annoncer le renouveau de ce blog : Life. Ha, ça vous en bouche un coin. Sauf que la bibliothèque ne le proposait pas, alors j’ai pris à la place une autre autobiographie dont j’ai souvent entendu vanter les mérites, mais dont je ne connais pas encore l’auteur, Annie Ernaux. J’ai donc emprunté cet après-midi son seul livre disponible, c’est-à-dire… La honte.
Non, ce titre ne signifie rien, rien de rien, je ne regrette rien, j’ai peut-être abandonné ce blog quelques temps mais j’ai fait plein d’autres choses à la place (comme traîner sur le net) comme aller voir des one man show, je vous en parlerai (un jour quand j’aurais le temps entre deux films).

23/09/2012

Une vache a mis le temps

chalet.JPGCa y est, samedi 22 septembre, c’est l’automne. Il fait officiellement plus froid et nuit plus tôt. Ce qui m’a fait chanter, lorsque j’ai fermé mes volets en avance car la lumière avait baissé Ce soir nous sommes septembre, et j’ai fermé ma chambre, le soleil n’y entrera plus
Sinon j’ai plus gai, un air que j’ai fredonné cet été. Donc pour éviter de penser à l’automne, espérons plutôt l’été indien comme dirait Joe Dassin, souvenons-nous des vacances d’été.

Fin août en montagne, comme il n’y avait pas de témoin, à part les proches qui me connaissent subissent déjà, je pouvais laisser libre cours à ma chansonnite aigue. Les cloches des vaches marquaient le tempo et les sentinelles marmottes poussaient leurs cris d’alarme à mon approche, qui signifiaient certainement : « planquez-vous ! La casserole arrive ! »  Je chantais de plus en plus fort en apercevant les crocus et les colchiques qui tapissaient le sol : « colchiques dans les prés, fleurissent, fleurissent, colchiques dans les prés, c’est la fin de l’été… LA FEUILLE D’AUTOMNE EMPORTEE PAR LE VENT… » (Vous pouvez cliquer sur le lien kitchissime du clip de Dorothée…)


titanic king of the world.jpgLa montagne me fait toujours cet effet. Il doit être provoqué par l’altitude, avec le manque d’oxygène, le cerveau est mal irrigué… ou alors les paysages grandioses me rendent euphorique. J’ai crié mon traditionnel « I’m the queen of the world !!! » en arrivant au sommet, cheveux au vent, à 2431 mètres d’altitude, avec un panorama à 360 degrés, bien mieux que Léo di Caprio.
Je voyais par exemple ce glacier. Avec le réchauffement climatique, les scientifiques prévoyaient dans le pire des cas sa disparition pour 2060. Ils ont revu leurs calculs, ce sera certainement pour 2040, voire plus tôt, si rien n’est fait pour limiter l’effet de serre…

animaux,montagne,chanson française


De l’autre côté, j’avais vue sur ces trois montagnes, dont ma préférée est bien évidemment la première à gauche, puisqu’elle se nomme… la tête de chat !  (On remarque les oreilles qui se dessinent sur la tête de profil).

animaux,montagne,chanson française


Devant moi, des vaches en liberté broutaient paisiblement. Jusqu’à ce qu’une famille débarque en 4X4…
Le plus jeune enfant, d’une dizaine d’années, se plante devant l’une de nos amies les bêtes qui font la tomme de Savoie et le lait de mon précieux cacao. Le gosse fait mine de lui refiler des coups de tête et des coups de pied pour qu’elle se lève, en tapant le sol et en gesticulant comme un torero. Cela sous le regard hilare des parents, qui filment la scène. La pauvre vache supporte ses agissements cinq bonnes minutes, jusqu’à ce qu’elle se dresse subitement, tête la première, cornes en avant, et charge le sale gosse. Celui-ci prend ses jambes à son cou et dévale la montagne comme un dératé en hurlant « mamaaaaaaaaaan ! ». Toujours sous le regard hilare de ses parents. Ma nièce de 6 ans conclut le spectacle par un « BIEN FAIT ! ».

Photo de notre héroïne (à droite) et de ses copines, avant que l'inopportun vienne troubler leur sieste :

animaux,montagne,chanson française

Ce qui me fait penser à cette vidéo, trouvée par le professeur Moustache. (voir le lien). D’ailleurs le deuxième tome de sa BD hilarante, adaptation de ce blog dont je suis fan, vient de sortir : « tu mourras moins bête, mais tu mourras quand même ».

Au premier temps de la vache,
Toute seule, dans son pré, elle est là,
Au premier temps de la vache,
Ya le gosse, ya la bête et ya moi…
Et le gosse qui bat la mesure,
La vache qui mesure sa proie,
Et la vache qui bat la mesure
Lui meugle lui meugle tout bas :

Une vache a mis le temps
Elle s’offre encore le temps…

Le 21 décembre pour l’arrivée de l’hiver, j’évoquerai peut-être mes vacances de cet été à la mer. Enfin, si ce n’est pas la fin du monde prévue par les Mayas.

Petit quiz on connaît la chanson, quelles sont les deux chansons parodiées et leurs interprètes ?

13/05/2012

Le retour de Gaston Lagaffe

gaston-bureau-gaffes-gros.jpgCoucou ya quelqu’un ?
J’étais à la cambrousse dans mon trou perdu sans Internet. D’ailleurs je reviens ici et la connexion foire par intermittence, ou ne fonctionne pas des jours entiers. Sans doute parce que j’ai frit, j’ai rien compris.

Mon boulot pourri était enfin achevé (je faisais des petites croix sur le calendrier, comme un prisonnier sur les murs de sa geôle). Mes quatre collègues embauchés en même temps que moi se réjouissaient :
« J’ai JAMAIS fait un travail aussi nul et mal rémunéré !
-    Oui mais c’est pas sûr que l’intérim nous trouve autre chose !
-    Ca ne peut pas être pire ! On ne peut pas être moins payés ailleurs, vu qu’on est au smic, sans aucun avantage à côté, même pas d’indemnités repas… »

Pourtant, une semaine avant la fin de mon contrat, le DRH me dit :
« Comme on a encore du travail, on va garder une seule personne. On a sélectionné celle qui avait le plus fourni d’effort, et c’est vous. Vous êtes contente hein ?
Moi qui bosse le plus ? ! Mes collègues ne foutaient vraiment rien ! (Bientôt sur vos écrans : la saga « la folie des glandeurs », j’ai déjà écrit 5 chapitres).
J’ai envie de lui répondre: « Attendez, je téléphone à l’agence d’intérim girlpower pour savoir s’ils n’ont rien de mieux à me proposer », mais je n’ose pas.
- Bon le travail n’est pas terrible (c’est le chef lui-même qui le dit hein !) mais c’est toujours ça…
- Et ce serait pour combien de temps ?
- Pour deux mois, mais vous pouvez prendre une pause, le travail n’est pas urgent,  je sais qu’il est difficile, faut souffler un peu... (Pourquoi tant de sympathie ? J’étais à deux doigts de lui demander des congés payés et de me payer le train. Il ne trouve personne d’autre à embaucher ou quoi ?)
-Je peux prendre combien de temps ?
-Autant que vous voulez ! Une semaine, 15 jours… Vous revenez quand ça vous chante ! »

gaston mange.gifEn mai, fait ce qu’il te plaît. Je suis donc partie longtemps… Puis j’ai calculé que dans ma cambrousse, ma mère me nourrissait très bien et gratos (j’ai enfin pu remanger de la viande régulièrement) (et des gâteaux maison) (j’ai pris deux kilos) (un estomac sur pattes ne peut résister aux tiramisu, tarte au citron meringuée, brioche à la praline.) Je ne dépensais quasiment rien (pour vous dire, j’ai oublié le code de ma carte de retrait !)
Bien évidemment, il a plu tous les jours, mais je me suis obstinée à me balader quand même dans la cambrousse (« mais si regarde, un rayon de soleil ! ») Je finissais 500 mètres plus loin par m’abriter sous les cabanes pendant les averses de grêle (« nan mais ça va pas durer… »). Effectivement l’anticyclone est enfin arrivé, 15 jours après, deux heures avant mon départ, avec 30 degrés et grand ciel bleu.
J’ai décidé d’aller me promener, même si je risquais de rater mon train, le dernier de la journée (j’avais tellement hâte de retourner bosser le lendemain). Je n’étais pas la seule visiblement à vouloir profiter de la chaleur.

gaston_lagaffe_campagne.jpgAprès 10 mètres dans l’herbe haute, une couleuvre est sortie pour me siffler dessus. Je suis repartie en hurlant dans le sens inverse « haaaaa un serpeeeent !!!! » prête a courir jusqu'à mon train 15 km plus loin (idée pour vous remettre au sport : mettez un monstre derrière vous). Mais mon frère a rigolé : « c’est rien, il suffit de taper des pieds pour les faire fuir ! » Indiana Jones s’est taillé un chemin dans la jungle hostile à l’aide de son fouet bâton. Je n’ai pas voulu faire la chochotte et je l’ai suivi. On a encore croisé une couleuvre et j’ai entendu plusieurs fois des glissements derrière mes pieds. Brr.
J’ai pensé trouver refuge dans les bois, sans compter sur nos autres amis les tiques, qui se laissent tomber des branches pour s’accrocher au cou des passants, leur sucer le sang et éventuellement leur refiler la terrifiante maladie de Lyme.
Après avoir scruté et tapé le sol pendant deux kilomètres à l’aller, j’ai donc guetté le ciel, les bras repliés sur la tête pendant les deux kilomètres du retour. Pour faciliter la tâche, beaucoup de branches étaient arrachées et nous frôlaient les cheveux, à cause de la grande tempête que la région a subie (le vent a détaché la gouttière du toit et ma chambre est située juste en dessous. J’ai déménagé à deux heures du matin en réveillant toute la famille : « le ciel me tombe sur la tête ! »)

gaston tortue.jpgHostile la nature. Enfin, je préfère toujours affronter les serpents et les tiques que la vie parisienne. Je n’avais même pas posé les pieds à Paris, que la voyageuse devant moi, s’apprêtant à passer la porte du train, me regarde d’un air méchant et me crie : « roh ça va hein !
-Meuh ?
-Oui ben vous voyez bien que je descends !
- M'enfin, je n’ai rien dit !
Elle s’énerve :-mais c’est pas possible ces gens, j’en ai marre !
Je jette un coup d’œil interrogateur pour voir si quelqu’un a compris la scène, mais les autres me répondent d’un regard blasé. Ils voient ça tous les jours. Un homme peste « bon on peut descendre ?! » et la femme se met à hurler de plus belle en gesticulant, bouchant la seule issue. Un type la pousse violemment et se faufile par la sortie, renversant les bagages de la femme, qui reste interdite. Les autres voyageurs le suivent. Comme je ne veux pas sortir lâchement, je relève brièvement une des valises de la femme, mais au lieu de me remercier elle m’arrache l'objet des mains. Elle a dû penser que j’allais le voler.

Le lendemain matin, je retrouve la joie du métro bondé aux heures de pointe, où chacun se rue sur les places libres comme si des billets de 200 euros étaient posés dessus. Une station avant mon arrêt, j’entends la voix automatique : « en raison d’un incident technique… » J’arrive donc avec 20 bonnes minutes de retard pour mon premier jour de boulot.

En poussant la porte de l’open space, les collègues me lancent :
-T’es enfin de retour, c’est pas trop tôt !
- Je vous ai manqué ? C’est vrai sans moi ya plus d’ambiance !
Le chef me lance un sale œil. Il n’apprécie pas vraiment mon humour ni mes chansons. (Ce qui fait que j’en rajoute toujours trois couches.)
 - Tu nous as pas ramenés le soleil !
- T’as apporté quelque chose à manger?
-Non pourquoi ?
- Ah ben sympa ! Moi j’étais en Bretagne la semaine dernière et j’ai ramené des galettes !
- Et moi j’ai aussi fait le pont et j’ai ramené du far breton !
- Je repars si vous voulez ! Pour ramener un saucisson de Lyon?
- c’est nul… »

gaston gaffophone.jpgJe m’installe devant mon écran. Quand j’écris mes deux mots de passe, l’ordinateur énonce un gros BIP de mécontentement.
Au bout du sixième bip, le chef soupire. Je peux lire très clairement ses pensées : « on a eu 15 jours de tranquillité, mais ça y est Gaston Lagaffe est revenu et me soule dès la première minute… »
Je tente un timide : -Euh… je crois que j’ai oublié mes codes d’accès…
Prunelle se lève comme s’il portait toute la misère du monde (il m’a déjà sur le dos) et s’approche de mon écran. Il a vite compris que j’étais une mémé face aux nouvelles technologies : le premier jour de boulot, je n’ai pas su allumer l’ordinateur. Je ne connaissais pas ces unités centrales qui se collent sous l’écran ! Mémé possède un ordi vieux de 8 ans qui fait le bruit d’une locomotive du Far west et met deux plombes à démarrer.

- Vous avez peut-être appuyé sur la touche des majuscules?
Très fière de ma gaffe : - Ah non non, j’ai tout simplement oublié mon mot de passe, hihi !
Quelle idée aussi de nous imposer des codes secrets impossibles à retenir, à base de suite de lettres et chiffres incompréhensibles comme XbKj-3_487gv.
-Vous ne l’avez pas noté sur le carnet qu’on vous a donné ?
-euh… je l’ai oublié aussi.. (bonjour ! je viens au boulot les mains dans les poches ! mais je n’ai pas oublié le plus important : mon casse-croûte.)
J’entends nettement Fantasio grincer des dents : -bon, je vais téléphoner à l’informaticien …
gaston prunelle.jpgComme d’habitude, toujours les pieds dans le plat, je fais de l’humour: - haha, je crois que j’ai encore besoin de vacances ! » (En fait je suis aussi rouge de honte et des gouttes perlent sur mon front)
Pendant la récupération du mot de passe, comme je n’ai rien d’autre à faire que d’attendre, j’ose poser la question qui me taraude :
-et sinon, rassurez-moi, ici, le lundi de Pentecôte est bien férié? »
J'imagine Prunelle grommeler "rogntjdjû". Un jour je le dériderai, si si.

Le soir, comme j’ai perdu une heure de travail entre le métro bloqué et le mot de passe d’ordinateur oublié, je dois logiquement bosser plus longtemps. Il ne reste plus que moi et le chef. Ce dernier met sa veste: « Vous fermerez la porte à clé quand vous partirez !
-    Ah… c’est que… j’ai aussi oublié les clés du bureau… »


Je pense que le chef va m’offrir un billet pour Lyon sans le retour.

 

Et vous, vous avez fait le pont ? Bientôt les vacances ?


03/01/2012

Le père noël n'est pas une ordure

noel 2011.jpgMoui moui je sais, la rentrée, la nouvelle année, les bonnes résolutions etc… Pour une fois, je n’ai pas envie de citer mes cadeaux de noël, mes objectifs à tenir  (que je ne suivrai pas), faire le bilan... On peut faire comme si 2011 n’avait pas existé, ni vu ni connu on passe à autre chose ? Comme dirait Chandler, « imagine que Martin Luther King ait dit "j’ai fait un rêve… mais j’ai pas envie d’en parler». Ben moi c’est un peu pareil (en fait j’ai surtout fait des cauchemars). Laissez passer les rêves, j’irai au bout de mes rêves là où la raison s’achève, ce rêve bleu je n’y crois pas c’est merveilleux.

litchi table.jpgBon d’accord, je parle de noël... J’ai bien mangé, j’ai bien bu, j’ai la peau du ventre bien tendue (et deux kilos de plus). Les chats en ont bien profité aussi. Ils sautaient sur la table pour renifler nos assiettes. (Sur la photo, Litchi reluque le canard). Ma mère ne se formalisait même plus (mais on sait tous qui sont les vrais maîtres de la maison).
En revanche, chez mon frère, les chats qu’il a trouvés ne dominent pas encore: regardez-les dehors, devant la cuisine, sentant et voyant à travers la vitre la pintade et la terrine de poissons en train de cuire… Ils implorent, debouts sur leur petites pattes, qu’on leur ouvre la porte pour leur donner à manger… (On leur a laissé le gras conséquent de la viande et la peau des poissons, qui remplissaient bien un repas entier. Bref, c’était aussi noël pour les chats.)
chats trouvés mangent.jpgAu fait, sur tous les chats que mon frère a recueillis, deux générations, les deux mères ont disparu (j’ai lu dans un livre qu’elles partent souvent quand les chatons sont sevrés, la mère de Papillote a fait pareil) Mon frère a réussi à en donner deux, les plus beaux et les plus câlins… Il ne lui reste donc plus « que » quatre chats. Plus un cochon d’inde et un poisson rouge. C’est l’arche de Noé chez lui. D’ailleurs les chats apprécient la proximité de leurs proies favorites... J’en reparlerai bientôt…

Voyez mon beau sapin, roi des forêts, décoré le 24 décembre à 22h30, juste avant de manger ma bûche d'anniversaire... (mieux vaut tard que jamais).

papillote heureuse.jpgQuand Papillote était petite, elle s’amusait à sauter dedans pour faire tomber et casser toutes les boules, mais maintenant le panda obèse n’a plus envie de pratiquer le kung-fu et préfère dormir toute la journée. Vous pouvez vérifier sur les photos, où le chat prend toute la place sur le canapé pour ne laisser que le coin à ma mère. Quand j’essaie de déplacer le panda pour avoir au moins 30 cm pour m’asseoir, ma mère se désole « oh ! T’as réveillé Papillote ! Elle dormait si bien !) On ne sent pas vraiment le chat malheureux, mal nourri, délaissé par ses maîtres… non ? Tout le monde veut devenir un cat... (sur la deuxième photo, Papillote entrouve un oeil qui signifie : "Qu'est ce que tu me veux ? Tu crois tout de même pas que je vais me bouger non ? Tu vois pas que tu déranges ?)

papillote canape.jpgPour les cadeaux, ben, en digne estomac sur pattes, j’ai surtout reçu de la bouffe et de quoi cuisiner. Les fameux cadeaux utiles : une poêle parce que j’ai cramé la mienne, trop concentrée sur le film que je regardais (Hot Fuzz) j’ai oublié de surveiller mes patates. Il ne me restait plus qu’une minuscule poêle où tient à peine un œuf au plat, et une gigantesque pour une famille de 4 personnes (je vous laisse deviner laquelle l’estomac sur pattes utilisait).
Comme chaque année au moment du départ, ma mère m’a rempli ma valise de nourriture. J’ai donc retrouvé coincés au milieu de mes pulls des pots de confiture et de crème de châtaignes maison... Même en ayant vidé ma hotte de père noël (j’aime beaucoup offrir des énormes livres que je dois trimballer ensuite sur 500 km) ma valise était encore plus remplie au retour, avec une boîte de canard du sud ouest de 800 grammes, deux kilos de noix du jardin (deux kilos que l’écureuil me piquera pas, non mais !) un kilo de miel, des sachets de chocolats et de papillotes, une bouteille de génépi…
 J’ai reçu aussi une « liqueur du vieux garçon » faite par ma mère (vieux garçon ? comment je dois le prendre ?) La recette est très simple : rajoutez couche après couche, au fil du printemps et de l’été, les fruits en excédant dans votre jardin ou chez votre primeur, en recouvrant d’eau de vie et de sucre… Laissez mariner une saison, vous pouvez boire à noël. (Ma mère m’a fait un mélange de groseilles, cassis, pêches, prunes, raisins, pommes et poires du jardin). Elle a reçu en cadeau (gagné avec un abonnement magazine) 24 chansons de noël et un double CD des choeurs de l'armée rouge. J'ai été ravie d'écouter Tino Rossi et ses compères toute la soirée du réveillon. (mais ils n'ont pas réussi à m'écoeurer de la dinde).

Pour les bonnes résolutions, me remettre au sport quotidiennement (ces derniers mois je n'en faisais plus qu'une ou deux fois par semaine, l'hibernation sans doute), me remettre à lire un livre par semaine comme les années précédentes (en 2011 je devais en lire un par mois), faire plus de sorties culturelles (dommage d'habiter Paris et de pas en profiter). Manger moins est un objectif bien entendu que je n'ai jamais réussi à tenir.

Pour les bonnes résolutions bloguesques, j’ai encore écrit régulièrement cette année, et même tous les dimanches (lorsque j’avais internet) une rubrique télé. Pourtant j’ai aussi rédigé une cinquantaine (!) de billets jamais publiés, des anecdotes liées à l’actualité souvent… Je ne risque pas de fermer ce blog « parce que je n’ai plus rien à raconter » comme le font parfois certains, car comme vous le savez, je suis comme le professeur Rollin, j’ai toujours quelque chose à dire. J’avais proposé l’an passé d’évoquer les livres que je lis, bonne résolution suivie à la lettre comme vous avez pu le constater… Je  ne vous promets pas de me rattraper… Je vais tenter de faire une nouvelle rubrique régulière, de musique, particulièrement bande originale de films (et je ne parlerai pas que de McCartney, promis !)

Et vous, ces fêtes ? Je suis curieuse de savoir ce que le père noël vous a apporté, de quels plats succulents vous vous êtes goinfrés, vos anecdotes amusantes… Racontez-moi dans les commentaires.

07/09/2011

A la campagne, partir élever des chèvres

campagne.jpgAllons à la campagne
Et oublions Paris
Cherchons à la campagne
Le vrai sens de la vie ! (photo de ma cambrousse : c'est vert hein ? Merci à Cristophe pour la chanson proposée)

La semaine dernière, j’étais donc en vacances dans mon patelin perdu sans ordinateur ni Internet.
Au lieu de me lever, comme chaque jour à Paris, en m’angoissant : « Vais-je trouver des offres d’emploi ? Va-t-on enfin me répondre ? »
A la place, mes questions existentielles étaient : « On accompagne le brochet que mon neveu a pêché avec du Touraine ou de l’Anjou ? Je mange mon sorbet cassis maison avec le coulis de mûres ou de cerises ? »
Plutôt que de me rendre chez le primeur de Paris, toujours bondé, qui vend 3 euros 50 la barquette de framboises, je n’avais qu’à tendre la main dans le jardin pour ramasser à profusion des mûres, framboises, groseilles, cassis, fraises, pêches, pommes, raisins, poires, prunes et autant de légumes.
Mais je vous rassure, si à la campagne on se nourrit presque gratuitement, je ne vais pas encore traire une chèvre pour faire mon propre fromage, et je me vois mal aller découper une vache dans le pré du voisin pour me faire un steak.

A la campagne
Y'a toujours un truc à faire
Aller aux champignons
Couper du bois, prendre l'air

Plutôt que de me dire : « bon, je vais me forcer à sortir, affronter la foule, le métro. Je vais où ? Donner mon C.V à une énième agence d’intérim ? Au pôle emploi pour leur dire de se bouger ?  À la CAF pour me résoudre à demander le R.S.A ? »
A la place je me disais : « bon, je vais où ? Voir la chouette chevêche qui niche dans le même grenier en haut de la colline depuis des générations ? Voir les chevreuils au bord de la rivière ? Entendre le coucou dans la forêt ? Voir les nouveaux poussins et chevreaux dans la ferme qui vend des supers fromages ? »

vache cambrousse.jpgA la campagne
Y'a toujours un truc à voir
Des sangliers, des hérissons
Des vieux sur des tracteurs

A Paris, depuis ma fenêtre j’ai vue sur l’immeuble gris d’en face, sans même apercevoir un coin de ciel. A la cambrousse, je voyais les arbres, les fleurs, la rivière. Chez mon frère, je contemplais le lac, les collines et parfois même des chevreuils.
campagne,travailler à la campagne,chanson française,animauxA Paris, j’entends les voitures qui klaxonnent la journée et les poivrots qui braillent sous mes fenêtres la nuit. A la campagne, j’entendais les oiseaux le jour (42 espèces différentes se nourrissent aux mangeoires du jardin !) et la nuit j’entendais le chat huant (« hou hou hou ! ») et les crapauds accoucheurs (le docteur Toutou décrit par la Hulotte, le journal le plus lu dans les terriers : le mâle fait « tou » comme une flûte de pan pour attirer la femelle)
A Paris, je sens l’odeur des pots d’échappement, du soufre et des œufs pourris dans le métro (ah, la station Madeleine..). A la campagne, je respire le parfum des fleurs et du foin fraîchement coupé, intensifié la nuit.

Plutôt que de passer mes journées derrière un ordi, rédiger des lettres de motivation qui ne seront pas lues, écrire des textes que je ne publierai pas, puis passer mes soirées devant canal + cinéma, à la campagne je passais mes journées sur ma chaise longue dans le jardin, à lire des romans et essais passionnants (le dahlia noir, Marilyn Monroe…) un chat ronronnant sur les genoux. Je passais mes soirées à me goinfrer autour du barbecue, à faire des parties de ping-pong, de scrabble ou de dames chinoises.

Dorlotée et goinfrée par ma mère (j’ai pris 3 kilos en 15 jours) j’ai seulement dépensé une dizaine d’euros : en achetant le programme télé, du pain et en prenant un nouveau billet T.G.V pour prolonger mon séjour... J’ai tellement peu dépensé que j’avais oublié le code de ma carte de retrait…
Quand je suis rentrée sur Paris, ma valise chargée de bouffe (j’ai empuanti tout le wagon TGV avec mes fromages et mon pâté de tête) il faisait douze degrés de moins et il pleuvait. Les premiers trucs que j’ai faits, étaient de payer le loyer, faire la queue au Pôle emploi, prendre rendez-vous pour des prises de sang effrayantes (pas la piqûre !) répondre à des annonces.

J’ai hésité à reprendre le TGV en sens inverse. Je pourrai peut-être, en guise de boulot, élever des chèvres. Mais on ne gagne pas bien sa vie et « il faut se lever très tôt et travailler dur ».
Puis à la cambrousse, on capte mal canal +. Et il n’y a pas de bibliothèque.

Enfin, si, ils ont enfin construit une médiathèque. J’ai passé mes étés d’enfance dans un minuscule local à côté de l’église, tenu par des vieilles bigotes, qui louaient pour 2F50 des livres poussiéreux (aucun classique, essentiellement des BD, des policiers ou des romans d’amour niais.) Il proposait si peu de bouquins que je crois les avoir tous lus (sauf les romans d’amour niais).
Quand on a annoncé la construction d’une médiathèque, j’ai immédiatement proposé mon C.V. On m’a rétorqué qu’elle ne serait tenue que par des bénévoles, seulement deux après midis par semaine. Alors je boycotte ce lieu. Les jeunes comme moi ne trouvent pas de travail, et quand on pourrait enfin leur en fournir un, on demande de bosser gratuitement ?
De la même manière, à Paris, je vais régulièrement à la mairie déposer mon C.V, demander s’ils ont des offres d’emploi même pour vacataires, etc. A chaque fois ils me disent qu’ils n’ont rien à me proposer.
Et là, dans le journal local, je vois une vieille retraitée qui se vante de faire bénévolement du secrétariat pour l’arrondissement, « pour s’occuper et se rendre utile ». Et ils sont une quinzaine à l’accompagner ! Ah ben forcément, la mairie ne risque pas d’embaucher les jeunes si les vieux bossent gratuitement… Mais s’ils veulent s’occuper, ils n’ont qu’à prendre des cours de poterie ou de tricot ! S’ils veulent se rendre utile, ils n’ont qu’à participer à des associations ou aider les restos du cœur, mais pas piquer le travail des chômeurs… S’ils refusaient de bosser pour des prunes, la mairie serait bien forcée de payer des gens pour faire le travail, et moi je pourrais enfin gagner ma vie, car je vous rappelle que je n’ai même plus d’allocations.

C’est la rentrée, mais j’ai un lot de consolation : c’est aussi le retour du petit journal de Yann Barthès… (j'en reparle demain)

campagne jardin.jpgA la campagne
On dit qu'on voudrait rester
Quitter Paris, le bruit,
Le stress et la pollution
A la campagne
C'est la fête aux clichés
La qualité de vie
Et le rythme des saisons

Et vous, comment se passe votre rentrée ? Aimez-vous la campagne ? Quiz on connaît la chanson : quelles sont les deux chansons citées et leurs interprètes ?

24/12/2010

You say it's your birthday !

Beatles_birthday.jpgAujourd'hui, c'est le grand jour !

Quoi noël ? on s'en fout ! C'est mon anniversaire !!!

You say it's your birthday !
It's my birthday too, yeah !
They say it's your birthday
We're gonna have a good time !
I'm glad it's your birthday
Happy birthday to you !

Yes we're going to a party party
Yes we're going to a party party
Yes we're going to a party party

I would like you to dance (Birthday!)
Take a cha-cha-cha-chance (Birthday!)
I would like you to dance (Birthday!)
DANCE !!!!!!!

Cliquez sur la vidéo en rose.
Vous remarquerez que les paroles sont très élaborées, même moi je les comprends.

Sinon, pour l'autre "petit évènement"...

"petit papa noël
quand tu descendras du ciel...
Retournes-y vite fait bien fait
Avant que j'te colle une droite
Avant que j't'allonge une patate
Qu'j'te fasse une tête au carré !"

oh, ça va, je plaisante...
Quiz on connaît la chanson : qui chante et quel est le titre ? (une amie blogueuse l'a également cité, mais honte à moi, je ne retrouve plus où!)

ou sinon, écoutez cette chanson. (Merci professeur Debbie de m'y avoir fait penser)

Et vous, qu'avez-vous prévu pour le réveillon ?

15/12/2010

Les vacances de Mr Bean (suite) (sans fin)

 

Aventure__c_est_l_Aventure.jpgSuite des souvenirs de vacances pour LMO.

Vous croyez qu’en vacances, je me souviens des monuments et lieux célèbres visités ? Que nenni, en bon estomac sur pattes, mes meilleurs souvenirs sont liés à la nourriture.

Je fais beaucoup de randonnées en montagne, et ce qui les différencient pour moi, ce sont les repas que j’y ai pris.
-C’est où déjà qu’on a vu une magnifique cascade ?
- Dans le Queyras, on avait mangé des croquants juste avant. Mais il y en avait une aussi à Arêches Beaufort, on a acheté du fromage…

En Bretagne, je me souviens surtout d’avoir dévoré des doubles galettes à la saucisse avec un pichet de cidre entier. J’ai aussi adoré manger avec les autochtones en chantant « hissé ho ! santiano ! » à la fête du maquereau (qui avait lieu le même jour que le concours de miss t-shirt mouillée d’ailleurs)
troisième guerre.jpg- A l’inverse, le pire souvenir reste le jour où on a oublié le pique-nique sur les plages du débarquement en Normandie. J’ai juré comme un charretier en donnant des gros coups de pied de rage dans les trous d’obus et les bunkers, traumatisant tous les gens présents. J’étais à deux doigts de déclencher la troisième guerre mondiale.
- Je me souviens aussi du restaurant où j’ai demandé une soupe de poissons et où le serveur m’a apporté à la place un crabe. J’ai mis 1h30 à le décortiquer, sous les rires des habitués qui tentaient en vain de m’expliquer, mais je ne comprenais pas leur accent.
- Je me rappelle de la vegetable pie en Angleterre, que j’ai bêtement traduit par « tarte aux légumes » et qui s’est avérée une espèce de truc mou et gluant (de la purée au fromage ?) couvert de sauce indéfinissable.

En vacances, mes meilleurs souvenirs sont aussi liés aux gentils n’animaux que je croise :
- Les bouquetins, les chamois et le gypaète barbu dans les Alpes (à ne pas confondre avec la galinette cendrée des Inconnus)
- La balade sur un mulet, qui a décidé de faire la grève des transports et de bloquer son passager en plein milieu de la voie…
Bibifoc.jpg- J'ai été en baie de Somme UNIQUEMENT pour les phoques. En les voyant enfin, le tout dernier jour avant de prendre la voiture, j’ai chanté à tue-tête, euphorique : « Bibibibibibibibifoooc, dans la baie de Somme, le roi des phoques »  la chanson du dessin animé (cliquez sur le lien). Les nombreux touristes me regardaient bizarrement. Ils ne devaient pas connaître le club Dorothée.

varicelle.gifJe peux aussi raconter mes vacances de noël. Comme je trouve que ce n’est pas assez la poisse d’être née le 24 décembre, je me rajoute des maladies originales pour fêter l’évènement : en 2008, un doigt coupé et une opération la veille de mon anniversaire. J’ai supplié le chirurgien : « Laissez-moi sortir ! je veux pas dormir à l’hôpital, c’est mon anniversaire ! » J’ai quand même dû y retourner le lendemain car ma main était toujours anesthésiée (ce qui n’est pas pratique pour ouvrir les cadeaux et manger la bûche).
Je vous ai déjà raconté ma varicelle à noël 2007, et comment je suis immortalisée sur toutes les photos familiales avec la gueule couverte de boutons et de croûtes (non, je ne vous montrerai pas !) Cette semaine j’ai encore frôlé l’opération sous anesthésie générale et les vacances paralysées,  mais le petit ennui s’est réglé à force de soins.

- Cet été j’étais à Londres, or Mémé et princesse Papillote n’a jamais quitté son pays, a ses petites habitudes, ne parle pas un mot d’anglais et est une fine bouche. Je n'ai donc pas mis ma montre à l’heure anglaise, n’ai pas prononcé un mot d’anglais, même pas hello goodbye comme dirait les Beatles. Je parlais français à mes interlocuteurs comme s’ils pouvaient me comprendre. Je suis passée pour une hurluberlu en me faisant remarquer au premier coup d’œil, ou plutôt au premier mot partout où j’allais. J’ai bien évidemment failli mourir d’indigestion à force de manger des haricots et des saucisses noyés dans la sauce tomate tous les matins.

A Londres, cette ville extraordinaire, ce que j’ai préféré, ce ne sont pas les promenades en ville, les tenues vestimentaires cool et colorées, Buckingham palace, Big ben et tous les monuments célèbres et majestueux. Non, c’est un simple passage clouté.
abbey-road.jpgCelui d’Abbey road, devant les studios d’enregistrement des Beatles. Les 4 garçons dans le vent se sont fait prendre en photo en train de traverser le passage et cette image illustre leur album Abbey road (ils ne se sont pas foulés les pieds sur le coup). C’est la pochette de disque la plus parodiée de tous les temps. Il a bien fallu que j’y aille pour donner ma propre version.
La plupart des fans ne passent que 10 minutes sur le lieu, juste le temps de se faire photographier sur le passage piéton, car il n’y a rien à voir. J’y ai passé 1h30. Le temps que Choupinounet me mitraille 250 fois de photos, pour ne garder au final qu’une seule correcte, où je traverse dans le mauvais sens.

En partant, j’ai dit : " bon, je me suis tapée la honte à traverser 70 fois le passage, à bloquer la circulation en prenant des poses ridicules, mais au moins personne ne m’a vue. "

En rentrant à Paris, en écrivant « abbey road » sur internet, je suis directement tombée sur le site officiel. On peut y voir, en direct et 24h/24, les images d’une caméra braquée sur le passage clouté. Des milliers, des millions, des MILLIARDS de gens ont donc pu m’observer me ridiculisant pendant 1h30.
J’espère que le site efface les archives.

Si je me lance dans mes souvenirs de vacances honteux, je peux écrire un roman…

En relisant le texte de LMO, je vois qu’on a une chance par souvenir raconté. Vu que j’ai relevé une vingtaine d’anecdotes, vous croyez que j’ai 20 chances de remporter une toile ? Parce que j’en veux une moi !

Et vous, vos souvenirs de vacances ? Avez-vous vécu des moments similaires ?

Si vous avez le bouquet canal, l'aventure c'est l'aventure passe en ce moment.

 

Vous pouvez également tenter de gagner le concours de LMOtransformer le dessin de votre enfant en déco pop, sur une toile ou un coussin (cliquer sur le lien) 


14/12/2010

Les vacances de Mr Bean

vacances-de-mr-bean.jpgLMO nous demande de raconter un souvenir de vacances, pour avoir la chance de remporter une photo géante de Bonjour toile.
Le problème, c’est que si vous relisez le titre de mon blog, chaque évènement anodin se transforme pour moi en une montagne de péripéties. Une aventure qui m’est incroyable, mais inexistante pour les gens normalement constitués.
Comme le professeur Rollin, j’ai toujours quelque chose à dire sur tout.

Alors, sélectionner une seule anecdote parmi toutes mes vacances… il m’est arrivé tellement d’aventures inexistantes cet été que l’ampleur de la tâche m’a découragé. J’ai écrit deux notes, en deux pages, et je n’en n’étais qu’au deuxième jour de mes vacances. Sur 60. Alors, comme souvent, j’ai abandonné.
Pourtant, je vous assure, il m’en est arrivé de belles, puisque :
 

J’ai le don de me retrouver dans des lieux improbables
Qui a décidé que, pour les premières vacances qu’elle organisait toute seule comme une grande, s’installer une semaine dans un bled  de 400 habitants au fin fond de la Picardie, à 25 km du premier lieu "touristique" (le musée des serrures, ouvert sur demande le samedi entre 14 et 18 heures) était une super bonne idée ? Oui, c’est bien moi.

petite maison prairie.jpgJ’ai le don de dire la bourde qu’il ne faut surtout pas dire :
- A 4 ans, en vacances dans le massif central, en voulant imiter le générique de la petite maison dans la prairie (les filles qui descendent en courant la montagne, voir le lien en rose) je me suis étalée comme une crêpe dans les orties. J’étais couverte d’énormes boutons, d’herbe et de terre. Mon frère tout timide a osé demander à une ferme si je pouvais me nettoyer. J’avais réussi à être forte en ne pleurant pas. Pourtant, en voyant la fermière venue bien gentiment me secourir, j’ai crié face à ses énormes cheveux qui frisaient tout droit sur la tête : « Nan ! Me donne pas à la sorcière ! »

J’ai le don de faire le truc qu’il ne faut surtout pas faire :
- A 6 ans, en visite avec un voyage organisé de 50 personnes dans une usine de fromages à Beaufort, un ouvrier est venu interrompre le guide pour dire : « y’a une petite fille qui est en train de dévorer tous les fromages là ». Ma mère m’avait pourtant bien expliqué qu’après la longue visite ennuyeuse, on aurait le droit de manger des fromages ensuite. J’avais juste pris un peu d’avance sur l’horaire et pas compris qu’il fallait payer pour manger...

J’ai frôlé la mort :
- Cet été en Bretagne, lorsque les phares de mon vélo se sont éteints subitement en pleine route et nuit noire, au milieu des voitures et sous la pluie. Il ne manquait plus que la dame blanche.

brice de nice.jpg- En disant, en vacances avec des amis à Cannes : « fastoche, j’atteins sans problème la bouée qui est à 100 mètres ! » et en me retrouvant submergée par une énooorme vague. On était en Méditerranée, où les vagues n’existent pas, mais je vous assure qu’il y en avait une rien que pour moi ! (mes copains m'ont surnommé Brice de Nice, celui qui voit des vagues où il n’y en a pas)

cliffhanger.jpg- En me retrouvant bloquée au « roc d’enfer » sur un passage de 20 cm de large, à flanc de montagne, à 1200 mètres d’altitude. Un panneau précisait « attention, danger, risque d’éboulement». Un randonneur avait fait une chute mortelle à cet endroit. Comme on dit parfois des gens au seuil de la mort, je ne voyais pas défiler ma vie sous les yeux, mais toutes les images de film catastrophe se déroulant en montagne : La mort suspendue, Vertical limit et Cliffhanger, accrochez-vous. Je ne montrais pas le courage ni le panache de Stallone s’agrippant avec une seule main au rocher en sifflotant (photo). J’étais plutôt à quatre pattes en train de chouiner : « nan, j’ai peur ! »

Bien sûr, je n’ai jamais pris l’avion, cet engin de mort.  Ma présence à bord annoncerait une catastrophe imminente. (Par contre j’ai bien vu le film Destination finale où tous les passagers meurent dans l’explosion au décollage)

Demain matin, la suite avec mes meilleurs souvenirs de vacances

Et vous, quels sont vos meilleurs ou pires souvenirs de vacances ?

 

LMO organise également un autre concours:  transformer le dessin de votre enfant en déco pop, sur une toile ou un coussin (cliquer sur le lien) 


19/09/2010

Procrastiner est mon métier

gaston lagaffe hamac.jpg

Depuis que j’ai eu l’idée de faire des bilans télé chaque semaine, je passe mon temps à analyser le moindre reportage et à imaginer des termes percutants pour mon blog. Du coup, écrire n’est plus un plaisir mais un impératif. J’ai rédigé tout cet après-midi (il est 19h30 là). Comme je me suis forcée mon texte n’est pas intéressant. Je préfère abandonner et ne pas le publier.

Cette énième défection m’énerve beaucoup. J’ai commencé à écrire deux textes sur mes péripéties de vacances, mais l’ampleur de la tâche m’a effrayée. (J’ai juste entamé mon premier séjour sur les 4 passés. C’est quand même pas de ma faute si ma vie est palpitante et qu’il m’arrive toujours plein de trucs, hein). Après avoir attendu un mois pour rédiger les cartes postales du premier quiz, je n’ai toujours pas rempli celles du second jeu. Je n’ai pas fait de bilan ciné depuis le mois de juillet. J’ai lu 41 livres depuis le début de l’année et je n’en n’ai commenté que trois. Je n’ai jamais raconté comme je l’avais annoncé mon second anniversaire poisse ni le concert de McCartney à Bercy.

Bref, je crois que pour pouvoir écrire, je ne dois pas me mettre la pression. Alors, pour les bilans télé, je fais comme d’habitude : écrire quand j’en ai envie. (En fait, comme les deux derniers week-ends, je vais encore passer tout le dimanche prochain à écrire une note qui ne sera jamais publiée).

La semaine prochaine, j’essaie de laisser de côté les bilans télé pour revenir aux vieilles recettes papillotienne: mes dernières incroyables aventures inexistantes (comme mes démêlés avec le pôle emploi, mes derniers bobo-là etc…)
Sinon, pour me motiver, il existe toujours l'idée du papillothon ou du blog professionnel rémunéré. C'est possible, je dois avoir le même nombre de visiteurs que Pénélope Bagieu, à trois millions près.

Faites un petit tour sur le site des procrastinateurs : Demain, c'est bien aussi

09/09/2010

Tiens, voilà le facteur

carte 5.jpg

Dans chaque village, on connaît l'facteur
C'est un personnage qu'on porte dans son cœur
Recevoir une lettre, vous met en émoi
Chacun s'dit, peut-être y'en a une pour moi

Plus d’un mois après, les gagnants du quiz On connaît la chanson ont enfin reçu leur carte postale! C’est qu’il m’a fallu du temps pour écrire. Je n’aime pas faire les choses à moitié. J’ai attendu aussi parce que j’hésitais à laisser libre cours à mon imagination. Puis j’ai pensé, tant pis, ils me prendront définitivement pour une timbrée, j’assume.

Laurie explique : « Papillote, elle, c'est la seule et unique personne du monde (je dis bien du monde) a réussir à raconter toutes ses vacances, dessiner, et faire d'étranges croquis... tout ça sur un espace de 10x15cm. S'il y avait un concours de la personne qui réussi à faire entrer le plus de mots sur une carte postale, sûre qu'elle gagnerait. (Peut être est-ce une piste à creuser avec Pôle Emploi ?) »

OUI ! Quelle bonne idée ! Qui veut m’embaucher ?

Bbflo en rajoute une couche : « Et tu sais quoi ? Je n’ai jamais reçu une carte postale aussi remplie. En plus y'a des dessins de bonshommes, de phoques et de chats, des commentaires en couleur, des flèches et des renvois et même des textes à l'envers ! Bref, une carte postale originale qui m'a occupée un moment ! »

Antiblues porte le coup de grâce : « j’ai attrapé une migraine ophtalmique en lisant le texte »

Ah, ils voulaient une carte, ils l’ont eu !
Antiblues « harcelait le facteur, allant même par fouiller directement sa sacoche »

Je lui ai choisi une carte rétro puisqu’il est un vieux pépé joyeux retraité. Sur l’image on aperçoit une femme normalement constituée bien en chair, comme l'appréciait la mode au début du siècle dernier. Le blogueur et ses lecteurs m’ont comparé au modèle. Désolée de vous décevoir : même si la fille sur la carte porte un long maillot de bain couvrant, comme celui que j’ai voulu acheter pour me baigner dans la Manche glacée (je n’en ai pas trouvé: scoop: on est plus en 1920 en fait) je ne lui ressemble pas. A force de clamer que je suis un estomac sur pattes, quand certains lecteurs ont l’immense privilège de me voir en vrai, ils sont étonnés : « Mais t’es toute fine en fait ! ». Je mange tout le temps, j’ai grossi depuis mes 20 ans, mais je suis seulement passée du 36 fillette au 36 femme… (Choupinounet tenait à ce que je « rétablisse la vérité »)

J’ai sélectionné une image de phoque, car j’ai visité la baie de Somme pour voir ces bestioles… Je ne savais pas à qui l’adresser : les garçons, Seb et Titi, la trouveraient sûrement cucul la praline (d’après les clichés dans les magazines féminins, les hommes n’ont pas de cœur et n’aiment que les voitures, la bière et les jeux vidéo, mais pas les gentils n’animaux).  (Puis en cherchant loin, ils pouvaient penser à l’expression « P… comme un phoque » et mal le prendre, on ne sait jamais..)

Donc j’ai envoyé la carte à une fille. J’hésitais entre Pitch et Laurie. J’ai choisi cette dernière et Laurie a plaisanté : «Quand j’ai vu la carte, j’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’une photo de moi sur la plage ».
Ah oui, j’avais oublié qu’on compare aussi les gens gros (mais pas Laurie, hein !)  à des phoques.
M’enfin, quel est cet acharnement contre ces petites bêtes ? C’est tout mimi un phoque ! D’ailleurs j’ai acheté la carte en double et l’ai affiché sur le mur ! (C’est Choupinounet qui est content -un homme, donc sans cœur, qui n’aime pas les animaux etc.. je plaisante hein-)

Pour éviter les malentendus, les autres gagnants ont reçu des illustrations classiques de paysages et de bateaux…
 
A ce propos, je n’ai pas encore choisi les cartes pour les gagnants du second concours, M, Catherine et Jeanne. Demain, je vous livre enfin les résultats du dernier quiz…

"Tiens, voilà le facteur
Pour garder son amitié, soyez complètement timbrés !"

Et vous, quelles cartes postales avez-vous reçues et envoyées ?

Quiz on connaît la chanson : qui est l'interprète du titre ?

P.S : voilà pourquoi j'ai mis une journée entière à enregistrer ma note sur les carnets : Photoshop "est défectueux" et refuse de réduire la taille de l'image. Vous ne voyez donc pas la photo en entier...