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24/09/2017

Voilà l'été

vacances.JPGj'aperçois le soleil, les nuages filent et le ciel s'éclaircit...
Je sais on est en septembre, c'est le retour de mémé train de retard ! La semaine dernière, j'étais en vacances. Oui les gens normaux partent en août, juillet ou même juin, mais moi je pars après tout le monde, en septembre. La location est trois fois moins chère ! Plus personne sur la plage ! Les travailleurs se plaignent de la rentrée, m'en fous, pas concernée, je suis en vacances ! Haha !

Oui mais en septembre, la mer est gelée (à moins de 23 degrés, le chat ne daigne pas mettre une griffe dans l'eau. J'ai courageusement mis la main, elle est ressortie bleue, mes doigts ont commencé à se pétrifier et tomber).
J'ai donc emporté mes maillots de bain, lunettes de soleil, crème solaire indice 220 pour rien, et j'ai remplacé la plage par de la randonnée en montagne. Ça tombe bien, la montagne, ça vous gagne, je préfère largement gravir les sommets que le niveau zéro de la mer. Je possède tout l'équipement, les chaussures de rando, les bâtons, la cape de pluie, le sac de sport spécial, la gourde… Mais je n'avais rien emporté : « ben non, ça va me servir à rien sous l'eau ». Résultat j'ai marché avec mon sac à main comme une Parisienne sur les champs Élysées, les randonneurs que l'on croisait me demandaient éberlués « mais ça ira ? Vous avez de l'eau au moins ? » Tu me prends pour qui ? L'estomac sur pattes ne sort jamais sans nourriture !

mowgli.jpgEn revanche, une chose me faisait défaut : je portais des baskets à la semelle lisse et glissante comme une patinoire : « oh là là, avec ces chaussures, vous n'allez pas y arriver ! » Pierre Richard s'est donc vautré tous les dix mètres. La descente dans les rochers polis par les passages répétés ? Je vais la prendre en toboggan plutôt. La montée dans les éboulis de petits cailloux ? Je préfère escalader. C'était plus de la marche, c'était le parcours du combattant. Je ne restais pas debout sur mes deux pattes, mais les 4 fers en l'air la plupart du temps. Je suis revenue couverte de bleus et de griffures comme si je m'étais battue avec un ours.
« Tiens, je vais me retenir à cette branche salvatrice pour ne pas tomber… Aaaah c'est des ronces !!! » J'ai découvert le chêne vert, ce petit salopiaud aux feuilles de houx, donc piquantes. J'ai fait la rencontre d'un animal charmant, la vipère, et j'ai passé la moitié des balades à regarder le sol plutôt que le paysage et à taper des pieds comme un éléphant pour faire partir les monstres. J'ai pu constater que la vicieuse a la même couleur et la même forme zigzagante que les racines des arbres, j'ai donc crié toutes les trois minutes : « hiii là, une vipère ! Ah non, c'est une branche » (dans la mer, je hurle aussi à la vue des sacs plastiques : « hiii, une méduse ! ») (mémé a peut-être besoin de lunettes)

La mer était à 16 degrés, le Mistral soufflait, mais le soleil resplendissait. Je suis rentrée à Paris sous la pluie, dix degrés de moins, en voyant des gens avec des écharpes et parlant de l'automne. L'automne, la saison la plus pourrie, celle de la rentrée scolaire, du retour du froid, de la pluie, des feuilles et des cheveux qui tombent. Alors que pour moi, ma semaine de vacances et les chaleurs du Sud signifiaient le début de l'été. Je me réveille de trois mois de coma, je suis passée directement du début juillet à l'automne. De « vamos a la playa, oh oh ho ho » « l'été sera chaud dans les T-shirts dans les maillots »(écoutez ces merveilleuses chansons kitschissimes) à la chanson la plus déprimante au monde « ce soir nous sommes septembre, et j'ai fermé ma chambre, le soleil n'y entrera plus, tu ne m'aimes plus... » (préparez vos mouchoirs avant d'écouter)

Sans compter qu'au boulot, j'ai raté toutes les réunions de rentrée et que j'étais larguée pour les réorganisations de travail (déjà qu'en temps normal… )
- « J'ai vu une bonne femme qui s'est permis de me faire une réflexion parce que je buvais mon cacao ! Je te l'ai envoyé paître celle-là, non mais c'était 16h30, l'heure du goûter ! D'ailleurs je l'avais jamais vue…
- Ah oui, la nouvelle boss !
- On a un nouveau chef ?
- On a en a deux ! »

Ou bien encore :
« - C'est quoi ce terme sur mon planning de travail ? Il doit y avoir une erreur
- C'est un nouveau poste qu'on t'a attribué
- Mais je le connais pas !
- Oui la formation a eu lieu pendant ton absence. »

Continuez comme si j'étais pas là, je repars en vacances, ça me dérange pas...
Pour oublier la rentrée et ses chansons déprimantes, je vous ai concocté un petit Quiz on connaît la chanson, spécial Beatles. Après 8 ans de blog, je n'en avais toujours pas fait sur mon groupe préféré !

 

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