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20/01/2011

Le fast food, l'empire du mal

super-size-me.jpgLa première fois que j’ai mis les pieds dans un fast food, c’était à 10 ans, lors d’un voyage scolaire au château de Versailles. Ma famille a ri Potter jaune: mes profs critiquaient souvent cette nourriture, qui fait grossir les gamins et les « pervertit avec une culture de masse », mais ça ne les a pas empêché d’y emmener leurs élèves…

Le fast food reste un mauvais souvenir. Comme toujours dans ces endroits, il y avait un monde fou, il fallait prendre sa commande très rapidement. Or je n’avais jamais mangé de hamburger et ne connaissait pas le principe des menus (frites ou pas ? quelles tailles ? quelle sauce ? quelle boisson ?) J’étais complètement larguée, la serveuse s’impatientait, mes camarades, tous habitués des lieux, se moquaient de moi, j’avais l’impression d’être une extra-terrestre. J’ai finalement pris le même menu qu’une copine.
Comme je n’étais pas habituée à manger des oignons crus (horreur absolue pour l’haleine), du ketchup (abomination culinaire) et des trucs lourds et gras, j’ai été malade toute la nuit…

Presque 20 ans après, mémé Papillote n’a toujours pas évolué.
Avec le gosse que je garde, on arrive dans le restau. Il est bondé, occupé principalement par des enfants et leurs parents (on est mercredi)
Je n’ai même pas le temps de regarder les différents menus qu’une serveuse me saute dessus, directement dans la file :
Serveuse : -Qu’est ce que vous voulez ?
Moi : - Euh… (m’adressant au gamin) : tu veux quoi ?
Gamin : -Des nuggets
Moi : - Hein ? Des neuguettes ? Qu’est ce que c’est que ce truc ?
La serveuse soupire.
Moi : - Bon, alors mettez moi des neuguettes et puis euh… et là, comme depuis 20 ans, je choisis au hasard le premier menu.
 Serveuse : -Maxi ?
Moi : - Hein ?
Serveuse : - Menu maxi ?
Tu te crois dans Super size me ? Tu veux me faire prendre 12 kilos et du cholestérol comme le réalisateur qui a bouffé du macdo pendant un mois ?
Moi : -Non non… normal, ça suffira. »

On se fait servir, puis on cherche une table. Elles sont toutes prises, on doit attendre qu’un groupe d’ados en libère une, en laissant de grosses traces de ketchup.
Moi : - Bah… c’est sale… On a même pas de serviettes pour essuyer en plus !
Gamin : - Non, fallait se servir à l’étage
Je regarde nos voisins de table, qui ont tous pris des tonnes de serviettes, l’équivalent d’un paquet de 40 au moins. Vive l’écologie.
Je vais demander une serviette aux voisins.
J’essaie de boire, je me rends compte qu’il n’y a pas de paille non plus (et là, je ne vais pas utiliser celle du voisin quand même)

Je veux me laver les mains avant de manger. Les toilettes sont fermées, il faut un code pour pouvoir y entrer !
Non seulement c’est dégueulasse de manger sans se laver les mains au préalable, mais en plus le principe du fast food, c’est qu’on mange avec les doigts ! On s’en met de partout, dès qu’on mord dans le hamburger, la sauce dégouline, les minuscules bouts de salade se font la malle (et je ne veux pas louper le peu de légumes qui se trouve dans ces sandwiches !)

Objectivement, le hamburger est plutôt bon. C’est mou, c’est rond, il paraît qu’il est réconfortant parce qu’il rappelle le sein de la mère (moi je m’en fous, j’ai été nourri au biberon)
Le problème, c’est que le hamburger est excessivement gras et lourd à digérer (500 calories en moyenne, l’équivalent d’un repas). Si l’on prend le menu complet avec un dessert, on dépasse les valeurs énergétiques recommandées pour la journée (1800 calories).
Surtout, paradoxalement, cette nourriture grasse ne nourrit pas. Deux heures après, j’ai systématiquement faim. De plus, j’essaie en grignotant du chocolat de couvrir l’odeur ignoble et persistante de l’oignon et de la sauce ciboulette, qui fait mourir d’asphyxie toutes les personnes croisées pendant les six heures suivantes.

Il règne un brouhaha phénoménal dans le restau bondé, les gens mangent vite, s’agitent, l’ambiance est vraiment stressante.
L’angoisse monte d’un cran quand le gosse observe le gamin voisin :
Gosse : - Pourquoi j’ai pas la boule avec le bonhomme dedans ?
Moi : - Qu’est ce que tu me chantes ?
Je me tourne vers les tables voisines, et je vois tous les gamins jouer avec des boules en plastoc. J’avais oublié, ils ont le droit à un menu spécial avec un jouet dedans !
Pendant que le morveux chouine (Ouin ! Pourquoi j’ai pas la boule avec le bonhomme dedans !!), j’essaie de faire diversion :
Moi : - Ah mais regarde, on a des étiquettes pour le monopoly ! Tu peux gagner des jeux bien mieux que ta boule de plastoc avec ton bonhomme dedans !
Ma technique marche à merveille (sont trop faciles à manipuler ces gosses) et le gamin arrête de couiner. Le silence ne dure que quelques secondes.
Gamin : - Je veux les étiquettes de monopoly ! j’en veux plein !!!! Je veux gagner la console trucmuche !!!!
Au même moment, les voisins partent en laissant leur plateau sur place.
Moi : - Tiens! Ils ont laissé leur gobelet avec les étiquettes dessus ! Ça t’en fais plein, t’es content ?
Gamin : - Je veux toutes les étiquettes ! Je veux que tu les récupères toutes !
Moi : - Ca va pas non ! Je vais pas faire les poubelles non plus ! »

Voilà comment votre serviteur s’est retrouvé à manipuler les clients du restau pour récupérer les étiquettes, comme dans la pub qui passait à la télé.
En même temps, les ados attardés et solitaires sont très faciles à convaincre. Je devais être la première fille à leur parler depuis des lustres, et en me donnant leurs étiquettes, ils ont dû espérer avoir un ticket to ride avec moi. Avouer à l’un d’eux que malgré les apparences j’avais dix ans de plus que lui et faire croire que le gosse était le mien a calmé ses ardeurs. Puis j’avais l’excuse du « je peux pas, j’ai piscine », puisque je devais emmener le gosse à son cours de natation. (J’ai failli m’endormir dans le bus, mais le gamin survolté me secouait à tous les arrêts pour me crier dans les oreilles : « On est arrivé ? C’est là ? !)

Je vous dis, le babysitting, c’est plus fait pour les mémés comme moi. Vivement la retraite (faudrait déjà travailler avant d’être à la retraite)

Et vous, que pensez-vous du fast food ?

15/12/2010

Les vacances de Mr Bean (suite) (sans fin)

Aventure__c_est_l_Aventure.jpgSuite des souvenirs de vacances pour LMO.

Vous croyez qu’en vacances, je me souviens des monuments et lieux célèbres visités ? Que nenni, en bon estomac sur pattes, mes meilleurs souvenirs sont liés à la nourriture.

Je fais beaucoup de randonnées en montagne, et ce qui les différencient pour moi, ce sont les repas que j’y ai pris.
-C’est où déjà qu’on a vu une magnifique cascade ?
- Dans le Queyras, on avait mangé des croquants juste avant. Mais il y en avait une aussi à Arêches Beaufort, on a acheté du fromage…

En Bretagne, je me souviens surtout d’avoir dévoré des doubles galettes à la saucisse avec un pichet de cidre entier. J’ai aussi adoré manger avec les autochtones en chantant « hissé ho ! santiano ! » à la fête du maquereau (qui avait lieu le même jour que le concours de miss t-shirt mouillé d’ailleurs)
troisième guerre.jpg- A l’inverse, le pire souvenir reste le jour où on a oublié le pique-nique sur les plages du débarquement en Normandie. J’ai juré comme un charretier en donnant des gros coups de pied de rage dans les trous d’obus et les bunkers, traumatisant tous les gens présents. J’étais à deux doigts de déclencher la troisième guerre mondiale.
- Je me souviens aussi du restaurant où j’ai demandé une soupe de poissons et où le serveur m’a apporté à la place un crabe. J’ai mis 1h30 à le décortiquer, sous les rires des habitués qui tentaient en vain de m’expliquer, mais je ne comprenais pas leur accent.
- Je me rappelle de la vegetable pie en Angleterre, que j’ai bêtement traduit par « tarte aux légumes » et qui s’est avérée une espèce de truc mou et gluant (de la purée au fromage ?) couvert de sauce indéfinissable.

En vacances, mes meilleurs souvenirs sont aussi liés aux gentils n’animaux que je croise :
- Les bouquetins, les chamois et le gypaète barbu dans les Alpes (à ne pas confondre avec la galinette cendrée des Inconnus)
- La balade sur un mulet, qui a décidé de faire la grève des transports et de bloquer son passager en plein milieu de la voie…
Bibifoc.jpg- J'ai été en baie de Somme UNIQUEMENT pour les phoques. En les voyant enfin, le tout dernier jour avant de prendre la voiture, j’ai chanté à tue-tête, euphorique : « Bibibibibibibibifoooc, dans la baie de Somme, le roi des phoques »  la chanson du dessin animé (cliquez sur le lien). Les nombreux touristes me regardaient bizarrement. Ils ne devaient pas connaître le club Dorothée.

varicelle.gifJe peux aussi raconter mes vacances de noël. Comme je trouve que ce n’est pas assez la poisse d’être née le 24 décembre, je me rajoute des maladies originales pour fêter l’évènement : en 2008, un doigt coupé et une opération la veille de mon anniversaire. J’ai supplié le chirurgien : « Laissez-moi sortir ! je veux pas dormir à l’hôpital, c’est mon anniversaire ! » J’ai quand même dû y retourner le lendemain car ma main était toujours anesthésiée (ce qui n’est pas pratique pour ouvrir les cadeaux et manger la bûche).
Je vous ai déjà raconté ma varicelle à noël 2007, et comment je suis immortalisée sur toutes les photos familiales avec la gueule couverte de boutons et de croûtes (non, je ne vous montrerai pas !) Cette semaine j’ai encore frôlé l’opération sous anesthésie générale et les vacances paralysées,  mais le petit ennui s’est réglé à force de soins.

- Cet été j’étais à Londres, or Mémé et princesse Papillote n’a jamais quitté son pays, a ses petites habitudes, ne parle pas un mot d’anglais et est une fine bouche. Je n'ai donc pas mis ma montre à l’heure anglaise, n’ai pas prononcé un mot d’anglais, même pas hello goodbye comme dirait les Beatles. Je parlais français à mes interlocuteurs comme s’ils pouvaient me comprendre. Je suis passée pour une hurluberlue en me faisant remarquer au premier coup d’œil, ou plutôt au premier mot partout où j’allais. J’ai bien évidemment failli mourir d’indigestion à force de manger des haricots et des saucisses noyés dans la sauce tomate tous les matins.

A Londres, cette ville extraordinaire, ce que j’ai préféré, ce ne sont pas les promenades en ville, les tenues vestimentaires cool et colorées, Buckingham palace, Big ben et tous les monuments célèbres et majestueux. Non, c’est un simple passage clouté.
abbey-road.jpgCelui d’Abbey road, devant les studios d’enregistrement des Beatles. Les 4 garçons dans le vent se sont fait prendre en photo en train de traverser le passage et cette image illustre leur album Abbey road (ils ne se sont pas foulés les pieds sur le coup). C’est la pochette de disque la plus parodiée de tous les temps. Il a bien fallu que j’y aille pour donner ma propre version.
La plupart des fans ne passent que 10 minutes sur le lieu, juste le temps de se faire photographier sur le passage piéton, car il n’y a rien à voir. J’y ai passé 1h30. Le temps que mon amie me mitraille 250 fois de photos, pour ne garder au final qu’une seule correcte, où je traverse dans le mauvais sens.

En partant, j’ai dit : " bon, je me suis tapée la honte à traverser 70 fois le passage, à bloquer la circulation en prenant des poses ridicules, mais au moins personne ne m’a vue. "

En rentrant à Paris, en écrivant « abbey road » sur internet, je suis directement tombée sur le site officiel. On peut y voir, en direct et 24h/24, les images d’une caméra braquée sur le passage clouté. Des milliers, des millions, des MILLIARDS de gens ont donc pu m’observer me ridiculisant pendant 1h30.
J’espère que le site efface les archives.

Si je me lance dans mes souvenirs de vacances honteux, je peux écrire un roman…
En relisant le texte de LMO, je vois qu’on a une chance par souvenir raconté. Vu que j’ai relevé une vingtaine d’anecdotes, vous croyez que j’ai 20 chances de remporter une toile ? Parce que j’en veux une moi !

Et vous, vos souvenirs de vacances ? Avez-vous vécu des moments similaires ?

Si vous avez le bouquet canal, l'aventure c'est l'aventure passe en ce moment.

 

Vous pouvez également tenter de gagner le concours de LMOtransformer le dessin de votre enfant en déco pop, sur une toile ou un coussin (cliquer sur le lien) 

 

09/12/2010

J'ai trouvé mon métier idéal

papillotes noel.jpgLe magasin de papillotes ne m’a toujours pas proposé de chocolats pour mes lecteurs… ce sont des lecteurs qui m’en ont envoyés ! Merci beaucoup à la Louve et l’Ours brun, je suis très touchée et ravie ! Ils ont très bien choisi : les toutes dernières papillotes de ma marque préférée, spéciales noël, à l’orange, aux épices et à la CANNELLE. La louve se souvenait peut-être que justement j’adore ce parfum.

Le principe d’une papillote est d’avoir un chocolat emballé dans un mot doux, mais la plupart des marques ne propose que des blagues pas drôles. Non seulement ces papillotes sont les meilleures selon moi, mais elles offrent aussi les messages les plus intéressants. Je conserve les meilleurs depuis l'enfance. Dans le déménagement, la boîte à chaussures avec mes centaines de papiers accumulés avec les années a disparu. Drame insurmontable n’est-ce pas ?
Mon frère a aussi essayé de JETER les emballages de papiers cadeaux de noël que je garde précieusement ! je n’ai pas le syndrome de Diogène non plus, mais admettez que c’est trop joli tous ces papiers si colorés, tous différents ! Quel dommage de les détruire, alors qu’on peut les archiver dans un  album et faire de jolies compositions… (oui, je ne me suis toujours pas remise de cet atelier arts plastiques en grande section où Julien B. s’est attribué mon collage en papier cadeau, le chef d’œuvre de ma vie que je tente en vain de recréer parce que j’ai toujours quatre ans dans ma tête. Je suis sûre que MON assemblage a permis à Julien B d’entamer une grande carrière d’artiste réputé.)

Voici la toute première citation, emballée dans ma première papillote de l’année, offerte par la Louve :
« L’humour est une disposition d’esprit, qui fait qu’on exprime avec gravité des choses frivoles et avec légèreté des choses sérieuses » Alfred Capus

C’est vrai, j’évoque avec humour mes déboires avec le Pôle emploi et les scandaleuses annonces de travail sous payé. A l’inverse, je parle avec sérieux des papillotes. La phrase de Capus sous-entend elle que ma note est sérieuse car j’évoque des choses frivoles ? Alfred Capus OSERAIT-IL croire que les papillotes sont des choses frivoles ? Cet  aliment de base, comme le pain le vin le boursin indispensable à la survie ? Je suis choquée, il me faut manger au moins deux papillotes pour m'en remettre.

Je trouve que les citations de papillotes ne se renouvellent pas assez. Je pense que l'entreprise aurait bien besoin de quelqu’un pour effectuer des recherches, lire des livres et trouver des phrases percutantes d’auteurs célèbres…
Ca tombe très bien, j’adore les bons mots (sinon je n’accumulerai pas les papiers de papillotes depuis 20 ans). J’ai lu plusieurs livres de citations (je vous ai donné des exemples lors de mes articles recyclés) Le seul cadeau que j’ai commandé au père noël pour l’instant est le livre de l’intégrale des citations de Jean Yanne, en 500 pages. Une de ses remarques trouvée dans une papillote est affichée dans ma cuisine depuis trois ans : « tout le monde veut sauver la planète, mais personne ne veut sortir les poubelles »

C’est donc le destin, j’ai trouvé mon métier idéal : chercheuse de citations pour papillotes. Travailler au milieu des mots et du chocolat ! Que rêver de mieux ? En plus j’imagine que je peux tester les toutes dernières papillotes et que j’ai le droit à des paquets de chocolats gratuits, encore mieux que les tickets restaurants !

C’est décidé, demain j’envoie ma candidature spontanée.
Sinon, je peux toujours proposer mes services dans l’assemblage de papiers cadeaux, mais je doute que le secteur soit porteur. (Alors que les papillotes, c’est l’avenir)

26/03/2010

Papillote finie

papillotes lyonnaises.jpgL’heure est grave.
Aujourd’hui, 11 heures, l’heure de la pause. Comme d’habitude mémé accomplit son rituel : je fouille dans ma poche pour sortir une papillote. Et là, rien. C’est impossible, elle est passée dans un trou, le chocolat adoré se balade dans la doublure… mais non.
Il faut me rendre à l’évidence. Voilà, c’est fini. (On a tant ressassé les mêmes théories…) J’ai mangé toutes mes papillotes. Le drame.

Loupy m’a demandé la définition. J’ai l’air fin, c’est quand même mon pseudo, j’en parle depuis un an et demi et n’ai donné aucune explication. Comme si tout le monde était originaire de mon patelin et connaissait…

J’explique donc. La papillote est une confiserie lyonnaise, inventée après la révolution française par l'employé de monsieur Papillot, un chocolatier. Selon la « légende », l’apprenti emballait en cachette des confiseries dans des mots doux, puis les offrait à sa bien aimée. Son employeur l’a surpris, l’a accusé de vol et l’a viré. Pourtant Papillot a commercialisé l’idée sous son nom… Bien lui en a pris : la papillote est devenue la confiserie de noël préférée des Lyonnais.

La papillote est donc un chocolat ou une pâte de fruit, emballée dans un joli papier, avec des blagues ou citations dedans, accompagné parfois d’un petit pétard. En période de noël, certains commerces comme les banques ou les restaurants en mettent à disposition sur les comptoirs pour les clients. Dans les maternelles, les enfants font des collages à base des jolis emballages de papillotes. Cette confiserie fait partie du quotidien.

Je suis montée sur Paris pour bosser dans un magazine. On recevait en été les nouveaux produits pour Noël. Bien entendu c’est moi l’estomac sur pattes qui testais ceux qui se mangent… Les crèmes de soins au caviar -ça existe !- et les parfums C*anel à 100 euros, je m’en tapais. Je préférais les yaourts à 2euros 50, au moins ils remplissaient mon frigo et mon estomac. (J’ai quand même reçu une quarantaine de produits de beauté de marques, et ceux que je n’ai pas donnés se périment dans mon placard…)
En plein mois d’août je me suis donc goinfrée de bûches, chocolats de noël et même de galette des rois. En réunion pour préparer le magazine de décembre, je me suis étonnée de ne pas recevoir de papillotes, car on peut difficilement concevoir noël sans ces chocolats, n'est-ce pas ? Le rédac chef et tous les autres journalistes m’ont regardé avec des yeux ronds : «C’est quoi ce truc ? »
J’ai pensé qu’ils étaient des Parisiens têtes de chiens branchouilles qui ne connaissent que le superflu et pas les choses essentielles de la vie : les papillotes.

Pourtant en novembre, quand traditionnellement j’ai voulu acheter mes papillotes, aucun supermarché parisien n’en distribuait. L’horreur. J’ai téléphoné à ma mère en catastrophe :
Moi (rigolant) « Tu sais pas ce qu’il m’arrive ?
Mère (affolée) - Non ? Quoi ? T’as eu un accident ? C’est grave ?!!?
Moi : Presque ! Je n’ai trouvé AUCUNE papillote dans cette ville de tarés ! Qu’est ce que je vais devenir ?»
J’ai fait les 800 kilomètres aller-retour pour chercher les papillotes (et accessoirement voir ma famille, mais les chocolats offrent quand même un meilleur argument.) Les années suivantes, j’ai prévu le coup à la Toussaint et ramener plein de paquets de papillotes de Lyon en prévision.
Cette année, j’ai réussi à faire tenir ma provision du 1er novembre au 26 mars. Plus que 7 mois à attendre pour renouveler mon stock.

Heureusement, pour les remplacer, j’ai maintenant les chocolats de Pâques.
C’est un peu dur de faire rentrer une cloche ou un lapin en chocolat dans ma poche, mais j’y arriverai. Il le faut bien.

Quizz on connaît la chanson : une référence s’est glissée dans le texte, saurez-vous la retrouver ? (Catherine, si tu es toujours là, je fais appel à tes lumières car personne n’a trouvé la chanson sur le pire souvenir de sport !)