Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/02/2015

Vincent n'a pas d'écailles : places de cinéma à gagner

vincent ecailles.jpgVincent a un pouvoir extraordinaire : sa force et ses réflexes décuplent au contact de l’eau. Pour vivre pleinement ce don, il s’installe dans une région riche en lacs et rivières, et suffisamment isolée pour préserver sa tranquillité. Lors d’une escapade aquatique, il est surpris par Lucie dont il tombe amoureux. (voir bande annonce en lien)

Pour la première fois, je récite le synopsis du dossier de presse et je vous parle d’un film que je n’ai pas encore vu. Mais la bande annonce est intrigante non ? Et cette musique décalée à la fin, Fantastic Man ? Et ces slogans : « Le premier film de super-héros 100 % français » « le premier film de super-héros 100 % bio » « Une pure Marvel ». Il m’a l’air bien rigolo.

La preuve, VINCENT N'A PAS D'ECAILLES a obtenu le prix du grand jury au festival International du film de Bordeaux. Son réalisateur et aussi acteur principal, Thomas Salvador, explique que le film a une dimension burlesque. Il s’est inspiré de Buster Keaton, Chaplin, Jacques Tati mais aussi Nanni Moretti.
Il fait aussi référence à Spiderman et Hulk… Pourtant le film est garanti « 100% sans effets numériques ». Thomas Salvador admet que son super-héros n’en est pas vraiment un : « Vous imaginez un super-héros uniquement opérationnel les jours de pluie ou contraint de « patrouiller » un pack d’eau minérale à la main ? » Selon le cinéaste, le titre évoque la normalité dont Vincent se revendique : il n’est pas un monstre puisqu’il n’a pas d’écailles…

VINCENT N'A PAS D'ECAILLES sort en salles le 18 février. En partenariat avec LE PACTE, je peux vous faire gagner 5X2 places pour ce film qui s’annonce aussi hors du commun que son héros. Pour cela, répondez à ces deux questions (réponses dans le texte) :
- Qui est le réalisateur du film?                                                                  
- Quel est le titre de la chanson que l’on entend dans la bande annonce ?

Envoyez vos réponses en cliquant sur la rubrique « me contacter » en haut à gauche sous la photo. Précisez bien vos nom et adresse postale afin de recevoir les places. Vous avez jusqu’au mercredi 18 février 20h.  Jeu qui se limite à la France métropolitaine.

 A vous de jouer !

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

08/02/2015

Papa ou Maman (je choisis le hamster)

papa ou maman.jpgIls divorcent, ils font tout pour ne pas avoir la garde des enfants.
Pratique, un film qui se résume en une ligne. S’il se décrit si rapidement, c’est parce que le scénario ne tient pas la route ? Il met du temps à démarrer, mais une fois que Marina Foïs prononce « tu veux la guerre ? Ok, tu vas l’avoir » le film roule, très vite et très loin. (voir bande annonce)

Il part à fond dans l’humour noir et méchant. J’ai éclaté de rire plusieurs fois, et c’est rare. Parce que je ne ris jamais moi, je suis très sérieuse comme fille. Réellement, en général je souris ou je pouffe à la limite, mais éclater de rire, ça ne m’arrive pas souvent (je suis un cauchemar pour les humoristes quand je vais voir des one man show)
Devant Papa ou maman, je riais vraiment face aux stratagèmes sadiques des parents pour manipuler leurs gosses : pourrir la première histoire d’amour et la première boum (on dit comment maintenant ? surprise party ? mémé n’est plus dans le coup). La mère s’incruste à la fête, se bourre la gueule et parle au prétendant : « elle te plaît ma fille, elle est bien hein ?! » Le père fait du chantage affectif : « Si tu préfères rester avec moi, maman va se suicider » et plein d’autres idées tordues et tordantes. Même le pauvre hamster se fait torturer.

papa ou maman gosses.jpgJe trouve le scénario très original et irrévérencieux. Il est peu conventionnel, à l’image des deux excellents acteurs : Marina Foïs, ex Robin des bois (voir la parodie du conservatoire)
Le père est joué par Laurent Lafitte, de la comédie française, mais aussi humoriste qui a joué dans… Classe Mannequin. Je l’ai beaucoup aimé dans Tristesse Club (voir mon billet en lien). Dans Papa ou maman, son « tranquillou bidou » est devenu automatiquement mon expression débile favorite.

Papa ou maman commence par un long plan séquence que j’ai trouvé un peu gnangnan et surfait : la rencontre des parents le soir du réveillon de l’an 2000, à la fac de médecine. Mouaif, on ne démarre pas sur les chapeaux de roues. 15 ans plus tard, les anciens étudiants sont devenus de petits bourgeois rangés. Ils veulent divorcer. Pas parce qu’ils ne s’aiment plus, que l’un a trahi l’autre, qu’ils se disputent, n’ont plus rien en commun…  Non, ils finissent les phrases du compagnon, avec humour et tendresse. Ils sont toujours très complices. Ils ne veulent simplement pas finir meilleurs amis. Ils se quittent avant de devenir un vieux couple sans flamme ni passion.
papa-ou-maman2.jpgJ’ai jamais rien entendu d’aussi con. Ils ont la chance de très bien s’entendre, pourquoi ils ne ravivent pas la flamme ? Un feu ça s’entretient ! Puis c’est pas comme si ils avaient trois gosses hein !
Mémé commençait à s’emporter : « C’est notre époque ! On ne fait plus d’efforts, on zappe au moindre problème ! De mon temps… »

Puis le mari se tape en douce une jeune infirmière. Ah ben voilà la vraie raison du divorce ! Et pendant ce temps-là, bobonne attend sagement à la maison ! Ils ont tous les deux une opportunité de boulot à l’étranger pour 6 mois, mais qui va sacrifier sa carrière pour rester garder les petits?
Sauf que l’épouse ne l’entend pas de cette oreille. Quand elle déclare la guerre, la vraie comédie commence… Les sketches s’enchaînent et les répliques fusent comme des voitures de formule 1 (on la repère ma métaphore filée là ?) Il ne faut pas rater ça. Alors foncez voir Papa ou maman au cinéma.

Le film est réalisé par Martin Bourboulon (inconnu au bataillon) mais le scénario et les dialogues sont de Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière, qui ont aussi signé ceux de l’excellent Le prénom. De même pour la musique, composée par Jérôme Rebotier. Après l'entraînant « hello my darling » dans Le Prénom, il a choisi dans Papa ou maman des chansons d’Electric Guest, comme This head I hold.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

06/02/2015

Tombe la neige et tombe Papillote

chat neige.jpgMon frère me téléphone :
« Je t’appelle pour te dégoûter… »
C’est donc pour me parler d’un événement très important que je rate. Qu’y a-t-il de plus essentiel pour un estomac sur pattes que de manger ? Il téléphone pour la chandeleur, pour me narguer avec ses bruits de mastication « mmm, c’est bon… j’ai mis la crème de marrons maison sur les crêpes… »
Il m’a fait le même coup pour la galette des rois. M’en fous, je l’ai mangée moi aussi, même que j’ai eu la fève ! Enfin c’était pas compliqué, contrairement à mon frère qui était avec toute la famille, donc une dizaine de personnes, on était que deux. Mon amie qui sait que j’ai 10 ans d’âge mental m’a laissé la part avec la fève. (Je vous rappelle dans ce billet en lien qu’il m'est arrivé la même chose dans un ancien boulot). Je ne m’y attendais tellement pas que j’ai mordu dedans de tout mon cœur et j’ai failli me péter une dent sur la figurine « mon ami le boulanger ».  J’ai porté fièrement ma couronne toute la journée.

Moi : « Ouais je sais… tu manges les crêpes… pff…
Frère : - Oh mais ya pas que ça, hihi, je te passe ta nièce :
Nièce : - Ya plein de neige dans le jardin ! Plus de 30 cm ! Et je ne peux pas aller à l’école car le car ne peut pas passer ! On a fait un igloo ! Et on a fait de la luge avec tonton ! C’est quand que tu viens en faire ? »
Tombe la neige, tu ne viendras pas ce soir …

La neige ! Mes meilleurs souvenirs d’enfance ! On se lève le matin, un silence inhabituel, une lumière particulière qui filtre entre les volets, et là on comprend : la neige est tombée ! On ouvre la fenêtre, on voit toute la campagne métamorphosée, magnifiée par le blanc immaculé, dans un silence de cathédrale… On s’habille en vitesse pour courir dans le jardin, se jeter dans la neige dans des postures saugrenues et y laisser l’empreinte des corps. On est euphoriques.
Seuls les chats n’apprécient pas. Ils posent délicatement une patte, se rendent compte qu’ils s’enfoncent, se secouent avec dégoût les coussinets et nous regardent avec dédain « Vous êtes tarés ! Ça mouille ce truc ! Je retourne près du poële moi ! »

bronzés ski.jpgOn appelle toute la famille et tous les amis pour aller faire de la luge.
Mais attention, pas de la luge comme on peut en faire en station de ski : une pauvre piste toute droite d’à peine 20 mètres de long, monotone. Non, de la luge de warrior : dans des prés gigantesques qui couvrent toute une colline, avec pleins de tertres et de monticules. On construit une piste toute en virages et en bosses, pour faire des vols planés. On n’a pas de vraies luges, on glisse sur des sacs de terreaux, sur des pistes verglacées qui font des centaines de mètres. On ne descend pas sagement assis. Non, allongés à même le sol en avant, ou carrément les pieds devant… Des amis en gardent encore les cicatrices sur leurs visages : ils n’ont pas pu freiner et se sont pris les fils barbelés qui délimitaient le pré.
On forme un train : un adulte assis devant qui fait la locomotive, un gosse derrière qui s’accroche à lui, un grand, les autres petits, moi qui ferme la marche (doit-on me compter en adulte ou en enfant ?) On perd toujours des wagons en route et le train déraille souvent avant d’arriver en gare.
On rentre ensuite pour se réchauffer près du feu avec un bon chocolat chaud et des tartines de beurre. On est trempés, couverts de neige et de terre, le dos en vrac à cause des pierres sur la piste, avec des bleus, des cicatrices… Bref on se marre bien quoi.

5 ans que je n’ai pas pu faire de la luge, enfin du sac de terreau.
Au boulot, les titulaires partent tous en vacances au ski, et les derniers arrivés comme moi n’ont pas de jour de congé et bossent deux fois plus pour compenser les absences (je travaille tous les samedis). J’ai bien tenté un timide « il neige à Lyon… » mais ma chef m’a clairement fait comprendre que, comme j’avais déjà été la seule à obtenir mon 24 décembre, je pouvais me gratter pour avoir des vacances maintenant.

Et hier, incroyable, j’écrivais tranquillement devant l’ordinateur, à côté de la fenêtre… Et là, je la vois, la neige ! A Paris ! Enfin !
Je dois justement partir bosser. Je marche allègrement dans la rue, le nez en l’air, à regarder les flocons tomber… Je fredonne :
« Libérée, délivrée !
C’est décidé je m’en vais !
J’ai laissé mon enfance en été
Perdue dans l’hiver, le froid est pour moi
Le prix de la liberté ! »

pierre richard porte.jpgMais on n’est pas dans ma cambrousse. À Paris, la neige ne tient pas. Elle se transforme en gadoue glissante. Je me tords la cheville, comme environ quatre fois par jour. Je n’exagère pas : selon un ostéopathe, j’ai des entorses permanentes aux deux pieds… Je vous rappelle qu’on me surnomme Gaston et Pierre Richard : j’ai deux pieds gauches, et dès qu’il y a un obstacle, vlan je me le paie. Je rentre dans tous les meubles.
Sauf que cette fois, au lieu de me plier gentiment la cheville sur le côté et de remonter l’air de rien, je me retourne le pied dans tous les sens, je pars en avant, sur deux mètres, et j’atterris sur…
les poubelles.
Bien sûr, tout cela devant une école à l’heure de la sortie, donc devant tous les parents qui se précipitent sur la clocharde étalée sur les ordures : « vous allez bien ? »
Je m’esclaffe : « oui ça va ! »

bronzés ski jambe cassée.jpgJe reprends ma route, parce que c’est pas le tout, mais je vais encore être en retard au boulot moi (qui a inventé cette machine infernale qu’est la pointeuse ? Le boss sait quand je suis en retard maintenant !)
J’ai un peu mal à la cheville mais bon, je vais survivre, j’ai l’habitude.
Je boite un peu mais bon, on va pas chipoter.          

Le soir je regarde les derniers épisodes de la saison 3 de Game of thrones (vous avez vu ce massacre ?! Et les loups aussi ! On touche ni aux mères, ni aux enfants, ni aux animaux, m'enfin ! J’en ai rêvé cette nuit : je faisais barrière devant les loups avec une torche (!) et j’insultais un méchant « n’approche pas connard, les touche pas ! » Puis Jon neige Snow qui abandonne sa copine en pleine bataille, alors qu’elle l’a défendu, qu’elle a trahi les siens pour lui ! Elle le retrouve, elle veut le tuer, et ce petit prétentieux « Je sais que tu ne vas pas le faire… » Il s’est pris deux flèches, bien fait pour sa gueule. « Tu m’aimes, je t’aime, mais je dois rejoindre ma famille, tu comprends… » Ben pourquoi il l’emmène pas avec lui ? C’était mon chouchou, mais alors là, plus du tout. En plus on m’a dit que toutes les filles aiment Jon Snow, et je ne suis pas toutes les filles moi, non mais. Fin de l’aparté et revenons à nos moutons)

pierre richard chevre.jpgBref, j’étais captivée par Games of thrones, mais je pensais tout de même à ma cheville, qui me faisait mal simplement posée sur le lit. Pendant le générique, je la regarde: elle a doublé de volume. Je touche, je sens un truc qui fait « crac » sous mon doigt et je gémis de douleur…
Je vais faire comme d’habitude, c’est-à-dire rien. Voir si ça passe tout seul, et puis j’irai consulter quand je serai au seuil de la mort, et mon médecin me dira encore « mais pourquoi vous avez attendu ?!! »

En plus, je me suis blessée sur le chemin du boulot, c’est donc considéré comme un accident du travail. Héhé, de quoi gagner des jours de congés (et aller faire de la luge ?!) Mais dois-je vraiment raconter la vérité à mon médecin et à mes collègues : « Je me suis vautrée sur les poubelles ? »

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

03/02/2015

Lagaffe au boulot : laissez-moi danser chanter en liberté

gaston danse.jpgSuite du billet d’hier
Mon collègue me demande donc : « tu peux me faire découvrir des chansons françaises que tu aimes bien ?
- HERVE VILARD !!!
- Qui ?
- Non je rigole… Mais t’en connais quand même quelques-unes, tu aimes quoi ?
- Tu vas te moquer…
- Me moquer, moi, jamais ! Puis vu mon niveau…
- J’aime bien… attends je vais te faire écouter. » Et il embarque son ordi portable et m’entraîne vers la machine à café. (Ça ne faisait que 20 minutes qu’on l’avait quittée). « J’aime bien Alizée…
- Ah oui quand même… Je chante : « moi je m’appelle Lolita
Il me fait écouter le dernier album et là je comprends mieux ce qu’ont dû subir mes collègues avec Demis Roussos.
- T’as pas des chansons de ton pays plutôt ? (il est Américain)
- Si, ça, tu connais ? Et il me met Stayin’ alive !
Un peu que je connais les Bee Gees ! Je vous rappelle que j’ai tout de même dansé sur cette chanson au boulot le jour de la mort de Robin Gibbs. (voir article en lien). Je lui refais donc ma petite chorégraphie.
- Waouh, tu la connais par cœur !

gaston fantasio pas content.jpgEncouragée, je danse toute la choré.
Et au moment du dernier couplet, lorsque je mime la souffrance, une main contre le cœur et l'autre sur le front : « life going nowhere, somebody help me… » Je me tourne vers la porte. Et là je vois la big boss du service, super revêche, qui me regarde la bouche ouverte et les yeux écarquillés, l’air à la fois éberlué et irrité.
Somebody help me yeah…
Mon collègue replie immédiatement son ordinateur portable comme un gamin pris en faute, se lève précipitamment et retourne à son bureau.
Alors que moi je continue à faire semblant de rien… Ben quoi, c’est tout à fait normal…
Super revêche s’adresse à lui en m’ignorant totalement : - « Comme je vous le disais il y a dix minutes, j’attends les ouvrages demandés… »
Je continue à boire mon café…
Il lui donne les bouquins et Revêche se casse.

gaston indispensable.jpgEn même temps, on subissait une panne du logiciel informatique, et je ne pouvais rien faire depuis des heures. Je bossais justement en apportant exceptionnellement des dossiers manuellement à mon collègue, alors que les autres dans mon cas ne se déplaçaient pas… (ma chef m’avait d’ailleurs félicitée, mais je trouvais ça normal non ?) Puis la panne m’a servi à éclairer mon collègue de ma grande culture musicale. Et mon don exceptionnel pour la danse.

Pour lui faire oublier Revêche, une fois le chat parti, les souris dansent, je rallume son ordi :
- Tiens, tu ne voulais pas découvrir la chanson française ? Voilà :
« Moi, je vis, d’amour et de danse
Je vis, comme si j’étais en vacances
Laissez-moi danser, chanter en liberté !

Collègue : - Tu ferais sensation dans une boîte gay !
- M’enfin ?! Ça veut dire quoi, je danse comme un mec ?
- Non pas du tout, tu danses super bien, la prochaine fois je t’emmène en boîte gay parce qu’on adore danser sur Dalida ! (il est gay)
- oh mais je connais ! J’étais au Queen il y a un mois. Enfin j’y suis allée une seule fois, c’était pour le lancement du film Eden, mais il n’y avait pas que des acteurs, il y avait aussi des gays. A part cette sortie, mémé n’avait pas mis les pieds en boîte depuis 2001…
- J’insiste, je t’invite ! »

Le ridicule ne tue pas, sinon je serais morte depuis longtemps et je mourrais dix fois par jour…

A suivre, peut-être…

Rendez-vous sur Hellocoton !