13/07/2014

A la télé cette semaine : Lone Ranger, Il était une fois dans l'Ouest...

lone-ranger train.jpgA la télé ce soir, à part la finale de la coupe du monde de football (oui, même moi j’ai regardé l’humiliation des Brésiliens : j’écrivais et j’étais sur Twitter en même temps, je voyais les commentaires, mes frères m’envoyaient  des messages sur le match : curieuse comme un chat, j’ai fini par allumer la télé pour vérifier le désastre. En fait, ils en étaient déjà à 7-0 et je n’ai vu que l’unique but brésilien !)

Pour ceux qui n’aiment pas le foot, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Les chaînes ont dû penser « pas la peine de lutter contre la finale du mondial, on va mettre de la daube, de toute façon personne ne regardera ». Je ne vous conseillerai tout de même pas de voir Tellement vrai ni le concert de Céline «  une seule fois » (encore heureux), ni l’adaptation du livre de Marc Lévy ou le film d’Alexandre Arcady.
A la place, pour les abonnés Canal +, regardez plutôt sur canal cinéma le blockbuster qui a été injustement boudé par les Américains, alors qu’il est largement au-dessus de la plupart : Lone ranger, naissance d’un héros (on ne connaîtra pas la suite, elle ne sera pas tournée à cause du flop). Ce film de Gore Verbinski est une sorte de Pirates des Caraïbes façon western, avec un message pro-Indiens et écolo. Il critique certains Américains avides de profit qui massacrèrent les populations et la nature pour étendre le chemin de fer ou trouver de l’or. (Lire ma critique complète en lien.)

france sauvage.jpgSur Arte, pour les amis des animaux comme moi, La France sauvage, pour voir les renards et chouettes filmés de près dans des décors grandioses. Paysages sublimes également sur France 5, qui continue de nous faire baver avec des documentaires donnant envie de partir en voyage : ce soir, Splendeurs de la mer du nord.
A 22h15 sur Arte, rediffusion du film semi autobiographique de Pialat, Loulou, j’en ai parlé la semaine dernière.

il etait une fois dans louest le petit franck.jpgLundi sur HD1, Le magnifique François Merlin, mon double qu’on ne présente plus.
Sur TMC, autre film qu’il est inutile de détailler, Il était une fois dans l’Ouest. Enfant, je m’amusais à rejouer les scènes cultes en me prenant pour un dur cow-boy intraitable, avec mon pistolet à pétard : « Qu’est-ce qu’on fait avec le gosse Franck ? – Puisque tu m’as appelé par mon nom... »
J’ai pu voir Ennio Morricone en concert à Bercy en début d’année, il n’a même pas joué la fameuse chanson de l’homme à l’harmonica ! (j'écoutais le 45 tours qu'on voit dans la vidéo). Par contre, la chanteuse a interprété deux fois le thème principal, émouvant  (voir en lien).

Demain, suite des films de la semaine.
Et vous, appréciez-vous ces films ? Qu'avez vous vu cette semaine ?

 

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11/07/2014

Bilan "je suis culturée" de juin

conte kaguya.jpg3 Concerts :

Coup de cœur :
- Shaka Ponk au Zénith de Paris

Little Barrie, La maroquinerie
- Archive, sur le parvis du MK2 BNF
Prochain concert prévu : Saint Motel, concert Dream Pop, La maroquinerie

5 Pièces de théâtre, One man show :

AlexVizorek.jpgCoup de cœur :
- Alex Vizorek est une œuvre d’art, Théâtre du Petit Hébertot, jusqu’au 30 août

- Un singe en hiver, théâtre de Paris, avec Eddy Mitchell et Fred Testot
- On n’arrête pas la connerie ! avec Eric Laugérias,Théâtre du petit Montparnasse, jusqu’au 2 août
- Bash, avec Sarah Biasini, théâtre des Mathurins
- Big Apple avec Christophe Malavoy et Marianne Basler, théâtre de Paris
Prochain spectacle prévu :  Les 39 marches, d’après Alfred Hitchcock

10 films au cinéma :

tristesse club.jpgCoup de cœur :
- Le conte de la princesse Kaguya d’Isao takahata

- The edge of tomorrow avec Tom Cruise, de Doug Liman
- Dragons 2 de Dean DeBlois
- Tristesse Club de Vincent Mariette, avec  Vincent Macaigne
- Under the skin de Jonathan Glazer, avec Scarlet Johansson
- Black coal de Yi’nan Diao 
- Xenia de Panos H. Koutras
- 3 cœurs de Benoît Jacquot, avec Benoît Poelvoorde et Charlotte Gainsbourg, sortie le 17 septembre
- New-York melody de John Carney, avec Keira Knightley et Mark Ruffalo, sortie le 30 juillet
- Palma real motel de Aarón Fernandez, sortie le 23 juillet
Prochain film prévu : Jersey Boys de Clint Eastwood

passé.jpg32 films à la télé :

Coups de cœur Canal + :
- Le passé d’Asghar Farhadi, avec Bérénice Béjo et Tahar Rahim 
- La religieuse de Guillaume Nicloux

Coup de cœur autres chaînes :
- drame : Eden à l’ouest de Costa-Gavras, France 4
- Comédie : Arman hors saison de Sébastien Betbeder, avec Vincent Macaigne. moyen métrage tiré du film 2 automnes 3 hivers, Arte
Prochain film prévu : Les revenants de Robin Campillo, Canal +

The-Americans.jpg3 séries :

Coup de cœur :
- The Americans de Joe Weisberg, saison 1

- Hostages (version israélienne)
- Girls de et avec Lena Dunham
Prochaine série prévue : Banshee, saison 1

4 documentaires :

Coup de cœur :
prohibition.jpg- Prohibition, une expérience américaine de Ken Burns et Lynn Novick (5 épisodes)

Hollywood, l’âge d’or de la comédie d’Andreas Baum
- Belle de nuit (les courtisanes de la belle époque) de Carole Wrona
- La double vie des chats d’Hélène Sage
Prochain documentaire prévu : Rock Hudson, beau ténébreux

2 Livres :

- La route  de Los Angeles de John Fante
- Je suis Parisien mais je me soigne de  Pierre Antilogus
Prochain livre prévu : Le grand n’importe quoi de Jean-Pierre Marielle

Et vous, qu'avez vous fait en juin ?

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09/07/2014

A la télé cette semaine : Marche à l'ombre, L'armée des ombres...

télé, cinéma, cinéma français, la musique des dossiers de l'écranAprès un début de semaine placé sous le signe de la liberté et des vacances, les films suivants se déroulent dans l'ombre : pas dans celle de la prison, mais celle des SDF ou des résistants. Ce soir sur France 4, Marche à l’ombre, avec un personnage hypocondriaque et boulet, mais malgré tout sympa et drôle : Papillote Michel Blanc. L’acteur réalisateur et scénariste du film y incarne un loser SDF collant aux basques d’un dur à cuire, Gérard Lanvin. Comme Michel Blanc, je me plains beaucoup de mes bobos-là improbables, mais moi au moins, je n’ai jamais eu d’entorse qui s’infecte ou subitement les dents qui poussent après 15 ans. Quoique, il me reste encore une dent de sagesse qui sort, et un médecin pense qu’elle est peut-être responsable d’un de mes nombreux bobos incroyables…Toi tu me fous les glandes, arrache-toi de là t’es pas de ma bande, casse toi tu pues, et marche à l’ombre.

télé, cinéma, cinéma français, la musique des dossiers de l'écranJeudi sur France 3, un film, et surtout une musique qui a traumatisé toute une génération d’enfants. Je ne sais pas quel sadique a décidé de reprendre cet air pour le générique d’une émission télé… Au moins, c’était le seul soir de la semaine où j’acceptais d’aller me coucher sans broncher. Si vous ne l’avez pas encore reconnue, je veux parler de la musique du film L’armée des ombres, reprise pour l’émission Les dossiers de l’écran.  J’ai encore des frissons en l’entendant. (si vous êtes maso, cliquez sur le lien, en plus il y a un petit clin d’œil papillotien).
Le film de Jean-Pierre Melville est tout aussi terrifiant que sa musique, et  certainement responsable de mon cauchemar d’enfant récurrent : je devais me cacher pour échapper aux nazis. L’armée des ombres évoque en fait les résistants pendant la seconde guerre mondiale. Ils ne devaient absolument pas se faire repérer, pour ne pas mettre en danger leur vie et celle de leurs camarades. Le réalisateur est un ancien résistant, on sent le réalisme des situations et des personnages, jamais magnifiés ni glorifiés.  La tension est permanente, l’angoisse de la mort prochaine rôde, l’attente d’une fin cruelle sous la torture, ou la honte de trahir les siens… Je revois encore le regard triste de Simone Signoret, et ces hommes qui courent dans une galerie sombre… Un très grand film.

télé, cinéma, cinéma français, la musique des dossiers de l'écranAutre film déprimant sur D17, Une époque formidable de et avec Gérard Jugnot. Comme dans Marche à l’ombre réalisé par son compère du Splendid, encore une histoire de personnages qui cherchent un endroit où dormir, mais beaucoup moins optimiste. Un homme perd son emploi. Honteux, il n’ose pas le dire à sa femme, et couvert de dettes, se retrouve à la rue… Un film que je n’ai jamais osé revoir, peut-être parce que je le jugeais prophétique ? Selon différents sondages, près d’un Français sur 2 pense qu’il pourrait devenir SDF un jour… et le film date de 1991…

Sur cette note joyeuse, je vous laisse, j’ai un boulot à trouver avant de me retrouver au RSA.

Et vous, appréciez-vous ces films ? La musique des Dossiers de l'écran vous effrayait-elle aussi ?

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06/07/2014

A la télé cette semaine : Alexandre le bienheureux, Le château de ma mère, Loulou...

télé, cinéma, chanson française, Renaud, William ShellerCette semaine, quelques grammes de finesse dans un monde de brutes, un vent de liberté et de vacances souffle sur nos télés. Avec pour commencer ce soir sur HD1, Alexandre le bienheureux, parfait manifeste de la philosophie de vie papillotienne :
Philippe Noiret ♥ trime chaque jour comme un forçat dans la ferme de sa femme, une horrible mégère autoritaire. Lorsque cette dernière meurt brutalement, Alexandre décide de se reposer et de profiter enfin de la vie : il flâne dans la campagne avec son chien, prend le temps d’observer les oiseaux et la beauté du monde qui l’entoure… Mais les autres paysans ne l’entendent pas de cette oreille : il faut travailler ! Branle-bas de combat dans le village où Alexandre fait des émules. Face aux attaques, il mène le siège… depuis son lit !

Le désir de retrouver l’insouciance et la liberté de l’enfance, son innocence, son goût pour la flânerie et la nature se retrouvent dans la plupart des films du réalisateur,  Yves Robert : La guerre des boutons, La gloire de mon père... Cet hymne à la liberté est sorti sur les écrans un an avant 1968, et on y sent les prémices de la rébellion.  Oui au droit à la paresse ! Sois feignant, tu vivras content comme Alexandre le bienheureux. (J’ajoute tout de même que je cherche toujours un travail pas trop compliqué : je n’ai plus droit au chômage dans 15 jours. Si je ne trouve pas d’ici là, sans ressources, je me verrai contrainte de faire comme Alexandre : repartir à la cambrousse et me nourrir des légumes du jardin et des poissons de la rivière. Ou je ferai moi aussi la grève : je ne quitterai plus mon lit et n’écrirai plus tant que j’aurai pas de boulot, na.)

télé, cinéma, chanson française, Renaud, William ShellerLundi, autre film d’Yves Robert sur la même chaîne : Le château de ma mère, suite et fin de l’enfance de Marcel Pagnol. Le sort des différents protagonistes est très émouvant : la fin de l’innocence de l’enfance et le retour au monde de brutes des adultes pour certains : la guerre de 14. La musique de Vladimir Cosma, La valse d'Augustine, est sublime et j’avais la gorge serrée lors du concert, avec 75 musiciens qui reprenaient la chanson… (voir en lien)

télé, cinéma, chanson française, Renaud, William ShellerEncore un film sur l’enfance sur NT1, Billy Elliot. Dans les années 80, des mineurs pauvres font grève contre le gouvernement Thatcher. Un jeune garçon s’oppose à cet univers de violence virile, en quittant ses cours de boxe imposés par son père pour apprendre en secret la danse classique… Depuis, le jeune Jamie Bell qui tient le rôle-titre a bien grandi (il a aujourd’hui 28 ans). Il  a joué entre autres dans L’aigle de la 9ème légion, Jane Eyre et Snowpiercer.

Sur Arte, on quitte le monde de l’enfance et des rêves pour une dure réalité, avec une violence verbale et psychologique habituelle chez Maurice Pilat (A nos amours) : Dans Loulou, le réalisateur et sa scénariste (Arlette Langmann, la sœur de Claude Berri) s’inspirent de leur propre histoire : la femme bourgeoise (incarnée par Isabelle Huppert) quitte son mari (Guy Marchand/Pialat) pour Depardieu, un petit voyou. Pialat avouera lui-même que réaliser ce film était « un truc de maso ! »

Loulou/ Depardieu, chansonnite aigue oblige, me fait penser à la chanson éponyme de Renaud :
télé, cinéma, chanson française, Renaud, William Sheller« Tu sais que t'as un peu la gueule à James Dean
Celle qu'il aurait eu s'il avait pas été beau
T'es bâti comme une armoire de cuisine
Le cœur dans le tiroir, tout près du couteau
Lorsque je vois se pointer dans mon horizon
Ta carcasse immense de grand chien paumé
Je dis : « tiens v´la Loulou, la fleur du baston
V´la la bête humaine, v´la l´autre allumé
Je dis "Salut Georges", t'aimes pas tellement ça
Tu veux qu'on t’appelle de ton surnom de voyou
Celui que t'as été quand t'étais moins gras
Un peu plus jeune, et moins con surtout… »

Loulou me rappelle aussi La chanson de William Sheller, chanteur que j’adore, pour ses textes littéraires, sa voix et sa musique mélancoliques :
« Et toi qui vis toujours dans ton imaginaire
Toi qui te promènes partout l'air abattu
ce serait bien que tu comprennes maintenant qu’il n’ y a plus rien à faire
que tu retrouves  un jour ou l'autre ta raison perdue :
Loulou ne t'aime plus… »

Mardi, France 5 propose une série documentaire sur des personnes qui, comme Alexandre le bienheureux, ont décidé de tout quitter pour retrouver leur liberté : « Vivre loin du monde ». Ce soir, une famille vit au rythme de la nature dans une yourte en Alaska.
Je vous rappelle que d’ici 15 jours, mémé va faire pareil : j’irai vivre dans mon trou perdu sans Internet.

Demain, suite des films de la semaine
Et vous, appréciez-vous ces films et chansons ?

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