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26/06/2021

Travail, salaire, profit

travail,documentaires,bullshit jobsCertains mots sont d’un usage si courant qu’on finit par les utiliser sans en interroger le sens. Comme celui de "travail". En français, le mot travail vient d'un instrument de torture et des douleurs de l'accouchement. En anglais, il signifie création, à partir d'un savoir-faire, ce qui pourrait se traduire en français par ouvrage, qui a donné le mot ouvrier. Dans les années 80, le mot ouvrier a été remplacé par celui d'opérateur : la notion de création a disparu.
On dit à un enfant : "tu vas bien travailler à l'école" pourtant le travail des enfants est interdit. Peut-on parler de travail pour les animaux ? On dit bien "un travail de fourmi".
Un tiers du travail s'effectue en dehors de l'entreprise : s'occuper des enfants, de la cuisine, du ménage... Pourtant ce n'est pas considéré comme un travail, tant qu'on ne reçoit pas de salaire pour le faire. Baby-sitter est un travail, mère au foyer, non. Mais quoi de plus primordial que de se nourrir et d'éduquer un enfant ?

Il est devenu normal et acceptable que le travail pour lequel on est payé soit pénible, ennuyeux voire inutile (la prolifération des bullshit jobs) tandis que le "vrai" travail qui fait sens est peu rémunéré (infirmier, assistante sociale...) voire carrément bénévole (pompier, aides dans les refuges d'animaux, de sans abris, les métiers artistiques... ) : "tu as la chance d'avoir publié un essai, une BD qui t'a rapporté la reconnaissance, la joie d'enseigner ou d'émouvoir et faire rire les autres, tu ne vas pas non plus demander d'être payé pour ça ? Non, si tu veux continuer tes films, fais-le sur ton temps libre non rémunéré et trouve un "vrai boulot" à côté !"

On ne travaille pas en priorité pour un salaire, mais pour un poste qui fait sens pour nous, on veut être reconnu ou se sentir utile. Sinon, personne ne postulerait pour des métiers éreintants et peu rémunérés comme infirmiers hospitaliers.  Un ouvrier licencié dira "j'ai donné 20 ans de ma vie à cette boîte." Son travail, c'est sa vie. Les prisonniers préfèrent travailler que de rester dans leur cellule, et leur retirer leur emploi est une sanction administrative. Les gens préfèrent travailler que ne rien faire.

bullshit job.pngMalheureusement aujourd'hui, les emplois inutiles ou qui ne demandent que quelques heures de travail sur les 35 de présence, les "bullshit jobs" pullulent : des consultants payés grassement pour donner leur avis qui ne sera pas écouté, ou des cadres qui n'ont personne à encadrer, car ils ne connaissent pas la réalité du travail de leurs subalternes, qui se débrouillent seuls (ils se sont passés de leurs chefs pendant le télétravail imposé par le confinement). Des emplois administratifs superflus (désormais, surtout dans le privé, puisqu'on supprime les postes de fonctionnaires).
Ainsi, sur la vingtaine d'emplois que j'ai effectués, j'ai par exemple :
Vérifier des papiers déjà vérifiés, qui seront revérifiés derrière (je ne parle pas de documents nucléaires ultra sensibles, mais de notes de frais de 15 euros pour achats de trombones et stabilos).
Pire encore : dans un autre job, un cadre modifiait un de ses documents papiers avec un stylo : ajoutait un point, déplaçait une virgule, changeait un mot ou un chiffre. Je devais ensuite corriger cette virgule sur le même document, mais par ordinateur, puis l'imprimer, le redonner au cadre, pour qu'il le modifie à nouveau sur la version papier, qu'il me le redonne, pour que je le corrige encore sur l'ordi, que je le réimprime, que je lui redonne, qu'il le remodifie, que je recorrige.. parfois 17 fois. Tel Sisyphe portant son rocher. Pourquoi le responsable ne corrigeait-il pas lui-même son document sur son ordinateur ? Surtout que je ne comprenais pas de quoi il parlait, ces chiffres et termes techniques n'avaient pas de sens pour moi.
Et encore, ces métiers étaient inutiles, mais je travaillais continuellement : je prenais une note de frais, puis une autre, un document à modifier, puis un autre. Je voyais peu le temps passer.

A l'inverse, dans d'autres emplois, je n'avais rien à faire et je comptais les minutes jusqu'à la délivrance. Je faisais acte de présence : accueil debout devant l'entrée d'une école privée, où je devais dire bonjour à chaque parent et élève, parce que selon le directeur, faire le poireau dans le froid, c'était "plus prestigieux et respectueux" que de trôner assise dans ma loge. 20 minutes comme ça à chaque rentrée et sortie de classe, à me péter le dos et les genoux en me tortillant de douleur parce que je ne peux pas rester debout immobile, me sentir humiliée d'avoir chaque regard se poser sur moi, devoir répéter bêtement comme un perroquet "bonjour !" sans recevoir de réponse (un poteau n'est pas censé parler, les chiens lui pissent dessus). Puis rien d'autre à faire que de recevoir les éventuels appels pour les absences d'élèves et prévenir une mère que son gosse était malade pour qu'elle vienne le chercher. Le directeur m'avait interdit de téléphoner aux pères, car ce sont les épouses qui doivent s'occuper des morveux, et il n'était pas rare que les femmes me répondent énervées :  "je suis en pleine réunion là, vous pouvez pas appeler son père qui est au chômage ?!!"

J'ai aussi travaillé à l’accueil d'une grande société, où je n'avais personne à accueillir, vu que les employés avaient déjà tous leur badge d'entrée pour passer le portique. J'avais la fonction de plante verte, pour le prestige de la société : "on va la poser là, ça fera joli dans le salon." De quoi l'entreprise aurait-elle eu l'air si personne n'était là pour accueillir un éventuel visiteur, si jamais il avait besoin d'aide pour appuyer sur le bouton de l'ascenseur ?

Sur le sujet actuel de la prolifération des métiers inutiles, qui entraînent dépression et aigreur, je vous conseille fortement le recueil de témoignages du regretté David Graeber : bullshit jobs.
- Travail, salaire, profit 
Arte.tv, jusqu'au 19/10

15/06/2021

Bilan culture de mai

antoinette.jpgOui je sais on est mi-juin. Mais j'étais trop occupée par ma nouvelle activité : faire un puzzle, alors que ma dernière expérience dans le domaine remonte au millénaire dernier avec un dessin Winnie l'ourson de 30 pièces. Je me suis donc fort logiquement lancée directement dans un puzzle 30 fois plus grand, un peu comme si quelqu'un qui ne connaît le sport qu'à travers les matchs de l'euro sur sa télé se lançait directement dans un marathon. Telle une poule devant un tournevis, je regarde chaque pièce une par une en me demandant ce qu'elle représente : un bout de chat ? une fleur ? Elle va à droite, à gauche ? Et la tâche n'étant pas assez facile, je suis daltonienne. J'avais réussi à regrouper des pièces de chat bleu (à moins qu'il soit noir ?) avant de me rendre compte en fait qu'elles représentaient le sol violet (marron ?) Je me retrouve actuellement coincée avec des pièces vertes et grises alors que je n'en vois pas sur le dessin. Je délaisse ainsi au bout de 3 semaines le puzzle (je tiens le bon bout : plus que... les 2 tiers) pour revenir à quelque chose que je connais un peu mieux : écrire des bilans. J'ai rédigé des critiques pour chaque film et documentaires, que je publierai plus tard, si je n'oublie pas comme souvent de le faire !
J'essaie toujours de voir ou d'écouter un documentaire par jour, mais je galérais et me concentrais tellement sur mon puzzle que je n'ai presque pas retenu ce que je regardais. Sur la trentaine de doc, je n'en retiens qu'une quinzaine :

DOCUMENTAIRES :

A voir absolument :
- La bataille de Tchernobyl à voir en lien
500 000 "liquidateurs" se sont sacrifiés pour éviter que la catastrophe de la centrale nucléaire empire et que la moitié de l'Europe soit inhabitable. Leur récompense ? une prime de 100 roubles (environ 100 euros) aucune reconnaissance de leurs nombreuses maladies qui les tuent à petit feu, enfin pour ceux qui ne sont pas morts rapidement... Effrayant.

- La commune, portraits d'une révolution, Fr5, en lien jusqu'au 01/07
L'art de la propagande à travers des photomontages anti-communards, ou à l'inverse des images magnifiant leur combat. Très instructif et toujours actuel  : cette bataille des images communardes et versaillaises nous rappellent qu’un témoignage n’est pas neutre... Voir mon article ici.

- Sugarman de Malik Bendjelloul
L’incroyable histoire vraie d'un musicien dont les albums ont fait des flops en Amérique. Fauché, il est contraint de vivre de petits boulots. Pourtant, son talent est indéniable et sa voix éraillée, ses chansons à texte réalistes et poétiques rappellent voire surpassent  Bob Dylan. Jusqu'à ce que 30 ans plus tard, on découvre qu'il est une immense star en Afrique du Sud, plus célèbre que les Rolling Stones... Une enquête pleine d'émotion et d'espoir, avec un artiste à la personnalité hors normes, humain, simple et philosophe. 

Société :
A voir :
- Homothérapie, conversion forcée, arte jusqu'au 15/08
- Nos données personnelles valent de l'or, cash investigation jusqu'au 20/02
- Très chers colis ! envoyé spécial, jusqu'au 10/07

Pas mal :
- Travail, salaire, profit, épisode 1, travail. Arte.tv, jusqu'au 19/10
- Les fils de Sam en 4 épisodes sur Netflix

Portraits :
- Sophie Scholl, ces femmes qui ont fait l'histoire, Arte
- François Mitterrand et Anne Pingeot, fragments d'une passion amoureuse, La case du siècle, France.tv
- Hollywood maudit : la porte du paradis, OCS

Sciences et histoire :
- Retour à Tchernobyl, M6
- La guerre de Troie a bien eu lieu, France5, science grand format
- Naachtun, la cité maya oubliée, 2 épisodes
 - Les ovnis envahissent l’Europe, Disney+

FILMS :

Coups de cœur :
- Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal, 2020
- La fille de Ryan de David Lean, 1970

Les classiques incontournables :

- Voyage au bout de l'enfer de Michael Cimino, 1978
Un film qui m'avait traumatisée adolescente. Aujourd'hui, me souvenant des scènes de roulettes russes et ayant vu des documentaires et images d'archives sur la guerre du Vietnam, le film est plus regardable. J'ai surtout été surprise par la longueur du mariage : une heure entière ! (sur 3 heures de film) je me demande si je n'avais pas vu une version courte auparavant.

- Papillon de Franklin J. Schaffner, 1973
Henri "Papillon" Charrière (Steve McQueen) condamné à tort pour un crime qu'il n'a pas commis, est condamné à vie au bagne de Cayenne. Il tente de s'évader à plusieurs reprises, avec l'aide d'autres malfrats (Dustin Hoffman).
Tiré d'une histoire vraie, un film culte effroyable sur les conditions dans les colonies françaises (enfermé 2 ans dans le noir, vraiment ?!) L'épisode qui m'a semblé le plus incroyable est l'escapade paradisiaque chez des Indiens recueillant Papillon, lui donnant une femme... En vérifiant, ce passage aurait été inventé ! Le film serait romancé : si Henri Charrière s'est bien évadé du bagne, il s'attribuerait en réalité les faits et évasions de plusieurs bagnards.

- Les monstres de Dino Risi, 1963
 19 sketches interprétés par Vittorio Gassman♥ (Le fanfaron, Nous nous sommes tant aimés..)  et Ugo Tognazzi (la cage aux folles)  démontrant avec humour noir  toute la bassesse humaine. Dommage que la chaîne C8 n'ait pas diffusé sa suite encore plus saisissante selon moi, Les nouveaux monstres...

Bien :
- Le vent se lève de Ken Loach, 2006
- Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait d'Emmanuel Mouret, 2020
- La vallée des loups de Jean-Michel Bertrand, 2016
- Les baronnes d'Andrea Berloff, 2019

Pas mal :
- Le canardeur de  Michael Cimino, 1974
- Peppermint candy de Lee Chang-Dong, 2000

Bof :
- Le chat Potté de Chris Miller, 2011

 

 

11/05/2021

Bilan culturé d'avril : 21 documentaires

documentaires

En fait j'en ai vu plus (environ un par jour, donc il doit m'en manquer 9, et j'en ai rajouté un dernier en me relisant : celui de Kate et Meghan.) Je ne me souviens que de ceux qui valent le coup et qui m'apprennent des choses intéressantes (j'avais donc oublié Kate et Meghan). J'ai tenté de classer par ordre de préférence dans chaque catégorie. J'ai rédigé des critiques, que je publierai ensuite. En attendant vous pouvez cliquer sur les documentaires sur les liens rose.

A voir absolument :

 - La fabrique de l'ignorance, jusqu'au 22 juin sur arte.tv
 - Tuer l'indien dans le coeur de l'enfant, disponible jusqu'au 11 juin sur arte.tv
- 2040, les solutions pour la planète existent !
de Damon Gameau

Portraits :
 Bien :
- Framing Britney Spears amazon prime
- Ian Fleming, l'homme qui créa James Bond
- La véritable histoire de d'artagnan,
arte tv jusqu'au 8 juin
- Napoléon, la destinée et la mort,
disponible jusqu'au 29/06 sur arte.tv
Bof :
- Élisabeth II, les derniers combats d'une reine, jusqu'au 18 mai sur France.tv
- Meghan et Kate, duel royal à Buckingham 
Autant j'ai adoré la vie de la famille royale scénarisée dans The crown, autant je n'arrive pas à me passionner pour des documentaires qui débattent de scandale autour de collants à faire porter ou pas aux demoiselles d'honneur lors du mariage de je sais plus qui. "Kate a fait pleurer Meghan!" (ou l'inverse je ne sais plus) commente ici un enfant de 5 ans un journaliste.

Société :

Bien :
- La fabrique de l'ignorance, jusqu'au 22 juin sur arte.tv
- Tuer l'indien dans le coeur de l'enfant, disponible jusqu'au 11 juin sur arte.tv
- Le capital au 21e siècle de Justin Pemberton et Thomas Piketty
Salvador Mundi : la stupéfiante affaire du dernier (faux ?) Da Vinci, Le monde en face, jusqu'au 12 juin sur france.tv
- Assassins, sur mycanal
Le 13 février 2017, Kim Jong-nam, demi-frère du dirigeant de Corée du Nord Kim Jong-un, attend son avion à l'aéroport de Malaisie. C'est alors que deux femmes se précipitent sur lui et lui appliquent un liquide sur le visage avant de s'enfuir. L'homme meurt. L'autopsie révèle qu'il a été empoisonné avec un agent toxique proche du gaz sarin. Quand les deux femmes sont retrouvées, elles tombent des nues. Elles croyaient participer à une caméra cachée sur Internet... Un film important enfin disponible malgré le refus de plusieurs distributeurs terrorisés à l'idée de le diffuser. 
- Travail, salaire, profit, arte.tv

 Animaux et nature :

Coups de coeur :
documentaires
- Le monde secrets des chats, jusqu'au 1er juillet sur arte.tv
- La vie secrète du zoo saison 4, France 5
- Zoo nursery Berlin saison 7, France5

- 2040, les solutions pour la planète existent ! 
- Les trésors perdus des mayas, saison 1, Disney

Science grand format :

- Le mystère Cléopâtre, la dernière reine d’Égypte
- Les heures sombres de l’Égypte antique
Akrotiri, les derniers jours d'une cité antique
- Au temps des dinosaures, jusqu'au 20 juin

16/01/2021

Les documentaires de la semaine

documentaires , animauxLa vie secrète du zoo

Je suis tombée plusieurs fois sur l'émission française, une saison au zoo, qui ne m'a pas convaincue. Je ne sais pas si j'ai changé d'avis ou si la version anglaise est plus pertinente et drôle (le fameux humour british, d'ailleurs ce sont les Anglais qui ont inventé le mot, je l'ai appris dans l'excellent Ridicule) mais je me suis prise de passion pour la vie des habitants du zoo de Chester (voir les vidéos en lien).
Du mignon (les bébés animaux) de l'amour, partagé (le couple de vieux manchots) ou non (la souris et le lézard qui refusent de se reproduire) de l'entraide (chez les fourmis, les lycaons...) Des trahisons (la femelle rhinocéros qui ne veut plus jouer avec son partenaire, alors il devient copain avec... un cerf) Des duels, des groupes qui se lient contre le tyran (les femelles zèbres contre le mâle). Des luttes pour obtenir le pouvoir (deux reines qui s'affrontent chez les rats taupes nus) des rebelles qui ne veulent pas rentrer dans le rang (l'oiseau qui veut s'enfuir). Mais aussi des drames, des deuils (la mort du petit éléphant, et son copain qui le secoue pour qu'il se réveille : déchirant), des jalousies (les ados envieux des petits frères). Tout cela sous les commentaires mordants des soigneurs. Bref, du Shakespeare ! 

La reine Victoria et ses 9 enfants 

documentaires , animauxLa reine adorait son mari le prince Albert, mais détestait les enfants et les grossesses.
Son époux lui reprochait : "Il est dommage que tu ne trouves aucune consolation dans la compagnie des enfants. La racine du mal est ta notion, absolument fausse, que la fonction d’une mère est toujours de corriger, gronder, donner des ordres."
Elle a écrit à sa fille : "Crois-moi, les enfants sont une terrible inquiétude, et le chagrin qu’ils causent est beaucoup plus grand que les joies qu’ils apportent."
Lorsque son époux décède alors qu'ils n'ont tous les deux que 42 ans, la reine se laisse sombrer dans la dépression et martyrise ses enfants, qu'elle tolérait uniquement jusque-là par égard pour son mari.
Un documentaire en 3 épisodes, des scandales dignes de The crown et la meilleure publicité pour la contraception !

Ovnis, les dossiers déclassifiés américains

documentaires , animauxLes images des ovnis rendues publiques par le Pentagone ont fait le tour du monde, grâce à l'ancien directeur du programme de la défense chargé d’évaluer les menaces aériennes. Il s'inquiète de ces mystères qui ne sont pas pris au sérieux. Il divulgue les rapports, démissionne, et se consacre à interroger les témoins d'ovnis dans cette série documentaire....
Je n'ai tenu qu'un épisode : les doublages effectués par-dessus les témoignages, la mise en scène mélodramatique, les nombreuses répétitions (comme si on pouvait oublier ce qu'on vient d'entendre 3 minutes plus tôt -sans doute dû aux coupures pub de la diffusion américaine-) donnent l'impression d'être dans une mauvaise téléréalité à sensation. Sur le même sujet, je vous conseille le plus sérieux et passionnant "ovnis une affaire d'état.

 

31/03/2020

Kedi, le royaume des chats

kedi.jpgEn ces temps de confinement, je vous invite à revoir ce documentaire, ode à la liberté. On suit le parcours de 7 chats qui vont où bon leur semble dans Istanbul, font ce qu'ils veulent, et sont vénérés comme il se doit par les personnes qui les côtoient.

Grizou le gentleman tape à la vitre d'un restaurant quand il a décidé que c'était l'heure de manger. Les serveurs s'empressent de lui ramener son plat préféré. Psychopathe, la "mégère pas apprivoisée du tout" défonce la tête de son partenaire dès qu'il s'approche d'une autre chatte et terrorise même les chiens du quartier.
Le film est aussi émouvant que drôle. On est touché de voir qu'un dépressif retrouve une raison de vivre et de la tendresse en nourrissant les êtres abandonnés comme lui, ou que des gens modestes dépensent leur maigre paie dans les soins vétérinaires.

Plus qu'un simple documentaire sur les félins et Istanbul, Kedi interroge la relation quasi mystique entre chats et humains, et dévoile en filigrane un art de vivre ensemble (ce que ne connaissent pas mes voisins qui font de la corde à sauter à faire trembler les murs et le sol). On se réjouit de voir des types bourrus donner le biberon à des petits chatons abandonnés et à leur contact, devenir plus tendres, plus tolérants, en somme, plus humains.
Kedi est aussi une ode à la liberté, avec ces hommes qui admirent l'indépendance de ces chats errants. Il n'est pas anodin qu'à plusieurs reprises, les bestioles soient filmées devant des graffitis "erdo-gone".  
Le royaume des rats n'aurait pas été aussi vendeur et attendrissant, forcément : "plongeons dans les égouts d'Istanbul à travers le portrait de Raclure, qui se délecte de déchets, de Ramassis, qui transporte la rage"... 

Kedi le royaume des chats de Ceyda Torun, à voir en lien.

 

03/03/2020

Comment avoir une idée de génie ?

gaston eureka.jpgC'est simple : il suffit de me demander ! Ou à mon mentor : Gaston Lagaffe.
Ce documentaire montre que les tests de Q.I, comme ceux de logique, ne sont pas vraiment efficaces pour mesurer l'intelligence, car ils n'exigent qu'une seule bonne réponse. C'est ce que l'on nomme la pensée "convergente", celle qu'on nous apprend à l'école pour être un bon mouton.

La clé du génie serait au contraire la pensée divergente, la créativité. La plupart des solutions viennent en dehors d'un bureau, quand l'esprit est reposé et peut vagabonder, en faisant des associations créatives nouvelles. Beaucoup de chercheurs et d'artistes trouvent leur éclair de génie en se promenant dans la nature, ou en prenant un bain comme Archimède. (D'après ce documentaire, 72 % de nos meilleures idées viendraient sous la douche ! C'est pour ça que je milite contre le travail de bureau ! Recevons les clients à poil sous l'eau, ils seront ravis !)
Mieux : les idées nous viennent aussi en rêve dans notre sommeil : Paul McCartney a rêvé de la mélodie de Yesterday et l'a notée à son réveil, et pour Let it be, il a rêvé de sa mère décédée qui apparaissait auprès de son lit (
Mother Mary comes to me, speaking words of wisdom :  Let it be...") Je le constate à mon maigre niveau : si je bute sur une phrase, il suffit que j'aille me promener dans le parc ou fasse du sport pour que les mots se remettent à couler tout seul. Mes meilleures blagues me viennent toujours la nuit, lorsque je suis couchée et que mon esprit s'évade. Aux débuts du blog je me relevais pour les noter et ne pas les oublier, mais après je ne pouvais plus me rendormir, alors j'ai arrêté. Désormais, il faut me croire sur paroles : je suis toujours drôle, mais la nuit sans témoin, comme c'est pratique.

documentairesInventer rime avec incuber. Perdre son temps n'est pas perdre du temps. Il faut beaucoup d'expériences inutiles pour trouver les solutions. C'est pour ça que Gaston Lagaffe a toujours été mon modèle : on a l'impression qu'il dort, qu'il glande, mais il imagine des outils pour améliorer son espace de travail ! S'il foire ses inventions, c'est pour mieux les réussir plus tard ! Eh ben c'est pareil pour moi. Je peux rester des heures à fixer la fenêtre, au boulot on me considère "dans la lune" et certains esprits limités me prennent même pour une neuneu, alors que je suis tout simplement en train de révolutionner le monde du travail par mes idées de génie ! Si si. Bon en réalité, je me pose plutôt des questions dignes d'un enfant de 5 ans ("pourquoi le ciel est-il bleu ?" "Si j'arrête de manger du chocolat, à partir de combien de minutes le manque va t-il provoquer un déficit en magnésium, sérotonine, antioxydant et donc la mort ?")

Un chercheur a suivi le parcours sur 30 ans de 650 enfants avec des QI supérieurs à 140, pour savoir combien allaient révolutionner le monde. Le type est mort avant le résultat de son étude : sur les 650 gosses, aucun génie. En revanche, sur deux enfants recalés car ne possédant pas de quotients de surdoués : 2 prix nobel. Einstein avait un cerveau + petit que la moyenne. Ce n'est pas la taille qui compte...

Une autre étude met des participants face à une bouteille en verre vide et leur demande de trouver le plus d'utilisations possibles de cet objet. Le genre de jeu qui met mon cerveau en ébullition, j'ai immédiatement lâché mes haltères pour participer (j'aime bien faire du sport en regardant des documentaires, je m'ennuie moins et je trouve que les mouvements permettent de mieux retenir ce que je vois. D'ailleurs c'est une aberration totale qu'on demande à des gosses de rester assis sans bouger à l'école : on devrait leur mettre un pédalier sous leur bureau, non seulement ça les calmerait, ils retiendraient mieux les leçons, mais en + ils produiraient de l'électricité !) En 3 minutes de test, j'ai noté une trentaine idées : se servir de la bouteille comme vase, bougeoir, rouleau à pâtisserie, loupe, support de dessin pour faire des cercles comme le spirograph, instrument de meurtre pour assommer et découper mon collègue... Bref seule sur une île déserte comme Tom Hanks, j'utilise la bouteille comme messager à la mer, puis quand les secours viennent me chercher 5 ans après : "ah déjà ? J'ai pas vu le temps passer ! Je m'amusais bien avec mon pote le ballon et..."

Juste avant de faire ce test, on a demandé aux participants : soit d'effectuer une tâche exigeante, soit de ne rien faire, soit de faire deux fois la même chose, soi de faire une tâche simple. Ce sont ces derniers qui ont obtenu les meilleurs résultats, car l'activité facile permettait au cerveau de se reposer.
C'est exactement pour ça, qu'à défaut de ne plus trouver d'emploi dans mon métier de base, journaliste cinéma, je me suis rabattue sur un boulot de rêve, très simple, qui me laisse l'esprit et le temps libre pour écrire et penser. Dans son livre "l'adulte surdoué, trop intelligent pour être heureux", Jeanne Siaud-Facchin montre que beaucoup de personnes intelligentes, si leur capacités restent mal exploitées, se retrouvent à faire des petits boulots de magasinage par exemple car ils leur permettent de reposer leur cerveau. (En revanche, un métier qui nécessite d'être au taquet comme serveur, c'est plus compliqué).

Le temps ne fait rien à l'affaire, quand on est con, on est con ? Les découvertes récentes en neurosciences contredisent Brassens...
à suivre

20/02/2020

Ennemis intimes

ennemis intimes.jpgFilmé par le cinéaste, les rapports entre fascination/répulsion, amour et haine liant le réalisateur Werner Herzog et son acteur fétiche Klaus Kinski.
Ce dernier m'a toujours mise très mal à l'aise. Ce type me répugnait, déjà il était hideux, parfait pour le rôle de Nosferatu, mais il me dérangeait surtout par sa personnalité qui transperçait dans ses rôles. Je ne me suis pas trompée. Il était effectivement aussi agressif et mégalo que ses personnages. Il admettait sa pédophilie (enfin, il appelle ça dans son autobiographie "avoir un penchant pour les mineures".) Sa fille Pola a révélé qu'il avait abusé d'elle de ses 5 à 19 ans. Quant à l'actrice Nastassja, elle a admis des attouchements et que les colères de son père la terrifiaient. Il me semble significatif qu'elle ait entretenu une liaison à 15 ans avec Roman Polanski, lui-même accusé d'agressions sur mineures, et tourné sous son autorité Tess à 17 ans, un rôle de fille violée...

Le documentaire n'évoque pas le sujet, uniquement l'attitude de Klaus Kinski sur les tournages, et rien que ça méritait qu'on l'enferme dans un asile. L'acteur poussait d'énormes colères et était violent, comme dans cet extrait où il manque de fendre le crâne d'un figurant. Les tensions sont exacerbées par les conditions de tournage en pleine jungle pour Aguirre la colère de Dieu (ou plutôt de Kinski qui se prend pour un dieu).
Herzog explique que l'acteur ne supportait pas de ne pas être au centre de l'attention. Par exemple, alors qu'il défriche la forêt pour les besoins du tournage, un Indien se fait piquer par un serpent. ll n'a que 20 secondes pour réagir avant que le venin ne l'empoisonne. Le gars n'hésite pas, il se tronçonne le pied. L'équipe entoure le brave mutilé, et Kinski, vexé de ne plus accaparer les regards, trouve que c'est le bon moment pour taper un scandale parce que... son café est trop froid. Il réitère ses crises d'enfant-roi lorsque six personnes de l'équipe ont un accident d'avion et donc que l'intérêt est détourné de sa divine personne. On le voit insulter, menacer de tuer les techniciens, pendant que les autres restent impassibles, habitués, attendant que l'orage passe. Outrés par son comportement, les Indiens qui doivent le frapper pour une scène, le font réellement (c'est assez jouissif à voir). 
On se demande comment le réalisateur a pu poursuivre sa relation avec Kinski et en faire son acteur fétiche. Ce n'était pas un génie irremplaçable, il aurait pu s'en débarrasser facilement pendant les tournages : "Rapproche-toi du bord oui, voilà comme ça on te voit bien ! Ah flûte, il est tombé !" "On tourne ! Non Klaus, ne touche pas le serpent, ce n'est pas un jouet ! Coupez ! Mais non la caméra, pas sa main !" etc.

18/02/2020

Tout peut changer: et si les femmes comptaient à Hollywood ?

tout peut changer.jpgUn documentaire indispensable qui interroge la place des femmes à Hollywood et leur représentation dans les films. (voir bande annonce en lien). C'est affligeant : alors qu'elles occupent la moitié des effectifs des écoles de cinéma, les réalisatrices américaines ne dirigent que 4% des longs métrages. On ne confie aux femmes que des emplois subalternes, casting, scriptes etc. En 2016, sur les films ayant rapporté le plus d’argent au box-office, on ne comptait que 27% de femmes avec au moins une réplique à prononcer. Hors Hollywood, le constat est identique. En 72 éditions, une seule femme a reçu la palme d'or au festival de Cannes : Jane Campion pour La leçon de piano

Dans les scénarii, les femmes restent le plus souvent hypersexualisées, ne servant que de faire valoir aux rôles masculins. La dessinatrice Alison Bechdel (j'ai beaucoup aimé le livre consacré à sa famille, Fun home) a élaboré un test qui permet l'évaluation de la présence féminine dans un film grâce à trois critères :
- Il doit y avoir au moins deux femmes nommées (nom/prénom) dans l’œuvre
- qui parlent ensemble
- et qui parlent de quelque chose qui est sans rapport avec un homme.
Le verdict est sans appel : environ 60 % des films échouent au test.

thelma tout peut changer.jpgRévoltée par cette situation, l'actrice Geena Davis a fondé un institut de recherche pour lutter contre les inégalités entre hommes et femmes et les stéréotypes sexistes dans les médias. Elle est l'une des rares actrices à avoir participé à un film que l'on peut qualifier de féministe, mettant en scène deux héroïnes se libérant du joug de leurs maris : Thelma et Louise.  La comédienne déplore : « Tant qu'on ne leur propose pas de rôles forts ou qu'elles sont simplement absentes des écrans, le message est clair : les femmes et les jeunes filles n'ont pas la même importance que les hommes et les garçons. Cette situation a un impact considérable sur le secteur et la société dans son ensemble.»
Jessica Chastain renchérit : « Le cinéma nous a fermé la porte. Les films n'ont pas à s'intéresser aux femmes... ni à leurs désirs, ni à leurs besoins, ni à leurs peurs. »

Le cinéma véhicule une image négative de la femme, qu'il peut aussi contrebalancer. L'institut de recherche témoigne par exemple d'un "effet Scully" : après avoir enfin vu des rôles de femmes fortes dans les films policiers, comme Gillian Anderson dans X files, les femmes ont été trois fois plus nombreuses à suivre des carrières scientifiques et judiciaires. Après le succès de Hunger Games, avec une héroïne très forte qui sauve sa communauté, les jeunes filles se sont inscrites massivement au tirc à l'arc.
Meryl Streep estime que « les changements n’interviendront que lorsque les hommes s’engageront ». Sharon Stone témoigne également : « des réalisateurs me demandaient de m'asseoir sur leurs genoux. Est-ce qu'ils le demandent aussi à Tom Hanks ?»

Les comédiennes qui apparaissent dans le documentaire sont justement reconnues, oscarisées, et j'ai parfois eu l'impression d'assister à un défilé glamour de promo d'actrices hollywoodiennes. J'aurais préféré plus d'extraits de scènes problématiques et de chiffres à l'appui. Certains étaient consternants, implacables. Je n'ai pas pris la peine de les noter pendant la projection presse en pensant les retrouver ensuite dans le dossier du film, mais malheureusement, non. 

On a pourtant énormément d'exemples concrets à donner. J'ai remarqué dès l'enfance la prépondérance des mâles au cinéma. J'étais choquée de voir comment les femmes étaient traitées : je me souviens d'une scène où la petite amie interroge Delon et en réponse, il lui envoie une volée de claques qui la fait tomber sur le lit. Lorsque je regardais les James Bond, les Belmondo, les Gabin, je constatais bien que les héros étaient les hommes, des durs. 
Je m’identifiais alors aux rôles masculins, car ils étaient les seuls respectés. Dans les films, les personnages féminins sont souvent source de problèmes : les femmes fatales des films noirs, tentatrices, manipulatrices, qui causent la perte du héros en le poussant au crime par amour, appât du gain. Ou bien les femmes sont présentées comme des êtres faibles et stupides que l'homme doit sauver. Elles enchaînent les bourdes, c'est souvent à cause d'elles que le héros est trahi, car elles ne savent pas garder leur sang-froid, un secret... Lorsqu'elles sont menacées ou poursuivies, elles ne savent pas se défendre, trébuchent en courant, s'évanouissent... ah les gourdasses.

Si l'on peut dire aujourd'hui que les femmes obtiennent des rôles forts dans les blockbusters hollywoodiens, elles n'en restent pas moins hyper sexuées. Une femme peut se battre, mais en tenue moulante et décolleté. Une femme peut remettre un homme à sa place, mais en lui parlant collée à 2 cm du visage comme si elle allait l’embrasser.

Tout peut changer, à Hollywood, à Cannes et dans la société. Ce documentaire essentiel s'attache à démontrer que les femmes doivent être traitées équitablement au cinéma, pouvoir réaliser des films, être les héroïnes principales, ne plus être des objets sexués. Pourtant après 1h30 sur le sujet, le film se clôt sur un panneau qui m'a fait sourire : "réalisé par Tom Donahue". Un homme... Tout peut changer, mais ya encore du boulot. 

 

17/02/2020

Bilan "je suis culturée" de janvier : 23 documentaires

faites entrer l'accusé.pngEn décembre, Canal+ a remis dans l'abonnement qui coûte un bras les chaînes documentaires de Planète et Sciences. Noël avant l'heure, je trépignais comme un gamin qui découvre ses cadeaux sous le sapin : "j'ai à nouveau accès à la série "des crimes presque parfaits" Oh oui ! Des histoires d'éventration et cadavres brûlés ! " (J'ai conscience qu'un enfant attend plutôt l'intégrale de Harry Potter que l'intégrale des méfaits du docteur Petiot).
Je ne pouvais donc pas sortir de chez moi pour me griller les neurones en buvant de l'alcool, puisque j'étais trop occupée à m'en connecter de nouveaux en rattrapant mon retard des docs de "matière grise". Puis par ce froid, j'hiverne. Et patatras, 15 jours, plus tard, comme ça sans prévenir, la caverne d'Ali baba s'est refermée. Je dois à nouveau me contenter des documentaires d’Arte (bien), France télé (pas mal) et RMC découverte (bof). Vivement noël prochain. 
Puis en janvier, consolation ! Pour bien démarrer l'année, France 2 propose enfin des inédits de Faites entrer l'accusé♥ tandis que RMC story rediffuse les anciens ! Quel bonheur de revoir Hondelatte et sa veste en cuir (voir mon article sur Jean-Claude Romand en lien).

Cinéma :
Très bien :
- Tout peut changer : et si les femmes comptaient à Hollywood ?
- Ennemis intimes de Werner Herzog (lui et Klaus Kinski)

Affaires criminelles :
- Faites entrer l'accusé♥ :
- Alain Berruet, l'obsession de la vengeance
- Roland Moog, meurtre au cinéma
- Nicolas Charbonnier, l'étrangleur de Strasbourg
- Raphaël Maillant, mensonges et trahison

- Des crimes presque parfaits :
Une excellente série qui replace les affaires dans les contextes historique, socio économique de leur époque. (La séquestrée de Poitiers, Henriette Caillaux, l'affaire Steinheil)... La dernière saison m'a déçue, l'émission peine à trouver des histoires palpitantes.
- Le curé d'Uruffe, assassin en soutane
- Monsieur Bill, série noire à Pigalle

Société :
Coups de cœur :
- Comment Trump a manipulé l'Amérique ( scandale Cambridge analytica/ Facebook)
- Propaganda disponible sur Arte jusqu'au 29/10
10 épisodes de 5 minutes décryptant les techniques de manipulation utilisées pour influencer nos opinions et fabriquer notre consentement : Star wars, I phone, Levi's, Red Bull, mais aussi les stratégies politiques de Trump ou de la Chine. Indispensable, à voir en lien.
- Diviser pour mieux régner, Roger Ailes, le créateur de Fox news

Bien : 
- Qui a peur de Huawei ? Le monde en face, France 5
- Rêve pavillonnaire : les dessous d'un modèle, Le monde en face France 5
- Le travail du futur
- La fabrique du mensonge : anti vaccins et Alex Jones (complotiste des médias américains)

Sciences et santé :
Très bien :
documentaires, faites entrer l'accusé- Les étonnantes vertus de la méditation, Arte
- Matière grise : comment avoir une idée de génie ?
- Matière grise : comment tombons nous amoureux ?
Bien :
- Le virus qui soigne
(la thérapie génique)

Histoire :
Bien :
- Richard cœur de lion, le roi pris au piège, Arte
- Le roi Arthur, histoire d'une légende, Arte
- Eva Braun, révélations sur la femme du führer

Animalier :
Coup de coeur :
- Notre planète, Netflix



11/10/2015

Bilan "je suis culturée" de septembre

vivian maier.jpgPeu de sorties ce mois-ci. J’ai profité des derniers beaux jours avant la pluie et l’automne qui s’installent. J’ai passé mon temps libre à flâner et lire dans le parc. Ah, ce beau soleil qui revigore… quelle bonne idée j’ai eu de me promener avant d’aller bosser, comme ça j’aurai la pêche au boulot ! Pourtant, je me sens patraque, sonnée, on me demande si je vais bien « mais si, je reviens du parc! » J’ai chaud, j’ai soif, je manque de tourner de l’œil sur mon bureau… avant qu’on s’horrifie : « aaah t’as le crâne tout rouge ! » Oui, j’ai pris une insolation par 15 degrés en plein automne et aujourd’hui, je pèle de la tête.

3 films au cinéma :

Coup de cœur :
- Green inferno d’Eli Roth
Coup de cœur et surtout coup dans l’estomac. J’en reparle bientôt.

Pourquoi pas :
- Marguerite de Xavier Giannoli
Le cinéaste a le don pour trouver des sujets en or, mais il ne sait pas les traiter. J'en parle demain.

Bof bof :
- Un début prometteur d’Emma Luchini
Et non.

22 films à la télé :

Coup de cœur Canal+ :
A la recherche de Viviane Maier de John Maloof

Coups de cœur Canal sat :
A propos d’Elly de Asghar Farhadi
Vous ne l’emporterez pas avec vous de Franck Capra

Déception :
J Edgar de Clint Eastwood
Quel manque de souffle dans ce film ! Je conseille de relire plutôt la formidable biographie de Marc Dugain sur le sujet.

3 séries :

Coup de cœur :               
Black mirror, blanc comme neige, avec Jon Hamm
Série toujours aussi excellente. Dans un futur proche, les méfaits des nouvelles technologies sur les relations sociales... Effrayant, car réaliste.

télé, cinéma, documentaires- The brink, avec Jack Black et Tim Robbins
- Wayward pines, avec Matt Dillon

10 documentaires :

Coups de cœur :
- Pollution de l’air : qui nous intoxique ?
Le diesel, évidemment !
Le ventre, notre deuxième cerveau
Tellement évident pour l'estomac sur pattes !
- French Bashing

- Un jour un destin : Pierre Richard
- Un jour un destin : Marlène Jobert
- Pièce à conviction : Nos très chers députés de Patricia Loison
- Despot housewives
- Discrète chevêchette
- Comment le sexe a changé le monde
- hipstérie