Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/01/2022

Chaplin

charlie.jpgChaplin, le génie de la liberté sur France.tv jusqu'au 13/02

Pour vous signifier l'intérêt que je porte à cet artiste, un poster du Kid trônait dans ma chambre d'ado, et le tout premier livre que j'ai acheté avec mes premiers sous, à 16 ans, est l'autobiographie de Chaplin. Je l'ai prêté à quelqu'un qui s'en est inspiré pour un court métrage, il ne me l'a jamais rendu.

Je pensais tout connaître de Chaplin, et la durée de ce film (2h30 !) me rebutait. Mais ce documentaire est une vraie pépite, car il est constitué d'images d'archives rares. Aucune longueur ressentie tant la vie de l'artiste est passionnante. C'est Mathieu Amalric (je n'aime pas sa voix mais je suis vite passée outre) qui narre l'ascension de l'auteur. Il rappelle que l'histoire bouleversante du kid est en réalité celle de Chaplin. Charlie a reconstitué pour le film dans les moindres détails la chambre misérable qu'il habitait enfant avec sa mère. Comme le kid, il s'est ensuite retrouvé seul, à la rue, et c'est le théâtre qui l'a sauvé, jusqu'à devenir le cinéaste le plus célèbre et le plus riche de son époque. Il résultera de ses débuts dans la misère une volonté de faire rire de ses déboires pour les surmonter, et une tendresse pour les pauvres et délaissés. Charlot, le clochard rigolo, c'est lui, Charlie.

- Sydney, l'autre Chaplin sur Mycanal, Ciné classic

sydney.jpgFrère aîné de Charlie, comédien réputé et doué, c'est lui qui a lancé la carrière de son cadet, pour au final se retrouver distancé et oublié.
Pourtant pas de jalousie ni de rivalité entre les deux frères. Ils s'aident et travaillent ensemble, et Charlie n'aurait sans doute pas atteint de tels sommets sans Sydney à ses côtés.
Grâce à de nombreuses images d'archives, pour la plupart inédites (le making of du dictateur, filmé en couleur par Sydney) on peut comparer le style des deux frères

Sydney réalise un film, sans succès. Des années plus tard, Charlie en reprendra le scénario et des scènes quasiment identiques dans le dictateur. Ainsi, le barbier qui rase son client en écoutant la danse hongroise numéro 5 de Brahms : les gestes ne suivaient pas le rythme de la musique dans le film de Sydney, donc le gag tombait à plat, tandis que dans le film de Charlie, la parfaite coordination des mouvements du barbier avec la mélodie, tel un chef d'orchestre, en fait une scène d'anthologie (voir en lien).

Sydney est un excellent comédien, mais Charlie, lui, est un artiste. Charlie peaufine ses œuvres, s'attache à la qualité, tandis que Sydney privilégie l'aspect rentable. Ses films ne remportant pas le succès escompté, Sydney se lance dans d'autres affaires. C'est lui par exemple qui a instauré la première ligne de transport aérien.
S'il n'est pas resté à la postérité, sa vie rocambolesque n'avait rien à envier à celle de Charlie en matière d'aventures, de succès et de scandales retentissants. 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les commentaires sont fermés.