04/03/2012
La rubrique nécrologique et les films de la semaine : Davy Jones des Monkees, Rinaldi des Charlots, Nobody knows
Dans la rubrique nécrologique de la semaine, deux comiques sont décédés. Si les acteurs / chanteurs de mon enfance pouvaient arrêter de crever maintenant, merci hein, j’ai l’impression d’avoir 105 ans en plus. Non mais, 69 ans pour le charlot Gérard Rinaldi, 66 ans pour Davy Jones le chanteur principal des Monkees, pouvaient pas attendre un peu non ? J’interdis formellement à McCartney (70 ans en juin) et à Jean Rochefort (81 ans !) de mourir avant une bonne centaine d’années, après moi donc (j’ai décidé de battre le record de Jeanne Calment).
J’ai découvert les Monkees adolescente, lorsque la 5ème chaîne a eu la bonne idée de rediffuser cette série culte des années 60. (cliquez sur le lien) J’ai tout de suite été emballée par l’esprit très « 68 » et baba cool du feuilleton, où 4 jeunes gens insouciants et drôles défendent les plus faibles dans des aventures loufoques et psychédéliques. Chaque épisode était ponctué par des chansons qui ont connu un succès planétaire. Vous connaissez certainement l’une d’elles, I’m a believer, reprise dans le film Shrek.
Les mélodies des Monkees singeaient (c’est le cas de le dire) celles des scarabées les Beatles, mais ces derniers appréciaient l’hommage et ont même invité le groupe aux séances de répétitions de Sergent Pepper à Abbey Road. Dès que j’ai un petit coup de mou (comme aujourd’hui où il pleut sans cesse) je danse sur les Monkees, leurs chansons pop et psychédéliques me mettent immédiatement la pêche. Mes préférées sont (cliquez sur les liens !) Valleri, The girl I knew somewhere, Stepping stone, For Pete’s sake, Mary Mary, Listen to the band… J'espère que ces chansons vous feront le même effet ! " In this generation, in this loving time, in this generation, we will make the world shine !"
A la fac, quand j’avais expliqué que j’adorais les Monkees, un camarade s’était offusqué : « quoi, ce boys band qui parodie les Beatles ? Tu rigoles ? » A noter que le type en question joue dans un groupe qui joue et chante (faux !) de la soupe, et imite pitoyablement les fab four…
Davy Jones, (à ne pas confondre avec David Jones, le vrai nom de Bowie, ni la créature de Pirate des caraïbes !) était mon Monkee favori, peut-être parce qu’il était le seul Anglais du groupe et apportait sa touche flegmatique. En plus il ne mesurait qu’un mètre 60, je trouvais ça chou !
A la même époque et dans le même esprit parodique et un peu contestataire, les Charlots ont également perdu leur leader cette semaine, Gérard Rinaldi. Ma chanson préférée et que je cite souvent ici reste Merci patron. Même si je ne regarde plus aujourd’hui les multiples rediffusions des films sur la TNT, j’appréciais l’esprit lourdingue des Charlot. J’ai toujours des 33 tours, avec des chansons qui prouvent la plus grande finesse d’esprit et qui font partie du plus haut patrimoine culturel français, mais que j’adore toujours chanter au 42ème degré : Paulette la reine des paupiettes, L’ANPE, Ah les fraises et les framboises, Pétronille, tu sens la menthe, Je suis trop beau (parodie de Dutronc)…"Il y a tant de gens qui se dépêchent, pour n'importe quoi, n'importe comment, moi je chante en attendant que ça sèche, et je m'en trouve bien content !"
A la télé cette semaine, lundi soirée spéciale enfance meurtrie sur Arte, avec Nobody knows et L'été de Kikujiro. Le premier est inspiré d’un faits-divers japonais : quatre enfants cachent la mort de leur mère et décident de se débrouiller seuls. Dans le deuxième film réalisé par Takeshi Kitano (Sonatine, Hana-bi...) un voyou ronchon accompagne à travers tout le Japon un jeune orphelin à la recherche de sa mère. Préparez les mouchoirs, mais vous avez échappé au magnifique Tombeau des lucioles, qui ferait pleurer une pierre.
Jeudi, soirée film fantastique, avec sur TMC Jurassic park, qu’on ne présente plus, et Hellboy2 de Guillermo del Toro sur W9, j’en ai déjà parlé.
Cette semaine on commémore la catastrophe de Fukushima avec des « documentaires qui donnent envie de se réfugier dans une grotte » toute la soirée de mardi sur Arte. Le lendemain on célèbre la journée de la femme avec le film La domination masculine, inspiré de Bourdieu, mais qui survole plusieurs sujets. Suit un documentaire sur les suffragettes qui se battaient pour le droit de vote en Angleterre. Elles l’ont obtenu en 1918, mais les Françaises ne l’ont eu que 26 ans plus tard, en 1944…
Pour les abonnés canal+, je vous conseille Virgin Suicides de Sofia Coppola, Le discours d’un roi, oscar du meilleur film l’année dernière, Même la pluie avec Gabriel Garcia Bernal♥♥ et Avant l’aube de Raphaël Jacoulot, très bonne surprise, thriller psychologique avec Jean-Pierre Bacri et le glaçant Vincent Rottiers, je lui prédis un grand avenir dans le cinéma français.
Et vous, appréciez-vous les Charlots et les Monkees ? Que pensez-vous de ces films ?
P.S : je me suis couchée à 3 heures du matin dimanche dernier pour regarder le tapis rouge des Oscar et prendre des notes pour écrire un billet. J'ai de quoi faire, mais je n'ai pas trouvé le temps ni le courage de rédiger à cause du boulot... "Merci patron, Quel plaisir de travailler pour vous, on est heureux comme des fous !"
20:12 Publié dans On connaît la chanson, On connaît le film | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : télé, cinéma, musique, chanson française, dvy jones, monkees, gérard rinaldi, les charlots, the beatles |
|
Facebook
10/01/2012
Portrait chinois
Thé citron m’a taguée ! Bien longtemps que je n’ai pas rempli de questionnaire, pourtant on m’en a proposé une dizaine…
1. Si j'étais un personnage de dessin animé :
En BD, j’aurais dit Gaston Lagaffe (mon surnom est Gastonne). Je dis toujours M'enfin, j'ai deux mains gauches, je suis l'amie des bêtes, etc. J’ai joué récemment avec des gosses au « je te mets un nom sur le front et tu dois deviner qui tu es ». Ils étaient très fiers de leur trouvaille : « c’est tout à fait toi ! » J’étais le capitaine Haddock. Certainement parce que je peste facilement (je m’étais déjà comparée à Donald).
2. Si j'étais un film :
Beaucoup trop difficile comme question, il y en a tellement. Coup de tête peut-être ? Je rêve de faire un jour comme l’anti-héros : réunir à un banquet solennel tous les gens qui l’ont emmerdé dans sa vie et leur dire : « Je lève mon verre à la plus formidable bande de salopards que j’ai jamais rencontrée. Je lève mon verre au tas d’ordures qui m’entoure… et ya de quoi remplir une sacrée poubelle ! »
3. Si j'étais une époque :
Mémé radio Nostalgie fana de Beatles choisirait les années 60 bien sûr. J’aurais tenté de rencontrer McCartney quand il était encore le Beatle mignon (aaah, cette vidéo où il joue Hey Jude, les premières images en gros plan, qu'est ce qu'il est chou, hiii avec ses grands yeux verts innocents... non ?) Mon oncle est allé au premier concert des Beatles en France à l’Olympia en 1964. A cette époque j’aurais aussi sûrement trouvé du travail plus facilement dans la branche qui m’intéressait, au lieu d’obtenir de temps en temps des boulots merdiques.
4. Si j'étais un vêtement :
Mémé déteste le shopping. Le dernier vêtement acheté remonte à plus d’un an. Des chaussures, des années… Je dirai le maillot de corps blanc, sur lequel était inscrit mon nom avec une étiquette derrière le col (pour que l'habit ne se perde pas dans les voyages scolaires, parmi les pires souvenirs de ma vie).
Puis la présentatrice de Sam dynamite en portait souvent, alors je pouvais faire comme elle devant ma télé (et ma poignée de corde à sauter en guise de micro). Sam dynamite ! Qui s’en souvient ? Denver, le dernier dinosaure ! C’est mon ami et bien plus encore ! Bon, la fille n’a pas de tricot de corps blanc dans le générique, mais je vous assure qu’elle en mettait. J’en possède encore une douzaine, pratiques et chauds à mettre sous les pulls. (Mais mon nom n’est plus inscrit dessus quand même)
5. Si j'étais une chanson :
Sans trop réfléchir, je dirais I’m only sleeping, qui est pourtant une chanson de Lennon. Eh oui. (Macca n’a jamais été très doué pour les paroles mais plutôt pour les mélodies).
Keeping an eye on the world going by my window
Taking my time
Lying there and staring at the ceiling
Waiting for a sleepy feeling...
Please, don't spoil my day, I'm miles away
And after all, I'm only sleeping…
Sinon, peut-être Sous quelle étoile suis-je né de Michel Polnareff ? (D’autres chansons correspondent certainement mieux)
Sous quelle étoile suis-je né,
J’en suis encore à me le demander
Je chercherai, peut-être encore
Lorsque sonnera l’heure de ma mort
Ai-je choisi le bon sentier ?
J’en suis encore à me le demander
Je voudrais ne pas regretter
Lorsque sonnera l’heure de ma mort
Sur l’amour, sur l’amitié
Mon avis n’aura t’il pas changé ?
Seront-ils à mon chevet
Lorsque sonnera l’heure de ma mort
6. Si j'étais un moyen de transport :
Enfant j’étais fascinée par un dessin animé, diffusé peu de temps et dont je ne parviens pas à retrouver le nom. L’héroïne pouvait se rendre instantanément où elle voulait en criant « Télétransportation ! » Si quelqu’un se souvient de ce manga qu’il me fasse signe.
Sinon, comme Filou, je dirais le train, surtout le TGV. J’adore me poser pour lire, alors qu’en voiture le mal de tête survient en 1 km. Puis je suis écolo, je déteste les bagnoles, j’ai peur depuis l’enfance d’avoir un accident, surtout que des personnes sont mortes ainsi autour de moi (enfin, pas très proches non plus). Je refuse catégoriquement de passer mon permis. Puis comme chante Joe, à Paris en vélo, on dépasse les autos.
7. Si j'étais une émission télé :
Le Petit Journal de Papillote, euh, Yann Barthès ? J’ai déjà réussi à lui piquer son fauteuil, je lui prendrais bien sa place comme dirait Nagui. (Nan, Yannounet est irremplaçable, mais pour faire quelques sketches avec Eric et Quentin… je les trouve de plus en plus en dessous de la ceinture, je tenterai de relever le niveau.)
Suite demain
Et vous, qu'auriez-vous répondu ?
08:32 Publié dans Je suis culturée, Oh ? y a des gens autour ! | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : capitaine haddock, gaston lagaffe, musique, beatles, polnareff denver, dessins animés, cinéma français |
|
Facebook
16/12/2011
Paul McCartney en concert à Bercy (fin)
Désolée pour le contretemps involontaire...
Comme à chaque concert, Paul rend hommage aux Beatles décédés. « La prochaine chanson est pour mon cher ami John » (en français). Il joue Here today, qu’il a composée après avoir appris la mort de Lennon. Les paroles sont très émouvantes, il revient sur ses souvenirs et regrets : "I still remember how it was before
And I am holding back the tears no more… I love you…" Il la joue seul sur scène, uniquement éclairé par une lumière blanche. La salle est plongée dans le noir et un silence religieux s’installe. Systématiquement, la voix de Paul tremble lorsqu’il prononce : What about the night we cried ?
Because there wasn't any reason
Left to keep it all inside..." J'ai vu une vidéo où on l'entend carrément sangloter sur ces mots, ça fend le coeur. Comme il joue souvent Here Today, Macca sait maintenant se contenir, mais il est toujours ému. Le public aussi.
Ca ne loupe pas, j’ai la gorge serrée et les yeux qui s’embuent, j’entends renifler autour de moi. Quel chenapan ce Paul, il nous fait le coup à chaque fois et à chaque fois ça marche, on chougne. D’ailleurs, ce 8 décembre, on commémorait le 31ème anniversaire de la mort de John Lennon. Cette date est aussi celle de la fête des lumières: les Lyonnais mettent des lumignons colorés à leurs fenêtres pour célébrer la Vierge, qui aurait sauvée la ville de la peste. Je rendais hommage à la place à John Lennon en installant mes lumignons chaque année.
Paul joue aussi A day in the life et Give peace a chance en la mémoire de John.
Rebelote avec la splendide Something, en hommage à Harrison, mort le 29 novembre 2001, pile dix ans auparavant. Paul utilise un ukulélé, qui donne un ton pudique très émouvant à l'ensemble.
D’habitude, McCartney interprète également My love pour sa femme Linda, avec laquelle il est resté marié 29 ans, jusqu’à la mort de celle-ci. My love est encore une bonne occasion sadique de nous faire chialer, mais cette fois-ci il ne la joue pas. Peut-être que sa dernière femme épousée en octobre dernier n’apprécie pas… (On l’aperçoit en bas de la scène -prête à bondir ?- Paul lui fait des petits coucous.)
Histoire de ne pas nous achever, Macca enchaîne les moments tristes et intimistes avec des morceaux entraînants. Something est ainsi suivie de Band on the run. Et là je vous livre un scoop, ALERT BREAKING NEWS comme dirait Le Petit journal : Je vous avoue aujourd’hui : au concert à l'Olympia en 2007, la SEULE personne que l’on entend couiner comme une hystérique lorsqu’elle reconnaît les première notes, c’est moi. Du coup Macca s’interrompt en disant « bon les gars on est enregistré, on passe à canal+ alors t’arrête Papillote hein » (enfin un truc dans le genre, je comprends pas l’anglais moi). Le pire est que je réitère le hurlement isolé de la folledingo. 4 ans après, il ya prescription non ? Alors si vous voulez entendre ma belle et douce voix (HAHA) c’est ici sur la vidéo, à 24 secondes puis 35… And the first one said to the second one there : I HOPE YOU'RE HAVING FUN !!!". Oui Macca, t'inquiète pas, on s'amuse.
Maccablog a lancé un deuxième complot : après la touchante Eleanor Rigby, encore une de mes préférées (« ah, Look at all the lonely people ! ») et avant Something, on doit tous hurler en même temps « RAM ON !!! ». Ceci ayant pour objectif que Paul nous entende et joue enfin cet air. Je le chante presque tous les jours : « Ram on, give your heart to somebody… » Je suis la seule à hurler le titre à pleins poumons sur mon balcon, les voisins se retournent vers moi en se demandant ce qui me prend (ils ne sont pas membres du fanclub si je comprends bien…)
Le moment est sans doute mal choisi : Macca s’apprête à rendre hommage à son ami, il ne va pas changer : « Finalement vous avez raison, George on s’en fout, jouons Ram on plutôt ». Notre plan machiavélique échoue. (Je l’aurai un jour, je l’aurai). Je vous le donne encore en mille : il a finalement interprété Ram on au concert en Finlande ! Pourquoi pas pour nous, hein ?! Les Maccablogueurs Finlandais hurlent plus fort ?
Comme je suis sur le côté de la scène, je vois qu’un type de la sécurité va chercher trois personnes dans la foule. Que se passe t-il ? On se lance des regards interrogateurs avec mon frère. Non, ce n’est pas possible, ce n’est pas ce qu’on j’imagine ? Macca ne va quand même pas… non… si… Les trois anonymes montent les marches, ils sont sur scène, s’approchent de Macca, ils lui parlent, Paul plaisante avec eux, signe leur t-shirt !!!! Il prend l'adolescente dans ses bras ! (Tain mais Macca me touche je ne me lave plus jamais après je vous préviens !) La jeune fille semble très émue, (ya de quoi !)… Je n’en crois pas mes yeux !
Après Band on the run, Macca poursuit avec des chansons rythmées. Par exemple Oh bla di oh bla da, que je n’apprécie pas trop, mais qui a au moins le mérite de faire chanter et danser tout le monde. Lui succèdent les fantastiques Back in the USSR, et I’ve got a feeling. Les fans se lèvent tous pour danette, le sol tremble, le balcon va-t-il s’effondrer ?
McCartney se met au piano et débute Let it be… Purée les gars ça sent la fin là, il joue les classiques, déjà deux heures de concert… Tout le monde est debout et se balance, avec des vrais et faux briquets (comme mémé n’a pas d’i phone et ne fume pas, je me balance avec le pouce en l’air) (ouais ben on fait avec ce qu’on a hein)
Paul joue l’indispensable Live and let die, la chanson du James Bond. En 2009, pourtant placés à la moitié de la salle, on avait senti la chaleur des feux (voir la vidéo de l’attentat). Je me demande comment cette fois-ci les premiers rangs n’ont pas rôtis, car les flammes sont encore plus nombreuses et impressionnantes. Le balcon arrière scène où je me situe reste nappé d'un nuage de fumée.
Macca entonne Hey Jude. Je ne me retiens plus, je la chante en entier et je hurle le refrain. Voyant que je le remplace très bien de ma divine voix, Macca s’arrête de chanter. Non en fait comme d’habitude, il demande « maintenant, les hommes seulement » puis « les femmes! » ensuite tous ensemble. Entendre 17 000 personnes chanter en chœur, toutes debout et se balançant en rythme est toujours un moment très intense.
Pendant qu’on est tous concentrés sur notre chant, Macca nous prend en traître et s’en va. Heureusement je le connais bien et je sais qu’il nous fait une farce, il veut se faire prier, qu’on supplie pour qu’il revienne. Bien entendu ça marche. Je hurle « REVIIIEEEEEEENNNNS ! MACAAAAAAAAAH !!! » et j’entraîne dans mon sillon mes voisines (non, on n’est pas hystériques, pourquoi ?)
Avec mes cris désespérés un spectateur doit vraiment croire que Paul est parti (ou alors il n’en pouvait plus de m’entendre hurler) car le type s’en va ! Il ne connaît pas le principe des « rappels »? Il estime que Paul ne peut pas faire mieux que de terminer sur Hey Jude ? Il pense qu’après plus de 2h15 de concert, Paul est pressé d’aller se coucher ? Eh bien non, Macca revient non pas pour un seul, mais deux rappels, et il joue la bagatelle de 9 chansons, 9 tubes.
Le dernier rappel est grandiose. Macca joue Yesterday, puis Helter skelter, considérée comme la première chanson hard rock. Comme je suis complètement déchaînée je suis à deux doigts de faire un pogo et du body surfing, mais je soupçonne mes voisins de ne pas vouloir me porter, et comme je suis au bord de la rambarde j’atterrirais 10 mètres plus bas, je m’abstiens donc, vous comprenez. Par contre j’ai secoué mes cheveux dans tous les sens.
Macca achève le concert et m’achève en même temps par le meilleur final qu’il puisse faire : le final d’Abbey road. Avec la sublime Golden slumbers, j’ai encore la gorge serrée. Je la chantais pour endormir mes neveux « sleep pretty darling do not cry… And I will sing a lullaby… » (Mais en enlevant la partie plus rock.)
Puis je chante en chœur avec toute la salle, où personne ne s’est assis depuis Hey Jude (ça valait bien le coup de payer des places assises si c’est pour rester 45 minutes debout): Boy, you gonna carry that weight ! A long time !!!
Le motif de You never give me your money revient, vous savez à quel point je l’adore j’en parle tout le temps (je crois que je n’aurai pas survécu à la chanson entière)
et bien entendu,
The end :
« And in the end,
The love you take
Is equal to the love you make »
Paul s’en va définitivement, mais il ne manque pas de nous dire en français : "A la prochaine !"
On le prend au mot ! Il ressort un album en 2012, avec des chansons style années 30 comme il (et moi) les affectionne particulièrement, car elles lui rappellent son père (il a composé par exemple When I’m 64 dans ce genre)
Au final McCartney a joué 2h55. Pas mal pour un pépé de 69 ans.
Je vous livre ici la liste des chansons :
Hello Goodbye
Junior's Farm
All My Loving
Jet
Drive My Car
Sing the Changes
The Night before
Let Me Roll It
Paperback Writer
The Long and Winding Road
Come and Get It
1985
Maybe I'm Amazed
San Francisco Bay Blues
I've Just Seen a Face
I Will
Blackbird
Here Today
Dance Tonight
Michelle
Mrs Vanderbilt
Eleanor Rigby
Something
Band on the Run
Obladi Oblada
Back in the USSR
I've Got a Feeling
A Day in the Life / Give Peace a Chance
Let It Be
Live and Let Die
Hey Jude
The Word / All You Need is Love
Day Tripper
Get Back
Yesterday
Helter Skelter
Golden Slumbers / Carry That Weight / You never give me your money/The End
Et vous, quelle est votre chanson préférée dans cette liste ? laquelle auriez-vous voulu entendre ? (Je souhaitais aussi And I love her et The fool on the hill, mais on ne peut pas tout avoir)
21:42 Publié dans On connaît la chanson | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : paul mccartney, paul mccartney concert bercy, beatles, musique |
|
Facebook
13/12/2011
Paul McCartney en concert à Bercy (3ème partie)
Paulo arrive sur scène… Il porte un costume bleu ciel propret, dans le style Beatles première période. Je remarque ses rides et joues flasques… 69 ans quand même… Je me le figure toujours comme le jeune homme des années 60 (surtout en gros plan dans la vidéo de Hey Jude, ici en lien, n’est-il pas charmant ? ♥hiii)
Le concert commence enfin. Macca joue donc Hello Goodbye, qui me rappelle les mauvais souvenirs du collège, alors que j’espérais Venus and Mars et Rock show. Devinez par quoi il a débuté son prochain concert, hein ?!!!! Et pourquoi on a pas eu droit à ces supers chansons nous ?
Macca enchaîne avec Junior’s farm. Une chanson peu connue, sortie uniquement en single, que je juge mineure. Bon. Comme je le redoute, Paulo sélectionne mal ses titres. Il en a composé des centaines, une bonne trentaine magnifiques méritant leur place en concert, comme She’s leaving home, Beware my love ou toutes celles de l’album Ram, mais il les joue rarement voire jamais.
Il joue ensuite All my loving des Beatles. Pareil, pas ma préférée.
Puis vient Jet (voir vidéo du concert), une chanson bien punchy des Wings, le groupe de McCartney après les Beatles. Comme je fais partie du Maccablog, je sais que pendant la chanson les fans vont lever des affiches avec le symbole des Wings : des mains formant des ailes. Je ne participe pas car mal située. En revanche, d’en haut, je vois très bien la réaction de Paul en gros plan sur l’écran : d’abord amusé (on le voit à 0.56 sur la vidéo), puis ému. A la fin de la chanson, il fait le signe des Wings : "you’re welcome, merci mille fois" (en français, please !)". Les maccablogueurs (dont moi seule sur mon balcon) hurlent de joie.
Fait touchant et très apprécié, McCartney fournit de nombreux efforts pour parler notre langue, encore plus que la dernière fois. Il sort plusieurs phrases entre les chansons, on voit parfois qu’il lit des fiches… En 2009, nous étions ses « petits choux ! » cette année nous sommes les «copains ! » Il fait toujours quelques fautes mignonnes «maguenifique », se trompe dans le masculin-féminin "chanson nouveau !", mais comme Jane Birkin, qui habite pourtant en France depuis 40 ans...
Comme à chaque fois, Paul rajoute "The song for the people of France" : «Michelle ma belle, sont des mots qui vont très bien ensemble… »
Paulo nous explique en français qu’il va chanter des chansons « pour la première fois en France » comme The night before et The word.
Il s’installe au piano, je l’ai donc pile en face de moi (hiiiii) mon frère peut zoomer sur son téléphone portable (haaaaaa) et ma voisine me prête ses jumelles (oooooooh). Macca joue l’émouvante The long and winding road
that leads to your door, will never disappear…
many times I’ve been alone, and many times I’ve cried...»
Mais je ne chougne pas. Les fans sortent leur iphone et l’image du briquet allumé, qui a remplacé l’objet en lui-même (mémé nulle en nouvelle technologie ne connaissait pas).
La set list ressemble beaucoup à celle du précédent concert, mais cette fois-ci Paul rajoute des chansons que j’adore. Je rêvais de l’entendre un jour jouer cet air que je considère comme un chef d’œuvre, et c’est chose faite : il annonce en français : « pour les fans des Wings » : il joue 1985. (Cliquez sur les liens !)
Il enchaîne avec une autre chanson magnifique et adorée (j’ai le cœur qui bat de plus en plus fort) : Maybe I’m amazed. Si tout le monde a salué la performance vocale de Macca, j'ai trouvé qu'il faiblissait sur cette chanson (qu'en pensez vous ?).
Puis il joue une autre chouchou, I’ve just seen a face : Falling, yes I am falling… Je broie le bras de mon frère pour m’empêcher de hurler comme les adolescentes à l’époque des Beatles (mais je crie un peu-beaucoup-quand même).
Bon Macca, finalement tu peux jouer des chansons que j’aime moins, sinon mémé va avoir une attaque.
Assise sur mon balcon, je ne peux pas me déchaîner comme en fosse. Je me vois mal me lever et boucher la vue de tous les voisins autour, mais je ne peux m’empêcher de sautiller sur mon siège comme une puce et de me balancer comme un pendule. Vous avez déjà essayer de danser assis ? Ce n’est pas pratique. Je connais également toutes les paroles des chansons, mais je me retiens de chanter (on est d’abord là pour écouter Macca, pas ma magnifique voix).
A ce propos j’ai un peu envie d’étrangler une de mes voisines qui chante Blackbird en entier, d’une voix fausse et suraiguë, en se trompant dans les paroles et en couvrant la voix de Macca. Moi au moins je chante juste et sur le même ton que Paul.
J’admets que je ne peux pas me retenir de chanter quelques refrains, mais uniquement parce que mes voisins le font aussi : « Baby you can drive my car, and maybe I’ll love you, Bip BIP BIP BIP YEAH !!! » « BACK IN THE US, BACK IN THE US, BACK IN THE USSR !!! » Qui peut résister ?! Personne, toute la salle chante.
Un curieux phénomène apparaît, que l’on est plusieurs à observer. Au fil du concert, en voyant l’accueil triomphal de ses fans, l’effet qu’il produit, l’ambiance du tonnerre, McCartney semble rajeunir… Son visage se détend, se déride. Paulo se trémousse, rit et nous fait des blagues et mimiques comme un gamin. Il a l’air de s’amuser comme un petit fou, ce qui renforce notre euphorie…
Suite et fin (enfin !) demain (et vraiment demain, elle est déjà écrite). (J'ai mis énormément de temps à écrire toutes ces notes et encore plus à choisir des photos et vidéos du concert, merci de les regarder)
P.S : Ceci est la 400ème note !
Et vous, aimez-vous ces chansons ? Quelles sont vos préférées des Beatles et McCartney ? (Electra, je suis sûre que tu en aimes au moins une!)
22:22 Publié dans On connaît la chanson | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : paul mccartney à bercy, beatles, musique, ram on |
|
Facebook

"
































