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18/02/2021

Seules les bêtes

cinéma françaisLa version glauque de Je suis là, de l'incommunicabilité et de la solitude renforcées par les réseaux sociaux. Dans l'immensité des Causses où subsistent de rares fermes isolées, une femme disparaît lors d'une tempête de neige. L'enquête piétine, mais 5 personnes se doutent qu'elles sont liées à sa disparition, sans savoir comment...

Après le déluge qui m'a donné envie de regarder Underwater, encore un film inspiré par la météo, puisqu'il se déroule sous la neige. Les montagnes blanches et silencieuses forment un décor idéal pour ce film étrange, à l'image de la filmographie du réalisateur de Harry un ami qui vous veut du bien, Lemming et Le moine. Seules les bêtes me semble le plus abouti, le mieux construit, le plus profond et dramatique. Il ne présente pas une simple enquête policière, mais une étude des relations humaines, de la solitude et ce qu'elle engendre. On suit la trajectoire des protagonistes de l'affaire, on se laisse embarquer sans savoir où, j'ai eu beau cogiter, cette fois-ci, je n'ai pas réussi à deviner la fin.

Un bémol, le cinéaste retombe dans son travers : des éléments restent mystérieux, certains personnages se rencontrent par un hasard incroyable, c'est décevant. Il aurait été facile de lier leurs destins comme dans les films d'Inarritu par exemple (Babel, 21 grammes...)
Avec dans les rôles principaux : Denis Ménochet (aussi inquiétant que dans Jusqu'à la garde) Valeria Bruni-Tedeschi (toujours sur le fil) Laure Calamy, qu'on voit partout en ce moment (10 %, La flamme, Antoinette dans les Cévennes) la troublante Nadia Tereszkiewicz (la série Possessions sur Mycanal) le sympathique Bastien Bouillon (2 automnes, 3 hivers).
- Seules les bêtes de Dominik Moll , 2020, MyCanal

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