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12/02/2021

Je suis là

cinéma françaisCertainement à cause de l'algorithme de Mycanal qui me propose des films selon ceux que j'ai appréciés, je m'aperçois que mes semaines sont à thème :
la première : les loups, les films d'aventure puis les comédies françaises autour des nouvelles technologies.
La 2ème, des histoires vraies et des films fantastiques mettant en scène des enfants orphelins.
La 3ème, des films avec Bacri.
La 4e, des films d'animation, et ici la 5ème, des films d'épouvante se déroulant dans l'eau, puis des films français sur la solitude des réseaux sociaux :

- Je suis là d'Eric Lartigau, 2020, MyCanal

Stéphane est aussi désuet que la déco de son restaurant basque. Pour être "dans le coup", il ouvre un compte Instagram et se met à converser avec une abonnée Coréenne. Se sentant pousser des ailes, cet homme à la vie rangée décide de partir sur un coup de tête retrouver cette inconnue...

Alain Chabat qui s'associe à nouveau au réalisateur de Prête-moi ta main, je pensais être conquise. Mais le charme n'opère plus. Le film comporte de nombreuses longueurs (je l'ai regardé en 2 fois) et des incohérences. Plus que drôle et romantique à l'image de prête moi ta main, il est triste et surtout agaçant, voire consternant. voir bande annonce en lien.

Le héros n'échange que des banalités cordiales et peu de mots "ça va ? - Oui et vous" mais il tombe amoureux de la femme. Il est beaucoup plus vieux qu'elle (Chabat a 62 ans, l'actrice Doona Bae 41) mais s'attend à ce qu'elle lui tombe dans les bras. Surtout, il débarque en Corée sans la prévenir ! Quelle femme saine d'esprit accepterait de rencontrer un pareil forceur ? s'il l'avait prévenue, s'ils avaient eu des échanges amoureux, pourquoi pas, la démarche aurait pu être romantique comme l'annonce le film : quelqu'un qui va au bout de ses rêves, part à l'aventure. Mais  là, elle est simplement glauque !

cinéma françaisL'illuminé ne comprend absolument pas le problème et harcèle la pauvre femme de messages ("je suis là"), jusqu'à la suivre sur son lieu de travail ! Au lieu de visiter la ville, il l'attend pendant 12 jours à l’aéroport, en dormant sur des fauteuils comme un clochard. Comme il s'ennuie, il tient la jambe de tous les gens qu'il croise pour leur raconter son histoire de fou ("elle va bientôt arriver, il lui faut juste du temps") se prend en photo avec eux sur Instagram, tout en taguant la pauvre femme sur toutes les photos, l'exposant au public alors qu'elle n'a rien demandé.
Le profil de l'aliéné devient viral (j'aimerais savoir comment il passe de 20 à 300 000 abonnés juste en mettant la photo de sa gueule et de la femme de ménage de l'aéroport ? Où est le réalisme ?) Il devient alors célèbre, mais pas sous le nom du "sociopathe qui harcèle les femmes", non, sous le nom du "french lover"!
A notre époque où l'on parle de plus en plus, enfin, de la violence que subissent les femmes harcelées au quotidien, dans la rue, sur les réseaux sociaux, partout, le réalisateur n'a aucune décence de présenter un forceur comme un romantique, comme un être simplement maladroit et touchant !

Il faut dire que la fille a aussi des torts. Quand le forceur lui annonce  qu'il débarque à l'improviste à Séoul pour la rencontrer, au lieu de lui expliquer la folie de sa démarche et qu'évidemment, elle ne le rejoindra pas à moins d'être escortée de 12 gardes du corps et d'un psychiatre armé d'une camisole, elle lui répond "d"accord, je vous attend à l'aéroport." Ces personnes passives-agressives m'énervent au plus haut point. Comment le mec peut comprendre où il a merdé si elle ne lui explique pas ? Elle finit par le faire quand il la suit et lui impose une confrontation : "vous manquez d'intelligence émotionnelle, vous ne savez pas comprendre ce qu'attendent et pensent les autres, vous forcez les choses." Mais même avec ces explications limpides, le taré ne saisit toujours pas. Heureusement, contrairement à la vraie vie, l'homme repoussé à juste titre ne devient pas agressif.

Chabat qui erre dans l'aéroport en faisant des rencontres étonnantes m'a rappelé Le terminal avec Tom hanks, le choc des cultures m'a évoqué Lost in translation, mais sans leur subtilité. On se demande pourquoi Alain Chabat s'est laissé embarquer dans ce film sordide, en tout cas il ne m'a pas emmenée au 7ème ciel ! Autre reproche : pourquoi Blanche Gardin se sent-elle obligée d'imiter aussi mal l'accent basque ?

 

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09/02/2021

Titanic, la dernière preuve

titanic coule.jpgPlus de 100 ans après la tragédie, le carnet de notes de Lord Mersey, qui a dirigé l'enquête après le naufrage, est découvert dans un coffre poussiéreux...
Fascinée par l'histoire du Titanic, j'ai vu de nombreux documentaires sur le sujet. Celui-ci n'apporte pas grand chose de neuf, mais il résume et confirme les thèses : le naufrage improbable du paquebot le plus grand, le plus luxueux de son époque, considéré comme insubmersible mais qui a sombré lors de son voyage inaugural, est dû à une série de manquements, de mauvaises décisions, et à l'arrogance, à la cupidité et recherche de célébrité des personnes responsables. Ces dernières voulaient entrer dans la postérité grâce au paquebot, elles ont réussi, mais pas pour les bonnes raisons !

titanic commandant.jpgLe trajet en première classe coûtait plusieurs années de salaire d'un ouvrier. Pour attirer les millionnaires et célébrités de l'époque, la compagnie du Titanic a fait appel au capitaine Smith, le "commandant des millionnaires" car proche d'eux, mais aussi proche de la retraite et plus très efficace. Pour épater la riche clientèle, l'accent a été mis sur le paraître, le luxe de la vaisselle, des décors, au détriment de la sécurité : des rivets de mauvaise qualité ont accentué le déchirement de la coque.
Pour faire la une des journaux et prouver à quel point le Titanic était efficace, son propriétaire a ordonné de le faire arriver au port de New-York un jour en avance, donc en accélérant la cadence et en passant dans une zone dangereuse remplie d'icebergs. Plusieurs bateaux alentour ont prévenu le Titanic du danger par télégraphe, mais le service de messagerie était géré par une société privée qui se consacrait essentiellement à la diffusion des messages des aristocrates présents sur le bateau : les alertes ont ainsi été ignorées !

L'accumulation d'erreurs mène au désastre : même pas de jumelles au poste de vigie, l'iceberg est donc vu trop tard. La proue était plus solide que les flancs : si le navire avait abordé de front l’iceberg plutôt que de tenter de le détourner, il n'aurait pas coulé. Au lieu d'arrêter immédiatement le navire touché, le capitaine l'a laissé encore avancer à vive allure pendant 30 minutes, ce qui a accéléré considérablement le naufrage puisque l’eau a pénétré plus facilement.... De mauvaises coordonnées ont été envoyées aux paquebots alentour qui auraient pu secourir le Titanic. Le navire ne possédait même pas de fusées de détresse.
Les exercices de sécurité et d'évacuation avaient été annulés par le capitaine, donc le personnel n'a pas su gérer l'évacuation, et ne savait même pas se servir des engins libérant les canots de sauvetage. Ceux-ci étaient trop peu nombreux, ils sont partis à moitié vides et les survivants ont refusé de retourner chercher les naufragés... etc.

Et voilà comment la fierté de l’Angleterre de 1912, le bateau le plus onéreux, le plus gigantesque, le plus élaboré, le plus moderne, le plus sûr de son époque, a coulé lamentablement en 3 heures, 4 jours après sa mise en service, entraînant la mort de 1500 passagers.

 

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08/02/2021

Bilan "je suis culturée" semaine 5

cinéma,littérature,séries6 FILMS :

Plouf dans l'eau :
Bien :
- Pirates des caraïbes 1, la malédiction du Black Pearl,  de Gore Verbinski, 2003, sur Disney
- Pirates  des caraïbes 2, le secret du coffre maudit, de Gore Verbinski, 2006
Pas mal :
- Open water, en eaux profondes, de Chris Kentis, 2004, Mycanal
- Underwater de William Eubank, 2020, MyCanal

Cinéma français :
Bien :
 
- Seules les bêtes de Dominik Moll , 2020, MyCanal
Bof :
- Je suis là d'Eric Lartigau, 2020, MyCanal

cinéma,littérature,séries2 SERIES :

Coup de coeur :
- Ovni(s), sur My canal
Pas mal :
- En thérapie, Arte

8 DOCUMENTAIRES :
Coups de coeur : 
- Ce que ressentent les animaux
, Arte ou you tube
- Brain games,
testez votre cerveau, 4 épisodes, Disney
- La perception
- la concentration
- La mémoire
- Focus pocus
Bien : 
- La science des émotions : les manipuler, épisode 2, Planète
- Pauline Dubuisson, l'impossible oubli, Infrarouge, france2, dispo jusqu'au 02/04
- Le bureau des Ovnis , la réalité derrière la fiction : 40 ans du GEIPAN, MyCanal

1 LIVRE :
Pas mal :
- Un cas de divorce, Maupassant

 

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06/02/2021

Les films d'animation de janvier

soul.jpg- Soul de Peter Docter, 2020, Disney

Joe, prof de jazz dans un collège, voit enfin la chance de sa vie arriver : jouer en concert avec une artiste qu'il admire. Mais il meurt avant de réaliser ce rêve. Il se retrouve par erreur dans "le grand avant"  où les nouvelles âmes doivent acquérir leur "flamme",  leur passion avant d’être envoyées sur Terre. Bien décidé à retrouver sa vie, Joe fait équipe avec 22, une âme espiègle et pleine d’esprit, qui n’a jamais saisi l’intérêt de vivre une vie humaine. En essayant désespérément de montrer à 22 à quel point l’existence est formidable, Joe pourrait bien découvrir les réponses aux questions les plus importantes sur le sens de la vie.
Ce Pixar devait être en salles à noël mais la sortie a été annulée à cause de la pandémie. Beaucoup l'ont classé comme meilleur film de 2020, mais en même temps, on n'a pas eu grand chose à se mettre sous la dent ! (Tenet me paraît surestimé.)

Pour prouver la beauté de la vie et l'importance d'avoir une passion qui nous transporte, le film montre des concerts de jazz improvisé. Justement, cette absence totale de mélodie m'a toujours vrillée les nerfs, vraiment, pour moi c'est inaudible, une suite de notes sans cohérence. Si je faisais du jazz improvisé, j'aurais envie de crever plutôt que de retrouver à tout prix mon corps ! Moi qui adore les musiques de film comme ici en lien celle de Morricone, il y en a au moins une que jamais je n'écouterai !

Eh bien malgré cet handicap, j'ai apprécié Soul, pour vous dire comme le film est bon. Le dédale dans le grand avant et son fonctionnement m'a rappelé celui de l'inconscient de Vice versa, du même auteur. Vouloir prouver que chacun est utile et comment la vie peut être appréciable dans ses petits instants m'a fait penser à La vie est belle de Capra. Puis comme toujours chez Pixar, le rythme est haletant, les personnages bien campés (hilarante 22 avec la voix de Camille Cottin en vf, délirant mystique avec la voix de Ramzy). A voir.

- Rox et Rouky, 1981, Disney

rox et rouky.jpgUn chiot et un renardeau deviennent amis. Mais le chien est utilisé pour la chasse... J'avais oublié à quel point ce film est triste : Rox dont un chasseur tue la mère, la mamie solitaire qui le recueille puis se voit contrainte à son grand désespoir de l'abandonner à nouveau pour lui sauver la vie, et qui se retrouve donc à nouveau seule, les deux amis qui ne se comprennent plus...  L'un des plus profonds, des plus sombres, des plus poétiques et des meilleurs Disney. Peut-on aller contre les préjugés, contre "sa nature" ?  Une ode à la beauté de la vie sauvage et à la tolérance.

- Les aristochats, 1971, Disney

aristochats.jpgLe film est précédé d'un avertissement : il emploie des préjugés racistes. Ce serait en fait le chat siamois qui joue au piano avec des baguettes chinoises. Je trouve la polémique démesurée. Le film a 50 ans, il faut le remplacer dans son contexte ! A ce moment là, autant mettre un avertissement pour tout : "ce film porte des préjugés de classe, de sexe", etc... Au moins il n'a pas été censuré ! Je ne renie pas ce classique de mon enfance (voir chanson "des gammes et des arpèges" en lien).

- Les enfants de la mer de Ayumu Watanabe, 2019, Canal+

enfant mer.jpgUne adolescente est exclue de son club de handball, car elle a répondu coup pour coup à une adversaire et refuse de s'excuser. Furieuse et désœuvrée, elle rend visite à son père, qui travaille dans un aquarium. Elle y fait la connaissance d'un enfant étrange qui a été élevé par des dugongs.
Un film couvert d'éloges, écologique et poétique, aux dessins magnifiques, à la musique de Joe Hisaishi (compositeur pour Miyazaki). Il aurait donc dû me plaire, mais je suis restée hermétique à cette fable mystique philosophique beaucoup trop perchée. Même la musique pop mielleuse n'est pas à la hauteur du génie d'Hisaishi, comme ici en lien Princesse Mononoké, ma préférée.
15 minutes sur le handball, puis on n'en parle plus jamais, on part sur un tout autre sujet ? J'ai décroché quand le mec embrasse la fille pour lui faire avaler un bout de météorite, puis lui dit de "s'ouvrir le ventre quand il sera temps" pour la donner à l'autre ado. C'est sûr les images sont belles, une explosion de couleurs... Faut peut-être que je me mette au LSD pour apprécier le film.

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