18/02/2021
Seules les bêtes
La version glauque de Je suis là, de l'incommunicabilité et de la solitude renforcées par les réseaux sociaux. Dans l'immensité des Causses où subsistent de rares fermes isolées, une femme disparaît lors d'une tempête de neige. L'enquête piétine, mais 5 personnes se doutent qu'elles sont liées à sa disparition, sans savoir comment...
Après le déluge qui m'a donné envie de regarder Underwater, encore un film inspiré par la météo, puisqu'il se déroule sous la neige. Les montagnes blanches et silencieuses forment un décor idéal pour ce film étrange, à l'image de la filmographie du réalisateur de Harry un ami qui vous veut du bien, Lemming et Le moine. Seules les bêtes me semble le plus abouti, le mieux construit, le plus profond et dramatique. Il ne présente pas une simple enquête policière, mais une étude des relations humaines, de la solitude et ce qu'elle engendre. On suit la trajectoire des protagonistes de l'affaire, on se laisse embarquer sans savoir où, j'ai eu beau cogiter, cette fois-ci, je n'ai pas réussi à deviner la fin.
Un bémol, le cinéaste retombe dans son travers : des éléments restent mystérieux, certains personnages se rencontrent par un hasard incroyable, c'est décevant. Il aurait été facile de lier leurs destins comme dans les films d'Inarritu par exemple (Babel, 21 grammes...)
Avec dans les rôles principaux : Denis Ménochet (aussi inquiétant que dans Jusqu'à la garde) Valeria Bruni-Tedeschi (toujours sur le fil) Laure Calamy, qu'on voit partout en ce moment (10 %, La flamme, Antoinette dans les Cévennes) la troublante Nadia Tereszkiewicz (la série Possessions sur Mycanal) le sympathique Bastien Bouillon (2 automnes, 3 hivers).
- Seules les bêtes de Dominik Moll , 2020, MyCanal


07:37 Publié dans On connaît le film | Lien permanent | Commentaires (0) | |
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17/02/2021
En eaux profondes
En ces temps de déluge et de couvre-feu où on regrette les congés en bord de mer, un bon film pour relativiser. Il est inspiré d'une histoire vraie : un couple en vacances dans un endroit paradisiaque fait de la plongée en groupe et est oublié en plein milieu de la mer et des requins. Voir la bande annonce en lien.
Très efficace, avec peu de moyens, une unité de lieu et d'action et sans effets spéciaux : les acteurs ont réellement tourné parmi les squales ! Tout est dans l'attente et l'imagination : "vont-ils s'en sortir ou se faire bouffer ?"
On ne voit donc plus que le couple, leur tête qui dépasse de l'eau, face à l'immensité déserte. Parfois, le spectateur aperçoit des requins les frôler, sans qu'eux s'en rendent compte. Peu d'action et pourtant, le procédé fonctionne parfaitement sur les caractères imaginatifs et anxieux qui anticipent le pire comme moi.
Les ressorts psychologiques et les problématiques du couple sont bien dessinés : au début, ils pensent juste s'être trompé de lieu, ils sont persuadés que le bateau va venir les chercher. Ils restent complices et rigolent. Ils commencent à comprendre, essaient de rester calmes et solidaires, puis avec la fatigue, la perte d'espoir, s'en prennent l'un à l'autre "si tu ne t'étais pas attardé à regarder cette anguille ! " "si tu avais bien voulu rejoindre les autres bateaux qu'on voyait au loin au début !" Ils remontent loin, comme les disputes de couples qui s'enveniment : "et si tu ne travaillais pas autant, on aurait pas pris ces vacances au dernier moment sans préparation !" Avec des si, on met Paris en bouteille, mais pas la mer pleine de requins.
Sur le même sujet d'attaque de requins, une autre histoire vraie est aussi racontée dans The reef, très efficace également.
Par son procédé minimaliste qui fonctionne principalement sur l'imagination du spectateur, Open water m'a rappelé Duel de spielberg, où l'on voit simplement un camion sur une route se faire poursuivre par un autre pendant toute la durée du film : "pourquoi ? qu'est ce qu'il lui veut ? va t-il en réchapper ?"
J'avais beaucoup apprécié Open water à l'époque de sa sortie et mon avis n'a pas changé en le revoyant. Il ne dure qu'1h15, car le procédé ne pourrait tenir sur la longueur.
Open water, en eaux profondes, de Chris Kentis, 2004, Mycanal


14:05 Publié dans On connaît le film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cinéma | |
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Underwater
Encore un film d'épouvante dans l'eau. Cette fois-ci, un supposé séisme détruit une station de forage de pétrole, à 10 000 mètres de profondeur sous l'océan. Les employés survivants tentent de s'enfuir à travers les dédales labyrinthiques de la station. Mais est-ce vraiment un tremblement de terre qui a provoqué le désastre ? D'étranges créatures apparaissent dans le sillage des personnages... Voir la bande annonce en lien.
Alien croisé avec Abyss, la profondeur en moins, même à 10000 sous l'eau. On retrouve les décors similaires (les dédales de la station rappellent le vaisseau Nostromo) et les personnages typiques de ce genre de film : la scientifique biologiste flippée un peu boulet, le rigolo un peu lourdaud, l'intello qui connaît les machines, le commandant brave et responsable.... Même l'héroïne, incarnée par Kristen Stewart, est copiée sur Sigourney Weaver dans Alien 3 (le moins bon) : crâne rasé comme elle. Comme dans Alien, l'entreprise veut à tout prix réaliser des profits en dépit de la sécurité de ses employés et de la préservation de l'écosystème.
Mais contrairement à son modèle qui installe doucement une atmosphère et du suspense, prend le temps de définir ses personnages, on est directement plongé dans l'action, la station explosant dès la première scène. Ce qu'il m'a le plus dérangé, c'est que comme les personnages se retrouvent dans les abysses, sans lumière, qu'ils ont peu de vision à travers leur scaphandre, qu'ils courent et que la caméra subjective filme en se positionnant comme eux, eh bien souvent, on ne voit rien, comme eux : que du noir, de l'agitation. On ne peut pas flipper si on ne comprend pas ce qu'il se passe ! ça m'a rappelé la grande scène de la bataille de nuit dans la dernière saison de Game of thrones, où on ne voyait rien. Inutile de mettre 80 millions de dollars dans ce film du coup... Une petite déception, autant revoir Alien.
Underwater de William Eubank, 2020, MyCanal


14:00 Publié dans On connaît le film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma | |
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16/02/2021
Bilan "je suis culturée" semaine 6
6 DOCUMENTAIRES :
Coup de coeur :
- Les super pouvoirs du chat, France5, dispo jusqu'au 19/02
- Nos voisins à plumes, l'univers chamarré des oiseaux de jardin, Arte, dispo jusqu'au 05/03
Pas mal :
- La disparue du Cecil hôtel, 4 épisodes
- Delon, l'affaire Markovic : coup bas chez les gaullistes, France 5
- La minerve, le fantôme des abysses, National geographic
- Cosmos, la cité disparue, épisode 3
1 SERIE :
Pas mal :
- Possessions, Mycanal
5 FILMS :
Pas mal :
- Pirates des Caraïbes 3, jusqu'au bout du monde de Gore Verbinski, 2007
- Pirates des Caraïbes 4, la fontaine de jouvence de Rob Marshall, 2011
- Mlle de Jonquières d'Emmanuel Mouret, 2018, Arte
- Les nouveaux héros de Don Hall et Chris Williams, 2015
- Manchester by the sea de Kenneth Lonergan, 2016
2 LIVRES :
Pas mal :
- Chroniques de jeunesse de Guy Delisle, 2021
- Hollywood menteur, le tournage des Désaxés, Luz


16:16 Publié dans Je suis culturée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, séries, mycanal, netflix | |
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