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20/03/2015

Bilan ciné 2014 : les films encensés par la critique

mommy.jpg20 mars 2015, il était temps ! Beaucoup de films vus en 2014 m’ont laissé indifférente, m’ont ennuyée, et pour certains, je me suis même endormie devant…
Comme j’ai des goûts popu, je n’ai même pas pris la peine de voir les films encensés par la critique, comme la palme d’or, Winter sleep. 3h15, c’est bon, j’ai rien fait de mal moi ! Mon frère m’a forcée à regarder Il était une fois en Anatolie du même réalisateur : « mais si ! Toi qui as étudié le cinéma, tu dois le voir ! Le plan où la pomme tombe dans le ruisseau, avec ces reflets, c’est magnifique non ? » - « euh, ouais ? » (en fait j’ai loupé cette scène car je m’étais assoupie.)

cinéma,cinéma françaisJ’ai attendu la diffusion sur Canal+ pour voir les films adulés par les journalistes en 2013. Je suis bien contente de ne pas avoir payé une place de ciné pour La vie d’Adèle, palme d’or 2013, 3 heures encore. Plus le film est long et chiant, plus les critiques aiment. Adèle est une tête à claques a l'air stupide, constamment avec ses grosses baboles ouvertes sur ses dents de lapin, elle renifle comme un gamine. on a envie de lui fermer son clapet et de lui refiler un mouchoir pour qu'elle mouche enfin sa morve (parce qu'elle passe son temps à chialer). Commentaire de mon autre frère, qui a voulu profiter de mon abonnement à Canal pour le voir avec moi : « Je pourrais dire que j’ai vu avec ma sœur un film porno».

Il m’a aussi prévenue : « il passe un film en ce moment sur canal… Alors je l’ai vu au cinéma, parce que j’aime bien la petite Charlotte, je m’attendais pas à ça du tout… c’est très très spécial… » Charlotte Gainsbourg a bien changé depuis l’excellent L’effrontée, son premier film à 14 ans. Elle est justement très effrontée dans Nymphomaniac 1 et 2, au discours lourdaud, à la fois hard et prude, et une mise en scène pathétique. Je ne me souviens plus exactement, mais du genre "l'homme est tel un jaguar/ un aigle" et pour illustrer cette sentence pompeuse, Lars Von Trier insère au milieu du dialogue des images de ces animaux… Je me suis encore endormie devant tant de ridicule. Inutile de dire que les films durent 3 heures encore, je n’ai regardé que le premier.

J’ai été déçue par la presque palme d’or de Xavier Dolan, Mommy, pourtant j’aime beaucoup ce réalisateur. Mais le film est trop long, surtout la première heure. J’ai trouvé que Dolan se répétait, il exploite toujours les mêmes thèmes : l’ado en conflit avec sa mère, les violentes disputes impudiques : le spectateur se sent voyeur et gêné. Jouer sur les émotions, c’est un peu facile… La mise en scène est toujours très élégante et originale, mais la B.O est d’habitude soignée… Ici, une scène entière sur Céline Dion, pitié !

En 2014, la critique a encensé des films qui m’ont profondément ennuyée...

Suite demain

 

27/02/2015

The Voices, places de cinéma à gagner

voices.jpgJerry (Ryan Reynolds) habite une petite ville américaine bien tranquille. Son boulot est paisible lui aussi : il emballe des cartons et il aime ça. Il aimerait bien emballer autre chose : une jolie Anglaise pétillante (Gemma Arterton) qui travaille dans son entreprise. Dans sa quête d’amour, il est conseillé par ses seuls proches : sa psy, mais plus étonnant, son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco… (voir bande annonce en lien.)

Comment ne pas aimer d’office un film avec un chat qui parle à son maître ? Moi aussi j’entame de longues discussions philosophiques avec mes félins. Quand j’essaie de les déloger du tas de linge propre ou de mon livre où ils sont étalés comme des crêpes, ils me répondent « oh ça va, je me casse ! M’en fous je vais sur ton lit et y mettre plein de poils ! » Enfin, c’est ce que je crois traduire. Dans le film, M. Moustache parle directement le langage des humains, c’est quand même plus pratique pour se comprendre. Quand les chats me font les yeux doux et ronronnent en se frottant à moi, je crois entendre « ô oui, c’est toi la plus belle la plus douce la plus gentille » alors qu’il faut ajouter : « si tu pouvais me remettre des croquettes… »

Dans THE VOICES, le chat est aussi le roi de la maison, c’est lui qui décide de tout. Il n’est pas très câlin, il ne conseille pas la tendresse à son maître… Celui-ci paraît sympathique : brave gars qui cherche l’amour. Il parle à ses animaux, c’est mignon. Il s’imagine qu’ils lui répondent, c’est tout de suite plus bizarre… Surtout que le chat, qui incarne sa mauvaise conscience, lui donne des conseils très inquiétants, alors que le chien représente plus la sagesse. Ange ou démon ? Es-tu mon ange, ou mon démon ? Un film certainement financé par le C.C.C, Comité Contre les Chats.

Vous l’aurez compris, THE VOICES traite sous l’angle de l’humour de la schizophrénie. Il emprunte à la comédie romantique, la comédie musicale et… le film de tueur en série. "Je suis quasiment sûr que nous avons affaire à un serial killer". Le mélange des genres est-il réussi ?

Grâce à LE PACTE, vous pourrez le constater en gagnant 10 places pour voir ce film pour le moins étrange et original. Il sort en salle le mercredi 11 mars. Il est réalisé par Marjane Satrapi, l’auteure de l’excellent Persépolis. Ryan Reynolds, que je trouve un peu fade, ne dégageant pas une grande personnalité, est parfait dans le rôle de cet homme en apparence gentil et banal, mais fragile et influençable. Gemma Arterton que l’on a pu voir dans Tamara Drewe ou Gemma Bovery avec Fabrice Luchini (voir mon billet en lien) remplit toujours son rôle de fille plantureuse et généreuse qui affole les hommes.

Pour gagner les places de cinéma, il vous suffit de répondre à ces questions (réponses dans le texte) :
- Comment se nomme le chat dans THE VOICES ?
- Qui est la réalisatrice du film ?
- Dans quel film avec Fabrice Luchini Gemma Arterton a-t-elle joué ?

Envoyez vos réponses par la rubrique « me contacter » sous la photo de chat en haut à gauche. Précisez bien vos noms et coordonnées postales. Vous avez jusqu’au mercredi 11 mars 20 heures. Jeu qui se limite à la France métropolitaine.

 A vous de jouer !

Petit bonus, deux citations de comédies se sont glissées dans le texte...

 

10/02/2015

Vincent n'a pas d'écailles : places de cinéma à gagner

vincent ecailles.jpgVincent a un pouvoir extraordinaire : sa force et ses réflexes décuplent au contact de l’eau. Pour vivre pleinement ce don, il s’installe dans une région riche en lacs et rivières, et suffisamment isolée pour préserver sa tranquillité. Lors d’une escapade aquatique, il est surpris par Lucie dont il tombe amoureux. (voir bande annonce en lien)

Pour la première fois, je récite le synopsis du dossier de presse et je vous parle d’un film que je n’ai pas encore vu. Mais la bande annonce est intrigante non ? Et cette musique décalée à la fin, Fantastic Man ? Et ces slogans : « Le premier film de super-héros 100 % français » « le premier film de super-héros 100 % bio » « Une pure Marvel ». Il m’a l’air bien rigolo.

La preuve, VINCENT N'A PAS D'ECAILLES a obtenu le prix du grand jury au festival International du film de Bordeaux. Son réalisateur et aussi acteur principal, Thomas Salvador, explique que le film a une dimension burlesque. Il s’est inspiré de Buster Keaton, Chaplin, Jacques Tati mais aussi Nanni Moretti.
Il fait aussi référence à Spiderman et Hulk… Pourtant le film est garanti « 100% sans effets numériques ». Thomas Salvador admet que son super-héros n’en est pas vraiment un : « Vous imaginez un super-héros uniquement opérationnel les jours de pluie ou contraint de « patrouiller » un pack d’eau minérale à la main ? » Selon le cinéaste, le titre évoque la normalité dont Vincent se revendique : il n’est pas un monstre puisqu’il n’a pas d’écailles…

VINCENT N'A PAS D'ECAILLES sort en salles le 18 février. En partenariat avec LE PACTE, je peux vous faire gagner 5X2 places pour ce film qui s’annonce aussi hors du commun que son héros. Pour cela, répondez à ces deux questions (réponses dans le texte) :
- Qui est le réalisateur du film?                                                                  
- Quel est le titre de la chanson que l’on entend dans la bande annonce ?

Envoyez vos réponses en cliquant sur la rubrique « me contacter » en haut à gauche sous la photo. Précisez bien vos nom et adresse postale afin de recevoir les places. Vous avez jusqu’au mercredi 18 février 20h.  Jeu qui se limite à la France métropolitaine.

 A vous de jouer !

 

08/02/2015

Papa ou Maman (je choisis le hamster)

papa ou maman.jpgIls divorcent, ils font tout pour ne pas avoir la garde des enfants.
Pratique, un film qui se résume en une ligne. S’il se décrit si rapidement, c’est parce que le scénario ne tient pas la route ? Il met du temps à démarrer, mais une fois que Marina Foïs prononce « tu veux la guerre ? Ok, tu vas l’avoir » le film roule, très vite et très loin. (voir bande annonce)

Il part à fond dans l’humour noir et méchant. J’ai éclaté de rire plusieurs fois, et c’est rare. Parce que je ne ris jamais moi, je suis très sérieuse comme fille. Réellement, en général je souris ou je pouffe à la limite, mais éclater de rire, ça ne m’arrive pas souvent (je suis un cauchemar pour les humoristes quand je vais voir des one man show)
Devant Papa ou maman, je riais vraiment face aux stratagèmes sadiques des parents pour manipuler leurs gosses : pourrir la première histoire d’amour et la première boum (on dit comment maintenant ? surprise party ? mémé n’est plus dans le coup). La mère s’incruste à la fête, se bourre la gueule et parle au prétendant : « elle te plaît ma fille, elle est bien hein ?! » Le père fait du chantage affectif : « Si tu préfères rester avec moi, maman va se suicider » et plein d’autres idées tordues et tordantes. Même le pauvre hamster se fait torturer.

papa ou maman gosses.jpgJe trouve le scénario très original et irrévérencieux. Il est peu conventionnel, à l’image des deux excellents acteurs : Marina Foïs, ex Robin des bois (voir la parodie du conservatoire)
Le père est joué par Laurent Lafitte, de la comédie française, mais aussi humoriste qui a joué dans… Classe Mannequin. Je l’ai beaucoup aimé dans Tristesse Club (voir mon billet en lien). Dans Papa ou maman, son « tranquillou bidou » est devenu automatiquement mon expression débile favorite.

Papa ou maman commence par un long plan séquence que j’ai trouvé un peu gnangnan et surfait : la rencontre des parents le soir du réveillon de l’an 2000, à la fac de médecine. Mouaif, on ne démarre pas sur les chapeaux de roues. 15 ans plus tard, les anciens étudiants sont devenus de petits bourgeois rangés. Ils veulent divorcer. Pas parce qu’ils ne s’aiment plus, que l’un a trahi l’autre, qu’ils se disputent, n’ont plus rien en commun…  Non, ils finissent les phrases du compagnon, avec humour et tendresse. Ils sont toujours très complices. Ils ne veulent simplement pas finir meilleurs amis. Ils se quittent avant de devenir un vieux couple sans flamme ni passion.
papa-ou-maman2.jpgJ’ai jamais rien entendu d’aussi con. Ils ont la chance de très bien s’entendre, pourquoi ils ne ravivent pas la flamme ? Un feu ça s’entretient ! Puis c’est pas comme si ils avaient trois gosses hein !
Mémé commençait à s’emporter : « C’est notre époque ! On ne fait plus d’efforts, on zappe au moindre problème ! De mon temps… »

Puis le mari se tape en douce une jeune infirmière. Ah ben voilà la vraie raison du divorce ! Et pendant ce temps-là, bobonne attend sagement à la maison ! Ils ont tous les deux une opportunité de boulot à l’étranger pour 6 mois, mais qui va sacrifier sa carrière pour rester garder les petits?
Sauf que l’épouse ne l’entend pas de cette oreille. Quand elle déclare la guerre, la vraie comédie commence… Les sketches s’enchaînent et les répliques fusent comme des voitures de formule 1 (on la repère ma métaphore filée là ?) Il ne faut pas rater ça. Alors foncez voir Papa ou maman au cinéma.

Le film est réalisé par Martin Bourboulon (inconnu au bataillon) mais le scénario et les dialogues sont de Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière, qui ont aussi signé ceux de l’excellent Le prénom. De même pour la musique, composée par Jérôme Rebotier. Après l'entraînant « hello my darling » dans Le Prénom, il a choisi dans Papa ou maman des chansons d’Electric Guest, comme This head I hold.