30/09/2010

Le pôle emploi est mon ami pour la vie (comme les produits laitiers)

pole_emploi.jpgJe reçois enfin un mail du pôle emploi :
« Mademoiselle,
Votre demande d’admission n’a pas pu recevoir de suite favorable.
En effet, vous avez conservé une activité professionnelle.
(..) Selon les bulletins de salaire que vous nous avez fournis, la rémunération liée à cette activité est de 745 euros. »

Ah, je travaille, première nouvelle. J’ai bien fourni mes ANCIENS bulletins de salaire du temps où je travaillAIS, mais je ne gagnais pas du tout cette somme.
Peut-être que le pôle emploi à inverser mon dossier avec un autre ? En ce moment un type qui reçoit déjà 745 euros par mois touche MON chômage en plus ?

Cette fois, exaspérée, je me résous enfin à me déplacer dans mon agence pôle emploi. Ce lieu horrible, humiliant, où on attend des heures au milieu de gens désespérés, qui crient, chialent, parlent tout seuls ou essaient de taper leur voisin (en tout cas, c’est que j’ai observé à chaque fois). Après une journée interminable on rencontre enfin un conseiller qui nous prend de haut. A mon avis, comme ils se font insulter toute la journée par des gens mécontents, quand ils voient une fille qui ne va pas faire d’histoire comme moi, ils se vengent en me rabaissant. Les conseillers dénigrent systématiquement mon parcours professionnel, rigolent ou soupirent. Alors que je considère que mes boulots étaient beaucoup moins durs que le leur.

J’arrive à « mon agence la plus proche » c'est-à-dire à 30 minutes de chez moi en bus. Comme d’habitude, je n’ai même pas passé la porte d’entrée que j’entends déjà une conseillère hausser le ton : « monsieur ! Vous pouvez rester poli, pas la peine de nous insulter ! »
Je rentre dans l’agence et le type hurle: « Mais vous prenez vraiment les gens pour des cons c’est ça ? ! » La femme se protège en mettant ses bras en avant, car le type s’est levé et on sent bien qu’il est à deux doigts de la frapper.

Ca commence bien. J’attends mon tour. J’observe un peu les autres chômeurs. Ils tirent tous des têtes d’enterrement. Un mec marmonne dans son coin en trépignant. Deux minutes après, le mec se lève, dépasse toute la file d’attente, se plante devant la conseillère et lui lance sur un ton désespéré :
« Mais pourquoi vous me persécutez comme ça ? Hein ? Qu’est ce que je vous ai fait pour mériter çaHein ? Mais répondez moi !
La femme répond sur un ton narquois :
- Enfin, monsieur, personne ne vous persécute… calmez-vous voyons...
Et là le mec explose : C’est parce que je suis Noir c’est ça ! Hein ! Non mais dîtes-le ! »
Silence. La conseillère est bouche bée, elle ne sait pas quoi répondre : elle est aussi Noire que le type ! Elle sent mon regard et pendant quelques secondes on se dévisage comme si on se comprenait. Elle, semblant me lancer un message télépathique : « que voulez vous que je réponde à ça ? et moi lui rétorquant mentalement : pff, ma pauvre, quel boulot... »

J’espère que c’est elle qui va traiter mon dossier, Puisqu’on communique par transmission de pensées, n'a l'air de se comprendre, c’est prometteur…
Manque de bol, je tombe sur le collègue. Manque de bol total, Je n’avais encore jamais vu un énergumène pareil à l’accueil d’une administration…


suite demain

dessin de Mix et remix

28/09/2010

Mes démêlés avec le pôle emploi (le téléphone pleure)

pole emploi appel surtaxé.pngOn en était là : un brave employé au téléphone me révéle qu’après deux mois, le pôle emploi n’a toujours pas traité mon dossier, à cause d’un bug informatique que personne ne veut régler. L’employé me propose comme solution « d’aller gueuler directement dans mon agence et de les harceler pour qu’ils bougent enfin. »
Je ne m’imagine pas jouer la harpie hystérique ou le Rambo qui casse tout sur son passage. Puis je pense que me déplacer serait une perte de temps, qu’on me répondra sans doute la même chose. Je préfère téléphoner une énième fois…

Je précise que contrairement à la loi, les numéros sociaux comme celui du pôle emploi sont payants et qu’ils coûtent bonbon selon votre abonnement de téléphone. Cette petite histoire m’a déjà prélevé une quinzaine d’euros, pour RIEN.

Je rappelle donc et je résume le problème informatique dû à Pôle emploi.
La conseillère me sort : ah oui, je vois, effectivement…
Ouf ! Pour une fois, ils ne se contredisent pas.
La conseillère : « Votre dossier est bloqué car on attend toujours votre justificatif d’arrêt maladie de décembre 2008. »
HEIN ? Tout serait de ma faute en fait ? J’ai bien été en arrêt quand je me suis coupée un doigt, à noël il y a deux ans. Mais en tant que vacataire à temps partiel, sans contrat, ne travaillant pas pendant les vacances, j’avais calculé que je n’avais droit qu’à 10 euros d’indemnités… J’avais quand même envoyé mon papier mais le pôle emploi me l’avait retourné comme « incomplet » (mon employeur m’avait alors expliqué qu’avec mon statut particulier « c’était toujours le bordel parce que la sécu sociale et l’anpe n’y comprenaient rien »)
Là, deux ans après, on me ressort ce vieux dossier, alors que je n’ai même pas reçu d’argent à l’époque ? Qu’est ce que c’est que cette histoire ?

Comme mon ancien employeur m’avait prévenu, la conseillère me répond :
« Euh… en fait je ne connais pas trop le statut des vacataires… je sais pas quoi vous répondre... attendez je vous passe ma supérieure… »
Et je me retrouve soudainement avec le message d’accueil : « tapez 1 si vous voulez consulter les offres d’emploi. Ou dites "emploi" »…

J’ai espéré bêtement que la « supérieure » allait me répondre, donc j’ai laissé passer la trèèèès longue l’énumération du sommaire (tapez 238 si vous voulez un ukulélé. Ou dites « ukulélé ») Bien entendu, pour que l’appel soit plus cher, les intitulés sont ambigus, et on se retrouve à jongler une dizaine de minutes entre les différents menus avant de trouver le bon. Le bon étant bien évidemment toujours le dernier sur la liste. (Si vous souhaitez poser une question, dites directement « infos », ça vous évitera d’attendre. (je sais je sais, je suis d’humeur généreuse aujourd’hui)

Après 10 minutes, je comprends que la femme m’a bernée : ne sachant pas répondre, elle m’a raccroché au nez. Je retourne donc dans la rubrique infos pour parler à un 456ème conseiller.
Je ré explique le problème, mais à force de téléphoner et d’avoir des explications contradictoires, l’énumération est un peu longue et le conseiller n’a pas l’air de tout saisir. («alors d’abord on m’a dit ça.. puis une semaine après on m’a dit ça… Alors du coup j’ai fait ça, mais ensuite le problème se corse parce que… »)
Conseiller : - euh… ben déjà je ne vois pas de traces de votre demande d’allocation…
Moi (complètement désespérée) - QUOI ? Mais justement la semaine dernière j’ai bien demandé à votre collègue si vous aviez reçu tous mes papiers ! Il m’a dit que oui, « il les avait sous les yeux ! »
Conseiller : - ah ben ça, ça m’étonnerait ! C’est pas possible, on a aucun papier ici, on est juste au téléphone…

Comme il constate que je panique, il me caresse dans le sens du poil :
- C’est clair, c’est pas du tout normal… normalement on est obligé de traiter votre dossier en une semaine/15 jours maximum… là ça fait deux mois… je comprends bien votre inquiétude madame… bien sûr, sans argent pendant tout ce temps, c’est très dur… ne vous inquiétez pas, je re-signale le problème en disant qu’il est ABSOLUMENT URGENT de le traiter, j’espère que d’ici une semaine tout sera réglé, voilà madame, au revoir… »

Si vous avez bien décodé le message, ce conseiller m’a bien embobiné. Il n’a répondu à AUCUNE de mes questions. Je ne connais toujours pas le problème qui retarde mon inscription. Le pôle emploi n’a peut-être reçu aucun de mes papiers et ne sait même pas que j’existe. Et ce dernier coup de téléphone inutile a duré 29 MINUTES…

L’après-midi même, je reçois un courrier dans ma boîte mail.
ENFIN ! Une réponse ! Je suis sauvée !
Et là, oui, c’est encore possible, on monte encore d’un cran dans le n’importe quoi…

Suite demain...

dessin de Rodho

26/09/2010

A la télé cette semaine

bladerunner.jpgCe soir à 20h35, Blade runner sur France 4.
Un robot peut-il avoir une âme, être, finalement, plus humain qu’un humain ? Qu’est-ce qui définit l’homme ? (Vous avez deux heures pour rendre la copie)
Le film me paraissait un peu compliqué et philosophique quand j’étais plus jeune, mais le livre est encore plus complexe. Ridley Scott (Alien, Thelma et Louise, Christophe Colomb, Gladiator, Robin des bois…) livre une très bonne adaptation du roman de Philip K. Dick, un de mes auteurs préférés.
De nombreux livres du maître de la Science fiction ont d’ailleurs été brillamment adapté au cinéma : Total recall avec Schwarzenegger par Paul Verhoeven (encore un de mes réalisateurs chéris), Minority Report par Spielbelg avec Tom Cruise, Paycheck de John Woo avec Ben Affleck, A scanner darkly

Dans un tout autre genre, mardi à 14h45, je vous conseille Conte d’été d’Eric Rohmer.
En général les films bavards et précieux de ce réalisateur me gonflent un peu, mais ce film ravira les midinettes. En tout cas, adolescente, j’ai adoré la bouille de Melvil Poupaud, beau petit gars maladroit qui ne comprend rien aux filles… c’est quand même mieux que les feux de l’amour. (hiiii, Melviiiiiilll !)

Sinon, côté documentaire, l’inévitable Faites entrer l’accusé, avec ce soir une affaire fascinante : Véronique Courjault et les bébés congelés. Comme d’habitude je préfère le résumé de l’enfance du coupable et l’analyse psychologique livré par le psychiatre (comment peut-on en arriver là ?)

mercredi 29 à 21h30 sur Arte, je suis curieuse de voir le documentaire qui fait polémique : la cité du mâle, sur le machisme en banlieue difficile.

Jeudi, envoyé spécial enquête sur les suicides à France télécom  (la thématique du mal-être au travail me passionne). Apparemment le documentaire prouve que les employés ont été poussés volontairement à bout : l’entreprise voulait faire des économies. Il est plus avantageux financièrement d’amener un employé à la démission ou à la faute que de le licencier… bon,le problème, c’est que beaucoup se sont carrément suicidés (encore 25 cette année)

Si vous captez Canal +, ne ratez pas ces films :  Un prophète de Jacques Audiard, et Morse de Tomas Alfredson (classés dans mon top 5 des films de 2009)
Pour les documentaires, Toute l’histoire de mes échecs sexuels est bien marrant et le documentaire sur l’affaire Polanski Wanted and desired montre bien l'ambiguité et la complexité de l'histoire.

Avez-vous déjà vu ces films ? Que comptez vous voir cette semaine ?

19/09/2010

Procrastiner est mon métier

gaston lagaffe hamac.jpg

Depuis que j’ai eu l’idée de faire des bilans télé chaque semaine, je passe mon temps à analyser le moindre reportage et à imaginer des termes percutants pour mon blog. Du coup, écrire n’est plus un plaisir mais un impératif. J’ai rédigé tout cet après-midi (il est 19h30 là). Comme je me suis forcée mon texte n’est pas intéressant. Je préfère abandonner et ne pas le publier.

Cette énième défection m’énerve beaucoup. J’ai commencé à écrire deux textes sur mes péripéties de vacances, mais l’ampleur de la tâche m’a effrayée. (J’ai juste entamé mon premier séjour sur les 4 passés. C’est quand même pas de ma faute si ma vie est palpitante et qu’il m’arrive toujours plein de trucs, hein). Après avoir attendu un mois pour rédiger les cartes postales du premier quiz, je n’ai toujours pas rempli celles du second jeu. Je n’ai pas fait de bilan ciné depuis le mois de juillet. J’ai lu 41 livres depuis le début de l’année et je n’en n’ai commenté que trois. Je n’ai jamais raconté comme je l’avais annoncé mon second anniversaire poisse ni le concert de McCartney à Bercy.

Bref, je crois que pour pouvoir écrire, je ne dois pas me mettre la pression. Alors, pour les bilans télé, je fais comme d’habitude : écrire quand j’en ai envie. (En fait, comme les deux derniers week-ends, je vais encore passer tout le dimanche prochain à écrire une note qui ne sera jamais publiée).

La semaine prochaine, j’essaie de laisser de côté les bilans télé pour revenir aux vieilles recettes papillotienne: mes dernières incroyables aventures inexistantes (comme mes démêlés avec le pôle emploi, mes derniers bobo-là etc…)
Sinon, pour me motiver, il existe toujours l'idée du papillothon ou du blog professionnel rémunéré. C'est possible, je dois avoir le même nombre de visiteurs que Pénélope Bagieu, à trois millions près.

Faites un petit tour sur le site des procrastinateurs : Demain, c'est bien aussi

16/09/2010

A ne pas rater à la télé cette semaine : Infernal Affairs

infernal-affairs-affiche.jpgAvec ce Chabrol qui nous claque dans les doigts dimanche, je n’ai pas publié mon bilan ciné de la semaine, pourtant je l’avais longuement préparé. J’ai eu les yeux plus gros que le ventre, ou plutôt la main plus grosse que ma motivation. Analyser 5 films en moyenne, plus 3-4 documentaires, puis décortiquer le programme télé de la semaine suivante et faire une sélection… Au final, mon blog n’aurait évoqué que des films. J’aurai dû le déclasser en blog ciné plutôt que "blog pipelettes qui a mal partout " (d’ailleurs ça fait longtemps que je n’ai pas raconté mes bobos là… je viens juste de faire des analyses cet aprèm AVEC UNE GROSSE SERINGUE QUI PIQUE -j’ai même pas crié-unpeu-je vous raconterai)
Choupinounet me conseille d’ouvrir un deuxième blog "culture" pour viser un autre lectorat. Il a raison en théorie, mais j’ai déjà du mal avec le premier, il veut m’achever ou quoi.

La semaine étant déjà bien entamée, je vous recommande essentiellement le « film à ne pas rater cette semaine », c’est-à-dire ce soir :
A 20h40, Arte diffuse l’excellent polar hongkongais Infernal Affairs.
Vous connaissez peut-être le remake américain, qui a rencontré un certain succès, réalisé par le maître Scorsese : Les infiltrés avec Di Caprio et Matt Damon.
Le remake est très bien, mais je vous conseille aussi de faire le jeu des sept différences avec l’original. Je n’avais pas lu le pitch au préalable et j’étais un peu larguée au début. Je ne comprenais pas qui était qui. En même temps c’est un peu le principe : Un policier a infiltré les mafieux, un mafioso a infiltré la police. Chacun est chargé de découvrir la taupe dans son camp, c’est-à-dire lui-même. Je n’en dis pas plus pour ne pas vous embrouiller.
(c’est l’histoire d’un faux policier mais vrai mafieux qui cherche le faux policier c’est-à dire lui, dans son camp qui est en fait pas son vrai camp, donc à la place il va plutôt chercher le faux mafieux mais vrai policier dans l’autre camp, qui est en fait son vrai camp, et en même temps le vrai policier et faux mafieux il fait pareil c'est-à-dire l’inverse, il cherche le faux policier mais vrai mafieux etc…)

Nan, mais je veux pas vous décourager, ce film n’est pas compliqué, il est juste très ingénieux. Enfin, ne vous endormez pas devant hein, vous risqueriez de ne plus rien comprendre.
Papillote, la seule critique ciné qui, en voulant conseiller un film, réussit à effrayer les spectateurs potentiels. Bravo. (Magazines télé, embauchez moi, je vais faire un carton). La prochaine fois je tente de faire l’éloge de Julie Lescaut, comme ça les lecteurs se retourneront vers Arte.

Et vous, avez-vous déjà vu Infernal affairs ou son remake ? Qu’avez-vous regardé cette semaine ?

J’allais oublier ! J’ai proposé à Chiffonnette de participer à la citation du jeudi. J’en recopie des carnets entiers, il serait dommage de ne pas en faire profiter !

«C’est l’histoire d’un type qui va chez son docteur. Il a une grenouille sur la tête.
« Et vous avez ça depuis longtemps ? » demande le docteur.
C’est la grenouille qui répond : « Oh, vous savez, au début ce n’était qu’une petite verrue sous le pied»
Cette blague illustre un concept : parfois on se trompe dans l’analyse d’un évènement, car on reste figé dans le seul point de vue qui nous semble évident. »
Extrait de L’encyclopédie du savoir relatif et absolu de Bernard Werber (je crains de ne pas avoir retranscrit les mots exacts et je n’ai pas le livre sous les yeux)

14/09/2010

Résultat du quiz de rentrée

cartes.jpgEh oui, je n’ai pas donné les réponses plus tôt malgré mon chômage : quand on n'a pas d’horaire à respecter, on prend son temps et au final on se retrouve à en faire moins que d’habitude. Je perds des heures à cliquer sur les blogs ou facebook. Activités plus rassurantes que de regarder les sites d’emploi pour constater qu’aucun boulot ne me correspond. Je vérifie aussi dix fois par jour ma messagerie dans l’espoir d’obtenir des nouvelles du pôle emploi, mais rien de nouveau à l’horizon. Bref, quand arrive l’heure d’écrire une note drôle pour le blog, je ne suis plus trop motivée, bizarrement…

Je vous livre quand même les résultats du quiz. Cliquez sur les mots en rose pour voir et écouter les clips des chansons.

Chanson n°1 : Il est cinq heures, Paris s’éveille de Jacques Dutronc
Chanson n°2 : Le travail c’est la santé d’ Henri Salvador
Chanson n°3 : Le lundi au soleil de Claude François
Chanson n°4 : Sois feignant de Coluche (j’aime beaucoup cette chanson)
Chanson n°5 : Le poinçonneur des lilas de Serge Gainsbourg
Chanson n°6 : La sécurité de l’emploi des Fatals Picards (elle était dure à trouver celle-là)
Chanson n°7 : Je ne veux pas travailler, D’Edith Piaf ou la reprise de Pink Martini
Chanson n°8 : Il ne rentre pas ce soir de Eddy Mitchell (difficile aussi)
Chanson n°9 : Travailler c’est trop dur de Julien Clerc. (les paroles sont du charabia, mais les chats du clip sont sympas)
Chanson n°10 : Merci patron des Charlots. (J’adore cette chanson)

Bravo à Titi qui décidément trouve toujours les bonnes réponses. Idem pour Antiblues, Seb et BBflo. Je ne vous envoie pas de cartes, vous venez juste de recevoir celles du premier quiz…

En revanche, Catherine, M et Jeanne en recevront bientôt une. Enfin, « bientôt », à comprendre en langage papillothien : c’est-à-dire qu’il faut déjà que je sorte de chez moi (exploit) pour trouver une librairie, choisir de jolies cartes (re-exploit) et les écrire (re-re immense exploit). J’essaie de les envoyer d’ici la fin de la semaine (re-re- gigantesque exploit. Décidément,  la vie de chômeur, c’est trop de boulot.)
J’exagère, j’ai déjà trouvé deux cartes, en photo ici.

J’ai préparé un autre quiz, « on connaît le film » avec des citations célèbres. Pour changer des cartes postales, j’offrirai d’autres lots aux gagnants. Mais quoi ? J’ai vu que les blogs influents envoyaient des produits de beauté sponsorisés. J’en ai plein mon placard, récupérés dans le magazine féminin où je bossais. Des produits de marque et tout, encore dans leur emballage, prêt à servir (des pots de crème hydratante à 150 euros, à ce prix-là, autant se mettre du concombre sur la face, ça coûte moins cher !) Le problème, c’est que depuis le temps, ils sont périmés… ben ouais, je ne les ai pas utilisés, j’ai pas l’habitude de me tartiner la gueule… j’aurai dû les revendre sur e-bay, au moins j’aurai enfin gagner de l’argent !

Vous êtes partants pour le quiz on connaît le film ? Je ne vous demande pas quel lot vous espérez, je n’ai pas les moyens de vous offrir une Ferrari ou une croisière hein !

12/09/2010

L'hécatombe continue : Chabrol maintenant

chabrol.jpgAprès avoir passé des heures et des heures sur mes bilans télé, j’ai pensé ce matin au réveil :
« Pfouh… j’ai encore pas fini d’écrire ma sélection télé de la semaine prochaine… dans quoi je me suis engagée, avec tous les films que je vois, les décrire me prend beaucoup trop de temps… Faut vraiment que je mette la pédale douce, c’est que j’ai un boulot à trouver moi…»

Puis, forte de cette bonne résolution…j’allume la télé (hum).
Je tombe sur un bandeau en bas de l’image qui parle de Claude Chabrol.
« Pourquoi il parle de Claude chabrol ? Comment ça il "était" un grand cinéaste ? Ne me dites pas que Chabrol est… »
Et là, la journaliste de i-télé annonce : « je vous rappelle l’information principale de cette journée, Claude Chabrol est mort ce matin… »
J’ai immédiatement envie de me recoucher.

'Tain les gars, faut arrêter de crever maintenant ! C’est l’hécatombe là ! Après Alain Corneau, Claude Chabrol ! Il ne restera bientôt  personne dans le cinéma français ! Pourquoi ce sont toujours les meilleurs qui partent en premier ?

Plutôt que me remettre au lit, je regarde l’hommage qui tourne en boucle. Avec des extraits de Que la bête meure avec Jean Yanne. Je déprime : « Ah ! Un grand lui aussi… Mort lui aussi… »
Des extraits de Poulet au vinaigre, avec Jean Poiret , mort lui aussi.
Des extraits du Beau Serge, avec Brialy et Gérard blain, morts eux aussi.
De La femme infidèle avec Michel Bouquet « mo... non, il n’est pas mort ! Vas-y Michel, tiens le coup ! »

bête meure.jpgDe Claude Chabrol, je préfère Que la bête meure et Le boucher, avec Jean Yannounet, dont j’ai déjà parlé ici.
J’admire beaucoup aussi Le beau Serge, Les cousins, Les bonnes femmes, films qui ont lancé la nouvelle vague.
J’aime aussi Les biches, Docteur Popaul, Betty, Madame Bovary, La cérémonie, L’enfer… Je ne vais pas tous les citer, il en a réalisé une soixantaine…

J’appréciais ses satires de la petite bourgeoisie, de l’hypocrisie et de la bêtise, même si je trouve que cette thématique commune à toute son œuvre marquait aussi sa faiblesse. Ces derniers films, d’un intérêt inégal, se ressemblaient parfois un peu trop.

J’estimais aussi l’homme, bon vivant qui adorait la bonne chère (entre estomac sur pattes, on se comprend), toujours jovial et sympathique (il a tourné Le boucher dans un petit village et a invité tous les habitants pour un gigantesque banquet).

Chabrol sortait toujours de bons mots :
"la bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a ses limites tandis que la bêtise n'en a pas."
«Je n'avais qu'une seule crainte, avec ces pensées, c'était de paraître sympathique.»

Trop tard mon vieux, on t’aimait bien, tout le monde t’a rendu hommage. J’ai écrit le mien d’un seul trait, dans l’urgence. Je n’ai pas eu le temps de finir ma sélection de films pour la semaine. Je pense de toute façon qu’elle tomberait à l’eau car certaines chaînes vont déprogrammer leurs grilles pour Chabrol.
Ce soir par exemple, France 2 diffuse L’ivresse du pouvoir (inspiré de l’affaire Elf).

 Et vous, quel film de Chabrol préférez-vous ?

11/09/2010

Les documentaires télé de la semaine

oradour.jpgPuisque l’idée est plébiscitée, je lance une nouvelle rubrique : les carnets télé ciné de la semaine. J’aurai pu le faire plus tôt, vu le nombre de films que je regarde. Pourtant depuis que je vis avec Choupinounet, ma téléphagie a considérablement baissé. J’ai fait le bilan des films visionnés cette année scolaire : 311 en 2006 et là… hum…deux fois moins…
On est loin du « film par jour » que je me suis fixée depuis une quinzaine d’années. Le pire, c’est que je regarde beaucoup moins de documentaires et je ne suis plus accro au cinéma de minuit (j’étais capable de chougner à 12 ans parce que j’avais raté un film rarissime de 1923). Tout ça parce que Choupinounet n’est pas fan. Si je deviens inculte, ce sera de sa faute. Choupinounet préfère sortir (quelle idée saugrenue, alors qu’on est si bien sur son canapé). Au point qu’il a réussi à voir plus de films au cinéma cette année (96) qu’à la télé (71 !) Il a aussi visionné 11 saisons de séries et moi 14 (faudra aussi que j’en parle un jour).

Cette semaine Choupinounet m’a laissé tranquille la télécommande tous les soirs, car il a squatté l’étrange festival et ses films de geeks. Ok, il a blablaté avec Tobe Hooper, Alexandre Aja etc, mais moi j’étais très bien à regarder mes films au lit (Choupinounet préfère se poser sur un fauteuil dur plutôt que dans des draps moelleux) en mangeant de la glace à la vanille (Choupinounet n’aime pas trop les desserts. Je répète : il n’est pas humain).
Bref, cette semaine j’ai pu regarder tranquillement ces documentaires :

Dimanche sur France 5 : Oradour, les voix intérieures. Je regarde systématiquement tous les films sur ce sujet : 642 villageois Français massacrés par les SS en juin 44. Ce crime incompréhensible a profondément choqué, notamment parce que 13 des SS étaient des Malgré nous, des Alsaciens enrôlés de force dans l’armée allemande. Dans un souci de « réconciliation », ils ont été amnistiés. Le documentaire fait appel à Boris Cyrulnik, dont j’aime beaucoup les livres, pour expliquer à travers les paroles des survivants le concept de « résilience » (comment se remettre des drames que l’on a vécus). Les témoignages des rescapés et la vision des ruines du village brûlé par les nazis sont bien entendu bouleversants. (Cliquez sur le lien vers le site d’Oradour)

september vogue.jpgMardi sur c+ : The september issue de R.J Cutler.
On y voit comment travaillent les journalistes de Vogue, dirigés par la toute puissante Anna Wintour, dont s’est inspiré Lauren Weisburger pour son roman Le diable s’habille en Prada. Comme le livre, le documentaire est intéressant et agréable à suivre. Par contre faudra quand même m’expliquer comment une femme à la coupe aussi ringarde que Mireille Matthieu peut influencer autant la mode. (Et son assistante qui a une gueule de sorcière, la pauvre, savoir qu’elle a été mannequin, je ne m’en suis pas remise)

salvador allende.jpgMercredi j’ai regardé le documentaire sur Salvador Allende de Patricio Guzmàn. Je l’avais déjà vu et la deuxième vision m’a tout autant déprimée. Le Chili ne s’est pas remis du coup d’état et de l’assassinat de son président Allende. Le documentaire montre que la CIA a aidé Pinochet à renverser la démocratie, pour établir une dictature militaire, avec 30 000 jeunes et intellectuels torturés, 3000 assassinés ou disparus (comme en parle aussi le film de Costa Gavras, Missing)

Jeudi sur France 2 :  La juge et l’affaire des dioxines de Clarisse Feletin.
La réalisatrice filme la jeune et jolie juge instruisant cette grosse affaire : l’incinérateur D’albertville rejetait 750 fois plus de dioxine que la norme prévue. Or cet élément est cancérigène. Qui était au courant, qui a laissé faire ? La courageuse juge, seule contre tous, interroge des préfets et perquisitionne des ministères. Comme elle dérange les hautes sphères, le procureur tente de la dessaisir du dossier, mais elle résiste et gagne le droit de poursuivre son enquête. C’est émouvant de voir les parties civiles pleurer pour cette victoire, mais c’est aussi déprimant : considérer comme un succès la simple autorisation de juger une affaire sensible… L’histoire ne mènera pas loin : si on constate une augmentation de 6 % de cancers autour des incinérateurs français, rien ne prouve vraiment que ces maladies-là sont dues à la dioxine. Et il existe 40 incinérateurs comme celui d’Albertville en France…

Demain, je vous donne les films à ne pas rater la semaine prochaine.

Et vous, qu’avez-vous vu cette semaine ?

09/09/2010

Tiens, voilà le facteur

carte 5.jpg

Dans chaque village, on connaît l'facteur
C'est un personnage qu'on porte dans son cœur
Recevoir une lettre, vous met en émoi
Chacun s'dit, peut-être y'en a une pour moi

Plus d’un mois après, les gagnants du quiz On connaît la chanson ont enfin reçu leur carte postale! C’est qu’il m’a fallu du temps pour écrire. Je n’aime pas faire les choses à moitié. J’ai attendu aussi parce que j’hésitais à laisser libre cours à mon imagination. Puis j’ai pensé, tant pis, ils me prendront définitivement pour une timbrée, j’assume.

Laurie explique : « Papillote, elle, c'est la seule et unique personne du monde (je dis bien du monde) a réussir à raconter toutes ses vacances, dessiner, et faire d'étranges croquis... tout ça sur un espace de 10x15cm. S'il y avait un concours de la personne qui réussi à faire entrer le plus de mots sur une carte postale, sûre qu'elle gagnerait. (Peut être est-ce une piste à creuser avec Pôle Emploi ?) »

OUI ! Quelle bonne idée ! Qui veut m’embaucher ?

Bbflo en rajoute une couche : « Et tu sais quoi ? Je n’ai jamais reçu une carte postale aussi remplie. En plus y'a des dessins de bonshommes, de phoques et de chats, des commentaires en couleur, des flèches et des renvois et même des textes à l'envers ! Bref, une carte postale originale qui m'a occupée un moment ! »

Antiblues porte le coup de grâce : « j’ai attrapé une migraine ophtalmique en lisant le texte »

Ah, ils voulaient une carte, ils l’ont eu !
Antiblues « harcelait le facteur, allant même par fouiller directement sa sacoche »

Je lui ai choisi une carte rétro puisqu’il est un vieux pépé joyeux retraité. Sur l’image on aperçoit une femme normalement constituée bien en chair, comme l'appréciait la mode au début du siècle dernier. Le blogueur et ses lecteurs m’ont comparé au modèle. Désolée de vous décevoir : même si la fille sur la carte porte un long maillot de bain couvrant, comme celui que j’ai voulu acheter pour me baigner dans la Manche glacée (je n’en ai pas trouvé: scoop: on est plus en 1920 en fait) je ne lui ressemble pas. A force de clamer que je suis un estomac sur pattes, quand certains lecteurs ont l’immense privilège de me voir en vrai, ils sont étonnés : « Mais t’es toute fine en fait ! ». Je mange tout le temps, j’ai grossi depuis mes 20 ans, mais je suis seulement passée du 36 fillette au 36 femme… (Choupinounet tenait à ce que je « rétablisse la vérité »)

J’ai sélectionné une image de phoque, car j’ai visité la baie de Somme pour voir ces bestioles… Je ne savais pas à qui l’adresser : les garçons, Seb et Titi, la trouveraient sûrement cucul la praline (d’après les clichés dans les magazines féminins, les hommes n’ont pas de cœur et n’aiment que les voitures, la bière et les jeux vidéo, mais pas les gentils n’animaux).  (Puis en cherchant loin, ils pouvaient penser à l’expression « P… comme un phoque » et mal le prendre, on ne sait jamais..)

Donc j’ai envoyé la carte à une fille. J’hésitais entre Pitch et Laurie. J’ai choisi cette dernière et Laurie a plaisanté : «Quand j’ai vu la carte, j’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’une photo de moi sur la plage ».
Ah oui, j’avais oublié qu’on compare aussi les gens gros (mais pas Laurie, hein !)  à des phoques.
M’enfin, quel est cet acharnement contre ces petites bêtes ? C’est tout mimi un phoque ! D’ailleurs j’ai acheté la carte en double et l’ai affiché sur le mur ! (C’est Choupinounet qui est content -un homme, donc sans cœur, qui n’aime pas les animaux etc.. je plaisante hein-)

Pour éviter les malentendus, les autres gagnants ont reçu des illustrations classiques de paysages et de bateaux…
 
A ce propos, je n’ai pas encore choisi les cartes pour les gagnants du second concours, M, Catherine et Jeanne. Demain, je vous livre enfin les résultats du dernier quiz…

"Tiens, voilà le facteur
Pour garder son amitié, soyez complètement timbrés !"

Et vous, quelles cartes postales avez-vous reçues et envoyées ?

Quiz on connaît la chanson : qui est l'interprète du titre ?

P.S : voilà pourquoi j'ai mis une journée entière à enregistrer ma note sur les carnets : Photoshop "est défectueux" et refuse de réduire la taille de l'image. Vous ne voyez donc pas la photo en entier...

07/09/2010

You never give me your money

you never give me your money.jpgCette chanson des Beatles, composée par McCartney pour le mythique album Abbey Road, fait partie de mon top 10 Beatlesien. J'espère que vous l’écouterez et l’apprécierez… (le lien en rose). Elle est typique de Macca : il change de style de musique, de rythme et de voix, comme si la chanson en regroupait trois différentes...

"You never give me your money
You only give me your funny paper
And in the middle of negotiations
You break down

I never give you my number
I only give you my situation
And in the middle of investigation
I break down

Out of college, money spent
See no future, pay no rent
All the money’s gone, nowhere to go..."

Macca expose les déboires financiers avec leur société de production Apple (en référence à un tableau de Magritte dont Paul est fan, pas en honneur de la fille de Gwyneth Paltrow et du chanteur de Coldplay - « Salut, comment tu t’appelles ? –Pomme. Et toi ? Poum. Non je déconne, je m’appelle Cornichon, et mon deuxième prénom c’est Haricot vert-)

You never give me your money m’évoque actuellement ma situation avec le Pôle Emploi, de plus en plus ubuesque. Je vous raconte tout ça avec humour dès que je digère la chose…

"One, two, three, four, five, six, seven
All good children go to heaven"

Demain, on continue dans la chanson avec les résultats du quiz de rentrée.

Et vous, quel est votre titre des Beatles ou de McCartney préféré, ou qui vous parle en ce moment ? (Pas besoin d'être fan pour en connaître !)