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15/11/2012

Des titres éloquents

gaston dort.jpgJ’allume l’ordi. Il me signale : « il ya des icônes non utilisées sur votre bureau, souhaitez-vous les supprimer ? » Parmi elles, Microsoft word, qui me sert pour écrire mes billets.
Oui, bon, d’accord... je n’ai pas publié depuis longtemps, Electra râle encore… mais je peux sortir mes bonnes excuses habituelles : « je bosse trop » et son contraire « j’étais en vacances ».

Ma chef était désespérée de me voir partir en congé. « Comment allez-vous survivre sans moi » lui ai-je répondu en rigolant. Sauf qu’elle n’a pas ri et me regardait toujours comme si elle allait se jeter par la fenêtre. Je ne pense pas que son air signifiait : « Non Papillote, ne pars pas où je saute, on a trop de boulot ici ! » mais plutôt : « Non Papillote, arrête tes blagues ou je saute, j’en peux plus de ta chansonnite ! » J’ai pourtant résisté à l’envie de fredonner mon air de prédilection qui me venait à l’esprit, se prêtant admirablement à la situation : « reviens, on va vivre la main dans la main, c’est écrit sur les murs de la vie », ou bien encore celui d'Elsa, T'en va pas. Parfois je parviens tout de même à décrocher un sourire (par usure) voire même un éclat de rire (nerveux sans doute).

J’étais donc encore en vacances dans le trou perdu sans Internet ni canal +. Je n’ai pas pu écrire ni rattraper mon retard de films, mais j’ai eu le temps de lire quatre livres en quinze jours, c’est-à-dire autant que… les trois derniers mois. L’objectif des années précédentes « un livre par semaine » n’est plus qu’un lointain souvenir.
D’ailleurs je n’ai pas actualisé depuis presque deux ans ( !!!)  les colonnes du blog. « Je ne sais donc plus lire depuis 2010 » comme vous pouvez le constater à droite. Mes dernières lectures inscrites à gauche sont officiellement « une mort très douce » de Simone de Beauvoir,  et le très bon roman de Romain Monnery, « libre, seul et assoupi ».
Hum. Pas du tout évocateurs. Non non, le blog ne se meurt pas doucement, il est simplement assoupi.

dans la tete du tueur-.jpgLe dernier livre que j’ai réellement lu porte un titre tout aussi symbolique : « Dans la tête du tueur ». Ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas de Papillote achevant délibérément son blog, mais de l’enquête du gendarme traquant Francis Heaulme (contrairement à ce que le titre annonce, les motivations, la biographie et la psychologie du meurtrier ne sont pas très développées).
Je projetais aujourd’hui de lire l’autobiographie de Keith Richards. Ce titre pouvait annoncer le renouveau de ce blog : Life. Ha, ça vous en bouche un coin. Sauf que la bibliothèque ne le proposait pas, alors j’ai pris à la place une autre autobiographie dont j’ai souvent entendu vanter les mérites, mais dont je ne connais pas encore l’auteur, Annie Ernaux. J’ai donc emprunté cet après-midi son seul livre disponible, c’est-à-dire… La honte.
Non, ce titre ne signifie rien, rien de rien, je ne regrette rien, j’ai peut-être abandonné ce blog quelques temps mais j’ai fait plein d’autres choses à la place (comme traîner sur le net) comme aller voir des one man show, je vous en parlerai (un jour quand j’aurais le temps entre deux films).

02/09/2012

Un mois sans films, à la télé cette semaine : Juno, Fourmiz, Jane Eyre...

chat-tele.jpgUn mois d’absence, un mois sans ordinateur, mais surtout un mois sans canal +, et carrément quinze jours sans télévision, donc sans films ! (Dans les locations de vacances, il fallait payer 40 euros la semaine pour regarder la télé, faut pas pousser). Les soirées semblaient parfois longues, mais je suis devenue imbattable au scrabble. Même si ma mère ne connaissait pas le si judicieux terme « geek », et ne voulait donc pas que je le place en mot compte triple, avec lettre double pour le k (ce qui faisait un total de 72 points tout de même) (en fait elle ne voulait tout simplement pas que je gagne encore.)

Je suis revenue mardi, et j’ai vite retrouvé les vieilles habitudes de mémé. Avant même de ranger dans le frigo les fromages qui puent de la ferme bio (mes voisins dans le TGV se réjouissaient) la viande et la charcuterie achetées en douce par ma mère (si je lui avoue que je n’ai pas fréquenté de boucherie une seule fois en 5 ans, je pense qu’elle frôle la crise cardiaque) les fruits et légumes du jardin (une tomate et une pêche se sont battues, puisque j’ai retrouvé leur sang étalé dans la glacière) mon premier réflexe a été d’allumer la télé, l’enregistreur dvd et l’ordinateur, pour voir si mes précieux se maintenaient en vie. (Ils ont 8 ans tout de même).
Et là le drame. Plus de canal + : « votre abonnement est arrivé à échéance ». C’est vrai, mais ils ne m’ont pas reconduit automatiquement ? Je prenais déjà le combiné du téléphone pour supplier : « vous ne pouvez pas me lâcher comme ça après 16 ans d’une fidélité sans faille, qu’est ce que je vais devenir, d’ailleurs pour me remercier d’être abonnée depuis si longtemps vous pourriez me faire une ristourne, sinon je me désabonne, comment ça vous ne m’en croyez pas capable ? » Ce coup de bluff n’a pas fonctionné l’année dernière, j’avais pourtant tenté la tactique dite "de la chouineuse" : « je suis au chômage, 33 euros par mois c’est trop cher ». Mais vu qu’il y aura bientôt plus de chômeurs que d’actifs, je devais être la 72ème de la journée à le dire. Puis j’ai réflexionné (parfois ça m’arrive) qu’avant de téléphoner sur un numéro 0800 à 49 euros la minute et 3 heures d’attente (environ) je pourrais peut-être lire d’abord leur site internet et la rubrique « les pannes les plus fréquentes ».
Résultat en 24 secondes chrono : si on se branche sur canal+ moins d’1h30 dans le mois, le décodeur ne fonctionne plus. Il suffit de replacer la carte mémoire et de laisser allumer une heure et ensuite zou, c’est parti pour le show, et c’est parti le stade est chaud. J’ai rattrapé mon retard canalplussien en regardant 9 films en 5 jours, et en enregistrant 4 autres...

 télé, cinéma, canal+J’ai vu par exemple Never let me go, triste et beau, avec Keira Knightley et Andrew Garfield. Super 8, décevant, m’enfin JJ Abrams, tu as pourtant écrit la géniale série Lost ? Cowboys et envahisseurs avec Harrison Ford et Daniel Craig, divertissant. Impardonnables de Téchiné, peu d’intérêt je trouve. Faut dire que j’en ai profité pour faire du sport devant la télé, comme souvent pendant les films français. Scream4,  je ne me souvenais même plus l’avoir vu au ciné… je vois tellement de films, ce qui est aussi pratique car je ne me rappelais plus du tueur, c’est grave docteur ?

Je note les noms et réalisateurs des films que je vois, puisque sans ça j’en oublie. Comme on a passé le 1er septembre, donc une nouvelle année scolaire, j’ai fait le compte des films vus cette année, télé et cinéma compris. Devinez combien…
Rassurez-vous, je ne regarde pas seulement des films. Je lis aussi (seulement une trentaine de romans et d’essais cette année ; loin du compte « un livre par semaine ») je vois des expos, je sors, je me promène et fais du sport chaque jour, et même, parfois, je travaille !

télé, cinéma, canal+A la base de ce billet, je voulais enfin reprendre la rubrique « à la télé cette semaine ».... Je vous conseille donc, en vrac :
Ce soir sur France 2 : Juno de Jason Reitman (réalisateur de Thank you for smoking et In the air) avec la ravissante Ellen Page (To Rome with love) et le tordant Michael Cera (Scott Pilgrim). A la première vision, j’avais trouvé ce film trop mode, trop branché, en prenant pour exemple les conversations sur les musiques, signifiant « on est cool et dans le coup ». Pas comme une mémé Beatles comme moi donc.
Ensuite vous pouvez regarder Rocky Balboa, sur la même chaîne. Contrairement à ce que je redoutais, Rocky (le premier étant le meilleur) n’est pas un film d’action pure avec un boxeur brute épaisse, mais propose au contraire un scénario intelligent, ancré dans la réalité sociale, avec un Stallone sensible et fleur bleue ! Dans ce dernier film, devenu vieux, il pleure sa bien-aimée et sa carrière passée.

Lundi, W9 programme Incassable de M.Night Shyamalan, quand le réalisateur de Sixième sens faisait encore de bons films (pas comme ses derniers Phénomènes » et Le dernier maître de l’air).
Pour les abonnés canal+, ne ratez pas la reprise des indispensables documentaires de spécial investigation, lundi et mercredi soir.

télé, cinéma, canal+Mardi Gulli diffuse le sympathique film d’animation Fourmiz, où Z de Costa Gavras se pose beaucoup de questions (sa voix est très justement confiée à Woody Allen) et décide de sortir du rang.

Jeudi et vendredi, Arte prolonge l’été non pas indien mais anglais. Après les adaptations des romans de Jane Austen, voici celle de Charlotte Bronte avec Jane Eyre. Il faut d’ailleurs que je vous parle du film vu depuis plus d’un mois au cinéma, avec Michael Fassbender♥♥♥.
A la même heure, genre radicalement différent, avec Matrix sur NT1 ou encore New York 1997 de John Carpenter sur direct star.

Et vous, qu’avez-vous vu cette semaine ? A votre avis, combien ai-je vu de films cette année ?

14/03/2012

Les résultats du quiz on connaît la chanson : merci patron

chanson française, musique, william sheller, cloclo le filmQuel plaisir de travailler pour vous, on est heureux comme des fous ! Vous m’avez épatée ! Quels lecteurs culturés, reconnaissant du premier coup d’œil que c’est Jérôme, Dalida, Jauni… Une seule citation sur les 20 n’a pas été trouvée, mais elle était particulièrement difficile : « Je cherchais des prénoms : « Matthieu, Cécile ? » en regardant courir vers 10 heures, dans l’école des filles et des garçons » Il s’agit de la chanson « Dites-moi » de Michel Jonasz.

Avec le film Cloclo qui sort aujourd’hui et le matraquage dans les médias, j’ai Claude François dans la tête en permanence. Je vous laisse deviner la chanson que je sifflote depuis lundi sur mon lieu de travail, en observant avec envie le magnifique ciel bleu à travers les barreaux carreaux de ma prison mon bureau… 

Pour vous inciter à regarder les vidéos que je place sans cesse en lien, j’ai recopié le texte original, où les citations sont cachées, et j’ai mis les chansons en rose. Il suffit de cliquer dessus pour avoir les réponses et entendre de douces mélodies. Le procédé peut paraître rapide, mais au contraire, il faut trouver des clips potables parmi les centaines proposés... Si vous lisez depuis votre lieu de travail (je rappelle que je n’ai pas Internet dans mon boulot pourri) vos collègues seront ravis d’écouter des génériques de dessins animés, je vous propose même de chanter en chœur pour mettre une bonne ambiance au bureau...

Tout a commencé par une pensée persistante, obsédante : « oh, fini, fini pour moi ».
Ce boulot me déprime t-il tant ? Ou alors j’espère simplement la fin de la journée ?
Les symptômes se poursuivent par : « Moi j’attendais la récré pour aller au café boire un chocolat »
Oui ça doit être ça, j’ai besoin d’une pause dans ce travail répétitif.
« Je voudrais partir avec vous tout au bout du ciel, sur vos ailes » (Je hais cette chanson gnangnan.)
La récré est vraiment nécessaire, je ne vais pas bien.
« De vague à l’âme en terrain vague, tu divagues ! »
Oui, je divague complètement. Mais que m’arrive-t-il ?

Je laisse s’échapper des sons bizarres, incompréhensibles. Des marmonnements, des plaintes, des murmures de souffrance ? Le volume est de plus en plus audible, mon voisin me regarde bizarrement. Je comprends, j’en parle, ma collègue m’encourage.
Ma chansonnite aigue atteint son apogée. Tous ces prénoms inscrits sur ces dossiers me rappellent des mélodies, qui me restent en tête et que je sifflote pendant des heures. Une maladie incurable, mais pas bien grave. « Ca vaut mieux que d’attraper la scarlatine, ça vaut mieux que d’avaler de la mort aux rats. » (ma mère chante tout le temps cet air). Ma collègue se prend au jeu et tente de deviner les airs que je fredonne :

 « Dis-moi, Céline, les années ont passé, pourquoi n’as-tu jamais songé à te marier ? »
« La place rouge était vide, devant moi marchait Nathalie ! Elle avait des cheveux blonds mon guide, Nathalie !! »
 « Cécile, ma fille »
 « C’était bien, chez Laurette, quand on faisait la fête, elle venait vers nous, Laurette ! »
« Oui, Jérôme, c’est moi, non je n’ai pas changé, je suis, toujours, celui qui t’a aimé ! »
« Mais Nicolas, il veut pas qu’on l’embête, tout ce qu’il a dans la tête, c’est qu’il veut rentrer chez lui… J’veux pas rester ici. » (en cette période électorale, une chanson que j’ai chaque jour en mémoire… Je l’apprécie beaucoup, parce que je la chante à mon neveu quand il séjourne chez sa grand-mère pendant les vacances scolaires)

Ma collègue tente de me poser des colles :
« Je te donne des noms et tu dois chercher des chansons !
- « Chercher le garçon ? Trouver son nom ? »
-Mais j’ai pas encore commencé !
- « Je cherchais des prénoms : « Matthieu, Cécile ? » en regardant courir vers 10 heures, dans l’école des filles et des garçons »
-Tu me fais trop rire !
-« Rire et… chan-sons !!! »
- T’es vraiment dingue !
- Je suis MA LA DEUHHHHH, complètement MA LA DEUHHHHHHH ! » (je n'aime ni la chanson ni son interprète)

-« Tiens Papillote, tu as une chanson avec le prénom Eric ?
-Tes états d’âme, sont pour moi Eric, comme les Etats d’Amérique ! Je les visite un par un Eric, dans leur ordre alphabétique ! »
- Lucile ?
« Partout, au soleil, sous la pluie, quand ils voient s’avancer les grands yeux de Lucile, partout les garçons se bousculent et la rue un instant prend un air de folie ! » J'adorais ce dessin animé si romantique, mais je trouvais le gamin et son chat très moches et insupportables.
- Sarah ?
- Princesse ! Princesse ! Tu es bien jolie !!!
-Ah là tu vas pas trouver ! Gilbert ! Pas un prénom pour une chanson ça !
- Gigi ! O Gigi, personne ne sait d’où tu viens, tu nous crées un monde angélique, où tout devient féerique… c'est grâce à toi Gigi !
-Oh ! Tu triches ! Puis tu ne vas pas nous sortir que des chansons de dessins animés !
-A-rri-va… Gigi l’amoroso !
Un collègue nous interrompt :
-Oh c’est fini Dalida !
-Laissez-moi chanter ! Laissez-moi… Laissez-moi danser, chanter en liberté… »

Je ne sais pas si ça a un lien, mais quelques jours plus tard le chef m’a changé de bureau. A la place de mon fan club, je me retrouve avec un vieux type aussi sympa qu’une porte de prison. Ce n’est pas avec lui que je vais développer mon répertoire radio nostalgie. Mais aujourd’hui, mes vieux démons ont repris le dessus et je n’ai pas pu m’empêcher de fredonner…

Je conclurai par :
« Ris-en si tu veux, il faudra bien y croire !
C’est comme dans un vieux rock n’roll
J’ai dans la tête un transistor qui fredonne
Comme dans un très vieux rock n’roll
Serre la main d’un fou, que rien ne raisonne ! » J'adore William Sheller, peut-être mon chanteur français préféré.

Bravo à tous les participants ! Comme toujours, meilleur score pour Catherine, puis pour Aurélie. Dernier petit quiz : quelle est la chanson de Cloclo qui me trotte dans la tête au travail ?

26/02/2012

Les César 2012 : la cérémonie, la polémique Mathieu Kassovitz, le palmarès

CESARS-2012.jpgPolisse était nommé 11 fois mais n’a remporté que 2 statuettes secondaires : meilleur montage et meilleur espoir féminin ex-aequo. Au moins, ça nous a évité d’assister à une énième crise de larmes de Maïwenn (on n’en a vu qu’une). J’aime bien ses films, mais son hystérie et son impudeur me gênent et m’agacent, "Pardonnez-moi".

omar césar.jpgThe Artist était cité 9 fois et a reçu 6 César. Jean Dujardin n’a pas obtenu le prix du meilleur acteur. Omar l’a tuer. Je suis ravie pour Omar Sy, j’aime beaucoup ce qu’il fait, il est très sympathique, sa statuette est un beau symbole (enfin un film et un acteur populaire récompensé, premier Noir a remporté un César etc…) Mais… le monde entier récompense meilleur acteur le Français Jean Dujardin, sauf… les Français ! On ne passe pas pour des cons snobs ! En agissant comme ça on n’encourage pas les Américains a lui refilé l’oscar, puisqu’on leur laisse comme message : Of the garden n’est pas si bien, on lui en a préféré un autre !

Les Oscar restent très calibrés, chaque gagnant n’a que 45 secondes pour ses remerciements. On se fiche un peu des discours : ce qu’on guette, ce sont les blagues, les dérapages, les pleurs… Or la grande majorité se borne à dire la même chose : les nommés remercient toujours le réalisateur/producteur « qui leur a donné leur chance », « toute l’équipe du film, c’était vraiment génial de travailler avec vous » « je veux remercier mon pôpa et ma môman qui m’ont toujours soutenu ». En France, on n’a toujours pas compris l’intérêt de chronométrer les discours. Les nommés se perdent et nous perdent dans des paroles et bégaiements sans intérêt, la cérémonie s’éternise et les gens finissent par zapper sur Le grand concours des animateurs présenté par Carole Rousseau sur TF1 (c’est vous dire leur désespoir). Heureusement twitter existe, et j’ai pu lire des top tweets très drôles et pertinents, eux.

Mathilde-Seigner cesar.jpgPendant la cérémonie, l’humour lourd et le bide sont encore de mise. J’offre le césar de la réflexion la plus nulle à Mathilde Seigner, abonnée au titre. Je n’ai jamais pu supporter cette actrice « qui est une horreur pour les yeux et les oreilles » comme le souligne le groupe facebook. Je la trouve beauf et vulgaire, tout le contraire de sa sœur, belle, glamour et réservée.
Mathilde Seigner provoque un grand moment de gêne : elle remet le césar du meilleur acteur dans un second rôle à Michel Blanc, mais elle ne peut s’empêcher de l'ouvrir comme toujours : « j’suis ravie que tu l’aies Michel mais je voulais que ce soit… (Joey Starrr, entre grande gueule on s’apprécie) Puis elle crie comme une poissonnière de Ménilmontant comme dirait OSS 117: « T’es où mon Didou ??!! » De Caunes refuse de laisser Joey Starr monter sur scène, et elle continue à s’enfoncer et à ramener sa fraise « C’est hyper réglementé votre truc ! » Michel Blanc garde classe et sang froid en sortant une petite pique « On peut avoir la garde alternée (du César) ? »

sara forestier cesar.jpgComme ça balance pas mal à Paris, continuons avec les actrices que je trouve vulgaires, hystériques ou impudiques. Sara forestier m’avait déjà consternée l’année dernière avec son « j’ai mis ma culotte qui me porte bonheur » qui lui a « porté chance » pour obtenir le césar de la meilleure actrice avec Le nom des gens. (J’ai adoré ce film par ailleurs). Aux César 2012, elle est comme toujours essoufflée (l’émotivité des hystériques ?) chougne à moitié et expose encore son intimité en couinant « Mon amoureux, mon amour je t’aime ! »
La sympathique mais toujours perchée (ou plutôt penchée vues ses épaules voûtées) Julie Depardieu (qui est en couple avec Philippe Katerine, ils se sont bien trouvés) parvient à se tromper dans les maigres mots qu’elle doit prononcer, pourtant les plus attendus de la soirée : le meilleur réalisateur est « Michel Hazavanicius ».

Le césar de la blague la plus nulle est difficile à donner, car les nommés sont nombreux. Valérie Bonneton peut-être, qui reproche au présentateur : « Vous refoulez du bec Antoine »  « prenez une pastille ». Elle parodie ainsi le « prenez un chewing gum Emile » des Nuls, même pas fichue de trouver une blague originale. (dommage parce que d'habitude j’aime bien l’humour de cette femme)
Julie Ferrier nous sort l’accent belge, un chien, un discours interminable… Les meilleures blagues sont les plus courtes. Elle se rattrape tout de même en rendant hommage à mon acteur préféré Patrick Dewaere, considéré aujourd’hui comme le meilleur comédien Français, mais à l’époque mal aimé par la critique (ce qui a certainement contribué à son suicide). Il a été nommé 8 fois mais n’a jamais reçu de statuette (contrairement à son ami et rival Depardieu), ce qui était pourtant son rêve.

kate wins late et gondry cesar.jpgLe césar du bide est obtenu par Kad Mérad et sa fausse chute qui ne soulève pas une salve d'applaudissements comme vous pouvez l'entendre sur la vidéo. Michel Gondry rend le césar d’honneur à la glamour Kate Winsket (qu’il a fait tourner dans le magnifique Eternal Sunshine of a spotless mind) avec un humour de gamin de 5 ans : « my sweet quéquette » (mais son « Kate wins late » m’a fait rire)

de caunes cesar 2012.jpgAntoine de Caunes présente la cérémonie. J’aime son esprit irrévérencieux depuis NPA. Il relève un peu le niveau par quelques blagues :
« Ce soir, si vous recevez un César, ne remerciez pas vos parents. Soyons honnêtes, s’ils vous avaient donné toute l’attention dont vous aviez besoin, vous ne seriez pas dans le cinéma. »
« Vous, personnalités du cinéma, vous nous avez fait rêver cette année, avec des histoires d’handicapés, de pédophilie et d’enfants malades… Bref, l’industrie du rêve, quoi. »
Il a annoncé ma « séquence préférée » comme le dit Thé citron, la rubrique nécrologique, par :
« Cette année, un géant du cinéma est mort : Méga upload. »

kassovitz_cesar_2012.jpgKassovitz vient quand même, fier comme s’il avait un bar-tabac comme dirait Coluche, pour remettre le césar de la meilleure photographie et « honorer sa promesse ». Le réalisateur écrit sur son Twitter des propos très agressifs, dont il est content comme un enfant qui se rebelle contre ses parents : « Une seule nomination aux César. J’enc.. le cinéma français. Allez vous faire bais... avec vos films de m.. » (J’ai censuré). "je m'en fout (sic) des césars. Je n'y ai jamais mis les pieds. Je suis juste choqué par le manque d'intérêt. Je devrais faire des films plus simple (sic)". J’’étais invitée à l’avant-première et la conférence de presse de L’ordre et la morale, je n’ai même pas commenté le film parce que je n’avais pas grand chose à en dire, à part : il est trop long.

Lorsque les internautes ont critiqué son attitude, Kassovitz a répondu : « Vous ne m’aimez pas, je ne vous aime pas non plus. » « Narcissique et prétentieux. Je le suis. Je l’affirme. Je vous emmerde. Bonne journée ». (Je me suis lâchée dans ce billet mais je n’ai encore traité aucun acteur de « c… » ou « d’enc… ») Dernier exemple en date au moment où j’écris : « Je voudrais être poursuivis (sic) en justice pour insulte sur un politicien. J’ai une défense d’enfer. J’irais (sic) sans avocat » « Henri Guaino est un sale c… » (Censuré par moi). Comme lui répond judicieusement une twitonnaute: « La police de la conjugaison t’arrêteras (sic) avant ».

Ce soir, les Oscar ! J’avais regardé et commenté en direct l’année dernière, mais à l’époque j’étais au chômage. Demain je bosse, je ne regarderai que la présentation… On encourage Jean Dujardin : « Fuck Nespresso ! » comme dit son pote Gilles Lelouche. J’espère également que le film français d’animation Une vie de chat, que j’ai beaucoup aimé, va gagner. Cocorico !

Bon, le palmarès maintenant :

artist.jpgCésar 2012 du meilleur film :
The Artist de Michel Hazanavicius
Polisse de Maïwenn
La guerre est déclarée de Valérie Donzelli
Intouchables d'Eric Toledano et Olivier Nakache
L'Exercice de l'Etat de Pierre Schoeller
Le Havre d'Aki Kaurismaki
Pater d'Alain Cavalier

 J’ai déjà dit ici ce que je pensais de The Artist… Il fallait oser le noir et blanc et muet, mais le scénario est prévisible.

Meilleur réalisateur :
Alain Cavalier pour Pater
Valérie Donzelli pour La guerre est déclarée
Michel Hazanavicius pour The Artist
Maïwenn pour Polisse
Aki Kaurismaki pour Le Havre
Pierre Schoeller pour L'Exercice de l'Etat
Eric Toledano et Olivier Nakache pour Intouchables
 
Meilleur acteur :
Sami Bouajila pour Omar m'a tuer
Jean Dujardin pour The Artist
Philippe Torreton pour Présumé coupable
Omar Sy pour Intouchables
François Cluzet pour Intouchables
Olivier Gourmet pour L'Exercice de l'Etat
Denis Podalydès pour La Conquête
 
berenice-bejo-meilleure-actrice-cesar-2012.jpgMeilleure actrice :
Ariane Ascaride pour Les Neiges du Kilimandjaro
Bérénice Bejo pour The Artist
Leïla Bekhti pour La Source des femmes
Valérie Donzelli pour La guerre est déclarée
Marina Foïs pour Polisse
Marie Gillain pour Toutes nos envies
Karin Viard pour Polisse

De Caunes m’a fait rire en proposant un pétard à Karin Viard pour la consoler « allez, on est vendredi soir ! »

Meilleure actrice dans un second rôle :
Zabou Breitman pour L'Exercice de l'Etat
Anne Le Ny pour Intouchables
Noémie Lvovsky pour L'Apollonide - Souvenirs de la maison close
Carmen Maura pour Les Femmes du 6e étage
Karole Rocher pour Polisse
 
Meilleur acteur dans un second rôle :
Michel Blanc pour L'Exercice de l'Etat
Nicolas Duvauchelle pour Polisse
Joey Starr pour Polisse
Bernard Le Coq pour La Conquête
Frédéric Pierrot pour Polisse
 
clotilde hesme cesar 2012.jpgCésar du meilleur espoir féminin :
ex aequo : Naidra Ayadi dans Polisse
Adèle Haenel dans L'Apollonide, souvenirs de la maison close
Clotilde Hesme dans Angèle et Tony
Céline Sallette dans L'Apollonide, souvenirs de la maison close
Christa Théret dans La Brindille

Euh… Clotilde Hesme, meilleur espoir ? Angèle et Tony, que je n’ai pas du tout apprécié (j’ai arrêté avant la fin du film) est son QUATORZIEME long métrage en dix ans, et elle a déjà été nommée dans la même catégorie en 2008 pour Les chansons d’amour

César du meilleur espoir masculin 2012 :
Nicolas Bridet dans Tu seras mon fils
Grégory Gadebois dans Angèle et Tony
Guillaume Gouix dans Jimmy Rivière
Pierre Niney dans J'aime regarder les filles
Dimitri Storoge dans Les Lyonnais

separation.jpg

Meilleur film étranger :
Black Swan de Darren Aronofsky
Le Discours d'un roi de Tom Hooper
Drive de Nicolas Winding Refn
Le Gamin au vélo de Jean-Pierre  et Luc Dardenne
Incendies de Denis Villeneuve
Melancholia de Lars Von Trier
Une séparation d’Asghar Farhadi
Hé les gars, vous avez un train de retard, Le discours d'un roi a obtenu l'oscar en 2011


Meilleur premier film :
17 Filles de Muriel Coulin et Delphine Coulin
Angele et Tony d'Alix Delaporte
Le Cochon de Gaza de Sylvain Estibal
La Délicatesse de David et Stéphane Foenkinos
My Little Princess de Eva Ionesco
 
chat rabbin.jpgMeilleur film d'animation :
Le Chat du rabbin de Joann Sfar
Le Cirque de Nicolas Brault
La Queue de la souris de Benjamin Renner
Le Tableau de Jean-François Laguionie
Un monstre à Paris de Eric Bergeron
 
Meilleur documentaire :
Le Bal des menteurs de Daniel Leconte
Crazy Horse de Frederick Wiseman
Ici on noie les Algériens de Yasmina Adi
Michel Petrucciani de Michael Radford
Tous au Larzac de Christian Rouaud
 
Meilleur scénario original :
La guerre est déclarée de Valérie Donzelli
The Artist de Michel Hazanavicius
Polisse de Maïwenn
L'Exercice de l'Etat de Pierre Schoeller
Intouchables d’Eric Toledano
 
carnage.jpgMeilleure adaptation :
La Délicatesse de David Foenkinos
Présumé coupable de Vincent Garenq
Omar m'a tuer
L'Ordre et la Morale de Mathieu Kassovitz
Carnage de Roman Polanski
 
Meilleure musique :
Alex Beaupain pour Les Bien-Aimés
Bertrand Bonello pour L'Apollonide - Souvenirs de la maison close
Ludovic Bource pour The Artist
Philippe Schoeller pour L'Exercice de l'Etat
M et Patrice Renson pour Un monstre à Paris
 
Meilleur son :
Pascal Armant, Jean Goudier et Jean-Paul Hurier pour Intouchables
Jean-Pierre Duret, Nicolas Moreau, Jean-Pierre Laforce pour L'Apollonide - Souvenirs de la maison close
Olivier Hespel, Julie Brenta, Jean-Pierre Laforce pour L'Exercice de l'Etat
Nicolas Provost, Rym Debbarh-Mounir et Emmanuel Croset pour Polisse
André Rigaut, Sébastien Savine, Laurent Gabiot pour La guerre est déclarée
 
Meilleure photo :
Pierre Aïm pour Polisse
Josée Deshaies pour L'Apollonide - Souvenirs de la maison close
Julien Hirsch pour L'Exercice de l'Etat
Guillaume Schiffman pour The Artist
Mathieu Vadepied pour Intouchables

maiwenn cesar.jpgMeilleur montage :
Anne-Sophie Bion et Michel Hazanavicius pour The Artist
Laurence Briaud pour L'Exercice de l'Etat
Pauline Gaillard pour La guerre est déclarée
Laure Gardette et Yann Dedet pour Polisse
Dorian Rigal Ansous pour Intouchables
 
Meilleurs costumes :
Catherine Baba pour My Little Princess
Mark Bridges pour The Artist
Christian Gasc pour Les Femmes du 6e étage
Viorica Petrovici pour La Source des femmes
Anaïs Romand pour L'Apollonide - Souvenirs de la maison close

Meilleurs décors :
Laurence Bennet pour The Artist
Alain Guffroy pour L'Apollonide - Souvenirs de la maison close
Pierre-François Limbosch pour Les Femmes du 6e étage
Jean Marc Tran Tran Ba pour L'Exercice de l'Etat
Wouter Zoon pour Le Havre
 
Meilleur film de court-métrage :
L'Accordeur de Olivier Treiner
La France qui se lève tôt de Hugo Chesnard
J'aurais pu être une pute Baya Kasmi
Je pourrais être votre grand-mère de Bernard Tanguy
Un monde sans femmes de Guillaume Brac
 
Très drôles ces titres, ils vont bien ensemble !

Et vous, qu'avez-vous pensé de la cérémonie et du palmarès ? Quels sont vos pronostics pour les Oscar ?