29.11.2009

Youpi ! Je sais mettre des livres !

geek.jpg5ème révolution technologique ! Je sais écrire en html !
Je parie que certains ne comprennent même pas de quoi je parle, tellement j’atteins les hautes sphères de la technologie, là !
Mémé est devenue une pro de l’informatique ! 6 mois pour apprendre à mettre des photos sur mon blog, 11 pour faire une bannière…et un an pour utiliser le langage html !

Ces signes étranges : <br> <u> <i> </br> signifient quelque chose pour moi maintenant ! Trop facile, voire même marrant, alors que les cours d’informatiques à la fac m’ennuyaient à mourir. (Je rappelle que je n’utilise Internet que depuis un an)

Vous avez vu, là, dans la colonne à gauche ? J’ai comblé le vide en mettant mes livres de chevets. Enfin, pas tous, il y en a trop, et comme je ne maîtrise pas encore super bien la technique je mets beaucoup de temps. (Bientôt, je complète avec les films et séries).
Du coup, j’ai rajouté la catégorie « mémé et la technologie»

Tiens, je viens de me rendre compte qu’il existe une rubrique toute prête pour mettre des livres. Je me suis compliquée la vie pour rien en apprenant le html. Tant pis, je ne mémorise pas de deuxième formule, je continue avec ma méthode. Comme vient de me dire Choupinounet, «comme d’habitude tu préfères chercher la petite bête plutôt que faire simple »

Allez, l’année prochaine, mémé comprends ce que désigne «backlinks », « flux rss », « hellocoton », « twitter » etc…

Un jour, je serai une blogueuse méga dans le coup vous verrez.

27.11.2009

Vos requêtes les plus folles

folles requêtes.gifPour l’anniversaire du blog, voici un petit best of des requêtes farfelues qui ont permis à certains d’atterrir ici. La majorité des lecteurs viennent délibérément, mais d’autres le font à l’insu de leur plein gré. Je n’ai pas encore compris comment, en tapant certains mots, on pouvait débarquer chez moi …
Petit florilège :

Con on ve on peu Toi, t’auras du mal dans la vie
Feignant efficace Toi aussi t’as de l’espoir. Je rappelle la maxime de Coluche : « sois feignant, sois feignant, tu vivras content, sois feignant, sois feignant, tu vivras longtemps ! »
Hypocondrie adénopathie Merci, je ne suis pas assez hypocondriaque comme ça, il faut que vous me suggériez de nouvelles maladies ! Après vérification, l’adénopathie désigne un ganglion. Ça va, j’ai déjà donné…
Animaux sur ma cul et chatte Ca, c’est à cause de la Souris verte qui m’a écrit dans les commentaires « chattes à poils » pour me ramener des lecteurs lourdauds! (parce que j'avais expliqué que j'utilisais le mot "chat" même si la pauvre Papillote est une femelle, pour éviter les blagues)
Dassin à colorier J’ai montré des dessins d’enfants, j’ai évoqué des chansons de Joe Dassin… mais je n’ai pas de Dassin à colorier par contre, désolée.
Papillote d’insecte D’habitude on recherche des papillotes de chocolat, de poisson… mais là… c’est pour s’entraîner pour le prochain Koh Lanta ?
Quoi faire avec des œufs périmés On peut obtenir une allure folle, c’est le cas de le dire.
Julie Lescaut vieille Pitié ! non !
Comment emballer une fille Je sais pas moi, dans un papier cadeau ?
Une fille somalienne avec une tête de boule J’ai dit que j’avais les poignets rachitiques d’une somalienne, pas une tête de boule, enfin voyons
Tu noyes le poisson Mais non, t’as rien compris ! Je le sauve au contraire !
Gens sont zombies Oui, j’en ai rencontré plein au centre commercial
Youpi je chante On est content pour toi
Comment tricoter pantoufles, jouets tricotés Vous voyez, ma mère n’est pas la seule !
Comment faire une critique J’ai déjà tout expliqué ici
Comment les abeilles font le miel Ma nièce de trois ans a déjà tout expliqué
Comment pas s’ennuyer Je sais pas, en lisant mon blog, au hasard ?

25.11.2009

Comment choisir un prénom pour son enfant

cigogne bébé.jpgDes amis annoncent à mon frère et moi qu’ils attendent un bébé.
On cherche avec eux un prénom potentiel dans un livre indiquant la "côte des prénoms" : s’ils sont répandus ou pas, à quelle époque et dans quel milieu social. Très fière, je constate que mon prénom est classé « rare » à  toutes les périodes. Ca fait la nique à Choupinounet qui prétend connaître d’autres Papillote. C’est impossible, je suis la seule et unique. Bon en même temps, c’est un prénom typique de mon patelin… J’en ai déjà croisé une qui portait le même nom que moi cette copieuse, ça m’a énervée, non mais.

Pour ceux qui ne me connaissent pas, je rappelle qu’à la base, j’étais censée m’appeler comme Choupinounet.  A l’échographie, les docteurs ont annoncé que j’étais un garçon (certains ont encore des doutes). Ce n’est qu’à la naissance qu’on a constaté la légère erreur, et je soupçonne ma famille paniquée d’avoir pris le premier prénom qui venait sous leurs yeux : « tiens, si on l’appelait comme le quartier ? » Heureusement que je ne suis pas née à Montparnasse par exemple. J’imagine l’appel en classe : «François ? – Présent ! » « Châtelet les halles ? – Présente ! »
Mon frère a toujours voulu baptiser son fils Choupinounet, il a changé puisque le prénom était donc déjà pris par son beauf. (« On choisit ses copains mais rarement sa famille, Y a un gonze mine de rien qu’a marié ma frangine… » Choupinounet n’a rien à voir avec la chanson heureusement!)

C’est dur de choisir un prénom, on n’est jamais d’accord.
- Tiens, « bidule », c’est joli ?
- Ah non, ça me rappelle bidule en CP. Il a regardé sous les portes des cabines de la piscine et m’a vue toute nue. Les bidules, c’est des cons !
- Et truc ?
-Truc ? Comme la chanteuse ? Tu veux qu’on la traite de pouffe ?
- Et machin ?
- Machin c’est bien, mais c’est trop donné. Pour qu’il y en ait 12 dans sa classe, non merci, un peu d’originalité que diable.

morgane de toi.jpgBien entendu, avec ma chansonnite aigue, chaque prénom me rappelle un air.
- Lola ?
- Lola ! J’suis qu’un fantôme, quand tu vas, où j’suis pas ! Tu sais ma môme, que j’suis Morgane de toi !
- Barbara ?
- Un beau jour, ou peut-être une nuit, près d’un lac, je m’étais endormie
- Etienne ?
- Etienne Etienne Etienne, oh ! Tiens-le bien !
- Michelle ?
- Michelle, ma belle, sont des mots qui vont très bien ensemble, très bien ensemble
- Tu ne vas pas tout de même pas nous sortir une chanson pour chaque prénom!
-Mais j’en ai même DEUX par chanson si tu veux ! : «Michelle, c’est bien loin tout ça, les rues les cafés joyeux, même les trains de banlieue, se moquent de toi, se moquent de moi… »

Avec le futur père, on s’esclaffe sur les différents prénoms du livre.
- Ouah ah ah ! Trucmuche ! Le nom de grand-père ! 90 ans dès la naissance !
- Chose ! Le prénom de beauf inculte ! Les profs vont l’aimer tout de suite le gosse !
-et  Machinchouette, si ça fait pas aristo, ça ! »
On se bidonne bruyamment pendant des heures.

La future mère, qui nous observait stoïquement depuis tout ce temps sans piper mot, révèle les prénoms qu’elle apprécie.
Un ange passe. Avec mon frère, on se lance un regard, gênés. On trouve ces noms pas terribles non plus.

On aura l’air fin, quand elle nous annoncera avoir accouché de Bidulechose, comme le frimeur de 3ème C.

Quizz « on connaît la chanson » dédicacé à la grande Catherine !
Quelles sont les chansons citées et leurs interprètes ?
Indice : sur les six chansons, deux sont du même chanteur.

22.11.2009

Premier anniversaire du blog !

anniv-blog-01-gateau-anniversaire.gifMon blog a un an aujourd’hui!
Alors, bilan de ce premier anniversaire ?
Plutôt pas mal je trouve. J’ai mis du temps à démarrer comme d’habitude. 4 mois pour publier des photos, 11 pour une bannière…j’espère que vous avez constaté mes efforts : j’essaie d’écrire tous les deux jours et de répondre à tous les commentaires. J’ai même participé à des concours. Il ne me reste plus qu’à organiser le mien (j’ai évoqué celui des chaussettes et pyjamas ringards), mais ça demande trop de boulot, d’initiative…Je serai peut-être prête pour le deuxième anniversaire.
En même temps, c’est normal, à un an on ne sait pas encore marcher et parler…

En 12 mois, j’ai aussi découvert d’autres blogs. Je n’en lisais pas avant de me mettre au mien et je suis devenue accro à certains (je vous autorise à cliquer sur les liens de la colonne de gauche, mais n’oubliez pas de revenir chez moi ensuite !)
J’aimerai pouvoir faire comme « foodamour » par exemple, qui raconte les détails hallucinants et passionnants de sa vie de prof. J’ai aussi des anecdotes incroyables sur les écoles, mais je n’ose pas les révéler. C’est pourquoi je n’évoque que des évènements anecdotiques, alors que si si, il m’arrive des trucs intéressants et importants parfois. C’est bêta hein.
Je ferai aussi un effort cette deuxième année pour réaliser enfin des critiques de livres et films, et peut-être évoquer l’actualité ou quelques recettes de cuisine pour « alimenter» la rubrique « estomac sur pattes ».

cotillons-dance-ambiance- couleur.jpgDu côté de chez vous, lecteurs, je ne me plains pas non plus. Ca va, vous êtes sages, vous commentez régulièrement et vous êtes assez nombreux (j’ai atteint l’objectif que je me fixais pour le premier anniversaire).

Je remercie particulièrement ceux qui me suivent et commentent depuis le début (dans la première version j’ai cité des noms, mais je les ai effacés de peur d’en oublier et de faire des jaloux. Idem pour les blogs).
Marie m’a révélé qu’en général, seuls 10 % des lecteurs commentent. J’espère toujours que les 90 autres vont se manifester un jour, que je sache à qui j’ai affaire…C’est vrai, vous êtes qui d’abord ? Des femmes, des enfants, des hommes, des chats ? Vos papiers s’il vous plaît !
Quand les lecteurs dévoilent enfin le bout de leur nez, je saute de joie. Par exemple Tina, qui ne commente qu’une seule fois, mais pour écrire qu’elle « suit mon blog et qu’elle aime beaucoup » Agnès et Isa étaient aussi enthousiastes en me découvrant. Elles n’ont pas donné signe de vie depuis des mois, elles ont peut-être changé d’avis…

J’en connais personnellement une bonne vingtaine qui me lisent et qui n’ont jamais commenté, les vilains. Combien êtes-vous, cachés derrière votre écran ?
Alors, pour mon anniversaire de blog, je veux bien que vous me fassiez un cadeau : manifestez-vous !
J’accepte aussi les tickets restaurants.

J’avais aussi l’idée, pour faire le bilan de ce premier anniversaire, de vous demander quels sont vos articles préférés, ça m’intrigue beaucoup. (Non, ce n’est pas pour faire des posts ciblés et de la pub, rassurez-vous).
Choupinounet a une préférence pour « hypocondriaque » («ça me définit bien » soi disant, peuh…)
L’une a sélectionné « parce que je le vaux bien », l’un «l’anniversaire poisse », un autre « On connaît la chanson », une « je suis bien de chez moi » ou bien encore « les hommes viennent de Mars… »
J’adore qu’on me jette des fleurs. J’ai le droit, c’est mon anniversaire de blog.
Lecteurs, lectrices, je compte sur vous pour m’accompagner encore longtemps !
Bon, je ne vais pas non plus rédiger la charte du bon blogueur et du bon lecteur.
(article 01 : Papillote s’engage à publier régulièrement
article 02 …)

21.11.2009

Les coupes qui décoiffent (ter)

cheveux couleurs.jpgJ’apprécie mon coiffeur de la cambrousse, car contrairement aux autres, il ne critique pas mes cheveux. La première fois, il me complimente en disant que ma crinière est «blond cendré » (là, ceux qui me connaissent se roulent par terre). La deuxième fois, il décide que mes cheveux sont «châtains dorés avec des reflets roux », ce qui me fait presque ronronner.
Décidément, tout le monde est daltonien (sauf moi bien sûr)

Je déteste qu’on me dise que je suis brune, parce qu’une brune, ça compte pour une prune. Je suis châtain, bordel.
Au lycée, j’ai rencontré la fille aux plus beaux cheveux du monde selon moi, lisses,  épais, longs jusqu’à la taille, châtain roux comme un écureuil. Comme la plupart des femmes, elle n’aimait pas ses cheveux et leur couleur. Elle les agressait en leur donnant de gros coups de brosse, même une prof est intervenue une fois pour la stopper. Ignorant mes compliments, elle s’est coupée les cheveux et les a teinté en blonds. Ils sont devenus ternes, mous, plats, avec les racines noires et le reste décoloré… un massacre.

Je n’avais jamais osé teinter mes cheveux, car je trouvais que c’était de la triche et j’avais peur de les abîmer. L’année dernière, quand les gosses m’ont refilé des poux, j’ai franchi le pas : la teinture éloigne les nuisibles. J’ai choisi «châtain doré » car c’est la couleur que je rêvais d’avoir. En posant la teinture, aucun changement: c’était en fait ma couleur naturelle ! Comme quoi on peut vraiment être aveugle et désirer quelque chose que l’on a déjà sans le savoir...

cheveux chauves.jpgDepuis la teinture, mes cheveux ont changé. La semaine dernière, le coiffeur l’a remarqué tout de suite, en me sortant finalement la pire critique jamais entendue :
« Han ! Mais vous perdez tous vos cheveux ! »
Il n’a parlé que de ça pendant toute la coiffure, trente minutes.
« Si vous en aviez beaucoup, je dis pas, mais c’est vraiment pas le cas ! Peut-être que c’est génétique ? Ils sont comment dans votre famille ?
Je révèle le nom de ma mère et de mon frère, qu’il coiffe aussi.
- Non, ce n’est pas possible ! Ils ont AU MOINS deux fois plus de cheveux que vous ! Y a vraiment un problème, il faut voir votre médecin et faire des bilans sanguins etc… »

Vous me connaissez, je suis une hypocondriaque contrariée. Je pense être malade, je me dis que je me fais des idées, puis j’attends d’être au seuil de la mort pour consulter.
Quand je retourne bosser, le médecin dont je garde les enfants remarque ma nouvelle coupe :
« Vous avez fait couper vos cheveux par peur d’attraper nos des poux ?
- C’était surtout pour leur donner un coup de fouet car ils tombent beaucoup. Sans doute à cause des DOUZE shampoings anti-poux HYPER TOXIQUES ET CANCERIGENES que j’ai dû me taper pendant QUATRE MOIS. A cause des poux, j’ai gardé le tic de me gratter la tête à la moindre contrariété : ça doit faire tomber les cheveux. Ils sont peut-être épuisés aussi parce que je ne les avais pas coupés depuis un an (le coiffeur a nié mais je persiste)
- Ne cherchez pas, c’est la thyroïde. Le cardiologue ne vous avait pas dit de faire des bilans sanguins tous les six mois ?
-  Ah…si…ça en fait déjà 8… »

C’est étonnant, hein, j’ai imaginé des explications tirées par les cheveux et j’ai totalement occultée celle qui nécessite de ME POMPER 3 LITRES DE SANG AVEC UNE AIGUILLE BIEN POINTUE QUI FAIT MAL…
L’ordonnance traîne sur le buffet…
J’attends…

Mais vous n’attendez pas ! Montrez votre coiffure la plus belle ou ridicule pour le concours !
Je rappelle que je suis membre du jury incorruptible, même si on m’envoie des papillotes truffées, en vente dans tous les supermarchés dignes de ce nom.

19.11.2009

Les coiffures les plus poilantes (bis)

jackson five.jpgJe me rends chez un coiffeur afro…
Le gérant du salon et les cinq clientes me regardent comme une Martienne. Jamais une blanche aux cheveux lisses ne s’était fait coiffer ici !
Le coiffeur, très sympa, veut bien relever le défi en me faisant payer le tarif auquel je m’attendais, c'est-à-dire trois fois moins cher que son prix habituel.
Quand je demande « un dégradé pour me donner du volume», les six personnes éclatent de rire :
« Ici, les clients recherchent exactement l’inverse ! Je vous avoue que je n’ai pas l’habitude de coiffer des cheveux fins!»
On est tous pliés de voir les vains efforts du coiffeur pour épaissir ma crinière : tête à l’envers, barrettes et brosses de toutes tailles, brushing sur chaque mèche, aspersion de trois litres de laque… J’avoue que je ris un peu jaune : si c’est la première fois que le type coiffe des cheveux fins, quelle tête je vais obtenir au final ?
Eh bien le plus beau dégradé que j’ai eu en 7 ans.
Je ne suis tout de même pas retournée chez ce coiffeur, car il était loin de chez moi. Et puis pour la seconde visite il me faisait payer le tarif normal… je suis une radine moi.

J’ai donc eu l’idée saugrenue de me faire coiffer là où c’est le moins cher : à la cambrousse. Eh oui, je suis à Paris, capitale de la mode, et j’attends de revenir à la campagne pour couper mes cheveux.

La première fois, je demande un dégradé aux épaules comme d’habitude. Le coiffeur commence par couper les mèches devant. Ah oui quand même, c’est court. Ca va être très dégradé alors, court devant et long derrière. Je ne dis rien, je le laisse continuer. Le coiffeur coupe sur la nuque, je ne vois rien puisque je n’ai pas des yeux dans le dos. Puis il me montre la coupe avec un miroir.
Je ne savais pas que j’avais les épaules au niveau des oreilles. 20 cm d’un coup, ça fait mal.
Comme je suis maso, je suis retournée chez ce coiffeur la semaine dernière…

En attendant la suite, vous pouvez toujours publier la photo de votre pire coiffure et gagner le concours de Ginie

18.11.2009

Les coupes de cheveux les plus poilantes

fifi brindacier.jpgQuand j’étais petite, je voulais à tout prix avoir les cheveux longs (comme une princesse), mais ma famille m’imposait la coupe garçonne. Je me souviens quand mon frère m’a fait deux couettes. J’étais éblouie et très fière, mais ma famille a rigolé : « c’est horrible, on dirait Fifi Brindacier ! »
A chaque fois, me rendre chez le coiffeur, c’était comme aller à la guillotine et me couper la tête plutôt que les cheveux.

A l’âge rebelle, j’ai laissé pousser ma crinière. Puis j’ai compris qu’effectivement, mes cheveux très fins ne me permettaient pas vraiment d’avoir les cheveux longs jusqu’à la taille... Je les ai recoupé. J’ai ensuite rencontré Choupinounet, qui, lui, n’aimait pas mes cheveux courts. Je me suis relaissée tenter par les cheveux longs, jusqu’à noël 2008, où le coiffeur bigleux m’a coupé « accidentellement » 20 cm.

Cheveux courts ou longs ? La semaine dernière, j’ai coupé la poire en deux. J’ai opté pour un carré plongeant : court sur la nuque comme un garçon et long devant comme une fille. Non, je ne suis pas hermaphrodite et ne ressemble pas à rien… Je suis contente pour une fois.

Parce que jusque là…
Les coiffeurs ne se contentaient pas seulement de me massacrer les cheveux, ils faisaient aussi des commentaires assassins à chaque fois.
« Oh là là… mais qu’est ce qu’ils sont fins vos cheveux… et raides ! et plats ! Vous n’avez vraiment aucun volume ! Et puis ils regraissent vite non ?… ils commencent pas à tomber, dîtes ? »
Je changeais de coiffeur régulièrement, mais tous me sortaient ce discours.

Un jour, une coiffeuse m’a proposé une énième solution :

caniche.jpg« Pour redonner du volume et de la souplesse, je peux vous faire une mini-vague… Vos cheveux seront juste légèrement ondulés, ça vous ira très bien ». Je suis ressortie avec les cheveux courts, bouclés comme un caniche. Je ne sais pas où  sont les photos, j’ai fait disparaître les preuves du crime... J’ai passé six mois avec un bandeau sur la tête pour cacher le massacre !

En tout cas, cette expérience m’a guéri de l’envie d’avoir les cheveux épais ou ondulés. Je me suis rendue compte que les femmes rêvent toujours d’avoir les cheveux qu’elles n’ont pas : les frisées les veulent raides et inversement, les brunes veulent devenir blondes... Certaines m’ont raconté leur calvaire de brushing et de fer à lisser. Moi, je peux mettre des chapeaux, secouer la tête dans tous les sens en dansant le rock, ma tête coiffure se remet toujours en place. Je n’ai pas de brosse, un peigne me suffit.
Les femmes aux cheveux épais souhaitaient des cheveux comme les miens, moi qui enviais les leurs ! Du coup, maintenant je suis fière de mes cheveux fins.

Quand je suis arrivée sur Paris, j’ai voulu me couper les cheveux, mais je ne trouvais que des coiffeurs aux prix exorbitants selon moi. J’ai poussé la porte d’un salon qui n’avait pas affiché son prix. C’était un coiffeur afro…
suite demain

Et vous, quelle est votre pire coiffure ? Vous pouvez la montrer pour le concours de Ginie.
N’oubliez pas que je suis membre du jury et que ma voix compte triple…j’dis ça comme ça hein…

16.11.2009

Le concours qui décoiffe

Paie-ta-coiffure.jpgGinie lit dans mes pensées.
Le jour où j’évoque mes pantoufles dans une note, je découvre son concours de chausson.
Lorsque je décide d’écrire sur ma nouvelle coupe de cheveux, je fais un tour sur son blog avant de m’y mettre. Et je vois que Ginie lance le concours « paie ta coiffure ».

C’est fou, non ? Je ne lui ai même pas précisé dans les commentaires, je me suis dit que, la coïncidence deux fois de suite, elle n’allait pas me croire.
(Ginie, pour t’aider sur ton prochain concours, je compte écrire ce week-end un article sur les cosmétiques…)

Cette fois-ci, je ne participe pas au jeu. J’ai mis tout mon cœur dans celui des chaussons, mais il a été brisé : je n’ai pas gagné.
En revanche, j’ai décidé que j’allais fendre le vôtre pour me venger : je suis membre du jury pour le concours de coiffure. Tremblez.
Je plaisante hein, je me suis très bien remise de ne pas remporter les magnifiques chaussons souris. Et je serai très gentille avec les participants du concours capillaire, surtout s’ils m’envoient des papillotes pour me soudoyer.

Le principe : vous prenez en photo la coiffure la plus jolie, moche, originale etc, que ce soit la votre, celle de votre chat ou de votre voisine. (Je vous conseille tout de même de flouter les visages. Surtout du chat, le pauvre).
Tiens, je réfléchis : plutôt que de paraphraser, le plus simple est de voir la marche à suivre directement chez Ginie… (parfois j’ai des illuminations qui me permettent de ne plus trop me compliquer la vie)

Je vous laisse, je vais enfin écrire cet article sur ma coiffure, comme prévu à la base.
Sinon, pour les papillotes, je n’aime que le chocolat noir et je déteste les pâtes de fruits.
Je dis ça comme ça hein… je suis incorruptible…

14.11.2009

Les chats hibernent aussi

papille chaise.jpgJe ne suis pas la seule frileuse à porter ma doudoune et à ne plus sortir. Mes chats (très intelligents pour cette fois) font de même….
Ils prennent leur poil d’hiver. La première fois, ça fait un choc : ils doublent de volume et sont aussi larges que hauts.

On a constaté que les chats pesaient 7 kilos (au lieu des 4 recommandés par le véto) mais ma mère a soutenu que « si si, c’est à cause de l’hiver et de la fourrure. »
Ben voyons, les chats ont pris trois kilos de poils. Ce n’est pas du tout parce que, pas plus tard que la semaine dernière, ma mère leur a acheté des côtes de porc :
« Bin quoi, 1euro 50 les deux, c’est moins cher qu’une boîte, et puis c’était leur anniversaire, ils ont quatre ans maintenant. »
Comme ma nièce, née le même jour. (Etrangement, elle n’a pas reçu de viande mais un « petit poney »)
Dès que je revois gros tas et grosse tasse, je fais une photo et je vous la montre. En plus en ce moment il fait 3 degrés à la cambrousse, leur fourrure doit être bien épaisse. On va bientôt pouvoir faire un manteau, hi hi.

chats dehors.jpgComme moi, en hiver, les chats ne sortent plus de la maison. Ils squattent toute la journée les lits et fauteuils les plus chauds. L’envie de sortir ne les quitte pas pour autant.  (photo : "T'as vu c'temps de chien ? - ouais, on se rentre !")

Ils miaulent devant la porte, on leur ouvre, ils traversent gaiement le couloir, puis en regardant dehors, ils s’arrêtent net. Ils observent le sol gelé, mouillé ou couvert de neige. Ils se tournent vers nous avec leur air mécontent qui signifie :
« Non mais c’est quoi ce bordel ? T’as vu le froid qui fait ? Tu ne crois quand même pas que je vais me geler les coussinets ! T’as intérêt à me réparer ça vite fait ! »
Les chats pensent que, puisque c’est nous qui leur donnons à manger, on fait aussi la pluie et le beau temps.

Ils se résignent à rentrer, la queue basse. Pourtant, 30 secondes plus tard, ils se remettent à hurler devant la porte  pour qu’on les laisse sortir. C’est bien connu, la température passe souvent de 2 à 25 degrés en trente secondes.
Le numéro se répète toute la journée, agrémenté des commentaires de la famille :
- C’est quoi ce courant d’air ?
- FERMEZ CETTE PORTE !
- Le but n’est pas de chauffer le jardin !
Comme on dit chez moi, je voudrais bien vous y voir, vous. (photo : rencontre avec un chat se posant l'éternelle question féline : "je sors ou pas ?")


chat porte.jpgSi on ne lui ouvre pas la porte, (gros tas) Litchi hurle à la mort comme si on lui avait piqué sa côte de porc.
(la vache normande) Papillote est plus sournoise. Elle ne dit rien, reste statique, puis quand on passe à côté d’elle sans l’apercevoir, elle nous gniaque le mollet, la chienne (insulte suprême pour un chat). Beaucoup plus surpris par le geste que par la douleur (le but n’étant pas de faire mal mais d’attirer l’attention) on saute sur la poignée pour laisser sortir la bête.
Qui re-rentre deux secondes plus tard.
Pour éviter de se déplacer à chaque fois, on pourrait percer une chatière, mais elle laisserait passer le froid. Comme dans le gag de Gaston Lagaffe, qui a aussi fait des «mouettières » pour sa mouette rieuse dans toutes les portes.

La prochaine fois, je vous raconterai comment les oiseaux narguent la pauvre Papillote en se mettant sur la fenêtre, alors que le panda les regarde en bavant de l’autre côté, enfermé à l’intérieur pour cause de mauvais temps.
C’est dur, la vie de chat.

12.11.2009

L'ourse hiberne

frileux.gifCa y est, je vous annonce qu’officiellement, comme chaque année à cette période, j’hiberne. Je ressortirais au printemps.

En dessous de 5 degrés dehors, quand je suis obligée de sortir (par exemple pour ce petit détail qu’est le travail) je porte ma tenue de combat : sur les pieds, collants PLUS chaussettes PLUS mes chaussons tricotés par ma mère. Le tout emballé dans des bottes moches avec une espèce de fausse fourrure et fausse laine à l’intérieur (j’ai pris la pointure au-dessus pour que les 3 couches de chaussettes tiennent dedans). Pour le haut, je porte DEUX t-shirt longs moulants, un sous-pull, un pull en laine à col roulé, plus un bonnet qui recouvre bien les oreilles et une écharpe qui ne laisse dépasser que les yeux.
Je suis un tantinet frileuse.
En fait, c’était mon costume ma tenue lorsque je travaillais en plein air. Dorénavant, enfermée dans un bureau, j’enlève un des t-shirts, mais je garde le reste.

Mes petons sont particulièrement armés car ils ont en permanence froids. Même l’été, je dors en chaussettes. Au lit, quand les glaçons qui me servent de pieds touchent accidentellement Choupinounet, ça le réveille en sursaut. S’il acceptait d’adopter un chat, mes petons seraient réchauffés par la bouillotte qui ronronne. (À la place, j’en ai une pas douce et qui pue le caoutchouc. Peuh.)

Mais le pire, c’est le bout du nez. Il est tellement gelé que je ne le sens plus. J’ai donc attraper ce tic très con : je le touche toutes les deux minutes pour vérifier s’il est toujours là et pour le réchauffer. On se croirait dans la nouvelle de Gogol (l’écrivain, pas un attardé. Quoique j’y ressemble…) Sur les photos prises en hiver, j’ai toujours mon teint laiteux, mais avec le nez complètement rouge. Non, je ne suis pas une pochtronne, je ne cache pas une bouteille de rouge sous ma doudoune.
On appelle ça un problème de circulation sanguine.

Vous comprenez donc pourquoi je ne sors que rarement l’hiver. Le plus déprimant je trouve, c’est qu’avec le changement d’horaire, il fait nuit quand on se lève pour aller bosser, et nuit quand on rentre du travail. Or je ne vois pas le jour puisque je bosse dans un placard bureau sans fenêtre.
J’aime pas quand les gens disent « bonsoir » dès 16-17h. Non, je refuse ! Pour moi la journée commence lorsque j’ai fini mon travail, alors ne me dîtes pas qu’il est déjà tard ! Nooooooon !

Ayé, j’ai trouvé une excuse pour mon futur arrêt maladie : je vais dire que je fais une dépression saisonnière.
Rassurez-vous, je plaisante...

Je ne suis pas la seule à porter ma doudoune et à ne plus sortir. Mes chats (très intelligents pour cette fois) font de même….
Suite demain

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