31.10.2009

Les hommes viennent de Mars et les femmes parlent de courgettes

femmes courgettes.jpgAu cas où vous n’auriez pas remarqué, je suis un tantinet bavarde. C’est d’ailleurs pour ça que j’écris : pour parler moins et soulager Choupinounet.
Extrait de dialogue monologue :
Moi : « Et alors, la femme vient me voir et tu sais pas ce qu’elle me dit ?
Choupinounet : - mmhum…
Moi : Elle me dit : « oh ça c’est rien ! » Non mais t’y crois ?
Choupinounet : -  mmhum…
Moi : Alors moi j’ai pensé : "Elle abuse ! Elle s’en fout courgette, c’est quand même grave ! "Non ?
Choupinounet : - mmhum…
Moi : Mais j’ai rien osé dire, j’ai juste répliqué : « oui mais tout de même c’est un peu courgette vous ne trouvez pas ? » Hein j’ai bien répondu ?
Choupinounet : mmhum…
Moi : T’ECOUTE RIEN DE C’QUE J’DIS !!!!! Tu t’en fiches !!!!
Choupinounet : Mais si…Enfin, mais non…
Moi : Alors qu’est ce que je viens de dire ?!!?
Choupinounet : « oui mais tout de même c’est un peu courgette vous ne trouvez pas ? » et juste avant : « Elle s’en fout courgette, c’est quand même grave ! »
Moi : Et tu te demandes pas ce que des courgettes viennent faire là-dedans ?
Choupinounet : - Baah… par rapport au reste, c’est autant cohérent…
Moi : SI C’EST COMME CA J’DIS PLUS RIEN !!!
Choup : - ah enfin…merci ! »

courgette1.jpgDepuis, le mot «courgette » est devenu un code pour vérifier si l’autre écoute. Ne vous fiez pas à cette caricature de femme chiante et bavarde et d’homme désabusé, le contraire se révèle souvent. La preuve :
Choupinounet : «Alors ma boss est venue me voir, et tu sais pas c’qu’elle m’a dit ?
Moi : - Elle m’a dit d’aller siffler là-haut sur la colline, de l’attendre avec un petit bouquet d’églantine, j’ai cueilli des fleurs et j’ai sifflé tant que j’ai pu, j’ai attendu, attendu, elle n’est jamais venue, zaï zaï zaï zaï.
Choupinounet : Non mais sérieux, devine ce qu’elle m’a dit?
- Je crois que je ne t’aime plus, elle m’a dit ça hier, ça a claqué dans l’air, comme un coup de revolver. Elle m’a dit, la la la, la la la la la la … »

Avouez que j’ai une façon de courgettiser qui est vachement plus marrante et originale que des « mmmh… »

Quizz on connaît les chansons : quels sont les deux morceaux cités et quels sont leurs interprètes ?

30.10.2009

Votez pour moi !

Paie-ton-chausson.jpgC’est aujourd’hui le vote pour le concours de chaussons !
Il vous suffit de vous rendre sur le blog de Ginie, qui normalement a publié toutes les photos ce jour même, et de voter pour moi dans les commentaires.
Non, ne regardez pas les photos des autres chaussons, cachez-vous les yeux et cliquez directement sur « commentaires ».
C’est que la concurrence est rude. Même si je vous rappelle que mes chaussons sont les plus originaux, car les seuls à être TRICOTES (par ma mère).
Je tiens à remporter les magnifiques chaussons souris. Je suis sûre qu’ils s’entendront très bien avec les coccinelles.

J’ai prévenu ces dernières et elles m’ont promis de ne pas être jalouses. De toute façon, les deux paires auront la garde alternée de mes pieds.

Chaussons coccinelles.jpg

Je compte sur vous, car, en ce moment, j’en suis certainement encore à la troisième entrée du repas familial, au fin fond de mon patelin sans Internet.
Je pense très fort à mes chaussons vous en me resservant de cette succulente terrine de poissons.

Pour vous faciliter la tâche, je vous ai préparé des slogans que vous n’aurez plus qu’à copier dans les commentaires de Ginie :
« Les coccinelles ! Ce sont les plus belles ! »
« Qui c’est la plus forte ? C’est Papillorte ! » (oui, j’ai rien trouvé qui rime avec « Papillote », à part « sotte », mais je pense que ça me dessert un peu…je n’aurai pas fait une grande carrière de politicienne)

Bien entendu vous n’êtes pas obligé de voter pour moi. Ceux qui ne le feront pas ne seront juste plus mes copains, c’est tout.
Je plaisante, hein.

Je vous laisse, la blanquette m’attend.
Je reviens jeudi prochain, en attendant je vous ai laissé des articles programmés en avance. Soyez sages en mon absence.

28.10.2009

Le papillothon (bis)

gaston-lagaffe overbooké.jpgLes amis, l’heure est grave.
Je bosse deux fois plus que l’année dernière, je n’ai plus le temps de bloguer. Ou alors l'écriture me prend tout mon temps libre. J’aimerais savoir comment font Madame Kévin, Jeanne et Ginie pour écrire tous les jours en ayant un travail à côté (à moins qu'elles surfent  sur le Net pendant le boulot…-je blague hein- Enfin, je crois que Ginie ne bosse plus trop en ce moment, mais avant, comment faisait-elle, hein ?)

J’ai encore 11 textes préparés à l’avance et 16 anecdotes que je n’ai pas eu le temps d’écrire! Raconter les évènements un an après est ma spécialité (l’anniversaire, les puces …) mais quand même. Après on me plaint par exemple dans les commentaires de l’ANPE que je n’ai pas de travail, alors qu’à l’instant où j’écris on m’en propose quatre nouveaux ! (au moment où je me relis je garde finalement mes deux boulots. Un jour, mon blog sera à l’heure…)
C’est vrai quoi, quelle idée de me proposer un job, j’ai un blog à tenir moi, c’est du travail ! (J’aime passer pour une cinglée auprès de mes lecteurs)

Je relance d’ailleurs à cette occasion l’idée du papillothon : si vous voulez me payer pour que je tienne mon blog à plein temps, je suis toujours partante. Si vous le faites tous, vous n’auriez qu’une somme ridicule à me verser chacun à la fin du mois. Vous voyez c’est pas grand-chose. (J’aime passer pour une chieuse)

Tout ça est dans l’unique but de vous faire plaisir bien sûr. Si je travaille trop, je ne peux plus écrire, et vous pleurez derrière votre ordi en attendant désespérément mon retour. (J’aime faire croire que j’ai la grosse tête) Face aux menaces de suicides, je pourrai faire un effort et bloguer la nuit, mais dans ce cas-là, je serai tellement épuisée que mes textes seront déprimants et sans queue ni tête. (Vous constatez que ça commence déjà.)

J’ai une nouvelle idée : pour avoir le temps d’écrire, je pourrai prendre un arrêt maladie… dans un nouveau travail, c’est bien vu… (J’aime passer pour une glandeuse)

J’avoue. En fait, en ce moment j’ai les vacances scolaires et j’en profite pour partir demain, dans ma cambrousse sans le net. Je poste des articles en avance comme cet été, mais je ne pourrai répondre aux commentaires que jeudi prochain. Ne pleurez pas.
En attendant, je vous ai par exemple programmé un texte écrit le 8 août, que j’ai annoncé « prochainement » le 1er septembre et qui paraîtra enfin samedi 31 octobre…

Surtout, n’oubliez pas de VOTER POUR MOI vendredi sur le blog de Ginie pour le concours de chaussons.
Quand je pense que je ne saurai que jeudi prochain si j’ai gagné ou pas… c’est un coup à annuler ses vacances ça …

26.10.2009

Youpi, j'ai mis une bannière !

the best bannière.jpg4ème révolution technologique !

Après six mois pour comprendre comment on met ses photos sur le blog, puis des photos provenant du net,  ensuite de la musique,

je frappe un grand coup en faisant  enfin ma bannière ! Presque un an après l’ouverture du blog ! Mémé réac est une pro de l’informatique maintenant.

J’avoue, en fait c’est Choupinounet qui a tout fait.
Attendez, vous avez vu comme c’est compliqué de réaliser une bannière ? Photoshop, calquer, recadrer, copier etc… Pfouhh…il me faut au moins dix ans pour comprendre.

J’ai aussi changé la taille de la police d’écriture, et mes commentaires sont surlignés en rose. Ce n’est toujours pas moi qui ai bossé, ni Choupinounet, les modifications sont apparues sans qu’on les demande… (J’aimais mieux avant)

Pour les images, j’ai choisi des Papillotes en chocolat bien sûr. Ca montre que je suis un estomac sur pattes et que j’écris des textes aussi philosophiques que ceux dans lesquels sont emballées les papillotes…
Je n’ai pas mis de photo de mon chat Papillote, l’aristochatte de la photo de profil serait jalouse. Et puis la grosse tasse est devenue tellement obèse qu’elle vous ferait fuir.
J’ai placé un dessin de la petite que je garde, puisque je parle tout de même beaucoup d’enfants ici. (vous avez vu, j'ai encore un coeur sur la tête. Je suis vraiment une nounou adorée)
Le fond d’écran est une photo de ma campagne, puisque j’adore la nature.
On voit aussi des sparadraps, puisque j’ai toujours bobo là.
Et puis des pattes de chat qui tente de rattraper une souris informatique, parce qu’un jour, je serai une pro de l’Internet.
Vous constatez que c’est vraiment pensé et réfléchi. Forcément, j’ai eu un an pour organiser ma bannière.

Les photos de gamin, c’est moi à trois ans. J’étais toute excitée de faire pour la première fois des photos d’identité. J’ai pourtant dû attendre car il y avait beaucoup de monde. Mon frère qui m’accompagnait m’a dit : « surtout, tu regardes bien l’écran en face de toi. » Comme la princesse était énervée d’avoir attendu, j’ai fait ma rebelle et fait exprès de regarder à côté. La seule fois où j’ai observé l’objectif, j’ai tordu la gueule. Bien sûr les photos étaient inutilisables et il a fallu en refaire. Non non, je ne suis pas chieuse du tout…
Vous remarquez aussi que les tabourets des photomatons ne sont pas prévus pour les nains. Même avec le siège réglé au maximum de la hauteur et un bottin pour rehausser, je n’apparais qu’en bas à droite du cadre...

Alors, qu’est ce que vous pensez de ma bannière ? Elle est drôle, jolie, kitsch, bien faite, mal faite ?
Je voudrai aussi mettre la colonne de gauche en rose. Quelqu’un saurait faire ? Parce que même Choupinounet n’y parvient pas, c’est dire…

24.10.2009

Paul McCartney à l'Olympia (suite)

Alors, au bout de 10h30 d'attente, j'ai enfin ma place et le concert commence…

macca concert.jpg

Quand je rentre dans la salle, je tente de me mettre le plus près possible, mais les fans qui attendent depuis la veille ont déjà squatté les premiers rangs de la fosse. Je me retrouve quand même à moins de 10 mètres de la scène. Dans l’Olympia, j’aperçois une dizaine de têtes connues, comme Laurent Voulzy, Guillaume Durand, M…


McCartney arrive... J’ai la gorge qui se serre et les yeux qui mouillassent. Je l’ai déjà vu en concert, mais jamais d’aussi près.  Là, je vois bien toutes ses rides... Et bien sûr, comme tout le monde, quand Macca regarde dans ma direction, je suis persuadée qu’il m’observe, moi, dans les yeux. Quand il dit « I love you » aussi. Bon, je déconne.
Il commence le concert… : « Je parlé seulement un petit peu francésse… » 

Macca nous joue ses grands classiques. Comme la salle est remplie essentiellement de fans purs et durs, l’ambiance est incroyable, les 1200 personnes présentes dansent et chantent les paroles entières, comme pour la super énergique Back in The USSR. Quand Macca entame les premières notes de Band on The Run, une chanson que j’adore, je hurle comme une hystérique (je pense qu'on m'entend sur la vidéo du concert) Pour Jet, Let it be, Lady Madonna, Live and let die , je suis en transe, je chante et crie sans même m’en rendre compte. Quand la caméra de Canal+ se braque sur nous pendant le rappel, je monte même sur les épaules de mon voisin et gesticule comme une folle devant la caméra. Je n’ai pas dû viser la bonne, ou ils ont coupés mon show au montage, parce que je ne me suis pas vue à la télé ensuite. Papillote, hystérique artiste censurée.
McCartney finit par Hey Jude. Il fait chanter toute la salle, les femmes, puis les hommes, les deux ensemble, pendant 10 minutes. Il fait ce qu’il veut de nous, son (Jacques a dit) « macca dit » fonctionne très bien.
J'ESPERE QUE VOUS CLIQUEZ SUR LES LIENS DE MON SUPER CONCERT !

Quand Macca s’en va, je ne peux pas le croire, c’est un second rappel, il va revenir, il ne peut pas nous faire ça… Mais les lumières se rallument, les gens quittent la salle. 1h40 seulement, c’est trop court. Dans la rue, je comprends enfin l’expression "planer". Je me sens légère, j’ai l’impression de ne pas toucher le sol. J’entends les autres fans dire : « c’est bon, je peux mourir tranquille maintenant ».
Je n’irai pas jusqu’à dire ça, mais ce soir-là reste un de mes plus beaux souvenirs. J’ai gardé au poignet le bracelet du concert pendant 15 jours. J’ai aussi la place, affichée au mur pendant 6 mois puis rangée dans un endroit précis. Je l’ai retrouvé la semaine dernière, ce qui m’a donné l’idée d’écrire ce billet. Quand j’ai voulu la ressortir, elle n’y était plus. J’ai encore dû me dire : « je vais la ranger dans un meilleur endroit alors qu’elle est là depuis deux ans » et je ne sais plus où…Heureusement j’ai une photo.

bracelet macca.jpg

Quand j’ai raconté le concert à mon oncle, il m’a répliqué :

« Bah, de toute façon je l’ai déjà vu en concert au même endroit, à l’Olympia en 64 avec les Beatles.
-T’AS VU LES BEATLES EN CONCERT ????!!!!!
- ben oui, et Les Stones aussi… et puis les Kinks, les Who les….
- Ca va j’ai compris ! »

Et vous, quel est votre meilleur concert ?

22.10.2009

Paul McCartney à l'Olympia, deux ans déjà !

Macca à l’Olympia, deux ans aujourd'hui !
J’y étais !
Toutes les médias en ont parlé à l’époque. (de Macca, pas de moi, hein)

macca.jpg

Tu te trompes coco, pas 8 heures, mais 10h30. Et encore, je suis rentrée chez moi l’après-midi (j’ai fait ami-ami avec d’autres fans qui m’ont gentiment réservé ma place dans la file d’attente pour le soir).

Mon frère me téléphone 15 jours plus tôt :
« J’ai lu sur yellow-sub.net une rumeur comme quoi Mccartney reviendrait à l’Olympia ! 40 ans après y avoir joué pour la première fois avec les Beatles ! C’est une salle mythique ! Elle est petite, 1500 places, ça veut dire qu’il n’y aura que des méga fans et que Macca jouera des chansons inhabituelles ! En plus, si tu y vas, tu le verras de près ! »

Heureusement, on ne peut pas réserver en avance sur Internet. Avec le web, les places se vendent en une heure. Pour Polnareff, j’étais la première devant la FNAC, 30 minutes avant l’ouverture du magasin, et il n’y avait déjà plus de places pour les premiers concerts (j’en ai quand même eu).

Comme on ne peut pas réserver, les premiers arrivés sont les premiers servis.
La veille du concert, 22 heures, je passe devant l’Olympia. Déjà une quarantaine de fans se gèlent, avec leurs sacs de couchage et leurs guitares.
C’est hard quand même. Je suis fan depuis toujours, mais je n’en suis pas là. Puis j’adore la musique de McCartney seulement, je ne traque jamais les potins sur lui. Je connais à peine l’histoire avec sa femme unijambiste qui l’a plumé, et ça ne m’intéresse pas.

N’empêche, Paulo me fait lever à 5h du matin. Au beau milieu de la nuit pour la marmotte que je suis. Je vais retirer du fric au distributeur, car comme je suis prévoyante, j’imagine qu’il y aura peut-être un problème avec les chèques et cartes bleues (effectivement, comme souvent, le lecteur CB ne fonctionnait pas, ce qui nous a juste prolongé l’attente de deux heures. C’est aussi pour ça que je refuse d’avoir une carte bancaire).
Comme je ne retire jamais d’argent, et comme il est très tôt et que j’ai la tête dans le seau, je ne me souviens plus du code de ma carte de retrait. Pendant 30 minutes je panique, je me répète un code, puis quand j’arrive devant le distributeur, j’en tape un autre. C’était le bon. Ouf.

J’arrive devant l’Olympia à 6h. J’observe, estomaquée, la file d’attente qui se poursuit sur 500 mètres. Je longe les centaines de fans en me répétant : « c’est foutu, j’aurai jamais de place… » Je prends position à la fin de la file, là-bas au loin, à deux pâtés de maison. Il fait 4 ° . Je suis déjà frileuse à la base, mais rester debout sans bouger pendant des heures... Comme j’ai prévu deux pulls, deux paires de chaussettes, un manteau, un bonnet et une écharpe qui ne laisse dépasser que les yeux, je supporte bien le froid. Je me retrouve à côté d’une famille de musiciens encore plus prévenante que moi : ils ont apporté des chaises et un thermos. Au bout de 30 minutes j’ai déjà piqué le siège du père et je bois son café… (Comment je suis trop une profiteuse).

Contrairement à ce que tout le monde pensait, l’attente est tout à fait supportable. Avec l’excitation du concert, les fans sont exaltés et discutent dans la bonne humeur. Je rigole toute la journée et me fais plein de potes (d’un jour). Beaucoup de jeunes trentenaires et de musiciens sont présents. J’en garde un très bon souvenir.
Bizarrement, je me souviens presque plus de l’attente que du concert en lui-même.
Pourtant, le concert est vraiment génial…
Suite demain

21.10.2009

Loupé, fillette

grand mère bonnet de nuit.jpgLa fillette que je garde poursuit son entreprise de flatterie pour que je reste sa baby-sitter.

Aujourd’hui elle s’est loupée.
Fillette : « Oh ! Elle est jolie ta chemise !
Moi (flattée) merci…
Fillette : Ma grand-mère a la même, mais longue, et c’est pour dormir… »

Oui, ça s’appelle une chemise de nuit, le truc en dentelle blanche démodée que porte les vieux de 90 ans, comme ma grand-mère et la sienne.
Fillette, cette fois-ci, t’as raté ton coup. Va falloir que tu te rattrapes avec plus de dessins de moi en robe de princesse.

Je l’aurai un jour, je l’aurai.

 

19.10.2009

Chaussons, le concours un peu con (suite)

Suite du « concours un peu con » (n'oubliez pas de regarder le premier article avec mes magnifiques chaussons coccinelles !)
J’aime tellement mes chaussons que je les emmène partout. Quand je suis invitée chez quelqu’un, ça donne l’impression que je m’installe définitivement, ça fait toujours bon effet.

Chaussons orange.jpg

En baby-sitting chez des « monsieur et madame de » la mère m’avait même dit en les montrant d’un geste dégoûté :
Femme : « Attendez ! Vous oubliez vos…vos… Je ne sais quoi…
Moi : - Oui, ce sont mes chaussons, c’est fait exprès ! C’est pour éviter de marcher pieds nus toute la journée (sur-votre-foutu-sol-en-marbre-dont-vous-êtes-si-fière-parce-que-ça-fait-classe-et-qu’il-faut-surtout-pas-salir-avec-des-chaussures-mais-purée-que-c’est-gelé-ce-truc). Je les laisse ici pour demain !
- Non, ce n’est pas la peine, je vous donnerai une paire de pantoufles ( pour m’épargner la vue de vos horreurs) »

A la base, j’ai réclamé pendant des années qu’on m’offre des chaussons Totoro, mais personne n’a cédé à mon caprice de fillette de 22 ans à l’époque. M’en fous, maintenant j’ai des supers chaussons que personne d’autres ne porte. Na.chaussons totoro.jpgchaussons noiraudes.jpg

Pour les besoins de ce concours, j’ai cherché mes paires de pantoufles. Ne les trouvant pas toutes, j’ai téléphoné désespérément à ma mère :
« Je ne trouve plus mes coccinelles ! C’est important, c’est pour un concours ! On peut gagner des chaussons souris que je te raconte même pas comment ils sont trop beaux et que je les veux !
Mère (flattée) Je peux t’en tricoter une nouvelle paire vite fait si tu veux ! D’ailleurs j’ai fini le pull pour ton frère et il me reste de la laine… »

J’ai retrouvé un chausson derrière le frigo, son frère sous l’ordinateur…il en reste encore, ils se cachent les filous. Ils ne veulent pas être photographiés, ils sont timides.

A part le concours de chaussettes ridicules, je compte aussi lancer celui du pyjama le plus ringard.
Devinez quoi ? C’est encore ma mère qui m’a offert mon pyjama le plus honteux…
Comme par hasard…

 

17.10.2009

Paie ton chausson, le concours un peu con

Le jour où j’ai évoqué mes chaussons (mais si, là, tout en bas, faut bien lire) j’ai découvert une heure après le concours de Ginie.

C’était un signe. Je ne pouvais pas y couper. Des années que je bassine avec mes chaussons tout ceux qui viennent chez moi :
Moi : « Regardez mes chaussons ! Ils sont beaux hein !
Air consterné des gens: « euh…c'est-à-dire que….
Moi : « Han ! Mais t’es pieds nus ! Je t’en prête une paire pour pas que t’aies froid !
Hôte : Non…ça ira…
Moi : « Quoi ? Tu les trouves moches ?
Hôte : - Ben …  c’est un peu original…
Moi : - Parfaitement ! Tu ne retrouveras jamais les mêmes ! Ils sont uniques ! »

Pourquoi ?
Parce que c’est ma môman qui les a tricotés.
Si.

Moi aussi, la première fois qu’elle m’a montré fièrement son œuvre, j’ai failli partir en courant ou prétexter une future amputation des deux pieds. Mais comme tous ceux qui ne veulent pas vexer leur mère qui tricote, je les ai portés, chez moi, quand il n’y avait personne. Et faut dire qu’ils sont vachement doux, chauds et que même qu’on peut faire du patin avec en glissant dans le couloir. A cause de ça, j’ai vite troué ma première paire, qui a été suivie par une dizaine d’autres.

Se sentant encouragée, ma mère en a tricoté pour TOUTE la famille. (Attention, Choupinounet, je sens que tu vas y avoir droit). Avec nos chaussons identiques mais à toutes les tailles, on nous appelle les Dalton.
J’adore les chaussons bicolores à bout pointu. Très tendance moyen-âge. Il manque plus que les clochettes au bout et on m’appelle le fou du roi.

Chaussons violet.jpg

J’ai aussi les bleu marine et blanc, les rouges à bouts ronds etc…etc… Mes préférés sont les chaussons coccinelles. Ma mère les a tricotés uniquement pour les enfants cette fois-ci, mes neveux de trois et cinq ans. Je me demande bien pourquoi j’ai eu droit à une paire…

Chaussons coccinelles.jpg

Bien sûr, j’ai dit à ma mère que je participais au concours des plus beaux chaussons, pas aussi des plus ringards. Vous ne lui direz rien, hein.
Pour les photos, j’ai mis des chaussettes sobres. J'en ai de si ridicules que j'ai de quoi lancer le concours "paie ta chaussette" Ca intéresse quelqu’un ? En tout cas, je vous en reparle bientôt. Il faut bien que je vous montre mes fameuses chaussettes de chats dont des enfants de 10 ans se sont moqués.

J’aime tellement mes chaussons que je reviens à la charge demain (après avoir saoulé mes amis avec, les lecteurs sont mes nouvelles victimes)
Les photos sont copyright Choupinounet

15.10.2009

L'art de la manipulation, de mère en bébé

bebe_parfait.jpgJe vous avais dit que ça arriverait.
Après la mère, la fille et le fils, le bébé.
Si, je vous jure, il a parlé.

Depuis 6 mois, je vais le chercher à la crèche, il me voit et court vers moi les bras ouverts en hurlant :
« MAMAN !!!!!! »
Le personnel de la crèche est horrifié, et moi hyper gênée :
Moi : « Non, tu dois m’appeler nounou, ou Papillote !
Bébé (très ferme) : - NAN ! C’EST MAMAN !!! »

Aujourd’hui, il m’a enfin appelé par mon prénom. Je crois qu’il a commencé deux semaines plus tôt, le jour où j’ai annoncé mon départ, mais j’ai mis du temps à comprendre que le mot incompréhensible qu’il baragouinait me désignait.

Ils m’auront un jour, ils m’auront.

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