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24/12/2014

L'anniversaire poisse

anniversaire poisse.jpgLe 24 décembre, c’est mon anniversaire. C’était banal, de juste raconter la fête, les cadeaux, le gâteau. Il a bien fallu que je trouve quelque chose en plus pour pimenter l’évènement.

Déjà, depuis toujours, on me dit systématiquement : « Pas de chance, être née le 24 décembre, recevoir qu’un seul cadeau pour l’anniversaire et noël… » J’entends cette réaction à chaque fois que je m’inscris dans une administration, pour prendre une carte de bibliothèque, de transport… On m’avait même dit à Pôle Emploi : « Vous inquiétez pas ! Vous aurez bientôt un deuxième cadeau : un CDI ! » (Tu parles)
Je me suis dit : « je vais leur montrer ce qu’est la vraie malchance. » J’ai donc décidé de me faire des anniversaires à thème : « anniversaire pourri par la maladie la plus originale et débile possible. »

J’ai inauguré l’anniversaire poisse en décembre 2007.
Je vais chez le docteur :
Moi : « Je vais travailler avec des enfants. Il me faut un certificat de vaccination.
Le docteur : - Pas de problème.
Moi : Sinon, je n'ai eu aucune maladie infantile.
Le docteur : - Vous plaisantez ?
Moi : - Ben non.
Le docteur : - OUAH AH AH ! Elle est bien bonne celle là ! Vous n’êtes pas au bout de vos peines ! Au moins, on a trouvé récemment un vaccin contre la varicelle.
Moi : - Vous voulez me faire une piqûre ? Le truc avec une grosse et longue aiguille pointue qui est censé pas faire mal ? NAN !
Le docteur : - Oh, mais je vous conseille fortement de vous vacciner. La varicelle d’adulte, c’est vraiment pas facile. On a de la fièvre, on est fatigué…
Moi : - Bah, en école primaire, c’est rare, c’est plutôt chez les bébés…Ca va pas me sauter dessus comme ça… Si je l’ai pas eu jusqu’à présent…
Le docteur : - Détrompez vous. Je vous prescris le vaccin.
Moi : - Ouais ouais. Je verrai…

C'est ça. Parano ces docteurs. La varicelle à mon âge. Avec un tout nouveau vaccin… On connaît pas encore les effets secondaires… Veut pas choper la sclérose en plaques moi…

J’ai donc calculé qu’en enlevant la période d’incubation, j’ai attrapé la varicelle au bout de trois jours, ou six heures de contact avec les enfants. Pas mal.

Un matin, je me lève. J’ai des boutons sur le ventre. Comme souvent : j’ai la peau hypersensible, le moindre textile ou aliment un peu moins classique me causent des allergies. Je m’inquiète pas.
J’arrive à l’école.
Une collègue : « T’as un gros bouton sur la tempe.
Moi : - Ah ? J’en ai parfois. »
De quoi elle se mêle. C’est pas poli. Non mais.
Au même moment je regarde ma montre. Tiens, j’ai un autre bouton sur le poignet. Bizarre quand même.
10 minutes plus tard, je vérifie si c’est bientôt la fin du boulot. Mon bouton du poignet a éclaté comme une bulle. Vraiment étrange.
Bah, la cloche sonne. Je rentre chez moi. Je lis. Qu’est ce qu’il fait froid. C’est parce que je ne bouge pas. Je monte le chauffage. Je mets un deuxième pull. Puis un troisième. Puis un peignoir.


2 heures plus tard, mon frère rentre :
Frère : « On crève de chaud ici ! Ca va pas ? T’es tellement emmitouflée qu’on dirait un bibendum ! »
Moi : - Je crois que j’ai un peu de fièvre… J’ai aussi des petits boutons, mais c’est rien, c’est une allergie…
Je soulève mes pulls. J’avais deux fois plus de boutons.
Frère: « -AAAAAAHHHHH !!!!! C’EST HORRIIIIIIIIIBLE !!!!!!! Ca y est, tu l’as chopé…
Moi : - Mais non ! C’est juste une allergie ! Ce sera parti demain ! »

Le lendemain, trois fois plus de boutons, je vais chez le docteur pour qu’il confirme l’allergie.
Le docteur : « - Qu’est ce qui vous amène ?
Moi : - J’ai des boutons.
Le médecin grimace alors un large sourire entendu.
Moi : - Puis j’ai de la fièvre.
Il continue de me fixer avec son grand sourire sadique et content de lui.
Moi : - Ca me gratte un peu.
Le docteur (triomphant) : - C’est la varicelle ! Je vous l’avais dit ! Il était temps de l’avoir à votre âge…
Moi (d’une petite voix) : - Mais vous voulez pas vérifier quand même ? On sait jamais…
Le docteur : - Oh là là ma chère, y’a pas de doute." Il regarde. "Et oui ! C’est ça !"
Content comme s’il avait découvert le vaccin contre le cancer.
Le docteur : - Vous inquiétez pas, c’est pas grave. Vous allez juste passer un mauvais quart d’heure pendant 15 jours…
Moi : - Mais c’est mon anniversaire ! Et noël ! Quelle tête je vais avoir sur les photos !
Le docteur : - Ca vous fera un joli souvenir ! »

Effectivement, j’ai de magnifiques photos de moi soufflant mes bougies, ouvrant mes cadeaux, caressant le nouveau bébé cochon d’inde. Beau sujet, beau cadre, belle lumière, beaux boutons. Environ 200 sur tout le corps, même sous les pieds et aux endroits pas catholiques comme dirait ma grand-mère. A désinfecter un par un deux fois par jour. Ils se transforment en grosses croûtes.
Impossible de dormir, j’ai l’impression d’avoir des clous qui s’enfoncent dans ma peau. Ca me démange affreusement, mais interdiction de gratter sous peine d’avoir un trou de cicatrice à vie. J’en ai quand même un sur le visage : j’ai léché la casserole où était préparé mon gâteau d’anniversaire et me suis essuyée d’un grand revers de la main. Crac le bouton au bord des lèvres. Les marques devaient partir dans les 6 mois, mais ma peau est tellement fine et fragile que je garde encore des traces 7 ans après.. pour mon prochain anniversaire poisse ?

Un jour, promis, au lieu de recycler cet article qui date, je vous raconterai la suite de mes anniversaires poisse. Comme le 23 décembre 2009 où j'ai fini à l'hôpital avec un doigt ouvert "laissez-moi, c'est rien, je veux rentrer chez moi, je veux pas passer mon anniversaire à l'hosto ! Mais non, pas besoin de recoudre, j'ai juste un trou béant, un petit pansement et hop, on y voit que du feu ! J'ai un train à prendre moi !"

"et c'est pas fini !" 

 

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23/12/2014

Nature, un spectacle féerique

nature.jpgCe documentaire nous plonge au cœur de l’Afrique et de ses paysages grandioses, étonnants et si différents : la forêt tropicale, son taux d’humidité de 100 %, où vivent les gorilles, le désert du Namib où il ne tombe que 20 mm de pluie par an et où il fait 40 degrés, le mont Kenya enneigé et ses 5000 mètres d’altitude, la mer Rouge et ses récifs coralliens, les volcans de la vallée du grand Rift, où se retrouvent les flamants roses pour leur parade nuptiale… (voir bande annonce ci-dessous)

 Nature est le documentaire 3D le plus ambitieux jamais réalisé. Il a nécessité presque deux ans de tournage, sur 30 lieux et 13 pays différents, dans des régions africaines isolées et hostiles
Le film est impérativement à voir en 3D, pour les prouesses techniques et la sensation d’immersion que cette technologie procure : on a vraiment l’impression de pouvoir toucher les animaux, d’être au milieu du troupeau d’éléphants, de voler parmi les flamants, de nager avec les tortues… Les effets sont spectaculaires. Vous pouvez-le voir dans la bande annonce : elle me donne des frissons !

cinéma,documentaire animalier,nature,lambert wilsonOn découvre une nature inconnue et étonnante, comme les poissons-lions des profondeurs abyssales, ou les plantes géantes qui survivent sous la glace. La faune et la flore s’adaptent à des milieux difficiles : les éléphants parcourent des centaines de kilomètres pour trouver de l’eau, le lézard du désert de Namibie ne se tient que sur une patte à la fois pour éviter de les brûler par un contact prolongé avec le sable brûlant. Il entame ainsi une danse cocasse.
Le documentaire n’est pas dénué d’humour, et la musique et la mise en scène renforcent cet effet. Un air de western, des plans serrés et des champs contre champs sur le caméléon et sa proie parodient Rango de Verbinski. Autrement, la bande originale composée par Patrick Doyle (Harry Potter et la coupe de feu, Indochine ou Rebelle) est plutôt lyrique et grandiose pour souligner la majesté des images. C’est le groupe Coldplay qui signe la chanson du générique final.
Nature s’inscrit dans la lignée des documentaires La planète bleue et Un jour sur Terre, produits également par la BBC. Le co réalisateur Neil Nightingale est un habitué du genre, comme le fameux Sur la terre des dinosaures.

cinéma,documentaire animalier,nature,lambert wilsonJ’ai beaucoup apprécié la splendeur des prises de vues, découvrir des nouveaux lieux et animaux étonnants. Mais j’ai trouvé que certains choix n’étaient pas judicieux : la colonie de fourmis et tous les animaux peu ragoûtants, les gorilles, les éléphants, les flamants roses que l’on connaît déjà… Les enfants, auxquels le film s’adresse principalement, apprécieront mieux.
Dans la scène initiale, on voit une fillette courir au ralenti sous la pluie, dans une ville. Des plans qui ressemblent à ceux d’une publicité kitsch et niaise. Cette introduction montre que la nature est partout, même en ville si on sait la regarder, et que l’eau est primordiale. La recherche de l’eau est d’ailleurs le fil conducteur du film. Le film montre que les animaux s’adaptent à leur environnement, contrairement à l’homme qui modifie considérablement la nature pour la plier à ses besoins.

A l’inverse de la plupart des documentaires animaliers, ce film n’est pas didactique et n’offre pas un discours pessimiste. Il essaie simplement de nous faire découvrir la nature, de nous émerveiller avec des images et des sensations à couper le souffle.
En version originale, le texte est lu par la voix chaude et grave du charismatique Idris Elba (Luther, Mandela). En version française, c’est Lambert Wilson qui s’emploie à la narration.
J’ai d’ailleurs eu la chance de le rencontrer, je vous en parle demain…

 

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19/12/2014

Night Call

night call.jpgA Los Angeles, Lou (Jake Gyllenhaal) cherche du boulot et est prêt à tout pour en trouver. Il voit des journalistes filmer un sordide accident. C’est décidé, il fera pareil : errer dans la nuit au volant de sa voiture, branché sur les fréquences radios de la police, afin d’arriver le premier sur les lieux d’un crime pour revendre les images à la télé locale… (voir bande annonce en lien)

 I’m giving you a night call to tell you how I feel
I’m gonna drive you through the night down the hills

Le titre original est Nightcrawler, « le rodeur nocturne », mais la promo française l’a changé, certainement pour rappeler le tube de Kavinsky (et sa reprise par London Grammar) utilisé dans le film Drive (mais pas ici). Ce sont d’ailleurs les mêmes producteurs qui financent Nightcall/Nightcrawler, espérant sans doute le même succès que le film avec Ryan Gosling. Même ville, même héros taciturne et solitaire, qui parcourt Los Angeles la nuit dans son bolide, même violence. L’affiche française reprend aussi l’esthétique très années 80 et la police d’écriture de Drive.

night call taré.jpgComme Ryan Gosling dans Drive, Jake Gyllenhaal porte le film sur ses épaules. Pour le rôle, il a perdu 9 kilos (il est donc beaucoup moins chou que Ryan), et son visage émacié fait ressortir ses yeux, lui donnant un air de dangereux halluciné. Son personnage l’est justement : prêt à tout pour obtenir des images encore plus sanglantes, qui lui feront gagner encore plus d’argent. Il n’a aucun scrupule, aucun sentiment, aucune empathie : c’est un sociopathe. Il manipule son assistant et la rédactrice en chef qui achète ses images (René Russo, la femme du réalisateur).

 There’s something inside you, it’s hard to explain
They’re talking about you boy, but you still the same

night call caméra.jpgHabituellement j’ai besoin de pouvoir m’identifier au personnage ou au moins le trouver sympathique, mais le cynisme, l’arrogance et la volonté sans faille de Lou m’ont fascinée. Tout comme l’humour très noir, l’amoralité et la réflexion grinçante sur les médias qui ressortent du film. « s’il y a des morts, ça vaut de l’or » « Imaginez notre J.T comme une femme hurlant dans une rue, la gorge tranchée ». Le film dénonce les journaux faisant du sensationnalisme, ne parlant que de faits-divers, ne montrant que des images chocs. Ces médias exploitent la peur des habitants et provoquent ainsi le repli sur soi, la violence ou l’indifférence à force de voir des images choquantes.
Nightcall évoque aussi l’appât du gain, une société fondée sur l’argent : Lou n’hésite pas à se mettre en danger et à braver la police si ça peut lui permettre de gagner plus. Il exploite honteusement son assistant. La rédactrice cherche des images plus violentes, qui feront plus d’audimat, donc plus d’espaces publicitaires à vendre, du « temps de cerveau humain disponible. »

I’m gonna tell you something you don’t want to hear
I’m gonna show you where is dark, but have no fear

Jake Gyllenhall confirme son talent et ses choix de films judicieux, après les excellents Zodiac, Donnie Darko, Prisoners, Brothers, mais aussi Brokeback mountain, Prince of persia ou dernièrement Enemy. Il est nommé comme meilleur acteur au Golden Globes, qui préfigurent souvent les Oscars, et il a de bonnes chances de remporter le prix.
Night call s’appuie sur un solide scénario, imaginé par Dan Gilroy, qui devient réalisateur pour la première fois à 55 ans. Il était jusqu’ici l’auteur des scénarii de Jason Bourne l’héritage, Real steel avec Hugh Jackman, Two for the money avec Al Pacino et Matthew McConaughey…

D’ailleurs, vous ne trouvez pas que sur l’affiche, Jake Gyllenhaal ressemble à Matthew McConaughey ? Mais si, la même bouche ? non ? ou mémé a besoin de lunettes ?
Et quelle version de la chanson Night call préférez vous ?

 

 

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18/12/2014

Quiz on connaît la chanson de La French, les réponses

french 2 persos.jpg

(sur Gogol, quand on tape "la french, image" on tombe sur des photos d'ongles : La french manucure...) Oui Mémé a toujours un train de retard. Une semaine après la fin du jeu pour remporter la bande originale du film La french, je donne enfin les résultats :

- Dans mon article d’hier, j’ai cité deux chansons qui apparaissent dans la bande originale de La French. Lesquelles ?

"Call me" et "Bang Bang"

- Qui en sont les interprètes ? Plusieurs réponses sont possibles pour la seconde chanson, qui a été chantée en anglais, italien, et dans La French en français : retrouvez au moins deux chanteuses.

cinéma, chanson française, mémé écoute radio nostalgieCall me : Blondie

Bang Bang
en anglais : Cher ou Nancy Sinatra (B.O du film Kill Bill, en lien).
en italien : Dalida, B.O du film Les amours imaginaires de Xavier Dolan, en lien
en français : Sheila, B.O de La french

- Dans l’article d’aujourd’hui, je cite les paroles de deux chansons utilisées dans La French. Quels sont leurs titres ?

« Toi tu joues avec le feu et tu t’amuses, mais un jour viendra où tu vas te brûler… » :
Ces bottes sont faites pour marcher, adaptation de These boots are made for walkin' de Nancy Sinatra.

« Je distribue les swings et les uppercuts, ça fait vlam ! ça fait splatch et ça fait chtuck ! »
Comic Strip de Serge Gainsbourg

- Question bonus pour départager : je cite dans le texte les paroles d’une autre chanson qui n’est pas dans la B.O…

Dans un film d’horreur, quand le psychopathe défonce la tête d’un personnage avec une hache, on imagine mal en fond sonore : « il tape sur des bambous et ça lui fait du bien… »
Il tape sur des bambous, Philippe Lavil.

Il fallait bien que je cite une chanson de Radio Nostalgie, incontestablement la meilleure du lot... comment ça, non ?

 

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