11/03/2015
Baby-sitting, 6 ans après (épisode 3)
J’entends le « ponk » d’une conversation Internet. Je lis sur l’ordi :
« Mélinda2004 : - Ya Killian qui veut sortir avec moi… Mais je sais pas si je suis amoureuse… »
Curieuse comme un chat, je colle mon nez à l’écran : -OoOoOoOOhh ? C’est qui, c’est quoi ?
Je lis toute une conversation, à propos d’un papier anonyme qui a circulé en classe : « Mélinda je t’aime, est-ce que tu m’aimes aussi ? » Puis Maélys a révélé à Mélinda pendant la récré que c’était une déclaration de Killian, mais Mélinda ne savait pas si c’était vrai, mais après Killian a envoyé Léo pour lui demander si elle voulait bien sortir avec lui, etc…
NDLR : Votre aimable serviteur traduit le dialogue qui suit, car il était écrit en langage sms avec des fôttes d’auretaugrafe à tous les maux. Mes yeux saignaient.
Moi : - Mais dis-donc, c’est les feux de l’amour ! Attends je vais chercher le paquet de chips et m’installer comme au cinéma !
Je pars dans la cuisine, le chat aux trousses (si jamais je lui lâchais un bout de poulet). La viande n’est toujours pas cuite : on a le temps de peaufiner notre feuilleton à l’eau de rose. Je jette un coup d’œil dans le salon, le garçon est toujours scotché devant Le hobbit. Je retourne dans la chambre, la petite, Lola, a fermé la porte. Lola ! Je suis qu’un fantôme, quand tu vas où je suis pas ! Tu sais ma môme, que je suis Morgane de toi.
Moi : -Hé ! Je te signale que je suis ta baby-sitter et que je suis censée te surveiller hein…
Lola : - Oui mais c’est secret, si Mélinda savait que tu lis...
- T’inquiète pas, je dirai rien à personne (juste au monde entier sur Internet).
Bon, analysons sérieusement la situation. Déjà, c’est qui cette fille ? » Je pose le chat que je tenais dans mes bras pour pouvoir danser la chorégraphie de Clo-Clo, qu’on peut voir en lien : « elle a les yeux bleus, Bélinda ! Elle a le front blond Bélinda ! » (j'adore cette chanson)
Regard consterné de la fillette signifiant « ma baby-sitter a 5 ans et demi ». Regard étonné du chat : mais que fait-elle ? Elle veut jouer avec moi ?
Moi : - j’ai du mal à coordonner le lancer de jambe avec le bras à la fin du refrain, on ne dirait pas mais cette danse est difficile, ça fait des années que je la travaille… aaah mais qu’il est con ce chat, il me mord le pied! »
La petite corrige mentalement : « non, en fait ma baby-sitter est timbrée. »
Lola : - c’est Mélinda, elle est dans ma classe. Je sais pas quoi lui dire.
Le chat saute sur le clavier.
- kkljifjk ;xnlkqcnjknui
Moi : - Le chat a envoyé la bonne réponse.
Mélinda2004 : - J’ai pas compris. Je fais quoi ? Je sors avec lui ?
Moi : - mais… elle sort déjà avec un garçon ? A dix ans ?!
Lola : Ben oui, je sors bien avec Damien moi.
Hein ! Déjà ! Et dire que lorsque je l’ai connue, elle n’avait que 4 ans, elle jouait innocemment à peigner son petit poney ! et là, voilà, 10 ans, et c’est une fille perdue ! Mais ça, c’est la faute de Violetta ! A son âge, je jouais encore au loup, au fromage est battu, à la balle au prisonnier (j’étais super forte pour esquiver), enfin des trucs bien plus intéressants que les garçons! Lola, « attends un peu avant de te faire emmerder par ces petits machos qui pensent qu’à une chose, jouer au docteur non conventionné »…
Moi, avec une timide voix d’enfant : - Mais… sortir… vous vous faites des bisous ?
Réponse de la fillette, classée dans mon top 10 des répliques 2015 :
- Ça va pas non ! On n’est pas des dégueulasses dans mon école !
Suite et fin demain


23:50 Publié dans Parfois, je travaille | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : baby sitting, la boum | |
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10/03/2015
Baby-sitting, 6 ans après (épisode 2)
Plus de six ans après, je garde toujours régulièrement ces enfants. Leur mère m’a dit « on ne veut que toi : les enfants t’adorent, je t’adore, même le chat t’adore…
- Ah ben moi je vous déteste.
- ?
- Non je rigole ! (je cultive toujours un humour très fin et approprié aux situations n’est-ce pas).
A l’époque, en relisant ma note, je m’aperçois que j’étais une baby sitter modèle. Je jouais avec les enfants, je vérifiais si ils mangeaient convenablement, s’ils se lavaient bien les dents avant d’aller se coucher. Je culpabilisais parce qu’ils étaient au lit à 21h36 au lieu de 21h30, je leur lisais des histoires (j’ai mimé beaucoup de scènes de Harry Potter).
Aujourd’hui, Les petits adorables et obéissants sont devenus des pré-ados de 10 et 13 ans… ils ont un tantinet changé…
Ils rechignent à tout : faire leurs devoirs, se laver, se coucher, et partent au lit en emportant leur ipad en douce pour jouer jusqu’à minuit passé. Avant ils me montraient consciencieusement leurs dents pour prouver qu’elles étaient bien brossées. Désormais ils restent environ deux minutes 30 dans la salle de bain et évidemment je ne peux pas rentrer pour vérifier : « mais tu t’es bien douché ? Et les dents ? » Enfin, vu qu’un tube de dentifrice peut empaler ses utilisateurs, je comprends leur réticence.
J’ai du mal à les décrocher de la télé :
- Encore devant l’écran ? Vous n’avez pas enlevé vos chaussures ! Et les pieds sur la table, c’est sale, et arrêtez de vous goinfrer de nutella, on va bientôt dîner, rah la tache sur le canapé !
- scronch.
- vous voulez pas jouer aux cartes plutôt ? Aux dames chinoises ? J’ai amené mon jeu…
- scronch.
- Vous regardez quoi ?
- Le Hobbit, on vient de commencer. Papa veut bien que j’aille voir le 3 en Imax, mais il faut que quelqu’un m’accompagne, tu viendras ?
- être payée pour aller au ciné ? Je me tâte ! Faut que je révise alors : ok, je veux bien qu’on regarde le film ce soir… il dure pas trop longtemps ?
- 3 heures.
- 3 heures ?! mais ça vous fait dormir trop tard, ah non…
- mais allez, on est samedi…
- que la moitié alors, vous verrez la suite demain (et moi pendant que vous serez couchés)
Première scène, première mort.
- Euh… c’est pas un peu violent pour ta petite sœur ? (je m’adresse à elle) tu veux pas qu’on joue à quelque chose ?
- je vais regarder Violetta sur l’ordi !
- Qu’est-ce que tu lui trouves à cette pét… cette pou… enfin cette fille qui n’est pas du tout superficielle, obsédée par la gloire, les fringues, ment et manigance des coups foireux avec ses copines ? Puis elle est fille de millionnaire, a des domestiques… la vie simple du commun des mortels donc.
- Mais justement, elle fait rêver ! Puis elle est trop belle ! Trop bien habillée !
- Tu te vois sapée comme ça pour aller à l’école ? Tu serais ridicule. Et son sourire ultra bright avec ses dents parfaitement blanches et alignées… Elle fait fausse, pas naturelle.
(J’ai vérifié auprès de ma nièce de 9 ans, elle ne regarde pas cette série : « je ne comprends pas l’intérêt.» Ouf, l’honneur est sauf.)
La petite écoute Violetta et se met à beugler le générique : « ahora sabes que yo no entiendo lo que pasa… » Au moins elle apprend l’espagnol…
Je bats en retraite : « je vais préparer le dîner. Tu ne regardes qu’un épisode hein ? »
30 minutes après, je me débats toujours avec mon poulet, comme OSS 117 avec son croco : « ça cuit pas cette connerie là ? Mais pourquoi ça cuit pas ? » Le chat m’offre une aide précieuse, montant sur la gazinière et donnant des coups de patte dans la viande.
Le garçon vient dans la cuisine :
- On mange bientôt ? On mange quoi ?
- Du poulet avec des patates, mais c’est pas prêt ! « Moi je suis dans le poulet, et rien qu’au niveau du poulet, c’est un bordel… »
- ?
- Si t’as faim t’as qu’à essuyer tout le nutella que t’as étalé sur ton visage, comment t’as fait pour t’en mettre partout… « Simon, tu as un bout de pomme de terre sur la joue. »
- ?
- On peut manger la salade en attendant, tiens va mettre la table pendant que je prépare la sauce.
- oh non, j’aime pas la salade !
- je réchauffe les haricots alors ?
- j’aime pas !
- Mais il faut bien manger des légumes…
- J’aime pas les légumes !
Et il repart voir son film, en piochant dans un sachet de chips qui traînait, et sans prendre les assiettes au passage.
Je retourne voir où en est la petite, avec le chat dans les bras pour l’empêcher de bouffer le poulet (un jour alors que je me levais de table pour chercher de l’eau dans la cuisine, le chat en a profité pour me piquer mon steak entier dans mon assiette et l’a boulotté sous le fauteuil, comme les chats que l'on voit sur ces images.)
- Tout va bien, je pense qu’on peut manger dans 3 ou 4 heures. Tu fais quoi ?
La fille regarde un jeu internet, qui consiste à acheter des fringues virtuelles. Elle sélectionne des vêtements, habille un personnage, puis met les habits dans un panier, avec un prix exorbitant qui s’affiche. Comment devenir une parfaite pouf consommatrice décérébrée.
Moi : - M'enfin ?! Qu’est-ce que c’est que cette horreur ?!
- C’est trop bien ! Han ! Cette robe est trop belle !
- Ah, c’est une robe ce truc ras la tou… enfin c’est un peu court non ?
- Laquelle tu préfères ? J’adore le haut violet à paillettes, avec le pantalon léopard.
- Oui, des imprimés très coordonnés, puis discrets, simples, qu’on peut mettre en toutes circonstances… très distingués…
J’entends le « ponk » d’une conversation sur Internet. Je lis sur l’écran :
« Mélinda2004 : - Ya Killian qui veut sortir avec moi… Mais je sais pas si je suis amoureuse… »
Suite demain


19:43 Publié dans Parfois, je travaille | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : baby sitting | |
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08/03/2015
Baby-sitting, 6 ans après
Souvenez-vous… C’était ma troisième note sur le blog, le 28 novembre 2008. Ma première garde d'enfants dans une famille :
"Samedi soir, je bosse. Enfin, mon boulot consiste à jouer à « croque carottes » avec des gosses de 4 et 7 ans. Éreintant.
La mère me dit : « Les enfants doivent être couchés à 21h30 au plus tard ». L'heure fatidique approchant, les petits refusent d’abandonner la partie de « stop ouistiti ». Je n’insiste pas trop : comme ça je m’occupe des mômes. Je ne suis pas grassement payée juste pour lire pendant qu’ils dorment. Et c’est samedi. Et puis les parents ne le sauront pas… Je cogite : "21h30, ils devraient être couchés…" Ils vont aux toilettes, se lavent les dents. Le fils se dirige vers son lit, la fille repose son tube de dentifrice… C’est bon, tout s’est bien passé. Il est 21h35. C’est pas pour cinq minutes… Allez vite, au dodo.
Et là, innocente, la petite dit : « c’est quoi ça ? Sur le savon ? Du sang ? »
Je regarde brièvement, entraînant déjà la fillette vers sa chambre : « Je sais pas… Sûrement du rouge à lèvres. » Tout en me disant qu’effectivement, ça ressemble à du sang, mais bon, on va pas chipoter, j’ai des enfants à coucher, et il est déjà 21h36 ! »
Soudain, la petite hurle. « DU SANG ! DU SANG !! DU SANG PARTOUT !!!»
En effet, j’en vois sur son pyjama, sur l’évier, par terre…
La gamine devient hystérique : « J’SUIS COUPEE ! J’SUIS COUPEE DU DOIGT!!
Et elle part en courant à travers la maison en semant des gouttes sur le sol.
Zen comme d’habitude, j’imagine juste que son doigt pendouille et que son frère l’a empalé en scandant « redrum ! redrum ! », que le sang va couler à flots, comme dans Shining.
Dans la réalité, la fille s’est simplement coupée avec... le bord du tube de dentifrice. Vous me direz, faut le faire. Spécialiste des bobos partout, j’ai déjà réussi cet exploit.Je cherche un désinfectant, des pansements… rien. Je pense : « C’est impossible ! Sa mère est docteur ! Y en a forcément sous ton nez ! » La gamine hurle de plus belle, son frère est à deux doigts de faire une syncope. On entend le moindre bruit dans ces vieux immeubles haussmanniens mal insonorisés, et je prévois les flics qui sonnent à la porte : "c'est ici le gamin qu'on étripe ?" Dix minutes plus tard, je me résous à appeler la mère. Comme elle est au milieu d’une fête, elle n’entend pas son portable. Je m’efforce de laisser un message calme. Je force un peu la dose. Je chantonne d’une voix guillerette : « C’est juste pour savoir où sont les pansements, parce que la petite s’est un petit peu coupée » comme si je disais « C’est juste pour dire que c’est trop kikou lol avec les enfants ! Big bisous baveux ! Youpi ! »
Finalement je fais un bandage avec les moyens du bord : un mouchoir en papier. La petite se calme d’un coup. Elle enchaîne comme si rien ne s’était passé : « ze veux que tu me lises l’histoire avec la princesse ». Je m’exécute (pan !) tout en regardant discrètement la blessure. Oui, j’imagine encore que la coupure va se rouvrir et que la fillette va se vider de son sang dans la nuit…
Puis je remonte la piste de sang que la petite Poucette a laissée par terre. Je nettoie les gouttes sur le sol, l’évier, le mur. Comme une meurtrière qui fait disparaître la scène de crime. J’imagine les parents qui rentrent et voient le tableau : moi à quatre pattes par terre, en train de nettoyer le sang avec mon éponge, le t shirt taché de rouge, et leur disant avec un grand sourire niais : « tout s’est bien passé ! Non, j’ai tué personne ! » (cliquez sur l'excellentissime pub "il ne faut pas se fier aux apparences")
Quand les parents reviennent, ils sont un peu inquiets : « ça a beaucoup saigné ? » Pour ne pas les alarmer, je réponds « non, pas du tout ». Comme il reste encore des preuves sur le tapis, j’avoue que « si, un peu ». Heureusement la mère est cool : « Le doigt ça saigne beaucoup… j’ai rien chez moi pour soigner...pour un docteur...les cordonniers sont les plus mal chaussés… »
Soulagée qu’elle le prenne si bien, prise dans mon élan d’honnêteté, je me lâche. Je laisse éclater au grand jour mes talents scénaristiques et mon goût pour les films d’horreur. En fait, pour minimiser l’incident, je donne des détails avec l’humour et la légèreté qui me caractérisent (c’est ironique). La mère rigole, mais le père se sent mal : « Ah ! Non ! Raconte pas ! Je déteste le sang ! » Forcément, un parent ne ressent pas la situation de la même manière. Pour lui son enfant chérie avait échappé à la mort… Il n’aime pas le cinéma gore quoi.
Bref, pour une première garde dans cette famille que je ne connaissais pas, ça commence fort. Et bien sûr, les enfants qui devaient impérativement se coucher à 21h30, étaient au lit à 22 heures."
Plus de six ans après, je garde toujours ces enfants. A maintenant 10 et 13 ans, ils ont un tantinet changé...
Suite demain


22:08 Publié dans Parfois, je travaille | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : comment trouver une bonne baby-sitter | |
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05/03/2015
Les documentaires du mois : Marlon Brando, un acteur nommé désir
- Marlon Brando, un acteur nommé désir
J’ai vu Un tramway nommé désir au cinéma de minuit, à 15 ans, et je me souviens toujours de Marlon Brando dans ses T-shirts moulants…
C’est surtout l’enfance des personnes qui m’intéresse, bien plus que leur carrière. Ou plutôt, le phénomène de résilience : comment, parties très bas, elles arrivent au sommet, en sublimant leurs problèmes dans l’art. Pourtant elles finissent souvent par être rattrapées par leurs démons, comme Marlon Brando.
L’acteur est né en 1924 dans une famille modeste, d’un père violent et coureur de jupons. Il adore sa mère, ancienne gloire du cinéma qui oublie son déclin dans l’alcool : son fils la récupère ivre morte dans des bars sordides. Brando retiendra la leçon : il ne fera pas d’excès, mais il épousera en première noces une fille qui ressemble à sa mère, une toxicomane…
Délaissé par ses parents, Marlon est solitaire et méfiant, préfère la compagnie des animaux à celles des hommes. Mauvais élève, dyslexique, insubordonné, il est viré de l’armée. A 20 ans, il accompagne une amie à son cours d’actrice, et c’est une révélation. Marlon Brando révolutionne le jeu d'acteur, jusqu’ici guindé et peu réaliste. Il apporte sa sensualité et étudie la psychologie de son rôle pour l’incarner, comme si comédien et personnage ne faisaient qu’un. C’est la méthode actors studio. Il influence de nombreux autres acteurs de sa génération et des suivantes : James Dean, Paul Newman, Al Pacino, De Niro, Dustin Hoffman…
Mais à partir des années 60, Marlon Brando néglige sa carrière, accepte n’importe quel rôle, ou devient une caricature de lui-même, se grime dans Le parrain ou Apocalypse now par exemple. Il préfère se consacrer à la défense des droits civiques et des Indiens.
Comme son propre père, il s'occupe peu de ses enfants et ne s'attache pas aux femmes. Il a 14 enfants de 3 femmes différentes, certains avec sa gouvernante alors qu’il a déjà 70 ans, trois de mères « non identifiées », trois enfants adoptés… Son fils tue l’ex petit ami violent de sa sœur, et la fille se suicide à 25 ans, en laissant un enfant de 5 ans… Depuis cette tragédie, Marlon Brando vit reclus.
A la fin de sa vie, le sex symbol qui a conquis Marilyn Monroe, Ursula Andress, Jacky Kennedy et de nombreux autres femmes, finit obèse, avec près de 140 kg qui le maintiennent couché dans son lit, où il passe son temps à regarder des vidéos de Laurel et Hardy. Il meurt seul, à 80 ans, d’insuffisance respiratoire.
- Elvis et Priscilla
Est-ce qu’ils ont couché ensemble alors qu’ils n’étaient pas mariés et qu’elle n’avait que 14 ans ? Telle est la principale question que pose ce documentaire racoleur pour midinettes. Réponse : on s’en fout ?
- Philippe Noiret, la pudeur des sentiments
Tout est résumé dans le titre. Ses films que je préfère : Le choc du vieux fusil quand j’étais petite, Alexandre le bienheureux qui arrête de travailler pour profiter de la vie, Cinéma paradiso et sa passion pour les films. Mais aussi Les ripoux, les chouans, La fille de d’Artagnan, gros succès populaires de mon enfance. La vie et rien d’autre, Uranus, Coup de torchon que j’ai choisi d’étudier à la fac. J’ai son autobiographie mais je ne l’ai toujours pas lue…
- La lutte des cadres de Pauline Frachon et Jean-Yves Cauchard
Un documentaire qui montre comment les employés sont devenus des produits. Pour trouver un emploi, les compétences et diplômes ne sont plus prioritaires. Il faut savoir se vendre, flatter son futur patron et ne pas hésiter à écraser les autres. Tout à fait moi. Ce qui explique pourquoi j’ai mis beaucoup de temps à trouver…
- Les clowns contre-attaquent de Martin Boudot
Dénoncer les injustices en faisant rire, quelques exemples. Problème : je déteste les clowns que je trouve ridicules. Dans le même genre, je vous conseille plutôt les très culottés Yes men. Avec ce documentaire fort réjouissant ici en lien : Les yes men refont le monde.
- Meurtre en Finlande
Une affaire qui passionne la Finlande depuis des années. En pleine nuit alors qu’il dort dans son lit, un homme est tué de 70 coups de couteau. Sa femme et sa fille affolées appellent les secours (on entend l’enregistrement). Quelqu’un se serait introduit chez eux par la fenêtre. L’homme était détesté par ses employés. Mais on ne trouve pas de mobile, l’enquête est bâclée. La police envoie même l'un de ses agents devenir l'amant de la femme pour obtenir des confidences sur l'oreiller... Alors quand on a aucune donnée, on fait comme habitude : et si on condamnait la mère à perpétuité ? Comme ça c’est plus sympa, un seul parent décédé ce n’était pas assez marrant, autant que les gosses perdent les deux. Puis on accuse la mère de satanisme, torture d’animaux et carrément pédophilie, tant qu’à faire.
Et vous, avez-vous vu ces documentaires ?
Vous pouvez toujours gagner des places pour le film The Voices.


10:10 Publié dans Je suis culturée | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma, marlon brando, philippe noiret | |
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