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19/02/2012

La rubrique nécrologique du mois : Whitney Houston, Christian Blachas et Culture pub

christian_blachas_culture pub.jpgDans la rubrique nécrologique… du mois (j’en suis arrivée là) la mort de Whitney Houston. J’ai appris la nouvelle lundi matin par La matinale de canal+. Comme l’animatrice l’a dit quatre jours plus tard : « tous ceux qui n’aimaient pas Whitney Houston n’osent plus rien dire depuis sa mort ». Son décès m’a étonnée et un peu émue, elle était connue tout de même, mais j’avoue que j’étais totalement insensible à son style de musique, comme à celui de Mariah Carey ou de Céline Dion. D’ailleurs Yann Barthès a comparé cette dernière à « the voice », ce qui a fait rire Philippe Manœuvre (l’artiste raté qui se prend pour un rocker avec ses lunettes noires, le soi-disant spécialiste mégalo, qui se trompe souvent -je le constate  à propos des Beatles et de Macca- Ici, Manoeuvre a donné une mauvaise date de sortie pour I will always love you, qui était à l'origine une chanson de Dolly Parton, ce qui n’est pas bien important, je dois me tromper environ 12000 fois par jour, mais visiblement ça a choqué de nombreux fans parce que le critique prenait comme d’habitude un ton péremptoire et définitif.)


Ben quoi, les trois chanteuses ne pratiquent pas le même genre de musique ? Faudrait qu’on m’explique, les journaux surnomment Houston « la diva de la pop » or ils ont fait de même pour Michael Jackson, « le roi de la pop » et ils disent la même chose de McCartney. Je ne suis pas une pro mais je trouve tout de même leurs styles très différents… Bien sûr, « la diva » possédait une sacrée voix, mais elle ne m’a jamais fait trembler d’émotion.

Autre décès, Christian Blachas, le père de Culture pub. Plus de Badumba ! Je ne ratais aucune de ses émissions quand j’étais plus jeune, ce qui est paradoxal, parce que lorsque je vois des pubs à la télé, je zappe automatiquement. Mais Blachas décryptait merveilleusement les techniques des publicitaires pour nous faire acheter des produits inutiles, son émission était vraiment intéressante. Je me souviens de certaines pubs vraiment très drôles, surtout les anglaises (je reste hermétique à l’humour asiatique par contre) mais comme d’habitude je suis incapable de vous citer la plupart des produits que les annonces vantaient. Comme quoi celles-ci n’étaient pas si efficaces, tant mieux.
Je me souviens de beaucoup de slogans, que je cite encore, je fais un flop car je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Je dis ainsi souvent, comme l’a fait récemment Electra dans un commentaire : « reviens Léon ! J’ai les mêmes à la maison ! »  mais je n’ai pas retenu quel est ce fameux produit justement, j’ai peut-être le même à la maison moi aussi.


Je parodie aussi « non, j’en veux pas…- aidons-les, à trouver la force de dire non » Ce slogan était récité sur un ton totalement risible, mou, certainement pas prononcé par des acteurs professionnels… je crois qu’il s’adressait aux jeunes, pour les empêcher de boire de l’alcool, fumer ou se droguer, enfin un truc dans ce genre.
C’est fou comme toutes ces pubs « anti » restent inefficaces, d’ailleurs Culture pub y consacrait une émission : comme les jeunes se veulent  rebelles, la notion d’interdit est justement ce qui les attire, donc ce genre de pub « rappel à l’ordre » produit l’effet inverse de celui recherché. (Enfin personnellement je n’ai jamais fumé, justement parce qu’au collège tous les rebelles le faisaient pour se donner un style. Je comprenais donc que pour être un vrai rebelle, il ne fallait tout simplement pas suivre la mode (ou la « morale » et la « loi »), ni être systématiquement contre, il fallait simplement réfléchir par soi-même.)
(Après recherche la première pub vantait des raviolis en boîte, mais je n’en achetais pas).

A la télé cette semaine, je publierai demain parce que j’ai déjà écrit une tartine.

Et vous, regardiez-vous Culture Pub ? Pour vous Whitney Houston faisait de la pop ?

30/01/2012

La rubrique nécrologique et le film de ce soir : Théo Angelopoulos, L.A Confidential

Pas de rubrique télé hier, car en plus de mon travail lobotomisant, j’ai enchaîné 4 sorties ! en pleine hibernation ! Et je retourne demain à canal+ voir Yann Barthès♥♥♥. Vous vous rendez compte ? Il faudra bien trois mois à mémé pour se remettre de tous ces évènements. J’ai peur que la mémé issue de sa cambrousse ne se transforme en parisienne hype-in the mouv- it girl (désolée je ne sais pas encore manier ces expressions).

la confidential.jpgDans la rubrique nécrologique de la semaine, le réalisateur Théo Angelopoulos est mort mardi 24 janvier, à l’âge de 76 ans. Il a été renversé par une moto alors qu’il tournait son dernier film. La route était coupée à la circulation, mais dans un sens uniquement, et le cinéaste est passé de l’autre côté... (cas de le dire). Ce décès suscite une polémique car l’ambulance a mis plus de 50 minutes à venir, faute de personnel. Dans un pays où certains ne reçoivent plus leur paie depuis des mois, on comprend que les employés n’aient pas envie d’aller bosser gratuitement… Théo Angelopoulos avait reçu la palme d’or en 1998 pour L’éternité et un jour, qui porte bien son nom : dans ce film qui semble durer une éternité, le héros vit son dernier jour de liberté avant de rentrer à l’hôpital, où il sait qu’il va bientôt finir sa vie… Théo n’aura même pas eu cette chance.


A la télé ce soir, suite du cycle noir sur Arte avec L.A confidential, inspiré de James Ellroy. Comme dans Le dahlia noir, l’histoire évoque le Los Angeles corrompu des années 50, le crime organisé et l’envers du décor de Hollywood… (c’est un thème cher à l’écrivain, car sa mère a été assassiné pendant cette époque trouble, et ce meurtre ressemble à celui du dahlia. Je vous conseille son livre et les enquêtes sur le sujet.)

BIIIIIIIIIP, passage de la mire : veuillez nous excuser pour cette brusque interruption des programmes, mais je suis exténuée et le film commence, je vais aller m’endormir devant comme une grosse larve et me réveiller 20 minutes après en disant « gné, déjà? Mais qu’est ce qui s’est passé ? C’est quoi cette bestiole ? Mais ils sont où ? (mais ils sont où, mais ils sont où les Ly-o-nnais…♪♫♪»). Comme la semaine dernière devant Terra Nova (si quelqu’un veut me raconter l’épisode 2...)

15/01/2012

La rubrique nécrologique et les films de ce soir : Maguy, Lord of War, Le parrain 2

maguy.jpgDans la rubrique nécrologique de la semaine, Maguy est morte ! Rosy Varte a succombé à une infection pulmonaire, due à une bronchite mal soignée. On ne sait pas exactement quel âge elle avait (84 ou 88 ans ?) car il n’existait pas à l’époque de registre d’état civil dans son pays de naissance, la Turquie…
L’actrice débute au TNP de Jean Vilar, où elle crée Ubu roi. Elle joue ensuite de petits rôles au cinéma, comme la mère de Colette, (copine d’Antoine Doinel dans les films de Truffaut), l'épouse de Jean-Pierre Darras dans Le viager de Pierre Tchernia et la sœur de Jacques Brel dans Mon oncle Benjamin d’Edouard Molinaro. Elle connaît son plus grand succès populaire avec les 333 épisodes de la série Maguy, diffusée tous les soirs avant le JT d’Antenne 2 entre 1985 et 1993. J’aimais bien chanter le générique. (voir lien)
Elle voit souvent rouge
Avec elle ça bouge
Maguy soleil ou bien Maguy larmes
On est sous le charme...

En fait je ne l’étais pas trop, même si, trop petite, je ne savais pas dire pourquoi. Aujourd’hui je pense que je trouvais cette série un peu beauf et les personnages trop vieux, parfois méchants et bourgeois (le mari incarné par Jean-Marc Thibault était directeur d’entreprise.) Bref leurs préoccupations n’étaient pas celles du petite fille, je préférais les dessins animés…

françoise christophe fantomas.gifAutre décès cette semaine, la comédienne Françoise Christophe, à l’âge de 88 ans. Vous connaissez sans doute son visage particulier, ses yeux d’un bleu glacé : avec ce physique altier, elle incarnait souvent des aristocrates, comme Lady MacRashley dans Fantômas contre Scotland Yard.

A la télé cette semaine, ce soir Arte diffuse la suite du Parrain. Dans le premier épisode, Don Corleone (Marlon Brando) mourrait et son fils (Al Pacino dans son premier grand rôle) lui succédait. Dans ce deuxième film, on alterne le parallèle entre la jeunesse du parrain dans les années 20 (Brando remplacé par De Niro) et la vie de son fils dans les années 50. Le parrain est plus un film de famille que de gangsters.


lord of war.jpgA la même heure,  W9 programme Lord of war d’Andrew Niccol (Bienvenue à Gattaca). Ce film est un pamphlet sur le trafic d’armes, raconté par un de ses principaux représentants (interprété par Nicolas Cage) avec un humour noir et cynique dévastateur :
 « On estime à environ 550.000.000 le nombre d'armes à feu actuellement en circulation. Autrement dit il y a un homme sur douze qui est armé sur cette planète. La seule question est... Comment armer les onze autres ? » « Jusqu'a présent j'avais toujours fui la violence alors que j'aurais dû m'y précipiter. C'est dans notre nature. Les plus anciens squelettes humains étaient criblés de pointes de flèches. » « On dit "Le mal triomphe partout où les hommes de bonne volonté ont échoué" Il suffirait de dire "Le mal triomphe partout". » Un exposé implacable, à voir.

France2 diffuse Public Enemies, avec Johnny Depp♥♥ Christian Bale♥♥ et Marion Cotillard. Le film est signé Michael Mann (Heat, Le dernier des Mohicans) mais je ne peux rien en dire, je l'ai raté au cinéma...


Suite demain, les films commencent…

08/01/2012

La rubrique nécrologique et les films de la semaine : Dark Vador, Dans la peau de John Malkovich, Sur la route de Madison...

captain-iglo-.jpgDans la rubrique nécrologique de la semaine, Captain iglo est décédé. L’âge du capitaine était de 76 ans. C’est là que j’ai appris que la pub des poissons panés était encore diffusée (je zappe systématiquement les annonces). Pour moi elle datait de mon enfance, les années 80/90. En réalité, le personne du capitaine a été crée en 1967. John Hewer a tenu le rôle jusqu’à sa mort en 1998, puis Gerd Deutschmann l’a remplacé. Y aura-t-il un suivant ?

Comme la plupart des enfants, petite je n’aimais pas trop le poisson à cause des arrêtes (je m’étouffais souvent avec et devais les faire passer avec de la mie de pain). Maintenant bien entendu j’ai évolué, j’adore les poissons « pas carrés et panés comme à la cantine, ils ont des yeux, des nageoires » surtout les brochets, perches et truites pêchés par mon neveu de 8 ans. Je vide les bestioles moi-même (les entrailles dégoulinantes dégoûtent ma famille,  mais bizarrement j’ai toujours apprécié, je dois être psychopathe).
Je n’ai remangé du poisson pané qu’en travaillant dans des écoles. De la même manière, enfant, le bleu ou le camembert me paraissaient trop forts, je préférais le babyfail et le qui rit. J’ai redécouvert ces derniers en cantine et je ne comprends absolument pas comment je pouvais apprécier ces produits sans goût. Comme quoi, on se plaint souvent des jeunes qui n’aiment pas les bonnes choses, tout n’est pas perdu.

dark vador.jpgCette semaine, un autre personnage de notre enfance est mort : Dark Vador. Ou plutôt sa doublure pour les combats au sabre laser, Bob Anderson. Il était en réalité escrimeur, coachait ou doublait les interprètes. Il a participé à Barry Lindon, Pirates des caraïbes,le Seigneur des anneaux … Peter Jackson a refait appel à lui pour son dernier film qui sortira cette année, Bilbo le hobbit. Bob Anderson a donc travaillé jusqu'à son décès, à l’âge respectable de 89 ans, la preuve que l’exercice physique maintient en forme.

Meurtre insolite cette semaine : un homme a tué sa femme à coup de machette, pensant qu'elle avait un amant. Il avait en fait trouvé la photo de Francky Vincent dans son sac... J'ai toujours pensé que ce "chanteur" était une calamité, la preuve : il fait perdre tout sens commun. Visiblement dans ce couple aucun n'avait toute sa tête : comment peut-on tuer quelqu'un et comment peut-on apprécier Francky Vincent ?


parrain.jpgA la télé cette semaine, encore des classiques : ce soir, Arte diffuse Le parrain, qu’on ne présente plus. France 4 lui oppose un autre mastodonte, Terminator 2 (reconnu comme le meilleur de la série). Enfant je craquais pour le jeune garçon, Edward Furlong, car il ressemblait beaucoup à mon amoureux de l’école. Maintenant, l’acteur a 15 kilos de trop, une tête de drogué et est sorti avec Paris Hilton (quant à mon copain d’école, je ne sais pas ce qu’il est devenu) (ne me proposez pas de m’inscrire sur copains d’avant, je n’avais pas d’amis parmi les bêtes et méchants qui me servaient de camarades de classe, et j’ai préféré oublier le nom de ces personnes).

chinatown.jpgLundi, Arte programme Chinatown de Roman Polanski. Dans les années 30, à Los Angeles, une femme (Faye Dunaway) demande à un détective privé (Jack Nicholson) d’enquêter sur son mari, un ingénieur des eaux qu’elle soupçonne d’adultère. Ce dernier est bientôt retrouvé mort, et le détective se rend compte que l’affaire cache bien d’autres choses… Chinatown réunit tous les ingrédients du film noir, la femme fatale qui roule le héros, un looser, l’ambiance pesante, la ville corrompue… Le film rappelle les romans de James Ellroy comme L.A confidential (adapté également au cinéma). A la première vision, adolescente, j’admets que la lenteur et les rebondissements complexes m’avait décontenancée, voire ennuyée…

Dans la peau de John Malkovich.jpgTout autre genre, la chaîne diffuse ensuite Dans la peau de John Malkovich, un film au scénario complètement délirant, signé par Charlie Kaufman. Pour vous donner une idée, l’homme est également auteur des scénarii de Eternal Sunshine of the Spotless Mind ou Adaptation… Comme son nom l’indique, le héros (John Cusack) se retrouve dans la peau de John Malkovich, après avoir trouvé une mystérieuse porte, menant dans un étrange tunnel… Ce film m’avait transporté quand j’étais jeune, je n’étais jamais encore tombée sur une histoire aussi originale. Elle n’est pas simplement absurde et farfelue, mais réveille des questions plus profondes, sur l’apparence, l’identité, les frustrations et désirs…  qui n’a pas rêvé de se mettre à la place de quelqu’un d’autre, et si possible riche et célèbre ?
Je l’ai vu au ciné avec une copine, la même semaine que Boy’s don’t cry (pour lequel Hilary Swank a reçu son premier oscar, et que je n’ai jamais vu diffusé à la télévision depuis, dommage). Ma copine n’a aimé aucun scénario. Elle m’a ensuite demandé de lui prêter des films, je lui ai sélectionné Un cœur en hiver et un autre de Sautet, elle n’a pas aimé non plus. Je me demande ce qu’elle pouvait bien apprécier…

sur_la_route_de_madison.jpgJeudi, Préparez vos mouchoirs comme dirait Bertrand Blier, France 3 diffuse Sur la route de Madison de Clint Eastwood. Histoire d’amour impossible entre une femme mariée et un photographe de passage dans sa campagne… Un beau mélo, à voir au moins une fois.

Vendredi 13, je ne regarde pas la grande soirée du paranormal sur direct 8, je préfère la vivre en vraie : une amie m'invite à visiter les lieux hantés de la capitale. J’adore ce genre d’histoires, même si mémé trouillarde a peur des fantômes depuis le traumatisme de Mystères à la télé (encore maintenant la musique me donne des frissons, j'ai dû couper le son pour choisir le lien, pourtant l’émission était ridiculement kitch....) Alors il est possible que je passe le trajet du retour à craindre qu’un poltergeist bloque le métro et que je reste toute la nuit blottie dans un coin, la lampe allumée, à scruter les murs, analyser le moindre bruit suspect, puis pleurnicher auprès de ma mère à 4 heures du matin : « viens vite, j’ai entendu du bruit dans la cuisine » (et là je l’attends 5 heures car elle habite à 600 km). (bon ok, j'exagère un tantinet, je suis une grande fille maintenant, même pas peur). Si vous viviez dans ma maison de campagne, vous comprendriez : des amis traumatisés refusent d’y dormir, on entend marcher au grenier (un chat huant ?) et frapper à la porte au milieu de la nuit (le vent ?) Un jour je vous raconterai des expériences troublantes que j’y ai vécues…

Côté documentaire, lundi à 23 h France 3 propose Duch, le maître des forges de l’enfer, sur le responsable du camp de détention S21 (un autre excellent film existe sur le sujet). En 4 ans, en 1975, 12 000 personnes ont été torturées à S21, un quart de la population cambodgienne assassiné par le régime Kmer rouge... Autre tortionnaire, Klaus Barbie, mardi sur France 2. (Oui, la semaine télévisuelle s’annonce joyeuse).

Pour les abonnés canal + et les fanas de jeux vidéos, ne manquez pas mardi Scott Pilgrim d’Edgar Wright (réalisateur de mon film culte Shaun of the dead). Pour les geek, les documentaires sur George Lucas et les films potaches et parodiques comme Fanboys. Sinon je vous conseille De vrais mensonges de Pierre Salvadori, avec Audrey Tautou, et aussi La princesse de Montpensier et Les émotifs anonymes (avec Benoît Poelvoorde♥♥)…

Et vous, avez-vous vu ces films ? Avez-vous peur des fantômes ?