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23/03/2015

Bilan 2014 : 79 films au cinéma

conte kaguya affiche.jpg...Si j’en ai pas oublié en route (ça m’arrive souvent). Il m’est difficile de les classer et de proposer un top ten. Je pense pouvoir élire mon film préféré, qui est malheureusement passé relativement inaperçu : Le conte de la princesse Kaguya de Takahata (Le tombeau des lucioles, le film d'animation le plus triste au monde). J’ai adoré Le loup de Wall street de Scorsese aussi, mais il est sorti fin décembre 2013.
Les liens en rose renvoient à mes billets sur les films, cliquez dessus.

Si je compte bien, en 2014 j’ai vu 79 films:
- 6 films d'animation
- 2 documentaires
- 10 films de science-fiction
- 15 comédies
- 12 thrillers
- 17 drames
-11 films que je ne sais pas où classer (biopic, comédies dramatiques…)
- 2 films insupportables
- 4 films de 2013 (mémé et son train de retard)

6 films d'animation :

cinémaA voir :

- Le conte de la princesse Kaguya d’Isao Takahata
- Astérix, le domaine des dieux d’Alexandre Astier
- Mr Peabody et Sherman, les voyages dans le temps de Rob Minkoff
- Dragons 2 de Dean DeBlois

Déception de l’année :

- Le vent se lève de Hayao Miyazaki
Mimi, je t’adore, je t’ai consacré mon mémoire de fin d’études. Mais là, il était temps que tu t’arrêtes, et malheureusement, pas en beauté. Une scène entière sur la construction d’un avion, les boulons et matériaux à utiliser, sérieusement ? 

Navet de l’année :

- Tortues ninja de Jonathan Liebesman
Le film ne reprend même pas la chanson du dessin animé originel…

2 documentaires :

- Nature de Patrick Morris et Neil Nightingale

Coup de cœur :
- Tout est permis de Coline Serreau

Demain, suite des films de 2014 avec la S.F.
Et vous, appréciez-vous ces films ?

   

22/03/2015

Les films de 2014 encensés par la critique qui m’ont ennuyée

saint laurent.jpg-  Saint Laurent de Bertrand Bonello

Ultra stylisé, très beau, chic, mais vide. Une biographie, mais pour faire original, le réalisateur n’a pas suivi la trame classique, comme le fait un peu plus le Yves saint Laurent de Jalil Lespert. Il se borne à raconter seulement une dizaine d’années de la vie du créateur, où franchement, il ne se passe pas grand-chose. Je ne comprends vraiment pas comment on a pu consacrer deux films, la même année en plus, à ce type. Le film ne m'a fait éprouver ni sympathie ni admiration pour lui. Et bravo aux César qui ont nommé les deux acteurs dans le rôle titre (très bons) et n'en ont élu qu'un seul, Pierre Niney... Ils n'auraient pas pu les faire gagner tous les deux ex aequo ou en choisir un autre... En plus mémé déteste la mode et le shopping comme vous le savez. Seul intérêt du film selon moi : les stratégies marketing retorses de Pierre Bergé.
J’en ai un peu marre de ces films sex drugs and rock n’roll, pour faire cool et branché, gentiment provoc. Au fond, ils se ressemblent tous et en deviennent ridicules. Avec leurs sempiternelles scènes en boîte de nuit, les scènes de sexe, les scènes où les personnages se droguent et s’imbibent… Désolée, mais ça ne fait pas rêver mémé. Plutôt que de subir ce film, j’aurai préféré rester chez moi boire une tisane. 

Eden de Mia Hansen-Love

eden.jpgMême problème. Sex, drugs and rockn’ roll avec des gens qui se la jouent. La réalisatrice raconte la vie de son frère. Dans une interview, que je ne citerai pas pour ne pas ridiculiser encore plus la pauvre fille, elle déclare carrément aduler son frangin, comme une gamine de 5 ans. Sauf qu’elle en a 33 et que son frère est un pauvre gars. Gros glandeur, il passe ses nuits dans des boîtes de nuit plutôt que de bosser, à écouter de la musique que je juge merdique. Deux types se lancent dans ces nouvelles sonorités, et il se dit « tiens, je vais faire pareil ». Sauf qu’eux, ils ont du talent : les Daft Punk. Donc eux, ils ont du succès. Le « héros », comme il n’en a pas, mais se refuse à aller bosser comme tout le monde (trop mégalo pour ça) passe sa vie à taxer sa mère et ses amis. Mais pas pour payer sa bouffe ni ses factures, non non ! Pour acheter des fringues de luxe et de la coke. Sinon il a de semblants histoires d’amour, mais elles sont tellement inintéressantes et sans passion que je ne m’en souviens plus. Un long ennui de 2h15.

J’étais invitée à la soirée de lancement du film (que je n’avais pas encore vu) dans une boîte de nuit sur les Champs-Elysées, le Queen. Mémé évidemment ne connaissait pas, puisque la dernière fois que j’ai traîné mes pantoufles dans un de ces lieux de perdition, c’était en 2001. Véridique. Le fameux DJ héros du film mixait pour la soirée. Pourtant j’adore danser, j’invente des chorégraphies originales. Mais sur de vraies chansons. Pas sur des morceaux sans mélodie qui se bornent à répéter la même phrase en boucle sur trois pauvres notes… Comment danser là-dessus ? On s’est barré au bout d’une heure.

Le seul intérêt de la soirée était de retrouver les noms des acteurs invités. J’en ai reconnu 8, dont Vincent Lacoste (le héros de l’excellent Hippocrate) et Félix Moati (le héros de l’excellent Libre et assoupi). Heureusement, grâce à ce quiz en live, on a bien rigolé. Mais franchement, heureusement qu’on n’a pas payé l’entrée (ça coûte combien ?) : 20 euros le verre ?!! 3 euros l’article à déposer au vestiaire, donc un manteau, un sac, et mémé frileuse avec ses gants, son bonnet et son écharpe, elle paie 18 euros ? Nan, mémé rebelle, elle a tout gardé sur elle ! J’ai dansé avec mon manteau, na ! Ah j’avais du succès sur la piste de danse. Je ne comprends pas pourquoi les mecs ont préféré se coller à la pouffe en mini-jupe et bustier. Mon écharpe tricotée par ma mère est pourtant très jolie. De toute façon, les seuls beaux mecs étaient homos, car comme son nom l’indique, le queen est une boîte gay.

Demain, suite demain des films de 2014 : j’en ai vu 79 au cinéma.

 

20/03/2015

Bilan ciné 2014 : les films encensés par la critique

mommy.jpg20 mars 2015, il était temps ! Beaucoup de films vus en 2014 m’ont laissé indifférente, m’ont ennuyée, et pour certains, je me suis même endormie devant…
Comme j’ai des goûts popu, je n’ai même pas pris la peine de voir les films encensés par la critique, comme la palme d’or, Winter sleep. 3h15, c’est bon, j’ai rien fait de mal moi ! Mon frère m’a forcée à regarder Il était une fois en Anatolie du même réalisateur : « mais si ! Toi qui as étudié le cinéma, tu dois le voir ! Le plan où la pomme tombe dans le ruisseau, avec ces reflets, c’est magnifique non ? » - « euh, ouais ? » (en fait j’ai loupé cette scène car je m’étais assoupie.)

cinéma,cinéma françaisJ’ai attendu la diffusion sur Canal+ pour voir les films adulés par les journalistes en 2013. Je suis bien contente de ne pas avoir payé une place de ciné pour La vie d’Adèle, palme d’or 2013, 3 heures encore. Plus le film est long et chiant, plus les critiques aiment. Adèle est une tête à claques a l'air stupide, constamment avec ses grosses baboles ouvertes sur ses dents de lapin, elle renifle comme un gamine. on a envie de lui fermer son clapet et de lui refiler un mouchoir pour qu'elle mouche enfin sa morve (parce qu'elle passe son temps à chialer). Commentaire de mon autre frère, qui a voulu profiter de mon abonnement à Canal pour le voir avec moi : « Je pourrais dire que j’ai vu avec ma sœur un film porno».

Il m’a aussi prévenue : « il passe un film en ce moment sur canal… Alors je l’ai vu au cinéma, parce que j’aime bien la petite Charlotte, je m’attendais pas à ça du tout… c’est très très spécial… » Charlotte Gainsbourg a bien changé depuis l’excellent L’effrontée, son premier film à 14 ans. Elle est justement très effrontée dans Nymphomaniac 1 et 2, au discours lourdaud, à la fois hard et prude, et une mise en scène pathétique. Je ne me souviens plus exactement, mais du genre "l'homme est tel un jaguar/ un aigle" et pour illustrer cette sentence pompeuse, Lars Von Trier insère au milieu du dialogue des images de ces animaux… Je me suis encore endormie devant tant de ridicule. Inutile de dire que les films durent 3 heures encore, je n’ai regardé que le premier.

J’ai été déçue par la presque palme d’or de Xavier Dolan, Mommy, pourtant j’aime beaucoup ce réalisateur. Mais le film est trop long, surtout la première heure. J’ai trouvé que Dolan se répétait, il exploite toujours les mêmes thèmes : l’ado en conflit avec sa mère, les violentes disputes impudiques : le spectateur se sent voyeur et gêné. Jouer sur les émotions, c’est un peu facile… La mise en scène est toujours très élégante et originale, mais la B.O est d’habitude soignée… Ici, une scène entière sur Céline Dion, pitié !

En 2014, la critique a encensé des films qui m’ont profondément ennuyée...

Suite demain

 

05/03/2015

Les documentaires du mois : Marlon Brando, un acteur nommé désir

marlon brando chat.jpeg- Marlon Brando, un acteur nommé désir

J’ai vu Un tramway nommé désir au cinéma de minuit, à 15 ans, et je me souviens toujours de Marlon Brando dans ses T-shirts moulants…
C’est surtout l’enfance des personnes qui m’intéresse, bien plus que leur carrière. Ou plutôt, le phénomène de résilience : comment, parties très bas, elles arrivent au sommet, en sublimant leurs problèmes dans l’art. Pourtant elles finissent souvent par être rattrapées par leurs démons, comme Marlon Brando.

L’acteur est né en 1924 dans une famille modeste, d’un père violent et coureur de jupons. Il adore sa mère, ancienne gloire du cinéma qui oublie son déclin dans l’alcool : son fils la récupère ivre morte dans des bars sordides. Brando retiendra la leçon : il ne fera pas d’excès, mais il épousera en première noces une fille qui ressemble à sa mère, une toxicomane…

brando et marilyn.jpgDélaissé par ses parents, Marlon est solitaire et méfiant, préfère la compagnie des animaux à celles des hommes. Mauvais élève, dyslexique, insubordonné, il est viré de l’armée. A 20 ans, il  accompagne une amie à son cours d’actrice, et c’est une révélation. Marlon Brando révolutionne le jeu d'acteur, jusqu’ici guindé et peu réaliste. Il apporte sa sensualité et étudie la psychologie de son rôle pour l’incarner, comme si comédien et personnage ne faisaient qu’un. C’est la méthode actors studio. Il influence de nombreux autres acteurs de sa génération et des suivantes : James Dean, Paul Newman, Al Pacino, De Niro, Dustin Hoffman…
Mais à partir des années 60, Marlon Brando néglige sa carrière, accepte n’importe quel rôle, ou devient une caricature de lui-même, se grime dans Le parrain ou Apocalypse now par exemple. Il préfère se consacrer à la défense des droits civiques et des Indiens.

Comme son propre père, il s'occupe peu de ses enfants et ne s'attache pas aux femmes. Il a 14 enfants de 3 femmes différentes, certains avec sa gouvernante alors qu’il a déjà 70 ans, trois de mères « non identifiées », trois enfants adoptés… Son fils tue l’ex petit ami violent de sa sœur, et la fille se suicide à 25 ans, en laissant un enfant de 5 ans… Depuis cette tragédie, Marlon Brando vit reclus.
A la fin de sa vie, le sex symbol qui a conquis Marilyn Monroe, Ursula Andress, Jacky Kennedy et de nombreux autres femmes, finit obèse, avec près de 140 kg qui le maintiennent couché dans son lit, où il passe son temps à regarder des vidéos de Laurel et Hardy. Il meurt seul, à 80 ans, d’insuffisance respiratoire.

- Elvis et Priscilla

Est-ce qu’ils ont couché ensemble alors qu’ils n’étaient pas mariés et qu’elle n’avait que 14 ans ? Telle est la principale question que pose ce documentaire racoleur pour midinettes. Réponse : on s’en fout ?

- Philippe Noiret, la pudeur des sentiments

alex le bienheureux noiret.jpgTout est résumé dans le titre. Ses films que je préfère : Le choc du vieux fusil quand j’étais petite,  Alexandre le bienheureux qui arrête de travailler pour profiter de la vie,  Cinéma paradiso et sa passion pour les films. Mais aussi Les ripoux, les chouans, La fille de d’Artagnan, gros succès populaires de mon enfance. La vie et rien d’autre, Uranus, Coup de torchon que j’ai choisi d’étudier à la fac. J’ai son autobiographie mais je ne l’ai toujours pas lue…

- La lutte des cadres de Pauline Frachon et Jean-Yves Cauchard

Un documentaire qui montre comment les employés sont devenus des produits. Pour trouver un emploi, les compétences et diplômes ne sont plus prioritaires. Il faut savoir se vendre, flatter son futur patron et ne pas hésiter à écraser les autres. Tout à fait moi. Ce qui explique pourquoi j’ai mis beaucoup de temps à trouver…

- Les clowns contre-attaquent de Martin Boudot

Dénoncer les injustices en faisant rire, quelques exemples. Problème : je déteste les clowns que je trouve ridicules. Dans le même genre, je vous conseille plutôt les très culottés Yes men. Avec ce documentaire fort réjouissant ici en lien : Les yes men refont le monde.

- Meurtre en Finlande

Une affaire qui passionne la Finlande depuis des années. En pleine nuit alors qu’il dort dans son lit, un homme est tué de 70 coups de couteau.  Sa femme et sa fille affolées appellent les secours (on entend l’enregistrement). Quelqu’un se serait introduit chez eux par la fenêtre. L’homme était détesté par ses employés. Mais on ne trouve pas de mobile, l’enquête est bâclée. La police envoie même l'un de ses agents devenir l'amant de la femme pour obtenir des confidences sur l'oreiller... Alors quand on a aucune donnée, on fait comme habitude : et si on condamnait la mère à perpétuité ? Comme ça c’est plus sympa, un seul parent décédé ce n’était pas assez marrant, autant que les gosses perdent les deux. Puis on accuse la mère de satanisme, torture d’animaux et carrément pédophilie, tant qu’à faire.

Et vous, avez-vous vu ces documentaires ?

Vous pouvez toujours gagner des places pour le film The Voices.