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02/06/2014

Quiz littérature, avec un super lot à gagner !

jaime lire lettre quiz.jpgPour les lecteurs fidèles des débuts du blog, vous vous souvenez des quiz de culture générale que j’avais l’habitude de faire ? Avec comme gain, tenez-vous bien, un trésor inestimable ! Des cartes postales dédicacées par une star : écrites par mes soins ! Oui bon, j'ai mis "super lot" dans le titre, pour voir si le nombre de connexions allait augmenter subitement... Mais ce n'est pas un mensonge, c'est vraiment un super prix (comment ça, non ?) J’ai décidé de relancer les quiz ! Régulièrement, disons un par mois pour commencer, ça dépend de votre enthousiasme. (Si je n’ai qu’un seul participant, à part entamer une collection de cartes papillotiennes pour lui, je ne vois pas trop l’intérêt… ) Puis je ne laisserai plus 5 vainqueurs  à chaque fois, un seul suffit pour commencer surtout si j’ai qu’un seul joueur… Comme je veux bien faire, trouvez un texte marrant et original, faire des dessins et des rébus (j’ai 8 ans) l’écriture des cartes me prend des jours. Et j’ai pas que ça à faire, j’ai un boulot moi : en chercher un.

 On commence par un quiz littéraire. Trois autres quiz à refaire ici et si vous voulez. Comme toujours, je trouve le quiz trop facile alors je rajoute des questions bis.

1 ) Associez les auteurs suivants à leur œuvre :
1) Louis-Ferdinand Céline                                   a) D’un château à l’autre
2) Jean-Paul Sartre                                            b) Les mémoires d’Hadrien
3) Albert Camus                                                c) Le mur
4) Marguerite Yourcenar                                     d) La chute

2) « Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit. »
Qui est l’auteur de ces vers?
a) Guillaume Apollinaire
b) Arthur Rimbaud
c) Paul Verlaine
d) Stéphane Mallarmé
2 bis : Quel est le titre du poème ?

3) Quelle est la fable que La Fontaine n’a pas écrite ?
a) La génisse, la chèvre et la brebis
b) L’âne et le chien
c) Les deux lions
d) L'hirondelle et les petits oiseaux

4) Qui a dit « L’art est un mensonge qui nous permet d’approcher la vérité » ?

a)      Renoir

b)      Hegel

c)       Picasso

d)      Cocteau
bis : Citez l’une de ses œuvres

5) Écrivain né à Nîmes en 1840, il obtient la notoriété par la publication en 1858 de son premier ouvrage, le recueil de vers Les amoureuses. Lancé dans la carrière littéraire, il collabore à de nombreux journaux. Ses œuvres inspirées de la Provence sont encore aujourd’hui célèbres telles que Tartarin de Tarascon et Le petit chose. De qui s’agit-il ?

a)      Marcel Pagnol

b)      Jean Giono

c)       Frédéric Mistral

d)      Alphonse Daudet

6) A quel genre littéraire appartiennent les œuvres ci-après : La planète des singes de Pierre Boulle, La nuit des temps de René Barjavel et Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley ?
a) Le roman noir
b) Le roman d’anticipation
c) Le roman d’aventures
d) Le roman historique
6 bis : Citez une appellation différente pour ce genre

7) De qui est amoureux Cyrano de Bergerac ?
a) Sa servante Roxane
b) Sa maîtresse Roxane
c) Sa patronne Roxane
d) Sa cousine Roxane

8) Qui était François-Marie Arouet ?
a) Beaumarchais
b) Stendhal
c) Voltaire
d) Rabelais
8 bis : citez l’une de ses œuvres

9) Quelle fut la première femme écrivain élue à l’Académie française ?
a) Marguerite Duras
b) Marguerite Yourcenar
c) Françoise Mallet-Joris
d) Nathalie Sarraute

10) Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie ! Noblesse, fortune, un rang, des places ; tout cela rend si fier ! Qu’avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus : du reste homme assez ordinaire ! Tandis que moi, morbleu ! Perdu dans la foule obscure, il m’a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu’on n’en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes. » Dans cet extrait du Mariage de Figaro, que dénonce l’auteur ?
a) Le pouvoir de l’argent
b) Les difficultés de la vie quotidienne
c) La bêtise des nobles
d) Les privilèges héréditaires
10 bis : Qui est l’auteur ?

Questions extraites du livre de Jean-Michel Oullion, 2500 QCM de culture générale

Envoyez vos réponses par la rubrique "me contacter" en haut à gauche, avant la fin de la semaine. Vous pouvez aussi m’indiquer que vous participez dans les commentaires. Le résultat sera annoncé lundi prochain.

A vous de jouer !

30/05/2014

Inégalité pour tous

inegalite pour tous.jpgJ'en ai déjà parlé ici, mais je vous livre un résumé plus complet après l’avoir vu :
L’économiste Robert Reich est un centriste qui penche vers la droite. Il a travaillé entre autres pour Gérald Ford (républicain) et Clinton (démocrate). Le documentaire s'intéresse à l'économie américaine, mais il peut s'appliquer également à la France ou L'Europe.

Après une étude sur le 20e siècle, Robert Dreich constate que les deux plus grosses crises économiques surviennent après 1928 et 2007, quand les plus fortunés ont raflé 23 % du revenu national. De plus, il voit que les inégalités sont au plus haut quand les riches paient le moins d'impôts, et inversement. Aujourd'hui, la classe moyenne américaine paie des impôts atteignant 33 % de ses revenus, tandis que les riches ne sont taxés qu'à hauteur de 15 %.

En 2010, les 400 Américains les plus fortunés possèdent plus que 150 millions d'Américains, soit la moitié de la population. En 1978, le revenu moyen était de 49 000 dollars annuel. Les 1 % des plus  riches gagnaient 393 000 dollars. En 2010, le revenu moyen n'est plus que de 34 000 dollars, et les 1 % des plus riches raflent 1 101 000 dollars ! Soit une baisse d'un tiers des revenus pour la classe moyenne américaine en 35 ans, et un revenu quasiment multiplié par trois pour les plus riches ! 
C'est la classe moyenne qui assure 70 % de la consommation de l'économie américaine. Les riches dépensent trop peu, car quand on possède des millions de dollars, on ne peut pas les débourser entièrement, comme l'explique un millionnaire « 3 jeans me suffisent, je n'ai pas besoin d'en avoir 3000 ». Selon Robert Reich, dire qu'il ne faut pas taxer les plus riches car ce sont eux qui créent les emplois est faux. C'est la classe moyenne qui fait l'économie.

A partir des années 80, pour compenser la baisse des salaires, les salariés américains augmentent leurs heures de travail. (300 heures de plus par an qu'en Europe !) La classe moyenne s'endette et emprunte pour maintenir son niveau de vie.
Le documentaire dénonce un cercle vicieux : si les classes moyennes sont exclues de la croissance :
Les salaires stagnent, donc les salariés consomment moins, les sociétés réduisent leurs effectifs puisqu'elles vendent moins, les recettes fiscales diminuent, l'état réduit ses budgets, (par exemple verse moins d'argent pour l'éducation et les universités), les facs augmentent leur droit d'inscription, les plus pauvres ne peuvent plus faire d'études, donc accéder à de bons postes, les salariés sont moins bien formés, le chômage augmente.

Et aux États-Unis, les très riches ont les moyens légaux d'influencer la politique en finançant les partis et en créant des lobbies…

Robert Reich sillonne l’Amérique afin d’informer les citoyens et les inciter à s’insurger contre les inégalités, qui mettent selon lui l’économie et la démocratie en danger. Un documentaire fascinant, implacable et très facile à comprendre, que je vous recommande chaudement.

 

28/05/2014

Mangez-le si vous voulez

mangez le 2.jpgJ'ai vu la pièce et lu le livre de Jean Teulé, qui s'inspire d'un faits-divers atroce et incroyable : En 1870, alors que la guerre contre la Prusse ruine la population et tue ses enfants, un petit village organise sa foire annuelle.  Alain se rend à la fête, où son cousin, un homme arrogant, lit les dernières nouvelles du front aux paysans analphabètes. Les soldats français meurent en nombre, l'empereur est menacé. Les habitants enragent d'apprendre que leurs enfants sont morts au front pour rien, et en veulent au porteur de mauvaises nouvelles. Alain prend sa défense :
« Arrêtez, il ne fait que lire le journal. Ce n'est pas comme si il avait dit « à bas la France »
« Tu as dit "à bas la France !" Saleté de Prussien ! »

Et là, la foule enragée tient son bouc émissaire. Celui qui cristallise toutes leurs souffrances, sur lequel les paysans vont déchaîner leur rage jusqu'alors contenue. Ils le lynchent, le torturent. Ils ne reconnaissent plus Alain, qu'ils ont salué dix minutes auparavant, qui les a aidés, avec lequel ils ont grandi.
Seules quelques personnes gardent leur esprit et tentent de sauver le malheureux. Ils l’emmènent chez le maire afin qu'il lui porte asile. Mais l'homme respectable craint que les brutes ne saccagent sa maison, et répond « mangez-le si vous voulez ». Et ils le feront !!!

Mangez le pièce.jpgPourquoi s'en prendre à ce jeune homme ? Selon moi, impossible que les bourreaux ne le reconnaissent pas. Peut-être parce que contrairement à eux, Alain est riche, instruit, gentil, généreux et brave. Il leur a prêté de l'argent, les hommes fiers en sont peut-être honteux. Il imagine un procédé qui évitera la sécheresse dévastant les récoltes, ce qui aidera considérablement les paysans (plan astucieux toujours utilisé dans la région cent ans après...) Alain est un  bon samaritain.  En plus, il est réformé, mais contrairement à certains (qui envoient des plus pauvres sur le champ de bataille à leur place) il est volontaire et part se battre contre les Prussiens. Bref, il possède de nombreuses qualités que ses bourreaux n'ont pas, il leur renvoie leurs propres défauts. Comme il met les paysans mal à l'aise, ils s'en débarrassent !

J'ai trouvé que la pièce était meilleure que le roman, plus subtile, mieux écrite. Le dispositif paraît étrange au début : comme décor, une cuisine des années 50. Une comédienne a l'apparence de la parfaite potiche femme au foyer des publicités de l'époque : un grand sourire faux et figé, un rôle muet. Un acteur reprend tous les rôles, la victime et les bourreaux, et se contente de dire son texte sans jouer les scènes. Ceci pourrait nous rebuter, mais le propos est si fascinant et l'acteur le raconte si bien qu'on ne perd pas le fil et s'imagine parfaitement les faits. 

De plus, ceci permet une distanciation (on a aucune envie de voir des scènes de torture). L'acteur joue habilement avec le décor : il rentre dans le frigo, la femme lui claque la porte au nez pour signifier que le maire ne veut pas lui ouvrir... Parallèlement, la comédienne cuisine (pour de vrai, on sent l'odeur des oignons grillés parcourir la salle). Son jeu répond au texte (elle coupe violemment une carotte quand l'acteur dit qu'on lui arrache un doigt). La pièce utilise un humour noir bienvenu qui n'existe pas dans le roman. Je ne suis pas du tout adepte des mises en scène contemporaines ou étranges, mais celle-ci est vraiment très originale et adéquate. Une pièce de théâtre que je vous recommande.

mangez le si vous voulez.jpegQuant au roman, je trouve qu’il n’est pas très bien écrit. L’auteur amène les informations malhabilement, dans les dialogues, qui sonnent donc faux. Par exemple, dans les premières pages, ils situent le contexte social, historique, familial à travers les dialogues entre Alain et ses parents. Comme si les personnages ne connaissaient pas déjà toutes ces informations ! 
« Tu aurais pu échanger pour mille francs ton mauvais numéro de conscrit (…)
- Mais il t’a répondu cent fois ! Cette histoire de tirage au sort pour rejoindre les troupes, où les miséreux qui ont tiré un bon numéro le revendent à des garçons plus aisés en ayant tiré un mauvais, ne lui plaît guère »
Evidemment, les personnages connaissent ce principe, il est donc ridicule qu’ils le décrivent. C’est simplement l’auteur qui veut le rappeler aux lecteurs qui ne le connaissent pas. Mais pourquoi le faire dans les dialogues, et pas dans le texte, ou en note de bas de page ? Dans la pièce, ce sont des musiciens qui sonnent un gong et le signalent aux spectateurs. Cette astuce crée un humour décalé, qui permet de respirer un peu dans cette atmosphère étouffante et violente. Le roman, lui, est froid. Ma mère l’a lu aussi. Elle est pourtant avare en compliments, mais elle m’a dit « bof, tu pourrais en faire autant ! »

Jean Teulé aime se consacrer aux faits-divers glauques, comme celui de Darling, une femme battue (je n’ai vu que le film avec Marina Foïs et Guillaume Canet, ça m’a suffi). Le romancier vend des milliers de livres, si quelqu’un veut me raconter sa vie extraordinaire, je pourrais la retranscrire aussi platement que lui je pense. N’hésitez pas. Par contre, je me consacrerai uniquement aux récits joyeux ! Ou alors, je détaille enfin mes incroyables aventures de chômeuse (et parfois travailleuse) comme on me le conseille si souvent…

 

27/05/2014

Au théâtre ce soir : Antoine Duléry et Agnès Jaoui

uns sur les autres.jpg- Antoine Duléry fait son cinéma, Le grand point virgule, jusqu'au 6 juin.

Le comédien imagine une soirée avec Luchini, Patrick Chesnais et Daniel Prévost. Il en profite pour imiter ses acteurs favoris et raconter des anecdotes de cinéma et théâtre qu'il a vécues durant sa carrière. Duléry reproduit parfaitement Prévost (d'ailleurs ils ont un air de ressemblance) Chesnais, mais je suis plus dubitative pour Luchini. De même, je n'ai pas reconnu son Claude Rich.
La première moitié du spectacle est hilarante. On sent un grand respect pour les comédiens. On a plaisir à revivre ses histoires, à redécouvrir nos acteurs fétiches (Noiret♥). Mais le spectacle se répète à la fin et aurait gagné à mon avis à être élagué. Duléry parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, comme Louis Jouvet par exemple. On faisait baisser la moyenne d'âge de la salle d'environ 40 ans. Je mérite bien mon surnom de mémé. Un spectacle qui parlera d'abord aux vieux comme moi.

- Les uns sur les autres, avec Agnès Jaoui, théâtre de la Madeleine

Le quotidien d'une famille : la mère (Agnès Jaoui) qui se sacrifie pour tout le monde sans rien recevoir au retour, son mari qui la délaisse, la fille anorexique obsédée par sa minceur, le fils ado et rebelle, le grand père grabataire. Les répliques sonnent justes et chacun peut retrouver un membre de sa famille dans l'un des personnages. Le décor est soigné et ingénieux : un appartement entier reconstitué, où les comédiens déambulent, sont en permanence visibles. Il permet de constater que chacun reste dans son coin à vaquer à ses occupations sans s'occuper des autres, le manque de communication est évident. Pourtant ils sont ensemble, habitent sous le même toit, « les uns sur les autres »...
Une pièce intéressante, mais qui manque un peu d'humour et de légèreté, et est parfois un peu bizarre (la fille maigrit tellement qu'elle en devient invisible. Euh ?)