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09/12/2009

Préparez vos mouchoirs

paulo.jpgJ-1 avant McCartney ! Je trépigne et écoute en boucle les chansons les plus énergiques et joyeuses. Pourtant je sais aussi que demain on sortira nos mouchoirs…

La chanson la plus triste de McCartney est pour moi Here today. Il l’a écrite lorsque Lennon a été assassiné. Comme Paul l’explique, c’est « une conversation entre lui et moi », où il retrace leur amitié. Les paroles sont poignantes, la musique est mélancolique comme tout…
And If I say,
I really knew you well
What would you answer be ?
If you were here today
...”

Ce qui finit de nous achever, c’est que systématiquement, quand Paul la joue en concert, il perd sa voix parce qu’il est ému.
Ecoutez et regardez bien la vidéo, et vous constaterez à quel point il est gêné et sanglotant, comme sa voix se brise… A ce concert à l’Olympia, j’entendais tout le monde chialer. Moi bien sûr, aucun effet, je suis forte et imperturbable. J’avais juste les lèvres qui tremblotaient et une boule dans la gorge, c’est tout…
But as for me,
I still remember how it was before
And I am holding back the tears no more

Snif.

paul et linda.jpgDemain, Paul va sûrement aussi interpréter My love en hommage à sa femme Linda décédée après 30 ans de mariage… (photo : très classe Corinne Touzet, hein)

Don’t ever ask me why
I never say goodbye to my love
It’s understood, it’s everywhere with my love
And my love does it good

Re-snif.

Puis pour compléter le tableau, McCartney va jouer Something pour George Harrison, son compère Beatle mort d’un cancer. (Something est généralement considérée comme « l’une des plus belles chansons d’amour au monde »)
Something in the way she moves
Attracts me like no other lover
Something in the way she woos me
I don't want to leave her now
You know I believe and how

C’est plus un mouchoir pour recueillir les larmes qu’il faut, c’est un seau.

Quand McCartney a joué ces trois chansons tristissimes au stade de France, toute ma famille reniflait devant la télé tellement c’était émouvant, même ma mère qui n’est pas fan pourtant. Si l’émotion transperce l’écran, je ne vous raconte pas en direct live…
Manque plus que Ringo Starr y passe aussi et que Macca lui rende hommage.
Je vous laisse, je vais me moucher. (en fait je vais danser sur la musique de Sergent Pepper)
Ne pleurez pas, demain je vous remets des chansons gaies !

05/07/2009

Youpi ! Je sais mettre de la musique !

orchestre chanson.jpgTroisième révolution technologique ! Après avoir daigner apprendre à mettre mes photos sur mon blog, puis des photos provenant du net, je mets maintenant des chansons ! Ca rigole plus !
J’inaugure aujourd’hui officiellement la nouvelle catégorie « On connaît la chanson » avec du lourd, du culte. Ca va faire mal. Vous n’avez pas fini d’en entendre chanter.

Je ne suis pas très calée en musique. Surtout en nouveautés, car mémé écoute Radio nostalgie... C’est parce que j’ai eu la chance, ou plutôt la malchance, d’avoir entendu dès la prime enfance le « meilleur groupe de tous les temps » comme tout le monde s’accorde à le classer. Forcément, quand on me fait découvrir une chanson, je dis « ouais, c’est pas mal. Mais bon, ça ne vaut pas les Beatles. »

En fait je n’ai pas besoin d’écouter de musique. Je suis une chaîne hifi à moi toute seule, au grand désespoir de mes amis. Je n’ai pas une voix de casserole, mais j’ai toujours des chansons débiles en tête. C’est parce que le quotidien me rappelle des paroles de chansons, surtout les françaises ringardes.
J’ai déjà évoqué le sujet des leitmotiv à travers le texte : on connaît la chanson. J’ai été très étonnée de constater que personne ne reconnaissait ces chansons hyper populaires, à part en cherchant sur Wikipédia... C’est quand même la honte de ne pas connaître « Les rois mages » de Sheila, ce classique de la culture qui devrait être enseigné en classe… (comment ça, non ?)
Quand il m’arrive une poisse, c'est-à-dire à peu près tout le temps pour miss bobo là, j’adore beugler une certaine chanson... Dès la première écoute sur radio nostalgie ou France bleue, ça a été le coup de foudre. (Attention, ne pas mettre à portée des oreilles délicates.)
« Le monde est gris, le monde est bleu
Et la tristesse brûle mes yeux
Mon cœur est gris, mon cœur est bleu
Je ne pourrai pas être heureux… »

Ne me remerciez pas, je sais, vous aussi vous avez trouvé votre nouvelle chanson culte grâce à moi. Vous comprenez mieux la souffrance de ma famille quand je hurle « car je n’ai pas…trouvé… quelqu’un…qui me dise…je t’AIIIIIIIIIIIIIIIME !!!! » pas à cause du texte, mais de la voix de casserole volontairement exagérée.

C’est les vacances depuis vendredi. Comme chaque année à la fin de l’école, j’ai toujours la même chanson à l’esprit. Essayez de deviner laquelle, l’auteur est cité plus haut…réponse la prochaine fois !

 

21/01/2009

On connaît la chanson

cinéma français,alain resnais,jaoui,bacri,claude françois,beatles,monkeesEn 1997, j’étais au Pathé Bellecour pour voir je ne sais plus quel film. Passe la bande annonce de « On connaît la chanson », le film d'Alain Resnais avec Jaoui et Bacri. Tout le monde s’esclaffe. Moi je fulmine : « M’ont piqué mon idée ! »

Depuis longtemps, j’imagine un court métrage avec des dialogues tirés de chansons populaires. Normal, je chante tout le temps. Enfin, surtout dans ma tête. Sinon mes proches menacent de se petit-suissider.
Les mots de la vie quotidienne m’évoquent des paroles de chansons. Je me retiens, mais parfois, ça sort tout seul. Surtout quand il faut pas.
Par exemple, dans la longue file d’attente d’une administration, quand les gens commencent à s’énerver et que le fonctionnaire a envie de se tirer une balle :
Le fonctionnaire, d’une voix lasse : « Suivant…
Moi : - Au suivant ! Au suivant ! Moi j’aurais bien aimé un peu plus de tendresse, ou alors un sourire ou bien avoir le temps, mais au suivant, au suivant ! »

Dans la file d’attente du supermarché, quand un type n’a qu’un seul achat et moi quarante douze :
Le type : « - Vous permettez ?
Moi : - Vous permettez, monsieur, que j’emprunte votre fille ? Et bien qu’il me sourie, moi je sens qu’il se méfie ! »

J’aime bien aussi faire enrager mes proches. Exemple : on sort, je suis en retard comme d’habitude.sheila chanson.jpg
Frère, énervé : « Je t’attends, là !
Moi : - J’attendrai…Le jour et la nuit, j’attendrai…
Frère, bouillonnant : - Non mais tu sais à quel heure on a rendez-vous ?!!!
Moi : - On s’est donné rendez-vous dans dix ans, même jour, même heure…
Frère, enragé : Cette fois j’en ai marre, j’y vais. Tu me suis ?
Moi : - Je te suivrai, où tu iras j’irai, fidèle comme une ombre, jusqu’à destination !!!
Frère, désespéré : Tu commences à me faire peur…
Moi : - Oui tu me fais peur, oui tu n’en finis pas, comme un voleur, il est parti sans moi !... »
Etc, etc... Forcément, c’est moins drôle quand on ne connaît pas la chanson française. 

Les prénoms me provoquent aussi ce syndrome de la chansonnite. Je me rappellerai toujours le moment d’extase quand une amie m'a donné son prénom : Lily. Pictures of Lily des Who est une de mes chansons préférées. Même si Lily m’a achevée quand, après écoute, elle a trouvé que c’était « une chanson de vieux comme les Beatles. »
monkees.jpgBizarrement, Lucie ne me fait pas chanter Lucy in the sky with Diamonds, mais « Lucie, oh Lucie, qu’est c’qui t’amènes, Lucie, qu’est c’qui te gêne ? » de Balavoine.
Marie m’évoque « Mary Mary, where you goin’ to ? “ des Monkees.
Sinon, je ne connais pas de « Elisa, Elisa saute moi au cou ».

Ma chansonnite est tellement aigue que, inversement, si je n’aime pas la chanson, je n’aime pas la personne.
J'ai un collègue, qui, faut le faire, s’appelle Francky. A chaque fois que je le vois, j’ai « Vas y, Francky c’est bon » dans la tête. Je détestais cette chanson quand j’étais petiote. Le clip où Francky Vincent se collait aux femmes me dégoûtait. Je trouvais le sourire du chanteur niais et vicelard. Exactement comme mon collègue…Je suis pourtant sûre que je l’apprécierai mieux s’il portait un autre prénom, comme par exemple John, Paul, George ou Ringo…

J’ai un autre collègue qui illustre une chanson. Comme tous les faibles, il se venge sur ceux qu'il estime plus vulnérables que lui, c’est à dire les femmes et les enfants. Il leur aboie dessus à longueur de journée. Il fait une chose qui m’est incompréhensible, moi qui n’ai jamais le temps de tout faire : il ne prend pas ces congés.

Collègue : « Tu comprends, je suis un homme d’action moi, sinon je tourne en rond chez moi
Moi : - Mais tu peux sortir, ou lire…
Collègue, péremptoire : - Je ne lis que des livres sur Napoléon. »napoléon.jpg
Comme il doit faire un mètre 10 les bras levés, je l’ai immédiatement surnommé en mon for intérieur « Naboléon.» Pour couronner le tout, il porte des chaussures de gangster noires et blanches, avec un bonnet multicolores à pompon, et il garde sur son jean ses pinces à vélo. Je vous jure que c’est vrai.
Forcément, quand je le vois je chante :
« Jsuis qu’un mec à frimes, bourré d’aspirines, and I just go with my pince à vélo, jsuis bidon »

Avec des collègues pareils, heureusement que je chante. Parfois, j’ai des airs qui me traînent dans la tête toute la journée, et ce n’est que des heures plus tard que je comprends pourquoi : « Ah ! Ce matin t’as dit que machine était blonde, alors ça m’a fait penser à « elle avait les cheveux blonds mon guide, Nathalie ! » Ca va chercher loin, c’est un peu tiré par les cheveux.

Sinon, les grands classiques, c’est « En rouge et noir, j’oublierai ma peur » dès qu’on cite une de ces couleurs, « le poinçonneur des lilas » ou Antisocial tu perds ton sang froid quand je suis dans le métro, ou « le lundi au soleil, c’est quelque chose qu’on n’aura jamais » les dimanches soirs avant d’aller bosser le lendemain.

J’arrête ici, sinon je vais encore écrire un scénario de film.
Petit quizz : Mais quels sont donc les chanteurs et les œuvres cités ?
Le gagnant m’entendra chanter tout mon répertoire.