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09/12/2012

Télé Gaucho

télé gaucho.jpgMichel Leclerc, réalisateur du Nom des gens, césar du meilleur scénario original 2011, sort son deuxième film ce mercredi. Si vous avez aimé le premier, vous aimerez forcément Télé Gaucho, car il souffle le même vent de folie et de liberté.
Dans les années 90, Victor, un jeune homme rêveur et cinéphile, étouffe dans un cocon familial étriqué. Il remporte un jeu télévisé et rencontre ainsi la star de la chaîne (Emmanuelle Béart), qui anime une sorte de C’est mon choix. Il obtient un stage dans cette émission. Parallèlement, il intègre une bande de joyeux anarchistes, qui bidouillent leur propre chaîne aux idées radicalement opposées, une télé associative et provocatrice, Télé gaucho… (voir bande annonce en lien).

Le film est en grande partie autobiographique, car le réalisateur évoque son expérience au sein de Télé bocal. Michel Leclerc intègre des images d’archives de la télé associative, et reprend les rubriques déjantées qu’il animait : « ces objets qui nous font chier » et « avant, moi je croyais ». Tout le monde peut participer à télé gaucho, du moment qu’il a des idées et « qu’elles ne sont pas de droite » (« la mode, c’est de droite »). Les apprentis journalistes interrogent les habitants du quartier sur leur mode de vie où sur des questions d’actualité, filment des manifestations (où ils se font régulièrement tabasser) puis diffusent leurs séquences le soir dans leur local-squat de banlieue, où chacun est invité à faire la fête. Il règne au sein de cette équipe un esprit loufoque et libre, avec une bonne humeur, une volonté d’agir et de créer très communicatives.
Comme l’explique le réalisateur, « L’ambiance de Télé gaucho est proche des années 70 : l’amour, la politique, la liberté… à la différence près que dans les années 90, l’ennemi à abattre n’était plus vraiment le pouvoir politique, mais la télé commerciale qui commençait à incarner le pouvoir absolu. »

sara forestier.jpgLe film est également autobiographique à travers l’histoire d’amour entre le héros et une fille complètement barrée, judicieusement interprétée par Sara Forestier. Cette romance était déjà racontée dans le court métrage du réalisateur, Le poteau rose, ici en lien. Les profs nous l’avaient montré à la fac, et parmi les dizaines de courts métrages vus, c’est celui qui se démarquait le plus.
Je le trouvais très novateur pour l’époque, poétique, à la fois drôle et mélancolique, très personnel (Leclerc dévoile sa vie la plus intime) mais aussi universel (moi aussi à l’époque j’écoutais L’album Le phare de Yann Tiersen, avec la chanson La rupture ! mais je préférais celle qui est restée mon hymne, Monochrome). Télégaucho est selon son réalisateur « une sorte de gros making-of du Poteau rose ».

Télé gaucho s’attache au personnage de Victor, incarné par Félix Moati, « fils de » Serge. Le héros est « un jeune homme confronté à ses idéaux, à ses ambitions artistiques, à ses premières amours (...) à travers lui, le film pose la question de savoir comment concilier idéalisme et ambition : jusqu’à quel point faut-il renoncer à ses idéaux sans pour autant devenir un cynique ? ».
Mais Télé gaucho est aussi un film de groupe : « J’ai toujours été fasciné par les films de groupe, comme Le péril jeune ou Nous nous sommes tant aimés (je l’adore !), qui racontent l’histoire de trois ou quatre copains sur plusieurs années et qui mêlent la politique, la passion amoureuse et le passage à l’âge adulte. » Le film soutient la comparaison avec ses aînés.

tele gaucho maiwenn.JPGLes personnages sont remarquablement travaillés. « Le mot-clé pour moi, c’est la contradiction ou l’ambiguïté chez chacun. » Eric Elmosnino (césar du meilleur acteur pour Gainsbourg, vie héroïque) campe un chef charismatique, drôle et fédérateur, mais aussi escroc et colérique. Maïwenn est une pasionaria que personne ne prend au sérieux. Elle devait incarner au départ Baya, l’héroïne du Nom des gens, finalement jouée par Sara Forestier. Cette dernière reprend dans Télé gaucho un rôle de fille exubérante assez similaire à celui du Nom des gens, pour lequel elle avait remporté le césar de la meilleure actrice. Emmanuelle Béart, pourtant engagée dans la vie réelle à gauche et en faveur des sans-papiers, joue un personnage cynique à l’opposé.
tele-gaucho-emmanuelle-beart.jpgMais si le film est engagé, il évite cependant d’asséner un message et d’être donneur de leçons. Comme dans Le nom des gens, chaque personnage en prend pour son grade. « Maïwenn explique que peu importe que Patricia (Béart) soit sympa ou pas, elle représente l’ennemie et il faut donc l’abattre. A l’inverse, Victor dit qu’elle risque de se faire virer. J’aime le militantisme et l’engagement politique, mais il y a des limites à la désignation de l’ennemi. »

Le nom des gens évoquait librement l’histoire de Baya, le vrai nom de la compagne du réalisateur, jugée sur son origine (mais la véritable Baya ne couche pas avec les mecs de droite pour les convertir à sa cause !) Télé gaucho raconte la première grande histoire d’amour de Michel Leclerc. Comme Baya supportait mal la comparaison, (voir le film qu’elle en a fait en lien) je me demande comment elle a réagi à Télé gaucho !

Et maintenant, petit quiz On connaît le film, pourriez-vous travailler à la télé, en répondant à la question comme l’a fait le personnage : « Dans le film Le corniaud, quel est le nom du diamant caché dans le klaxon de la voiture de Bourvil ? »

28/11/2012

Les Gérard de la télévision 2012

gerard télé 2012.jpgLes Gérard ont révélé les nommés et les catégories pour les pires animateurs et émissions télé. Depuis son lancement en 2006, j’apprécie beaucoup cette cérémonie parodique. Chaque année je vous livre les palmarès (ici et ). Les gérard s’attaquent au milieu consensuel et formaté des médias et du cinéma, en osant remettre en question le statut de certaines stars, comme par exemple :
Gérard de Madame La Grande Actrice qui va s’encanailler dans une comédie de ploucs pour casser son image de vieille bourgeoise coincée : Carole Bouquet dans Protéger et servir. (gérard du cinéma 2010)
Certains intitulés sont hilarants et bien sentis, comme :
Gérard du réalisateur qui continue à faire des films en toute impunité malgré un CV déjà passablement chargé : Luc Besson avec Arthur et la vengeance de Maltazard. (2010)
Ou encore :
Gérard du super héros invincible qui résiste à tout depuis plus de trente ans : aux directeurs de programmes, à la pression politique, aux mauvaises audiences et à la canicule : Super Michel Drucker ! (2011)

Cette année, entamée avec les gérard du cinéma, j’ai trouvé que l’humour devenait vraiment limite, trop lourd ou trop facile. Cette tendance s’affirme avec cette dernière cérémonie pour (contre) la télévision. Les gérard ne parviennent pas à se renouveler.
Alors je me lance dans un Gérard des gérard, je crée aussi des catégories pour les classer :

Gérard de l’humour limite :
Gérard de l’émission de bonnes femmes qui donnent leur opinion :
Le Grand 8 avec Laurence Ferrari (D8)
C'est au programme avec Sophie Davant (FR2)
La Matinale avec Ariane Massenet (C+)
Les Maternelles avec Julia Vignali (FR5)
Comment ça va bien avec Stéphane Bern (FR2)

Gérard de l'intitulé « c’est un peu court jeune homme, on aurait pu dire bien des choses en somme : »

Gérard de l'animateur, sa vie, c'est de la merde :
George Pernoud, 30 ans de Thalassa (FR3)
Pierre Dhostel, 30 ans de M6 Boutique (M6)
Thierry Beccaro, 30 ans de Motus (FR2)
William Leymergie, 30 ans de Télématin (FR2)
Bertrand Renard, 30 ans de Chiffres et des Lettres (FR3)

Gérard de l’intitulé trop long, déjà fait, déjà vu, redondant, répétitif, bon ça va on a compris :

Gérard de la super soirée au El Crétino Circus ! Ce soir, venez admirer notre grande ménagerie ! Nos ploucs analphabètes, nos chtimis débiles, nos bimbos platines à gros seins refaits, nos petites zazas hystériques ! Ils n'ont peur de rien, ils osent tout, pour le plaisir des petits comme des grands ! Venez leur jeter des cacahuètes et leur envoyer des SMS lors d'une soirée pleine de rire, ce soir, au El Crétino Circus !
La Belle et ses princes presque charmants (W9)
Les Chtis à Mikonos (W9)
Vous êtes en direct (NRJ12)
Secret story (TF1)
Qui veut épouser mon fils ? (TF1)
Les Anges de la téléréalité (NRJ12)

Et surtout, Gérard de l’intitulé le plus étonnant, complètement à l’opposé de l’esprit satirique de la cérémonie, qui fout tout à l’eau, on va faire comme si on l’avait pas vu, les gars c’est pas grave vous ferez mieux la prochaine fois :

Gérard de l’émission que tu prétends regarder au deuxième degré genre « Putain, les gogols ! » mais en fait t’es à fond dedans et tu verses même ta petite larme quand Thierry présente Annie à sa famille :
Nouveau look pour une nouvelle vie (M6)
L’Amour est dans le pré (M6)
Quatre mariages pour une lune de miel (TF1)
La Belle et ses princes presque charmants (W9)
Belle tout nue (M6)

J’espère qu’ils plaisantent ?

Certains titres m’ont encore fait rire, fort heureusement (je les lisais au boulot et les grincheux de l’open space prenaient l’air offusqué en me voyant rouler sous ma chaise) :

Certains intitulés font toujours dire « mais oui c’est tout à fait ça ! » :

Gérard du vieux châtelain dont on se demande ce qu’il fout à la télé, vu qu’il a plus une tête à jouer du cor dans les chasses à courre, mèche au vent, galopant à bride abattue derrière des lévriers dans la rosée du petit matin le dimanche à Fontainebleau :
stephane_bern.jpgLouis Laforge dans des Racines et des ailes (FR3)
Bernard de la Villardière dans Enquêtes exclusives (M6)
Patrick de Carolis dans le Grand tour (FR3)
Stéphane Bern dans Comment ça va bien (FR2)
Olivier Barrot dans Un Livre un jour (FR3)

Je vote pour Stéphane bern.

D’autres me font penser le contraire « mais non c’est pas ça les gars ! » :

Gérard de l’animateur embourgeoisé qui se regarde dans le miroir en repensant aux années où il avait des cheveux, des abdos, des idées, l’envie de provoquer, de conquérir le monde, de devenir le nouveau Coluche, d’enregistrer un album, de tourner avec Noiret, de monter un Planet Hollywood avec Tom Cruise ! … avant d’aller repasser sa cravate fluo pour son jeu du midi :
Nagui
Arthur
Cauet
Lagaf
Christophe Dechavanne
Lagaf et Cauet ont déjà eu des idées ? et des cheveux ? Dechavanne est peut-être celui qui correspond le mieux à cette catégorie.

J’apprécie toujours autant l’humour noir :

Gérard de la personnalité à qui on aurait bien aimé remettre un Gérard, mais voilà, trop tard :
Jean-Luc Delarue
Michel Polac
Thierry Roland
Jacques Antoine
Mouss Diouf

Je trouve que l’esprit acerbe de Michel Polac est celui qui manquera le plus à la télévision. Jean-Luc Delarue, je me souviens en quelle circonstance j’ai appris son décès : j’étais à la montagne, dans un restaurant à 2000 mètres d’altitude, précisément en train d’enrouler laborieusement les fils de ma fondue autour de mon bout de pain en tentant de ne pas le faire sombrer dans le pot, lorsque la radio diffusée dans le restau nous a annoncé la nouvelle. Tous les clients se sont parlés pour la première fois : « han, je l’aimais bien ! » « C’est vrai qu’il était bien malade le pauvre et qu’il a eu bien des déboires » m’a dit la restauratrice en me resservant un verre de vin blanc. 

Les blagues les plus courtes sont souvent les meilleures (mes Gérard préférés):

Gérard de la personnalité qui n'en a aucune :
Machin Lopez
Truc Rottenberg
Machin-chouette Bouleau
Bidule Badou
Chose Romeijko
Machine Quétier
La nouvelle miss météo du Grand Journal, tu sais, l’autre, là. Avec les nichons.

Je ne savais même pas qui portait ce nom d’arbre, pour vous dire à quel point cette rubrique est pertinente. Il s’agit du présentateur du JT de TF1. Un homme tronc quoi. (oups, pardon).

Gérard de l’émission dont on n’a jamais entendu parler et c’est normal, elle est sur France 3 :
Avenue de l’Europe avec Véronique Auger (FR3)
L’Ombre d’un doute avec Franck Ferrand (FR3)
Météo à la Carte avec Laurent Romejko (FR3)
Le Monde d’après avec Franz-Olivier Gisbert (FR3)
Les Masters de pétanque (FR3)

Mais elles existent vraiment ?!

Gérard du programme court qui ne l’est pas encore assez :
roumanoff-et-les-garcons.jpgSoda avec Kev Adams (W9)
Nos chers voisins avec Martin Lamotte (TF1)
Sophie et Sophie avec Alice Belaïdi et Clémence Faure (C+)
Le mot de la fin avec Baptiste Lorber (C+)
Roumanoff et les garçons avec Anne Rounanoff (FR2)

Je vote pour Le mot de la fin, qui est en réalité la seule émission de la liste que j’ai regardée, (elle ne s’intitule pas plutôt la question de la fin ?) J’ai regardé deux secondes Roumanoff et j’ai vite changé de chaîne, car la pauvre me faisait de la peine.

Encore beaucoup d’humour facile, limite et répétitif, mais on leur pardonne :

Gérard de l'ambulance sur laquelle on va tirer quand même :
Anne Roumanoff
Christophe Hondelatte
Laurence Ferrari
Evelyne Thomas
Le Grand journal

Evelyne Thomas ? Mais elle n’est pas morte ? Je m’étais arrêtée à l’émission culturelle C’est mon choix. Quant à Hondelatte, déjà gagnant du « gérard de l’animateur qui n’aurait pas dû » (chanter Docteur House) il s’est encore distingué dernièrement avec son énième coup de gueule, cette fois-ci contre Dave (voir le lien)

Gérard de l’émission parisianiste pour hipster à moustache Technikart et bobo girl néovintage :
Les Inrocks
Tracks (Arte)
Le Petit journal (C+)
Paris Dernière (Paris Première)
Ce Soir ou jamais (FR3)
Bref (C+)

Catégorie qui ressemble à celle de l’année dernière, où Yann Barthès était déjà nominé (et gagnant) :
Gérard du petit métrosexuel à chemise Fred Perry, bottines Paul Smith et costard The Kooples, embauché au départ pour faire bander les gays du Marais mais qui au final fait mouiller les vieilles du Vésinet.

Gérard de l’animateur sivôplè missiou-dames qui la voudrait une émission sivôplè :
hondelatte.jpgChristophe Hondelatte
Guillaume Durand
Marc-Olivier Fogiel
Patrick Poivre d’Arvor
Bataille et Fontaine
Karl Zéro

Décidément hondelatte est notre chouchou. Mais rendez-lui Faites entrer l’accusé ! Avec sa remplaçante glaciale, on a vraiment l’impression d’être devant une porte de prison (alors qu’on constate bien en suivant l’émission que justice n’est pas toujours rendue).

Gérard de l’émission que tu regardes pour te taper une bonne branlette intellectuelle :
Ce soir ou jamais avec Frédéric Taddéi (FR3)
Philosophie avec Raphaël Enthoven (Arte)
28 minutes avec Elizabeth Quin (Arte)
Des Mots de minuit avec Philippe Lefait (FR2)
C dans l'Air avec Yves Calvi (FR5)

Je ne supporte pas le fameux Raphaël de la chanson de Carla Bruni, « 4 consonnes et trois voyelles ». Il était le mari de Justine Lévy, fille de BHL, avant que Carla ne lui mette le grappin dessus, après avoir testé au préalable son…père, Jean-Paul Enthoven.

Gérard de la touffe :
Sébastien Follin dans le Lab’Ô (FRÔ)Audrey-Pulvar-lunettes.jpeg
Mouloud Achour dans le Grand journal (C+)
Mireille Dumas dans Signé Mireille Dumas (FR3)
Stéphane Bern dans Comment ça va bien (FR2)
Audrey Pulvar dans le Grand 8 (D8)

Pour cette dernière, je dirais plutôt gérard des grosses affreuses lunettes de vieille (qui selon Technikart coûteraient 12 000 euros !)

Gérard « nos régions ont du talent » :
La Picardie, fournisseurs d’obèses dépressifs pour Tellement Vrai (NRJ12)
Le Nord-Pas-de-Calais, fournisseur de têtes de noeud premier choix pour Confessions intimes (TF1)
La Seine-Saint-Denis, fournisseur de jeunes des quartiers et de rappeurs salafistes pour Enquêtes d’action (W9)
Les Bouches-du-Rhône, fournisseurs de cagoles aux tétons percés pour Enquêtes Exclusives (M6)
Les Antilles, fournisseurs de participants pour une Famille en or (TF1)
Les Cévennes, fournisseurs d'affineurs de calissons et de rémouleurs de clochers pour le JT de Jean-Pierre Pernaud (TF1)
 
Une catégorie qui va surtout plaire aux gens du nord qui ont dans leurs yeux le bleu qui manque à leur décor.
Enfin, tant qu’on ne critique pas les Lyonnais.

Gérard du Chevalier de la Légion Donneur de Leçon :
Audrey Pulvar dans le Grand 8 (D8)
Yann Barthès dans le Petit journal (C+)
Natacha Polony dans On n’est pas couché (FR2)
Mouloud Achour dans le Grand journal (C+)
Eric Zemmour dans Zemmour et Naulleau (Paris Première)

Je vote Audrey Pulvar. Mouloud Achour, certains le prennent au sérieux, vraiment ?
 
Gérard de l'animateur qui fait de la scène, mais qui ferait mieux de se jeter dedans :
Cauet dans Picard for ever
Julien Courbet dans Julien Courbet crève l’écran
Catherine Laborde dans Avec le temps
Arthur dans Arthur à la Cigale
Bertrand Renard et Arielle Boulin-Prat dans Une Lettre bien tapée

Mais qui sont ces gens ? Quelles sont ces émissions ?

Gérard de l’accident industriel :
Roumanoff et les garçons avec Anne Roumanoff (FR2)
Le Grand 8 avec Laurence Ferrari (D8)
Vous trouvez ça normal ? avec Bruce Toussaint (FR2)
Volte-Face avec Nagui (FR2)
Grand public avec Aïda Touihri (FR2)

Et les catégories les plus attendues :

Gérard du plus mauvais animateur :
Vincent Cerutti dans Danse avec les stars (TF1)
Patrick Sabatier dans les Stars du rire (FR2)
Frédéric Lopez dans la Parenthèse inattendue (FR2)
Jean-Marc Morandini dans Vous êtes en direct (NRJ12)
Bruce Toussaint dans Vous trouvez ça normal ? (FR2)
Jérémy Michalak dans On n'demande qu'à en rire (FR2)

Je n’ai pas regardé sa nouvelle émission, mais j’aimais bien le côté nounours de Bruce Toussaint dans La nouvelle édition de canal +.

elsa-fayer.jpgGérard de la plus mauvaise animatrice :
Daphné Burki dans le Grand journal (C+)
Laurence Ferrari dans le Grand 8 (D8)
Elsa Fayer dans Qui veut épouser mon fils (TF1)
Carole Rousseau dans Masterchef (TF1)
Catherine Barma dans On n’demande qu’à en rire (FR2)
Faustine Bollaert dans 100% Mag (M6)

L’embarras du choix, mais je penche tout de même pour le visage pincé, figé, émacié, affamé (botoxé?) d’Elsa Fayer.

 

La cérémonie sera diffusée le lundi 17 décembre sur Paris Première.

Et vous, quels sont vos pronostics, que pensez-vous de ces catégories ?

 

18/11/2012

Agad la télévision et pis dors

libre seul et assoupi.gifVoici les toutes premières lignes du roman semi autobiographique de Romain Monnery, Libre seul et assoupi, évoqué dans le billet précédent :

« Contrairement à toutes les prophéties lues ici et là, la fin du monde n’avait pas eu lieu. Mes études terminées, j’avais survécu à cette dépression post orgasmique qui guette peu à peu tous les étudiants lorsque sonne la fin de leur cursus. Comment ? Je n’avais rien fait ? Sans but, sans cadre et sans horaires, je m’étais laissé vivre. C’est tout. Quelques livres, un peu d’ennui, beaucoup de musique, j’avais façonné mes jours de pas grand-chose en les regardant passer d’un œil distrait. Le calendrier rangé au placard, mon esprit avait banni les notions menaçantes d’avenir et de lendemain. J’avais cessé de réfléchir. J’avais dormi. »

Je m’identifiais à ces lignes lorsque, comme l’auteur, j’étais au chômage. Maintenant que je bosse, ces mots me correspondent pourtant toujours autant, si ce n’est plus. Je passe mes journées à faire un boulot peu intéressant mais qui demande beaucoup de concentration, et le soir, je rentre lobotomisée et sans force.

Pour vous dire, vendredi, alors que je projetais d’écrire, je me suis affalée à la place dans mon canapé-lit, et j’ai regardé pour la première fois de ma vie Koh-Lanta, puis Qui veut épouser mon fils, et j’ai fini au fond du trou avec Premier amour, émission glauque et beauf à mort. Oui, moi, toujours branchée sur Canal+ ou Arte, j’ai regardé TF1, sachant que depuis janvier je n’ai zappé que deux fois sur cette chaîne, pour voir La grande vadrouille et Very bad trip (j’ai vérifié sur mon précieux carnet où je note tous les films).

Je n’ai même pas eu la force de dégainer mon portable et sortir des bons mots sur Twitter, pourtant ces sujets m’en évoquaient pas mal (c’est facile de tirer sur une ambulance). Le pire, c’est que je vous avoue avoir apprécié la soirée, et même avoir trouvé intéressant le principe de Koh Lanta. Enfin, je n’ai pas vraiment intégré le concept du « pour survivre en milieu hostile il faut des gens à poigne et sportifs » car pour moi la question ne se posait pas, je préférais garder le petit vieux faible mais très cool, pensant qu’il serait indulgent avec moi et rirait de mes blagues, plutôt qu’un agressif musculeux. Je crois que sur l'île, on est juste là pour converser tranquillement au coin du feu (ah non, justement ils n’en ont pas). Bref, à Koh Lanta, je ne ferais pas long feu.

Je vous rappelle que la destination la plus lointaine et exotique testée par mémé Papillote est Londres, et que j’ai tenté une seule fois, avec horreur, le camping (on a dû me monter ma propre tente, je ne parvenais même pas à planter un… je sais plus comment ça s’appelle, le truc gris dans lequel on passe une ficelle puis après on tape dessus avec un espèce de gros marteau) (vous voyez mon niveau).

Je parle de Koh Lanta de la semaine dernière (mémé est toujours en retard de deux guerres). Cette semaine, je n’étais même pas rentrée du boulot à temps pour le voir. J’ai regardé Qui veut épouser mon fils ? » et ai fini très étonnée : « Un deuxième père apparaît dans l’émission ? La blondasse a pris un coup de vieux depuis 5 minutes… mais… ce n’est pas elle ! » Je regarde le réveil : il était en fait 2 heures du matin, je dormais comme une larve depuis 1h30 et avais donc loupé la fin de la télé réalité (quelle perte). Par contre j’étais en pleine forme après cette petite sieste. Comme tous les soirs.

drive.jpgJ’incarne le sketch des Nuls « agad la télévision, et pis dors » Comme je suis sûre de louper la fin des films, je les regarde rarement en direct. A part Drive mardi sur canal +, mais comment peut-on s’endormir devant Ryan Gosling ? Avec ma chansonnite aigue, j’ai eu la musique du générique en tête toute la journée après la diffusion du film.

Ceci me fait penser que j’ai encore réussi l’exploit de payer ma redevance télé le jour même de la date limite. 123 euros pour financer France 2 et France 3 que je ne regarde jamais, ça vaut le coup (mais j’aime beaucoup France 5 et Arte.)

A la télé cette semaine, ce soir Inglorious Basterds de Tarantino sur TF1 (justement). Je trouve que ce n’est pas son meilleur film. Idem pour Invictus de Clint Eastwood sur France 2, il ne vaut pas Gran Torino ou Sur la route de Madison. Quant à Le jour où la Terre s’arrêta de Scott Derrickson (son nouveau film Sinister est en salles) sur france 4, c’est un navet qui ne vaut pas l’original de Robert Wise (réalisateur de l’excellent La maison du diable et de West Side Story). Pour les abonnés Canal +, je conseille plutôt L’affaire Rachel Singer sur canal+ cinéma, très bon thriller.

Orgueil-et-prejuges.jpgLundi, soirée Jane Austen sur NRJ 12, avec les films Orgueil et préjugés et Raisons et sentiments. Je les connais déjà par cœur, il ne faut pas que je zappe dessus car je le sais, je vais encore les regarder jusqu’au bout :« nan mais allez, seulement 5 minutes… juste pour voir le passage de la rencontre… et puis celui de la déclaration… qui arrive dans la dernière scène… ». W9 programme le film de Robert Redford, L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, où l’on peut voir l’une des toutes premières apparitions de Scarlett Johansson, en 1998 à l’âge de 14 ans (dans un rôle qui était d’abord attribué à Natalie Portman !) France 4 rediffuse la série Les piliers de la terre, complots dans l’Angleterre du Moyen Age.

Mardi, suite du cycle Charlie Chaplin sur Gulli, avec La ruée vers l’or et Les temps modernes. Mercredi, 3524 ème rediffusion de la pièce de théâtre Le père noël est une ordure sur France4. Arte programe Ajami, un film réputé que j’ai enregistré sur canal + l’année dernière et que je n’ai toujours pas pris le temps de regarder…

mad-men-.jpgJeudi sur canal +, 5ème saison de Mad Men. Je vais faire mon coming out : je n’ai pas accroché aux deux premières et j’ai abandonné. Je trouve qu’il ne se passe pas grand-chose, le héros incarné par John Hamm-Jean Jambon est exécrable. Le milieu consumériste et cynique de la pub ne me fait pas rêver. Les filles sont bien habillées et les décors sont transposés à merveille, mais vous savez bien que mémé se fiche de la mode comme de l’an 40. Le seul intérêt de la série est la représentation des femmes de l’époque. C’est amusant de voir le décalage avec la mentalité actuelle, quand on les voit fumer comme des pompiers et boire comme des trous alors qu’elles sont enceintes jusqu’au cou…

Vendredi, et bien la soirée télé réalité sur TF1 bien entendu. Je plaisante, je regarderai plutôt Mission impossible sur Canal +. Et m’endormirai devant.

Et vous, aimez-vous ces films et Mad Men ? Dormez-vous aussi devant la télé ?

02/09/2012

Un mois sans films, à la télé cette semaine : Juno, Fourmiz, Jane Eyre...

chat-tele.jpgUn mois d’absence, un mois sans ordinateur, mais surtout un mois sans canal +, et carrément quinze jours sans télévision, donc sans films ! (Dans les locations de vacances, il fallait payer 40 euros la semaine pour regarder la télé, faut pas pousser). Les soirées semblaient parfois longues, mais je suis devenue imbattable au scrabble. Même si ma mère ne connaissait pas le si judicieux terme « geek », et ne voulait donc pas que je le place en mot compte triple, avec lettre double pour le k (ce qui faisait un total de 72 points tout de même) (en fait elle ne voulait tout simplement pas que je gagne encore.)

Je suis revenue mardi, et j’ai vite retrouvé les vieilles habitudes de mémé. Avant même de ranger dans le frigo les fromages qui puent de la ferme bio (mes voisins dans le TGV se réjouissaient) la viande et la charcuterie achetées en douce par ma mère (si je lui avoue que je n’ai pas fréquenté de boucherie une seule fois en 5 ans, je pense qu’elle frôle la crise cardiaque) les fruits et légumes du jardin (une tomate et une pêche se sont battues, puisque j’ai retrouvé leur sang étalé dans la glacière) mon premier réflexe a été d’allumer la télé, l’enregistreur dvd et l’ordinateur, pour voir si mes précieux se maintenaient en vie. (Ils ont 8 ans tout de même).
Et là le drame. Plus de canal + : « votre abonnement est arrivé à échéance ». C’est vrai, mais ils ne m’ont pas reconduit automatiquement ? Je prenais déjà le combiné du téléphone pour supplier : « vous ne pouvez pas me lâcher comme ça après 16 ans d’une fidélité sans faille, qu’est ce que je vais devenir, d’ailleurs pour me remercier d’être abonnée depuis si longtemps vous pourriez me faire une ristourne, sinon je me désabonne, comment ça vous ne m’en croyez pas capable ? » Ce coup de bluff n’a pas fonctionné l’année dernière, j’avais pourtant tenté la tactique dite "de la chouineuse" : « je suis au chômage, 33 euros par mois c’est trop cher ». Mais vu qu’il y aura bientôt plus de chômeurs que d’actifs, je devais être la 72ème de la journée à le dire. Puis j’ai réflexionné (parfois ça m’arrive) qu’avant de téléphoner sur un numéro 0800 à 49 euros la minute et 3 heures d’attente (environ) je pourrais peut-être lire d’abord leur site internet et la rubrique « les pannes les plus fréquentes ».
Résultat en 24 secondes chrono : si on se branche sur canal+ moins d’1h30 dans le mois, le décodeur ne fonctionne plus. Il suffit de replacer la carte mémoire et de laisser allumer une heure et ensuite zou, c’est parti pour le show, et c’est parti le stade est chaud. J’ai rattrapé mon retard canalplussien en regardant 9 films en 5 jours, et en enregistrant 4 autres...

 télé, cinéma, canal+J’ai vu par exemple Never let me go, triste et beau, avec Keira Knightley et Andrew Garfield. Super 8, décevant, m’enfin JJ Abrams, tu as pourtant écrit la géniale série Lost ? Cowboys et envahisseurs avec Harrison Ford et Daniel Craig, divertissant. Impardonnables de Téchiné, peu d’intérêt je trouve. Faut dire que j’en ai profité pour faire du sport devant la télé, comme souvent pendant les films français. Scream4,  je ne me souvenais même plus l’avoir vu au ciné… je vois tellement de films, ce qui est aussi pratique car je ne me rappelais plus du tueur, c’est grave docteur ?

Je note les noms et réalisateurs des films que je vois, puisque sans ça j’en oublie. Comme on a passé le 1er septembre, donc une nouvelle année scolaire, j’ai fait le compte des films vus cette année, télé et cinéma compris. Devinez combien…
Rassurez-vous, je ne regarde pas seulement des films. Je lis aussi (seulement une trentaine de romans et d’essais cette année ; loin du compte « un livre par semaine ») je vois des expos, je sors, je me promène et fais du sport chaque jour, et même, parfois, je travaille !

télé, cinéma, canal+A la base de ce billet, je voulais enfin reprendre la rubrique « à la télé cette semaine ».... Je vous conseille donc, en vrac :
Ce soir sur France 2 : Juno de Jason Reitman (réalisateur de Thank you for smoking et In the air) avec la ravissante Ellen Page (To Rome with love) et le tordant Michael Cera (Scott Pilgrim). A la première vision, j’avais trouvé ce film trop mode, trop branché, en prenant pour exemple les conversations sur les musiques, signifiant « on est cool et dans le coup ». Pas comme une mémé Beatles comme moi donc.
Ensuite vous pouvez regarder Rocky Balboa, sur la même chaîne. Contrairement à ce que je redoutais, Rocky (le premier étant le meilleur) n’est pas un film d’action pure avec un boxeur brute épaisse, mais propose au contraire un scénario intelligent, ancré dans la réalité sociale, avec un Stallone sensible et fleur bleue ! Dans ce dernier film, devenu vieux, il pleure sa bien-aimée et sa carrière passée.

Lundi, W9 programme Incassable de M.Night Shyamalan, quand le réalisateur de Sixième sens faisait encore de bons films (pas comme ses derniers Phénomènes » et Le dernier maître de l’air).
Pour les abonnés canal+, ne ratez pas la reprise des indispensables documentaires de spécial investigation, lundi et mercredi soir.

télé, cinéma, canal+Mardi Gulli diffuse le sympathique film d’animation Fourmiz, où Z de Costa Gavras se pose beaucoup de questions (sa voix est très justement confiée à Woody Allen) et décide de sortir du rang.

Jeudi et vendredi, Arte prolonge l’été non pas indien mais anglais. Après les adaptations des romans de Jane Austen, voici celle de Charlotte Bronte avec Jane Eyre. Il faut d’ailleurs que je vous parle du film vu depuis plus d’un mois au cinéma, avec Michael Fassbender♥♥♥.
A la même heure, genre radicalement différent, avec Matrix sur NT1 ou encore New York 1997 de John Carpenter sur direct star.

Et vous, qu’avez-vous vu cette semaine ? A votre avis, combien ai-je vu de films cette année ?