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21/02/2014

Papillote agent secret (suite et fin)

johnny english.jpgLe soir, nous nous rendons enfin au mystérieux rendez-vous …
Pour une fois, je ne suis pas en retard (je fais un effort puisque le sort du monde en dépend). J’arrive même en avance, et je vois les autres agents qui attendent sagement l’heure exacte devant la porte. Mémé fonce dans le tas et rentre quand même. La salle est presque vide car les organisateurs installent les derniers préparatifs. On s’assied confortablement à l’une des rares tables. Coucou, c’est nous les lourdauds, on vient déranger ! Les membres de l’équipe sont sur leur 31, tout de noir vêtus, costard et nœud pap’ pour Cornerback. Mémé… ben en plouc comme d’habitude. Fallait pas l’inviter comme dirait Michel Muller.

Au bout d’un moment, une organisatrice me demande mon numéro d’agent :
- Meuh, quel numéro ? On ne m’en a pas donné ?!
Petit sourire en coin qui signifie « tss.. on a recruté Johnny English… »
Ce n’est que le soir que mémé a un éclair de génie : je cherchais dans le portable qu’on m’a envoyé si mon numéro figurait parmi les 50 agents. Mais je m’attendais à voir mon propre numéro… pas celui du téléphone offert ! Oui, je sais, mon intelligence phénoménale m’épate aussi. A ma décharge, j’ai parlé à un agent qui n’avait même pas remarqué que le portable comportait 50 contacts. Alors hein. (Cornerback a rassemblé une fameuse équipe de bras cassés).

On nous offre du champagne, du pop corn, puis Cornerback nous appelle par nos numéros d’agents pour distribuer des cadeaux : trop bien ! Je suis la seule fille a avoir droit à… un parfum pour homme. Mais je suis un homme, je suis un homme, quoi de plus naturel en somme. En parfait agent secret, je porte en fait un costume de fille pour dissimuler ma vraie identité. J’apprends ensuite que certaines ont reçu une carte de dégustation de vins. Mémé préfère picoler à se parfumer (fragance Sancerre 2009).
1 peu de champagne et mémé a un coup dans le nez. C’est le moment où Cornerback nous demande une dernière mission (déjà que dans mon état normal j’ai dû mal à faire fonctionner mon cerveau) : le premier qui lui téléphone gagnera une montre de luxe. Mémé saoule nulle en nouvelles technologies à a peine le temps de dégainer son téléphone (où jl’ai mis ? comment il s’allume déjà ?) qu’un agent a déjà appelé et remporté le lot (d’une valeur de 1000 euros paraît-il ! ben merde, plus que mon chômage!)

Comme certains d’entre vous l’ont compris (Rock and tea par exemple) nous étions en fait invité à une projection en avant première d’un film d’espionnage : The Ryan initiative

La campagne de communication est vraiment un coup de génie. J’aurais reçu comme d’habitude une simple invitation pour voir le film, j’aurais hésité : je ne suis pas fan d’histoires d’espionnage. Mais là, avec le colis énigmatique, le téléphone portable, les sms sur 5 jours… même si j’ai deviné tout de suite qu’il s’agissait de la promo de Ryan initiative, j’ai été happé et j’ai joué le jeu à fond. Vraiment, chapeau l’artiste.

Suite et fin demain, avec (enfin) la critique du film.

Petit quiz  On connaît la chanson.

16/02/2014

A la télé cette semaine : Photo obsession, Les sentiers de la gloire...

photo obsession.jpgCe soir, côté thriller, Numéro 23 propose Photo obsession de Mark Romanek (déjà cité ici).  Robin Williams est bien loin de ses personnages sympathiques, farfelus ou paternalistes de Madame Doubtfire ou du Cercle des poètes disparus. Ici, il incarne un employé de labo photo glacial et inquiétant. En secret, il est obnubilé par une famille à l’apparence idéale, dont il tire tous les clichés en double pour les conserver. Jusqu’au jour où il découvre des photos du père en flagrant délit d’adultère…
 
the town.jpgPolar toujours sur HD1, avec The town de Ben Affleck, meilleur réalisateur qu’acteur. Ce n’est pas qu’il joue mal, mais je le trouve fade avec sa gueule trop parfaite et lisse. L’histoire de The town se situe dans un quartier sordide de Boston. Des bandits attaquent une banque et l’un d’eux tombe amoureux de la directrice (Rebecca Hall). Amour impossible, difficulté d’échapper à sa condition… Le scénario est très classique, mais se suit sans déplaisir. Je préfère cependant le précédent film de Ben Affleck, Gone baby gone, plus approfondi, mais il faut dire qu’il est inspiré d’un livre de Dennis Lehane (Shutter island et Mystic river).
Sur RTL9, mêlant polar et science fiction, Bienvenue à Gattaca est une excellente réflexion sur l’eugénisme et ce qui définit un être humain…

compères veber.jpgSi vous préférez rire ce soir, France 4 programme un classique de la comédie populaire française : Les compères de Francis Veber. Avec l’incontournable duo mal assorti François Pignon / Pierre Richard et Gérard Depardieu.
Sur France2, Burn after reading, une comédie mineure des frères Coen, mais on ne rate pas un film de ces réalisateurs, surtout réunissant Georges Clooney et Brad Pitt. (D’ailleurs, j’ai des chaussettes noires où il est inscrit « I ♥ Brad, et sur l’autre paire I ♥ George (je n’en ai pas trouvé avec Michael Fassbender ou Ryan Gosling) (ou Paul McCartney).

Arte entame un cycle sur la première guerre mondiale avec La grande illusion de Renoir, avec Jean Gabin et Pierre Fresnay. Réunis dans un camp de prisonniers, des soldats français fraternisent malgré leur différence de classes sociales. Un aristocrate sympathise même avec son geôlier allemand du même rang. Mais la guerre qui abolit les différences n’est qu’une illusion…

sentiers de la gloire.jpgMais le film sur la guerre qui m’a le plus bouleversée est incontestablement Les sentiers de la gloire de Kubrick, qu’Arte diffuse lundi soir. Inspiré de faits réels, ce film de 1957 a été interdit en France pendant 18 ans. Sur le sujet, si vous êtes sur Paris, je vous conseille fortement l’exposition gratuite à l’hôtel de ville sur les fusillés pour l’exemple. Tandis qu’au même endroit, l’expo photo de Brassaï demandait 1heure de file d’attente, j’étais seule à m’intéresser aux injustices de la grande guerre, bientôt rejointe essentiellement par des personnes de plus de 75 ans. Pourtant ce travail de mémoire est indispensable et les archives déchirantes (on poussait le cynisme jusqu’à faire payer les frais de l’exécution par la famille des fusillés : 12,50 francs.)

Détendons nous mardi avec un film d’aventures sur M6. Après la diffusion de la saga Star wars (je vous ai dit que j’avais travaillé sur une convention Star wars, entourée de père de famille de 50 ans déguisés en soldats de l’empire galactique ?) J’ai également assisté à l’avant première de l’expo Star wars qui ouvrira ce week-end, où l’on peut découvrir selon notre profil psychologique quel personnage de la série est notre mentor : pour moi, l’indépendant et intrépide Han Solo, qui est surtout comme on m’a dit « le plus cool » (évidemment, pour ça que je lui ressemble, m’enfin). On retrouve l’irrésistible Pap… Harrison Ford♥ ce soir dans Les aventuriers de l’Arche perdue, même si le troisième volet d’Indiana Jones reste mon préféré, avec le tendre conflit entre le fils et son père Sean Connery.

Mercredi Arte diffuse un film curieux et sensible, Tomboy, l’histoire d’une fillette qui se fait passer pour un garçon.

Côté série, Jeudi sur Canal+, suite de Homeland, et reprise de Working girls. Pour ne plus en être une, j’aimerai être payée pour écrire ce blog ! Vendredi sur D8, Call the Midwife, série émouvante, inspirée des mémoires d’une sage femme dans un quartier pauvre anglais.

Et vous, qu’avez-vous vu cette semaine ? Appréciez vous ces films ?

09/02/2014

A la télé cette semaine : Le dernier roi d'Ecosse, Tanguy, Sunshine...

dernier_roi_ecosse.jpgCe soir, Numéro 23 programme Le dernier roi d’Ecosse de Kevin MacDonald (auteur du documentaire Mon meilleur ennemi sur Klaus Barbie). Le film s’inspire de la réelle histoire d’un jeune médecin naïf et idéaliste (James McAvoy). Il est embauché malgré lui par le dictateur ougandais Idi Amin Dada, que l’on disait fou et même cannibale. On parvient sans difficulté à comprendre le sentiment de peur et de tension constante que doit ressentir le jeune homme face à un être aussi singulier. Forest Whitaker a obtenu l’oscar du meilleur acteur pour le rôle du « boucher de l’Afrique » qui a causé près de 300 000 morts. Ce personnage et la relation complexe qu’il noue avec son médecin sont fascinants.

la ceremonie 2.jpgSoirée Chabrol sur D8, avec La cérémonie puis Au cœur du mensonge. Dans le premier, on retrouve Sandrine Bonnaire en analphabète honteuse et réservée, avec  Isabelle Huppert en postière révoltée. Le film s’inspire du célèbre faits-divers des sœurs Papin, des domestiques ayant assassinées leurs riches employés dans les années 30. Comme souvent, Chabrol se moque de la bourgeoisie sur fond de lutte des classes.

robocop.jpgNRJ12 poursuit le cycle Robocop, avec la rediffusion du film de Verhoeven♥ à 22h50. Mon frère ne faisait pas attention à mon jeune âge et m’a montré Robocop alors que je devais avoir moins de 10 ans (idem  pour Alien, Le vieux fusil et autres films bisounours). Ainsi je me souviens comme si c’était hier de l’émotion ressentie lors de la fameuse scène de la fusillade. Quel grand moment de cinéma ! Je n’ai encore pas osé voir le remake sacrilège de ce film culte, en ce moment en salles.

HD1 diffuse Il était une fois en Amérique, occasion de remettre un extrait du concert d’Ennio Morricone.
Sur Arte, un thriller de Roman Polanski, Frantic, avec Harrison Ford♥. Épousée par Polanski après le tournage en 1988, la jeune Emmanuelle Seigner apparaît aussi belle et distinguée que sa sœur est beauf et vulgaire. Le film est suivi d’un documentaire sur le cinéaste, je l’espère aussi émouvant que Le roman de Polanski.

Lundi, pour les insomniaques, à minuit 25 sur France2, Panique de Julien Duvivier, avec Michel Simon. Une adaptation du roman de Simenon, Les fiançailles de M.Hire, également porté à l’écran par Patrice Leconte dans l’un de ses meilleurs films, Monsieur Hire, avec cette musique sublime de Brahms que j’écoute sans cesse (voir le lien).

chéri stephen frears.jpgArte propose une adaptation d’un livre de Colette, Chéri, par Stephen Frears (Philomena, actuellement en salles). Pendant la belle époque, une courtisane vieillissante (la féline Michelle Pfeiffer) fait d’un jeune homme (Rupert Friend) son « chéri ». Mais il souhaite se marier à une femme de son âge et de bonne famille… Un film romanesque agréable, aux décors et costumes soignés.

Mardi sur HD1, encore un film de Stephen Frears, intéressant pour sa reconstitution historique : The queen. Helen Mirren interprète Elizabeth II réagissant à la mort de Lady Di.

télé,cinéma,tanguy,monsieur hireMercredi sur France4, Tanguy d’Etienne Chatiliez, où un homme de 28 ans habite toujours chez ses parents. Ces derniers (Sabine Azéma et André Dussolier) vont tout faire pour qu’il quitte enfin le nid… Ce film est si populaire qu’il a donné son nom aux adultes cohabitant toujours avec leurs géniteurs. Si dans cette comédie Tanguy a les moyens de quitter la maison familiale, certains ne peuvent pas se le permettre, à cause du chômage, des loyers trop élevés… Pour moi, ça a été l’inverse : c’est ma mère qui est partie de la résidence principale pour s’installer à l’âge de la retraite dans la maison de campagne, me laissant à l’époque (j’avais 17 ans) l’appart HLM, au putain ce qu’il est blème, et la môme du 8ème, le hasch elle aime. Je ne suis donc pas une Tanguy, mais j’aimerais bien ne pas le devenir à cause de mon chômage ou du loyer parisien exorbitant…

sunshine.jpgJeudi sur Numéro 23, Sunshine de Danny Boyle (Petits meurtres entre amis, Slumdog millionnaire). En 2050, le soleil menace de s’éteindre. Une équipe de scientifiques est envoyée sur place pour éviter la catastrophe… Un film de science fiction étrange, fascinant et poétique, aux images et effets spéciaux sublimes, qui rappelle Solaris ou 2001 l’odyssée de l’espace.

Et vous, appréciez-vous ces films ? Qu’avez-vous vu cette semaine ?

Petit quiz On connaît la chanson dans le passage sur Tanguy.

26/01/2014

La rubrique nécrologique et les films de la semaine

django unchained.jpgUne semaine consacrée à la musique : Dans la rubrique nécrologique, le décès le 23 janvier de Riziero Ortolani, à l’âge de 87 ans.
Son nom ne vous dit sans doute rien, mais vous avez sûrement entendu l’une de ses chansons. Il a composé plus de 200 musiques de films, dont certaines reprises par Quentin Tarantino : I giorni dell’ ira, initialement enregistrée pour le western spaghetti Le dernier jour de la colère, que l’on peut entendre à la fois dans Kill Bill et Django Unchained. Tarantino a utilisé la musique The Saloon dans Inglorious Basterds (tirée du film Pas de pitié pour les salopards).
On peut également entendre une chanson d’Ortolani, Oh my love, dans le film Drive de Nicolas Winding Refn.
fanfaron il sorpasso.jpgOrtolani a composé la musique du superbe film de Dino Risi, Le fanfaron, « Il sorpasso » l’un des films qui a le plus marqué mon adolescence. On y voit Vittorio Gassman♥ entraîner le sage Jean-Louis Trintignant dans une virée folle à travers l’Italie des années 60. Ce road movie amer inspira Dennis Hopper et Peter Fonda pour Easy rider.

Riz Ortolani est également l’auteur de la bande originale du célèbre film d’horreur Cannibal holocaust. Ce film a fait scandale lors de sa sortie en raison de son réalisme et de sa violence extrême : présenté  comme un vrai documentaire dont on aurait découvert la cassette sur le cadavre d’un caméraman, interdit en Italie car des animaux ont réellement été tués lors du tournage…

Autre décès de compositeur cette semaine, celui de François Deguelt, interprète de la chanson Le ciel, le soleil et la mer. Il avait 82 ans.

Si vous voulez voir un compositeur de musiques de films toujours vivant, courez le 4 février à Bercy pour le premier concert depuis 10 ans du grand Ennio Morricone. Pépé a déjà 85 ans, espérons qu’il tienne encore 15 jours. Je veux l’entendre diriger l’orchestre sur Le bon la brute et le truand, ou Il était une fois dans l’ouest...

never let me go.jpgCe dernier est justement diffusé à la télé ce soir sur france 4, suivi d’Il était une fois la révolution.
Autre musique qui me plaît, un slow langoureux pour un film étonnant et sensible, mêlant romantisme et science fiction : Never let me go de Mark Romanek. Le film réunit la crème des nouveaux acteurs : Keira Knightley (Pirates des caraïbes), Carey Mulligan (Drive) et Andrew Garfield, (The amazing spider man). Un triangle amoureux et un secret bouleversant que je ne vous révèlerai pas ici.

constant gardener.jpgEncore un film poignant sur NRJ 12, The constant gardener de Fernando Meirelles (auteur de l’excellent La cité de Dieu). Au Kenya, une avocate passionnée (la belle Rachel Weisz) est retrouvée assassinée. Son mari (Ralph Fiennes ♥) fou de chagrin, cherche la vérité… Un film nécessaire, mais qui m’a tellement traumatisée et énervée par les horreurs qu’il révèle que je ne n’ose pas le revoir !

500-jours-ensemble.jpegMardi sur Numéro 23, autre BO intéressante : 500 jours ensemble, un film bobo branchouille où les personnages parlent sans cesse de groupe de musique à la mode que mémé radio nostalgie ne connaît pas. (sauf le Quelqu’un qui m’a dit de Carla Bruni !! dans un film américain !) Avec Joseph Gordon-Levitt et la sublime Zooey Deschanel (cette semaine, j’ai décidé de louer la beauté des actrices, pour changer).

Autre film bobo à la BO parfaite, Virgin suicides de Sofia Coppola, mercredi sur Arte. D’ailleurs en parlant de ça, regardez cette liste « pour pécho une bobo », je suis assez d’accord (et je n’aime pas la majorité des films cités puisque je suis une mémé de la cambrousse moi).
Jeudi sur 6ter, 4 mariages et un enterrement, avec cette fameuse chanson en lien.

Deux de mes comédies cultes cette semaine : HD1 rediffuse mardi Le magnifique de Philippe de Broca.
Jeudi Sur NT1, ne ratez pas Shaun of the dead d’Edgar Wright, précédée de Hot Fuzz. J’en ai souvent parlé, avec cette musique entraînante que j'adore. (j'ai inventé une super chorégraphie pour danser dessus, mélange de charleston et de twist)