Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/01/2021

Bilan "je suis culturée" semaine 2

littérature,titanic,cinéma,cinéma françaisVu le succès phénoménal du premier bilan (un seul commentaire, aucun like) je continue mon journal intime. Vous pouvez lire le premier bilan ici :

7 FILMS :

D'après une histoire vraie :
- Undercover de Yann Demange, 2018
Sur un enfant de 15 ans informateur pour le FBI, infiltré dans un trafic de drogue.
- Les éblouis de Sarah Suco, 2019
Les souvenirs d'enfance de la réalisatrice, enrôlée dans une secte avec sa famille.

Fantastique
quelques minutes.jpg- Quelques minutes après minuit de Juan Antonio Bayona, 2016
- La dernière vie de Simon de Léo Karmann, 2019 
- The room de Christian Volckman, 2019

Souvenirs déjà vus :
- Au milieu coule une rivière de Robert Redford, 1992
- Master and commander de Peter Weir, 2003

7 DOCUMENTAIRES :

Titanic :
Après Titanic, la dernière preuve la semaine dernière, j'ai eu envie de revoir ces documentaires que je connaissais déjà, disponibles sur youtube:
- Titanic, la véritable histoire de Philippe Torreton
- Les fantômes du Titanic de James Cameron

Les sectes :
 Titanic_la_veritable_histoire.jpgLes éblouis m'a replongé dans les documentaires sur les sectes. Comme le sujet m'intéresse, je connais déjà les mécanismes d'enrôlement et d'emprise, mais je ne peux pas m'empêcher de penser en écoutant les témoignages hallucinants : "comment ils ont pu aller si loin ?!" :
- Waco, une secte assiégée, Planète
- Sous emprise, Planète
Florence et le mandarom
Amoreena et les enfants de dieu

Les ovnis :
- Roswell, le denier témoin x2 épisodes, Planète
Après le doc sur les dossiers déclassifiés peu convaincant, j'ai persisté, mais celui-ci comporte les mêmes défauts.

2 LIVRES :
- Vies écrites de Javier Marias
Biographies d'écrivains célèbres, sous des angles originaux et méconnus. 
- Chaque jour est une fête Le Voutch

1 SERIE :
- Designated survivor, saison 1, Netflix

 

16/01/2021

Les documentaires de la semaine

documentaires , animauxLa vie secrète du zoo

Je suis tombée plusieurs fois sur l'émission française, une saison au zoo, qui ne m'a pas convaincue. Je ne sais pas si j'ai changé d'avis ou si la version anglaise est plus pertinente et drôle (le fameux humour british, d'ailleurs ce sont les Anglais qui ont inventé le mot, je l'ai appris dans l'excellent Ridicule) mais je me suis prise de passion pour la vie des habitants du zoo de Chester (voir les vidéos en lien).
Du mignon (les bébés animaux) de l'amour, partagé (le couple de vieux manchots) ou non (la souris et le lézard qui refusent de se reproduire) de l'entraide (chez les fourmis, les lycaons...) Des trahisons (la femelle rhinocéros qui ne veut plus jouer avec son partenaire, alors il devient copain avec... un cerf) Des duels, des groupes qui se lient contre le tyran (les femelles zèbres contre le mâle). Des luttes pour obtenir le pouvoir (deux reines qui s'affrontent chez les rats taupes nus) des rebelles qui ne veulent pas rentrer dans le rang (l'oiseau qui veut s'enfuir). Mais aussi des drames, des deuils (la mort du petit éléphant, et son copain qui le secoue pour qu'il se réveille : déchirant), des jalousies (les ados envieux des petits frères). Tout cela sous les commentaires mordants des soigneurs. Bref, du Shakespeare ! 

La reine Victoria et ses 9 enfants 

documentaires , animauxLa reine adorait son mari le prince Albert, mais détestait les enfants et les grossesses.
Son époux lui reprochait : "Il est dommage que tu ne trouves aucune consolation dans la compagnie des enfants. La racine du mal est ta notion, absolument fausse, que la fonction d’une mère est toujours de corriger, gronder, donner des ordres."
Elle a écrit à sa fille : "Crois-moi, les enfants sont une terrible inquiétude, et le chagrin qu’ils causent est beaucoup plus grand que les joies qu’ils apportent."
Lorsque son époux décède alors qu'ils n'ont tous les deux que 42 ans, la reine se laisse sombrer dans la dépression et martyrise ses enfants, qu'elle tolérait uniquement jusque-là par égard pour son mari.
Un documentaire en 3 épisodes, des scandales dignes de The crown et la meilleure publicité pour la contraception !

Ovnis, les dossiers déclassifiés américains

documentaires , animauxLes images des ovnis rendues publiques par le Pentagone ont fait le tour du monde, grâce à l'ancien directeur du programme de la défense chargé d’évaluer les menaces aériennes. Il s'inquiète de ces mystères qui ne sont pas pris au sérieux. Il divulgue les rapports, démissionne, et se consacre à interroger les témoins d'ovnis dans cette série documentaire....
Je n'ai tenu qu'un épisode : les doublages effectués par-dessus les témoignages, la mise en scène mélodramatique, les nombreuses répétitions (comme si on pouvait oublier ce qu'on vient d'entendre 3 minutes plus tôt -sans doute dû aux coupures pub de la diffusion américaine-) donnent l'impression d'être dans une mauvaise téléréalité à sensation. Sur le même sujet, je vous conseille le plus sérieux et passionnant "ovnis une affaire d'état.

 

15/01/2021

Heroïc losers et Gold

heroic losers.jpgHeroïc losers de Sebastián Borensztein

En 2001 dans un village argentin, de modestes habitants mettent leurs économies en commun, afin de racheter l'entreprise locale en faillite et de relancer le travail et la vie dans la communauté. Mais à cause d'une crise économique, le gouvernement bloque les comptes bancaires et donc tout le financement de la coopérative. Lorsque les villageois comprennent que le banquier était au courant en avance et a gardé l'argent pour lui, ils décident de récupérer le magot. Évidemment rien ne se passe comme prévu...
Un film qui a cartonné en Argentine, certainement car il exorcise et venge une douloureuse période, celle du corralito, où le peuple argentin s'est retrouvé ruiné par son gouvernement. La bande de pieds nickelés et les rebondissements catastrophiques rappellent les frères Coen et les films sociaux anglais comme The full monty. L'organisation du braquage fait penser à un Ocean eleven du pauvre, mais en moins rythmé, et avec des acteurs moins sexys (des vieux édentés, des frères attardés, mais mené par l'acteur Argentin le plus connu, Ricardo Darin (Dans tes yeux). Un film sympathique, mais qui finit par s'essouffler, dommage.

Gold de Stephen Gaghan 

gold.jpgUn chercheur d'or vend tout ce qui lui reste pour partir dans une jungle au bout du monde, persuadé qu'il trouvera enfin la fortune.... Le film s'inspire vaguement d'une histoire vraie incroyable qui a tout pour plaire. Malheureusement Conaughey cabotine un peu trop, (était-il aussi nécessaire de  se rendre chauve et ventru ?) et les multiples rebondissements finissent par être poussifs aussi. Paradoxalement, malgré ses excès, la mise en scène reste relativement sage et un peu toc. Un bon divertissement néanmoins.

14/01/2021

C'est l'hymne de nos campagnes

marche avec les loups.jpgDanse avec les loups de Kevin Costner 

Un classique, une ode à la nature, à la tolérance, à la liberté... Le tout sublimé par la musique de John Barry (Out of Africa). La mort du loup reste parmi mon top ten des traumatismes d'enfance. Chaussette♥ a jamais dans nos coeurs (voir en lien la scène de danse avec Chaussette).

Marche avec les loups de Jean-Michel Bertrand

Danse avec les loups m'a donné envie de voir ce documentaire, où Jean-Michel Bertrand passe deux ans à suivre les traces d'un loup solitaire. Lorsque des louveteaux naissent dans une meute, les adolescents doivent laisser leur place et partir créer leur propre famille plus loin. Dans ses Alpes natales, le cinéaste dispose ses caméras sur les lieux de passages supposés des animaux sauvages. Les appareils se déclenchent au moindre mouvement et alertent leur utilisateur sur son téléphone. On voit ainsi un cerf, un sanglier, puis un loup curieux reniflant en gros plan la caméra. Jean-Michel Bertrand attend patiemment le loup, pendant 2 ans ! On le voit vivre en harmonie avec la nature, Il s'installe dans une grotte avec une vue magnifique, ramasse des truffes grosses comme le poing qui paieraient une semaine de salaire et s'en fait tranquillement une omelette...

Comme Danse avec les loups dont le titre fait évidemment référence, le fim est un hymne à la bienveillance pour la nature. Pourtant, avant même sa sortie, il a provoqué un tollé chez les bergers et le réalisateur a reçu des menaces de mort... 

Le film n'aborde pas seulement les loups, mais aussi les lynxs♥ Le documentariste déplore également le triste sort réservé aux blaireaux, gazés dans leur terrier, alors qu'ils se nourrissent essentiellement d'insectes. De même, les renards sont massacrés en France, la fédération de chasseurs de Charente-maritimes accordant une prime à tout chasseur rapportant 35 queues de renards roux, et un prix de 500 euros à celui qui en tuera le plus. Le renard se nourrit pourtant essentiellement de souris, mais on le classe en nuisible, et parallèlement on inonde la terre de produit de dératisation qui empoisonnent les sols, les plantations, donc les humains (la France est le premier consommateur européen de pesticides)... 

L'appel de la forêt de Chris Sanders

appel foret.jpgDans la lignée des films sur la nature, je me lance dans cette adaptation de Jack London (Croc-blanc). On suit ici le périple d'un chien volé à une riche famille californienne pour tirer un traîneau en Alaska, pendant la ruée vers l'or des années 1890. il est d'abord recueilli par un gentil postier (Omar Sy, dans son éternel rôle du bon gars qui sourit tout le temps) puis par Harrison Ford, Indiana Jones qui a pris 105 ans dans la gueule, buriné et barbe blanche, qui comme aventure se contente de passer son temps assis sur son fauteuil à picoler. 

Une adaptation édulcorée, qui plaira plus aux enfants qu'aux adultes. Les personnages sont manichéens, le méchant est très méchant, comme le veut un film Disney. Le chien est en image de synthèse et l'acteur Terry Notary (qui se prend pour un singe dans The square) joue le chien avant sa numérisation. Il lui prête des expressions humaines, cet anthropomorphisme est assez dérangeant. A tout moment je m'attendais à entendre le cabot parler....

13/01/2021

Selfie, de l'influence du numérique sur les honnêtes gens

selfie.jpgLe sujet me rappelle l'essai brillant, limpide, à lire absolument, de Marie-France Hirigoyen (la spécialiste du harcèlement, j'adore ses livres) : les Narcisse, ils ont pris le pouvoir. J'ai choisi ce film pour son sujet qui me parle énormément, et parce que c'est une comédie avec des acteurs que j'apprécie : Sébastien Chassagne, anti-héros de l'excellent Irresponsable, et Fanny Sidney, Camille dans 10 %.  Heureusement que je ne me suis pas fiée à l'avis des critiques, plutôt péjoratif. Le film est pourtant drôle, visionnaire, corrosif. Selfie est pour moi une sorte de Black mirror comique. Je ne vois qu'une explication aux mauvaises notes : il y a que la vérité qui fâche ? Certains critiques trop narcissiques n'ont aucune dérision ? Voir les teasers des sketchs en lien : 

Le premier sketch est à l'image de son actrice principale : grinçant. Blanche Gardin et celui qui incarne son mari mettent en scène sur leur chaîne Youtube "le combat" de leur enfant contre une maladie orpheline. Grâce aux succès de leurs vidéos, ils reçoivent de nombreux cadeaux prestigieux. Une dénonciation acerbe de l'hypocrisie et de la course aux like sur les réseaux de ceux qui exposent leur vie sans aucune décence. Les expressions à la mode agaçantes sont reprises : "c'est une belle personne" "il est dans nos coeurs" "eco friendly" etc... 

Le deuxième sketch, mon préféré, est réalisé par Marc Fitoussi, dont j'ai beaucoup apprécié Pauline détective et Copacabana. On retrouve son humour foldingue et son goût pour les personnages féminins extravagants, à travers Elsa Zylberstein, qui incarne ici avec brio une prof de lettres romanesque et démodée. Celle-ci ne sait même pas se servir d'internet, ses élèves se moquent d'elles sur les réseaux. Lorsque le gouvernement impose un passage au numérique aux enseignants, la prof découvre Twitter. Quand la star youtubeuse (Max Boublil) adorée par ses lycéens passe à la télé, l'enseignante commente sur Twitter sa syntaxe déplorable. Commence alors une relation épistolaire sur le réseau social, entre cette enseignante romancière frustrée et ce jeune inculte....

Autre problème dû au numérique, Manu Payet commande sur internet tout ce que l'algorithme d'un site d'achat lui propose, persuadé qu'il connaît ses désirs mieux que lui. Ce serait probable, à en croire par exemple Comment Trump a manipulé l'Amérique. Ce documentaire révèle que "sur Facebook, avec 10 likes, l'algorithme vous connaît mieux que vos collègues. Avec 100, mieux que votre famille, et 230, mieux que votre conjoint".... 

Les algorithmes sont aussi le sujet d'un sketch sur les sites de rencontre : on ne peut matcher qu'avec les gens qui possèdent la même note que nous, chaque rencontre est orientée. Comme le dénonce Judith Duportail dans son livre l'amour sous algorithme. Elle révèle que les sites de rencontre ne proposent pas à un homme une compagne plus diplômée que lui, ou plus âgée. Pour obtenir une note équivalente à un homme, une femme doit avoir 10 ans de moins que lui, et gagner moins d'argent. A l'inverse, un homme qui a 10 ans de moins que la femme, et gagne moins d'argent qu'elle, sera moins bien notée qu'elle. Comme le commente l'écrivaine : "un homme riche avec une jeunette, mais pas de réciprocité : c'est le modèle patriarcal des relations hétérosexuelles".

Dans le dernier sketch, Smileaks, le plus black mirroresque, le plus effrayant, le piratage d'un réseau social révèle au grand jour tous les messages échangés par les utilisateurs.... Les masques tombent et chacun découvre ce que ses amis et collègues disent de lui derrière son dos, ou les véritables activités de son conjoint...

En résumé, je vous conseille Selfie, en ce moment sur Canal+. Une comédie qui a parfaitement capté l'air du temps !

12/01/2021

La belle époque

belle epoque.jpgVictor (Daniel Auteuil) ne comprend plus le monde actuel. Lorsque sa femme (Fanny Ardant) le quitte, il fait appel à une entreprise qui permet à ses clients de revivre l'époque qu'ils souhaitent, à travers des comédiens et décors spécialement recrées pour eux. Victor choisit de retourner un soir des années 70, où il a rencontré le grand amour....
Un film original, nostalgique, émouvant et drôle, mais à l'image de son réalisateur Nicolas Bedos : ultra narcissique, englué dans son microcosme bourgeois, souvent vulgaire. Quel outrage de voir la si distinguée Fanny Ardant prononcer des insultes très crues par exemple...

Le prix élevé des reconstitutions est souvent évoqué, sans jamais être détaillé. On sait juste que Victor emprunte à son fils : "ça remboursera toutes les vacances que je t'ai payées" (mais le gosse partait où ? Aux Maldives ? Parce que ma mère m'envoyait chez ma grand-mère à la cambrousse à 1 h de Lyon, ça coûtait juste 30 francs de billets de train...) Le pire, pour financer sa nouvelle lubie, le héros doit revendre un de ses apparts sur la côte d'azur !  Juste le décor d'une seule soirée coûte 35 000 euros ! Mais combien coûte toute la prestation alors ? ça fait cher la soirée de souvenirs ! qui aurait les moyens de se payer ça ? Bedos vit clairement dans un autre monde... 

bedos-tillier.jpgLe plus embarrassant dans le film est l'histoire "d'amour" entre le réalisateur (Guillaume Canet) et sa comédienne, incarnée par Doria Tillier, qui n'est autre que la compagne de Nicolas Bedos. Il semble évident que Bedos met en scène leur propre histoire, et cet exhibitionnisme malsain est très gênant. Tillier roule de grosses pelles à Canet, se retrouve à poil sur lui dans un lit à de nombreuses reprises, et c'est son mec qui filme ça ! Bedos fantasme sur le proxénétisme, sur le ménage à 3, sur Guillaume Canet ? Il pense sans doute qu'il présente une folle histoire de passion, comme il étale leur relation dans les médias (on se rappelle de l'époque où Doria Tillier lavait son linge sale en direct sur Canal, faisant référence au livre de Bedos qui parlait d'elle comme d'une simple amie : "je ne savais pas qu'on suçait les potes !")

Non, La belle époque ne retrace pas un amour passionnel, mais juste une sombre histoire de jalousie et de tromperies. Le couple passe son temps à se disputer violemment, à se séparer, pour se réconcilier sous la couette (et encore sous la couette... ils s'engueulent et s'embrassent fougueusement en public, que voulez-vous, c'est la passion incontrôlable qui veut ça ! Non : l'exhibitionnisme.) Canet/Bedos trompe sans vergogne sa compagne, mais c'est lui qui se permet de faire des crises de jalousie, persuadé que sa copine couche avec Auteuil, qui pourrait être son père. Canet a le droit de se taper ses employées, mais l'inverse n'est pas autorisé ! (Normal, c'est un artiste tourmenté, et toutes les filles sont folles de lui, il fait preuve d'acte de bonté en couchant avec !)  Il se fait pardonner par de grandes déclarations d'amour. Je vérifie sur le net, aux dernières nouvelles, Bedos et Tillier se seraient enfin séparés. 

Le film est censé se concentrer sur le personnage d'Auteuil, sur la nostalgie d'une époque et d'un amour perdu, et ces thèmes sont bien traités. Malheureusement, ils passent au second plan, car le narcissisme de Bedos et son couple sordide prennent le dessus. Je n'ai toujours pas trouvé le courage de regarder son autre film, monsieur et madame Adelman, car la mise en scène impudique de leur relation glauque m'exaspère.
Heureusement que Daniel Auteuil, toujours mesuré et sympathique, apporte un peu de douceur et de romantisme à La belle époque. La reconstitution et l'aspect mélancolique m'ont plu, même si les rebondissements et le dénouement sont un peu trop alambiqués.

11/01/2021

Bilan "je suis culturée" semaine 1

danse avec les loups.jpgComme promis, je tiens pour l'instant la bonne résolution de publier le bilan culturel chaque semaine plutôt que mensuellement comme auparavant. J'ai commencé à rédiger des critiques, mais comme d'habitude, je m'emballe, je trouve plein de choses à dire, et j'ai déjà écrit 5 pages rien que sur les films... 

7 FILMS :

Aventures
Coup de coeur : 
- Danse avec les loups de Kevin Costner, 1990
Un classique, un chef-d'oeuvre intemporel, une ode à la nature, à la tolérance, à la liberté... Le tout sublimé par la musique de John Barry (Out of Africa). La mort de Chaussette reste parmi mon top ten des traumatismes d'enfance. Chaussette♥ a jamais dans nos coeurs (voir en lien la scène de danse avec Chaussette).

selfie.jpg- Marche avec les loups de Jean-Michel Bertrand, 2019
- L'appel de la foret de Chris Sanders, 2020
- Gold de Stephen Gaghan, 2016

Comédies 
- Selfie, de l'influence du numérique sur les honnêtes gens, 2019
- La belle époque de Nicolas Bedos, 2019
- Héroïc losers de Sebastián Borensztein, 2020

DOCUMENTAIRES :

- La vie secrète du zoo de Chester, saison 4, France 5 (une quinzaine d'épisodes de 25 minutes).
- La reine Victoria et ses 9 enfants, Histoire (3 épisodes de 50 minutes) 
- Titanic, la dernière preuve, Planète
- Ovnis, les dossiers déclassifiés américains, Planète

cinéma,séries,netflix,littérature2 SERIES :

- La chronique des Bridgertown, Netflix
- Designated survivor (en cours)

3 LIVRES :

- L'arabe du futur, tome 5
- Le département des théories fumeuses, de Tom Gauld
- Gaston, au-delà de Lagaffe

 

09/01/2021

J'avais fait pourtant, des promesses au nouvel an

gaston bonne santé.jpgCette année va se terminer, je n'ai pas changé mes défauts, je les ai gardés
J'avais fait pourtant, des promesses au nouvel an
J'étais décidé, tout est à recommencer
Car mes résolutions ont trouvé le temps long... (cliquez sur la chanson en lien)

Relire le début ici.
Je dresse une liste non exhaustive des bonnes résolutions 2021, juste pour pouvoir vérifier en 2022 que je ne les ai pas tenues :

Résolutions blog :
- Alimenter plus régulièrement le blog. Pour dans l'idéal publier deux à trois fois par semaine, il faudrait que j'écrive quotidiennement. En ce moment comme je ne travaille pas, je pensais avoir le temps,  mais la fatigue et la maladie m'empêchent parfois d'écrire des jours entiers (à ma grande rage, car ce n'est pas l'envie qui me manque).
J'aimerais au moins proposer un bilan culturel hebdomadaire plutôt que mensuel comme auparavant, ce qui me permettrait de ne pas oublier les films que j'ai vus, et un quiz, toujours mensuel.

- Finir aussi les articles rédigés. J'ai tellement d'idées que j'entame des séries de billets sans parvenir au bout et en oubliant de publier les suites pourtant déjà écrites (comme les quiz Beatles et certaines critiques de films).

- Finir enfin de rédiger le livre sur mes expériences de chômage et boulot que les lecteurs m'ont réclamé en 2012, et que j'ai débuté en 2017 ...

Résolutions culture :
- Lire un livre par semaine (incluant des bd). Avant, je m'en demandais même deux  (75 lus en 2019), mais l'année dernière, avec les bibliothèques fermées, j'étais loin du score. En 2021, pour l'instant, je tiens promesse, j'ai lu le dernier tome  de L'arabe du futur et le livre sur Gaston, "au-delà de La gaffe".

- Regarder un film, un documentaire et un épisode de série par jour, résolution que je parviens souvent à tenir.

à suivre...

Ne me maudissez pas, car la prochaine fois, je tiendrai !
Sans être devin, je peux dire que je suis certain
D
'avoir toujours menti à moi-même et à mes copains
J'avais fait pourtant, des promesses au nouvel an...

 

 

 

05/01/2021

Les bonnes résolutions pour 2021

gaston santé.jpgUn nouvel écran de 8000 pixels.
Je note mes bonnes résolutions pour la nouvelle année, juste pour les relire dans un an et constater "toujours pas tenues !" Enfin, "les relire dans un an"... je suis optimiste : si on a survécu à l'énième mutation du covid, au énième confinement, aux énièmes tempêtes, feux de forêt, chutes de météorite, retour de Trump et de la coupe mulet. La pandémie a décidé de s'accrocher, comme Trump s'accroche à la présidence.

2020 restera une année marquante et inattendue. Ce grand voyant invité par cette grande chaîne BFM tv prédisait : "pour moi l'année 2020 sera linéaire, je ne vois pas de catastrophe, je ne vois pas de gros changements."
2020 a été éprouvante, avec la pandémie, le confinement, la maladie et l'isolement.  Tout comme vous, je connais ce sentiment, de solitude et d'isolement. Moi qui rêvais de m'exiler en montagne avec les marmottes, je me suis retrouvée isolée de force dans mon studio pourri à Paris avec mon ordi.

bonne nouvelle.jpgPourtant la deuxième partie de l'année, j'ai fini par m'habituer à ne quasiment plus sortir ni voir personne. J'ai voyagé devant des émissions comme "des trains pas comme les autres" et même Pékin express ou Koh lanta. Oui, en 2020, moi fan d'Arte, je me suis mise à la téléréalité : de voir s'étriper des gens dans des décors paradisiaques mais hostiles me donnait l'impression d'échapper aux conflits du bureau, bien planquée sur mon canapé. Voyager à travers un écran est certes moins palpitant qu'en vrai, mais ça m'évite de me faire piquer par un serpent et de dépenser trop d'argent. J'ai remplacé les balades dans le parc par du sport devant "la vie secrète du zoo". J'ai remplacé les potins autour de la machine à café par les chamailleries des chimpanzés (un nouveau mâle veut s'imposer chef, comment la tribu va t-elle réagir ?) Eh bien les histoires du zoo sont bien plus intéressantes que celles du bureau.

Surtout, la pandémie et l'isolement obligatoire m'ont permis de ne plus travailler, donc de ne plus voir mes collègues demeurés, et ce privilège rattrape tous les sacrifices. On me demande souvent si je ne m'ennuie pas, depuis presque un an sans bosser, mais moi, c'est au travail que je m'ennuie ! Au contraire, les journées me semblent trop courtes, car je voudrais voir tous les films, séries et documentaires sur Mycanal et Netflix. J'en ai vu au moins un de chaque par jour. Niveau culture, ce qui m'a le plus manqué, ce sont les livres, les bibliothèques étant fermées la plupart du temps cette année. J'ai fait une razzia de 9 bouquins en prévision du prochain confinement.

Je tente de rédiger un classement culturel de l'année 2020, mais j'ai vu tellement de films et documentaires que j'aurai fini de les répertorier en 2022. Je note tout de même comme chaque année cette bonne résolution que je ne parviens jamais à tenir :
Prendre la peine de conseiller chaque jour sur Twitter les programmes à voir sur les chaînes TNT. La phrase définissant mon compte reste  "à la télé ce soir" mais je ne l'utilisais pratiquement plus, car je ne possède plus de télé. Depuis l'isolement des confinements, je me remets à vérifier ce que diffusent les chaînes. En effet, en regardant en direct un film ou une émission, comme des millions d'autres spectateurs, et en les commentant en simultané sur Twitter, j'ai l'impression d'être moins isolée.
Je regrette parfois l'ancien temps où Netflix et le streaming n'existaient pas : on avait moins de choix, mais on perdait moins de temps à sélectionner son programme. On regardait tous la même chose à la télé, ce qui permettait de trouver un sujet de discussion autour de la machine à café le lendemain au travail et de donner le sentiment d'une communauté. J'ai retrouvé cette cohésion en mars, lorsque la grande majorité des Français a regardé en même temps le discours de Macron instaurant le confinement... Au moins, j'aurais trouvé quelques avantages à cette année 2020 !
Quant aux autres résolutions...
à suivre...

 

01/01/2021

En 2020, j'ai beaucoup voyagé

confinement, chanson française, voyage... dans ma tête.
Voyage, voyage
Sur l'eau sacrée d'un fleuve indien
Voyage voyage
Et jamais ne revient
Dans ton studio pourri à Paris.
 
Si tu vas à Rio
N'oublie pas de monter là haut
Dans un petit village
Caché sous les fleurs sauvages
Sur le versant d'un coteau.

Je me souviens de l'effroi général début mars, des rumeurs qui couraient :  "il paraît qu'on va nous confiner ! Vite, enfuis-toi avant, va te réfugier à la campagne dans la famille !"
Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

- Oui mais me ruer sur les trains, comme les Italiens l'ont fait, propager l'épidémie dans tout le pays et me faire contaminer ? Quelqu'un pour venir me chercher ? 
- J'ai pensé qu'il valait mieux nous quitter sans un adieu. Et j'entends siffler le train...

A storm is threatening my very life today
Une tempête menace ma vie
If I don't get some shelter,  I'm gonna fade away
Si je ne trouve pas d'abri, je vais disparaître.
Gimme shelter

- Je veux bien t'héberger, mais...
- C'est une maison bleue adossée à la colline, on y vient à pied, on ne frappe pas, ceux qui vivent là ont jeté la clé.
On se retrouve ensemble...
- Je veux bien t'héberger, mais que pour quelques jours...
-
Le confinement en durerait 45 ! 
- Voilà c'est fini, trouve un autre rocher petite huître perlée.

- Je veux bien t'héberger, mais je suis à risque.
- moi aussi ! Risquons nos vies ensemble ! L'amour du risque, Jonathan et Jennifer, c'est vraiment leur grande affaire !
- Ah, bon Dieu que c'est embêtant d'être toujours patraque, ah bon Dieu que c'est embêtant, je ne suis pas bien portant.

- Je veux bien t'héberger, mais je tousse un peu... Je suis malade, complètement malade...
(après rendez-vous chez le médecin, covid confirmé, premier cas du patelin et toute son entreprise fermée : ah, la fierté d'être un pionnier !)
 
Bref, en 2020 je suis restée toute seule.
Tout comme vous, je connais ce sentiment de solitude et d'isolement
 
 
 

 

 

Dans mon studio à Paris.
Il mio rifugio, sei tu.

Rédiger longuement les quiz Joe Dassin, avec toutes ses chansons évoquant des voyages, m'a aussi beaucoup aidé à affronter 2020, comme vous pouvez le relire ici.
"Mes amis, je dois m'en aller
Je n'ai plus qu'à jeter mes clés
Car elle m'attend depuis que je suis né"
La montagne avec les marmottes.

Quiz  On connaît la chanson à retrouver dans le texte.