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03/09/2009

Les monstroplantes

Aujourd’hui c’est la rentrée des enfants, mais aussi des grands (enfants) comme moi. Pour remonter le moral, rappel du dessin animé et surtout de LA chanson culte (panpan cucul à ceux qui ne cliquent pas sur les liens que je propose !) :
Voix solennelle :
« Va Jayce, conquérant du bonheur,
Va libérer le monde de la terreur,
Des monstroplantes
»

Cet été à la cambrousse, j’ai joué à Jayce conquérant de la lumière. J’ai combattu les monstroplantes qui envahissent la maison de ma mère.
Chez moi, les fleurs meurent ou refusent de pousser. En un an, le bégonia a pris trois pauvres feuilles. Celui de ma mère a poussé d’un mètre.

montroplante à bras.jpg

Vous constatez que le monstroplante a deux bras qui essayent de piquer dans notre assiette.
On nous a donné un micro-ondes, mais personne ne veut s’en servir car c’est dangereux pour la santé. Alors l’appareil est devenu un support pour monstroplantes.

monstroplante four.jpg

Observez les minis monstres qui poussent au bout des chlorophytum.

monstroplante minis.jpg

Aujourd’hui, je me rebelle. Non, la nature ne prendra pas le dessus. Déjà qu’on ne peut pas s’asseoir sur les chaises parce qu’elles sont squattées par les chats…Ce ne sont pas 28 monstroplantes qui vont me faire peur.
Je vais retrouver la cafetière et le robot mixeur.

monstroplante cafetière.jpg

« Toi, Jayce, conquérant de la lumière
Tu dois conquérir (raaaan ! la répétition du même mot !)
Et la victoire viendra
Tout refleuriiiir !!
Non n’abandonne pas, ne laisse pas ta foi mourir
Parce qu’un jour tu gagneras
La liberté de viiiiiivre
!!! »

Je commence par couper le troisième bras du bégonia (oui ! il en avait trois ! vous voyez bien que ce sont des monstres ces plantes !) Pour se venger, il a perdu toutes ses fleurs en formes de cœur. Je lui ai brisé le cœur, snif.
Ensuite, j’essaie de dompter les plantes qui grimpent sur les poutres. Je ne parviens pas à démêler les nombreuses tiges, alors, sadique, je les attache. Niark niark. (si vous avez de très bons yeux, vous remarquez que le livre sur la photo s'intitule "nos amis les plantes" )

monstroplante grimpant.jpg

Après l’intérieur, j’attaque le jardin.
Si, je vous assure, derrière cette jungle se cache la maison.

montroplante jungle.jpg

« Jayce conquérant
Le monde t’attend
Fier et combattant
Tu défies les méchants
Sauve l’univeeeeers
!!!! »

Je vous laisse imaginer la joie des voisins quand j’écoute la chanson en boucle en hurlant « SAUVE L’UNIVEEEEEERS !!! » à genoux les poings levés vers le ciel comme un rockeur qui souffre.
Syndrome de la chanson en yaourt : vous entendez bien 1 minute 38 après le début, qu’au lieu de répéter « tu dois sauver ton temps » le chanteur dit « tu dois sauver tonton »  Si j’en suis sûre ! A trois minutes 12 aussi ! Ça rend le texte encore plus ridicule…

25/07/2009

Chansons en yaourt

yaourt.jpgJ’ai raconté que je ne suis pas franchement bilingue en anglais et que je n’accorde pas une grande attention aux textes des chansons.
Mais comme je chante beaucoup, il faut bien des paroles quand même.
Alors je chante en yaourt.
Quand j’étais petite, pour Any time at all des Beatles, au lieu de :

“Any time at all, Any time at all !
Any time at all,
All you’ve gotta do is call
And I’ll be there !”

Je chantais :

“Annie ta moto, (dong dong dong) Ai mis ta moto !
Ai mis ta moto,
oh you côte à tout hi toc
On a le bidet !”
Notez que je bruitais aussi la guitare (dong dong dong). Ma version est quand même plus originale. Les paroles ont un sens profond.

Ne pas comprendre l’anglais, à 5 ans, c’est normal. A 15 c’est encore compréhensible. Mais ne pas comprendre sa langue natale…
A 20 ans, j’ai enfin découvert les vraies paroles du Roi des fourmis de Polnareff :
« Je suis le roi des fourmis,
Misanthrope et petit,
Tyrannique et gentil »
Le final : « une couronne, pour ma pomme ! ».

Le choc. Depuis toujours je comprenais :
« Je suis le roi des fourmis
Mis en trop des petits »
Le final « du courage, pour ma peur ! »

Eh ben je préfère ma version. On se doute que le roi des fourmis est petit et qu’il a une couronne, forcément c’est un roi et c’est une fourmi… Alors que « mis en trop des petits » signifie qu’il est un roi mais que tout le monde le prend pour un individu lambda.
« Du courage pour ma peur » veut dire que le roi est censé représenter la force, la volonté, le courage et l’ambition pour guider son peuple. Pourtant au fond de lui, le roi n’est qu’un homme comme les autres, faillible, qui a peur.
N’est-ce pas que ma version est plus philosophique et profonde.
J’aurai dû faire parolière. Jean-Loup Dabadie et autres, tremblez, la relève est assurée.

Ca m’a toute tourneboulée de découvrir que les paroles n’étaient pas celles que je croyais. Comme quoi, le texte d’une chanson est quand même important pour moi.
Je ne suis pas sourde comme un pot non plus, parfois je comprends les paroles quand même. Comme on parle de Polnareff, voici un de ces textes que j’apprécie beaucoup. Ouvrez grands vos oreilles.
Sous quelle étoile suis-je né

18/07/2009

Sans paroles

pierrot plume chanson.jpgPour moi, le plus important dans la musique, c’est, comme son nom l’indique, la musique. Les paroles sont un plus. Je me fiche des textes, autant lire un poème. J’ai l’impression que les gens qui adorent des chansons pour leurs propos récitent des slogans, ou laissent le chanteur parler à leur place. Comme s’ils ne pouvaient pas s’exprimer tout seul. Ca m’arrive d’être touchée par des textes qui reflètent exactement ma pensée, mais comme ils sont souvent en anglais et que j’y pite rien, c’est rare.

Quand j’écoute une chanson, j’ai des images et des scénarios qui me viennent en tête. Surtout sur du Erik Satie (sans textes), qui est souvent utilisé en musique de film d'ailleurs. (Désolée, impossible de trouver une gymnopédie correcte en lien)
J’écoute les Beatles depuis toute petite, donc à l’époque je comprenais encore moins les paroles en anglais. J’imaginais ce que les chansons signifiaient à travers l’émotion qu’elles me procuraient. Bien sûr, quand j’ai commencé à comprendre la langue, j’ai été déçue de constater que Drive my car parlait de chauffeur de voitures, ou que Lovely Rita évoquait une contractuelle...(il est obsédé par les bagnoles, le Paul ?) C’est pourquoi je ne cherche toujours pas à traduire les paroles. Ca développe l’imagination.
Pour les ex-Beatles, (je parle de l’unique musique où je suis compétente) on reproche à Mccartney de faire des Silly Love songs. Je préfère tout de même ses œuvres aux chansons à textes mais à la musique minimaliste de John Lennon (post Beatles bien sûr), comme Working class hero par exemple.

Je sais, c’est beaucoup plus hype et rebelle de préférer Lennon, le contestataire assassiné, plutôt que McCartney, papy de 67 ans. C’est facile d’idolâtrer les morts : Lennon, maintenant, que serait-il devenu ?preparez-vos-mouchoirs 2.jpg
La preuve, au ciné, avec l’opposition Depardieu/Dewaere : en 1970-80, les deux acteurs étaient l’espoir du cinéma français, toujours en rivalité pour les récompenses. C’est Depardieu qui a raflé tous les prix. Dewaere s’est suicidé (en partie à cause de ça) et maintenant il est LA référence pour les acteurs. Depardieu est devenu un vieux bedonnant et fait pas mal de navets aujourd’hui. Dewaere serait peut-être moche lui aussi et jouerait dans des bouses (ses derniers films n'étaient pas terribles, comme Psy par exemple)

J’étais partie pour parler musique, et je parle ciné. Eh oui, que voulez-vous, c’est ça, être désordonnée et compliquée imaginative et culturée.
Enfin, culturée….dans le prochain post je vous démontre comment mon neveu qui sait tout m’a encore laminée. Puis je vous dévoilerai mes fantastiques compétences en chanson franglais-yaourt...

10/07/2009

La montagne, ça vous gagne

mull of Kintyre.jpgJe pars à la montagne. Elle m’a toujours fait penser à la chanson Mull of Kintyre de McCartney. C’est totalement logique, puisque cet endroit est situé au bord de la mer et qu’on entend la cornemuse dans le refrain... C’est parce que sur la pochette du 33 tours, on distinguait la montagne et pas l’eau, et à 5 ans, je ne comprenais pas l’anglais. Maintenant non plus d’ailleurs... En gros, les paroles veulent dire que c’est super beau et que Paulo voudrait crécher là toute sa vie. Comme moi avec les Alpes quoi.

Quand je me promène dans la montagne, je ne croise personne. A part un chamois et son petit. La découverte dechamois flou.jpg la faune et flore rare est un évènement exceptionnel. Je me sens « en communion avec la nature » etc… Quand j’arrive au sommet après avoir marché pendant cinq heures, je crie « I’m the queen of the world ! » A 2000 mètres d’altitude, ça en jette plus que DiCaprio sur le Titanic à 30 mètres au-dessus de la mer qui a marché trois pas pour atteindre la proue. La montagne est pour moi le symbole de l’effort, du dépassement de soi, de la grandeur, de l’intellect…

Pourtant la grande majorité des gens préfère la mer. J’y suis allée pour la première fois à 12 ans. J’imaginais la vaste étendue romantique et grandiose décrite dans les poèmes : « homme libre, toujours tu chériras la mer ! La mer est ton miroir, tu contemples ton âme… » Mouaif…j’ai pas franchement trouvé le lieu propice à la poésie et la grandeur intellectuelle.

Contrairement à la montagne où l’on a que les hiboux pour voisins, sur la plage on a juste la place de poser sa serviette entre des gamins qui braillent et un mec qui mate. On est en totale communion avec la nature…humaine. On observe des animaux très rares et raffinés: le bedonnantus à poilus, la bronzus cramus par le soleillus…

On a de gros efforts à soutenir : se retourner comme une crêpe pour brûler de l’autre côté, lire du Marc Levy…Personne ne se baigne. Les monokinis autour de moi me regardent toujours bizarrement quand j’arrive en jupe sur la plage, et au lieu de me dévêtir, je mets un pantalon et des manches longues pour ne pas cramer au soleil.
Bref, la mer, comme son altitude l’indique, c’est le niveau zéro. Alors que la montagne, ça vous gagne.