28/09/2011

Ah ! Si j'étais riche

ah si j'étais riche.jpgJe bâtirais un vrai palais
Pointant jusqu’au ciel sur la place du marché
Des murs plantés bien droit sur un tas doré…

Je reçois un coup de fil de la part de ma banquière. Visiblement elle s’est longuement renseignée sur mon dossier avant de téléphoner. Elle me propose un prêt je ne sais quoi, qui sert exclusivement aux nouveaux achats et travaux que l’on veut effectuer dans notre maison, comme je la cite textuellement : « par exemple si vous voulez construire une piscine pour votre villa ».
C’est une bonne idée. Je vais de ce pas contacter ma proprio pour lui demander l’autorisation de creuser un baquet d’eau dans le parquet de mon studio de 20 mètres carrés, dans mon immeuble parisien.  J’ai une petite place de libre entre la fenêtre, l’armoire et le bureau, une piscine de 1m/1m10 ça devrait suffire, et les voisins du dessous seront contents.

banquière.jpg« Vous avez une minute ou deux pour que je vous expose le sujet ? »
Voyant que je ne la contredis pas, elle se lance avec un enthousiasme débordant (d’eau) dans la description du produit, espérant que je mordrai à l’hameçon. Je la laisse parler, ou plutôt s’enfoncer (dans la piscine). Puis je rétorque que je suis au chômage depuis plus d’un an et en attente de RSA.
La banquière a touché le fond de la piscine dans son petit pull marine. Elle déglutit comme si elle buvait la tasse et coupe immédiatement la conversation pour ne pas se noyer « : « Gloups, ah bon… excusez-moi de vous avoir dérangé, bonne journée ».

Quelques temps plus tard, nouveau coup de téléphone, cette fois-ci du banquier.
« C’est pour vous parler d’un compte qui peut-être intéressant pour vous, un compte social, pour ceux qui n’ont pas de travail.
- Moui... ça peut être une idée, ça consiste en quoi ?
Je m’attends à ce qu’il me réponde : « eh bien comme vous êtes au chômage longue durée, il existe un livret à un taux plus intéressant, de nouvelles aides qui accordent … etc »
Mais il m’annonce en fait :
- Eh bien vous créez un compte épargne et en attendant que vous l’utilisiez, l’argent est utilisé pour aider les personnes qui en ont besoin, comme les gens au chômage de longue durée.
-Mais… Mais… Je SUIS moi-même au chômage de longue durée ! »

En même temps, comme on dit, il faut s’aider soi-même.
Ma banque m’a confondu avec mamie zinzin crésus ? J’ai gagné au loto ?

Et vous, on vous a déjà proposé des produits (pas forcément banquiers) pas du tout adaptés à votre situation ?

25/09/2011

A la télé cette semaine : Ascenseur pour l'échafaud, La science des rêves, Simone Lagrange et Klaus Barbie

ascenseur pour lechafaud.jpgCe soir, direct 8 rediffuse l’excellent Coup de tête avec Patrick Dewaere♥♥♥, j’en ai déjà parlé ici.
Lundi, France ô programme Ascenseur pour l’échafaud, le premier film de Louis Malle, en 1957, avec Jeanne Moreau et Maurice Ronet. Un homme commet un crime parfait, mais après le meurtre, il se trouve bêtement bloqué dans l’ascenseur… Sa complice l’attend toute la nuit en errant dans les rues. Le film est surtout connu pour la bande originale, composée par Miles Davis, qui a improvisé et crée la musique en 3 heures. Il est de bon goût et intellectuellement correct de dire qu’on adore le jazz, mais je vous avoue que les musiques improvisées me dépriment. Je trouve qu’elles n’ont pas de vraies mélodies, les notes se suivent sans vraiment s’accorder, l’air est souvent triste… Bref, quand j’écoute la BO d’ascenseur pour l’échafaud, j’ai envie de me mettre la tête sur le billot, en suppliant « achevez-moi ! ».
J’avais un kiné qui écoutait une radio de jazz en continu, qui ne passait que de la musique improvisée, molle, triste et discordante. Ca ne m’encourageait pas du tout à faire mes abdos et étirements, je soulevais faiblement mes haltères. Plus tard, pour un pseudo-reportage, j’ai fréquenté une salle de sport qui proposait des cours sur de la musique dance-techno. Ce style me donnait aussi envie de m’enfuir, mais au moins le rythme soutenu était plus compatible avec l’exercice physique. Maintenant je fréquente une salle qui ne passe pas de musique (beaucoup de clients s’en plaignent) et c’est un soulagement.

science des rêves.jpgMardi, Direct star diffuse La science des rêves de Michel Gondry. Pour ce film, le réalisateur français quitte l’Amérique et retrouve son pays natal. Un jeune homme timide et sans relief (Gaël Garcia Bernal♥♥) est embauché (par Alain Chabat) dans une entreprise de fabrication de calendriers. Ce créatif s’ennuie follement. Alors, rentré chez lui, il crée un nouveau monde, en imaginant une émission de télé dont il serait le personnage principal. Il fait la connaissance de sa voisine, interprétée par Charlotte Gainsbourg. Comment la faire entrer dans son univers ? Le monde du travail, du rêve, la lutte contre la banalité du quotidien, que des ingrédients pour me plaire. Si le film est aussi poétique et drolatique que les autres (comme Soyez sympas rembobinez), je trouve tout de même qu’il est moins poignant que le précédent opus de Gondry, Eternal sunshine of the spotless mind (avec Jim Carrey et Kate Winslet).

A la même heure, NRJ12 passe Fantômes contre fantômes de Peter Jackson, avec Michael J Fox, je l’ai déjà mentionné.

Pour les abonnés Canal +, je vous conseille cette semaine Crime d'amour d'Alain Corneau, The  american avec George Clooney ♥♥ et la suite des séries Platane, Mad men et The Event.

Cette semaine, peu de films à se mettre sous la dent, mais beaucoup de documentaires, tous sur le thème de la guerre. A ce propos, je me rends compte que j’ai oublié de vous proposer le bouleversant sujet la semaine dernière sur la vie de Simone Lagrange. Je n’ai pourtant pas la mémoire des noms, mais c’est une femme que je n’oublierai pas. Elle a été un des principaux témoins au procès Barbie qui s’est déroulé à Lyon en 1987. J’étais petite à l’époque, mais je me rappelle pourtant de l’effervescence autour du sujet, on en parlait à la maison (je suis Lyonnaise je vous rappelle).
J’ai découvert Simone Lagrange lorsque j’étais adolescente, au musée de la résistance de Lyon. Je me souviens encore dans les moindres détails de son témoignage au procès Barbie et des terrifiants extraits que propose le musée (j’en ai fait des cauchemars pendant des années).

La famille de Simone a été dénoncée, par l’enfant réfugiée qu’ils avaient accueillie et élevée comme leur propre fille pendant des années. Simone, à 13 ans, est torturée pendant une semaine par Barbie, au siège de la gestapo de Lyon, place Bellecour. Elle est envoyée à Auschwitz avec ses parents. Alors qu’elle se dirige comme les autres enfants vers les chambres à gaz, un homme la sauve en faisant croire qu’elle a 16 ans. Sa mère, qui s’occupe des choux (destinés aux cochons !) est dénoncée à son tour pour avoir piqué quelques feuilles. Avant son exécution, elle reste enfermée une semaine dans un cachot d’1 mètre carré. Mais l’épisode qui m’a le plus marqué il y a quinze ans, c’est lorsque les nazis déplacent les déportés d’un camp à l’autre, leur faisant subir de longues marches. Simone croise son père. Un soldat lui demande : « tu reconnais quelqu’un ? –oui, mon père là-bas. –va l’embrasser. » Le soldat laisse avancer le père devant sa fille, le fait mettre à genoux et lui tire deux balles dans la tête… J’ai toujours pensé que Simone avait certainement culpabilisé, se disant que si elle avait répondu par la négative, son père serait peut-être encore en vie…

Cette semaine, vous pouvez compléter le sujet avec un documentaire que j’ai déjà vu sur Klaus Barbie, lundi à 23 heures sur France 3. « Le boucher de Lyon » n’a pas arrêté ses méfaits à la fin de la guerre, mais a exporté ses techniques en Amérique Latine, où il a aidé les militaires à renverser les démocraties. On apprend entre autres dans ce documentaire de Kevin MacDonald (le dernier roi d’écosse) que Barbie travaillait dès 1947 en tant qu’espion anti communiste pour les Américains.

Autre conflit, France 2 propose jeudi soir « c’est pas le pied la guerre ? » un « journal filmé de soldats français en Afghanistan » suivi de « sans blessures apparentes » sur les traumatismes de guerre. Vendredi, Arte programme un téléfilm sur l’occupation en Irak, suivi cette fois encore d’un documentaire sur le stress post traumatique.

Voilà, le programme de la semaine est donc très joyeux. Nan, mais sinon, mercredi france 4 passe un documentaire sur des vétérinaires soignant des animaux sauvages, c'est mignon, ça... (en plus je compte le voir, j'ai déjà vu celui sur les NAC la semaine dernière) (je regarde toujours les documentaires sur les gentils n'animaux, ils compensent ceux qui donnent envie de se réfugier dans une grotte)

Et vous, avez-vous vu ces films et documentaires ?

21/09/2011

Je me voyais déjà... (suite) (sans fin?)

une époque formidable.jpgSuite de jeudi dernier

Je cours  le cachet, je fais du porte à porte
Pour subsister, je fais n'importe quoi...

J’ouvre l’annuaire, je liste toutes les agences d’intérim de l’arrondissement. J’imprime mes C.V, je calcule les itinéraires, je mets une jolie tenue sobre, je me rends à la première agence...

Ah, j’ai dû mal retranscrire l’adresse, je ne la vois pas. Je me rends à la seconde. Ce n’est pas possible, je n’ai pas pu me tromper deux fois.  Je vais à la troisième. Toujours rien. C’est une banque. Je sonne à l’interphone… « Euh… une boîte d’intérim  est censée être à cette adresse… vous partagez les locaux avec elle ? » -Si vous ne voyez pas son nom, vous compreniez bien que non ! »
Pareil pour les sept autres. Moi qui me réjouissais de voir autant d’agences dans l’annuaire. Pourquoi ont-elles des adresses fictives ? Le soir même, pure coïncidence, j’ai la réponse. En en parlant à mon frère, il me raconte qu’au restaurant, pendant la pause déjeuner, il a surpris la conversation de la table voisine, où mangeaient les employées d’une agence d’intérim. Les femmes exprimaient leur peur d’un futur licenciement : « ils ont fermé toutes les autres agences, il ne reste plus que la nôtre » « Toutes les boîtes d’intérim font pareil maintenant ! » « Cest à cause de la crise ! » etc…

J’ai essayé de joindre les agences par téléphone, il sonnait dans le vide. Une boîte, au nom bien connu, finit par décrocher : « ah mais non, faut mettre votre CV sur Internet maintenant ». Ce que j’ai déjà fait depuis belle lurette. Je ne suis pas sortie de l’auberge, moi qui m’imaginais que l’agence trouverait à ma place un travail, que je débuterais dès le lendemain, comme avant … Non, il faut encore et toujours que je passe mon temps derrière l’ordinateur, à chercher et répondre à des annonces qui n’aboutissent jamais…
De plus en plus voûtée, je me traîne vers les prochaines agences. Je dois aussi traîner une corde à mon cou, car un homme m’interpelle : « Allez, souris, elle est belle la vie ! » (Il doit venir d’une autre planète).

shadock tête.jpgLa dernière adresse existe enfin. Mais elle ne concerne que le BTP. Je sais à peine changer une ampoule… La femme qui m’accueille a l’air sympa et voit bien mon air désespéré :
Moi :  « Vous ne recrutez pas une collègue par hasard ?
Agence : - Justement, je viens juste d’être embauchée aujourd’hui… et par piston... »
Comme moi, elle cherche depuis plus d’un an, s’est rendue à toutes les agences d’Ile de France, qui ne répondent jamais au téléphone et lui ont souvent rétorqué de s’inscrire sur Internet. Elle n’a reçu aucune réponse.
Agence : - On aurait bien du travail ponctuel…
Mes yeux s’allument.
Agence :- Mais ce n’est vraiment pas terrible… »

Elle me décrit le poste. Non, ce n’est pas possible, je ne peux pas m’y résoudre : une copine a déjà exercé cet emploi et a fini par démissionner. Il consiste à téléphoner aux particuliers pour leur vendre des produits à un prix prohibitif. Déjà, déranger les gens quand ils rentrent crevés du travail et n’attendent qu’une chose, être tranquille, c’est le meilleur moyen de se faire insulter.  J’ai fait du démarchage pour donner des trucs gratuits, à des employés, pendant leurs heures de boulot. Des produits que les employés attendaient et qui leur servaient pour leur travail. Ils m’envoyaient déjà sur les roses, alors pour arnaquer les gens…
Le boulot est mal payé, à des horaires contraignants (le soir). On est épié et pressé sans cesse par son superviseur, pour passer plus de coups de fil et obtenir de meilleures ventes. Ceux qui se font rouler par ce démarchage sont surtout les petits vieux solitaires, trop contents de parler enfin à quelqu’un dans la journée et acceptant n’importe quoi pour prolonger la conversation, ou tout simplement sourds et n’ayant pas entendu le prix honteux du produit.

shadok battus.jpgNon merci. Je préfère continuer à manger des pâtes tous les jours jusqu’à épuisement de mes économies, plutôt que de faire un travail qui ne correspond pas du tout à mes valeurs... Je préfère largement les boulots de service et d’accueil que j’ai souvent effectués, même s’ils sont souvent mal considérés, mal rémunérés. Les gens nous traitent parfois avec dédain, car on est au bas de l’échelle, comme si on était leur domestique. Ils passent leurs nerfs sur nous. Mes collègues me disent toujours que je suis « trop gentille » (à notre époque de cynisme et d'individualisme, la gentillesse est un défaut honteux). Je ne réponds pas aux provocations (voire aux insultes !) et « j’en fais trop, t’es pas payée pour ça, t’as pas le temps !» parce que je prends la peine de remplir des formulaires à la place des gens, d’écouter leurs problèmes même si je ne peux pas les résoudre… Mais au moins, avec cette technique, les gens agressifs s’adoucissent et finissent par me remercier, puis j’ai l’impression d’avoir fait un boulot un peu utile.
Au pire, pour subsister, j’irai élever des chèvres à la campagne.

J’ai carrément porté une candidature à une entreprise ayant passé une annonce. Je pensais qu’ainsi je me démarquerai de mes concurrents, et que l’employeur apprécierait mon audace, comprenant que j’étais très motivée. Pourtant elle a eu l’air perplexe, je devais vraiment donner l’impression d’être une chômeuse au bout du rouleau. Comme beaucoup, elle m’a dit « on vous répondra… que ce soit positif ou négatif, bien entendu, c’est une question de politesse ».
Le travail commençait lundi et je n’ai pas eu de réponse, comme d’habitude.
Pourtant je me voyais déjà tapoter des textes dans ce bureau tranquille… La jeune fille aperçue, ma future collègue, avait l’air très sympa, le bus m’amenait directement…

Mais un jour viendra où je leur montrerai que j'ai du talent !

Et vous, cherchez-vous du travail ? Avez-vous mis longtemps à trouver le vôtre ?

19/09/2011

Hommes, femmes : mode d'emploi

love-story.jpgUne fois n’est pas coutume, je relaie un concours, car il est amusant et original. Il est lancé par comédie + et canal sat : vous pouvez raconter votre anecdote de couple la plus délirante, et en échange, Arthur et ses acolytes (Stéphane Roussseau, Roumanoff…) mettront en scène les histoires les plus drôles lors du spectacle Just for love. Ce dernier se déroulera au zénith du 22 au 24 septembre et sera diffusé en direct sur Comédie samedi prochain. Un exemple de gag ici.

Pour participer au concours, rendez-vous jusqu'à demain mardi sur la page dédiée du site vie de merde, ou sur celle de facebook. Les participants pourront également gagner un voyage de 7 jours pour le Canada et des abonnements à Canal sat.

Personnellement, je n’ai aucune anecdote de vie de couple marrante à raconter, mais pour les deux que j’ai publiées sur ma vie professionnelle, 123 000 personnes m’ont validé une vie de merde. Alors je suis comblée...

Et vous, une anecdote cocasse sur la vie de couple ?

18/09/2011

La rubrique nécrologique et la télé de la semaine : Cora Vaucaire, Camille Claudel, Mon père ce héros...

camille_claudel.jpgSuite demain… Désolée, j’ai eu un empêchement de dernière minute, je n’ai vraiment pas pu. J’ai vu que j’avais de nouvelles amies sur bonjour le coton : le billet sur le chômage était en une. C’est très sympa pour moi, merci,  mais  ça signifie aussi sans doute qu’on est nombreux à être sans emploi, et ça, c’est moins réjouissant… On est dimanche, le jour du billet télé, mais promis, la suite est programmée !

White-Album.jpgDans la rubrique nécrologique de la semaine, Richard Hamilton est mort à l’âge respectable de 89 ans. Ce peintre du pop art avait imaginé avec Paul McCartney la fameuse pochette de l’album blanc.
La chanteuse Cora Vaucaire est décédée à de 93 ans. Elle interprétait des poèmes d’Aragon et de Prévert (Les feuilles mortes), mais je la connais surtout pour ses chansons mélancoliques reprises dans les films : La  complainte de la butte pour le film French cancan de Renoir, Le temps des cerises dans Porco rosso de Miyazaki et Trois petites notes de musique, pour les films Une aussi longue absence et L’été meurtrier (mais interprété par Yves Montand).

Ce soir, pour ceux qui ont apprécié Rocky la semaine dernière, france 4 diffuse la suite.
Pour les âmes passionnées et torturées comme moi Arte propose Camille Claudel, de Bruno Nuytten, avec Isabelle Adjani, à l’époque compagne du réalisateur. Le film le plus magistral de l’actrice. Elle incarne à merveille la passion jusqu’à la folie de la sculptrice pour son mentor, Rodin.
A la même heure, W9 diffuse The truman show de Peter Weir, avec Jim Carrey, j’en ai déjà parlé ici.

mon père ce héros.jpgLundi, amour toujours, mais sans drame : france 4 passe une comédie populaire et sentimentale qui m’a enthousiasmée quand j’étais jeune, je pense que la plupart des filles et midinettes partagent mon avis : Mon père ce héros, le film qui révéla Marie Gillain en 1991. Pour attirer l’attention d’un beau moniteur, une adolescente fantasque fait croire que son père (Gérard Depardieu) est en réalité son amant et un grand agent secret. Les vacances, le soleil, la plage, la légèreté… un film rafraîchissant qui rappelle l’été qui se termine.
 Le beau jeune homme (j’étais aussi conquise que Marie Gillain à l’époque) est incarné par Patrick Mille, également dans son premier rôle,  qui est connu pour son personnage humoristique Chico, et pour être le compagnon de Justine Lévy. (Dans son livre Rien de grave, la fille de BHL raconte que l’acteur l’a sauvé de sa douloureuse rupture avec Raphaël Enthoven (le présentateur de l’émission philosophie sur Arte). En 2000, celui-ci s’est barré avec la nouvelle copine de son père (bonjour l’oedipe). Cette femme étant Carla Bruni, qui écrira une chanson pour lui (Raphaël, 4 consonnes et trois voyelles…) (c’était la rubrique potin du jour).

gazon_maudit,0.jpgJeudi, sur TMC, Josiane Balasko dynamite la comédie sentimentale pleine de bons sentiments comme peut l’être Mon père ce héros : dans Gazon maudit, une camionneuse au caractère bien trempé vient bousculer le couple tranquille d’Alain Chabat, en séduisant son épouse, Victoria Abril…

Dans les documentaires de la semaine, lundi canal + programme un spécial investigation sur l’exécution des moines de Tibhirine, évoquée dans le film Des hommes et des dieux.
Mardi, Arte diffuse le très étonnant et effrayant Jesus Camp, que j’ai déjà vu, sur un camp de vacances endoctrinant les jeunes évangélistes américains. Je vous le conseille vivement.
Pour les amoureux de la nature comme moi, Arte diffuse vendredi L’esprit des plantes, où l’on voit entre autres une fleur qui danse (le desmodium gyrans) et où l’on apprend que le riz est plus évolué que l’homme…

Pour les abonnés à Canal+ cinéma, je vous conseille Poetry ce soir et The social network lundi.

Samedi, comédie + diffusera en direct le spectacle just for love. Vous pouvez participer en racontant votre anecdote de couple la plus croustillante ici. Les meilleures histoires seront reprises sur scène. Vous avez jusqu’à mercredi, j’en parle plus longuement demain.

Et vous, connaissez-vous ces films ?

15/09/2011

Je me voyais déjà...

une époque formidable.jpgA 18 ans j'ai quitté ma province
Bien décidé à empoigner la vie
Le coeur léger et le bagage mince
J'étais certain de conquérir Paris

 En juillet, j’ai enfin obtenu un entretien. Celui-ci a duré plus d’une heure et demie, ce qui est très bon signe. J’ai passé la deuxième étape du parcours du combattant, un test. J’attendais la réponse promise… six semaines plus tard. Faut pas être pressé…
 J’ai dit que durant mes vacances dans le trou perdu sans Internet, j’ai enfin pu me détendre (finalement, je n’ai pas pu trancher ce dilemme insoutenable : j’ai fait un gâteau ET une compote avec les pêches du jardin). Je ne pouvais quand même pas m’empêcher de penser (entre deux bouchées de tarte aux quetsches) « et si ils me répondaient par mail plutôt que par téléphone ? Il faut absolument que je trouve un ordinateur ! Et si ils recrutaient cette semaine plutôt que la prochaine ? Et si maman si, mais mon avenir reste gris… »
La date de réponse arrivant à échéance, je n’avais toujours pas de nouvelles.  Puis j’ai revu l’annonce en ligne… L’entreprise n’a même pas eu la décence ni le courage de me prévenir, et m’a fait poireauter et espérer pour rien, sans me donner la réponse pour le test, elle m'a peut-être même  piqué les idées que je proposais si ça se trouve.

chomage.jpgQuand une offre se démarque du lot, comme Aznavour  « je me voyais déjà… » J’imagine dans les moindres détails ce que sera mon quotidien dans la nouvelle entreprise : « j’aurai 40 minutes de transport avec trois changements, avec cette ligne je mets dix minutes de plus mais le trajet est direct, je peux me poser pour lire tranquillement, je pourrais faire le parcours rapide le matin pour me lever plus tard et l’autre le soir pour changer un peu. Je pense que je m’entendrais bien avec ce collègue mais j’ai un peu peur qu’il me drague, peut-être que celle-ci sera sympa même si elle a l’air superficielle, j’espère obtenir le bureau près de la fenêtre, le restau d’à côté propose une belle carte mais je préfère garder mes tickets pour faire mes courses… » (Rassurez-vous, je pense surtout aux tâches à effectuer pour le travail, mais c’est plus angoissant). Ça peut paraître niais, mais après 14 mois de chômage et de galères qui s’accumulent, si je n’y croyais pas encore, ma vie serait un enfer comme dirait Josiane Balasko. Je m’emballe et m’enthousiasme très vite, et c’est vrai que ces espoirs qui ne se concrétisent jamais me laissent terriblement déçue.

Mon coeur s'est aigri un peu en prenant de l'âge
Mais j'ai des idées, je connais mon métier, j'y crois encore

J’ai fait la tournée de toutes les boîtes d’intérim du coin. Quand j’étais encore sur Lyon, j’avais travaillé pour l’agence du quartier. La secrétaire n’avait même pas pensé à me demander un C.V, le lendemain même je bossais. Les gens riaient quand je décrivais mon activité, mais c’était un travail d’étudiant qui permettait de mettre des sous de côté. (J’en ai bien besoin maintenant que je vis sur mes économies depuis trois mois). Ce job consistait à… compter les voitures aux heures de pointe dans des carrefours encombrés, deux heures le matin et deux heures le soir. Il fallait se lever aux aurores, on se caillait atrocement l’hiver, posté sans bouger à des endroits très passagers, à respirer l’air pur des pots d’échappements, mais on amenait une couverture (je portais deux manteaux et deux paires de gants) et on papotait entre deux feux rouges. « 5,6,7 voitures qui tournent à droite… et qu’est ce qu’il t’a répondu ? 1,2,3 voitures qui tournent à gauche… Nan arrête j’y crois pas, il t’a dit ça ! Merde, la voiture rouge, elle a tourné où ? »

On m'a pas aidé, je n'ai pas eu de veine
Mais au fond de moi, je suis sûr au moins que j'ai du talent
 Je cours  le cachet, je fais du porte à porte
Pour subsister, je fais n'importe quoi

Je pensais bêtement que ce serait pareil à Paris, quelques années plus tard. J’ouvre l’annuaire, je liste toutes les agences d’intérim de l’arrondissement. J’imprime mes C.V, je calcule les itinéraires, je mets une jolie tenue sobre, je me rends à la première agence...

A suivre...

13/09/2011

Crazy, Stupid, Love.

crazy-stupid-love.jpgBande annonce du film et interview de Steve Carell♥♥ ici.

Après 25 ans de mariage, Cal (Steve Carell) apprend que sa femme (Julianne Moore) l’a trompé avec un collègue (Kevin Bacon). Le couple se sépare, Cal noie son désespoir en traînant dans les bars. Il se fait repérer par Jacob, (Ryan Gosling) dragueur invétéré qui va lui enseigner ses techniques de séduction, avant de lui-même succomber au charme d’une ravissante jeune femme (Emma Stone). Parallèlement, le fils de Cal est amoureux de la baby sitter, qui elle, préfère Cal…

X aime Y qui aime Z, un imbroglio amoureux classique mais qui fonctionne toujours. Le film est réalisé par John Requa et Glenn Ficarra. On retrouve ici leur style, la douce folie de leur précédent film, I love you Philip Morris, (avec Jim Carrey et  Ewan McGregor).
Crazy, Stupid, love est  présenté comme la meilleure comédie romantique de l’année, qui révolutionne le genre. N’ayant vu aucun film de ce style au cinéma en 2011, je ne peux pas en juger, mais je pense que cette comédie sentimentale est largement au-dessus du lot habituel. Les dernières que j’ai vues, sur Canal + , n’étaient pas terribles, stupides ou vulgaires (La proposition, L’abominable vérité, All about Steve, La copine de mon meilleur ami…) (si vous avez aimé ces films, vous allez adorer crazy stupid love en comparaison).

Crazy stupid love est plus intelligent, plus drôle, plus déluré, plus acide. Il tend plus vers les comédies de Judd Apatow, avec lequel Steve carell a d’ailleurs tourné. Le film réserve des moments cultes (lorsque tout l’open space voit le héros pleurer et pense qu’il a un cancer : « c’est bon, youpi, c’est juste un divorce ! »). Une scène de « révélation » est vraiment réussie et tordante.
On ne peut pas toutefois parler de révolution, car on retrouve les ingrédients habituels du genre : la morale qui prime, et surtout, la scène finale larmoyante, où tout le monde fait son mea culpa en public. Les Américains font-ils vraiment ça, exposer leurs problèmes les plus intimes et s’excuser pour leur comportement passé, sur une scène, avec un micro, devant une centaine de personnes, pendant des moment totalement inappropriés, des évènements officiels comme ici une remise de diplômes (pour le brevet !! ouarf!) ? Ou bien c’est juste dans leurs films, particulièrement les comédies sentimentales ? Non parce que c’est inquiétant quand même...

crazy-stupid-love carell.jpgLe film livre une magnifique brochette d’acteurs, avec en tête le toujours génial Steve Carell♥♥, à l’aise dans tous les registres. On retrouve le charismatique Kevin Bacon (Mystic river, Hollow man, JFK…) la splendide Julianne Moore (Les fils de l’homme, The hours, Hannibal...) un peu sous-exploités, on ne les voit pas assez à l’écran. Une qu’on voit partout en ce moment en revanche, c’est Emma Stone ( au ciné le 26 octobre pour La couleur des sentiments, que j’ai vu aussi, j’en parlerai bientôt)
Steve Carell♥♥ est vraiment l’un des meilleurs comiques américains de notre époque (la pince sans rire série The office, l’excellent malgré son titre atroce 40 ans toujours puceau). Il joue à merveille le type timide, romantique, à côté de la plaque. A priori il est présenté comme un loser. Il a un look normal un peu ringard, il n’a couché qu’avec une seule femme avec laquelle il est resté marié pendant 25 ans, il exerce un boulot administratif peu attrayant… Pourtant, il me séduit beaucoup plus que le modèle qu’il suit, Jacob /Ryan Gosling.

Déjà, je hais les dragueurs et les gens qui se la pètent. Dans un plan large et au ralenti, Jacob est présenté comme un exemple de look parfait. Or il porte un pantalon resserré aux chevilles (un slim on appelle ça ? c’est déjà moche sur une fille mais alors sur un homme…) Il associe sa tenue noire à des chaussures pointues (horreur) qui jurent complètement, marron clair couleur chiasse. (Ne me demandez pas le style des chaussures, vous savez que je déteste la mode). Bref, je croise un type comme ça, je rigole sous cape. En plus, bien que je préfère les blonds (comme seulement 3 % des filles, ce qui m’arrange) (il n’existe aussi que 3 % de blonds, ce qui est plus embêtant) (je sors ces chiffres très officiels du Scientific research… non en fait du magazine 20 ans de 2001) (oh ça va, j’étais jeune, j’avais le droit de le lire...) Bref, bien que je préfère très nettement les blonds et les châtains, je trouve Steve Carell le noir corbeau beaucoup plus séduisant que Ryan Gosling. (Il est plus vieux aussi, mais comme je suis une mémé…) La mâchoire légèrement prognathe et le menton en avant de Gosling lui donnent l’air un peu stupide je trouve. Ce n’est pas le type que j’aurais choisi pour incarner un tombeur. (voilà pour la partie « sisi, je suis une fille »)

Si vous voulez savoir si  l’amour vous rend fou et stupide vous aussi, vous pouvez passer le test sur le site officiel ici. Un que l’amour rend vraiment comme ça, c’est McCartney. Après s’être fait plumer de la moitié de sa fortune par son ex, il se remarie, à nouveau sans contrat de mariage apparemment. Comme le parodie les Monty Python: How sweet to be an idiot

Et vous, appréciez-vous Steve carell, les comédies sentimentales américaines ?

11/09/2011

A la télé cette semaine : Légendes d'automne, Rocky, REC, Chacun cherche son chat...

Legendes-d-automne.jpgCe soir, Direct 8 diffuse Légendes d’automne. Mon genre de prédilection, la biographie : le film relate le destin d’une famille dans le Montana, autour de la première guerre mondiale. Si vous aimez Et au milieu coule une rivière, ce film surfe sur son succès : il se situe dans la même région, à la même période, décrit aussi l’histoire de plusieurs frères et Brad Pitt y tient également le rôle principal.

rocky.jpgA la même heure, France 4 diffuse Rocky, qui décrit un tout autre parcours. De la boxe avec Sylvester Stallone, je m’attendais à un film décérébré pour macho, mais j’ai été agréablement surprise : c’est en fait un drame social ! Le scénario écrit par l’acteur tient vraiment la route, avec un contexte bien ancré (des gens pauvres et un peu paumés dans le Philadelphie des années 70). On s’intéresse au parcours de ce grand gaillard au cœur tendre (« Adrieeeeeennne ! »). Il incarne en quelque sorte le rêve américain : comment un petit boxeur reprend confiance en lui, devient riche et célèbre en se battant contre le plus grand… A voir aussi pour la fameuse scène d’entraînement sur la musique gonna fly now.

hellboy.jpgSur W9, autre bonne surprise : Hellboy. Une créature étrange, sorte de diablotin gentil, collabore avec le FBI pour empêcher Raspoutine ressuscité et de vilains nazis de libérer un démon guerrier. Malgré ce pitch qui laissait présager le pire, ce film fantastique est vraiment bien ficelé. Le réalisateur, Guillermo del Toro, aurait dû me mettre la puce à l’oreille : il est l’auteur de l’excellent Labyrinthe de Pan, qui fait partie de mon top 50.

Autre biographie, cette fois-ci un documentaire, à 22h10 sur France 5 : la tragique fin de Romy Schneider. On ne sait pas si elle s’est suicidée ou à fait involontairement une overdose de médicaments, qu’elle consommait à outrance pour son état dépressif. Son histoire m’avait horrifiée quand j’étais petite : son fils de 14 ans, en voulant escalader le portail de sa maison, s’est empalé sur les grilles… et Romy est morte un an après ce drame.

chacun-cherche-son-chat.gifMardi, direct star diffuse Chacun cherche son chat de Cédric Klapisch. En cherchant son chat qui s’est fait la malle, une jeune femme timide et solitaire rencontre enfin ses voisins. Une rafraîchissante comédie sentimentale, qui m’avait ravie quand j’étais ado. D’ailleurs, ça me fait penser que je n’ai pas raconté la suite de mes aventures avec mes voisins et leur paillasson de chat… l’ultime révélation a suivre prochainement sur vos écrans (d’ordi). (Quoique, je pourrais peut-être en faire un film aussi ?)

rec.jpgMercredi, Arte programme REC de Jaume Balaguero, qui m’avait déjà terrifié avec La secte sans nom et Darkness. Comme Le projet blair witch, ce film d’horreur est tourné caméra à l’épaule, sous la forme d’un faux documentaire. Sauf que contrairement à son prédecesseur, celui-ci fout vraiment les chocottes. Une équipe de télévision suit des pompiers appelés au secours dans un immeuble. Comme 24 heures chrono, on vit l’expérience en temps réel, ce qui permet vraiment de se plonger dans l’action. Tout est filmé à travers l’œil de la caméra et comme la journaliste, on a sans cesse envie de dire  au caméraman : « Braque plutôt l’objectif  de ce côté ! Derrière toi, j’entends un bruit ! » L’angoisse va crescendo au fur et à mesure que les personnages grimpent les étages... Si vous êtes amateurs de sensations fortes, je vous le conseille vivement, ainsi que les autres films du réalisateur.

Un vrai documentaire suivant une équipe de pompiers, c’était celui que proposait TF1 hier soir, sur ces deux Français prisonniers des tours du world trade center le 11 septembre. Certaines images  étaient fortes (lorsque une tour s’écroule, créant un nuage de fumée) mais le traitement et les commentaires redondants, insipides et larmoyants gâchaient vraiment le tout. Du TF1 quoi…
Côté documentaire, toujours sur les 10 ans de l’attentat, cette semaine je regarderai plutôt celui de spécial investigation comme d’habitude : Le 11 septembre raconté par al qaida. Pour ceux qui ne captent pas canal +, France2 propose un documentaire similaire jeudi : Dans la tête d’al qaida.

Sinon, pour cette rentrée, petite nouveauté. J’évoque essentiellement pour cette rubrique les films des chaînes historiques et de la TNT. Or, je les regarde peu moi-même, les ayant déjà vus. Je me consacre en fait aux films de canal+ (je n'en parle pas puisque pour la plupart  je ne les ais pas encore visionnés et parce que je considère que beaucoup d’entre vous ne sont pas abonnés). Or si je veux que canal me propose un boulot ou au moins une réduc sur mon abonnement (qui représente quand même un budget pour une chômeuse non indemnisée) je devrais peut-être plus parler des films de cette chaîne non ? (après 14 ans d’abonnement, je suis une peu longue à la détente).

Donc, je vous conseille sur canal +  les séries Mad Men (jeudi) et Platane (lundi).
Sur canal+ cinéma♥♥♥, mardi soir à 20h45 : Piranha 3D d’Alexandre Aja.
Mercredi à 22h20, The killer inside me, l’adaptation du roman de Jim Thompson Le démon dans ma peau.
Jeudi Crime d’amour d’Alain Corneau.
Je ne suis pas abonnée à canal + family et décalé (mais j’ai canal + sport, vous pensez bien que je m’en contrefous).
Pour les chômeurs et insomniaques comme moi, les autres films intéressants sont diffusés à toute heure, mais là on va pas s’en sortir…

Voilà, vous pouvez allumer votre télévision et reprendre une activité normale, à ciao bon dimanche.

Et vous, connaissez-vous ces films ?

09/09/2011

La rentrée de Yann Barthès : le moyen journal

télé, yann barthès, petit journal, émission bref canal +, norman fait des vidéosC’est la rentrée, mais j’ai un lot de consolation : c’est aussi le retour du Petit journal de Yann Barthès !

La joie devait être multipliée par deux, puisque l’émission est deux fois plus longue !  Pourtant la première m'a un peu déçue. Ce qui faisait la force du Petit journal, c’était sa brièveté, son côté percutant. Là, je pense qu’il se disperse, patine. La coupure pub au milieu n’arrange rien.
Yann Barthès était visiblement stressé pour la première, le 29 août, avec l’interview de Catherine Deneuve. La question décalée du « président en Lycra » a provoqué un flop et un haussement de sourcil surpris et hautain de la part de l’actrice. Yann semblait si tendu que j’ai cru qu’il allait toussoter avec sa clope (petite provoc facile, mais bon). 15 jours plus tard, le journaliste paraît beaucoup plus à l'aise, il a trouvé son rythme.

L’équipe du Petit journal a également doublé, on a pu l'observer lors de la première émission. Je vois un autre problème : il manque quelqu’un : moi ! Pourtant j’avais plein d’idées de gags en rapport avec l’actualité à jouer ! On me surnomme « la toon » parce que je théâtralise toujours, pleine de mimiques survoltées ! Je passe souvent devant Bercy comme vous le savez, lieu de tournage favori de l’émission ! Non, Yannounet, franchement, tu ne sais pas ce que tu rates.

Yann Barthès a dorénavant le privilège de posséder sa marionnette aux Guignols, preuve de son importance. Un sketch a même été diffusé le 31 août : vous pouvez le voir ici (à 2min35). Il  retrace le parcours du journaliste à canal + : au début, il n’était qu’une voix, puis il est apparu à l’antenne, son journal durait trois minutes, puis dix, maintenant vingt… Les Guignols prédisent que Le petit journal va supplanter le grand...On pourrait  le rebaptiser Moyen journal maintenant.

télé, yann barthès, petit journal, émission bref canal +, norman fait des vidéosUne nouvelle rubrique du Grand journal me paraît très prometteuse : ce sont les sketches de Bref. J’adore celui de l’entretien d’embauche (une bonne illustration de mes déboires) et celui de demain. J’ai aussi tendance à la procrastination, mais tout de même pas à ce point !
Contrairement au Petit journal qui s’allonge et s’essouffle, cette rubrique, comme son nom l’indique, est brève, donc très rythmée. Les sketchs mettent en scène Kyan Khojandi, auquel on peut facilement s’identifier,  confronté aux problèmes du quotidien. La voix off commente de façon décalée et cynique les gestes du personnage. Un peu comme le phénomène Norman, sauf que Norman, en plus, il est mignon, lui. (la vidéo du retard, tout à fait moi). J’apprécie l'humour de Kyan Khojandi, mais rassurez-vous, il ne remplacera pas Yannounet dans mon cœur (il est gras, poilu et chauve, c'est-à-dire l’opposé de mes goûts quoi).

Un autre changement sur canal +, celui de l’édition spéciale… J’en parlerai demain.

Et vous, aimez-vous la nouvelle formule du Petit journal ? Appréciez-vous Bref et Norman fait des vidéos ?

07/09/2011

A la campagne, partir élever des chèvres

campagne.jpgAllons à la campagne
Et oublions Paris
Cherchons à la campagne
Le vrai sens de la vie ! (photo de ma cambrousse : c'est vert hein ? Merci à Cristophe pour la chanson proposée)

La semaine dernière, j’étais donc en vacances dans mon patelin perdu sans ordinateur ni Internet.
Au lieu de me lever, comme chaque jour à Paris, en m’angoissant : « Vais-je trouver des offres d’emploi ? Va-t-on enfin me répondre ? »
A la place, mes questions existentielles étaient : « On accompagne le brochet que mon neveu a pêché avec du Touraine ou de l’Anjou ? Je mange mon sorbet cassis maison avec le coulis de mûres ou de cerises ? »
Plutôt que de me rendre chez le primeur de Paris, toujours bondé, qui vend 3 euros 50 la barquette de framboises, je n’avais qu’à tendre la main dans le jardin pour ramasser à profusion des mûres, framboises, groseilles, cassis, fraises, pêches, pommes, raisins, poires, prunes et autant de légumes.
Mais je vous rassure, si à la campagne on se nourrit presque gratuitement, je ne vais pas encore traire une chèvre pour faire mon propre fromage, et je me vois mal aller découper une vache dans le pré du voisin pour me faire un steak.

A la campagne
Y'a toujours un truc à faire
Aller aux champignons
Couper du bois, prendre l'air

Plutôt que de me dire : « bon, je vais me forcer à sortir, affronter la foule, le métro. Je vais où ? Donner mon C.V à une énième agence d’intérim ? Au pôle emploi pour leur dire de se bouger ?  À la CAF pour me résoudre à demander le R.S.A ? »
A la place je me disais : « bon, je vais où ? Voir la chouette chevêche qui niche dans le même grenier en haut de la colline depuis des générations ? Voir les chevreuils au bord de la rivière ? Entendre le coucou dans la forêt ? Voir les nouveaux poussins et chevreaux dans la ferme qui vend des supers fromages ? »

vache cambrousse.jpgA la campagne
Y'a toujours un truc à voir
Des sangliers, des hérissons
Des vieux sur des tracteurs

A Paris, depuis ma fenêtre j’ai vue sur l’immeuble gris d’en face, sans même apercevoir un coin de ciel. A la cambrousse, je voyais les arbres, les fleurs, la rivière. Chez mon frère, je contemplais le lac, les collines et parfois même des chevreuils.
campagne,travailler à la campagne,chanson française,animauxA Paris, j’entends les voitures qui klaxonnent la journée et les poivrots qui braillent sous mes fenêtres la nuit. A la campagne, j’entendais les oiseaux le jour (42 espèces différentes se nourrissent aux mangeoires du jardin !) et la nuit j’entendais le chat huant (« hou hou hou ! ») et les crapauds accoucheurs (le docteur Toutou décrit par la Hulotte, le journal le plus lu dans les terriers : le mâle fait « tou » comme une flûte de pan pour attirer la femelle)
A Paris, je sens l’odeur des pots d’échappement, du soufre et des œufs pourris dans le métro (ah, la station Madeleine..). A la campagne, je respire le parfum des fleurs et du foin fraîchement coupé, intensifié la nuit.

Plutôt que de passer mes journées derrière un ordi, rédiger des lettres de motivation qui ne seront pas lues, écrire des textes que je ne publierai pas, puis passer mes soirées devant canal + cinéma, à la campagne je passais mes journées sur ma chaise longue dans le jardin, à lire des romans et essais passionnants (le dahlia noir, Marilyn Monroe…) un chat ronronnant sur les genoux. Je passais mes soirées à me goinfrer autour du barbecue, à faire des parties de ping-pong, de scrabble ou de dames chinoises.

Dorlotée et goinfrée par ma mère (j’ai pris 3 kilos en 15 jours) j’ai seulement dépensé une dizaine d’euros : en achetant le programme télé, du pain et en prenant un nouveau billet T.G.V pour prolonger mon séjour... J’ai tellement peu dépensé que j’avais oublié le code de ma carte de retrait…
Quand je suis rentrée sur Paris, ma valise chargée de bouffe (j’ai empuanti tout le wagon TGV avec mes fromages et mon pâté de tête) il faisait douze degrés de moins et il pleuvait. Les premiers trucs que j’ai faits, étaient de payer le loyer, faire la queue au Pôle emploi, prendre rendez-vous pour des prises de sang effrayantes (pas la piqûre !) répondre à des annonces.

J’ai hésité à reprendre le TGV en sens inverse. Je pourrai peut-être, en guise de boulot, élever des chèvres. Mais on ne gagne pas bien sa vie et « il faut se lever très tôt et travailler dur ».
Puis à la cambrousse, on capte mal canal +. Et il n’y a pas de bibliothèque.

Enfin, si, ils ont enfin construit une médiathèque. J’ai passé mes étés d’enfance dans un minuscule local à côté de l’église, tenu par des vieilles bigotes, qui louaient pour 2F50 des livres poussiéreux (aucun classique, essentiellement des BD, des policiers ou des romans d’amour niais.) Il proposait si peu de bouquins que je crois les avoir tous lus (sauf les romans d’amour niais).
Quand on a annoncé la construction d’une médiathèque, j’ai immédiatement proposé mon C.V. On m’a rétorqué qu’elle ne serait tenue que par des bénévoles, seulement deux après midis par semaine. Alors je boycotte ce lieu. Les jeunes comme moi ne trouvent pas de travail, et quand on pourrait enfin leur en fournir un, on demande de bosser gratuitement ?
De la même manière, à Paris, je vais régulièrement à la mairie déposer mon C.V, demander s’ils ont des offres d’emploi même pour vacataires, etc. A chaque fois ils me disent qu’ils n’ont rien à me proposer.
Et là, dans le journal local, je vois une vieille retraitée qui se vante de faire bénévolement du secrétariat pour l’arrondissement, « pour s’occuper et se rendre utile ». Et ils sont une quinzaine à l’accompagner ! Ah ben forcément, la mairie ne risque pas d’embaucher les jeunes si les vieux bossent gratuitement… Mais s’ils veulent s’occuper, ils n’ont qu’à prendre des cours de poterie ou de tricot ! S’ils veulent se rendre utile, ils n’ont qu’à participer à des associations ou aider les restos du cœur, mais pas piquer le travail des chômeurs… S’ils refusaient de bosser pour des prunes, la mairie serait bien forcée de payer des gens pour faire le travail, et moi je pourrais enfin gagner ma vie, car je vous rappelle que je n’ai même plus d’allocations.

C’est la rentrée, mais j’ai un lot de consolation : c’est aussi le retour du petit journal de Yann Barthès… (j'en reparle demain)

campagne jardin.jpgA la campagne
On dit qu'on voudrait rester
Quitter Paris, le bruit,
Le stress et la pollution
A la campagne
C'est la fête aux clichés
La qualité de vie
Et le rythme des saisons

Et vous, comment se passe votre rentrée ? Aimez-vous la campagne ? Quiz on connaît la chanson : quelles sont les deux chansons citées et leurs interprètes ?