14/05/2010

Marc Lévy et la mode sont mes amis

si c'était niais.jpg(Titre en référence à Mme Kévin, grande admiratrice également de Marc Lévy)
Vous avez vu ? Pour savoir ce qui plaît aux lecteurs, j’ai rajouté les tags les plus populaires en bas à droite du blog.
J’ai avalé mon cacao de travers en constatant que le terme le plus demandé est « Marc Lévy ».
Oui, l’auteur de Et si c’était niais, celui qui présente dans ses livres des personnages bourgeois superficiels, orgueilleux et surtout cucul la praline comme dirait ma mère.

Le second terme apparaissant le plus souvent dans les tags est « mode ». Pourtant vous connaissez l’aversion de mémé Papillote pour tout ce qui est nouveau, ou lié à la consommation futile.
Mon blog se résume donc à Marc Lévy et à la mode.
Je vais noyer mon désespoir dans l’alcool. Comme tous les chemins mènent au rhum, je vais en rajouter dans mon cacao. (Malgré vos doutes dans les commentaires du dernier texte, le chocolat avait déjà bien supporté la crème, alors pourquoi pas l’alcool, hein)

Je propose des tags extrêmement utiles pour vous aider à survivre dans ce monde de brutes, mais étonnamment, aucun n’est réclamé. Par exemple : « comment se débarrasser d’un boulet » (sur la note Choupinounet production) « comment savoir si votre copain vous écoute » (sur Les hommes viennent de Mars) « comment se débarrasser de ses collègues» (Les chatons mignons) comment faire plus jeune que son âge (A 35 ans) etc.
Indispensables, non ? Pourtant, les lecteurs préfèrent Marc Lévy ou la mode à mes précieux conseils. Ou alors ils atterrissent sur le blog en tapant des mots banals, comme «littérature» « chanson française » « cinéma ». Même pas de précision, comme « Clint Eastwood » ou « Gran Torino », non, juste « cinéma ». Aucune imagination, ces gens. (Je précise que je plaisante, hein, on ne sait jamais…)

Alors voilà, pour plaire au plus grand nombre, j’ai rajouté des tags ordinaires comme « enfants » ou « travail » («travail» ! quelle obscénité !)
Heureusement, des termes nobles comme « chats » ou «Beatles» viennent relever le niveau.
(McCartney n’apparaît même pas ! tss..)

Et vous, comment avez-vous atterri ici ?

Mémé en technologie vous précise également qu’elle s’est inscrite sur Hellocoton. Je trouve même que l’utilisation n’est pas trop compliquée, c’est vous dire si je progresse. Qui sait, un jour je comprendrai peut-être twitter ou les flux rss, back in U.S, back in U.S, back in U.S.S.R (Ouh là, le On connaît la chanson d’aujourd’hui est particulièrement lourd, je vais retourner hiberner moi)

05/05/2010

Confessions d'une non accro au shopping

shopping accro film.jpgJ’ai dû aller au centre commercial pour acheter de l'encre.
Vous savez que je n’aime pas faire les magasins. Et là, je ne sais pas ce qui m’a pris. Je me suis dit : «il commence à faire beau, je vais m’acheter une robe » Ce qui est un peu con, car j’en ai déjà une dizaine, autant de jupes, et je les mets rarement car il ne fait pas chaud au Pôle nord à Paris. Sinon l’été je suis souvent à la campagne, où je ne vais pas mettre de beaux habits, car « on dirait que ça me gêne de marcher dans la boue » avec.
L’autre problème, c’est qu’en matière de vêtements (seulement) je sais ce que je veux. Alors quand je fais du shopping, il me faut en moyenne quatre heures pour visiter TOUTES les boutiques pour être sûre de trouver la robe parfaite.
Je me débarrasse très vite des vendeuses. Elles me regardent comme une Martienne en constatant mon daltonisme et mes exigences.

Ce jour-là, j’en suis à mon trentième essai de robes splendides, mais qui m’arrivent au milieu des cuisses. Je considère qu’il faut avoir des jambes très minces pour se permettre de porter ça. Je suis donc déçue et un peu excédée. Malheureusement, une vendeuse passe par là et me lance son traditionnel « je peux vous aider ? »
La pauvre. J’ai répondu : « Je cherche une robe qui arrive sous les genoux et je n’en trouve pas une seule.
- Ah ben oui, c’est pas la mode.
- Mais j’ai les genoux cagneux moi, les robes courtes ne me vont pas.
- Il faut porter des leggings avec »

Les leggings, je me souviens de la première fois que j’en ai vus dans un magazine féminin, quelques années auparavant. L’article montrait une actrice à la mode qui portait ces caleçons. La journaliste écrivait en gros : « je sais, c’est moche, mais dans quelques temps ce sera le vêtement incontournable ». J’ai lu ce texte avec des copines, qui ont éclaté de rire comme moi.
Quelques années plus tard, à moins d’être au fin fond de la cambrousse, vous avez tous constatés qu’effectivement, les leggings ont envahi les placards. Ils sont moulants et se terminent sous les mollets. Ils conviennent  bien aux femmes grandes et minces, mais quand on n’a pas des jambes de sauterelles, c’est à dire comme environ 80 % de la gente féminine, je trouve qu’on paraît encore plus petite ou boudinée.
Je rétorque donc à la vendeuse que je trouve ces caleçons juste bons à faire toutouyoutou en salle de sport. Je fais mon show devant les six autres femmes qui essaient des robes ou attendent leur tour. Elles approuvent tous mes dires et la pauvre vendeuse ne sait pas comment s’en dépêtrer.
Très étonnée, elle me sort la phrase bateau : « pourtant c’est la mode »

Elle m’amène ensuite une robe turquoise. Comme j’ai le teint laiteux, je sais d’avance qu’elle ne m’ira pas, mais je l’essaie. Ma peau prend directement une couleur verdâtre.
Vendeuse : « alors, la robe vous va ?
Moi : - On dirait que je vais gerber. (Je me tourne vers les autres femmes qui acquiescent en rigolant)
Vendeuse : - Euh… je n’aurai pas dit ça comme ça, mais… c’est vrai…

Elle me conseille une robe noire, avec une grosse fleur au col.
Vendeuse : «  Alors, elle vous va ?
Moi : - Oui... parfaite pour... un enterrement. Elle fait ressortir ma pâleur.
Cliente n°2 : - Oui ! Elle est vraiment trop tristoune !
Cliente n°3 : - Elle fait vieillotte! On dirait les années 30 ! »

La vendeuse m’apporte une autre robe à la mode : très large et juste resserrée par un élastique au niveau des genoux.
Vendeuse : «  Alors, la robe vous va ?
Moi : - Ben… j’aurai mis un tonneau ça aurait fait pareil…
Toutes les femmes éclatent de rire :
Cliente n°4 : - C’est vrai ! en plus avec les volants sur le col et l’ourlet, on dirait un emballage de bonbon ! »
La pauvre vendeuse se décompose.

Elle me donne ensuite une autre robe très hype : moulante au niveau des seins, puis très évasée en forme de trapèze.
Vendeuse : « Alors, elle vous va ?
Moi : - Je ressemble à un parapluie ouvert …La robe convient si on veut cacher sa grossesse de quadruplés à son copain… »
Les clientes se roulent par terre et je suppose que la vendeuse rêve de m’étrangler avec le tissu.

Elle renonce enfin à me refiler ces trucs et consent à m’apporter ce que je réclame pourtant depuis le début : une robe rose saumon (comme je suis daltonienne je ne sais pas très bien définir) qui me donne un teint lumineux et presque bronzé (on a le droit de rêver). Elle est moulante au niveau des seins, en forme de cache-cœur, ce qui met bien la poitrine en valeur. Elle va jusqu’au genoux, où elle est légèrement évasée. Elle est près du corps mais un peu lâche: elle cache mon petit ventre et comme elle est plutôt longue, j’air l’air d’être grande et très fine. La robe fait à la fois simple, classe et sexy.
Cliente n°2 : « Quelle classe ! Un vrai mannequin. (J’ai pourtant toujours l’air d’un mannequin, même en peignoir. Je rigole, hein)
Cliente n°5 : - Magnifique. Elle vous irait à ravir, mais elle est un peu grande »
Vendeuse, dépitée : - euh…oui, je suis désolée, on n’a plus de 36… J’ai pensé que le 38 irait quand même... ça dépend des coupes, et comme celle-ci est un peu cintrée… (la vendeuse essayait donc de me refiler en douce une robe pas à ma taille)
Moi : « Vous aurez bientôt un 36 ?
Vendeuse : - Ah ben non, c’est le dernier modèle. »

C’est plus la mode quoi.
Je suis repartie sans rien.
Vous comprenez mieux pourquoi je n’aime pas le shopping.

Quizz on connaît la chanson : une référence s'est glissée dans le texte, saurez-vous la retrouver et donner son auteur?

23/04/2010

L'habit ne fait pas le moine

natacha.jpgAprès le boulot, une collègue fait un pot pour fêter son anniversaire.
Elle nous parle de la personne qu’elle vient de recevoir :
Collègue : « Un militaire. Il en a vraiment la tête. Les cheveux ras bien sûr, mais aussi un air hyper strict, carré, bref, militaire.
Collègue n°2 : - Oui, c’est étonnant, les gens ont souvent « la gueule de l’emploi ». Regarde la cuisinière de la cantine, elle est obèse ! D’ailleurs on va bientôt tous l’être si elle continue à nous faire des plats aussi gras !
Et moi, tu dirais que je fais quel boulot en me voyant pour la première fois ?
Collègue n°1 : - Toi ? Avec ta grande gueule et ta langue de vipère, je dirais… concierge ou poissonnière !
Collègue n°3 : - Hihi.. et pour moi ?
Collègue n°1 : - Avec ta carrure, je dirai bûcheron ou déménageur !
Le patron : - Quand j’embauche les gens j’essaie de faire abstraction de leur physique, de se qui se dégage de leur allure ou de leur visage. L’habit ne fait pas le moine !
Tout en disant ces mots, il me regarde, moi, la nouvelle recrue. Il s’adresse alors à la collègue numéro 1 :
- Et de mademoiselle Papillote, que diriez-vous ?

Ah non, mais je ne m’étais pas mêlée à la conversation moi ! Je ne veux pas de révélation qui tue, laissez-moi m’empiffrer discrètement de petits fours…
Pendant que tous les regards sont braqués sur moi en attendant le verdict, j’ai le temps de prier « pourvu qu’elle me donne un métier d’intello »
Je me serai contentée d’un sobre éloge : « avec son regard plein de vivacité et d’intelligence, je dirai bien évidemment que Papillote est une grande philosophe / chercheuse / journaliste / scénariste / écrivain (cochez la mention la plus flatteuse) témoin de notre société actuelle…
Bref, un commentaire fort à propos et d’une évidence totale bien entendu.
Pourtant la collègue « physionomiste » ne répond pas du tout à mes attentes :
« La première fois que j’ai vu Papillote, j’ai pensé à une hôtesse de l’air »

Elle  n’a pas su expliquer pourquoi.
Il est vrai que je suis le sosie de Natacha, l’hôtesse de l’air héroïne de BD. Une grande blonde aux yeux bleus, hyper sexy avec sa mini jupe et son décolleté pigeonnant.... Je corresponds tout à fait au modèle avec mes 12 couches de vêtements pour affronter la Sibérie parisienne (et je ne parle même pas des chaussons tricotés par ma mère!)
A moins que, justement, j’ai l’air tellement austère qu’on a l’impression que je porte un uniforme, comme une hôtesse de l’air ?

Bon, faut chercher ailleurs. Une hôtesse de l’air est un peu une aventurière (toujours comme Natacha. J’y peux rien, elle est mon unique référence dans ce domaine). Elle voyage dans le monde entier et subit en permanence des horaires décalés.
Encore tout à fait moi. Je vous rappelle que j’ai une véritable phobie de l’avion, je n’en n’ai jamais pris un seul et je ne pense pas malheureusement que ce soit possible un jour. Je suis une mémé attachée à mon train-train quotidien. Je peste contre la moindre sortie tardive qui perturbe mes horaires et mon sommeil pendant des jours.
A moins que j’ai une gueule d’hôtesse de l’air car j’ai constamment l’air de planer ?

Non, non, décidément, je n’y peux rien. Je corresponds beaucoup plus au profil philosophe/chercheuse/journaliste/scénariste/écrivain.
Si, si.

28/02/2010

Comment trouver chaussure à son pied

chaussures.gifAngélita propose comme "mot-défi" de février : "chaussures".

Les chaussures et moi, nous vivons une histoire contrariée. Mes mains et mes yeux les aiment bien, mais mes pieds les détestent. Ils partent en courant quand ils voient des escarpins. Ils préfèrent les chaussons, bien mous et confortables. (Et bien ridicules)
Quand je regarde Sex and The City et vois Carrie avec ses 400 paires de chaussures à 400 euros la paire, je pense par dépit : « faut être complètement timbrée pour mettre autant de fric dans une paire de grolles, maintenant Carrie n’a plus d’argent pour se racheter son appartement, c’est bien fait, na. Et puis de toute façon certaines chaussures sont moches » (celles avec des plumes roses je crois, que son amie bousille en perdant les eaux dessus, vous voyez lesquelles ?)

Un jour j’ai dit à ma podologue, qui rehaussait pour la troisième fois la hauteur de mes semelles orthopédiques: «j’ai une amie qui m’a proposé de faire les magasins de chaussures avec elles… j’aimerais bien, vous croyez que c’est possible ?
La podologue a éclaté de rire : - ben alors là, avec des pieds aussi plats… vos semelles ne tiendront jamais dans des ballerines, des escarpins ou des sandales… non, c’est déjà assez dur pour vos pieds de  trouver des chaussures convenables. Je suis désolée, mais il faut vous contenter des deux paires que vous possédez actuellement, en priant pour qu’elles tiennent assez longtemps. »

Parfois je cède et achète des chaussures. Puis ce sont mes pieds qui cèdent : je me tords la cheville tous les deux mètres et finis par esquinter la paire en 15 jours à force de la frotter sur le trottoir. Remarquez, les foulures et entorses à répétitions étaient très pratiques à l’école pour sécher les cours de sport. Dorénavant, c’est moins marrant, alors je me contente le plus souvent de porter la même paire de bottines depuis plusieurs années…

Ces chaussures viennent de rendre l’âme hier… Vous croyez que, pour les remplacer, je peux me rendre au travail en chaussons ? Je pourrai peut-être faire croire que c’est la toute dernière tendance, non ? Comment ça, non ? Je suis sûre que Carrie, elle, oserait franchir le pas…

28/09/2009

Le dos nu

musée d'orsay.jpgComme promis la dernière fois, j’évoque le dos nu :

Ma mère : « c’est quoi, un dos nu ?
Moi : - Ben c’est un vêtement qui est ouvert dans le dos…
Mère : - Non, mais là ça se fabrique avec une sorte de casserole apparemment
Moi : - Un dos nu ce serait plutôt avec une machine à coudre…
Mère : - Tiens, écoute : « la poêle X 312 V6 vous permet de faire plus facilement des dos nus »
Moi : ????!!??!!???

Puis je comprends.
Moi : - Aaaaah ! des doneutes ! des donuts ! C’est comme des beignets !
J’attends le jour où ma mère me parlera de paon qui caque, de pancake, de crêpe quoi.

Je me moque, mais quand j’ai appris l’anglais au collège, ça a été un choc de comprendre que mon T-shirt préféré, mon « c’est à lif » (qui était en fait à moi) se prononçait en fait « si laïfe », «sea life » ! De toute façon, comme je parlais de mon maillot uniquement avec ma mère qui ne comprend pas l’anglais, j’ai continué à dire : « il est lavé mon c’est à lif ? » « J’ai une tâche sur mon c’est à lif ! »

Mais attention : le dos nu ne s'associe pas avec un jean pour aller à l’opéra, mais convient très bien pour la perro, euh, l’apéro.

C'est très clair.

13/01/2009

Ce qu'une fille est censée faire : le shopping

Après avoir observé mes collègues de la presse féminine et lu ce qu’elles écrivaient dans le magazine, j’ai pu faire une liste de ce qu’une fille est censée faire.
Alors si j’ai bien compris, quand on est une fille, on mange rien parce qu’on veut pas grossir, on adore Sex and the city, Desperate housewiwes et les comédies romantiques américaines, on fantasme sur les sacs et les chaussures…

On va commencer la démonstration qui prouve que je suis un homme, quoi de plus naturel en somme comme dirait Polnareff, par le shopping. En plus, j’ai remarqué que les blogs les plus visités étaient ceux sur la mode. Je vais donc vous faire croire que je suis une vraie bimbo, euh, shopping addict, pour augmenter mon nombre de visites.shopping.jpg

La dernière fois que j’ai fait du shopping, c’était à Noël, pour les cadeaux. Et encore, c’est parce que depuis sept ans j’ai une belle sœur qui offre des présents à toute la famille, donc on s’est senti obligé de le faire aussi. Jusque là on n'achetait rien. Parce que c’est une fête commerciale, mais surtout par flemme de faire les magasins. (M’en fous, moi mon anniversaire c’est le 24, alors j’avais quand même un cadeau.)
Sinon je fais du shopping uniquement en cas de force majeure. Par exemple en octobre, la semelle de mes baskets se décollait. J’ai attendu, mais en novembre il s’est mis à pleuvoir, je prenais l’eau. J’ai donc été obligé de mettre les pieds (ah ah) dans un magasin de chaussures.

Quand je veux acheter un vêtement, je sais exactement ce que je veux, quelle coupe, quelle couleur. Alors quand je voyais mes collègues acheter au hasard des vêtements qu’elles ne mettaient jamais, je ne comprenais pas. Quand je lis que les femmes vont dans des magasins POUR LE PLAISIR, je suis sidérée.

Déjà j’arrive dans le magasin, je crève de chaud en hiver à cause du chauffage, de froid en été à cause de la clim, et à tous les coups j’ai un rhume à cause du changement de température incessant entre les entrées et sorties. Ensuite, la vendeuse me saute dessus avec son air mielleux : « je peux vous aider ? ». Nan ça va.

La dernière fois l’une d’entre elles a appelée toutes ses collègues pour montrer le spécimen (moi) qu’elle avait décoté. Je cherchais un pull marron qui mettrait bien mes yeux violets et mes cheveux verts en valeur (en fait les yeux et les cheveux marrons, je sais c’est banal). (c’était pour la mode du marron il y a deux ans, vous voyez je me tiens au courant de la mode quand même) (je vais arrêter avec les parenthèses parce que je vais jamais finir le post sinon).

Bref, la vendeuse me trouve un pull qui m’allait bien. Je lui dis « il est parfait, c’est exactement le décolleté que je voulais. C'est dommage qu’il soit vert ». Elle m’a regardé comme si j’étais une martienne (verte). Et m’a dit : « mais… il est marron »

Parce que j’ai oublié un petit détail, je suis daltonienne.tootsie.jpg

Ce qui est très rare pour une fille, mais vous avez compris qu’en fait j’étais un garçon, sans contrefaçon comme dirait Mylène. La vendeuse a rameuté tout le magasin pour me prouver que le pull était marron et que c’était moi qui avait un grain, mais je l’ai pas acheté puisqu’il était vert. Depuis j’évite les vendeuses.

Ensuite, les autres inconvénients du shopping, c’est qu’on ne trouve jamais ce qu’on veut, ou alors plus dans les bonnes tailles. On dit que les Françaises grossissent, alors pourquoi je trouve plus le 36, hein ? Ajoutez à ça la foule, le bruit, la musique commerciale : tout ce que je déteste.

Tout ça pour dire que je suis un garçon, car comme un garçon j’ai les cheveux longs comme dirait Sylvie.