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03/07/2009

Zombies au centre commercial

centre commercial zombie.jpgCe matin, énervée, je me résigne à mettre les pieds au centre commercial. Mon vilain appareil photo a fricoté avec du sable, qui lui a refilé une maladie mortelle. Il faut que je le remplace pour immortaliser les chamois la semaine prochaine à la montagne. Les bestioles m’attendent sagement en prenant la pose.

J’ai expliqué que j’exècre le bruit, la foule, la musique pourrie, l’éclairage brutal des centres commerciaux. Or ce matin, le centre est ouvert, mais il est plongé dans le noir et tous les magasins sont fermés. Panne d’électricité. On erre dans les immenses couloirs en y voyant pas à deux mètres. Le silence est total. On aperçoit trois lueurs inquiétantes au bout d’une allée : les lampes de poche du personnel de sécurité. Puis je remarque que des gens sont avachis sur les bars, sans bouger ni parler, désespérés d’attendre. Glauque, l'ambiance ?

Moi au contraire, je suis toute contente : « T’as vu ? On se croirait dans Dawn of the dead de Roméro ! Même décor que le film ! Même atmosphère ! Les gens ressemblent à des zombies ! Enregistre avec ton téléphone, on va faire un remake! Trop cool!»

Le shopping devrait toujours être comme ça.

29/06/2009

Psychose dans la salle de sport

Rideau de douche Psychose.jpgVous savez que, tous les dimanches, je vais à la salle de sport et j’espère à chaque fois qu’elle sera vide. Hier mon vœu a été exaucé. Y a que moi pour m’enfermer dans une pièce sans fenêtre le seul jour de l’année où il fait beau.

Comme toujours, la dame de l’accueil me dit « Attendez je vérifie les heures d’ouverture » et elle cherche pendant 10 minutes le bon papier dans son fatras. Je réplique encore : « c’est pas la peine, c’est ouvert, je connais les horaires par cœur !
Dame d’accueil, sèchement : - Oui ben pas moi. Ca y est j’ai trouvé. C’est ouvert jusqu’à 18 h.
Moi : - Ah ? D’habitude c’est 17h30…
Dame d’accueil,  fièrement : - Vous voyez que vous connaissez pas les horaires !"
J’ai pas d’alzheimer que je sache, mais je n’insiste pas. Décidément j’ai le chic pour me faire apprécier par le personnel d’accueil.

Dans la salle vide, je pense : « je peux rester sur les appareils autant que je veux, c’est agréable… j’entends les enfants qui braillent dans la piscine à côté, pauvres nageurs, ils ne sont pas tranquilles eux… »
A 17h, une autre personne vient me signaler : « la salle ferme à 18h, vous avez encore une heure »
Les horaires ont donc bien changé. Cool j’ai le temps de tester toutes les machines. Je suis toujours perdue dans mes pensées : « aah, c’est bien d’être seule, c’est calme…tiens au fait, j’entends plus les nageurs ? C’est 17h30, ils libèrent sûrement la piscine en avance, pour que les sportifs aient le temps de se doucher. »
Je continue.

10 minutes plus tard, un bruit étrange vient perturber mes réflexions : « Mais, ce que j’entend au loin, c’est tout de même pas un aspirateur ? Normalement ils nettoient quand il n’y a plus personne ! Ils m’ont oublié ou qu… »
Au même moment, dans un délicat petit « schtong », toutes les lumières s’éteignent d’un coup.
Je saute du tapis en marche, me casse la gueule donc, me précipite sur la porte : impossible de l’ouvrir !
Au secours ! Ils m’ont enfermée! Je vais rester là seule dans le noir toute la nuit ! Je vais crever de faim ! (Le sport creuse un estomac sur pattes)

Je vois la femme de ménage. Elle passe l’aspirateur à 15 mètres de moi en me tournant le dos. Enfermée derrière la porte vitrée, je tape de grands coups pour attirer son attention, mais avec le bruit de l’appareil, la femme n’entend rien. Exactement comme dans un film d’horreur. La nana est poursuivie par le méchant, elle trouve enfin une issue mais la porte est fermée. L’héroïne meurt devant la foule alors que le spectateur la croyait sauvée. Ok, là, pas de serial killer, mais on sait jamais, il peut se cacher dans un casier en attendant son heure. Maintenant quoi.
La femme de ménage me remarque enfin et s’avance nonchalamment vers moi. Elle ouvre la porte le plus simplement du monde. Ah oui, si j’avais tiré la poignée au lieu de pousser …
Femme de ménage : « - Ben qu’est ce que vous faîtes là vous ? Ca ferme à 17 h30 ! »

Finalement, la prochaine fois, je préfère ne pas être seule dans la salle. Pour avoir de la compagnie, mais aussi pour, comme les naufragés des Andes, avoir quelqu’un à manger en cas d’enfermement prolongé.

08/06/2009

Comment bronzer avant l'été

Une amie : « Dis-donc, t’as la peau jaune toi ! » Ma mère en rajoute une couche (de couleurs): « Ca y est ! T’as la jaunisse !» (On se demande de qui je tiens mon obsession des bobos).

Non. Je mange des carottes. Il paraît que ça rend aimable, c’est meilleur que de grignoter du chocolat ou du saucisson (je rappelle que j’héberge 4 kilos clandestins) et les carottes rendent la peau orange.

bugs bunny.jpgAvant l’été, les filles avalent des gélules supers chères et dégueu à base de carottes. J’ai réflexionné : autant manger directement le légume pour 1euro 50 le kilo. Je vais bronzer ! Quand je ferai du vélo en short, le vieux qui habite en haut de la colline ne dira plus : « Tiens, un cachet d’aspirine qui pédale ! » D’habitude, les gens encouragent quand ils voient un cycliste suer dans la montée, non ? Je vais lui rabattre son caquet, au gros qui prend son apéro sur sa chaise longue pendant que je trime sur mon VTT.

Sauf que chez moi, l’orange des carottes associé à ma peau laiteuse-transparente-vampirique-cadavérique, ça a donné du jaune. J’ai donc la peau jaune. Merci les carottes. Maintenant je ressemble à un lapin qui a la jaunisse.

Finalement, je vais m'en tenir au blanc. C'est délicat et charmant, la peau blanche. Tous les romanciers le disent (Théophile Gautier, Maupassant...) J'ai juste un siècle de retard niveau mode, c'est tout...

14/05/2009

"Tu trouves pas que j'ai grossi ?"

régime,comment perdre du poids facilement,cuisine,bretagneSuite de « comment cuisiner une Papillote »
Un jour, le couperet est tombé.
Je rentrais de vacances avec mon frère, encore plus goinfre que moi et pourtant très mince (je le suspecte d’avoir un ver solitaire ou un alien dans le bide).
Pendant dix jours, on a pris tous nos repas au restau. En Bretagne, donc crêpes au beurre salé, galettes aux saucisses, moules frites, cidre… que des plats très diététiques.
Y’en a qui ramène des boules de neige en souvenir, moi j’ai rapporté des caramels, des sablés et deux kilos dans le bedon. Z’ont pas voulu repartir, ces immigrés clandestins.

Je m’en fichais jusqu’au rendez-vous annuel chez l’endocrinologue. Dès la poignée de main, elle remarque : « ouh là, vous avez grossi vous ». Charmant accueil. Je plaisante en relatant mes copieux repas : « je reperds vite mes kilos, mais cette fois pas encore. »
Le docteur rabat-joie: « Eh oui, vous n’avez plus 20 ans. Dorénavant, vous faîtes un excès, il reste. C’est comme ça. Il va falloir faire attention. »
Je rigole encore plus : moi, l’estomac sur pattes, celle dont on dit « enfin une fille qui se prend pas la tête avec son poids », moi, me limiter ? J’ai une réputation à tenir ! Un régime ! Ca va pas non. Je perdrai mes deux ridicules kilos sans problèmes.

L’année d’après, prochain rendez-vous, j’en avais deux de plus. Je rigolais vachement moins. L’endocrinologue rabat-joie en rajoute une couche : « Il faut maigrir. Vous n’êtes pas faîtes pour ce poids.
- Attendez, jusque là mon Indice de Masse Corporelle était en dessous de la normale !
- Je n’ai jamais dit que vous étiez grosse ! Mais vous avez des os extrêmement fins. Vous êtes taillée pour être très mince. Quelques kilos de plus, et vous aurez mal aux articulations… »
J’imaginais une ado mal dans sa peau influencée par la mode des mannequins concentrationnaires, ce docteur la pousserait à l’anorexie !

C’est vrai que j’ai des poignets très minces. A la fac, mon voisin d’amphi avait hurlé en les voyant: « On dirait une somalienne ! » J’ai les poignets et doigts aussi fins que la gamine que je garde. Elle a quatre ans… Pire, je peux encore mettre la gourmette de mon baptême (j’avais un an !)
C’est vrai aussi que, comme dit la kiné, mes articulations « craquent comme une vieille de 90 ans, c’est quand même pas glorieux »
Mais bon, de là à faire un régime…

Comme j’adore manger et n’ai aucune volonté, je n’ai pas perdu mes kilos. En revanche, quand j’engloutis la moitié de la baguette de pain avant même d’être revenue de la boulangerie, j’ai des remords que je n’avais pas auparavant. ce qui m'ennuie beaucoup plus que mon poids.

Ma famille et mes amis ne m’aident pas. J’ai fini par poser la question existentielle préférée des filles: tu trouves pas que j’ai grossi ?régime tour de taille.jpg
Frère, au lieu de répondre, comme toutes les filles attendent : « Mais non, tu es superbe ».
Il répond, catastrophé : « Mais c’est vrai ! T’es sûre que t’es pas enceinte ? »
Je suis vache, depuis il a appris par cœur la formule souhaitée, mais je me souviens très bien de cette réplique du 25 novembre 2003 à 22h26 environ.
Le point positif, c’est que je suis beaucoup moins sifflée par des gros lourds dans la rue. Car, dixit ma mère, je n’ai plus « un écart disproportionné entre une taille très fine et une grosse poitrine, qui donne un résultat artificiel à la Ophélie Winter » (Je me demande comment je dois le prendre…)

Je vous laisse, c’est l’heure du goûter.